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 Everybody's looking for something, some of them want to use you, some of them want to abuse you. {Cerrone & Eterna}

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MessageSujet: Everybody's looking for something, some of them want to use you, some of them want to abuse you. {Cerrone & Eterna}    Mar 29 Jan - 20:20

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Avant le bal de rentrée.
Intrigue en cours : Saison 2, chapitre 2
Protagonistes : Arizona R. Taylor & Cerrone G. Di Marco
Statut du sujet : Privé avec intervention d'Eterna
Intervention du MJ : Non merci.
Autre : Le sujet commence au Gerry's Pub et continue dans les appartements de Cerrone


« If you prick us do we not bleed? If you tickle us do we not laugh? If you poison us do we not die? And if you wrong us shall we not revenge? »
William Shakespeare



    L’été était passé et avec lui, les veilles à l’hôpital, au chevet d’Alejandro. Passées aussi, les séances chez le psy pour attester de mes capacités pour continuer d’exercer mon métier. Je ne m’en étais pas trop mal sortie. Ma peur presque phobique des lycans avait été prise pour un traumatisme suite à la soirée et j’avais assez bien joué mon jeu pour retrouver ma place à la rentrée. Une fois par mois, je devrais néanmoins y retourner pour attester que tout allait bien. Une fois par mois, j’essaierais de faire comme si de rien était. Après tout, ce genre de situation ne pouvait pas se reproduire deux fois, si ? Mais ici n’était pas la question. J’avais attendu des mois. Des mois à ronger ma colère, des nuits à en perdre le sommeil de frustration et de haine. J’avais décidé que les choses ne se passeraient pas comme ça. Que certains ne s’en tireraient pas à si bon compte. Patiente, j’avais attendu mon heure pour que la situation se présente enfin. Ca allait faire mal. C’était tout ce qu’ils avaient mérité.
    Vous vous demandez sans doute de quoi je parle. Et pourtant, je me demande comment vous ne pouvez pas être au courant vu la façon dont il s’est venté de l’histoire. J’avais tout accepté pour qu’on ait enfin une chance de faire les choses comme il faut. J’étais restée sage convaincue que c’était la bonne chose à faire. J’avais un peu profité, certes, mais rien de déraisonnable. Elle le savait. Eterna le savait. Ma prétendue si bonne amie. Et ça ne l’avait pas empêchée de coucher avec lui. Avec Nathaniel. On avait déjà partagé Fedor mais là… C’était autre chose. Là, ça ne passerait pas.
    J’avais appris l’histoire en arrivant en douce au Gerry’s Pub. Il la racontait à qui voulait bien l’entendre, fier comme un coq d’avoir couché avec presque toutes les aurors. Et lorsqu’on m’avait enfin vue, l’atmosphère était devenue électrique. J’avais patiemment demandé qui avait été la dernière en date et ce fut Rafael, hilare, qui avait lâché le prénom d’Eterna. La gifle avait fusé comme un reflexe, destinée à Nate, c’était mon cousin qui en avait fait les frais pour avoir osé en rire. J’avais immédiatement tourné les talons pour ne pas me ridiculiser outre mesure. Mais jamais je n’avais pardonné. Pas besoin d’aller en parler avec Baskerville, j’estimais qu’elle ne méritait plus rien de ma part. Si la culpabilité l’avait rongée, c’est de sa bouche que je l’aurais appris.
    Alors, lorsque j’avais vu son grand amour traverser les petits pavés de l’île marchande pour se rendre chez Gerry, je su que mon heure était venue. Il était à croquer dans son costume. Grand, bien foutu, belle gueule. J’allais m’en donner à cœur joie. L’entreprise était loin d’être une corvée, bien au contraire. Ce serait un moment de détente et de pure vengeance bien venue. J’éteignis donc ma cigarette à moitié entamée à l’entrée avant de franchir les portes du pub. Il était assis seul à une petite table et, féline, je glissais à ses côtés dans un sourire. Main levée, je fis signe à Iordan de m’apporter ma boisson préférée qu’il préparait comme personne avant d’accorder toute mon attention à Cerrone.


    Il me semble qu’on n’ait pas encore été présentés… C’est bien dommage, j’aurais dû remarquer quelqu’un comme toi plus tôt. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Arizona, enchantée.

