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 Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.

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MessageSujet: Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.   Mer 14 Nov - 11:37



Le grand salon de la demeure O'Ryan était bondé. La totalité de la haute société sorcière du Royaume-Uni avait été conviée à l'événements et la plupart de ces « personnes d'importance » avait répondu présent. Au milieu de la foule naviguait l'étoile de la soirée, une jeune femme dont la beauté avait déjà fait la renommée. Somptueuse dans sa robe immaculée ornée de plumes, elle souriait, remerciait, laissait sa main gauche à quiconque désirait admirer l'indécent diamant qui étincelait à son annulaire. Cependant, un observateur attentif aurait pu déceler quelques failles dans son apparence, ne cadrant pas avec son image de promise parfaite et heureuse. Son sourire était trop tiré pour être sincère, mais pourrait reflétait l'hypocrisie de ce monde où toute femme la complimentant l'insultait mentalement, enviant son physique, sa fortune, son futur époux. Le temps qu'elle accordait à chaque personne était extrêmement court, néanmoins la courtoisie voulant de saluer chaque invité devait imposer une cadence soutenue pour que nul de se sente lésé. Elle n'avait pas été vue dans les bras de son fiancé et ils ne s'approchaient pas, mais les traditions étaient strictes à ce sujet. On pouvait donc trouver un tas d'excuses si l'on ne souhaitait pas observer la vérité nue. Il n'y avait qu'une chose qui ne mentait pas : son regard. Les yeux de la jeune femme étaient vides, dénués de toute étincelle, qu'elle soit malicieuse, radieuse ou hautaine. Parce qu'Arrogance O'Ryan nageait en plein cauchemar.

Depuis que ses parents s'étaient opposés à son départ pour le camp de solidarité et lui avaient annoncé l'officialisation de son engagement envers Caesar, elle ne vivait plus. Plongée dans un gouffre de sombres pensées depuis cette nuit fatidique, elle survivait à peine, touchant peu ou prou aux plats qu'on lui présentait, ne trouvant jamais les bras de Morphée non plus. La mort de Yizel, la chute de Luce, l'au-revoir des plus amers avec Luis, la séparation avec Moïra et Andrea, le décès de Mr. Receswind, la disparition de son oncle … et maintenant ce lien empoisonné, maudit dont elle ne voulait même plus. La perspective de s'en servir pour le punir ne l'enchantait même plus. Depuis sa réaction, fière et égoïste au récit de ce qu'on lui faisait, elle ne voulait même plus entendre parler de lui. Blessée cruellement, elle ne savait même pas ce qui la tenait en vie. Peu de choses. Peut-être la nécessité de lui hurler sa haine, pour mieux détruire sa vie, lui qui avait réduit la sienne en cendres. Ce qu'elle comptait faire cette nuit même. Un son cristallin se fit soudain entendre et les invités se tournèrent vers le maître des lieux qui commença un discours, Mrs Fitzgerald à ses côtés. Une main attrapa le bras d'Arrogance, empêchant un soupir de s'échapper de ses lèvres et elle se fit entraîner à l'écart par sa mère. Mrs O'Ryan, vélane de son état, qui n'était pas connue pour mâcher ses mots. Une fois seule avec elle, dans le couloir, elle se tourna vers elle, se métamorphosant soudain. Étouffant un cri, l'Irlandaise se vit plaquer contre le mur par la poigne maternelle et elle sentit les phalanges de celle-ci se resserrer autour de sa gorge : Je sais ce que tu prépares, Arrogance, et je n'ai pas l'intention de te laisser faire. Si tu ne le fais pas, je te tuerai de mes mains … comme ça. Souffle coupé, la demoiselle écarta les lèvres, essayant d'attraper de l'air alors que sa vision se troublait. Elle tenta de se débattre, mais elle le sentait, elle passait de l'autre côté, elle allait …




