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 Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash

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  • Sienna B. O'Greenell
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MessageSujet: Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash   Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash EmptyMar 26 Fév - 22:45

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : septembre 2012
Intrigue en cours : post-bal
Protagonistes : Sienna O' Greenell & Ashley Aberny
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : mmmh... maybe !


« Sweet are the uses of adversity which, like the toad, ugly and venomous, wears yet a precious jewel in his head. »

    Tout en descendant le sentier depuis l'école puis l'avenue principale de l'île marchande, Sienna ne s'était pas pressée. Resserrant son gilet gris sous les assauts légers du vent marin, l'air de la thésarde était grave mais résigné. Ce n'était pas de gaieté de coeur qu'elle traçait ce bout de chemin et cela se sentait. Elle ne décocha pas un sourire aux passants qui se trouvaient sur sa route. A vrai dire, elle ne les calcula même pas, prise dans de houleuses réflexions. Une seule chose importait réellement : sa destination, et se faire violence pour ne pas s'en laisser détourner. Elle avait fait le trajet seule avec des pensées pour le moins agitées. Sombres, aussi. Depuis son retour sur l'île après de trop brèves vacances au Mexique, elle avait eu des missions plus enchanteresses que celle qui la guidait aujourd'hui. L'une de ses préférées était de donner un coup de main à la bibliothèque. Très ordonnée et efficace, son aide était appréciée pour l'archivage des livres retournés et se concentrer sur ce genre de tâches lui avait permis d'en oublier d'autres qui avaient fini par la rattraper. Les mauvais souvenirs nous rattrapaient toujours. C'était bien connu que si les maux se terraient, ils finissaient toujours par refaire surface à un moment donné.
    Bien qu'à la mi-septembre, le soleil balayait toujours l'île de ses rayons. Pourtant, ses mâchoires étaient crispées et ses bras resserrées contre sa poitrine comme si elle avait eu froid. A l'intérieur, c'était vrai. Elle était en deuil. Qui sur cette île au fond ne l'était pas ? De bien trop rares chanceux. Toujours est-il que tous ceux qui s'étaient vus arraché un être cher avait la lourde charge de vivre à la place des défunts, d'entretenir leur souvenir, mettre leurs affaires en ordre ... C'est ainsi que les pieds de Sienna s'étaient retrouvés dans la poussière, sur le pallier de l'ancienne boutique d'antiquités laissée à l'abandon. Personne n'en avait passé la porte depuis que Jonas Receswind, son gérant, était mort noyé durant la catastrophe passée. A vrai dire, sa silhouette aurait dû hanter plus tôt les lieux, mais elle avait remis à plus tard cette obligation trop longtemps. En tant que l'une de ses plus proches amies, d'ailleurs elle ne lui en connaissait réellement aucune autre, et puisqu'elle avait appris que toute sa famille était également décédée, c'était à elle qu'il incombait de faire le tri, d'archiver ce qu'il avait laissé derrière lui. Il lui incombait donc d'aller s'occuper de débarrasser la vieille bâtisse passablement délabrée, bien qu'elle ait survécu à l'inondation et aux passages des lycanthropes. Ce qui avait fini par la décider ? Une lettre d'Eurydice, sa soeur cadette, lui faisant part de son souhait de venir sur l'île pour reprendre le commerce. Elle s'était donc proposée de faire un état des lieux avant son arrivée. Au passage, elle récupérerait des objets anciens qu'elle estimait de valeur et ... Qu'en ferait-elle, au juste ? Il fallait dire que l'homme qui avait jadis occupé ces locaux était des plus mystérieux, elle n'avait donc aucune idée de ce ce qui pourrait bien se trouver dans les recoins, entre les nombreuses malles et tiroirs ... Elle supposa qu'elle déciderait une fois l'inventaire terminé et fit signe à Ashley qu'il pouvait entrer. Car oui, elle avait amené du renfort avec elle. Ils ne seraient pas en reste pour passer au crible l'endroit.
    Pourquoi avoir choisi Ashley ? Lui aussi était un de ses amis. L'an passé, et encore, elle lui avait accordé un soutien sans borne et sa présence était donc, en quelque sorte, un renvoi d'ascenseur. Elle était rassurée à l'idée qu'il soit là pour l'épauler, qu'elle n'aie pas à affronter seule les fantômes d'une amitié dépérit. Elle détailla d'un regard circulaire la pièce mal éclairée avec un pincement au coeur. Le souvenir de son ami était partout. Derrière un comptoir, adossé au mur, sur une chaise, penché sur une étagère ... Le sourire énigmatique de Jonas planait encore ça et là. Ayant besoin d'un moment pour elle-même, elle fit à peine deux mètres et s'arrêta pour expirer longuement.

