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 {{ Never let me go {feat Iordan ♥}

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& Me, myself and I
♦ AGE; ANNEE & ECOLE: Médicomage d'Elderwood, professeur de soins et introduction à la médicomagie, et de cuisine et charmes gastronomiques ; ancienne Salem ; 28 ans.
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MessageSujet: {{ Never let me go {feat Iordan ♥}   Dim 20 Jan - 23:40

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Seconde moitié de septembre
Intrigue en cours : Aucune de particulière
Protagonistes : Iordan Nevdokiev et Savannah Dawkins
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Non merci


« And it's breaking over me,
A thousand miles onto the sea bed,
I found the place to rest my head.
Never let me go, never let me go. »


Il faisait frais pour un archipel du pacifique à une telle période de l'année. Le vent soufflait, encore plus vers les ponts aux alentours déserts qui permettaient de passer d'un îlot à l'autre. Son panier de muffins à la main, Savannah grelottait et claquait des dents, mais n'avait aucune intention de rebrousser chemin. Ses petites pâtisseries avaient été organisées en assortiment, chacun des trois parfums étant réparti entre trois muffins, ce qui donnait un total de neuf muffins qui étaient installés au frais dans un petit panier d'osier protégé d'un torchon bien calé pour ne pas s'envoler. Elle avait réfléchi à chaque détail, du nombre de muffins qui ne devait être ni trop élevé pour ne pas paraître obsédée, ni trop faible pour ne pas avoir l'air d'une ingrate, à la couleur du morceau du tissu qui protégeait les vivres. Ses vêtements ? Je ne vous laisse même pas imaginer le nombre de fois où elle avait du se changer en se voyant dans le haut miroir de sa chambre. Une aubaine que tous les infirmiers soient de garde ce jour-là, elle était donc tranquille de ce côté-là. Elle n'avait aucune conférence non plus, ce qui avait fait de cette journée la candidate parfaite pour ce que Savannah tramait depuis la rentrée. Elle avait donc passé la matinée à s'activer dans sa cuisine, les recettes ayant été préalablement choisies avec soin, et ce malgré quelques doutes dans la nuit qui avait précédé la préparation. Pendant la cuisson, elle était allée se doucher mais avait du sortir les muffins avant d'être prête, alors que tous ses vêtements étaient étalés sur son lit, attendant le verdict de la blonde. Lorsqu'elle leur était revenue, elle ne savait plus où donner de la tête. Jupe, robe, pantalon ? Couleurs ? Se maquillerait-elle ? Pourquoi n'avait-elle pas prévu tout ça à l'avance, alors que le reste était planifié à la minute près ? Après avoir essayé une robe dont elle ne savait même plus l'existence et une autre dizaine d'ensembles, la médicomage avait opté pour quelque chose de simple, à son image. L'idée était quand même que la personne qu'elle allait retrouver puisse la reconnaitre. Elle avait ensuite passé un peu de temps à préparer le panier, puis était partie en courant d'air, non sans revenir par deux fois vérifier que son four moldu était bien éteint d'une part, et que sa fenêtre était bien fermée d'autre part.

Lorsqu'elle avait mis les pieds dehors, elle avait été assaillie par le vent qu'elle avait imaginé moins vif. Elle serait donc décoiffée, le teint sans doute rosé, voire rougi, et sa jupe volerait dans tous les sens. Première erreur de la journée : la jupe, donc. Mais elle n'était pas découragée pour autant. Ce jour-là était censé marquer une trêve dans ce qui avait été son quotidien depuis la rentrée, à savoir retrouver tous ceux qu'elle aimait, touchés par ce qui s'était passé. Et le plus douloureux était sans aucun doute d'observer Fedor en coin, le plus discrètement possible, espérant trouver un remède miracle à sa peine. Mais elle lui avait été inutile, comme elle était inutile à tout le monde, comme elle l'avait été pour tous ceux dont les âmes qui avaient quitté l'archipel par les airs ce soir-là. Elle aussi avait perdu, mais elle s'était forcée à se ressaisir. Parce que si elle avait été inutile la nuit N, l'avait encore été à Colorado Springs, elle comptait bien mettre un terme à son rôle de potiche. Bon, en réalité, cela trainait un peu en longueur. Elle était trop faible, mais elle ne se l'avouerait pas. Pas maintenant. Pas maintenant que d'autres avaient besoin d'elle. Pas maintenant qu'elle croyait en la survie de Gregori Di Marco, au sourire de Fedor, au réveil de Luce. Alors, en attendant, elle travaillait. D'arrache-pied. En tant que conférencière, en tant que médicomage, en tant que cuisinière, en tant qu'alliée des elfes de maison, en tant que n'importe quoi qui lui ferait oublier l'atrocité de ce qui hantait encore quotidiennement ses rêves.