NOOOOOOOOOOOON ! Je me réveillai en sursaut, m'asseyant dans mon lit, portant mes mains à ma gorge. En sueur et haletante, je fermai les yeux en me rendant compte qu'il ne s'agissait que d'un cauchemar. Fébrile, j'écartai les draps et vins entourer mes jambes de mes bras, posant mon front sur mes genoux, me forçant à me calmer. Ce n'était pas la première fois que des scènes du passé proche tournaient à la tragédie lors de mes songes, mais je ne parvenais pas à m'y faire. Les battements affolés de mon coeur semblaient ne pas vouloir ralentir et je savais que je ne me rendormirais pas, comme à chaque fois. Me levant, j'enfilai une robe de chambre légère par-dessus ma nuisette avant d'aller jusqu'à la fenêtre. Le mois d'août était plutôt chaud, cette année et, pour la première fois de sa vie, je ne craignais pas de dormir la fenêtre ouverte. Je me détournai du paysage gallois endormi pour parcourir ma chambre du regard. Ma chambre … la chambre d'amis d'un homme qui m'avait tendu la main de façon inattendue au moment où j'étais sur le point de tout perdre. Mes pensées s'envolèrent vers lui quelques instants, espérant ne pas l'avoir réveillé. Malheureusement, ces événements restaient fréquents, même un mois après les faits et je me sentais toujours aussi mal de lui imposer quoi que ce soit. Saisir cette main tendue avait été une question de vie ou de mort pour moi, mais me retrouver chez un total inconnu, sans le moindre sou en poche, à part ce que mon frère me donnait était un changement radical de mon mode de vie et j'avais encore toutes les peines du monde à m'y faire. Princesse Arrogance semblait avoir totalement disparu, ne pouvant guère me montrer capricieuse ou tyrannique, laissant place à … celle que j'étais actuellement, que je ne parvenais pas encore à caractériser. Trop de changements étaient survenus et, malgré ce déracinement total, je ne parvenais pas encore à faire le point. Soupirant, je finis par me décoller de l'encadrement de la fenêtre et tentai une sortie dans le couloir, jusqu'à la cuisine. Essayant de faire le moins de bruit possible, je sortis une tasse et, du bout de la baguette que j'avais récupérée, mis de l'eau à chauffer. Mains sur le plan de travail, je fermais les yeux, laissant les souvenirs revenir. Je savais que lutter ne servait à rien ...

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MessageSujet: Re: Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.   Ven 30 Nov - 13:15


Tu te réveilles en sursaut, l'écho d'un cri perçant toujours sur la membrane de ton tympan alors que tu papillonnes des cils, cherchant péniblement ta baguette à tâtons dans la pénombre. Stupide réflexe, puisque dans la seconde qui suit, tu la fais finalement venir dans ta paume, informulant un Lumos à son bout afin de finir de chasser complètement les limbes du sommeil, t'extirpant du cocon rassurant de l'obscurité pour éblouir tes rétines. Tu t'étires, paressant un bref instant à l'image d'un chat – ton animal de prédilection – avant de te mettre aussi sec sur tes pieds. Tu enfiles une robe de chambre bleu nuit sans prendre la peine de la fermer par dessus ton pantalon, tout en te faufilant dans le couloir à pas feutrés, les appliques murales s'allumant sur ton passage tandis que tu les tamises d'un geste aussi familier qu'impatient, avant qu'elles ne s'éteignent derrière toi alors que tu disparais au coin du couloir. Arrivé devant la porte que tu cherchais, tu actionnes précautionneusement la poignée et entrebâilles le battant pour jeter un coup d'oeil à l'intérieur... Autre réflexe que tu as développé, mais celui-ci seulement depuis quelques jours. Tu finis cependant par, contrairement à tes habitudes, ouvrir la porte en grand, plissant les yeux en n'y découvrant pas ce que tu attendais. Le lit est vide. Ton cœur rate un très léger battement, bien vite rattrapé par ton esprit logique qui le tempère aussitôt, lui ordonnant de se calmer. L'explication est probablement des plus simples, et il n'y a donc nul besoin de t'alarmer et d'envisager le pire. Filant au gré de tes pensées jusqu'à la cuisine, ton palpitant retrouve bien vite un rythme – presque – normal quand tu l'aperçois, dos à toi, face au plan de travail. Elle semble ailleurs, c'est pourquoi tu prends la voix la plus douce possible, histoire de ne pas l'effrayer inutilement tandis que tu t'annonces :
« Bonjour. »
Nouant ta ceinture autour de ta taille pour éviter toute inconvenance, tu ajoutes ensuite, toujours sur le même ton :
« Vous voulez peut être que je vous fasse venir une veste, ou un châle ? L'été se termine et je n'ai pas encore fait rallumer les cheminées. L'inconvénient des grandes maisons, ce sont ces fichus courant d'air, impossible d'y échapper et je ne voudrais pas que vous attrapiez froid sous mon toit. »
Tu lui adresses un sourire bienveillant des plus sincères tout en poursuivant toujours aussi calmement :
« Et puis... Laisser une jeune fille tomber malade sous ma protection, qu'est ce que cela dirait de ce grand homme respectable que je suis ? »
Tu as un rire pour toi-même, atterré de ta propre expression lors de ton discours. Tu es incapable de t'adapter à ton interlocuteur. Autant cela peut s'expliquer par le fait que tu n'ais pas l'habitude de t'occuper de quelqu'un d'autre que toi-même et que tu n'as jamais rien perdu de tes bonnes manières, autant il faut bien reconnaître que tu es un peu rustre en matière de « psychologie adolescente », ayant en général des vis à vis bien plus âgés et... Influents. Cependant, tu ne t'en formalises pas vraiment. Tu as senti, depuis le départ, qu'elle était différente et que même si tu avais tenté de lui parler autrement qu'à ton habitude, cela n'aurait aucunement aidé. C'est la raison pour laquelle tu restes naturel en toutes circonstances, refusant de te laisser intimider par ce que cette situation représente réellement, et dont tu es bien sûr conscient. Il faut évidemment entendre par là le fait que, depuis le début de l'été, une adolescente habite chez toi et est devenue, depuis peu, ta pupille. Toi, solitaire dans l'âme, cohabitant avec une gamine en fugue... Pire, ayant accepté d'être son tuteur alors que tu refuses de voir tes propres neveux, consentant seulement à leur envoyer un chèque à leurs anniversaires. Qui l'aurait cru ? Certainement pas toi.

