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 {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”

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MessageSujet: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Sam 20 Avr - 23:39

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : 15 septembre 2012
Intrigue en cours : Bal de rentrée
Protagonistes : Tous les p'tits foufous qui voudront bien se frotter à Riri
Statut du sujet : OPEN BARnitzva (ou presque, se référer au HRP en bas de ce post)
Intervention du MJ : Possiblement, ouais


« Revenge is sweet and not fattening. »
Alfred Hitchcock

PS : THE BITCH IS BACK o/



L'île s'était relevée, mais ce n'était pas grâce à eux. On pouvait dire tout ce qu'on voulait, répondre savamment à toutes les interviews, prouver sa bonne foi en acceptant d'ouvrir les débats, faire prendre la parole à n'importe quel politicien en vogue, médiatiser des bienfaiteurs, ces "sauveurs" qui avaient insufflé les fonds pour reconstruire l'école, tout ça, ce n'était que du vent, et il le savait mieux que personne. Rien ne serait arrivé si ils n'avaient pas été là, en premier lieu, et s'ils avaient laissé ce havre de paix qui ne demandait rien à personne tranquille, vierge de leur présence néfaste. Tous ces gens, toutes ces institutions... Ils avaient détruit la quiétude de l'endroit, et son équilibre. Et ils voulaient faire croire qu'ils agissaient pour le bien commun ! Foutaises. Les instances en jeu avaient depuis bien longtemps perdu de vue telle motivation, mais c'était toujours celle que l'on invoquait. Agir pour le bien et la sécurité de tous... Mais la seule réalité valable était encore et toujours la même, celle connue d'entre tous, et qui avait été responsable de toutes les guerres, qu'importait en quel nom : la soif de pouvoir. Comme les conquistadors qui avaient prêché la bonne parole aux autochtones pour mieux les soumettre, et s'emparer de leurs terres, le Ministère avait mis la main sur son île, sur Nameless, et espérait bien y faire sa loi. Mais Richard Adamson ne laisserait pas faire ça impunément.

Comment ? En demandant une audience avec Nathan Kiely, peut être ? Il était le premier à ne pas venir aux rendez-vous, alors, vous pensez bien que non. Une entrevue avec la nouvelle coqueluche de l'île, le "superviseur" ? Encore un carriériste mandaté par le Ministère auquel il n'était pas pressé d'avoir affaire... Et puis, ce genre de voie administrative prenait définitivement trop de temps, ce genre d’hommes là étant toujours occupés ailleurs. Alors quoi ? Envoyer un hibou recommandé ? Trop laborieux, remplir des parchemins de jolies phrases bien tournées n'étant pas le fort de notre cher ami de camping. Ne restait donc qu'une solution... Revendiquer ses droits comme il avait toujours su le faire, en se confrontant directement au problème. Sans y aller par quatre chemins. Il n’était pas doué pour ça - preuve en était ses précédentes interventions - et il n’avait pas l’intention de le devenir un jour. Ce n’était jamais la diplomatie qui gagnait. Les droits étaient obtenus en se battant pour. Et il se battrait pour ceux de l’archipel. Son archipel. Un devoir qu’il avait toujours pris très au sérieux, et qu’il continuerait de mener à bien. Cette soirée en serait l’exemple parfait. Il n’oublierait pas, il n’ignorerait pas. Il semblait être le seul habitant à être aussi engagé et tenace, mais qu’à cela ne tienne. Cela ferait de lui celui qui sauverait leur île. Quand bien même on pouvait trouver à redire à ses méthodes. Il s’en fichait, tant qu’il était entendu. Et croyez-le bien, il faudrait être sourd pour ne pas l’entendre, ce qui était sûrement toute l’idée du stratagème. Ce dernier avait d’ailleurs déjà fait ses preuves pendant la fameuse soirée d’épouvante, et c’est avec enthousiasme qu’il réitérait l’expérience. Il n’avait pas réfléchi à sa démarche pendant des plombes, puisque celle-ci s’était imposée à lui. Pas de mise en scène tape-à-l’oeil, pas de déguisement, pas de musique d’ambiance, juste lui, seul, et sa baguette serrée dans son poing. C’était là sa technique. Et c’était ainsi qu’il avait traversé l’île commerçante, peu animée, pour rejoindre l’école. Sachant qu’on l’arrêterait s’il essayait de rentrer, il avait pointé le fameux morceau de bois enchanté sur sa gorge avant d’incanter son sempiternel Sonorus, sa marque de fabrique. Lorsqu’il voulait se faire entendre, il savait se faire entendre.

En arrivant devant l’école, il ne marqua pas de pause. Il avait déjà assez attendu. Il était l’heure de passer à l’action depuis quinze jours, depuis la rentrée. Depuis qu’ils étaient tous revenus avec leurs promesses, leurs belles idées et leurs discours pompeux. Se raclant la gorge pour vérifier une énième fois que son sort avait bien fonctionné, Richard, posté dans la pénombre non loin du bâtiment principal, d’où s’échappait quelques affres de la musique provenant de l’intérieur, attendit un court instant avant de commencer son discours acide... Mais juste. “Je suis très déçu !” Commença-t-il sans passer par les formes d'usage, laissant ses premiers mots planer dans l'air, comme une sourde menace, avant de poursuivre. “...Vous ne m'avez même pas invité.” Son ton est condescendant, sarcastique... Mais cassant. Il a préparé son discours. Il sait exactement ce qu'il a à dire, et il ouvre les bras alors qu'il entonne, au mot près, son texte : Mes nuits seront hantées par le spectre de l'innocent qui expie là bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu'il n'a pas commis, a écrit Zola, dans un temps où on pouvait encore écrire la Vérité dans les journaux sans risquer une discréditation pure et simple... Et ce soir, J'accuse ! Je vous accuse tous de fermer les yeux sur des atrocités, et d'avoir couvert ce qui s'est réellement passé, cette nuit-là ! Tout ça pour protéger vos derrières et vos réputations... Des vies ont été détruites, les coupables n'ont pas été trouvés, et vous continuez de faire comme si c'était normal, comme si c'était la faute de ces pauvres créatures incapables de contenir le mal qui les ronge... Et vous les blâmez. Vous les rendez responsables, parce que c'est facile, parce qu'ils étaient en première ligne, que vous les avez sous la main, et que l'opinion publique réclame du sang. Mais où est la justice ? Qu'avez-vous fait de mon ami ? Où le retenez-vous ? Comment réussissez-vous encore à dormir en privant un être humain, même s'il ne l'est que 330jours par an, de son droit le plus légitime : sa liberté ?” Il marqua une pause puis, soudain, un sourire un peu fou s'invita sur son visage fermé. “Venez me répondre, si vous l'osez ! Je sais que vous êtes là ! ...Ou sinon, c'est moi qui vais devoir venir vous chercher.” Il fit tournoyer sa baguette entre ses doigts, provocateur. Car, non, ce n'était pas des paroles en l'air.

Pas comme les leurs.




    HRP ;; Pour l'instant, sont autorisés à participer tout Auror ou Habitant voir Personnel qualifié, mais pas d'Elèves, hors permission spéciale. Vous pouvez vous rallier à lui comme lui taper dessus, c'est à votre bon plaisir, m'sieursdames. mr green
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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Dim 21 Avr - 8:27