    Main tendue, voilà comment tout avait commencé. Loin de me chasser, il m’avait accueillie avec un sourire, quelque peu surpris tout de même. Du moins, voilà comment je perçus les choses. Les verres s’étaient enchaînés et voilà plus de deux heures que l’on parlait déjà. J’avais fini par enlever ma veste en cuir, laissant tout loisir au bar d’essayer de deviner ce que cachait mon débardeur blanc troué par endroits. On s’était rapproché pour mieux parler à cause de la musique, prétexte parfait pour gagner de la proximité. Et petit à petit, les plaisanteries se ponctuaient de petits gestes qui amenaient un côté tactile qui facilitait la tournure que je voulais voir la soirée prendre. Je comprenais tout à fait comment Eterna avait pu lui succomber et par moments, j’en venais un peu à l’envier. Mais je chassais toujours ces pensées rapidement pour mieux me souvenir de ce pourquoi j’étais là.
    J’appris qu’il était professeur d’Alchimie et frère de Gregori Di Marco qui avait disparu durant la nuit des loups. Compatissante, je lui avais parlé de Rafael qui avait dû quitter l’île pour suivre un stage de remise à niveau et de l’incident d’Alejandro que j’avais cru voir mourir. On s’était livré quelques détails sur nos vies respectives tout en restant un peu mystérieux sur les sujets qui fâchent. Voilà comment j’avais évité de parler d’Eterna et de Nate, mais pas de ma mère et de mon « adoption » par les Bottero. Tout comme il avait à peine évoquer être en froid avec la marraine de l’enfant de son frère, que je savais être Eterna.


    Laisse tomber tout ça. Il faut que tu penses un peu à toi et au gosse. Te prends pas la tête et profite de ce qui s’offre à toi. On est pas trop vieux pour déconner de temps en temps. Et comme c’est ta soirée de libre, je compte bien te rappeler comment on fait !

    Avais-je lâché l’air de rien en posant une main sur sa cuisse. Je n’attendais qu’une chose, qu’il esquisse un mouvement pour me donner le feu vert. Et avec le volume sonore qui augmentait et les élèves qui affluaient, je ne doutais pas un seul instant que l’occasion de lui proposer d’aller dans un endroit plus calme s’offrirait à moi. De ma main libre, je bus une dernière gorgée avant de lui jeter un petit regard entendu. J’avais hâte de briser la glace et de voir ce que dissimulait ce costume taillé à merveille.


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MessageSujet: Re: Everybody's looking for something, some of them want to use you, some of them want to abuse you. {Cerrone & Eterna}    Ven 15 Mar - 18:51



