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 Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team

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MessageSujet: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Mar 15 Jan - 22:16

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Le soir du Bal
Intrigue en cours : Saison 2, Chapitre 2
Protagonistes : Wyatt Pritchard, Louka Annekova, Meleager Baskerville (& others guests maybe !)
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Pas pour l'instant, merchi !


« I walk this empty street of the Boulevard of Broken Dreams»




Je n’aurais su dire si j’avais marché lentement ou si mon pas s’était accéléré dès que le Mémorial n’avait plus été en vue. Je n’avais pas la moindre idée du temps qui s’était écoulé, ce pouvait bien être une heure ou quelques secondes. Quand je pris pied sur le ponton menant au Sea Palace, je me rendis simplement compte de la sensation étrange sur mes joues, dénotant que mes larmes avaient séché, tirant ma peau de façon peu confortable. Relevant le bas de ma robe blanche, je pus constater qu’elle était fichue, maculée d’herbe, de sable, de boue et Dieu seul savait quoi d’autre, tout comme mes chaussures. Je me perdis quelques instants dans leur contemplation, le pied soulevé au-dessus des planches en bois. Je les avais visualisés virevoltant au milieu de ce décor enchanteur que j’avais moi-même créé, une des choses qui m’avaient aidé à garder le sourire quand, une fois encore, mes projets d’avenir s’étaient effondrés. Et ils revenaient à la réalité, usés, salis. A jeter. Comme cette vision. Et comme le reste, qui avait battu timidement de l’aile lors de ma pseudo-confession à Sara. La Princesse Louka pouvait retourner au pays des contes de fées. La réalité n’était visiblement pas faite pour elle, pour moi. Je ne comprenais toujours pas comment tout ceci avait pu se produire. Je ne savais pas à quel moment j’avais eu faux, quel pas de travers, quelle parole mal interprétée nous avait amenés à ce moment, où la compréhension n’était plus, ou il n’y avait que cette distance, ce clivage entre deux univers. J’étais exclue du sien, sans avoir compris comment, sans l’avoir vu venir. Cela m’apprendrait sans doute à être certaine de pouvoir comprendre tout et tous, et à me lancer ce genre de paris hasardeux. Qui étais-je ? Qu’avais-je vécu de grave, dans ma vie ? Rien. Je ne pourrais sans doute jamais comprendre. Cette petite bourgeoise bien habillée que me renvoyaient la plupart des gens était-elle donc mon vrai visage ? Un frémissement au coin de mes paupières me fit poser le pied, dissimulant cette stupide pantoufle à la Cendrillon que j’étais devenue.

Je gagnai rapidement le bateau, montant sur le pont avant de redescendre dans la salle. Il y avait de la lumière, il ne devait pas être tard donc personne n’était couché. Les escaliers descendus, je me tins à la rambarde pour enlever mes chaussures, une à une, avant de les prendre dans ma main droite et de m’avancer jusqu’au comptoir. Quel superbe spectacle je devais offrir ! La personne « de garde » à ce moment-là était baissée sous la bar, aussi n’avais-je droit à l’identité de mon futur interlocuteur pour me lancer. Je posai finalement mes souliers sur le tabouret à côté de celui sur lequel je finis par me jucher. De quelques mouvements de doigts, je fis tomber ma coiffure, ramenant mes longs cheveux blonds autour de mon visage. Je me sentais soudain fatiguée, peut-être par ce cheminement, autant physique qu’intellectuel que je venais d’effectuer. Sans compter l’émotionnel … Je me passais les mains sur le visage, en douceur, étalant sans nul doute un peu plus de mon maquillage au passage. Mais qui s’en soucierait ? Je ne serais certainement pas au nombre de ces personnes. Je finis par poser les mains à plat sur le comptoir, la sensation de froid me faisant du bien. Dieu merci, l’endroit était désert, je doutais d’attirer la clientèle dans cet état. Prenant ma chevelure dans ma main gauche, je finis par briser le silence, m’adressant à la personne qui était sans doute en train de faire l’inventaire : Enlève une bouteille de vodka du compte, s’il te plaît. A consommer sur place, avec un verre et de la glace. S’il te plaît. S’il te plaît. Peut-être aurais-je dû lui demander d’essayer de s’ouvrir encore une fois. Peut-être aurais-je dû me réfugier d’autorité dans ses bras … mais de quel droit ? Mes longs ongles commencèrent à marteler lentement le comptoir.

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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Ven 18 Jan - 11:11



    Louka's tales - Don't fret precious, I'm here.

