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 Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager

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Beauxbâtons

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MessageSujet: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Sam 6 Avr - 9:26

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Deuxième moitié de Septembre
Intrigue en cours : Bal de rentrée
Protagonistes : Meleager Baskerville & Arsène Vonderberg
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Nope


« And there is silence
And you know that it means
That there is violence
That is better unseen »


Un passe, deux passes, trois passes... Vingt, trente, quarante... Gauche droite, gauche gauche, droite, gauche, droite, gauche, coup de pied latéral... Un vertige. Se sentant partir en arrière après son dernier coup Arsène bascula son poids vers l'avant, se rattrapant ainsi au sac de sable sur l'avant-bras, essoufflé. Des tâches blanches dansant devant ses yeux, haletant, Arsène resta un moment contre le cuir, jetant un long regard à son « ennemi », plus coriace que d'habitude, contre qui il se reposait à présent. Il s'était fatigué très vite. Il avait brûlé toutes ses forces bêtement, libérant toute sa colère d'entrée de jeu, sans même s'échauffer, donnant des coups rapides, désordonnés, ne prenant pas la peine de prendre sa respiration correctement... Il n'avait pas non plus apporté sa bouteille d'eau et la brûlure de sa gorge le lui faisait maintenant passablement regretter. Bras endoloris entourant son punching-ball, tête chue contre le cuir, sa cage thoracique se soulevant frénétiquement alors que sa trachée aspirait l'oxygène goulûment, il se sentait soudain vidé de toute énergie. Son dos s'était même mis à trembler, signe que son corps lui disait merde, à présent, et il se laissa tomber au sol, s'étalant sur le tapis sans chercher à amortir sa chute. Il n'avait même plus la force de rester sur ses jambes. Il n'avait presque plus la force de penser non plus. Juste assez, cependant, pour que des larmes d'énervement lui montent aux yeux en repensant à la cause de sa présence ici. Repliant son avant-bras sur son visage, il resta ainsi un moment, tâchant de récupérer un peu après avoir été ainsi au bord de l'apoplexie et du malaise. Ce bref moment suffit à faire revenir à son esprit la raison de son besoin si impérieux de sa défouler, et ses mâchoires se contractèrent malgré lui.

Ce qu'il avait été con, bon sang. Il était tombé amoureux, lui qui s'était promis de ne jamais s'attacher à personne. Et maintenant... Maintenant, il n'allait plus en rester grand chose. Pas autre chose que de la haine, même si Arsène ne détestait personne. Il détestait Meleager, à ce instant... Car il en était toujours profondément et indubitablement fou amoureux, malgré ce à quoi il venait d'assister. Ashley. Tout de suite il avait eu problème avec ce type. Pourtant, il n'était pas le genre à faire d'histoire sans raison... Mais dès l'instant où il avait fait sa connaissance, ça n'avait pas collé. Pourtant, quelque part, on aurait cru qu'ils pourraient s'entendre, avec leur passion commune pour le Duel, et leurs caractères pas si différents... Et bien non. Ça n'avait pas du tout collé, bien au contraire. De suite, on avait pu sentir une forme d'antipathie naître entre les deux hommes, malgré leurs efforts pour le cacher, et cela n'était pas allé en s'améliorant... Mais jamais Arsène n'aurait pensé que son ressentiment envers le jeune homme atteindrait un tel paroxysme. Il n'avait, certes, jamais eu aucune confiance en ce mec, mais en Mel... Il avait été complètement aveugle. Sa foi en lui était totale. Et voilà qu'il le trouvait en train de caresser le bras de ce … ce... Bordel. Et seul Dieu savait ce qui avait dû se passer après, lui ayant préféré ne pas rester pour ne pas le savoir. Non mais... Comment avait-il pu lui faire ça ? Ils s'aimaient, non ? Tout cet été passé dans les bras l'un de l'autre, cela ne signifiait-il donc rien ? Toutes ces paroles échangées, ses promesses faîtes, et cette rencontre avec sa famille... C'était sérieux, putain. Arsène avait mis de côté toutes ses peurs pour ça, pour être avec Mel', même si ils n'auraient jamais dû se fréquenter en tout premier lieu. Il avait tout misé sur cette histoire... Et elle allait finir exactement comme il l'avait redouté. Dans la douleur du mensonge, et le retour abrupt au réel.

Se relevant d'un coup malgré la douleur que cette action réveilla dans ses muscles, le Beauxbâtons se mit sur ses pieds. Il ne fit aucun cas du vertige qui le secoua légèrement et sortit en trombe de la salle de sport pour s'en aller d'un pas rapide en direction de la salle qu'il connaissait sûrement le mieux dans tout le château. Sans frapper, il s'engouffra à l'intérieur... Pour ne se retrouver que face à une salle complètement vide. Se retenant de frapper dans quelque chose, il se mordit le poing avant de sortir en trombe en claquant la porte derrière lui. Et c'est là qu'il le vit. En train d'arriver vers lui. Son expression s'assombrit face au sourire qu'affichait son... son... Le maître des potions, quoi.