Si vous étiez un peu plus sexy, j’aurais pris ça comme une invitation. La voix n’avait pas tremblé, pas plus que la main qu’elle avait porté à sa baguette. Comment avait-il fait pour ne pas l’entendre arriver ? C’était ce qui arrivait quand on gueulait un peu trop fort, ça occupait les oreilles. Pourtant, ce n’était pas comme si Eterna Baskerville était au meilleur de sa forme. Quand Fedor avait commencé à hurler, elle s’était recroquevillée, acceptant la pluie de critiques sans broncher. Et elle avait attendu qu’il soit parti pour laisser son émotion déborder. Cerrone, son « véritable amour » l’avait trompée, et elle avait déçu son âme sœur au point qu’il ne voulait plus entendre parler d’elle. Bilan pitoyable pour une jeune femme de vingt-six ans qui s’était retrouvée à pleurer comme une merde dans la pelouse, juste devant la pierre tombale. Quel tableau pathétique elle devait offrir. Où était passée l’Auror trompe-la-mort qui riait dès qu’on évoquait le mot « amour » et planquait son cœur au fond d’elle, quelque part où elle était sûre qu’on ne le verrait pas ? Partie, envolée. La loque sanglotante n’en était même pas le fantôme, et elle se serait sans doute foutue d’elle si elle avait été en état de le faire. Quand elle aurait un peu plus de forces, elle irait tout raconter à Adrian qui le ferait sans doute pour elle et la ramènerait dans le droit chemin à coup de verres d’alcool et de plans cul sans lendemain. Parce que là était sa vie, même si elle s’en était écartée. Non mais franchement, elle ressemblait tellement à Meleager en cet instant précis … Bref, vous l’avez compris, il y avait quelques minutes de cela, Eterna était tout sauf cette amazone en bottes de cuir prête à en découdre avec le défenseur des hôtes de ces bois, Richard Adamson himself, en train de lui faire du non-rentre-dedans. C’était lui en fait, à qui elle devait ce revirement. Sa douce et si mélodieuse voix s’était bien sûr faite entendre et lui était parvenue, du fond du gouffre où elle se trouvait. Et elle avait planté les ongles dans cette sensation désagréable pour se hisser à la force des bras et en sortir. Oh, bien sûr, il lui avait fallu tout d’abord essuyer ses yeux, s’assurer qu’elle avait retrouvé son assurance. Puis elle avait vérifié que sa baguette était bien en place et accessible et s’était élancée, sans se poser de questions. C’était automatique, ça revenait tout seul, un peu comme le cheval. Elle était Auror, sous couverture, certes, mais rien ne l’empêchait d’aller botter des culs.

Et donc elle se trouvait là, à proximité. Elle ne pétait pas la forme, n’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit, mais elle était au moins debout et avait un sourire sarcastique aux lèvres : Vous êtes au courant que ce sont des étudiants donc que ça ne sert à rien de monter sur vos grands chevaux et citer tous les auteurs que vous connaissez ? Un simple « bande de petits cons inconséquents » aurait grandement suffi, entre nous. Elle n’avait pas encore dégainé, autant rester courtoise au moins en surface, et la sortir à la vitesse de l’éclair s’il commençait à devenir un peu trop gênant. Elle espérait surtout que ses collègues allaient arriver sous peu, ceux qui avaient droit de jouer les gros bras officiellement. Même si elle doutait que Richard soit en odeur de sainteté auprès de Nathan Kiely ou de qui que ce soit, autant rester la bibliothécaire lambda autant que possible. Et au final, ce n’était pas un mauvais bougre. On ne pouvait pas dire qu’elle ne soit pas d’accord avec ce qu’il disait, les lycanthropes étaient des coupables idéaux pour la presse et l’opinion publique, elle entendait suffisamment de conneries au niveau des étudiants pour en être certaine. Elle-même avait été attaquée par l’un d’entre eux. Mais elle savait faire la part des choses. Par contre, « l’ami » de Richard lui avait fait tendre l’oreille. Elle ne savait pas de qui il parlait mais aurait donné cher pour le savoir. En attendant, ce n’était pas le sujet. Il avait le droit de se faire entendre et d’avoir ses opinions, mais interrompre encore une soirée n’était décidément pas la meilleure idée pour ça. Vous êtes au courant que vous pouvez aussi, je ne sais pas, en parler avec les gens plutôt que de gueuler à chaque soirée ? Vous n’avez jamais digéré votre adolescence où vous passiez votre temps à regarder les autres s’amuser, ou quoi ? On n’avait jamais dit qu’Eterna était la plus fine psychologue qui soit, mais qu’importait. Alors on baisse le son, on va discuter mais ça ne sert à rien de hurler. Pitié, que quelqu’un arrive avant qu’elle ne soit obligée d’en venir aux mains avec lui.

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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Dim 21 Avr - 9:48

ᐛᑏᐖ


Soirée de bal. La. Bonne. Blague. Hester avait arqué un sourcil circonspect à l'annonce et avait presque immédiatement mis en balance les deux scénarios qui s'offraient à elle. Soit elle se retrouvait collée à la surveillance des mouflets au sein même de la salle, soit elle assurait une ronde aux alentours. Loin de la cohue et de la liesse. Loin des autres. Quelques virgules différentes dans le contrat qui la poussèrent à y apposer sa signature, embrassant fermement ses envies de solitude plutôt qu'un désir de réelle utilité. La mort de Sukesh n'avait en rien arrangé son humeur, pas plus qu'à sa paranoïa. La baguette en permanence serrée dans son poing, la Française ne s'était peut-être jamais montrée autant sur ses gardes. Le moindre souffle de vent accentuait la tension de ses muscles, le plus faible tressautement d'une branche accrochait son regard ... Elle ne désirait rien laisser lui échapper ... si ce n'est le sommeil, chaque nuit.


Arpentant mécaniquement le corridor de l'entrée, l'ancienne Beauxbâtons stoppa net. ᗱ˚ᗴ Je suis très déçu ! ...Vous ne m'avez même pas invité. ᗱ˚ᗴ Au dehors retentissait une voix qui ne lui était pas particulièrement familière mais elle doutait que quiconque ait choisi comme déguisement la sorcière de la Belle au Bois dormant pour pousser le mimétisme jusqu'à rejouer une de ses maléfiques grandes scènes. Si la caféine la maintenait debout, elle eut malgré tout besoin d'un peu plus de temps qu'à l'ordinaire pour déterminer la provenance exacte du bruit. ᗱ˚ᗴ Mes nuits seront hantées par le spectre de l'innocent qui expie là bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu'il n'a pas commis, a écrit Zola, dans un temps où on pouvait encore écrire la Vérité dans les journaux sans risquer une discréditation pure et simple... Et ce soir, J'accuse ! Je vous accuse tous de fermer les yeux sur des atrocités, et d'avoir couvert ce qui s'est réellement passé, cette nuit-là ! Tout ça pour protéger vos derrières et vos réputations... Des vies ont été détruites, les coupables n'ont pas été trouvés, et vous continuez de faire comme si c'était normal, comme si c'était la faute de ces pauvres créatures incapables de contenir le mal qui les ronge... Et vous les blâmez. Vous les rendez responsables, parce que c'est facile, parce qu'ils étaient en première ligne, que vous les avez sous la main, et que l'opinion publique réclame du sang. Mais où est la justice ? Qu'avez-vous fait de mon ami ? Où le retenez-vous ? Comment réussissez-vous encore à dormir en privant un être humain, même s'il ne l'est que 330jours par an, de son droit le plus légitime : sa liberté ? Venez me répondre, si vous l'osez ! Je sais que vous êtes là ! ...Ou sinon, c'est moi qui vais devoir venir vous chercher. ᗱ˚ᗴ Hester, qui avait repris sa marche, accéléra encore le pas à ses paroles aux accents de menace. Si la teneur exacte des propos lui échappait parfois, l'identité de l'ami emprisonné lui étant inconnue, la Picarde avait ses obligations à remplir.

Une fois l'extérieur gagné, restait à localiser l'importun. Les échos de la fête arrachèrent une grimace à Hester qui s'entendit penser que tout ce boucan masquait les dangers tout autour. Passant au crible chaque recoin, peinant à s'empêcher de regarder derrière elle pour s'assurer qu'aucun adversaire ne la tenait en joue, la blonde rejoignit enfin l'étrange duo en pleine conversation. ᗱ˚ᗴ ... gueuler à chaque soirée ? Vous n’avez jamais digéré votre adolescence où vous passiez votre temps à regarder les autres s’amuser, ou quoi ? ᗱ˚ᗴ Ety et sa verve légendaire ... La sorcière se mordit l'intérieur de la lèvre pour empêcher un sourire d'y naître. Bien qu'elle ne soit pas la plus diplomate du monde, quelque chose lui disait qu'il était plus sage de réserver à Eterna l'exclusivité du caustique et de tempérer à côté. ᗱ˚ᗴ Bonsoir. ᗱ˚ᗴ Fit sobrement l'Auror, accordant un signe de tête en prime. Nonchalamment, Hester tapota deux coups sa baguette sur sa jambe, signe qui aurait pu passer pour de l'impatience mais qui n'était qu'une indication à l'attention d'Eterna, histoire qu'elles agissent de concert en cas de pépins, comme d'habitude. N'ayant pas spécialement croisé les autres, la jeune femme ignorait quelles étaient leurs occupations ce soir alors autant compter uniquement sur les données non variables.

