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 Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)

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MessageSujet: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Mar 15 Jan - 11:24

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : 15 Septembre 2012
Intrigue en cours : Saison 2 Épisode 1
Protagonistes : Prudence & Adrian & Chen
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Pas nécessaire.


« All this money can't buy me a time machine, can't replace you with a million rings.
I should have told you what you meant to me, 'cause now I pay the price.
»


    {suite du bal }
    Il portait un masque mais Prudence l'aurait reconnu entre mille. Dans une foule de milliers d'hommes, parmi autant d'inconnus, les yeux bandés, et même les mains liées dans le dos, Prudence aurait su le retrouver. Adrian était son premier amour et ce genre de connexion, d'autant plus lorsque l'on est douée d'empathie, ne s'oublie jamais. Cet amour mêlé de haine qu'il lui faisait éprouver dès qu'elle se trouvait en sa présence était si singulier qu'elle n'aurait pu s'y méprendre. Ce n'était un secret pour personne que ces deux-là ne pouvaient pas se voir en peinture. Ils s'étaient déjà hurlés dessus lorsque leurs routes en étaient venues par mégarde à se croiser. Ou plutôt, Prudence avait hurlé et Adrian soupiré en roulant des yeux. Mais à vrai dire, à part ces quelques écarts, ces quelques cris clairsemés, ils ne s'étaient jamais réellement confrontés l'un à l'autre depuis qu'il l'avait quitté. Oui, lui aussi l'avait abandonné. Il fallait croire qu'elle était vouée à aimer de tout son cœur pour se le voir jeter au sol et écraser du talon sans scrupule encore et encore ...
    « C'est bon, tu peux me lâcher ! » Finit-elle par jeter lorsque la tête eut cessé de lui tourner. ∞ Si elle allait le remercier de l'avoir sortie de là ? Et puis quoi encore ... Si on vous coupe une jambe et qu'après on vous rend un orteil, vous auriez lâché un merci, vous ? Pas même dans ses rêves les plus fous. La seule raison pour laquelle elle ne l'avait pas frappé de toutes ses maigres forces en l'envoyant se faire foutre lorsqu'il l'avait "prise dans ses bras", c'était premièrement parce qu'il l'avait prise de court, qu'elle avait dû encaisser les émotions qu'il déclenchait en elle, et surtout grâce au pouvoir magique de l'alcool qui l'avait anesthésiée. Pour un temps seulement ... Car il avait aussi le pouvoir de l'enflammer, en plus de lui faire dire et faire n'importe quoi. ∞ « Heureux d'avoir joué les bons samaritains ? » Releva-t-elle cyniquement en entortillant une mèche de ses cheveux autour d'un de ses doigts, arborant un air de peste si bien imité que s'il ne la connaissait pas, sans doute l'aurait-il berné. « C'est parce que je suis une vélane irrésistible ce soir, t'as pas pu t'en empêcher ... » Rit-elle en se pâmant à moitié, vacillant d'un pied sur l'autre, à moins qu'elle ne tentait de tournoyer en agitant sa chevelure pour le faire "tomber dans ses filets" ? ∞ C'était difficile à dire. Inutile de préciser qu'elle était dans le flou, à imiter une vélane en train de déverser son envoûtant parfum autour d'elle. Mais à part une haleine chargée au Martini ...
    Passant sa langue sur ses lèvres, elle se retourna pour lui sourire, l'air presque absent mais sa moue désinvolte fut rapidement remplacée par un rictus fielleux. Le regard qu'il posait sur elle lui déplut lorsque le sien buta dans ses grands yeux bleus et elle fit claquer sa langue contre son palet, furieuse. ∞ « Quoi ? Tu ne brûles donc pas de désir pour moi ? Tabernac' ! Quand est-ce que ça s'ra assez, hein ?! » Pesta-t-elle sans réellement s'adresser à lui en tapant du pied par terre et serrant les poings. ∞ Jamais ce ne serait assez ... Jamais elle ne serait assez. Les larmes lui étaient montées au yeux d'un coup, par surprise, si bien qu'elle se détourna violemment en manquant de se vautrer au passage. Ascenseur émotionnel, bonsoir ! Elles roulaient sur ses joues par dizaine. ... Par centaines. En son for, elle insulta tous les caribous du monde d'être si ... faible ! Si pathétique ! ∞ « C'est bon, t'as fait ta bonne action, casse toi maint'nant ! » Lui cria-t-elle en jetant son bras vers lui sans toutefois se retourner, lui faisant toujours le dos rond. ∞ Un coup oui, un coup non ... Elle ne savait plus ce qu'elle voulait, ni où elle en était. Mais il y avait bien une chose dont elle était persuadée : elle n'avait pas besoin de lui. Il arrivait mille ans trop tard s'il pensait le contraire ...

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MessageSujet: Re: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Mer 16 Jan - 15:32



Je ne savais pas vraiment quelle idée j'avais eu de la sortir ainsi de la salle, sans ménagement ni préavis... Mais c'était la chose qui m'avait paru la plus sensée, vu les circonstances. Quelles étaient-elles ? Et bien, une fille bourrée, qui n'allait pas tarder à se ridiculiser voir vomir sur la scène, ce avant, pendant, ou après - j'en aurais mis ma main à couper - un petit numéro des plus pathétiques à base de "danse", chanson ou déclaration incompréhensible dont seul l'alcool avait le secret et pouvait garantir telles performances. De plus, cette fille était une amie... Une muse, également, et indubitablement, une part de mon coeur, si tant était que cette chose qui battait sous mes cottes en soit réellement un... Il avait bien fallu que je la sorte de là, au nom du bon vieux temps... Ou simplement parce que c'était mon job pour la soirée, allez savoir. J'avais réagi d'instinct, il n'était pas certain qu'il faille y voir une réelle motivation. Puis, je m'étais dirigé aussi vite que j'avais pu vers la sortie... Peut être n'avais-je pas voulu qu'elle fasse une scène, ce dont elle n'était pas peu douée pour. Je me souvenais aussi clairement que si c'était hier de la dernière fois qu'elle m'ait embarrassé et, clairement, maintenant que j'étais en poste, j'aurais préféré qu'elle évite de le faire de nouveau.