« Qu’est-ce que j’ai fait de… ah, il est là. »
Avec des gestes rapides et incertains, les bras de l’Italien s’afféraient à remplir un grand cabas. Couvertures, vêtements et couches s’entremêlaient dans un fouillis dans nom et, en quelques instants, le sac était une copie conforme de l’appartement.
« Cerrone, je la garde juste pour la nuit, tu sais ? »
L’homme offrit à son collègue comme seule réponse un grognement discret. Il ajouta biberons et jouets qu’il parvint à faire rentrer dans le bagage par il ne savait quel miracle.
« Elle aime bien manger toute les – »
« Cerrone, je sais. »
L’alchimiste se tut et tendis le cabas à l’Irlandais. Il alla chercher le bébé qui se trouvait dans d’à côté et après l’avoir embrassé un nombre incalculable de fois, il se résigna à le tendre à sa babysitter pour la nuit.
« Merci Chen, je ne sais pas ce que je ferais sans toi. »
O’Connor lui fit un clin d’œil et, juste avant de quitter l’appartement lui lança :
« Va te changer les idées, tu en as besoin ! »
Le professeur sourit, promettant de passer la soirée ainsi, la petite n’étant pas de retour avant le lendemain. Mais dès lors que la porte de se ferma et qu’il se retrouva seul, son sourire de fana. L’appartement était silencieux. Qu’allait-il faire désormais ? Son soleil avait disparu. Et les mauvais souvenirs remontaient. Non. Il ne voulait pas y penser. Il partit vers la cuisine et ouvrit un placard duquel il sortit trois bouteilles de whisky. Vides. Il soupira. Il avait besoin d’un verre. De plusieurs verres. Son paquet de cigarettes dans une main et ses clefs dans l’autre, il prit la direction de l’île marchande. La nuit était déjà tombée et l’homme se fondait dans l’ombre, vêtu d’un de ses costumes noirs. Seul le bout de sa cigarette allumée signalait sa position. Arrivé devant chez Gerry’s, il jeta le mégot et franchit la porte. Il fit un signe au barman et alla s’asseoir sur une table un peu reculée. Dès que le verre de whisky pur feu fut posé devant lui, Cerrone le but cul sec. Et, lentement, les mensonges d’Eterna s’évaporèrent. Il demanda un deuxième verre. Tandis que le liquide coulait dans le fond de sa gorge, quelqu’un s’assit à ses côtés. Il fronça les sourcils et s’apprêtait à annoncer froidement qu’il voulait être seul. Puis ses yeux se posèrent sur l’inconnu. Non, l’inconnue.
« Il me semble qu’on n’ait pas encore été présentés… C’est bien dommage, j’aurais dû remarquer quelqu’un comme toi plus tôt. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Arizona, enchantée. »
Elle lui tendit une main qu’il hésita un instant à serrer. Que lui voulait-elle ? Il n’avait pas envie de partager quoi que ce soit. Mais les mots de Chen lui revinrent en mémoire : il devait se changer les idées. Souriant, il s’empara de la main de la jeune femme et répondit simplement :
« Cerrone. »
Et puis cela commença. Les minutes passèrent, les verres également. S’il avait été réticent aux premiers abords, l’homme se détendait peu à peu. Il ne savait pas si c’était en raison de sa camarade de beuverie ou de la beuverie elle-même. Tout ce dont il était certain, c’était qu’il riait de plus en plus fort et que ses mouvements se faisaient de plus en plus maladroits. Il se sentait léger et avait tout oublié de sa tristesse de ses doutes. Ses yeux étaient plongés dans ceux d’Arizona et, après deux heures en sa compagnie, les quittèrent pour autre chose que de vérifier que son verre était plein. Lorsqu’elle retira sa veste, il se prit à poser un regard sur son haut qui laissait voir plus de peau que nécessaire. Sans détourner la tête, il but son verre et en demanda un autre, souriant. Il se rapprocha volontiers de la sorcière, prétextant le volume trop important de la musique. Riant, il posait ses mains sur celles de l’Américaine. Lorsque les sujets devenaient plus sérieux, c’était elle qui déposait une pression réconfortante sur son épaule. La nuit des loups fut évoquée, tout comme certaines parties de leurs vies respectives. Mais il chassa ces sujets d’un verre, refusant de laisser monter des larmes qui pourraient remplacer son rire en un instant.
« Laisse tomber tout ça. Il faut que tu penses un peu à toi et au gosse. Te prends pas la tête et profite de ce qui s’offre à toi. On est pas trop vieux pour déconner de temps en temps. Et comme c’est ta soirée de libre, je compte bien te rappeler comment on fait ! »
Un nouveau verre fut posé devant le professeur alors qu’il sentait une prise sur sa cuisse. Il posa son regard sur la main de l’auror et s’immobilisa un instant. S’il avait réfléchit, ne serait-ce qu’une fraction de seconde, il se serait rendu compte que toute cette histoire n’allait pas. Qu’il aurait dû s’enfuir depuis un moment déjà. Que cette main était posée sur un endroit de son corps qu’il réservait à Eterna. Car il l’aimait. Plus que tout au monde. Et ce, malgré ce qu’elle lui avait caché. Malgré qu’il se soit sentit trahit. Mais il ne réfléchit pas. Parce qu’il en était incapable. Le verre devant lui se vida. Une certaine somme d’argent fut déposée sur la table. Et quelques mots furent susurrés :
« Ma mémoire n’est plus ce qu’elle était, il te faudra être… efficace. »
Il se leva, légèrement vacillant et emporta Arizona à l’extérieur du bar. Une fois dehors, il alluma une cigarette et en proposa une à sa compagne de soirée. D’un pas décidé bien que quelque peu chancelant, il se dirigea vers son appartement, entourant la taille de la jeune femme d’un bras malicieux et interdit. Leurs rires résonnèrent dans le silence de la nuit et lorsqu’ils arrivèrent enfin devant la bonne porte, Cerrone s’y adossant, laissant le monde tourner un instant. Et puis les gestes et le débardeur troué eurent pitié de lui ; il céda. D’un mouvement sec, il colla la sorcière à lui. Ses mains se posèrent sur sa taille et il prit ses lèvres. Il sentit sa cravate se détacher, sa chemise se déboutonner et, rapidement, ce fut son torse nu qui se colla aux vêtements de l’auror. Il se détacha d’elle, un sourire aux lèvres et, aussi habilement que lui permettait l’alcool qui coulait dans ses veines, ouvrit la porte de son appartement. Il n’alluma aucune lumière et souleva la femme sur sol, ses mains au niveau de ses fesses. Il l’emporta vers le salon sans jamais décoller ses lèvres des siennes. Il la fit s’asseoir sur la table tandis qu’il la rapprocha de lui, debout entre ses jambes. Sa chemise tomba enfin au sol, alors qu’il retirait le haut d’Arizona. Elle recolla à lui et il l’emporta jusque dans sa chambre. Ils se laissèrent tomber sur le lit et la ceinture de l’Italien heurta le sol d’un bruit sourd, étouffé par les soupirs sortant d’entre leurs lèvres. Cerrone se sentit réagir au toucher de la jeune femme et il enfouit son visage dans son cou, descendant lentement vers ses hanches.
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MessageSujet: Re: Everybody's looking for something, some of them want to use you, some of them want to abuse you. {Cerrone & Eterna}    Ven 15 Mar - 20:01