Elle hésita entre le désir d'appeler le Coordinateur Kiely pour organiser une petite entrevue dans la salle de paix ou simplement d'enfermer tout le monde dans des pièces séparées le temps que les esprits se calment. Parce que, niveau patience, elle doutait être bien lotie, ce soir. ᗱ˚ᗴ Alors on baisse le son, on va discuter mais ça ne sert à rien de hurler. ᗱ˚ᗴ Voilà, sinon, il restait le silencio. A moins qu'il n'y ait une possibilité de fouiller dans la tête de ce Richard Adamson grâce à la legilimancie. Songeuse, Hester claqua sa langue contre son palais, ses manies de planification à l'extrême l'alertant que sa fatigue risquait de la desservir. ᗱ˚ᗴ Dites-vous que vous avez déjà un petit comité d'accueil pour recueillir vos doléances. ᗱ˚ᗴ Et quel comité d'accueil, hein ? C'est sûr, ça manquait de petits fours et de liqueur mais c'était ça de jouer les oiseaux de mauvais augure : il n'y avait jamais d'alcool au rassemblement d'un corbeau. ᗱ˚ᗴ Surtout que les jeunes n'ont peut-être pas besoin de prendre part à ça en plus. ᗱ˚ᗴ Nota la Française dont la langue avait peut-être été un peu prompte à se délier. Néanmoins, elle le pensait. Prendre les gamins en otage, d'une manière ou d'une autre, en les mettant au milieu des tractations, n'était pas forcément judicieux. Ni jouer sur les cartes de l'oppression, l'incompréhension et la victimisation. A moins qu'Adamson veuille susciter une opposition de l'intérieur même du mouvement adverse et, là, elle devait reconnaître l'intelligence de la manœuvre mais cela ne la rassurait pas, surtout en sachant que cela mettait des proches à elle dans l'équation.

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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Dim 28 Avr - 21:08


Des frissons me parcouraient l'échine, et ce n'était pas seulement dû au froid. Partiellement, certainement... Mais pas entièrement. La tension qui m'habitait, en revanche, était, je le savais, la vraie coupable de mon agitation. Et, incontrôlables, les tremblements n'avaient plus de cesse de me secouer depuis que j'étais sorti à l'air frais, et que mes pas me conduisaient vers le parc. Soudain, je pilais net pour m'arrêter, secouant mes mains, mes épaules, ma tête, espérant chasser ces picotements désagréables dans mon épiderme, pour ne pas finir transi par ces sensations que je n'arrivais bêtement pas à réprimer. Un peu de nerf, bon sang, Adrian.... Un peu de sang froid ! Tu es un Auror, Nom de Dieu. Tu n'es pas un vulgaire... J'eus un rire involontaire. Un vulgaire quoi, d'abord ? Homme... ? Le mot résonnait étrangement à mes oreilles. Un Homme... Oui, j'étais un Homme, et pourtant, la définition de ce mot ne m'avait jamais parue aussi large... Et peu claire. C'était d'ailleurs ce dont avait fait les frais Charles-Henry ; de ma confusion, à ce propos. A propos de ce mot... Ce mot stupide, et de ce qu'il représentait pour moi. De cette question fatidique que je m'étais posée, à propos des fondements même de ce que constituait... Un homme. Je serrais les mâchoires, alors que son visage me reparaissait. Son regard... Que j'avais croisé, quelques minutes plus tôt, et qui avait constitué le point de départ de ma fuite quand il s'était détourné de moi comme du premier renégat venu. Le point de fuite, également, duquel mon futur partirait à présent. Loin de lui. Loin de tout... Mais pouvais-je réellement fuir ma vraie nature ? Je reprenais ma marche rapide quand les paroles de Prudence m'éclatèrent de nouveau en plein visage, me forçant à fermer les yeux. “T'es gay ! Tu ... aimes un autre homme.” “Et après...? Et après ! Qu'est-ce que ça peut bien faire ?” Hurlai-je dans le vide, contre cet opposant invisible, qui n'était autre que... Moi-même. On disait bien, après tout, qu'on était bien souvent son propre pire ennemi... Et bien c'était vrai. J'étais la seule personne qui m'empêchait d'aller de l'avant. Parce que j'étais... Un homme, oui, mais qui ne savait plus qui il était. Ni ce qui le définissait.

Je n'étais ni parfait, ni infaillible, preuve en était mon état qui se dégradait d'heure en heure. Pourtant, je l'avais longtemps cru. Mais je m'étais trompé. Tout comme je m'étais trompé sur tout. Alors, qu'étais-je, si je n'étais pas ce petit salop que rien n'affectait ? Un... faible ? La faiblesse... Était-ce réellement ce qui me préoccupait ? Non, bien sûr que non. Le mot que je cherchais était tout autre, et je répugnais à l'employer. Un lâche, voilà ce que j'étais. Et j'allais concrétiser cette vision de moi-même, parce que je fuyais. Parce que j'allais quitter cette île sans me retourner. Tant mieux... Tant pis. “Et ce soir, J'accuse ! Je vous accuse tous de fermer les yeux sur des atrocités, et d'avoir couvert ce qui s'est réellement passé, cette nuit-là ! Tout ça pour protéger vos derrières et vos réputations...” Percevais-je alors, me rendant compte que des paroles s'élevaient derrière moi, dans ma fuite, et que je ne les entendais que maintenant. Maintenant que j'avais arrêté de me flageller, et avais laissé revenir le silence... Pas si silencieux, au final, et même un brin agaçant, pour tout vous dire. “Oh, ta gueule, toi...” M'entendis répondre, plus pour moi-même et le vent qui m'apportait ces foutues diatribes. Elles continuaient, mais je tâchais de les occulter de nouveau pour continuer de tracer ma route. Le fait était qu'en plus, elles faisaient en plus écho à mon propre sentiment. Mon inefficacité... Et ma culpabilité d'avoir, cette nuit là, fermé les yeux pour embrasser... Autre chose. Quelqu'un d'autre, aurais-je même dû dire, mais je n'avais plus envie d'y songer. Je ne voulais plus penser à rien. Je voulais juste partir d'ici. Rentrer chez moi, dans mon manoir, à Paris, et aller noyer ma solitude dans les cabarets de la capitale française. Parce que c'était ma vie, et que profiter de l'existence était la seule chose que je savais faire correctement. Parce que même si j'étais un bon Auror, j'avais tué une vélane et je me retrouvais à un poste que je détestais et que ce n'était pas ainsi que j'allais redevenir quelqu'un. Parce que j'avais seulement envie de me retrouver... Ou de me perdre de nouveau, allez savoir. Moi, je ne savais plus, et ça me tuait.

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I want love, but it's impossible. A man like me, so irresponsible. A man like me is dead in places... Other men feel liberated. I can't love, shot full of holes. Don't feel nothing, I just feel cold. Don't feel nothing, just old scars, toughening up around my heart. But I want love, just a different kind, I want love won't break me down, won't brick me up, won't fence me in, I want a love, that don't mean a thing, that's the love I want, I want love.

No sweet romance, I've had enough.
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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Dim 28 Avr - 22:39