      ɸɸɸ « C'était une mine d'or. De l'extérieur, on aurait pas juré, face à cette devanture on ne peut plus sobre et peu reluisante mais une fois dedans ... C'était fou tous les trésors qu'on pouvait y dénicher, quand on avait l’œil. Exactement à l'image de feu son propriétaire. » Souffla-t-elle en pressant une main contre sa nuque, l'autre toujours serrée contre ses côtés. « Fais attention à ce que tu touches. Il y avait des choses sous scellés qu'il ne laissait que des âmes méritantes observer. Cet homme-là, il avait des secrets. Je ne serais pas étonnée qu'en fouillant on découvre des trappes ou des objets de grandes valeurs ensorcelés pour qu'ils ne puissent être dérobés. Je serais toi, je prendrais des gants. »

    S'il s'agissait d'une mise en garde ? En quelque sorte. Sienna n'avait vu de ce lieu que ce que Jonas avait bien voulu lui montrer, tout comme de sa personne. Ils avaient été proches, au point que des rumeurs sur une possible liaison soit murmurée dans les couloirs de l'école, mais elle savait qu'il restait de nombreuses zones d'ombre inexplorées. Ce qu'elle ne savait pas, c'était à quel point celles-ci étaient obscures ...


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MessageSujet: Re: Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash   Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash EmptyMer 27 Fév - 9:21

— Monsieur, Monsieur !

Ashley jeta un regard à la montre tout à fait moldue qui entourait son poignet et commença à allonger la foulée — il était un peu en retard, ce qui certes n’avait rien de surprenant, parce qu’il était toujours en retard, en train de penser à autre chose ou de tenter désespérément de retrouver quelque chose dans le chaos qui lui servait de chambre. Mais ce jour-là, il tenait à ne pas faire attendre son rendez-vous pendant des heures ; Sienna lui paraissait trop affectée par la difficile tâche qu’elle avait à accomplir pour qu’il se permît de la laisser en plan.

— Monsieur… !

Le jeune homme ne prêtait aucune attention à la jeune fille de première innée, de Poudlard sans doute à en juger par son accent où roulait la rudesse de l’Écosse, qui tentait de le rattraper, parce qu’il n’avait pas l’habitude qu’on le traitât comme un professeur et, quand il entendait « Monsieur », il ne se retournait pas. « Monsieur », c’était pour les vieux barbus qui enseignaient l’histoire de la magie — rien à voir avec lui. Espérait-il.

— Monsieur Aberny.

La pointe d’exaspération dans la voix de l’enfant et, plus probablement encore, les trois syllabes de son nom de famille, forcèrent finalement Ashley Aberny à jeter un coup d’œil par dessus son épaule et à ralentir très légèrement la cadence, pour que la jeune fille pût le rattraper, toute pantelante qu’elle était déjà. Dès que son interlocutrice future fut à sa hauteur, le doctorant recommença à allonger le pas, pour s’engager vers les allées du parc qui menaient à la sortie.

— Faut pas m’appeler Monsieur, petite.
— M’appelez pas petite.
— Oui, bon, d’accord, mais faut pas m’appeler Monsieur.
— Ah mais parce que vous êtes vraiment une fille, en fait ?

Ashley haussa les sourcils pendant que la gamine le regardait avec de grands yeux sincèrement interrogatifs. Sous le regard du thésard, l’Écossaise se décomposa lentement.