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MessageSujet: Re: Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.   Ven 30 Nov - 14:47

Tous s'étaient tus, chacun d'entre eux assis à leur place. Ils avaient tous pu admirer l'argenterie superbe, le cristal parfait des verres, la porcelaine des plus fines des assiettes, la soie exotique de la nappe et maintenant, après leurs commentaires envieux, ils avaient tous les yeux rivés sur la table centrale, au milieu de toutes ces délicates tables rondes occupant la Salle de Bal. Les fiancés s'étaient levés. Lui, droit et fier, un jeune homme dans la fleur de l'âge qui faisait se pâmer les jeunes filles d'un simple regard. Elle, gracieuse et resplendissante, son aura ayant déjà fait des ravages parmi l'assemblée. Ils ne se regardaient pas, comme s'ils contemplaient la foule de leurs sujets, monarques d'un autre temps. N'auraient-ils pas du échanger un long regard passionné alors que le père de la demoiselle annonçait qu'il la donnait sans restriction à celui à qui elle avait toujours été destiné ? Leur amour n'était-il donc pas réel, contrairement aux rumeurs qui leur prêtaient une relation des plus torrides et fusionnelles ? La réponse serait bientôt délivrée. Caesar venait de prendre la main de la demi-Vélane, délicatement, comme s'il avait peur de la casser, ou comme s'il était effrayé par ce simple contact. Il lui remettait l'anneau qu'elle avait enlevé quelques minutes auparavant, pour la beauté du symbole. Arrogance O'Ryan, je te reçois en ce jour comme ma fiancée. Nul discours, nulle déclaration, ce qui attrista grandement la foule, mise en appétit par les grandiloquences de leurs aînés. Cependant, en voyant la jeune fille ouvrir la bouche, l'espoir naquit de nouveau, l'espace de quelques secondes. Caesar Fitzgerald ... Sa voix venait de trembler et bientôt, tous furent suspendus à ses lèvres, l'émotion était palpable, ce conte allait enfin être mis en mots … Tu t'es montré arrogant, égoïste, volage, infidèle. Ses paroles claquèrent dans le silence religieux et le choc empêcha pour l'instant la moindre réaction à sa déclaration. Les doigts soudain nerveux, elle ôta l'anneau et le lança au visage de son cousin, annonçant : Jamais je ne serai tienne. Les mines se faisaient de plus en plus étonnées, choquées, mais nul ne fit un geste, pas même quand la main de la jeune fille doubla l'assaut déjà effectué par la bague et s'enfuit en courant, des perles ruisselant sur ses joues.



Bonjour. Sursautant doucement, je me retournai, le coeur battant la chamade. Je n'avais cependant aucune inquiétude à avoir, ayant fini par reconnaître le timbre rassurant de monsieur Jones. Ma respiration en fut soudainement facilité et j'esquissai un sourire un peu coupable. J'étais soulagée de le voir et en même temps, cela signifiait que je l'avais une fois de plus violemment tiré des bras de Morphée. Bonjour, répondis-je sans la moindre originalité, émergeant comme je le pouvais des souvenirs dans lesquels je m'étais encore embourbée. L'avantage de ceux qui hantaient mes périodes d'éveil était qu'ils étaient fidèles au passé, contrairement à ceux qui m'effrayaient dès que je posais la tête sur mon oreiller. Vous voulez peut être que je vous fasse venir une veste, ou un châle ? L'été se termine et je n'ai pas encore fait rallumer les cheminées. L'inconvénient des grandes maisons, ce sont ces fichus courant d'air, impossible d'y échapper et je ne voudrais pas que vous attrapiez froid sous mon toit. Je vous en saurai gré, je vous remercie. Je me laissais guider par sa voix, par ses attentions pour revenir à la réalité lentement, mais sûrement. Sa simple présence m'aidait grandement, comme à chaque fois, même si la culpabilité me mordait le coeur. Et puis... Laisser une jeune fille tomber malade sous ma protection, qu'est ce que cela dirait de ce grand homme respectable que je suis ? Le simple fait qu'elle soit sous votre protection en dit déjà long sur l'homme respectable que vous êtes, répondis-je simplement, ne comptant pas le laisser se flageller, même avec humour. Ma voix avait été chantante mais mon regard était sérieux. Je ne cessais de le remercier pour ce qu'il faisait pour moi et n'aurais de cesse de le faire jusqu'à ce que cette immense dette soit payée. Ce qui me prendrait sans doute l'intégralité de ma vie, mais j'allais m'y employer, petit à petit. Et commencer par le laisser dormir serait sans doute un début des plus probants.