“Si vous étiez un peu plus sexy, j’aurais pris ça comme une invitation.” Fut la première réaction qu'il provoqua... Et il eut un sourire patient. Répondre à la provocation ? Cela lui avait traversé l'esprit, oui, mais il ne voulait pas se laisser détourner de sa mission première, c'est pourquoi il n'en fit rien, se contentant de la toiser de haut en bas avant d'afficher une moue sceptique. “Vous êtes au courant que ce sont des étudiants donc que ça ne sert à rien de monter sur vos grands chevaux et citer tous les auteurs que vous connaissez ? Un simple « bande de petits cons inconséquents » aurait grandement suffi, entre nous. Vous êtes au courant que vous pouvez aussi, je ne sais pas, en parler avec les gens plutôt que de gueuler à chaque soirée ? Vous n’avez jamais digéré votre adolescence où vous passiez votre temps à regarder les autres s’amuser, ou quoi ?” Les sourcils de Richard se haussèrent... L'approche première qu'elle proposait ne lui aurait, certes, pas forcément déplu, mais elle s'était visiblement fourvoyée sur ses intentions. Car, non, il ne rejouait pas les évènements de la plage. C'était autre chose. Cette fois, le message était différent, bien qu'elle semblait être complètement passée à côté... Il nourrissait un dessein bien plus important que de "gueuler", comme elle disait, mais il n'allait pour lui faire un cours sur la différence entre un concours d'insultes et un discours percutant, surtout qu'elle semblait se radoucir, alors, il aurait été dommage de lui faire une démonstration de son ignorance manifeste de suite... Déjà, cela aurait ruiné tous ses efforts, et la voir essayer de se composer une attitude plus calme pour traiter avec lui l'amusait. Surtout que sa proposition n'était pas si éloignée, au final, de ce qu'il recherchait. “Alors on baisse le son, on va discuter mais ça ne sert à rien de hurler.” D'un geste précis, et fin, Richard releva sa baguette avec un calme inaltérable... Et la pointa droit sur sa gorge, après quoi il murmura un rapide Assurdiato. Son sourire s'élargit, et il répondit d'un ton égal, car même quand sa voix n'était pas exacerbée par un sort, elle portait tout de même. “En parler avec les gens... Vous êtes bien naïve, jeune femme. Où sont-ils, d'ailleurs, ces "gens" ?” Ses yeux perçants glissèrent sur sa silhouette, et il se détourna d'elle pour faire face à la nouvelle arrivante qui, si elle avait l'air plus à-même de répondre, vu sa posture qui lui semblait plus professionnelle que la première, elle aussi, semblait vouloir lui donner des "leçons". Diantre. “Dites-vous que vous avez déjà un petit comité d'accueil pour recueillir vos doléances. Surtout que les jeunes n'ont peut-être pas besoin de prendre part à ça en plus.” Ses doléances... Comme si il s'agissait d'une demande d'augmentation à soumettre à un supérieur ! Il eut un rictus cynique. Ne vivait-il pas dans le même monde que ces gens, ou quoi ? Ils semblaient tout prendre à la légère... Même des menaces à peine voilées. Et on lui disait, en prime, de ne pas impliquer les jeunes... Comme si c'était sa faute, si ils étaient là ! Ce n'était pas lui qui les avait fait venir, à ce qu'il sache. Et il les aurait d'ailleurs bien renvoyé chez eux. Mais non... Il avait fallu qu'ils reviennent... Qu'ILS les impliquent... Même pas capable d'appliquer leurs propres conseils. C'était affligeant. Fichtrement et foutrement consternant, même. Et lorsqu'il reprit la parole, son ton s'était fait pressant. “Par les rides des anciens protecteurs ! Et dire que vous pensez vraiment être le dernier espoir du monde magique... J'ai failli y croire, un instant, mais ça a toujours été hors de votre portée, et cela le restera toujours. Pourtant, vous avez été si proches d'y arriver, mais vous avez visé trop haut, et vous vous êtes brûlés. Car il n'y a pas que des enfants à protéger, et ça, ça vous dépasse. C'est tellement au dessus de vous, de vos petites préoccupations... Et si la disparition d'un lycan ne vous inquiète guère, vous n'avez vraiment rien compris.” Il balaya ses interlocutrices d'un geste de la main et, voyant arriver de nouvelles têtes à la mine peu engageante, pointa de nouveau sa baguette sur sa carotide avant d'entonner précipitamment, “Je n'apprécie guère les cerbères. Qu'on m'amène des gens compétents !”, tout en commençant à gravir les marches...

Car dans l'hypothèse où le cas échéant ne leur convienne pas, c'est lui qui s'amènerait à eux.




    HRP ;; Richard n'a pas l'air d'avoir envie de perdre son temps avec des subalternes, et il semblerait que pour cette fois, il ne soit pas là simplement pour bavasser, mais qu'il y ait un problème. Dans le Bal, les étudiants ont pu entendre la première partie de son discours ainsi que sa dernière requête, suintant l'impatience. Pensez-vous que le corps dirigeant devrait s'en mêler ? Ce n'est peut être qu'un vieil allumé qui s'alarme pour rien. Quoi qu'il en soit, à vous de voir comment vous voulez gérer ça. Toujours pas d'élèves autorisés à prendre part à ce sujet... Car les Aurors veillent. Sait-on jamais que le grand méchant loup frappe de nouveau, bien que sous un visage différent - mais tout aussi effrayant, si vous voulez mon avis (et même si vous le voulez pas).
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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Dim 5 Mai - 14:42

ᐛᑏᐖ

RP MISSION > Choix 1




Serrant mécaniquement le poing sur sa baguette, Hester encaissait avec une patience toute relative le nouvel « incident » de ce soir. Ensevelie sur la paperasse, à Paris, la Picarde aurait grommelé tout son soûl que ces ennuyants plans de carrière lui filaient le bourdon. Là, agacée par la musique trop joyeuse qui égratignait son cœur en miettes, la blonde Auror n’aspirait qu’à la solitude, le silence et la sécurité. Absolue. Ce qu’un parc au beau milieu de la soirée n’offrait guère, au contraire.

Etrangement, ce qu’on lui avait raconté de la fameuse « beach party » lui avait amplement suffi. Du bruit, des menaces à peu près latentes, des gamins du coup quasiment assignés à résidence … Bref, rien que du plaisir, pour eux, les Aurors fraîchement parachutés sur Nameless afin de surveiller tout ce petit monde cloué entre quatre murs. Elderwood ne l’avait jamais intéressée que par le prisme de Théo et des quelques rares proches qu’elle savait y être à l’origine. A l’heure actuelle, ce bled lui rappelait du sang, du sang et encore du sang, avec cette implicite obligation de rester là-bas pour éviter les Corses … ou comprendre ce qui avait définitivement mis Sukesh hors course. Sa paranoïa n’arrangeait rien au mélange et elle se surprenait parfois à penser qu’elle finirait noyée dans ses fonds de bouteille. Comme sa mère. ᗱ˚ᗴ Par les rides des anciens protecteurs ! Et dire que vous pensez vraiment être le dernier espoir du monde magique ... J'ai failli y croire, un instant, mais ça a toujours été hors de votre portée, et cela le restera toujours. Pourtant, vous avez été si proches d'y arriver, mais vous avez visé trop haut, et vous vous êtes brûlés. Car il n'y a pas que des enfants à protéger, et ça, ça vous dépasse. C'est tellement au dessus de vous, de vos petites préoccupations ... Et si la disparition d'un lycan ne vous inquiète guère, vous n'avez vraiment rien compris. ᗱ˚ᗴ Habituée à contrôler ses nerfs, la Française serra les mâchoires pour ne pas exploser et étouffa tout mouvement d’humeur qui aurait pu mettre à mal les négociations. Cherchant dans les alentours des renforts potentiels, elle eut le regard accroché par une silhouette en particulier qui, par son air étrange, la rendit plus expéditive. ᗱ˚ᗴ Peut-être parce qu’il manque des pièces au puzzle ? ᗱ˚ᗴ Lâcha-t-elle, cherchant à recouvrer un peu de concentration pour pratiquer la Legilimancie. Cet homme parlait comme si chaque élément qu’il énonçait n’était rien de plus qu’une évidence, rendant son discours encore plus fastidieux à démêler.

Chose qu’elle ne parviendrait pas à faire dans l’état actuel des choses, avec un Adrian visiblement tendu et un sorcier borné juste en face d’elle. Sorcier qui lui offrit une occasion en or pour s’éclipser un temps de la scène. Eterna était une grande fille et elles n’arriveraient visiblement à rien uniquement par le dialogue. Le bluff serait le bienvenu. ᗱ˚ᗴ Je n'apprécie guère les cerbères. Qu'on m'amène des gens compétents ! ᗱ˚ᗴ Soit, fit mine d’abdiquer Hester avec son impassibilité royale. Peu importe qu’il gobe ou non. Son avancée n’était pas à prendre à la légère. Il était seul. Pour le moment. Mais pour combien de temps encore ? Restez ici en compagnie de Mademoiselle Baskerville. Je vais aller chercher moi-même le Coordinateur, sait-on jamais que la musique ait créé quelques interférences. ᗱ˚ᗴ Expliqua l’ancienne Beauxbâtons avec un léger soupçon d’ironie.