— Non mais parce que, faut avouer, c’est vrai qu’on sait pas toujours très bien, et euh…

Le jeune homme poussa un soupir et abrégea la torture.

— J’suis un garçon. Enfin, un homme.

Oui, voilà. Parce qu’il avait vingt-cinq ans maintenant, il était vieux, on l’appelait monsieur, il était un homme. Même lui avait un peu de mal à se faire à cette douteuse réalité. Ceci étant dit, comme il n’avait aucune envie de discuter de son identité générique pendant des heures et que, de toute façon, ils arrivaient aux enceintes d’Elderwood hors desquelles il n’allait certainement pas conduire une jeune élève sans défense, il tenta de hâter un peu la conversation.

— Je peux t’aider ?
— Est-ce que c’est vrai qu’une fois, vous avez combattu cinquante Détraqueurs ?
— Qui t’a raconté ça ?
— Bah mon p’tit copain, il a un frère, qui a une amie, qui connaît quelqu’un, qui connaît un Auror, et il paraît qu’une fois, vous avez combattu cinquante Détraqueurs.
— T’es pas un peu jeune pour avoir un p’tit copain ?
— J’ai treize ans !
— Hm...
— Bientôt.
— Je vois.
— Et vous, vous avez un p’tit copain ?
— Pardon ?

Ashley allait finir par se demander si les mots « Têtu » ou « Village People » étaient inscrits sur son front. Il passa la porte des enceintes, se retourna vers la jeune fille et asséna :

— Bah voilà, tu peux pas aller plus loin.
— Mais vous avez pas répondu à mes questions !
— Pas facile, la vie.
— Qu’est-ce que j’fais, moi, maintenant ?
— J’sais pas. Regarde sur Internet.
— Sur quoi ?

Ah, ces Sangs-Purs. Ashley haussa les épaules et se détourna, laissant la pauvre Britannique parfaitement désemparée, avec ses histoires toujours fabuleuses. Elle qui s’était promis de crâner avec des informations de première main, c’était râpé. Cela étant, cette charmante conversation avait mis Ashley plus en retard encore et le jeune homme se décida donc à courir, oui, courir pour arriver au plus vite à l’ancien magasin d’antiquités, où il se présenta finalement à peine essoufflé, comme s’il n’avait fait que marcher un peu vite.

— Désolé… J’étais en train… Peu importe.

Il reprit malgré tout sa respiration, arrangea vaguement ses cheveux (on ne sait jamais, peut-être qu’il y avait des momies séduisantes là-dedans) et emboîta le pas à Sienna pour rentrer dans la boutique. Ashley avançait lentement parmi les caisses, les rayonnages et les objets plus massifs posés à même le sol ; sans compter l’arrière-boutique, ce que le magasin exposait dès l’entrée offrait déjà un sacré travail d’archivage.

Le regard de l’Américain passait sur les objets ; il en reconnaissait certains, supposait l’utilité d’autres mais nombre d’entre eux restaient pour lui un mystère. De temps à autre, il jetait un coup d’œil à son amie, soucieux de mesurer sa tristesse. Il se savait maladroit en ces circonstances et il eût été incapable de trouver les mots qui pussent la consoler, alors il essayait de se rattraper en l’aidant concrètement. Silencieusement, il hocha la tête, fouilla dans ses poches, sortit un parchemin et une plume à papote et les fit flotter à côté de lui.

Lentement, très lentement, il commença à avancer dans les rayons, à examiner les objets sans les toucher ou alors, après les avoir tester de quelques sorts que tous les Aurors maîtrisaient, puis en fournissait une brève description et une proposition d’identification que la plume recopiait soigneusement. Sous ses airs de jeune fleur cueillie dans les magasins de mode, Ashley avait de toute évidence des connaissances encyclopédiques, qui certes n’égalaient pas celles, plus spécialisées, de son amie, mais qui lui permettaient en tout cas de cerner la plupart des articles.

Jusqu’à ce que…

— Hmm.