    Ce soir, un bal était donné à l'école et, pour changer, Wyatt était sincèrement énervé. Non mais vous vous rendez compte ? On ne lui avait même pas demandé d'être le traiteur ! C'était comme ça qu'on aidait les commerçants de l'île à rester à flot ? Franchement, bel esprit, y'avait pas à dire ! Exploiter des elfes de maison au lieu d'engager un super chef végétarien ... En plus de lui piquer toute sa clientèle en organisant une fête privée où ils n'étaient même pas conviés ... C'était vraiment pas cool ! Oh, je vous entends déjà : « Gnagnagna, il arrête jamais de râler celui là ? » Estimez-vous déjà heureux qu'il bougonne dans sa tête au lieu d'aller faire un esclandre. Il fallait dire que le rôle du trouble-fête de l'île était déjà pris par Adamson et il préférait de toute manière ne pas lui voler la vedette. (Savait-on jamais qu'il brûle son bateau en représailles ...)
    C'était donc un Wyatt énervé et en proie à un sévère ennui qui veillait ce soir là derrière le bar, cherchant désespérément de quoi s'occuper pour ne pas finir de l'autre côté du bar à goûter le nouvel arrivage d'Hydromel. La dernière fois qu'il avait vu les autres, Timothée proposait une partie de cartes qu'il avait décliné, prétextant que quelqu'un devait rester "au cas où un client venait à pointer le bout de son nez", ce qui n'était, au fond, qu'une excuse ridicule. Il savait parfaitement que personne ne viendrait. Leur restaurant était jeune et encore peu fréquenté, alors que les fêtes données à Elderwood étaient réputées pour être sensationnelles. Qui manquerait en plus la première fête de l'année ? Il se cogna la tête contre le comptoir lorsqu'une voix lui donna tort.
      - Enlève une bouteille de vodka du compte, s’il te plaît. A consommer sur place, avec un verre et de la glace. S’il te plaît.
    La répétition des « S’il te plaît » ne lui échappa pas, tout comme il sut avant de se redresser qu'il s'agissait de Louka. Venant d'elle, ce tic de langage était étrange. Elle était courtoise mais rarement insistante. Elle choisissait toujours ses mots avec soin, sans empressement. Cela ne lui ressemblait pas. Encore moins que le visage qu'il lui découvrit, ravagé. Son maquillage avait coulé, sans doute autant que ses larmes bien qu'elles eurent été séchées en chemin.
      - Bah alors, princesse, de retour avant minuit ? Souleva-t-il avec un air mi-concerné, mi-consterné. Et en plus, tu lui as même pas laissé de soulier à ramasser à ton prince d'une soirée ? Il a à ce point pas assuré ? Qu'est-ce qu'il a fait, faut que j'lui casse la gueule ?
    Wyatt, une tarte ? Qui mettait les pieds dans le plat ? Vraiment ? Un espèce de sourire de guingois s'étala sur ses lèvres alors qu'il posait sa main sur la sienne qui s'agitait contre le bois. Cela pouvait passer pour un geste tendre mais en vérité, c'était surtout que le bruit l'agaçait. Il essayait de sourire pour l'apaiser un peu mais c'était pas son fort. Il avait plutôt une tête d'idiot quand il s'y essayait. Au moins, ça la ferait peut être marrer ... ! De sa main libre, il déposa sur le comptoir une bouteille comme demandé et, après réflexion, oublia les verres à shooter pour sortir deux gros verres à Whisky en cristal. Vu sa tête de déterrée, quelques gorgées ne suffiraient assurément pas à tout arranger ... D'ailleurs, il n'était même pas sûre qu'une bouteille suffise mais elle était de l'autre côté du bar, alors, autant que le client était roi d'ordinaire, les désirs de la princesse déchue seraient des ordres ce soir.

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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Sam 19 Jan - 22:39


Au fond d’elle, la jeune blondinette savait très bien qu’elle n’avait pas le droit de se réjouir. Pas ave tout ce qu’il s’était passé sur l’île l’année passée. Sauf qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. Certes, la lune défaillante avait détruit la maison de son enfance, mais pour un bienfait plus grand encore. Sa relation avec Wyatt s’était diablement améliorée, puisqu’ils avaient reconstruit sa maison tous les deux. Et puis bien sûr, il avait ouvert son restaurant et elle était plus qu’excitée par ce nouveau job qui promettait monts et merveilles. Et puis bien entendu, le must du must, c’était l’arrivée de son nouvel ami, Ryan. Un tout petit bout de chou de un an qui ravissait les rares soirées où elle le gardait. Bref, pour faire simple, c’était un bon départ que cette nouvelle année. Du moins, c’était ce que sa façade habituelle montrait. Cependant, les cauchemars qui l’assaillaient la nuit, quand elle entendait parfois des bruits étranges dans sa toute nouvelle maison, dénotait cette bonne humeur et faisait parfois apparaître de vilaines cernes sous ses jolies yeux. Tout à fait, elle avait maintenant peur que la mer ne reprenne de nouveau ses droits, mais cette fois ci, lorsqu’elle était endormie et incapable de s’enfuir pour survivre. Ces mauvais rêves récurrents la bouffaient littéralement, mais elle ne laissait rien paraître en public. Elle voulait rester la jolie blonde accueillante et souriante et ne souhaitant en aucun cas être décrite comme une peureuse. Après tout, c’était ridicule non ? D’avoir peur de l’eau qui avait autrefois bercés une enfance.