Filant en sens inverse, elle dédaigna provisoirement les escaliers pour s’avancer vers Adrian tandis qu’une belette translucide partait vers l’intérieur du château, à l’intention du premier Auror qu’elle y trouverait. ᗱ˚ᗴ On a un Coordinateur à voir. Est-ce que tu es d’attaque ou pas ? ᗱ˚ᗴ Pas de faux-semblant, pas d’enrobage. Juste de la franchise et sa possessivité naturelle qui revenait au galop. Elle savait pertinemment que ses dons ne lui seraient d’aucun secours et violer l’intimité mentale de son meilleur ami faisait partie des principes qu’elle n’aurait de toute manière pas transgressés même si elle en avait eu l’opportunité. ᗱ˚ᗴ Regarde-moi. ᗱ˚ᗴ Le pria-t-elle en plaçant préventivement deux doigts contre le menton du jeune homme afin de tourner son visage vers elle. Elle soutiendrait son regard sans ciller dans l’attente d’une réponse. Quelle qu’elle soit.

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Dernière édition par Hester C. Drunel le Mer 29 Mai - 20:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Ven 10 Mai - 12:03


Quel visage vais-je prendre aujourd'hui ?
Le votre.


Cruz Bottero, Reese Warner,
Henry Mandrake, Cassandra Hall

Une ombre, voilà ce qu'il était. Bien que ses fonctions aient changées depuis quelques temps et qu'il soit retourné à des missions qu'on pourrait qualifier de plus générales, au fond de lui, il restait le même homme, focalisé sur un objectif à la fois... Ou sur une personne, sans qu'on le remarque. Le cas échéant, son regard vadrouillait dans la pièce, s'attardant de temps à autre sur Joshua Jones. Son ancien patron, et ami, si l'on pouvait dire. En réalité, Henry n'en avait jamais eu beaucoup. Il préférait la mention "collègue" ou simplement d'"entourage proche" plutôt que de s'employer à les mettre dans une catégorie qui, au final, comprenait trop de variables à ses yeux, ces dernières n'étant jamais toutes remplies au même moment et par la même personne. L'amitié était donc une notion bien trop compliquée pour qu'il se risqua à s'en encombrer. Sa loyauté, de plus, ne se gagnait pas par affinité... Plus par nécessité et dans de rares cas, par respect. Il respectait Joshua Jones, sa hiérarchie, aussi, et c'est pourquoi il accomplissait sa tâche sans trop de difficulté, mais à la minute où ce ne serait plus le cas, fort était à parier qu'il s'en irait l'offrir ailleurs. Ce job n'avait jamais été son premier choix. Surveiller des élèves sur une île, il était clairement sur-qualifié pour ça... Mais il l'avait fait pour Erik. Pour garder un oeil sur lui et le protéger. Il ne l'avait d'ailleurs pas encore vu arriver à la soirée, et commençait à devenir un peu nerveux. Les vacances lui avaient été bénéfiques, mais le traumatisme était encore présent, et il n'aimait pas savoir que son frère n'était pas en possession de tous ses moyens... Peut être allait-il aller voir si il le trouvait, être sûr que tout allait bien. Il se dirigeait vers la sortie quand des éclats de voix lui parvinrent. Ou plutôt, une voix, bien distincte. Un monologue décousu, et... stérile. Sûrement un ivrogne. S'avançant quelque peu, il darda son regard sur l'extérieur pour apercevoir Hester et Eterna, en grande discussion avec lui. Deux contre un. Bon... La situation semblait sous contrôle, pas besoin d'être un génie pour le savoir, question de mathématiques. Il resta tout de même dans le coin jusqu'à entendre la conclusion de l'affaire... Et cette dernière ne lui plut pas. Il soupira donc, arrivant pour entendre la dernière requête de l'intéressé : “Je n'apprécie guère les cerbères. Qu'on m'amène des gens compétents !” “Halte là, vous n'êtes pas autorisé à entrer.” Prononça-t-il simplement, un sourire aux lèvres, tendant sa paume ouverte vers l'extérieur devant lui en guise de préambule. Mais il ne l'écouta pas, et il ajouta donc, d'un ton toujours aussi tranquille : “N'approchez pas plus, s'il vous plaît.” Mais l'homme ne l'entendait pas de cette oreille puisqu'il gravit encore quelques marches. Henry descendit donc celles qui le séparait de lui, et, sans plus de sursis, arma un coup de poing aussi dissuasif que fulgurant, qui s'écrasa sans bruit sur la mâchoire du vieil illuminé. Se massant les phalanges, il haussa les épaules. “J'avais dit s'il vous plaît...”

Un rire s'éleva alors de derrière lui. Juste à côté de la porte, se tenait une jolie brune, n'ayant pas loupé une miette de la scène qui venait de se dérouler. Bras croisés sur sa poitrine, elle sortit de l'ombre, un air goguenard étirant ses traits fins, relevant la dureté de son regard. Allumant une cigarette, elle posa ses yeux clairs avant de lâcher d'un ton moralisateur : “Richard Richard Richard... Mon pauv' vieux, tu changeras jamais. Toujours à te trouver une cause perdue à défendre ! Dis moi, quand ta femme a choppé l'cancer, tu lui as dit qu't'allais péter la gueule à Dieu ? M'étonnerait pas, vu comment t'aimes jouer aux héros invincibles... Tu parles qu'ta femme ait préféré crever seule, à sa place moi aussi j'aurais préféré pas voir ta gueule avant d'mourir ! Sans parler d'écouter tes laïus chiants comme la pluie... Mais bon, l'jour où t'apprendras à la fermer, on chiera sûrement tous des arc-en-ciel.” Féline, elle croisa les jambes avec grâce, recrachant doucement la fumée entre ses fines lèvres. Ses paroles juraient tellement avec son attitude et sa plastique qu'on aurait cru que quelqu'un d'autre s'était exprimé pendant qu'elle bougeait simplement les lèvres... Mais non, c'était bien elle. Cassandra Hall. L'enfant terrible de l'île, revenue au bercail pour revoir sa jeune soeur, Sydonia, aussi psychologue de l'école. D'ailleurs, elle sortait tout juste de son bureau, où elle l'avait laissé finir ses compte-rendus de la semaine. Papillonnant des cils, elle laissa son regard glisser sur les figures présentes avant de lever son regard vers le ciel, vers lequel la fumée s'envolait en petites volutes. Un instant fascinée, elle se déconnecta de la scène, assez pour ne pas voir arriver une grande blonde à l'allure princière, dos bien droit, dans un tailleur impeccable, aux côtés d'un homme assez imposant, mal rasé, ce qui n'enlevait rien à son charme. “Restons calme.” Commença ce dernier, fixant visiblement l'Auror zélé qui avait commencé à refaire le portrait du propriétaire du camping. “Je l'avais prévenu, Cruz...” Se défendit Mandrake, et Bottero l'intima au silence d'un regard courroucé. “Parfaitement, restons calme.” Réitéra la demoiselle un peu en retrait, sortant un agenda et un stylo de la pochette qu'elle tenait sous son bras. Il s'agissait de Reese Warner, nulle autre que la secrétaire en chef de la direction, et elle avait déjà eu affaire au personnage. “Que diriez-vous d'arranger un rendez-vous pour demain, Monsieur Adamson ? Cela me semble une manière bien plus civilisée d'obtenir une entrevue avec le Coordinateur et son équipe... Dont les disponibilités doivent être arrangées.” Puis, d'une voix moins forte d'où perçait un très léger sarcasme, elle ajouta :
“En espérant que vous veillerez à ne pas le manquer, comme les douze précédents.” Cassandra pouffa discrètement avant d'écraser sa cigarette au sol. Puis, indécise, elle se mordit la lèvre, fixant tour à tour les présents. Rester profiter du spectacle ou retourner à ses occupations ? Dur choix de programme... Toutefois, elle avait hâte d'entendre la réponse du moribond. Enfin, une fois qu'il aurait repris ses esprits, et seulement si le "cerbère" ne lui avait pas causé une commotion cérébrale (ce qui, en soi, ne lui aurait pas déplu non plus).
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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Lun 27 Mai - 13:18