Un air désolé finit par se peindre sur mon visage et je baissais brièvement le regard : Je suis désolée de vous avoir tiré une fois de plus de vos songes. J'aimerais vous promettre que cela ne se reproduira pas mais ... L'interruption de ma phrase flotta dans l'air, n'ayant guère besoin de la finir et n'ayant d'ailleurs pas le coeur à le faire. J'avais pourtant tenté quelques potions de sommeil, des tisanes plus naturelles mais rien n'y faisait. L'eau commençait à chantonner aussi proposais-je : Puis-je vous proposer une infusion pour me faire pardonner et vous aider à retrouver le chemin du sommeil ? Lui offrir une tisane de sa propre cuisine n'était peut-être pas à mettre sur le compte de ce que je faisais pour lui pour espérer un jour à lui rendre même une infime partie de ce qu'il avait fait pour moi, mais je n'avais pour l'instant rien de mieux à lui donner. Et, de toutes les manières, comment pouvait-on cesser un jour d'être le débiteur de celui qui vous avait sauvé la vie ?

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MessageSujet: Re: Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.   Ven 18 Jan - 3:01


Sa voix est un peu distante, mais tu tâches de ne pas t'en faire. Elle a peut être simplement pris froid, qu'en sais-tu ? Tu en doutes cependant mais tu ne poses pas de question. Tu ne souhaites pas t'introduire dans sa vie privée sans qu'elle ne t'y aie invité... Même si, sans que tu t'en aperçoives réellement, c'est ce qu'elle a fait avec la tienne – ce qui, somme toute, ne t'a pas déplu, sinon, elle ne serait déjà plus ici ; tu as du coeur, mais ton foyer n'a rien d'un orphelinat. Vu tes rapports avec ta propre famille, rares sont d'ailleurs les hôtes qui y sont venus avant Miss O'Ryan, et tu n'es clairement pas habitué à une autre présence que celle de tes elfes de maison entre ces murs. Pour tout dire, les murs non plus, l'endroit étant resté vacant un moment avant que tu décides de reprendre la maison de tes ancêtres, part de ton conséquent héritage que tu avais d'abord pensé à vendre avant de tomber amoureux de l'austérité de son architecture classique et son style néo-palladien, mais là n'est pas le sujet.
« Le simple fait qu'elle soit sous votre protection en dit déjà long sur l'homme respectable que vous êtes. » Réplique-t-elle d'une voix douce à ton trait d'humour aux accents narcissiques.
Tu souris et, d'un claquement de doigt, fais finalement apparaître l'étoffe avant de finalement t'avancer jusqu'à elle pour la déposer avec légèreté sur ses frêles épaules.
« Je préfèrerais tout de même qu'elle n'attrape pas la pneumonie. » Glisses-tu, joignant ainsi le geste à la parole.
Tu pimentes ta tirade d'un discret clin d'oeil et te détournes ensuite pour ouvrir un placard afin d'en sortir une seconde tasse, conscient que tu ne pourras pas te rendormir, alors... Autant partager ton début de matinée avec l'autre âme éveillée dans ta maison. Celle-ci semble d'ailleurs sur la même longueur d'onde que toi puisqu'elle s'enquit alors :
« Je suis désolée de vous avoir tiré une fois de plus de vos songes. J'aimerais vous promettre que cela ne se reproduira pas mais ... Puis-je vous proposer une infusion pour me faire pardonner et vous aider à retrouver le chemin du sommeil ? »
Tu sens qu'elle a besoin de parler mais ne sait comment exprimer ses pensées en mots. Tu cherches d'ailleurs les tiens un instant, incertain sur la démarche à avoir. Tu n'as, à vrai dire, pas encore réellement pris tes marques avec elle, même si chaque jour tu apprends un peu mieux à la connaître ; ses manies, ses tics de langage, ses regards, ses mimiques, son allure... Toutes ces petites choses inconscientes qu'elle exprime, tu les as notées. Bien que la liste ne soit bien sûr pas exhaustive, à force, tu commences à te faire une idée plutôt précise de ce qu'elle est et de ce qu'elle vit. Tu sais qu'elle expérimente en ce moment même une période difficile, qui se traduit bien souvent par des nuits avortées, comme celle-ci... Mais que peux-tu y faire ? Tu voudrais bien la réconforter, mais tu ignores comment t'y prendre.
« Je prendrais même un thé, car j'ai bien peur que ce soit une voie sans issue à présent. De toute manière, cela ne change mon planning que de quelques heures, tout au plus... Comme dit l'adage, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. »
Tu aimes piocher des proverbes et des citations pour les faire correspondre à des situations, c'est ta façon de faire la différence dans une conversation. Tu n'aimes pourtant pas forcément avoir le dernier mot, juste faire impression en mettant le doigt sur l'endroit précis où donner un peu plus de relief à une discussion.
« Que diriez-vous donc de m'offrir... un sakura white tea ? » Un thé des plus raffinés, et quelque peu hors de prix, mais là n'était pas la question ; quand on aime, on ne compte pas. « Peut être me ferez-vous même le plaisir de le partager avec moi... » Finis-tu par lancer pour conclure, sortant le petit flaçon métallique contenant ta fragrance de thé préféré avant de le tendre à la jeune femme.
Tu le bois normalement pendant ces moments privilégiés où tu affectionnes te retrouver seul avec toi-même, mais tu n'es pas contre te sortir un peu de ta routine quotidienne. Peut être ainsi éviteras-tu de devenir l'homme solitaire et ennuyeux vers lequel tu tends indubitablement.