« Professeur Baskerville, je vous cherchais. »

Ses dents étaient serrées, ses lèvres tremblantes. Il n'était même plus capable de penser à lui dans son esprit comme à l'homme de sa vie. Cela lui semblait tellement stupide, soudain, que rien que le fait de laisser cette pensée lui apparaître le rendait amer. Il le poussa de nouveau dans son bureau, qu'il venait de quitter, sans même vérifier que quelqu'un ne s'y trouvait pas déjà - du genre, Ashley, à tout hasard - et ferma la porte du pied derrière lui une fois qu'ils furent tout deux dedans. A présent, il le fixait sans un mot. Il ne savait pas quoi dire, en réalité. Il n'y avait pas réfléchi. Il avait juste envie de... Et bien, de ça. D'un coup, sa main partit, claquant sur la joue de Meleager avec force. Il avait tout de même retenu un peu sa main, comme s'il ne pouvait pas complètement se résoudre à lui faire mal. Il ne pouvait pas. Parce qu'il n'était pas comme ça. Ça ne lui ressemblait pas. Sa foutue sollicitude, comme toujours, sa putain de gentillesse. Il se sentait vraiment con. Il se mordit la lèvre en se reculant contre la porte. Son regard le défiait d'oser parler, dire quelque chose, n'importe quoi, car à cet instant, il refusait de s'expliquer. Il n'en était pas capable. Il était bien trop énervé, bien trop... Déçu. Et il n'était même pas sûr de vouloir entendre ce que Meleager pouvait avoir à dire, en réalité... S'il s'était écouté, il aurait tout simplement tourné les talons maintenant pour partir sans se retourner. Mais il restait là. A regarder l'homme qu'il aimait. Il lui laissait une chance... Car il n'était pas sûr de pouvoir se résoudre à ne plus jamais le revoir, même s'il lui en voulait plus qu'il n'en avait jusqu'alors voulu à quiconque sur cette planète.

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Dernière édition par Arsène J. Vonderberg le Sam 15 Juin - 13:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Dim 7 Avr - 14:13


Lorsqu’il vit Arsène dans le couloir, il sourit… Oui, malgré tout, il souriait, parce qu’il n’avait pas envie qu’on puisse deviner la tristesse derrière le voile amusé de ses yeux. Parce qu’il savait que s’il cessait de le faire, il se mettrait encore en colère. Parce qu’il savait que sans ce sourire, il ne réussirait pas à le croiser sans vouloir demander des explications d’une manière qui lui déplairait probablement. Oui, au fond de lui, Mel était persuadé qu’ils ne feraient que se croiser. Il ne voulait pas discuter avec lui maintenant. Ni même dans deux jours ou dans une éternité. Il ne voulait pas parler. S’ils ne parlaient pas, il ne pourrait pas lui dire que c’était fini et qu’il avait envie d’être avec Marcus. C’était bien de ça dont il était question. Ce petit con de Durmstrang qui était en train de lui voler son petit ami, celui qu’il aimait. Celui qu’il avait présenté à sa sœur en dépit des risques. Bien sûr, au lieu de réagir d’une façon mature et respectable, comme aurait fait n’importe quelle personne censée, le professeur avait discuté de façon… ambigüe avec son ancien ami, Ashley. Bien sûr que Arsène l’avait vu. Il avait fait en sorte qu’il le voit. Pour qu’il comprenne que si lui passait du bon temps avec un autre, ce n’était pas dur pour lui d’en faire de même. Certes, c’était faux, mais le sale môme Baskerville se sentait très fier de faire semblant d’être heureux avec un autre lui aussi. Une petite victoire face au gouffre né dans son cœur. Un peu de terre pour essayer de le boucher, même s’il savait que c’était peine perdue. Professeur Baskerville, je vous cherchais. Non… Non, il ne pouvait pas le chercher. Ils ne pouvaient pas discuter, Arsène n’avait pas le droit de rompre avec lui.

Cependant il n’avait pas vraiment le choix. La pression que lui imposa Arsène le fit entrer dans son bureau, dans lequel il rentra à son tour et referma la porte derrière lui. Ils étaient seuls maintenant, il n’avait aucune échappatoire, sauf celle peut être, de s’enfuir par la fenêtre. Ce n’était que le premier étage après tout. Ca devait bien se faire sans trop de bobos non ? Ah non, c'est vrai, il n'était pas dans son appartement, mais bien dans son bureau, au quatrième étage... Oui plus de bobos, mais est ce que le risque n'étaient pas une meilleure alternative? Meleager s’était tellement perdu dans ses pensées stupides, qu’il ne vit pas le jeune homme avancer vers lui, pas plus qu’il ne remarqua l’amorce de son geste pour le baffer. Non. Il était encore en train de penser à son évasion lorsque la main de son amant s’écrasa sur sa joue. Sous la force du geste, il sentit son cou se tordre légèrement et il détourna tout son visage. Choqué, toutes ses pensées s’arrêtèrent net, alors que les larmes naissaient dans son regard. Il se força à respirer fort, afin de les chasser et cligna des yeux plusieurs fois. Sa tête resta penchée pendant plusieurs minutes, alors que le silence se battait avec le tic tac d’une montre. Enfin, Baskerville releva la tête pour planter son regard dans celui d’Arsène. T’es gonflé ! C’était sorti tout seul. Il avait pourtant décidé de conserver le silence, comme lui, de le défier du regard, jusqu’à ce qu’il craque et quitte la pièce, toujours sans le quitter. Bien sûr, rien ne s’était passé comme il l’avait voulu. Non, il avait simplement lâché cette phrase de merde, avant de ramener sa main sur sa joue, comme pour vérifier qu’il n’y avait pas de bosses.