Bordel... C'était vraiment le bordel. Dans ma tête, mais dehors, aussi. Depuis quelques minutes, la donne avait changé. L'émulation que semblait susciter ce fichu Adamson, je ne pouvais guère l'ignorer. Pas encore. Pas alors que j'avais déjà fui mes responsabilités une fois. Ou plutôt, deux fois, aurait-on pu dire, mais après tout, il s'était agit "d'accidents", n'est-ce-pas ? La première fois étant mon couteau qui avait "glissé" sur la gorge d'une vélane, la seconde, un bref moment de perdition, la savonnette qui était tombée, ou ce que vous voulez. C'est fou comme c'était facile de s'auto-persuader. Mais et maintenant ? Pouvais-je ajouter un nouvel "accident" à ma liste ? On disait bien jamais deux sans trois... Mais les dictons, ça m'avait jamais franchement réussi. Puis il fallait tout de même avouer qu'il était plutôt compliqué de quitter accidentellement une île aussi bien protégée que l'était Nameless depuis l'attaque des loups... Sûrement signerais-je donc la fin de ma carrière, si je leur tournais le dos maintenant. Si je partais sans me retourner, sans même un regard en arrière, comme je prévoyais de le faire. Peut être même qu'ils mèneraient une enquête sur moi. On ne pouvait pas dire que cette perspective m'enchantait, pourtant, ce n'était pas comme si elle m’émouvait beaucoup, pour tout vous dire. Était-ce, au fond, d'une quelconque importance ? ...Parce que mon métier d'Auror était tout ce qu'il me restait ? Non, c'était faux. J'avais toujours mon autre carrière, celle que je menais en parallèle, et celle à laquelle je me serais probablement pleinement destinée sur mon paternel n'était pas décédé prématurément. Écrivain émérite au registre des plus belles histoires d'amour contemporaines ! Qui l'eût-cru ? Et pourtant, c'était vrai. Moi, Adrian Chrysler, sous mon nom de plume, contribuais à perpétrer le courant romantique ! C'était plutôt drôle, quand on y songeait, vu le personnage, hein...? Au moins, mon inspiration serait réelle, à présent. J'écrirais directement à l'encre de son sang, ce sang s'écoulant dans mes veines sous l'impulsion de mon coeur nouvellement brisé, au lieu de devoir la puiser chez diverses muses extérieures. Diantre, à n'en point douter, ma douleur ferait booster les ventes comme jamais... C'était mon agent qui allait être content, tiens ! Et voilà que j'avais retrouvé mon cynisme habituel. Un peu de plus que je me serais mis à rire, mais une voix me tira toutefois de mes égarements, et je tressaillis en la reconnaissant. “On a un Coordinateur à voir. Est-ce que tu es d’attaque ou pas ?” Mon sang se glaça. Hester. Je n'osais même pas me tourner vers elle. Je savais qu'à la seconde où je le ferais, mes défenses fondraient comme neige au soleil. Sentant ses doigts se poser le long de mon menton, ma mâchoire se contracta, mais je me laissais docilement faire. “Regarde-moi.” Mes yeux rencontrèrent alors les siens, mais je n'étais pas prêt. Seulement, quand le serais-je ? Sûrement jamais. C'était bien pour ça que j'avais attendu si longtemps avant d'être confronté à son regard... Ces deux opales qui lisaient en mon âme sans même qu'elle ait à user de ses talents latents. Mes iris vacillèrent un instant, et partirent chercher un nouveau point de fuite. “Non.” Répondis-je alors sans détour. Non, je n'étais pas d'attaque. Non, je ne voulais pas la regarder. Je fermai les yeux un instant, faisant craquer mon cou. Puis, finalement, après un soupir, je les rouvris, donnant un coup de pied dans un assaillant invisible. “Je n'étais pas à mon poste, Hester.” Commençais-je, marquant une pause avant de reprendre : “Ce soir là. J'étais...” Ma gorge se noua. C'était trop d'un coup. Plus que j'étais capable d'en dire. L'espace d'un instant, j'aurais souhaité qu'elle lise en moi, pour que je n'ai pas à prononcer ces mots, qui étaient si difficiles pour moi à admettre. Mais je le devais. Je le lui devais... Et je me le devais aussi, quelque part. Sinon, je ne pourrais jamais avancer. “J'étais avec un homme.” Je les avais sortis avec dédain, dans un drôle de rictus, ayant repris une partie des termes de Prudence, ces mots qui avaient meurtri mon âme, faisant vibrer mon être tout entier. Ils étaient ma corde sensible. Ma faiblesse. “Je ne suis pas celui que l'on croit.” Mon regard balaya la scène qui se jouait à présent sur les marches devant l'école. “Eterna, Cruz. Ils me prennent pour un grand séducteur, et un Auror irréprochable. Je ne suis qu'un menteur.” Doublé d'un lâche, puisque je m'en allais sans demander mon reste, aurais-je bien voulu ajouter, mais les mots restèrent bloqués dans mon gosier. Henry Mandrake venait de décocher un crochet du droit dans la mâchoire d'Adamson. La discussion s'envenimait, et le murmure devant l'entrée gonflait peu à peu. Je me tus donc soudain, mon instinct d'Auror remplaçant momentanément mon mal-être, et je levais une main pour éviter à Hester de répliquer. Elle pourrait me dire à quel point j'étais un idiot plus tard. Pour l'instant... Il y avait plus urgent. Je la pris donc par l'épaule pour la tourner vers la scène, avant d'attraper sa main pour me diriger droit vers eux, parlant en marchant : “Je crois que nous avons en effet un Coordinateur à voir. Et vite.” Si possible, avant que la soupape de sécurité ne lâche... Ce qui, à mon avis, ne tarderait pas si les choses ne se calmaient pas vites.

_________________
“Why 're we all so self-obsessed ?„
I want love, but it's impossible. A man like me, so irresponsible. A man like me is dead in places... Other men feel liberated. I can't love, shot full of holes. Don't feel nothing, I just feel cold. Don't feel nothing, just old scars, toughening up around my heart. But I want love, just a different kind, I want love won't break me down, won't brick me up, won't fence me in, I want a love, that don't mean a thing, that's the love I want, I want love.

No sweet romance, I've had enough.
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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Jeu 30 Mai - 12:51

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Leurs prunelles se battant en duel, Hester soutenait sans ciller cet océan à la surface troublée. Deux rocs qui se faisaient face, tel était le résultat lorsqu'ils se jaugeaient de la sorte mais sans doute étaient-ils respectivement à compter parmi les rares de leur entourage capables d'égratigner leur impeccable vernis d'assurance. ᗱ˚ᗴ Non. ᗱ˚ᗴ Bon. ᗱ˚ᗴ Première étape, acter. Et ne pas renchérir. Adopter la posture d'attente, la tête légèrement de biais, les yeux recherchant toujours le contact avec les siens et le laisser venir, à son aise, avant d'éventuellement relancer en cas d'écueil. ᗱ˚ᗴ Je n'étais pas à mon poste, Hester. Ce soir là. J'étais... ᗱ˚ᗴ Tu étais ? ᗱ˚ᗴ Renchérit la Picarde, plus curieuse de savoir que prête à le blâmer de s'être trouvé ailleurs. On parlait d'Adrian, après tout. Il aurait forcément une bonne raison. ᗱ˚ᗴ J'étais avec un homme. ᗱ˚ᗴ D'accord. Et ? ᗱ˚ᗴ Cash. La caféine aidant, les gants de tact s'étaient élimés plus que nécessaire et la blonde Auror dardait un regard intrigué sur le jeune homme. Parce que, qu'il soit avec un homme, certes, mais ensuite ? Avoir un imprévu pendant une ronde n'était pas inévitable et personne n'irait lui reprocher un truc pareil. Si ? ᗱ˚ᗴ Je ne suis pas celui que l'on croit. ᗱ˚ᗴ T'as d'autres pseudonymes dans ta manche ? ᗱ˚ᗴ Railla amicalement Hester, se permettant même un léger coup de coude pour accentuer sa boutade, leurs identités secrètes dans le domaine de l'écriture étant un vieux dossier entre eux. Jusqu'à ce son cerveau dopé pour rester d'attaque ne voit s'allumer une légère loupiote entre deux circonvolutions.