Ashley s’agenouilla devant la grosse caisse, posée sur le sol. Il souffla pour faire s’envoler la poussière qui recouvrait quelques inscriptions.

— Sienna ?

Quand la jeune femme fut près de lui, il désigna d’un geste de tête les inscriptions.

— Tu trouves pas ça un peu bizarre, pour du grec ancien, toi ?

À peine eut-il prononcé ces mots que quelques caractères attirèrent son attention. Il tendit le cou pour les mieux apercevoir.

— En même temps, ça, c’est du démotique. Alors euh… Du copte.

Il esquissa une moue un peu perplexe avant de confesser :

— Mes notions de copte sont un peu rudimentaires, j’t’avoue. Tu crois qu’on ouvre ?

Et le jeune homme releva un regard interrogatif vers celle qui supervisait les opérations.
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MessageSujet: Re: Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash   Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash EmptyMar 12 Mar - 14:01


    Une raie de lumière s'infiltrant par les carreaux de l'unique fenêtre dévoilait des volutes de poussières tourbillonnant au centre de la pièce. Les yeux de la brunette semblaient s'y intéresser de près, mais bien que sa tête soit bel et bien tournée dans cette direction, elle regardait sans voir. Elle était ailleurs, égarée dans des morceaux de passé aux bords tranchants, qui ouvraient des plaies profondes dans sa chair alors qu'elle les brassait, les laissant la surprendre, la posséder, la tourmenter. Oh, Sienna avait failli perdre bien plus que son ami Aedan, sa raison de vivre aurait pu lui être soutirée, seulement perdre un être cher suffisait amplement à la torturer. Le syndrome du « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », jusqu'à la pointe du cliché. C'est dingue à quel point notre passage sur Terre se résume au fond à peu de choses, pensait-elle. Quelques plus ou moins bonnes connaissances, deux ou trois lieux phares où sont incrustés des fragments de notre âme, des biens matériels redistribués ... Puis, un caveau et des photos pour entretenir le souvenir. Voilà ce qu'il reste lorsque l'on part ... Sienna pinça les lèvres. Le plus dur était sans conteste de ne pas avoir pu lui dire au revoir. Une semaine avant que la mer ne l'emporte, ils échangeaient leurs impressions sur moult peintres disparus, chose qu'ils ne feraient plus. Jamais plus. Et il y avait cette lettre affligeante, qu'il avait laissée. Ses fameuses dernières volontés. En vérité, ce n'était pas étonnant qu'il ait rédigé un testament après les fins tragiques de sa femme et de leur enfant. Cet homme faisait route avec la mort et l'infortune dans son sillage. Mais cela ne changeait en rien le fait qu'il était parti trop tôt, trop soudainement, et qu'elle aurait tant voulu pouvoir le rejoindre aujourd'hui pour boire une infusion en parlant Art et antiquités au lieu de cet inventaire post-mortem ... Son regard passa sur Ashley et elle sourit péniblement. Elle était contente qu'il soit là. Lui aussi aurait pu mourir, après tout. Elle de même. Dans leur malheur, ils étaient chanceux. Infiniment ...

      ɸɸɸ « Sienna ? » L'interpela Ashley, l'extirpant de ses pensées, qu'elle rejoignit en quelques enjambées. « Tu trouves pas ça un peu bizarre, pour du grec ancien, toi ? En même temps, ça, c’est du démotique. Alors euh… Du copte. Mes notions de copte sont un peu rudimentaires, j’t’avoue. Tu crois qu’on ouvre ? » La questionna-t-elle, sceptique, tandis qu'elle enfilait ses lunettes-loupes pour regarder de plus près les inscriptions.
      ɸɸɸ « Dans son testament, il fait mention d'objets précieux cachés ici, protégés. Ce coffre est un peu trop en évidence mais c'est une possibilité. Cela dit, il n'en donne pas la clé ni l'emplacement, mais il a conclu par une citation ce paragraphe : « Le cadeau, dira-t-on, n'a rien de somptueux, mais venant d'un ami, tout nous est précieux. » Ce coffre est très laid, et sale, c'est une bonne planque. » Commenta-t-elle en se remémorant de tête les mots de l'antiquaire. « La gravure a l'air ancienne, mais les alphabets de ce genre, phénicien, cyrillique ou autre hiéroglyphes, j'y connais rien. J'ai appris l'italien et le français à l'université, et un brin d'espagnol récemment, mais ça risque pas de nous aider. Le reste pour moi c'est du chinois ... » Soupira la thésarde en tapotant sa joue avec sa baguette, pensive. « Commençons par les basiques ! Finite incantatem. »