Le silence avait repris ses droits dans la pièce, tout comme le tic tac, qui énerva soudain le professeur. Il attrapa sa montre à son poignet et la balança soudain dans la pièce, pour qu’elle s’écrase contre un mur plus loin. Il était en colère, peut être autant qu’il était triste, ce qui n’était pas peu dire. Finalement, il prit une décision. Il fallait qu’il parle. Ils ne pouvaient pas rester l’un en face de l’autre, comme ça, à ne rien dire. Alors, c’est devenu l’une de tes habitudes d’entraîner tes amants dans des pièces sombres comme ça, sans qu’ils aient leur mot à dire ? Oui, on pouvait dire qu’il faisait sa tête à claques, comme pour en recevoir encore et encore. C’est ça que tu veux faire maintenant ? Du sexe violent ? J’suis pas contre, mais tu aurais pu me prévenir avant. Ca fait super mal ces baffes, surtout quand tu sais pas ! Bon très bien lançons un vote ! Qui trouve Baskerville débile ?
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Beauxbâtons

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MessageSujet: Re: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Dim 7 Avr - 16:00


La culpabilité avait essayé de s'infiltrer par ses pores, alors que l'expression d'abord souriante de son amant s'était transformée en un mélange indistinct entre la surprise et l'agacement. Mais plus encore, c'était ses yeux qui lui avaient soudain semblé humides qui avaient manqué de faire vaciller la détermination du brun et s'il n'était pas retourné contre la porte, sûrement qu'il n'aurait pas tenu sur ses jambes... Mais il s'était repris. Il s'était forcé à garder le menton droit et le regard rivé dans le sien, sans faillir, sans flancher, quand bien même cela lui coûtait. Quelque part, il aurait pourtant tout donné pour s'excuser et aller se blottir dans l'espace de ses bras, à cet instant, mais ce n'était plus possible. Meleager avait brisé ça. Et le seul moyen qu'il avait maintenant de le toucher était de le frapper, tout bonnement. C'était sûrement la même conclusion à laquelle Mel en était arrivé puisqu'il se débarrassa soudain de sa montre, qu'il jeta contre le mur du fond où elle s'écrasa. Arsène se retint de sursauter. Sûrement l'avait-il enlevé pour ne pas le blesser, quand il lui rendrait son coup. Mais le mal était déjà fait, de toute façon, pensait amèrement le Beauxbâtons, et la morsure du métal n'était que peu de choses à côté de la lacération béante dans sa poitrine... Et puis, de toute manière, il était habitué aux coups. Depuis son plus jeune âge... Jusqu'à son dernier combat de boxe. Et si se battre avec Meleager était la seule alternative qui leur restait avant la distance et le silence, alors... Et bien, qu'il en soit ainsi. Arsène était prêt. Il l'attendait. Il parerait... Ou peut être même pas. Après tout, quelque part, il avait bien mérité qu'il le frappe en retour. Mais le professeur ne bougea pas... Il garda ses distances, et la seule chose qu'il lui renvoya fut un « T’es gonflé ! » trop spontané pour avoir été réfléchi. Puis, il se tut, certainement conscient lui aussi qu'une discussion n'amènerait rien de bon... Et qu'il valait peut être mieux en rester là. Le silence aurait même pu commencer dès maintenant, mais l'ancien champion de Quidditch finit par ouvrir la bouche :

« Alors, c’est devenu l’une de tes habitudes d’entraîner tes amants dans des pièces sombres comme ça, sans qu’ils aient leur mot à dire ? C’est ça que tu veux faire maintenant ? Du sexe violent ? J’suis pas contre, mais tu aurais pu me prévenir avant. Ça fait super mal ces baffes, surtout quand tu sais pas ! »

Le boxeur resta bouche-bée un instant avant de froncer les sourcils. Non mais... Il se foutait de lui là ou quoi ? Le sang lui fouetta les tempes alors que son expression s'assombrissait. C'était quoi son petit jeu là ? Inverser les rôles ? Lui faire porter le chapeau de sa propre infidélité pour l'éloigner du vrai problème ? Comme si il se serait permis une telle chose avec lui... Comme si il avait eu beaucoup d'amants dans sa vie, en plus... Et comme si Meleager ne savait pas à quel point les valeurs comme l'honnêteté et la fidélité étaient très importantes pour le franco-russe, au point qu'il aurait préféré ne pas s'engager avec lui pour n'avoir à mentir à personne. Il avait fait des compromis avec sa propre conscience juste parce qu'il l'aimait, qu'il voulait être avec lui... Et qu'il aurait fait presque n'importe quoi pour protéger ce qu'il y avait entre eux.

« Du sexe violent...? Tu crois que si je suis là, et si je t'ai frappé... C'est pour pimenter notre vie couple ?! » Articula-t-il froidement, appuyant sur les derniers mots qui sonnaient, actuellement, atrocement faux à ses oreilles. « Non mais j'y crois pas, j'ai l'impression d'avoir atterri dans un mauvais soap là... »

Un rire jaune, profondément atterré, dépassa les lèvres du jeune homme. Vissant un poing sur ses hanches alors que son autre main rejoignait son front pour l'encadrer, il fixait à présent le mur, secouant la tête. Cette situation était irréelle, ce n'était pas possible... Et pourtant. Il savait bien ce qu'il avait vu. Et ce n'était pas en faisant l'abruti que Meleager allait le lui faire oublier.

« Il est pas caché dans le placard, au moins... » Finit par s'enquérir Arsène, un air sarcastique ne lui ressemblant pas du tout sur ses traits fins. « Car je suis plus à ça près là. »

Et il s'approcha du dit-meuble, plus par acquis de conscience et simple provocation que par réelle conviction. La situation était tellement surréaliste alors, au point où il en était... Autant pousser la théâtralité jusqu'au bout, puisque c'était ce que Mel semblait avoir décidé plutôt que de se conduire correctement, en adulte, et de lui expliquer sa conduite. Il ouvrit donc ce dernier, évidemment vide, et se retourna pour hausser les épaules.