Le ton de sa phrase sur son "impondérable" du jour de l'attaque lui rappelait d'autres intonations. Un peu comme une réplique de film reprise, réentendue et reformulée assez de fois pour que son tempo devienne une mélodie à part entière. Vous voyez ? A la "Je suis ton père" décliné à toutes les sauces, tant et si bien que "je suis, ksh ton ksh mixeur ksh" renverrait automatiquement à Vador et pas une mauvaise pub. ᗱ˚ᗴ Eterna, Cruz. Ils me prennent pour un grand séducteur, et un Auror irréprochable. Je ne suis qu'un menteur. ᗱ˚ᗴ Cling, la mornille qui tombe. Ou, à tout le moins, le tableau qui se recompose. Son j'étais avec un homme, il avait le rythme d'un je ... j'étais avec ... quelqu'un bafouillé sous la torture par quelqu'un qui connaissait ses premiers émois et planquait comme il pouvait à ses parents l'identité de l'élu. Loin d'elle l'idée de comparer Adrian à un adolescent épris jusqu'à la moelle mais vous reconnaîtrez qu'il accouchait du problème non sans mal ; on sentait qu'on s'était passé de péridurale. Bref, toujours est-il que la Française se fit violence pour ne pas lâcher un je le savais, ça explique pourquoi tu m'as résisté ou et je le rencontre quand, vieux cachotier ? qui, bizarrement, ne lui paraissaient pas très à propos. Reprenant son sérieux après sa feinte sur les pseudonymes, Hester lui tapota l'épaule avec toute la douceur dont une Auror malmenée par son métier disposait encore. ᗱ˚ᗴ On a tous nos secrets mais ça ne fait pas de nous des mons- ... ᗱ˚ᗴ ... tres. Ca fait partie de nous, aurait-elle volontiers ajouté si Adrian ne l'avait pas priée de se taire.

Mimant un "qu'est-ce qu'il y a ?" du bout des lèvres, l'ancienne Beauxbâtons reporta son regard sur la scène en suivant l'impulsion du jeune homme. ᗱ˚ᗴ Et mer ... credi. Bande de demeurés ... ᗱ˚ᗴ Désespéra l'Auror en constatant que le petit comité propret qu'elle avait laissé en s'éloignant était devenu un vaste souk avec l'arrivée de la cavalerie. Heureusement qu'Ety était restée là-bas ... ᗱ˚ᗴ Je crois que nous avons en effet un Coordinateur à voir. Et vite. ᗱ˚ᗴ Mais ça ne te dispense pas d'une discussion avec moi, mon cher Adrian, je te connais. ᗱ˚ᗴ Rétorqua la sorcière, observant fixement son collègue, le temps d'avoir, elle l'espérait, un "oui" qui, même s'il était lâché pour qu'elle lui fiche la paix, serait son premier levier pour actionner le retrait du reste des boucliers. Et la Drunel était coriace, son meilleur ami le savait très bien.

Ses doigts toujours noués aux siens, la blonde pressa ensuite le pas, l'agacement ressenti quelques secondes plus tôt face aux escaliers et le chronomètre défilant à toute allure l'incitant à cavaler. ᗱ˚ᗴ Wow ... J'aurais presque préféré le parcours fléché "coordinateur, c'est par là". ᗱ˚ᗴ Bloqua la sorcière en arrivant dans la salle. Bondée. De gens aux costumes tous plus fantasques les uns que les autres. Su-per. Et pour peu que Kiely se soit prêté au jeu, le repérer allait être encore moins aisé. ᗱ˚ᗴ Tu le vois, toi ? ᗱ˚ᗴ Questionna Hester, scrutant l'assemblée du regard. Ca puait encore à douze kilomètres la soirée démentielle.

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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Ven 31 Mai - 19:03

Tout se passa plutôt rapidement, si bien qu’en quelques minutes, d’un tête-à-tête on passa à une part…ie fort intéressante de joute verbale et apartés à huit participants. La présence de sa vieille copine Hester avait fait du bien à Eterna. La verve de celle-ci et son sang-froid à toute épreuve étaient toujours de précieux atouts dans une partie de poker comme celle qu’elle s’apprêtait à disputer, surtout si elle ne voulait pas laisser tomber sa couverture. On pouvait maintenant juste la prendre pour la gentille bibliothécaire qu’elle était censée être, qui s’était trouvée au bon endroit au bon moment (ou au mauvais endroit ou mauvais moment, je vous en laisse les seuls juges) et se reposer sur elle pour le cas où une intervention musclée aurait été nécessaire, même si elle mourait d’envie d’en découdre elle aussi. L’apparition d’Adrian aurait pu passer inaperçue à ses yeux (honte sur elle), occupée qu’elle l’était à fixer le trouble-fête le plus connu de l’île et des environs pour s’assurer qu’il ne tente rien de stupide. Restez ici en compagnie de Mademoiselle Baskerville. Je vais aller chercher moi-même le Coordinateur, sait-on jamais que la musique ait créé quelques interférences. Eterna failli protester mais ne dit rien, se contentant de hocher la tête : Désolée, il va falloir me supporter encore un peu. « Cerbère », c’est sympa comme surnom, mais évitez de le hurler aux étudiants, je préfère encore ceux qu’on me donne actuellement. Pour en avoir la liste complète, adressez-vous à Callen Oppermann, qui vous fera une joie de vous la débiter. Soit. Elle aurait voulu faire comprendre à Hester qu’il aurait mieux valu qu’elle l’envoie elle chercher le Coordinateur, étant donné qu’elle n’était qu’une pauvre garde-livre normalement inoffensive, mais celle-ci avait déjà tourné les talons et s’entretenait avec un Adrian … pas en forme. Sourcils froncés, la jeune femme se retourna vers son « prisonnier » qui avait décidé d’être récalcitrant. Étouffant un soupir, elle fit craquer ses doigts avant de les tendre vers sa baguette mais …

Halte là, vous n'êtes pas autorisé à entrer. Voilà, écoutez le monsieur … railla la soit-disant bibliothécaire, à mi-chemin entre soulagement et frustration intense. Elle aussi voulait jouer les gros bras. Mais elle dut se contenter d’admirer la superbe droite que colla Henry au perturbateur en chef, lui envoyant un regard reconnaissant. En effet, ils n’étaient pas seuls. Cassandra, cela allait encore, mais elle ne pouvait décemment rien faire d’étrange devant Reese. Et Cruz Boterro venait de faire son apparition, donc tout était sous contrôle. Se mordant l’intérieur de la joue, l’Auror resta encore quelques secondes, juste pour s’assurer que l’on n’aurait pas besoin d’elle – mais comment cela aurait-il pu être le cas ? Reese assurait l’administratif et Cruz et Henry étaient là pour le côté « officiel » de la chose, sans compter Adrian et Hester qui rentraient pour aller chercher le Coordinateur, comme l’avait dit la Française. Vous êtes en de bonnes mains. Je vous souhaite une bonne soirée. Merci, mademoiselle Baskerville. Crispée, elle se contenta d’un bref signe de tête, qu’elle aurait normalement accompagné d’un « toujours un plaisir », mais qui n’aurait pas été de circonstances. Il était temps de traîner ses bottes et ses idées noires ailleurs. Elle eut une pensée pour la pauvre Sara qu’elle avait laissée dans la Salle de Bal et eut un pincement au cœur. Elle aurait mieux fait de s’abstenir. Quoique, si elle en profitait pour se rapprocher de son tuteur … Haussant les épaules en s’éloignant, l’Américaine opta pour un tour de reconnaissance avant. Après tout, elle pouvait aussi passer pour un membre du personnel qui avait besoin d’air, mal à l’aise dans cette foule étudiante, assaillie par ses souvenirs (elle avait été blessée, après tout) et elle pourrait ainsi effectuer une ronde ou deux autour du château. Elle avait besoin de marcher et de s’occuper l’esprit, et le travail serait sans doute le meilleur remède. Après, elle retournerait s’occuper de sa famille, quand elle aurait repris ses esprits, ce qui risquait de prendre quelques temps. Allez, par les couilles vergeturées de Merlin, un peu d’action, un rôdeur, s’il-vous-plaît… A prier trop fort, peut-être que quelqu’un l’entendrait. Peut-être.