Ruminant dans son appartement vide, Eterna tournait en rond. C’était simple, elle devenait folle. Depuis que Sara était passée dans son appartement, elle avait fini par se rendre compte qu’elle n’arriverait jamais à garder la tête hors de l’eau si elle continuait de la sorte. Elle pouvait tenter de se voiler la face, se draper dans sa dignité, dans toute la splendeur de son ego mais il n’en restait pas moins que la vérité était là : il lui manquait. Et maintenant qu’elle avait goûté au bonheur en sa compagnie, elle ne pouvait plus s’en passer. Il se passait trop de choses dans sa vie pour qu’elle perde juste un instant de plus. Alors elle allait ravaler sa fierté. Elle allait descendre chez lui, elle l’attendrait de pied ferme dans son appartement et ils auraient cette discussion qu’ils repoussaient depuis si longtemps. Il n’était pas question qu’elle passe une nuit de plus loin de ses bras, elle avait trop besoin de son soutien. Alors elle se confronterait à lui, et d’une manière ou d’une autre, après ce soir, elle serait fixée. Elle ne voulait pas croire qu’ils resteraient fâchés toute leur vie et elle comptait bien lui faire entendre raison. D’accord, elle lui avait menti, soit, elle n’avait pas encore retrouvé son frère, mais ses sentiments pour lui étaient bien réels. C’était lui qui avait poussé la porte de son cœur pour s’y installer sans qu’elle demande quoi que ce soit, alors il lui devait bien ça. L’écouter, prendre le temps de la comprendre. Sinon il pouvait ravaler toutes ses histoires d’amour. En fait non. Il n’avait pas le droit de les ravaler. Il fallait qu’il assume, maintenant. Et il assumerait, elle en était persuadée. Elle voulait croire qu’ils étaient juste deux têtes de mule incapables de reconnaître leurs torts pour avancer. Eh bien d’accord, il avait gagné, elle déclarait forfait. Elle n’en pouvait simplement plus. Attrapant sa veste, l’Auror se dirigea vers la sortie. Il n’y aurait pas de retour en arrière. Il le fallait.