En tout cas, la journée pour Kirsten avait été assez habituelle au final, même si, le restaurant étant complètement vide, elle n’avait pas eu grand-chose à faire. Plier des serviettes. Regarder Wyatt s’essayer au jonglage avec des verres. Ramasser les dégâts ensuite, parce oui, jongler avec des différentiels de poids différent, ça marche moyennement quand on est pas doué. Commencer une partie de cartes avec un Timy très mignon qui fait rougir. Et… Entendre la porte s’ouvrir. C’est un fol espoir qui s’empara de la jeune fille qui se mit sur ses pieds, avant de remarquer que ce n’était que Louka. Avec un long soupir de contrariété, du à l’inactivité, Kirsten se rassit à sa place et posa son menton sur sa main, boudeuse… Enlève une bouteille de vodka du compte, s’il te plaît. A consommer sur place, avec un verre et de la glace. S’il te plaît. Hum ? Les sourcils de la demoiselle se froncèrent, alors qu’elle se rendait compte finalement que quelque chose n’allait pas avec madame la patronne. Certes, elle était un peu dur dans son surnom, mais elle lui tombait si souvent dessus pour des trucs bêtes, qu’elle avait du mal à vraiment l’apprécier. Pour autant, elle n’aimait pas vraiment la façon dont elle avait de parler et puis… sa tristesse semblait vraiment énorme.

- Bah alors, princesse, de retour avant minuit Et en plus, tu lui as même pas laissé de soulier à ramasser à ton prince d'une soirée ? Il a à ce point pas assuré ? Qu'est-ce qu'il a fait, faut que j'lui casse la gueule ? Les yeux de Kirsten s’arrondirent comme des soucoupes, avant qu’elle ne s’avance vers le bar d’un air décidé pour s’assoir à côté de la polonaise. Ce Wyatt, son ami soit il, avait une façon vraiment bizarre de consoler les gens et elle n’était vraiment pas sûre que ça puisse fonctionner. Tu sais quoi Louka ? Il faut jamais abandonner. Quoi qu’il se passe, maintenant, tu dois juste laisser couler la nuit et après retourner vers lui pour… Non attends ! Je raconte n’importe quoi. Laisse moi recommencer. Elle parlait très vite, presque à elle-même au final. Super remontage de moral, entre le rustre qui sait pas aligner deux mots sans paraître bourru et l’autre cruchasse qui n’arrivait même pas à parler sans réfléchir avant. D’ailleurs, ce fût la raison pour laquelle elle s’interrompit, deux secondes, avant de reprendre. Donc je disais. Si c’est de ta faute, essaye de le retrouver et fais tout pour qu’il comprenne qu’il a perdu la femme de sa vie. Si c’est sa faute à lui. Et bien… Euh… Je sais pas trop en fait. Et si c’est la faute du destin. Tu sais genre, avec tous les loups et les machins et les trucs, bah… Sois là pour lui. Peu importe s’il te repousse, il a sûrement besoin de toi. Beaucoup de mots, pour au final pas grand-chose de constructif, mais la blonde espérait vraiment que ses conseils étaient quand même bien tombés. Après tout, on sait jamais.

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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Jeu 24 Jan - 17:27

Je n’avais aucunement besoin d’une psychanalyse de comptoir, j’avais moi-même compris ce qui m’arrivait et c’était sans doute le comble du ridicule. Aussi voulais-je juste ma thérapie Oksana, peut-être un partenaire de sport pour la soirée (entendre par là celui de descendre des verres sans tomber raide mort au sol, je n’étais pas de celles qui en pratiquaient d’autres avec une légèreté à faire peur), m’enivrer en bonne et due forme jusqu’à oublier momentanément et retrouver le chemin de mon lit tant bien que mal. J’aurais voulu que la créatrice de cette méthode soit là. Et peut-être Natalia, aussi, même si l’une et l’autre risquaient de me donner des conseils désastreux ressemblant sans nul doute à « mais mets-toi à poil dans son pieu et ça ira mieux » ou un regard peiné pour la seconde, et … je ne voulais pas de compassion, je n’en avais nul besoin, pas plus que je ne la méritais. Je n’étais qu’une sotte et cela devrait me servir de leçon. Je fus donc soulagée de constater que mon « sauveur » serait Wyatt. Il n’y avait pas de risque pour que la conversation devienne intime et s’oriente sur le dangereux terrain des sentiments … normalement. Bah alors, princesse, de retour avant minuit Et en plus, tu lui as même pas laissé de soulier à ramasser à ton prince d'une soirée ? Il a à ce point pas assuré ? Qu'est-ce qu'il a fait, faut que j'lui casse la gueule ? Trop de questions en une fois qui m’arrachèrent un sourire peiné, qui s’accentua légèrement en le voyant prendre ma main et s’essayer à la moue compatissante. Je tendis mon autre main pour la poser sur sa joue et descendre doucement le coin de ses lèvres : Je t’en prie, tu ressembles à un filet de merlu un peu trop citronné. Je jetai un coup d’œil à la bouteille salvatrice avant de laisser mes doigts glisser le long de sa joue pour commenter sobrement : Il n’en voulait pas et c’est moi qui n’ai « pas assuré », il semblerait. Et non, je ne souhaite pas que tu ailles le frapper. Il n’en était pas question et j’allais d’ailleurs garder son identité pour moi au cas où je ne dise certaines choses étant ivre qui pourrait le décider à aller contre ma volonté et débarquer au château pour s’en prendre à lui. Ce ne serait pas une excellente idée.