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MessageSujet: Re: {{ Evènement : Bal de rentrée - “Puisqu'ils ont osé, j'oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j'ai promis de la dire.”   Dim 7 Juil - 23:04


On disait qu’il n’avait aucune manière, qu’il était un rustre, un lâche, un vantard, mais que dire de ces insolents, vu la façon dont ils lui répondaient ? Était-ce une façon de traiter avec un homme que de l’acculer ainsi, le moquer, et à présent... le frapper ? Ce coup là, il ne l’avait pas venir, et c’était le cas de le dire. Toute comme la rhétorique cinglante de la plus jeune soeur de la famille Hall. Il était attaqué de toutes parts, mais ne se laisserait pas atteindre pour autant, plus préoccupé par sa cause que par les remarques acides et irréfléchies de cette écervelée. Se massant la mâchoire, il eut un rictus amer, son regard passant de visage en visage avant de s’arrêter sur le sien. La brunette avait toujours cet éclat mauvais dans les yeux qui ne laissait jamais présager rien de bon, et ce moment précis ne faisait pas exception à la règle. Si ces premières remarques, bien qu’acerbes, n’avaient pas été les plus assassines, il suffisait de la regarder pour savoir qu’elles étaient loin d’être les dernières qu’elle avait envie de partager avec Richard et, à fortiori, l’assistance. “Ma soeur vous trouve des excuses. Elle dit que je “juge trop hâtivement”, que c’est mon principal défaut, que je suis quelqu’un qui a un pathologique problème de confiance, dans son jargon de psy. Moi, je pense qu’il vaut mieux s’attendre au pire pour relever que le meilleur. T’façon, le meilleur est rare.” Richard fixait Cassandra sans dire un mot, sachant pertinemment qu’elle introduisait seulement ce qui était à venir. “Dans son monde, les gens comme vous n’existent pas, c’est pour ça qu’elle ne voit rien. J’sais pas si elle vit plus heureuse, mais moi, je vois les emmerdes que vous amenez aussi facilement que si vous organisiez un feu d’artifice pour prévenir.” Relevant la tête, il la regarda allumer une nouvelle cigarette, se massant toujours la mâchoire, qui le faisait souffrir à la cadence de son rythme cardiaque.

L’Auror qui lui avait refait le portrait regardait l’échange avec un sourire amusé. Il eut un regard blasé. “Vous savez pas de quoi vous parlez” répliqua-t-il finalement, atterré. Discuter ne servait à rien, mais il décida d’essayer quand même, une dernière fois. “Personne sait de quoi je parle, personne veut écouter ce que j’ai à dire. Et si mon putain d’avenir en dépendait pas lui aussi, je serais pas là à faire face à des sous-fifres qui ne comprennent pas ce qui se passe quand on sort de leur zone habituelle de confort.” C’était comme essayer d’apprendre à un chien unijambiste (ou unipattiste ?) à faire le beau. Son discours était le même depuis bien trop longtemps pour que quiconque y fasse encore attention, ou cherche ne serait-ce qu’à le comprendre. Il savait très bien quelle réputation il traînait derrière lui, mais jusqu’au bout, il se battrait pour ses convictions, qui, au-delà de croyances purement fantaisistes, étaient fondées sur des faits réels. Protéger Nameless n’était pas comme partir à la recherche d’un soit disant sacrosaint graal. Il n’avait rien d’un fanatique. Et quiconque n’était pas capable de le comprendre en subirait les conséquences. Malheureusement... il(s) ferai(en)t  alors partie des dommages collatéraux. Richard Adamson, le fou de l’archipel aux propos exagérés, aurait alors eu raison.

Mais à quel prix ? Personne ne semblait cependant s’en soucier autre mesure. La brune jeune femme haussa les épaules avec un sourire mutin, marmonnant qu’il était définitivement sénile, et les deux Aurors le scrutaient. Mais n’était-ce pas plus pour vérifier qu’il n’allait pas entrer et continuer son esclandre plutôt que parce qu’ils méditaient activement ses paroles ? Ils décidèrent, à terme de leur prétendue réflexion, et après nombre de regards entendus, de l’escorter hors de l’enceinte de l’école. Il n’y avait pas besoin de mots, que ce soit entre les deux hommes ou entre eux et le fauteur de troubles notoire. Il ne parviendrait sans doute pas à se faire entendre pas plus qu’ils n’avaient l’intention d’accéder à sa requête. La priorité immédiate était les étudiants et la soirée en train de se dérouler, pas lui. Fallait-il réellement lutter quand la bataille semblait perdue d’avance ? C’est la conclusion à laquelle l’homme sembla arriver. Mais il s’agissait de Richard Adamson, loin d’être des plus conciliants. Il continua donc de proférer des imprécations dans sa barbe contre tous ces gens aveugles et sourds, cependant sans coup d’éclat. Peut-être que les poings de Henry étaient à remercier pour cela car il se laissa reconduire jusqu’à une distance raisonnable du château. Les deux Aurors surveillèrent sa marche, au demeurant silencieuse maintenant qu’il n’avait plus d’auditoire, jusqu’à ce qu’il soit hors de vue. Restant quelques minutes sur place pour s’assurer qu’ils ne refassent pas des siennes, ils finirent par tourner les talons. Henry partit prendre une ronde autour du château pendant que Cruz regagnait l’intérieur pour donner quelques instructions et un feedback à ses coéquipiers.

Ils auraient du se douter que cette soudain docilité n’avait rien d’innocent, et qu’Adamson n’était pas venu jusqu’ici pour entendre “non” et l’accepter comme réponse définitive. Ils auraient peut-être dû le raccompagner jusque chez lui. Mais ils n’en avaient rien fait. Si bien que, quelques minutes après que l’Auror Mandrake ait tourné à l’angle du château, la haute stature du gérant du camping se profila devant la porte d’entrée. Il avait tout de même retenu une leçon : mieux valait rester silencieux jusqu’à ce qu’il soit certain d’être entendu. Ce fut donc, pour une fois, en toute discrétion qu’il fit son retour et cette fois, il put passer entre les murs du château. Seulement, c’était sans compter sur une intervention des plus surprises. Richard observa, non loin de lui, des rais de lumières traverser le hall pour atterrir sur une cible mouvante qu’il ne pouvait, de là où il était, clairement identifier. Par réflexe, il se réfugia dans une alcôve tandis que deux silhouettes passaient en courant devant lui. Il ne prit pas le temps de chercher à les reconnaître, il voulait simplement rejoindre la salle où les festivités continuaient comme si de rien n’était. Quelle ne fut donc pas (de nouveau) sa surprise lorsque, quelques instants plus tard, il entendit un fracas de verre à l’intérieur de la salle, puis un cri de femme suivit. La panique, ensuite. Un silence pesant s’était installé le temps de quelques instants à l’intérieur, et il profita de l’occasion pour pousser la lourde porte d’entrée.

A l’intérieur, le chaos. Les adultes commençaient à donner des ordres, les étudiants à grouiller de tous les côtés, à chercher à quitter la salle. Le brouhaha se faisait de plus en plus intense, et il ne put s’empêcher de repérer un attroupement près de la haute fenêtre brisée. Plus personne ne le retenait, plus personne ne le calculait. Ce qui se passait devait être grave, ou en tout cas suffisamment important pour que personne ne lui adresse un seul regard assassin, auxquels il était pourtant habitué. Avançant, fendant la foule d’un pas pressé, Richard se dirigea vers l’attroupement qui semblait être l’attraction du moment, ignorant les professeurs et autres responsables qui criaient des consignes aux plus jeunes. Sans trop de difficultés, il finit par se retrouver face à un homme agenouillé à l’air aussi béat qu’hagard. Après un instant de réflexion, il fut capable d’associer un nom à ce visage meurtri. “Gregori Di Marco...” se souffla-t-il à lui-même en reconnaissant le politicien déchu. Puis, ses yeux dérivèrent sur la seconde forme qui recevait le plus d’attention. Celui dont on dit, quelques secondes plus tard, qu’il était mort. Alors que la médicomage s’écartait, enfin voir de qui il s’agissait. Alors, il vacilla, avant de tourner lentement vers Greg un visage profondément bouleversé. Le lycan était là, sans vie. “Que lui as-tu fait...? C’est toi qui lui a fait ça ? Qui lui a fait ça ? C’EST TOI ? T’AS TUE MON AMI ?” Il s’approcha pour l’empoigner par le col, mais fut arrêté, retenu par le bras par Chrysler, alors que Drunel se plaçait entre lui et Di Marco. Ces putains d’Aurors lui gâchaient définitivement l’existence. Ils l’avaient juste laissé tranquille le temps de constater la mort de son ami... Mais il n’aurait pas le droit à des explications. On le reconduisit à l’extérieur - il allait finir par avoir une escorte désignée - et c’est seulement le choc qui l’empêcha de protester. C’était bien la première fois que Richard Adamson ne savait plus que dire. Muet de rage. Transi de chagrin. Mûrissant, déjà, sa vengeance.
- END -


    HRP ;; Merci à vous d'avoir participé, c'est ici que s'achève cette animation. Vous pouvez réagir si vous le souhaitez à ce post dans le sujet principal jusqu'au 14 juillet.

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