Mais ce jour-là, justement, ne serait consacré qu'à elle. A elle et à ce brin d'espoir qu'elle entretenait depuis la première lettre qu'elle lui avait écrite de Colorado Springs. Ils ne s'étaient que croisés au bal, lui étant débordé à assurer son service, et elle à éviter les compliments d'un jeune étudiant un peu trop entreprenant à son goût. Mais elle n'avait cessé de penser à lui, à cette nuit tragique qu'ils avaient passé ensemble, à sa spontanéité qu'elle avait aussi regrettée, à leurs lettres, à ses yeux... Il avait été une des raisons qui l'avait motivée à remettre les pieds sur cette île qui l'avait effrayée pendant les deux longs mois de vacances qu'elle avait passés à Colorado Springs, d'abord au camp, puis seule, sans famille, dans le simple but de se vider la tête. Voilà maintenant qu'elle prenait les devants. Une entrevue au bal n'était pas suffisante. Oh, elle n'avait pas grand chose à lui dire. Oh, mince, qu'est-ce que je vais lui dire ? pensa-t-elle d'ailleurs en se figeant au beau milieu de la rue commerçante. Seconde erreur de la journée : ne pas avoir réfléchi à ce genre de détails. Elle s'était arrêtée net au milieu de la ruelle pavée, non sans avoir le droit à une remarque peu polie du vieil homme qui marchait à sa suite. Mais elle était obnubilée par ses pensées, parce qui se tramait dans son esprit alors que Iordan Nevdokiev ne se doutait pas un instant qu'elle allait lui tomber dessus au beau milieu d'un après-midi aussi innocent celui-là. Et oui, à ce moment-là, Savannah eut une envie pressante de retourner chez elle, de manger ses muffins et de faire comme si de rien n'était. Qu'est-ce qui lui avait pris de vouloir le revoir ? Leurs lettres étaient déjà bien suffisantes, même si elles étaient de plus en plus espacées... Sans doute était-il davantage occupé par son travail maintenant que la population namelessienne était à nouveau au complet, surtout en comptant tous ces jeunes qu'elle récupérait ensuite parfois dans de drôles d'états.

Mais dans tous les cas, elle ne retournerait pas chez elle. Pare qu'elle avait préparé ces muffins avec une attention toute particulière, qu'elle avait passé plus de temps à se préparer que tous les matins d'une même semaine réunis, qu'elle s'était angoissée une bonne partie de la nuit à s'imaginer que les recettes choisies étaient trop risquées, pas assez goûteuses, trop sucrées, trop ceci ou pas assez cela. Mais également parce que si elle esquivait un des seuls moments où elle pourrait vivre un peu de bonheur, alors elle n'avait plus rien d'autre à vivre que son travail et un espoir infini de tout voir s'améliorer. Alors que plus les semaines passaient, plus elle se rendait compte que rien ne bougeait. Les gens avaient plus ou moins repris leur vie comme d'habitude, plus ou moins blessés, mais voir un Fedor comme celui qu'elle croisait quotidiennement lui donnait envie de ne plus croire en rien. Ce serait plus simple de laisser le destin achever son œuvre. Elle ne savait plus quoi faire pour montrer son support, son affection. Son sentiment d'impuissance face à tout ce malheur, tout ce chagrin, ne faisait que s'amplifier au fur et à mesure du temps qui passait des plaies qui ne pansaient pas. Alors cette journée, elle se l'était accordée. Elle ne resterait peut-être qu'une heure, ou même que cinq minutes, puisqu'elle y avait pensé pendant la nuit et qu'elle avait seulement percuté que Iordan n'avait pas été prévenu de son passage et que par conséquent, il aurait sans doute pas mal de travail. Mais peu importait, elle voulait échanger des mots avec lui, entendre à nouveau sa voix, croiser son regard et se sentir gênée. Parce qu'elle y croyait, à cette alchimie. Ce qui s'était passé lors de la nuit des loups n'avait fait que renforcer ses convictions, et les barrières qu'elle s'était imposé étaient peu à peu tombées, pour finalement disparaître complètement.

Alors au milieu de la ruelle, elle se remit à marcher, tremblante comme avant de passer le concours pour l'unique place de médicomage proposée à Elderwood. Mais elle se rappela l'éclair d'un instant qu'elle l'avait eu, ce poste. Alors, elle n'avait aucune raison de mourir de trouille devant Ior... Bon, ok, je vais faire un malaise. La voilà devant le Gerry's pub à se demander si c'est vraiment une bonne idée, tout ça. Serrant son panier d'osier contre elle, elle hésite à simplement faire son malaise pour avoir une raison valable de ne pas frapper à la porte du bar. Mais sans qu'elle ne s'en rende compte, son bras se tend devant elle pour donner quelques coups sur le porte. Et la porte s'ouvre doucement, comme au ralenti alors qu'elle se demande quelle salutation serait la plus appropriée. Bonjour, trop formel. Salut, trop familier. Coucou ? Idem. « Hey. » commença-t-elle donc par défaut en se demandant ce qui pourrait suivre, réalisant qu'elle venait sans aucun doute de passer de la teinte rosée due au vent revitalisant au blanc fantôme qui la caractérisait dans certains pics de stress. Le cortisol était au taquet, et elle était à peu près sûre que que ses corticosurrénales allaient demander des RTT après cet épisode fâcheux. Elle se cacha derrière son panier en le tendant au jeune homme qui venait de lui ouvrir. Elle avait oublié... ce regard. Bon, les surrénales allaient partir en vacances dès maintenant, en fait, elle en était à peu près sûre. « Je t... v... j'ai apporté quelques douceurs, je me suis dit que... enfin, que... enfin, tout le monde aime les muffins. » Et elle imposa le panier dans les bras du serveur en attendant qu'il réagisse, qu'il dise quelque chose, n'importe quoi, mais qu'il empêche ce putain de malaise d'arriver. « Je recevais de moins en moins lettres, je m'inquiétais. Le boulot est pas trop prenant quand même, j'espère ? Je veux dire, c'est important de se reposer, aussi. » Elle souriait à peine, trop stressée pour esquisser un véritable signe de joie, alors que dans son esprit c'était une explosion de bonheur. Simplement le revoir. Interromps-moi, dis quelque chose, s'il te plaiiit. le suppliait-elle presque du regard alors qu'elle s'imaginait déjà s'évanouir sur les pavés de l'entrée.

_________________
    Letting everyone down would
    be my greatest unhappiness.

    "One only understands the things that one tames," said the fox. "Men have no more time to understand anything. They buy things all ready made at the shops. But there is no shop anywhere where one can buy friendship, and so men have no friends any more. If you want a friend, tame me ..."


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