« Tu me diras, Môssieur est tellement doué et intelligent qu'il pourrait très bien se trouver sous mon nez que je ne le verrais même pas. Après tout, exploiter son environnement, c'est son truc, hein. Il pourrait bien s'être transformé en armoire. Ou la pile de copie, là, tiens. » Joignant le geste à la parole, Arsène donna un violent coup de bras sur ses dernières qui s'envolèrent en une pluie éparse avant de recouvrir le sol du bureau. « Voir même cette statuette, là. Ou cette lampe. »

Les deux rejoignirent bientôt le sol également alors qu'Arsène contournait le bureau, et se trouvait à présent derrière. Posant son dos contre une étagère, il ouvrit les bras :

« J'pourrais continuer comme ça longtemps. » Termina-t-il sobrement avant de recroiser ses bras sur sa poitrine.

Oui, il perdait un peu les pédales, mais ce n'était pas sa faute, non plus, si Meleager l'entraînait sur cette pente, avec son attitude de sale môme à la noix. Lui aussi pouvait lui montrer combien il pouvait se révéler stupide, quand on l'y poussait. Pas de problème, il relevait le défi.

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MessageSujet: Re: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Dim 7 Avr - 17:22


En ayant terminé de parler, il sut qu’il avait été trop loin. Il sut qu’il avait raconté beaucoup trop de merdes. Mais encore une fois, c’était soit ça, soit éclater en sanglots ou quelque chose d’encore pire, et pour la fierté, et pour leur relation. Il préférait se comporter en vrai petit con, pour ne pas avoir à assumer tout ce qu’il se passait. C’était très mauvais, mais il ne savait rien faire d’autre. Peut être était-ce sa malédiction. Il avait toujours tout eu plutôt facilement, sauf l’amour, le vrai. Peut être était il condamné à ne jamais le trouver. Ou plutôt si, le trouver, pour toujours le perdre. Du sexe violent...? Tu crois que si je suis là, et si je t'ai frappé... C'est pour pimenter notre vie couple ?! Non mais j'y crois pas, j'ai l'impression d'avoir atterri dans un mauvais soap là... Il s’énervait, bien sûr. Ca ne pouvait pas être autrement. Il ne pouvait pas rester calme, avec le nombre de conneries qu’il débitait. En son for intérieur, Mel savait qu’il ne devait pas réagir à ça. Il savait qu’il devait faire profil bas, attendre que la tempête passe et ensuite se transformer en carpette pour essayer de le récupérer. Il n’avait rien d’autre en tête de raisonnable. Mais bien sûr, cet adjectif ne qualifiait pas le jeune professeur. Idiot, provocateur, insolent, voire même horrible, mais pas raisonnable. Alors qu’il allait lui répondre encore une connerie plus grosse que lui, il referma la bouche, lorsque le rire jaune de son amant envahi la pièce. Bon sang ! A quoi était-il en train de jouer ? Ils étaient en train de se faire du mal, tous les deux, et ce n’est pas comme ça qu’ils devraient faire. Fort de cette constatation, il s’apprêtait à expliquer ce qu’il avait sur le cœur.

Cependant il n’en fit rien, se contentant d’observer Arsène sortir une théorie complètement fumeuse. Il est pas caché dans le placard, au moins... Car je suis plus à ça près là. Quoi ? Mais qui ? Mais non… Y’a personne dans le placard ! Mel avait répondu immédiatement, comme pour tenter de désamorcer la bombe qu’il avait lui-même déposé. Cependant bien sûr, Arsène ne le crut pas et se dirigea tout de même vers le placard. Il soupira largement, alors que l’homme de sa vie continuait de divaguer doucement. « Tu me diras, Môssieur est tellement doué et intelligent qu'il pourrait très bien se trouver sous mon nez que je ne le verrais même pas. Après tout, exploiter son environnement, c'est son truc, hein. Il pourrait bien s'être transformé en armoire. Ou la pile de copie, là, tiens. Voir même cette statuette, là. Ou cette lampe. » Meleager regard les objets finir au sol les uns après les autres et il sentit ses lèvres trembler doucement. En réagissant ainsi, Arsène lui faisait un mal de chien. Certes, il l’avait peut être vraiment mérité, pour autant, il n’aimait pas ça. Aussi après s’être mordu la lèvre jusqu’au sang, il lâcha ! De quoi tu parles hein ? Il sentit le sang couler doucement sur son menton et il l’essuya d’un air rageur alors qu’il reprenait. J'pourrais continuer comme ça longtemps. Tu peux continuer quoi ? Te faire passer pour une victime ! Soit ! Vas y ! Si ça peut te faire te sentir mieux ! Encore une fois, il laissait ses propos dépasser ses pensées et il se mordit de nouveau la lèvre, s’arrachant un petit cri de douleur…

Par les mille putains de Merlin ! Il se recula à son tour, à deux doigts de prendre la fuite, mais finalement s’avança de nouveau, posant ses mains sur le bureau et le regardant avec une attention toute particulière. Je veux pas parler ! Si on parle, on va se dire des choses qui vont nous faire du mal. Et après, on se séparera ! Et je veux pas ! Oui, il avait l’air d’un gamin capricieux, mais c’était la vérité… Et tu sais, j’espérais vraiment que tu sois là pour du sexe sadique… Ca me ferait moins mal ! Hop ! On continue dans la lignée j’dis des trucs débiles and alors ?
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MessageSujet: Re: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Sam 15 Juin - 14:25


Arsène ne savait plus très bien où il en était, et à quoi rimait cette entrevue. D'abord, parce qu'on ne commençait généralement pas une discussion par une claque, ça ne pouvait jamais bien finir. Ensuite, parce qu'il avait comme l'impression que quelque chose ne tournait pas rond. Ce n'était pas comme ça que cela aurait dû se passer. Meleager aurait dû avoir l'air un minimum surpris, comme pris sur le fait. Mais il agissait comme s'il y avait autre chose, une variable qui lui échappait. Oui, quelque part, sûrement aurait-il dû se rendre compte de ce qui se tramait, comprendre que quelque chose n'allait définitivement pas, mais la colère lui brouillait l'esprit, et il n'arrivait pas à poser ses pensées. Là, de suite, il se serait écouté qu'il aurait probablement saccagé le bureau tout entier. Car Meleager ne l'aidait pas, mais alors, pas - du - tout à retrouver son calme légendaire. Au contraire, on aurait dit qu'il l'encourageait à exploser, d'abord en jouant les idiots, ensuite en décidant de lui dire probablement la seule chose qui pouvait réellement lui faire réellement mal.