Je le regardai préparer les verres en essayant de ne plus pianoter d’impatience quand quelqu’un s’assit à côté de moi. Kirsten. Je lui accordait un gracieux signe de tête, n’étant guère en état de mieux faire, surtout après son premier jet de paroles des plus accélérés et des plus … des moins judicieux ? Je n’étais pas toujours tendre avec elle, j’en convenais, mais j’en avais une image peu flatteuse d’une part à cause de sa silhouette s’éclipsant sur le pont un matin et d’autre part de la maladresse chronique dont elle semblait faire preuve. Pourtant, je sentais qu’elle essayait de bien faire, comme en cet instant, mais elle n’aidait pas. Donc je disais. Si c’est de ta faute, essaye de le retrouver et fais tout pour qu’il comprenne qu’il a perdu la femme de sa vie. Si c’est sa faute à lui. Et bien… Euh… Je sais pas trop en fait. Et si c’est la faute du destin. Tu sais genre, avec tous les loups et les machins et les trucs, bah… Sois là pour lui. Peu importe s’il te repousse, il a sûrement besoin de toi. C’est un peu plus compliqué que cela, parvins-je néanmoins à articuler clairement, avant de dérober la bouteille à Wyatt, ne pouvant laisser mes mains inactives plus longtemps. Je la débouchai et versai deux verres à demi-remplis de vodka avant de la reposer, d’attraper mon verre et se le vider, d’un coup d’un seul. Les larmes me revinrent aux yeux alors que l’alcool brûlait le trajet qu’il empruntait dans mon organisme mais cette sensation allait bientôt s’apaiser pour disparaître finalement. Fermant délicatement mes paupières, je finis par énoncer : Je n’ai pas su l’aider. Et je ne suis pas la femme de sa vie, il m’a repoussée. L’avoir dit à voix haute ne m’aidait pas à me sentir mieux, mais je n’allais pas enchaîner sur le second verre immédiatement. Je venais d’ingurgiter une quantité d’alcool conséquente et il n’était pas question que l’on doive me transporter à l’infirmerie pour cause de coma éthylique, c’était totalement hors de question. Mon regard se posa sur mes chaussures avant de revenir à Kirsten, puis à Wyatt. Je finis par rire doucement : Cette situation est plus que cocasse. Je vous assure que cela ira mieux dans deux verres et quand je me serai fait une raison. Je n’étais pourtant pas quelqu’un de particulièrement fantasque, mais j’étais une incorrigible rêveuse et une romantique. Et je n’ai rien d’une princesse. Avec mon visage défait, mes cheveux en bataille et ma robe ruinée, on ne pouvait en douter.

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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Dim 17 Fév - 13:13


    Le problème, quand on commençait à avoir des amis et des collègues, voire des colocataires, c'est qu'on n'était plus socialement autorisé à s'en battre la moule qu'ils aient des problèmes. Non, on ne pouvait plus se détourner, faire semblant de ne pas les voir pleurer ou savoir qu'ils étaient blessés et ne rien faire, encore moins quand il s'agissait de filles. C'est pourquoi une petite voix avait soufflé à Wyatt qu'il se devait d'être un brin attentionné en voyant Louka arriver dans un piteux état. Juste un ou deux mots gentils seraient suffisants. De toute façon, jamais il ne pousserait jusqu'aux câlins réconfortants - cette partie là, il la laissait bien volontiers à Kirstenounours - mais il se laissa emporter par un élan d'il ne savait pas trop quoi, d'amitié sans doute, et posa sa main sur celle de la blonde en signe de ... Présence. Ouais, il était là. A dire de la merde et à faire la seule chose qu'il savait faire dans ce genre de situations : l'encourager à boire pour oublier, et dire qu'il pouvait cogner si ça rendait service. S'il était un piètre ami ? Oh, il n'en doutait pas une seconde ! Il n'avait jamais réellement essayé d'être bon là-dedans, dans le domaine de l'affection. Il se contentait d'être lui-même en se disant que "si ça suffisait pas, qu'ils aillent voir ailleurs" et, jusque là, ça avait plutôt pas mal fonctionné pour lui ... La preuve, pour un gros con, il était pas mal entouré !
      - Je t’en prie, tu ressembles à un filet de merlu un peu trop citronné. Il n’en voulait pas et c’est moi qui n’ai « pas assuré », il semblerait. Et non, je ne souhaite pas que tu ailles le frapper. Lui répondit sa partenaire d'affaires alors qu'il haussait les épaules en signe de ... Désintérêt.
    Bah, s'il ne pouvait rien faire, autant qu'il se contente de servir les verres pour qu'on passe direct à la case oubli, non ? Le plus vite la Vodka agirait, le moins longtemps elle souffrirait de cette soirée gâchée ! Oui, il pensait à son bien être, je vous assure. Il ne crevait pas de s'en mettre un dans le gosier aussi pour arriver à faire face à trois dénominateurs déplaisants : des histoires de cœur tournant au vinaigre n'étaient pas, mais alors pas du tout, sa tasse de thé, la clientèle inexistante l'irritait fortement et ... Toutes ces bouteilles alignées devant lui le narguaient depuis bien trop longtemps pour qu'il reste sobre une minute de plus !
      - Buvons donc à ... des jours meilleurs ! Lâcha-t-il en levant la bouteille qui retomba aussitôt alors que Kirsten faisait une entrée pour le moins ... bavarde.
    Une fille de plus dans l'équation, ça signifiait qu'il était désormais en sous-nombre et que si elle commençait à parler chiffons, ou garçons, il ne ferait pas le poids pour renverser la conversation. Ces oreilles n'étaient pas faîtes pour entendre ce genre de conneries là, si ça se mettait à parler de sentiments, il allait se taper la tête contre le bar. Alors, sifflotant tout bas, il commença s'éclipser, se dirigeant à l'autre extrémité du comptoir avant de revenir à la hâte à l'appel de la Vodka. Louka l'avait servi et il but son verre d'une traite sans cérémonie avant de le tendre de nouveau. Oh non non non, un seul verre ne suffirait jamais s'il devait rester dans les parages.
      - Cette situation est plus que cocasse. Je vous assure que cela ira mieux dans deux verres et quand je me serai fait une raison. Et encore, deux verres ... Et je n’ai rien d’une princesse.
    Le chef ouvrit la bouche avant de la refermer. Seul un soupir passa ses lèvres. Non, décidément, il ne savait plus quoi dire. Il avait déjà jeté toutes ses cartes, l'ironie, les pieds dans le plat, la proposition d'allouer ses poings pour la cause ... Il avait même essayé de sourire, rendez-vous compte ! Mais là, il était complètement dépassé.
      - Les hommes c'est nul. Crois moi, j'en suis un. On est vraiment nul avec tous vos trucs de gonz... De princesses. Mais l'alcool, c'est bien. Alors ... Buvons encore. Avec Kirsten ! La pauvre, elle a pas encore eu de verre et c'est triste de boire toute seule ... Nous, on est assez tristes comme ça ! Enfin, toi, Louka. ... Ouais, bon. On devrait même en re-servir un pour oublier ce que je raconte. Ça, c'est sûr que ça aiderait ... Je vais sortir trois bouteilles. C'est plus sûr. Se racla-t-il finalement la gorge après le pire énoncé d'inepties qu'il lui eut été donné de formuler.
    Et après, on s'étonnait qu'il parle peu et soit si silencieux ... Il ne savait pas parler aux femmes, pas consoler qui que ce soit. Il ne savait même pas garder en vie une plante verte ! Il avait même déjà tué un cactus en pot. Si, et sans faire pipi dessus, ce coup-ci. En bref, ouais, il était nul, ça résumait bien la situation. Heureusement qu'ils étaient dans un bar parce que ces bouteilles semblaient réellement leur dernier espoir.