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MessageSujet: Re: Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.   Mar 29 Jan - 12:08

Les voix hurlaient à qui mieux dans le domaine des O’Ryan. L’héritière avait quitté les lieux puis n’avait pas reparu, et ce qui avait été pris pour un caprice ou un coup de tête était soudainement devenu fort inquiétant. Une véritable battue avait été organisée et, maintenant, dames en talons hauts et messieurs en costumes superbes arpentaient les lieux dans l’espoir de retrouver la fiancée fuyarde. Peut-être certains espéraient-ils une récompense de la part du couple qui avait semblé dévasté par l’attitude incompréhensible de leur fille chérie. Les cancans allaient bon train, malgré le sérieux des recherches. Mais tous étaient loin de se douter de ce qui se jouait et se trompaient de direction au sens propre comme au figuré. C’était au plus loin que la jeune femme était allée, là où la terre de ses aïeuls s’arrêtait brusquement pour un à-pic des plus vertigineux. Et là se tenait la jeune femme. Pieds nus, ayant abandonné ses chaussures un peu plus loin, elle contemplait l’écume des flots qui explosait en gerbes immaculées au bas de la falaise. Le bas de sa somptueuse toilette était déchiré, ses cheveux en bataille et ses yeux plus humides, plus salés et plus amers encore que la mer qui s’échouait à ses pieds. Comme hypnotisée par les flots, elle semblait ne pas entendre l’écho du monde terrestre concentrée qu’elle l’était sur l’univers marin. Tant qu’un de ses pieds se souleva. Au moment précis où une ombre se dessinait derrière elle, et qu’un timbre, plus doux que les autres, s’élevait pour la retenir.


Et il était toujours là, à me rattraper quand je sombrais, même métaphoriquement parlant, dans les affres de ces souvenirs toxiques qui ne semblaient vouloir me laisser le moindre répit. Je savais pertinemment que, sans cette main tendue, je ne serais plus. Je me serais abîmée sans état d’âme et sans un regard en arrière dans les flots déchaînés et tout ce qu’il resterait de moi serait une tombe de marbre blanc et une histoire à enseigner aux jeunes femmes de la haute société : être belle ne fait pas le bonheur. Une leçon que j’avais apprise fort tôt et qui ne cessait pourtant de me revenir pour me surprendre et me blesser, encore et encore. Aussi ne pouvais-je que réagir quand monsieur Jones s’admonestait de la sorte, même simplement sur le ton de l’humour. Personne ne souhaiterait voir son héros se flageller. Je le laissai m’entourer de l’étole, rendant un sourire à son clin d’œil et un : Et elle vous en est reconnaissante. à ses paroles. Je me drapais soigneusement de la fine pièce de tissu, profitant du calme qui m’habitait toujours invariablement en sa présence. Je n’étais pas du genre à me fier à la première personne venue, et encore moins à un homme, mais quel mal pouvait-il me faire ? J’étais en sécurité, auprès de lui, et rien, non rien ne pourrait m’en faire douter. J’avais trouvé une place, inattendue et inespérée mais néanmoins réelle.