« Tu peux continuer quoi ? Te faire passer pour une victime ! Soit ! Vas y ! Si ça peut te faire te sentir mieux ! »
« Tu... ne viens pas de dire ça. » S'entendit-il murmurer d'un ton blanc.

Une victime... L'étudiant se mordit la lèvre à son tour, non par mimétisme, mais pour ne pas se mettre à hurler, se contentant de bloquer un instant, rivant son regard dans celui du professeur. Avait-il la moindre idée de ce que cette supposition pouvait représenter pour Arsène ? Lui qui, toute sa vie ou presque, justement... En avait réellement été une. Fallait-il qu'il lui rappelle les cicatrices sur ses bras, et dans son dos ? Une goutte de sueur perla le long de son échine à cette pensée.

« Par les mille putains de Merlin ! Je veux pas parler ! Si on parle, on va se dire des choses qui vont nous faire du mal. Et après, on se séparera ! Et je veux pas ! Et tu sais, j’espérais vraiment que tu sois là pour du sexe sadique… Ça me ferait moins mal ! »

Arsène aurait pu trouver cela drôle, mais il avait perdu tout sens de l'humour - enfin, le peu qu'il en avait jusqu'alors, quoi. L'attitude de Meleager ne le faisait définitivement plus rire. Soudain, il se sentait presque vidé, et il n'avait plus qu'une envie, en finir avec tout ça, pour aller se réfugier sous sa couette et ne plus jamais en sortir. Oui, lui aussi, au fond, se sentait comme un gamin. Cette discussion sérieuse le terrifiait... Mais puisque son amant, ex-amant, appelez-le comme vous voudrez, ne semblait pas être capable de réagir en homme, quelqu'un devait bien le faire.

« Et tu crois que ça me fait plaisir, peut être, d'en être arrivé là ? Je comprends même pas pourquoi c'est arrivé. Je pensais... Qu'on était différent. Qu'on avait... Quelque chose de plus. » "Quelque chose" dont il n'arrivait même plus à prononcer le nom tellement cela lui déchirait les entrailles, qui s'écrivait en 5 lettres, et qui, généralement, était plus fort que tout. « Je sais que je ne suis pas... Je veux dire, soyons sérieux, regarde toi ! Tu es... T'es parfait. Et moi, je suis... Juste moi. Quelque part, c'est logique. J'aurais dû m'y attendre. J'ai toujours pensé que je ne méritais pas de vivre une vraie histoire. Il m'aura juste fallu finir par en souffrir vraiment pour me rendre compte que c'était la vérité. Oui, t'as peut être raison, finalement : je suis bien une victime. Je n'aurais juste jamais pensé que ça puisse être toi... Mon bourreau. »

Voilà, tout était dit. A cet instant, il aurait eu envie de se recroqueviller en boule sous le bureau et de pleurer, mais il résista à cet instinct archaïque. Il resta bien droit sur ses jambes, serrant ses bras autour de son torse, laissant un silence passer alors qu'il ne décrochait pas ses prunelles de celles si claires, si limpides, et si belles, de Meleager. Puis, c'en fut trop pour lui. Il passa en trombe de l'autre côté du bureau, le plus loin possible de Baskerville, se contentant d'asséner une dernière parole dans sa fuite :

« J'espère que vous serez heureux. »

Sa vue se brouilla, mais cela n'avait pas d'importance. Dès l'instant où sa main serait sur la poignée, il serait dehors, et il ne regarderait plus jamais en arrière. Il ne blâmerait même pas Meleager. Car au fond, c'était sûrement sa faute. Il n'aurait jamais dû se laisser illusionner comme il l'avait fait. Il n'était pas fait pour ça. Il n'était simplement pas capable de gérer une histoire comme celle là, voilà tout.

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MessageSujet: Re: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Sam 15 Juin - 15:17


Tu... ne viens pas de dire ça. Avant qu’il ne réponde, non, il n’avait pas fait attention à ce qu’il venait de dire. Mais maintenant… Il ouvrit de grands yeux épouvantés, parce qu’il savait que Arsène avait vécu beaucoup de choses dans sa vie. Des choses horribles et il savait aussi que les quelques mots qu’il venait de prononcer devait être horribles à entendre. Il voulait s’excuser, malgré tout, sa voix ne voulait pas sortir. Du moins, pas pour retrouver un discours sensé et compatissant. Non, il préférait lancer ce qui lui pesait sur le cœur. Il ne pouvait, ni ne voulait se séparer d’Arsène. C’était une personne qui avait su se frayer un chemin dans son cœur et il était hors de question qu’il le lâche. Et tu crois que ça me fait plaisir, peut être, d'en être arrivé là ? Je comprends même pas pourquoi c'est arrivé. Je pensais... Qu'on était différent. Qu'on avait... Quelque chose de plus. De nouveau, Baskerville fronça les sourcils et détourna les yeux. Il avait l’impression que son regard le dévorait et il n’aimait pas ça… Alors il se contenta de répondre doucement, amer. Et moi donc… Après tout, ce n’était pas lui qui s’était enfermé dans une pièce, seul, avec un autre mec. Un mec dont il était jaloux depuis la rentrée. Un mec qu’il détestait et que son amoureux semblait adoré. Bref, ce n’était pas lui le fautif. Du moins pas entièrement.