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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Dim 17 Fév - 17:20

Il y avait définitivement des avantages à vivre seul, songea Branwen en se retournant pour la quinzième fois dans son lit. Les voix lui provenaient de la cuisine, accompagnées d’un bruit de bouteilles assez récurrent. Non seulement ils faisaient la fête sans elle, sans même penser à l’inviter, mais ils étaient en plus infichus d’être discrets. Non pas qu’elle ait eu envie d’y aller. Boire, très peu pour elle. Elle se serait probablement fait un peu insulter au passage, sans oublier la dose quotidienne de complexe d’infériorité face aux deux blondes qui occupaient également le restaurant. Non, elle aurait de loin préféré dormir. Si elle en avait eu l’occasion.

Se relevant en silence, la rouquine fourragea un instant dans ses affaires pour dénicher sa baguette, à défaut de boules Quies. Elle connaissait le Charme d’Impassibilité, pour l’avoir déjà utilisé, mais son contraire la laissa un instant déconcertée. Marmonnant finalement un vague Silencio en direction de la porte, elle ne put qu’admirer combien elle était à côté de la plaque. Apparemment, insonoriser le parquet était au-delà de ses compétences. En tendant l’oreille, elle arrivait même à distinguer quelques mots par-ci par-là. « Princesse », prononcé d’une voix grave, ce qui laissait penser que Louka n’était pas toute seule. Puis la voix de Kirsten qui disait quelque chose à propos du destin.
▬ Mon destin à moi, c’est de dormir, marmonna la rousse en s’emparant du gilet resté sur sa chaise.

Descendant l’escalier à pas de loups, Branwen entendait désormais plus distinctement la conversation.
▬ … rien d’une princesse, expliquait Louka.
Ca se discute, songea la sorcière en poussant doucement la porte, avant de recevoir un choc. Durant les quelques semaines où elle avait partagé la vie de toute la fine équipe, elle n’avait jamais croisé Louka que parfaitement apprêtée. La voir ainsi, vêtue d’une robe abîmée, décoiffée et, de toute évidence un peu à côté de la plaque, était pour le moins surprenant. Elle vit aussi Wyatt, à la place du barman – étonnant –, et Kirsten, qui n’avait pas encore été se coucher.