Retirant la bouilloire du feu, je la posai sur le côté en me retournant vers lui alors qu’il proposait de prendre quelque chose de plus fort, ce qui me fit pincer les lèvres d’un air coupable. Je savais qu’il ne souhaitait pas que je renouvelle mes excuses, mais je le fis au moins mentalement, honteuse de le priver de quelques heures de sommeil amplement méritées. Il avait après tout un emploi du temps des plus chargés, avec la rentrée qui approchait notamment. Cette simple perspective parvint à me faire frissonner car Il serait là. Et Lui aussi, avec sa traînée hispanique dans les parages. Un nouveau frisson, plus violent, me transit quelques secondes, m’empêchant de prendre ma tasse ou la boîte qu’il me présentait. Je baissai les yeux en notant : Je ne mets pas l’adage en doute, mais vous avez besoin de repos. Repos dont je le privais allègrement depuis qu’il m’avait recueillie, juste après avoir manqué de faire le grand saut. Apaisée par le fait de penser à autre chose, je pris délicatement la boîte qu’il me tendait pour l’ouvrir et humer quelques secondes le parfum de ce thé, qui ne m’était pas inconnu mais que je n’avais pas goûté depuis longtemps. Paupières closes, un léger sourire se dessina sur mes lèvres alors que j’acquiesçais : Ce sera avec plaisir Je me tournai pour trouver une théière et procéder à a préparation du breuvage en bonne et due forme, sachant que, dans mon cas, trouver le sommeil était hors de propos. Je trouvais rapidement ce que je cherchais et commençais à œuvrer, demandant : Avez-vous un peu de répit aujourd’hui, ou votre journée sera-t-elle aussi chargée que celle d’hier ? Il trouvait du temps pour tout, projet Elderwood, philanthropie et je ne pouvais qu’être admirative. Là était ma définition d’un homme « comme il faut » et un jour, peut-être, pourrais-je me targuer d’en avoir rencontré un autre et de l’avoir épousé. J’évoquais par là un futur éloigné et trouble que je n’aurais su définir. Mon cœur avait eu quelques ratés et se serrait à chaque fois que je pensais à retourner à l’école. J’aurais aimé pouvoir lui faire part de ces soucis, mais cela aurait été inapproprié et je n’allais certes pas disserter des ratés de ma vie amoureuse avec un homme tel que lui. Les deux tasses fumèrent et embaumèrent bientôt la pièce et je lui en tendis une avec délicatesse : Que cette journée vous soit plus douce que cette nuit, souhaitais-je en guise de toast matinal. Au mois il n’aurait pas à craindre que je fasse quoi que ce soit qui bouleverse son emploi du temps

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MessageSujet: Re: Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.   Sam 1 Juin - 16:21