Je sais que je ne suis pas... Je veux dire, soyons sérieux, regarde toi ! Tu es... T'es parfait. Et moi, je suis... Juste moi. Quelque part, c'est logique. J'aurais dû m'y attendre. De quoi est ce qu’il parlait ? Meleager essayait de comprendre son raisonnement, mais encore une fois, il lui échappait totalement. Il aurait d’ailleurs voulu répondre quelque chose, mais il ne pouvait pas. Arsène ne semblait pas avoir terminé de parler alors il ne couperait pas. Il l’écouterait jusqu’au bout. Il lui devait bien ça de toute façon. J'ai toujours pensé que je ne méritais pas de vivre une vraie histoire. Il m'aura juste fallu finir par en souffrir vraiment pour me rendre compte que c'était la vérité. Oui, t'as peut être raison, finalement : je suis bien une victime. Je n'aurais juste jamais pensé que ça puisse être toi... Mon bourreau. Ton bourreau… murmura t’il, en écho… Il ne s’était jamais vu comme ça. Il avait toujours cru que l’étudiant était heureux avec lui. Mais au final, ne venait il pas de dire que ce n’était pas ça. Qu’il l’avait juste torturé ? Le jeune brun avait l’impression que son cœur explosait dans sa poitrine. Il ne supportait pas l’idée de lui faire du mal. Pourtant, il aurait du s’en douter. Son attitude avec Ashley n’avait pas été mature et il aurait du aller lui parler avant, plutôt que de réagir comme un enfant. Mais il l’avait fait, encore une fois et maintenant, d’apprendre sa comparaison était juste… Horrible. Et il avait envie de vomir. T’es juste un idiot. Et moi aussi. On est juste des idiots. Toi. Et moi ! Et toi et moi, on est des idiots qui doivent être ensembles. Tu sais que j’ai… J'espère que vous serez heureux. Le professeur se rendit compte qu’il avait parlé à voix très basse et surtout qu’il n’avait plus vraiment fait attention à la position de son amant dans la pièce. Il était en train de partir et s’il ne réagissait pas dans la seconde, il allait le perdre et probablement à tout jamais.

Aussi vite que possible, il contourna à son tour le bureau et le rejoint devant la porte. Il posa sa main à plat dessus, pour l’empêcher de s’enfuir et murmura, en détachant bien les syllabes. Le jeune homme voulait être sûr de bien comprendre ce que son chéri venait juste de dire. Qu’on soit heureux ? Qui hein ? Avec qui d’autre veux tu que je sois heureux ? C’est toi qui ne m’aime plus. Je t’ai vu… Tu sais. Je t’ai vu. J’ai juste… fait la même chose. C’était sorti. Voilà, il avait enfin dit ce qu’il avait réellement fait avec Ashley. C'est-à-dire absolument rien. Il fronça les sourcils soudain, se rendant compte que ce n’était pas clair… Enfin non. J’ai pas fait la même chose. Moi j’ai rien fait. J’t’ai juste fait croire que si… Il baissa les yeux finalement. Parce qu’il ne pouvait pas supporter son regard. Parce qu’il avait envie de lui sauter dessus pour l’embrasser. Parce qu’il mourrait d’envie de le serrer contre lui pour ne plus jamais le lâcher. Parce qu’Arsène était à lui, qu’il ne pouvait pas se passer de lui. Et que cette discussion le tuait. Je t’aime tu sais… Du plus profond de mon âme et de mon cœur. Enfin il releva les yeux, pour essayer d’attraper son regard. Le professeur leva sa main libre, pour venir la poser sur sa joue, qu’il caressa avec le plus de douceur possible. Je m’en fiche tu sais. Que tu ais une aventure. Mais j’aimerais que tu arrêtes et que tu me reviennes entièrement. Pyotrov, c’est pas un mec pour toi. Je sais que je te fais du mal parfois, mais c’est moi, qui suis pour toi. Ca, il le croyait dur comme fer. Et il n’allait pas abandonner sans se battre. Il avait essayé de le faire, avec cette mascarade qu’il avait monté avec Ashley, mais c’était beaucoup trop difficile pour lui. Arsène était l’homme de sa vie et il comptait bien tout faire maintenant, afin de le récupérer. Moi ! Et aucun autre ! Et tant pis si pour ça, il devait ramper pour son pardon, alors qu’il n’était même pas en faute. Le fait que toute cette histoire ne soit qu’un énorme malentendu ne lui effleurait même pas l’esprit d’ailleurs. D’une voix plus forte qu’auparavant, il reprit son discours sur les idiots, mais cette fois, Arsène l’entendrait et cette fois aussi, il pourrait finir sa phrase. T’es juste un idiot. Et moi aussi. On est juste des idiots. Toi. Et moi ! Et toi et moi, on est des idiots qui doivent être ensembles. Tu sais que j’ai jamais eu des sentiments comme ça pour personne. Alors je t’en prie… Ne me quitte pas.
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MessageSujet: Re: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Sam 15 Juin - 16:39


Mais la porte ne s'ouvrit pas, quand bien même Arsène avait réussi à atteindre la poignée. Personne ne saurait jamais si il aurait eu la force de l'enclencher, puisque Meleager avait à présent mis tout son poids contre le bois et clairement, il ne pouvait pas se battre contre lui. Pas maintenant. Il poussa un long soupir en laissant son front choir contre la porte alors que la voix de Meleager s'élevait pour lui répondre. Arsène aurait voulu couvrir ses oreilles pour ne pas entendre ses justifications, mais il n'en fit rien. Il écouta même plus attentivement qu'il ne l'aurait voulu les mots qui s'échappaient des lèvres du professeur, s'y raccrochant comme à un radeau de fortune. Lui non plus ne voulait pas que tout s'arrête. Il aurait juste voulu que tout redevienne comme avant.