Réalisant soudainement que cette petite réunion n’avait rien d’une fête, la sorcière jura mentalement. Dans quoi était-elle encore tombée ? Elle se sentit stupide. Puis jalouse. Gênée. De toute évidence, Louka était celle qui n’avait rien d’une princesse. Elle ignorait pourquoi, comment. Pire encore, elle ignorait comment réagir, n’ayant jamais eu d’amie en larmes à réconforter (qui a dit « n’ayant jamais eu d’amie » ? C’est méchant de dire ça.). Ce qui était aussi bien, puisque de toute évidence, Kirsten et Wyatt paraient à tout, même si c’était à coups de vodka. A l’instant, Wyatt s’engageait dans l’un des discours vaseux dont il avait le secret.
▬ Les hommes c'est nul. Jusqu’ici, elle était plutôt d’accord. Crois moi, j'en suis un. Un homme ? Ou un nul ? Elle se sentit quand même irritée. Si lui sauver la vie, c’était être nul, elle était encore moins valorisée dans ce fichu bateau qu’elle ne pensait l’être. Même s'il était effectivement un gros nul. On est vraiment nuls avec tous vos trucs de gonz... De princesses. Mais l'alcool, c'est bien. Pour l’amour du ciel ! Alors ... Buvons encore. Avec Kirsten ! La pauvre, elle a pas encore eu de verre et c'est triste de boire toute seule ... Nous, on est assez tristes comme ça ! Enfin, toi, Louka. ... Ouais, bon. On devrait même en re-servir un pour oublier ce que je raconte. Ça, c'est sûr que ça aiderait ... Je vais sortir trois bouteilles. C'est plus sûr.
Il joignit aussitôt le geste à la parole. Branwen recula alors doucement. Elle allait remonter lire un peu. C’était plus sûr. Alcool, tristesse, sentiments, tout ça, elle avait déjà vu, déjà donné, ça allait déraper et ils finiraient bien par se rendre compte qu’elle était incapable de réconforter qui que ce soit. S’ils ne le savaient pas déjà. Et puis elle, elle n’était pas triste, alors elle n’avait rien à faire là. La preuve, elle était en pyjama.

Puis la latte de parquet grinça. Elle grimaça, espérant que personne ne … Tant pis, songea-t-elle en croisant un regard.
▬ Euh, bonsoir, marmonna-t-elle. Désolée, je voulais pas déranger.
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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Lun 25 Fév - 16:12


    Réparer ce qu'il avait brisé, ça semblait si simple énoncé comme ça, pourtant ça ne l'était pas, surtout dans son état. Ah ça, non, il n'était pas en état de réparer quoi que ce soit, et encore moins le bordel qu'il venait de créer ! Mais il le devait, c'était essentiel. Il l'avait appris : on ne laissait pas pourrir un fruit si l'on voulait pouvoir à nouveau croquer dedans, comme on ne laissait pas rouiller une porte si l'on souhaitait de nouveau l'ouvrir. Il n'avait pas le temps d'attendre que les choses "se réparent toute seule", comme il l'avait toujours fait. Et puis, d'ailleurs, les pièces ne s'étaient jamais recollées d'elles-même. Il devait se bouger, mettre un pied devant l'autre, arrêter de s’apitoyer sur son pauvre petit sort. C'était pathétique, cette attitude de reclus, cette victimisation incessante. Louka, elle, ne s'était jamais plainte, mais lui, il avait gémi, hurlé que l'on abrège ses souffrances ... Pauvre diable. Il savait certes beaucoup sur la douleur, il la connaissait bien, ils étaient de vieux amis qui avaient fait un sacré bout de chemin ensemble. Oui, les coups durs, il avait après tout l'habitude. Mais craqué, encore une fois ... Comme lorsqu'il avait laissé la dépression l'ensevelir, en prison ... Oser penser qu'il était de nouveau enfermé dans une cellule sans aucun espoir ... Alors qu'il avait la chance d'être encore en vie, lui, et de justement pouvoir la vivre, d'en faire quelque chose ... Certes sur cette île qu'ils taxaient tous de paradis même si à ses yeux ce n'était qu'un autre leurre, mais c'était toujours plus beau qu'un mur sur lequel tracer des bâtons en s'y cassant les ongles pour compter les jours le séparant du soleil ... Et puis, il y avait cette femme, qui voulait être à ses côtés malgré tout ses états d'âme et ce fichu capharnaüm dans lequel il évoluait ! Qui voulait l'aider à marcher droit, à relever la tête, à être heureux ! Alors oui, bordel, il avait une chance inouï ! Il était le plus chanceux des hommes d'avoir une Louka. Quel autre choix avait-il donc que de réparer, quand on savait que c'était elle, qu'il avait fait pleurer ? Il avait repoussé le plus beau rayon de lumière, le dernier qui n'avait pas fondu face aux ténèbres qui l'entouraient, et il en était conscient. Il venait tout juste de comprendre, idiot qu'il était, à quel point il s'était laissé aveuglé par tant de choses qui ne comptaient pas ... Mais elle, elle comptait. Elle comptait tellement. ♦♦♦ Il y a bien une fille qui s'est battue pour moi ... Et c'est pas toi. Toi tu te battras jamais pour moi. ♦♦♦ Lui aussi devait se battre pour elle. Il laisserait tout tomber : sa fierté, les autres femmes, tout, tant qu'il l'avait elle. Car sans elle, il n'était tout bonnement rien.
    ... Voilà, en gros, ce qu'il aurait dû lui dire lorsqu'il l'aurait retrouvée. A quel point elle était la femme de sa vie, unique, faite pour lui. Qu'il ne voulait plus passer une seconde de plus à se terrer dans le noir mais voulait qu'elle continue d'illuminer son quotidien. Par déduction, il s'était rendu chez elle, au Sea Palace, ce bateau dont elle était à moitié la propriétaire. Elle en était même l'une des gérantes, en vérité, en plus d'être la décoratrice, d'ailleurs le lieu était somptueux, bien qu'un peu boueux depuis qu'il y avait mis ses pieds sales après avoir traversé le parc en courant alors qu'il avait plu. Oui, il était entré avec le cœur battant à mille à l'heure et beaucoup d'intentions sur ce bateau. Seulement, maintenant qu'elle était là, et que "eux" aussi l'étaient, tous, à le dévisager qui aspirait l'air comme s'il s'y noyait, il ne savait plus quoi dire. Il se tenait les côtes et se cramponnaient à ... Du vide. Ouais, il était soul seul dans l'adversité, avec des tas de mots au bout de la langue mais rien qui sortait. Enfin, si. Mais "rien" de concret, dirons-nous. ♦♦♦ Louka ! Je ... Tu ... Heu, je ... Enfin, on ... ♦♦♦ Non non, il n'allait pas faire tous les pronoms personnels. ♦♦♦ J'veux dire, tu sais ... ♦♦♦ Comment aurait-elle pu savoir ? Lui-même n'avait pas une foutre idée de quoi dire ! ♦♦♦ C'est que ... Écoute ... ♦♦♦ Je crois qu'ils étaient tous en train d'écouter, mais ils n'étaient pas pour autant plus avancés ! Fedor déglutit et se massa la nuque. Il n'avait jamais envisagé faire "ça" devant un public. "Ça quoi ?" Et bien ... En bref, la reconquérir, mais ça partait plus mal ! ♦♦♦ Regarde dans cette pièce ! On est les deux seuls complètement couverts de boue, ça veut forcément dire quelque chose ! ♦♦♦ "Ça veut dire que tu t'enfonces, mec". ♦♦♦ Et merde ... Lâcha-t-il dans un long soupir avant d'abattre une main sur son visage tordu dans une expression embarrassé. ♦♦♦ Il n'y arriverait pas seul, il le savait. Alors, il tourna les talons et s'en retourna d'où il venait. Une fois dehors, il appellerait à nouveau du secours par désespoir, mais cette fois, il ne miserait certainement pas sur le même cheval, même s'ils avaient le même nom de famille..!