Elle est sincèrement désolée pour toi, se considérant certainement comme un fardeau, et tu sais que tu n'arriveras pas à lui faire entendre raison sur le contraire. Oui, elle t'a réveillé. Oui, elle a chamboulé ton existence. Oui, en un sens, depuis qu'elle est là, tes plans pour l'été ont été dérangé... Mais c'était ta décision. Quand bien même elle l'ait accepté, tu es celui qui lui a fait la proposition, et lui a ouvert les portes de ta maison. Alors tu ne vas certainement pas te plaindre de sa présence. Briser un peu ta monotonie habituelle ne peut, d'ailleurs, te faire que le plus grand bien. Même si tu t'ennuies rarement, avec toutes tes obligations, et notamment les préparatifs de l'année à venir, les plaisirs restent rares... Et sa compagnie en est un. Toute comme sa reconnaissance. Elle sait la valeur du cadeau que tu lui as offert, ce qui prouve qu'elle le méritait amplement, et ne te rend que plus satisfait du choix que tu as fait.
« Ce sera avec plaisir » Répond-elle finalement à ta requête, et tu ne peux t'empêcher de sourire, bien qu'imperceptiblement.
C'est justement ce que tu avais à l'esprit. Faire les choses avec plaisir. Plutôt que de les faire par devoir. C'est comme si vous en étiez à la même page, et tu ne sais pas à quel point, bien que tu saches pertinemment combien elle est soulagée de ne plus avoir à faire face à ses propres obligations quotidiennes depuis qu'elle est ici.
Elle s'attèle à la confection du thé et tu laisses ton regard partir vers la fenêtre. Il fait encore nuit, dehors. Cette vision pourrait te rappeler des souvenirs, puisque c'était le cas aussi le soir où tu l'as amenée ici, où tu lui as proposé toi aussi une infusion avant d'aller lui montrer la chambre où elle pourrait dormir et se remettre de ses émotions. Tu essaies toutefois de ne pas te laisser distraire, juste assez pour l'entendre te demander d'un ton tranquille :
« Avez-vous un peu de répit aujourd’hui, ou votre journée sera-t-elle aussi chargée que celle d’hier ? »
Tu reportes ton attention sur elle tout en plissant le front sous la réflexion. Mentalement, tu visualises ton agenda. Une petite moue te tord les lèvres un instant avant de les laisser s'entrouvrir :
« J'ai un entretien par feu de cheminée à 11h avec mon comptable... Simple revue de mes comptes. C'est un vieil ami. » Tu souris pour toi-même ; elle va vraiment se dire que tu as des amitiés étranges, mais ce n'est pas bien grave. « Normalement on fait ça autour d'un déjeuner mais cette fois je l'ai convoqué en urgence. C'est compliqué de mettre ses affaires en ordre. Globalement, le reste de ma journée sera donc de la paperasse. Quelques dossiers urgents à boucler, des directives à donner, des évènements à programmer... Pour que la transition se passe du mieux possible. »
Tu n'es pas du genre à aimer que les choses traînent, et tu veux que tout soit réglé au millimètre avant de t'en aller occuper tes nouvelles fonctions. Quitter tes responsabilités actuelles n'a d'ailleurs pas été un choix facile. Tu n'aimes pas savoir que quelqu'un d'autre que toi va devoir diriger tes affaires en ton absence, mais il faut bien en passer par là, et tu continueras tout de même de gérer les choses à distance. En revanche, t'éloigner un peu de la sphère politique ne te fera pas de mal. Ta récente popularité s'est révélée un peu éreintante, et quand bien même tu sais que ton nouveau statut ne t'offrira pas de vraies vacances, tu l'accueilles avec une certaine félicité.
Sur ces entrefaites, elle te tend le fameux breuvage, et tu la remercies du bout des lèvres alors qu'elle entonne :
« Que cette journée vous soit plus douce que cette nuit. »
« Je n'aurais pas dit mieux, et vous retourne le souhait que cette prophétie se réalise pour vous également. »Relances-tu en levant ta tasse à ses paroles.
Dieu sait que ses nuits ne le sont pas, et tu le déplores. Quant à ses journées... Tu oses espérer que depuis son arrivée ici, elles le sont devenues. Au calme, dans un nouvel environnement, et sans souffrir de la moindre restriction puisqu'elle est ici chez elle, c'est ce que tu lui as dit d'entrée et l'idée que sa confiance à commencer à lui faire apprivoiser, tu aspires à ce qu'elle récupère... Et renoue avec elle-même.
« Et vous dîtes moi, avez-vous décidé de ce que vous vouliez faire aujourd'hui ? » Tes yeux la sondent un instant et, après une très légère gorgée du breuvage, encore trop chaud, tu te décides finalement à ajouter du bout des lèvres : « Je ne sais pas si vous avez fait le tour complet de la propriété, mais... Si cela vous intéresse, je peux vous faire visiter ma galerie personnelle. Elle est dans l'aile Sud. Je n'ai pas l'habitude de jouer les guides puisqu'il s'agit de ma collection privée, cependant... Il paraît que je ne me défends pas trop mal dans le rôle du critique d'art. Mais ça, je vous laisserais en juger par vous-même. »
Tu laisses planer un air énigmatique sur ton visage, un peu amusé, tâchant de déployer tes charmes sans passer pour un être inutilement condescendant. La vérité est que tu n'as montré ta collection qu'à peu de personnes, généralement influentes. Beaucoup de personnes t'interrogent d'ailleurs régulièrement pour savoir s'il est vrai que tu possèdes telle ou telle pièce, et tu aimes à laisser planer le mystère. Il est donc très rare que quiconque profite de cette opportunité. Quelque part, c'est un privilège que tu lui fais, mais tu ne t'en rends pas bien compte toi-même et ne veux pas du tout lui laisser cette impression. Tu cherches juste à lui accorder un moment en ta compagnie, pour ne pas qu'elle pense que tu passes ton temps dans ton bureau ni que tu cherches à l'éviter. Et puis, ainsi, cela te permettrait de l'introduire dans ton monde... Tout en faisant un peu mieux sa connaissance.