« Qu’on soit heureux ? Qui hein ? Avec qui d’autre veux tu que je sois heureux ? C’est toi qui ne m’aime plus. Je t’ai vu… Tu sais. Je t’ai vu. J’ai juste… fait la même chose. Enfin non. J’ai pas fait la même chose. Moi j’ai rien fait. J’t’ai juste fait croire que si… »

Il releva son regard légèrement vitreux sur le visage de son amant, pour être sûr de bien comprendre ce qu'il venait d'entendre, ce que tout cela voulait dire, mais il n'obtint aucune réponse dans les yeux du professeur qui les avait détournés de lui. Il ne comprenait pas où il voulait en venir, ce qu'il avait "vu"... C'est qu'il avait "fait", non plus. Il ouvrit la bouche pour essayer d'exprimer le désarroi qui lui serrait la poitrine face à ces affirmations, mais Meleager le devança en relevant soudain la tête, venant ensuite glisser ses doigts le long de son visage. Il frissonna. C'était aussi douloureux d'agréable, surtout accompagné de la suite du monologue du professeur.

« Je t’aime tu sais… Du plus profond de mon âme et de mon cœur. Je m’en fiche tu sais. Que tu ais une aventure. Mais j’aimerais que tu arrêtes et que tu me reviennes entièrement. Pyotrov, c’est pas un mec pour toi. Je sais que je te fais du mal parfois, mais c’est moi, qui suis pour toi. Moi ! Et aucun autre ! »

La lèvre d'Arsène trembla légèrement alors qu'il expira un nouveau soupir, cette fois plus prononcé, et malgré lui sa main s'accrocha au tee shirt de Meleager tant il avait envie de croire ces paroles. Cependant, un détail de cette histoire le chagrinait.

« Marcus...? » Prononça-t-il à demi-mot en fronçant les sourcils franchement, se demandant ce que son nom venait faire dans la discu- Attendez. Il croyait vraiment qu'il... Lui et Marcus ??? « Mais, Mel'... »

Un hoquet de surprise l'empêcha de finir sa phrase, peut être même un très léger début de rire tant il lui semblait incongru d'imaginer la chose. Marcus était un dragueur, mais il ne draguait que des filles... Enfin, de ce qu'il en savait. En réalité, il ne connaissait pas tant que ça le jeune homme, ils s'étaient juste liés d'amitié un peu par hasard.

« T’es juste un idiot. Et moi aussi. On est juste des idiots. Toi. Et moi ! Et toi et moi, on est des idiots qui doivent être ensembles. Tu sais que j’ai jamais eu des sentiments comme ça pour personne. Alors je t’en prie… Ne me quitte pas. »

Sa main se resserra autour de l'étoffe alors qu'il fixait sans plus savoir quoi dire Meleager. La conviction dans sa voix était renversante, et avait balayé une partie de l'insécurité grandissante du brun qui ne savait plus vraiment s'il devait être surpris, rassuré ou bien...Perdu. Sa main lâcha finalement le tissu pour venir se poser à plat sur le torse de Meleager, pour sentir son coeur, et sentir ce dernier palpiter furieusement sous le bout de ses doigts eut l'effet de le calmer momentanément. Sa seconde main caressa à son tour le visage du professeur alors qu'il cherchait son regard pour prononcer calmement :

« Il n'y a rien entre moi et Marcus. » Comme si cela aurait eu le moindre sens pour lui d'aller tromper une personne aussi extraordinaire que l'ex-champion de Quidditch qui se tenait face à lui et pour qui il brûlait d'un sentiment qu'il n'avait encore jamais ressenti pour personne d'autre... « Comme si cela aurait eu le moindre sens de te tromper alors que je n'ai jamais ressenti avec personne ce que je ressens pour toi ! »

Oups... Il l'avait vraiment dit ? D'ordinaire, il avait tellement de mal à exprimer ce qu'il avait sur le coeur que ce jour était sûrement à noter dans les annales - sans mauvais jeu de mot, hrm. A noter aussi qu'avec la motivation nécessaire, Arsène était visiblement capable d'à peu près tout. Et il allait vous le prouver de suite. Grimpant sur la pointe des pieds, il vint alors cueillir les lèvres du professeur, dans une sorte d'impulsion, à la fois douce et affirmée. Diantre. Quand il songeait qu'il avait failli ne plus jamais pouvoir faire ça... Il s'en détacha toutefois pour prononcer, le frappant du plat de sa main restée sur sa poitrine.

« Idiot ! » Se sentit-il obligé de rajouter, comme pour lui signifier qu'il avait bien compris ce qu'il venait de lui dire, mais en même temps... Parce que c'était foutrement vrai, il n'était qu'un idiot d'avoir pu l'imaginer en train de faire on ne savait quoi avec Marcus dans une salle vide, autre que simplement... Discuter ! « J'espère au moins que tu ne l'as pas embrassé, l'autre, là ! » Oui il parlait bien d'Ashley mais il rechignait à dire son prénom. « ...Ça m'embêterait de passer après... »

Arsène fit une grimace, retenant un rictus un peu dégoûté. Ce n'était pas très... Mature, comme attitude, cela dit, il l'avait cherché. Et puis... Il avait quand même envie de savoir jusqu'où il était allé avec Ashley pour le rendre jaloux (ce qui avait donc très bien marché, d'ailleurs). Avec une moue affligée, il secoua la tête, laissant glisser ses doigts sans le cou de Meleager, caressant machinalement sa nuque en l'observant, lui faisant toujours un peu les gros yeux. Oui, on pouvait bien leur décerner la palme des deux plus grands idiots de l'école... Mais c'était ce qui faisait leur charme, n'est-ce-pas ? Et puis, en réalité, ils étaient surtout transis d'amour l'un pour l'autre, et tout le monde sait que l'Amour rend idiot.