Dévalant les escaliers, elle manqua de rentrer dans un homme et freina juste à temps. Oups, pardon … Il n’y a pas de mal, c’est juste Kira qui a eu peur. Gazourzt, acquiesça la petite avant de se mettre à chouiner. Oh, ma puce, pardon. Elle se mordit les lèvres, mourant d’envie de la prendre dans ses bras. Mais elle n’était toujours pas sa marraine de façon officielle, alors elle devait se retenir. Chen la considéra un instant : Je te laisse, j’ai oublié sa peluche chez Cerrone, il faut que j’aille la … Oh, j’y allais justement. Laisse-moi faire ? Ils se jaugèrent quelques minutes et finalement, le professeur tendit la petite et son sac d’affaires à la jeune femme, apparemment plus ou moins au courant de ce qui se passait (ce qui n’étonnait qu’à moitié Eterna, qui avait déjà vu les deux hommes converser à de nombreuses reprises ensemble). Ils échangèrent un regard entendu et l’Irlandais quitta les lieux, laissant l’Américaine face à face avec son bout de chou préféré. En douceur, elle déposa ses lèvres sur son front et murmura : Allez ma beauté … Heureusement que tu es là, tu vas m’aider un peu … Pas pour attendrir Cerrone, ne la croyez pas lâche à ce point-là, simplement au moins elle était sûre de ne pas se dégonfler à un moment ou à un autre. La soirée, voire la nuit était bien avancée et il n’était pas sûr que ses démons ne l’aient pas rattrapée avant qu’elle n’atteigne la demeure du professeur. La petite gazouilla avant de se lover contre Eterna qui sourit, touchée, avant de partir, allumant sa baguette.

Elle arriva bientôt à la maison. Aucune lumière, elle prit quand même la peine de frapper avant de trouver le double des clefs que Cerrone lui avait indiqué froidement quand il l’avait surprise chez lui, une fois qu’elle s’était introduit juste pour la regarder dormir. Le souvenir était cuisant, mais au moins lui servait cette fois-ci. Elle fut bientôt à l’intérieur et verrouilla soigneusement la porte derrière elles. Elle s’avança sans faire de bruit, allant récupérer ladite peluche dans le berceau de la petite, qui la serra contre son cœur. Attendrie, l’Auror fit quelques pas en la berçant doucement, jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Son cœur battait la chamade. Il n’était pas question de partir, elle allait rester jusqu’à ce qu’il rentre chez lui. Il fallait qu’ils parlent. Elle alla jusqu’au berceau de la pitchounette mais se ravisa. Non, elle avait besoin d’elle pour se calmer, même un minimum. Marchant dans la maison qu’elle aurait pu retracer les yeux fermés, elle finit par aller se poser dans le fauteuil qui trônait au milieu du bazar de la chambre de Cerrone, ses jambes tremblant trop pour qu’elle continue son cheminement. Fermant les yeux, elle prit une profonde inspiration. L’heure n’était plus au doute et il fallait qu’elle soit forte. Qu’elle soit forte … Doucement, apaisée par la respiration calme de Kira, Eterna se blottit dans le fauteuil. Elle n’avait pas eu une bonne nuit de sommeil depuis tellement longtemps … Et la pièce sentait sonodeur. Peut-être pourrait-elle se traîner jusqu’au lit … Mais avant qu’elle ne mette son plan à exécution, elle sombra doucement dans les bras de Morphée.



Ce fut un grincement qui la réveilla. Ouvrant les yeux brusquement, elle nota que le noir était toujours aussi complet. Combien de temps s’était-elle assoupie ? Une heure, deux, plus ? Frissonnant, elle vérifia que Kira dormait toujours alors que des sons lui parvenaient. Cerr’ était rentré ? Son palpitant s’affola soudain et elle s’enjoignit à rester calme. Les sons étaient feutrés, mais il lui semblait percevoir deux jeux de pas différents. Cherchant sa baguette de la main, elle se demanda soudain si quelqu’un s’était introduit dans la maison. Les ravisseurs de Greg qui voulait la petite pour le faire parler ? On avait une imagination très développée quand on était Auror. Mais malheureusement pas assez pour deviner la suite. Elle allait se soulever et poser Kira délicatement dans le fauteuil quand une silhouette apparut dans l’embrasure de la porte, se découpant au clair de lune. Non, attendez … ils étaient deux. Soudain pâle, ce que l’on ne pouvait évidemment pas voir étant donné que le noir le plus total régnait dans la pièce, Eterna suivit la forme du regard. Une partie d’elle enregistrait les moindres détails. Le torse nu de Cerrone. Le bassin cambré collé au sien. Les mains se baladant un peu partout. Les lèvres traçant des sillons sur une peau qui n’était pas la sienne. La longue chevelure qui ne lui était pas inconnue … Mais une autre part d’elle rejetait tout en bloc. Elle n’assistait pas à ça. Elle était encore endormie, sur le fauteuil, et elle était en train de rêver. Ou plutôt, de cauchemarder. Ce n’était pas possible, ce n’était pas réel … Et pourtant …