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MessageSujet: Re: Say it if it's worth saving me - Ft. J.J.   Mer 26 Juin - 20:51

Plus le moindre mauvais souvenir ne m’assaillait en sa présence. Je n’allais pas raconter d’histoire, malheureusement, vivre chez lui ne m’empêchait pas de revivre certaines scènes de mon passé, proche comme lointain avec une précision des plus effarantes. Mais quand nous discutions, quand nous échangions comme en ce moment-même, il y avait une accalmie délicate que je savourais à sa juste valeur. Il m’apportait sans doute infiniment plus que je ne lui donnais mais il semblait ne pas s’en soucier. Je tâchais d’en faire autant pour le moment, même si parfois, un sentiment de culpabilité sans nom m’envahissait. Qui étais-je, pour profiter de la sorte de l’hospitalité et du temps de cet homme qui devait avoir mieux à faire que de s’occuper de l’adolescente que j’étais encore ? Il avait cependant une manière d’être avec moi qui me faisait dissiper ces questionnements en un battement de cils. Il était si simple que j’en oubliais parfois les nombreuses tâches qui lui incombaient. Il n’était au final qu’un homme, mais quel homme ! Un de ceux que l’on ne peut oublier et à la hauteur duquel je ne serais jamais. Loin de s’en formaliser, il semblait allier ces deux « facettes » de sa vie avec la plus grande philosophie. Vie privée et vie professionnelle étaient en parfaite harmonie. Je venais de penser avec gêne que je faisais maintenant partie de sa vie privée. Décidément. Je n’étais vraiment pas une jeune fille convenable mais cela, tout le monde semblait désormais l’avoir intégré. Sauf lui, sans l’ombre d’un doute. J’écoutai attentivement le déroulement de son emploi du temps, acquiesçant discrètement avant de noter : Vous semblez très bien parvenir à effectuer cette transition, pour l’instant. Mais tout ceci ne va-t-il pas vous manquer, sur l’île de Nameless ? Les réceptions, les vernissages, toute cette agitation ne serait plus. Celle qu’il y trouverait serait bien différente, mais serait-elle suffisante et surtout, suffisamment captivante pour retenir son attention ? Je craignais que non. Mais il restait un homme plein de surprises.

Je levai ma tasse en douceur avant d’acquiescer : Elle l’est déjà. Ne vous en faites pas pour moi. Je voulais surtout qu’il n’occupe pas ses pensées avec des inquiétudes à mon sujet. Il avait déjà tant fait pour moi, le reste ne dépendait plus de lui. Je n’ai pas de projet particulier pour aujourd’hui mais j’ai invité une amie à me rendre visite dans deux jours, comme vous m’y avez invitée. Nous irons bien sûr en ville pour ne pas vous déranger. Je m’étais décidée à affronter la réalité sous les traits d’une de mes complices les plus chères, Moïra, que je n’avais pas pu rejoindre au Camp de Solidarité et que j’avais, par la force des choses et des événements qui s’étaient bousculés, laissée de côté. Il y avait encore beaucoup de chemin à faire pour moi, avant la rentrer. Il semblerait que j’ai également quelques ajustements à faire avant septembre, commentais-je avec humour avant de tremper délicatement les lèvres dans la tasse fumante. Le breuvage était délicieux et j’allais l’en remercier quand il trouva encore le moyen de me surprendre. Plus qu’enthousiasmée, je décalai mon mug pour le regarder : Ce serait avec le plus grand des plaisirs. J’aime énormément ce que vous avez fait, en Europe. Les expositions dans lesquelles vous vous impliquez sont toujours d’un goût et d’un raffinement certain, sans tomber dans l’excès de snobisme. Cet homme s’y connaissait en art, c’était le moins que l’on puisse dire, et j’avais hâte de découvrir cette fameuse collection. Et je ne doute pas un instant de vos talents de guide, je doute plus de mes compétences de public suffisamment averti pour mériter un tel spectacle. Que possédait-il, loin du regard du monde ? Mes yeux ne quittaient pas les traits de mon hôte. Au risque de me répéter, il s’agissait là d’un homme « comme il faut ». Il était cultivé, élégant, raffiné et attentionné. Que n’étais-je pas née quelques années plus tôt … Non. Il méritait ce qu’il y avait de mieux dans ce monde, et je ne faisais pas partie de cette liste. Remettant une mèche blonde en place, geste habituellement réservé à mes manœuvres les plus basses de séduction, je me rendis compte que j’avais changé. Peut-être avais-je appris l’existence de quelques limites depuis monsieur Receswind. Je l’espérais. Cet après-midi si vous avez du temps ? Peut-être avez-vous autre chose à faire ce matin, préparer votre entretien, par exemple ? Je continuais à me réchauffer avec ce breuvage divin, mes sens et mon esprit s’apaisant au fur et à mesure que es minutes s’écoulaient.

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