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MessageSujet: Re: Don't have the patience to explain myself to you... It should be obvious } Meleager   Mar 20 Aoû - 18:25


Le malheur pouvait très bien se lire sur le visage du professeur. Parce qu’il était vraiment malheureux. Imaginer une vie sans Arsène était en train de lui briser le cœur doucement. Pour cette seule et unique raison, le brun avait trouvé la force de se mettre sur le chemin de son amant. Tout comme il avait trouvé la force de parler, d’expliquer enfin ce qui le contrariait. Il ne reprenait pas vraiment son souffle, parce qu’il ne voulait pas être interrompu, parce qu’il ne voulait pas s’arrêter. Au fond de lui, le jeune homme savait très bien que s’il n’allait pas au bout, il n’arriverait jamais à se le pardonner. Alors il parlait. Malgré cette main sur son t shirt, qui avait failli lui faire perdre le fil de ses mots. Malgré les quelques mots d’Arsène. Il parlait, sans discontinuer et se rendit finalement compte que le jeune homme en face de lui s’était accroché à lui, avant de finalement le lâcher, pour poser sa main sur son torse. Le regard gris de l’homme se posa sur cette main, qui le fit trembler soudain. Ce contact, pourtant anodin, lui amena les larmes aux yeux de nouveau. Parce qu’il se rendait compte de ce qu’il allait perdre, s’il ne parvenait pas à convaincre Arsène que Marcus n’était pas pour lui. Il n'y a rien entre moi et Marcus. Mais je… Je t’ai vu l’emmener dans… Il se tut finalement. Parce que ses mots ne s’étaient échappés que dans un murmure, probablement trop faible pour être entendu. Comme si cela aurait eu le moindre sens de te tromper alors que je n'ai jamais ressenti avec personne ce que je ressens pour toi ! Un hoquet de surprise plus tard, Mel releva les yeux vers lui, peut être trop vite, pour ne voir qu’une grande sincérité dans son regard.

La surprise ne s’arrêta d’ailleurs pas là, puisque d’une impulsion que le brun chérit immédiatement, son jeune amant vint cueillir ses lèvres. Il laissa échapper un long soupir de soulagement, avant de poser ses deux mains sur ses joues, comme pour le retenir. Ce baiser, il l’avait tellement attendu. Tout comme il en avait eu peur. Mais maintenant, il savait que la seule chose dont il avait peur, c’était de le perdre, tout simplement. Idiot ! Aie ! Malgré son petit cri de douleur, il souriait maintenant, se sentant tellement mieux. Il avait enfin l’impression de respirer. Peut être bien pour la première fois depuis très longtemps. Enfin il revivait, parce qu’éviter Arsène avait été une vraie torture pour lui. Tout comme prétendre une relation avec un autre homme. Il avait beau apprécier Ashley, il s’était senti sali, de même le toucher.

J'espère au moins que tu ne l'as pas embrassé, l'autre, là ! ...Ça m'embêterait de passer après... Il le regarda pendant plusieurs secondes, avec probablement un air ahuri à faire rire un nain grognon, avant de finalement secouer la tête, rougissant légèrement. Non… Tu sais… Même de faire semblant, ça m’a fait terriblement mal au cœur de faire ce que j’ai fait. Je n’ai fait que caresser son bras pourtant. Rien de plus. Je te promets que je n’ai rien fait de plus. En vérité, s’il avait voulu faire plus, il aurait probablement demander à Isaiah, plutôt que d’utiliser de façon si vile Ashley. Ses yeux se fermèrent sous la douce caresse des doigts d’Arsène, et il lança, sans trop réfléchir… Je comprends que tu ais été furieux après moi. C’était un immense quiproquo. Tu sais je… t’avais vu t’enfermer dans une salle avec Pyotrov. C’est de ça que tout a commencé… Il soupira, avant de finalement rouvrir les yeux. Il laissa glisser ses mains dans son dos, jusqu’à se caler dans le creux juste au dessus de ses fesses. Doucement, le jeune professeur l’attira à lui, avant de murmurer à son oreille. Je t’ai présenté à ma sœur tu sais… Pour moi, ça veut tout dire. Enfin… Ca veut dire l’importance que tu as pour moi. Je t’aurais même présenté à mon cousin, si je n’avais pas peur que notre secret ne s’évente de trop. Je ne pourrais pas ruiner notre histoire juste pour une paire de fesses…

Il se mordit la lèvre, il avait la désagréable impression de ne pas être clair et dans ces situations, il se sentait terriblement idiot. Alors après une longue inspiration, le maître des potions reprit, plus calme dans ses pensées. Ce que je veux dire c’est que… Je ne te tromperai pas. Jamais. Parce que je t’aime. Parce que tu es ma famille, au même titre qu’Eterna et Marwin… Voilà ! Difficilement, il essaya de déglutir, avant de finalement secouer la tête, le serrant d’autant plus contre lui.. Oui c’était ça. Il était de sa famille la plus proche. Et il avait besoin de lui, comme des autres…
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