La ceinture de Cerr’ tombant au sol fit un tel bruit qu’il réveilla Kira. L’Auror la sentit se tortiller entre ses bras, chouiner doucement avant de se mettre à pleurer franchement. Son cœur tomba dans sa poitrine alors qu’elle se forçait à se détacher du spectacle qui s’offrait à son regard, se rendant compte que … c’était réellement en train de se produire. Ssssh, ma belle, ça va … Sa voix tremblait bien trop pour être convainquante. Elle ne voulait pas relever les yeux. Elle n’en avait simplement pas le courage. Il était plus simple de deviner dans l’obscurité les traits du bébé en train de pleurer. Pleurait-elle pour elle ? Avait-elle senti la détresse soudaine de sa marraine ? Elle n’y croyait simplement pas. Cerrone. Était. En train de … Relève les yeux. Regarde-les. Apprends, ma fille. L’Auror, tremblant, céda à la voix dans sa tête pour regarder celui qui avait osé se prétendre l’homme de sa vie, sur le point de coucher avec une autre. Tu te rappelles, ce que tu t’étais dit ? L’amour, c’est pour les autres. Pour toi, c’est du vent. Alors regarde. Regarde, retiens, apprends. La gorge nouée, elle ne parvint pas à réfléchir. Peut-être aurait-elle du se lever pour hurler, mais elle n’en avait pas la force. Et elle avait Kira dans les bras. Elle finit par se lever et par laisser tomber, du voix blanche : On a mal choisi notre moment, visiblement. Elle se baissa pour rattraper le sac et, mécaniquement, partit. Elle évita les machines bizarres de son … whatever pour regagner la sortie rapidement. Le couloir lui sembla interminable et elle berçait Kira qui n’avait pas arrêté de chouiner depuis qu’elle avait été réveillée. La porte passée et claquant derrière elle emmena les derniers morceaux de son cœur qui étaient encore en place. Elle avait surpris Cerrone en train de la tromper. Poser un pied. Puis l’autre. S’éloigner le plus vite possible. De cet homme. De ces mensonges. De cette vie rêvée. Avant qu’il ne soit trop tard. Mais n’était-ce pas déjà le cas ?

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MessageSujet: Re: Everybody's looking for something, some of them want to use you, some of them want to abuse you. {Cerrone & Eterna}    Ven 29 Mar - 18:27