    Absolument rien ne se produisit à l'issue de son sortilège. Pas un cliquetis, comme elle l'aurait espéré. Ne restait donc plus qu'à tenter des sorts plus offensifs, en croisant les doigts pour que cela ne déclenche pas un mécanisme 'défensif' ou un quelconque piège.

      « Sors ta baguette, je tente une approche un peu plus directe. Alohomora. » Siffla-t-elle, sur ses gardes.

    Soudain, dans le silence pesant ... Le fameux cliquetis se produisit. Simple comme bonjour, se félicita-t-elle intérieurement. Et, posant sa main sur le couvercle, elle ... Se brûla ! Dans un violent mouvement de recul, elle lâcha sa baguette qui roula au sol ainsi qu'un juron peu élégant, de douleur. Une étrange fumée commença alors à s'échapper des rainures sans qu'elle ne s'en aperçoive, trop occupée à fixer ses doigts rougis en grimaçant ...

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MessageSujet: Re: Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash   Don't give away the ending — it's the only one we have { ft. Ash EmptyMer 27 Mar - 10:51

Sans aucun doute, le tempérament d’Ashley l’eût plutôt porté à ouvrir le coffre et à poser des questions après ; la pondération était une excellente chose, certes, mais le jeune homme avait encore la fougue de la jeunesse et s’il réfléchissait, il le faisait de préférence dans le feu de l’action. Quand sa carrière d’Auror n’eût pas été brisée, il eût tout fait pour éviter les missions, qui lui semblaient si fastidieuses à lui et qui paraissaient si exaltantes pour ceux de ses anciens collègues qui avaient l’esprit d’érudition, où l’on examinait des artefacts maléfiques au fin fond de grottes lointaines.

Mais c’était Sienna qui menait le bal et comme le jeune homme se doutait bien que son amie n’apprécierait guère qu’il fît exploser, par une inspection trop enthousiaste, un bâtiment qui contenait pour elle de si nombreux souvenirs, il se laissait sagement guidé, rare exemple de subordination chez celui qui était plus réputé pour son esprit frondeur que pour sa propension très limitée à suivre les directives. Même Ashley cependant se rendait ce jour-là compte que ce n’était pas le moment de faire des siennes.

Les yeux fixés sur le coffre, l’Américain haussa un sourcil en entendant la citation du testament. Qu’est-ce que c’était que ça ? Une énigme ? Les gens ne pouvaient-ils donc jamais écrire clairement ce qu’ils pensaient ? C’était peut-être le trait du monde sorcier qui échappait le plus à Ashley : cette habitude de tout crypter, de tout dissimuler derrière des poèmes et des puzzles, comme si tout le monde avait du temps à perdre en jeux d’esprit. Non décidément, Ashley n’avait pas la patience de l’ésotérisme.

S’abstenant cependant de tout commentaire désobligeant, parce qu’il était malgré tout (presque) (relativement) bien élevé (de temps en temps), il essaya de décrypter les inscriptions, avec ses vagues connaissances de grec ancien et de démotique ; il aimait bien les langues étrangères, mais il butinait beaucoup plus qu’il n’en faisait l’apprentissage systématique, particulièrement quand les langues en question n’étaient plus ni parlées, ni écrites depuis des siècles. Alors ce jour-là, son expertise se borna à reconnaître quelques lettres.