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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Mar 23 Avr - 20:33


Aller à un Bal ? Et costumé, en plus ? Très peu pour lui. Il avait eu sa dose, dans son adolescence, et s'en passait donc avec bonheur. Non pas qu'il ait été invité mais il lui avait été proposé de se faire de l'argent de poche en allant jouer les serveurs à la soirée et il avait poliment refusé, prétextant qu'il avait posé un congé... Ce qui n'était, d'ailleurs, pas totalement faux, mais pas totalement vrai non plus. Gerry lui avait simplement laissé sa soirée, sachant que les clients seraient très peu nombreux à cause de l'animation que causerait cette fameuse soirée dansante, et il n'était pas mécontent d'avoir un peu de temps pour lui. Cependant, comme il n'y avait pas grand chose à faire sur cette île et que ses habituels comparses étaient tous occupés, sa soirée ne différerait pas tant que ça de d'habitude. En effet, il comptait la passer au nouveau bar de l'île qui venait lui faire un peu d'ombre depuis la rentrée. N'entretenant cependant aucune rancoeur à leur égard, puisqu'il s'agissait là en partie de l'oeuvre de son amie de longue date Louka Annenkova, il y allait donc avec le sourire, espérant surtout s'amuser avant de tester "la concurrence". Il entra donc, jovial, à l'intérieur, et, voyant que deux de ses plus proches amies étaient présentes (dont la fameuse tenancière, dans une tenue lui rappelant leurs jeunes années) il s'annonça avec enthousiasme, écartant les bras tout en s'exclamant avec ravissement, en un bref mais sonore "HEYYYY !"... Voyant cependant que l'heure n'avait pas l'air d'être à la rigolade, il écouta la fin de la conversation en cours, en profitant pour y mettre son grain de sel alors que le silence s'installait malgré sa bruyante arrivée qui semblait presque n'avoir pas été remarquée.

~ J'peux me rouler dans la boue aussi, si vous voulez... Comme ça, on monte un groupe et on s'appelle les trois petits cocho-... Voyons les regards interloqués qu'il venait de faire se braquer sur lui, il se gratta la tête un instant avant de hausser les épaules. Quoi, c'était pas un jeu de mot salace ? J'ai rien compris et du coup j'ai l'air d'un con c'est ça ?

Qui a dit "comme d'habitude" ? Le brun ne sembla pas trouver ça drôle du tout puisqu'il le dépassa après avoir formulé un juron pour sortir de la pièce. Pas plus perturbé que ça, l'ex boïard s'avança finalement pour venir s'asseoir au bar à côté de sa princesse russe préférée, donnant un léger coup d'épaule amical en voyant sa mine déconfite, le tout avant de reporter son regard sur les autres présents, histoire de voir si quelqu'un allait se décider à parler et lui expliquer la situation... Mais ce ne fut pas le cas, alors il brisa lui-même le silence, tapant du plat de la main sur le comptoir, il s'enquit :

~ Bon, quelqu'un me sert à boire ? C'est pas que j'sais pas l'faire tout seul, mais bon, c'est mon jour de repos, alors... Ce serait dommage de pas en profiter !