Il y avait quelque chose qui hurlait au fond de lui. Quelque chose qui hurlait qu’il ne fallait pas. Qu’il ne voulait pas. Mais ce quelque chose avait du mal à se faire entendre. Il était noyé. Non pas dans du chagrin comme cela avait été le cas dernièrement. Noyé dans le l’alcool. Tant d’alcool. La dernière fois qu’il s’était sentit ainsi submergé, ce fut lorsque Greg avait disparu. Mais Eterna était restée à ses côtés. Elle lui avait permit de se reprendre. Elle n’était plus là. Son esprit n’était plus là pour supporter le sien. L’Italien sombrait donc dans un puits sans fond. Ou du moins si profond que, alors que ses mains caressaient un corps inconnu, il ne s’était toujours pas écrasé sur un sol froid. Il continuait. Mais si quelqu’un lui avait demandé d’expliquer ce qu’il était entrain de faire, il en serait incapable. Pire, si on le lui montrait, il ne voudrait pas y croire. Jamais. Pourtant… Son esprit était flou, mais ses bras musclés portèrent le corps de la jeune femme avec une certaine facilité. Il parvint à ne pas trébucher sur les gadgets qui parsemaient le sol et pénétra dans sa chambre. Arrivé devant le lit, il y posa un genou et se laissa tomber en avant. Cela se passa comme au ralenti. Le corps d’Arizona chuta en premier. Leurs lèvres se détachèrent un instant alors qu’elle s’enfonçait dans le matelas. Dès qu’elle remonta, ils reprirent leurs baisers. Et le temps repartit. Il y eut un bruit étrange, comme un murmure. Mais personne ne s’en formalisa. En perdant sa ceinture, l’homme se rapprocha un peu plus. Et il toucha le fond. Non, il s’écrasa au fond. Un bébé pleurait. Kira. Immobile, il n’osait pas se retourner.
« On a mal choisi notre moment, visiblement. »
Ce fut comme s’il venait de trébucher. Il se remit à tomber. Pour s’écraser de nouveau. Quelque chose lui transperça le cœur. Ses yeux s’étaient fermés. Il entendit des pas s’éloigner. La porte s’ouvrit. Et se referma dans un claquement qui le fit sursauter. Il se releva soudain, s’adossant au mur alors qu’il manquait de perdre l’équilibre. Il se prit la tête dans les mains, la secouant. Qu’avait-il fait ? Que s’était-il passé ? Il avait bu. Tellement. Trop. Lentement, il posa ses yeux sur la sorcière allongée sur son lit. Des yeux remplis d’un tel dégout que son visage de crispait. Elle le regardait avec un sourire… amusé ? Une rage monta en lui. Un rage, amplifiée par l’alcool, qu’il n’avait jamais ressentit auparavant.
« Dégage. »
Il s’agissait d’un murmure. Un murmure pourtant si violent que sa voix tremblait.
« Levati dal cazzo* ! Dehors ! »
Il lui prit le bras, le serrant surement trop fort et la fit sortir. Il sentait des muscles sous sa paume, mais la jeune femme ne réagit pas. Elle se laissait faire, un air étrangement satisfait sur le visage. L’italien sortit avec elle, mais la laissa sur le pas de la porte. Son torse était nu et son pantalon tenait à peine au niveau de ses hanches. Il se mit à courir. On aurait pu penser que le choc lui aurait permit de reprendre ses esprits. Mais c’était loin d’être le cas. Il ne courait pas droit, manquant de trébucher à de nombreuses reprises. Et sa vision lui jouait des tours, floue et incertaine. Mais il reconnu ce qui importait. Celle qui importait. Kira dans ses bras. Il s’immobilisa. La réalité le frappa de nouveau. La femme qu’il aimait, un enfant dans les bras. Son cœur se réchauffa. Avant de se briser encore une fois, en se souvenant pourquoi elle s’éloignait de lui.
« Eterna ! »
Il ne vit pas de réaction. Pensant qu’elle ne l’avait pas entendu, il recommença.
« Eterna ! »
Elle devait l’avoir entendu. Mais elle ne s’arrêta pas. Il se remit à courir et la rattrapa.
« Eterna, regarde-moi. »
Comme pour le punir pour la n-ième fois, il reconnu l’air sur le visage de la sorcière. Il le reconnu car il l’avait vu tant de fois auparavant. Sur son propre visage. L’air de celle que l’on vient de trahir. Mais elle était tant blessée que l’Italien s’immobilisa, se faisant de nouveau distancer.
« Eterna, je t’en prie ! Répond-moi ! Je… je suis désolé, tellement. »
Sa voix tremblait. Non plus de rage, mais de tristesse, de douleur. Des larmes coulaient le long de ses joues. Et sa vision se floutait un peu plus.
« Ce n’était rien ! Elle n’était rien ! Je t’en prie ! Je t’aime tellement ! »
Il s’agissait surement de la pire explication au monde. Celle que tous utilisaient dans cette situation. Ils se rattrapaient quelques fois. Mais le sorcier ne pouvait pas. Parce que son esprit ne parvenait pas à réfléchir.
« Mio Dio, regarde-moi ! »
Il redevenait violent. Enervé qu’elle ne l’écoute pas. Certain de ne pas avoir commis une faute aussi grave. Tout en étant certain de son erreur. Remplit de contradictions, il ne prit pas de temps pour réfléchir à ses paroles. Dans le fond, qu’il essaie ou non ne changeait rien : il ne parvenait pas à enchaîner deux idées.
« Parce que j’ai fait un toute petite… chose, tu vas disparaître ?! »
Il se sentait bouillir.
« Donne-moi Kira. »
Les mots claquèrent. Il respira et se contredit. Encore.
« Je t’aime Eterna. Plus que tout au monde. Pardonne-moi. Perdonami… »
Il murmura ces derniers mots. Tremblant. En larmes. Immobile. Et la pluie commença à tomber.


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