Le succès n’était pas flagrant et, de toute évidence, Sienna n’avait pas appris le copte dans sa jeunesse, mue par une hypothétique passion pour la préhistoire chrétienne ou l’égyptologie tardive. Sagement en retrait, Ashley observa l’effet des deux premiers sorts avec une pointe de déception. Il s’était attendu à quelque chose de plus… de moins… Enfin, à quelque chose, quoi. Si c’était pour enfermer son linge sale, point n’était besoin de recouvrir le coffre de signes cabalistiques.

Ses discutables espérances furent bien vite comblées quand son acolyte se brûla la main. Avec un sang-froid bien plus grand que ne l’eussent suggéré les airs d’ange survolté qu’il adoptait souvent, il posa un instant les yeux sur Sienna pour s’assurer qu’elle survivrait avant de reporter son attention sur le coffre. Tandis que la jeune femme explorait son lexique le plus coloré, Ashley murmura avec circonspection :

— Hmm… Peut-être que tu devrais reprendre ta baguette, hein.

Si d’abord seules quelques volutes de fumée s’étaient échappées du fameux coffre, il fumait désormais comme un pompier, ce qui certes n’eût pas été terriblement alarmant si la fumée en question, épaisse, opaque, imperscruptable, n’avait eu une curieuse tendance à défier les lois de la physique et, plutôt qu’à monter tout simplement vers le plafond, à dessiner des formes grotesques, des sortes de tentacules, parfois, même, une silhouette.

Ashley pointa sa baguette vers le coffre pour entreprendre de le fermer avec un bon sort — l’inventaire du contenu attendrait un peu — mais à peine avait-il ouvert la bouche que l’un des tentacules de fumée s’enroula autour de ses chevilles. Instinctivement, il serra sa baguette pour qu’elle ne lui échappât et, en quelques secondes, il fut aspiré dans le coffre, à peine capable d’apercevoir que Sienna, de son côté, saisie à la taille pour un semblable appendice, subissait le même sort.

Le jeune homme heurta violemment quelque chose — un mur ? le sol ? — et se releva, incapable de déterminer s’il avait ou non perdu connaissance. Il promena son regard autour de lui ; précaution parfaitement inutile : il n’y avait rien à voir. Tout était noir. Parfaitement noir. Ni sol, ni mur, ni objet, ni Sienna. Machinalement, il tendit les mains autour de lui, pour tenter de tâter les parois du coffre, mais, comme il s’y était attendu d’ailleurs, il n’y avait que du vide.

— Sienna ?



ienna



enna



na



a



…a…


Ashley déglutit péniblement. L’écho suggérait des proportions inquiétantes à ce coffre décidément bien désagréable. Mais enfin, qui disait écho disait paroi, et donc, il suffisait de marcher en ligne droite pour atteindre, fatalement, quelque chose, n’importe quoi, au bout d’un moment. Ensuite, il ferait exploser les parois. Fort de ce plan simple et efficace, le jeune homme se mit à route dans la parfaite obscurité où il était enseveli.

Parfaite, parfaite, elle ne l’était plus totalement. À mesure qu’il progressait — sans être à vrai dire capable de déterminer si en effet il allait en ligne droite — des formes se dessinaient dans le noir. Elles furent d’abord indéfinissables, silhouettes passant à côté de lui dans un murmure, mais bientôt, il crut en reconnaître certaines : des êtres humains, présences fantomatiques et spectrales qui ponctuaient son chemin — car chemin également il y avait désormais, à ses pieds, une route au dallage inégale, sans bord ni décor.

— Lumos.

La baguette s’éclaira — et n’éclaira rien. La lueur semblait incapable de percer l’ombre, comme si le vide n’était pas vide et qu’une matière noire l’obstruait, qui laissât passer les corps, mais pas les photons. Ashley pesta à voix basse :

— Boutique de cinglés, j’te jure…

Aussitôt, tout autour de lui, un décor se précisa : des murs, des gens, des objets, des meubles. C’était une confiserie. L’une des confiseries de son enfance. Et une pelle en plastique à la main, un Ashley de cinq ans entreprenait de remplir son sac de bonbons.

— …OK… Ça, c’est chelou…
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