Un grand sourire idiot aux lèvres, il les fixa à tour de rôle, attendant qu'ils rigolent de sa blague... Car personne ici, évidemment, ignorait qu'il était le serveur du Gerry's, et, oui, Iordan avait décidé d'être drôle, aujourd'hui. Profitez-en, c'était mieux que de décider d'être un abruti qui briserait le coeur de la femme la plus pure de cette île, même si, certes, c'était toujours moins bien que de subitement décider de devenir intelligent et de prendre conscience qu'il était sûrement passé à côté de l'opportunité de rencontrer quelqu'un de bien avec qui faire sa vie. Cependant, désolé de vous l'apprendre mais, ce concept n'était pas disponible dans le modèle de l'ex-aristo' rebelle affranchi, ce dernier n'étant livré qu'avec l'attribut "stupide", rendant cette version incompatible avec le produit sus-nommé.

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MessageSujet: Re: Don't feel bad for me - Ft. The Rescue Team   Lun 6 Mai - 21:18

Entendre Wyatt expliquer en quoi les hommes avaient des problèmes avec les femmes me fit délicatement sourire. Il essayait vraiment de se rendre utile, tout comme Kirsten et leurs intentions croisées me touchaient, bien que ni l’un ni l’autre ne soit d’une grande aide pour résoudre cette situation épineuse. En réalité, personne ne pouvait le faire à part moi. Boire était donc la seule clef pertinente, même si ce n’était pas la solution miracle. Ce fut sans doute l’arrivée de Branwen qui me fit prendre conscience du côté tout à fait incongru et surnaturel de la situation. En face d’elle, comme de Kirsten, je n’avais jamais été que la patronne intransigeante, toujours superbement mise et qui ne se trompait jamais, la voix de la sagesse et de la distinction. Quel piètre tableau j’offrais à ce moment précis ! J’étais tout sauf présentable, et je m’apprêtais à m’enivrer en bonne et due forme ce qui, si on ne m’arrêtait pas à temps, allait se finir par une vision de moi montant sur le comptoir, entièrement nue. Tu ne déranges absolument pas, objectais-je, pensant sans doute à juste titre qu’elle amènerait sans doute un peu de bon sens dans cette assemblée assez hétéroclite. Ce qui ne m’empêcha cependant pas de devancer Wyatt pour servir Kirsten, remplir de nouveau son verre et le mien avant de lui réserver le même sort que celui qu’avait connu le premier sans oublier mes manières : Que prendras-tu, Branwen ? Rien qui ne contienne de l’éthanol, si j’ai bonne mémoire. Mais le barman improvisé devait bien avoir de quoi normalement couper les boissons. Nous nous en dispensions, nous pouvions donc offrir le jus à la nouvelle venue. J’allais faire venir un verre à elle quand de nouveaux bruits de pas m’informèrent qu’une autre personne se joignait à nous. Choisissant le camp de l’humour, je décidai de faire contre mauvaise fortune joyeux visage et d’accueillir le nouveau venu du regard et de la parole …

… avant de croiser le regard de Fedor. Mes lèvres se pincèrent immédiatement, avant qu’une quelconque parole n’en franchisse le pas. Sa présence ici était hautement surprenante, et la vodka se distillant doucement dans mes veines ne m’aidait pas à prendre des initiatives. Je ne voulais de plus pas le faire, étant donné que je n’avais visiblement pas compris ce qu’il voulait, ce qu’il lui fallait. Je ne voulais pas faire encore plus de dégâts. Je restai donc assise, à attendre un signe, ou autre chose que les premiers balbutiements, mais tout ce qui sortit fut : Regarde dans cette pièce ! On est les deux seuls complètement couverts de boue, ça veut forcément dire quelque chose ! Je n’eus pas le temps de chercher une réponse adéquate à cette déclaration pour le moins surprenante que Iordan entrait en scène, sûrement là depuis quelques instants sans que je lui accorde la moindre parcelle de mon attention pour déclamer : J'peux me rouler dans la boue aussi, si vous voulez... Comme ça, on monte un groupe et on s'appelle les trois petits cocho-... Je secouai la tête avec amusement, mais perdis le sourire en voyant qu’ l’infirmier couvert de boue en avait profité pour déguerpir. Quoi, c'était pas un jeu de mot salace ? J'ai rien compris et du coup j'ai l'air d'un con c'est ça ? Tu n’as jamais « l’air d’un con ». Tu es sans doute un peu hors propos parfois, voilà tout, objectais-je d’un ton qui se voulait neutre alors que je forçais mes yeux à quitter l’entrée de la salle où des traces sombres indiquaient le chemin qu’avait pris Fedor. J’aurais sans doute pu me lever pour le suivre mais à quoi bon ? Je ne savais pas ce qu’il voulait et ne pouvais me permettre de m’élancer à sa suite pour lui demander des explications, j’en avais déjà suffisamment fait. Ce fut Iordan qui me ramena à la réalité et à « mes invités ». Souriant à la plaisanterie de mon ami, je finis par compléter la rangée de verres, sans oublier le non alcoolisé pour Branwen avant de les remplir, optant pour de l’orange pour la dernière, ce qui se mariait le mieux avec la vodka. Ce ne serait pas une bonne idée, effectivement. Quelle image pour notre établissement ! Je posai ma tête sur l’épaule de Iordan, me saisissant de mon verre. Le bout de mes doigts commençait à picoter légèrement. Je pense que nous pouvons considérer que ceci est une contre-soirée, je ne suis pas spécialement fière de nous, collègues … Cependant, j’étais heureuse qu’ils soient tous là, même si l’assemblée n’était pas spécialement bien assortie, ce cocktail de visages amicaux était agréable. Et la vodka coulant dans ma gorge également.

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