Arrivé dans le hall, je m'étais arrêté un instant pour trouver un coin tranquille, dans lequel, moi et la charmante demoiselle que je transportai, pourrions avoir une petite conversation... Elle était, jusque là, restée bien silencieuse, et je m'en étonnais. Apercevant un spot pas mal à côté du grand escalier, quelque peu dissimulé par quelques statues, je fis quelques pas sur le côté pour m'y aventurer sagement. D'un regard courroucé et un signe de la main par dessus mon épaule libre équivoque, je fis décamper un couple qui se bécotait derrière, trouvant visiblement également l'endroit sympathique, et m'apprêtai à lui demander si elle était prête pour l’atterrissage quand... “C'est bon, tu peux me lâcher !” Vos désirs sont des ordres, Princesse De Lavoie, plaisantai-je mentalement avant de la poser au sol sans ménagement, bien que la retenant tout de même par l'épaule pour pas qu'elle ne s'éclate la figure par terre... Je n'aurais certainement pas voulu ruiner son déguisement en l'affublant d'un nez disgracieux, bien que j'avouais avoir toujours trouvé spécialement assortie aux apparats des vélanes la si jolie teinte pourpre du sang. “Heureux d'avoir joué les bons samaritains ? C'est parce que je suis une vélane irrésistible ce soir, t'as pas pu t'en empêcher ...” J'eus un rire quelque peu cynique, bien que plus blasé qu'autre chose. Les vélanes, irrésistibles... Si elle avait su, au contraire, combien elles me révulsaient... Je ne pus réprimer un léger frisson de dégoût à cette pensée, que je dissimulais aussitôt en haussant les épaules, glissant simplement, du bout des lèvres. “Je te préfère au naturel.” Cependant, cela ne sembla pas faire son effet. Ce fut même tout l'inverse. Elle avait toujours lu en moi comme dans un livre ouvert, et c'était visiblement toujours le cas puisque, soudain, sembla se réveiller la rage du tigre tandis qu'elle se mit à hurler : “Quoi ? Tu ne brûles donc pas de désir pour moi ? Tabernac' ! Quand est-ce que ça s'ra assez, hein ?!” Je fis un pas en avant, sûrement dans l'idée de poser ma main sur sa bouche, par réflexe, parce qu'à ce rythme, elle allait alerter tout le château sur notre relation passée, et c'était sûrement la dernière chose dont j'avais envie, mais je rencontrai son crâne. Elle s'était détournée, et son dos se secouait doucement en de légers spasmes, témoignant de ses sanglots soudain. Un instant décontenancé, je restais là sans bouger, puis, finalement, je posai lentement mes mains sur ses épaules avant d'entourer son sternum d'un de mes bras. Oui, je cherchais visiblement à me faire mordre, hein... Posant doucement mon menton sur le haut de sa tête, je soupirai, cherchant mes mots. Il y aurait eu tellement à dire, mais en même temps, il y avait aussi tant à taire... “C'est bon, t'as fait ta bonne action, casse toi maint'nant !” Tâcha-t-elle finalement de me faire dégager, me donnant un coup dans le flan, mais je ne bougeai pas, résolu à rester, à essayer de faire les choses "biens" au moins avec une personne que j'avais blessé en ce bas monde, et me contentai de marmonner. “Pleure, crie, frappe moi si tu veux, j'en ai rien à foutre, mais moi, j'irais nulle part. Donc t'as le choix, soit tu peux te casser et retourner à ta pâle imitation de fille joyeuse à la soirée, soit tu peux décider de rester avec moi... Et me dire ce qui va pas. J'ai tout mon temps. J'ai pas de rendez-vous, personne ne m'attend, je suis libre comme l'air. Com-plè-te-ment seul ! Alors profites-en, avant que je change d'avis et me trouve une proie plus docile, tu veux, parce que j'en ai marre des trucs compliqués et là, je te fais une fleur à accepter de t'écouter, parce que je suis sûrement le dernier homme sur cette planète qui a envie d'entendre parler d'Amour ce soir.” Finis-je avec une pointe d'amertume, mon coeur se serrant dans ma poitrine sans crier gare avant que je termine d'un ton plus doux. “Tu sais bien que c'est pas mon rayon, en plus, alors tu vois un peu le sacrifice que je fais, là...” Je ponctuai le tout d'un petit rire caustique, posant l'empreinte d'un baiser sur le sommet de son crâne avant de la lâcher, croisant finalement mes mains dans mon dos. A elle de voir, maintenant... Elle avait son libre arbitre, après tout. Elle y avait toujours tenu, et c'était quelque chose que j'avais toujours mis un point d'honneur à respecter.

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MessageSujet: Re: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Ven 1 Fév - 21:11

    Il n'avait pas le droit de la toucher comme ça. ... Pour qui se prenait-il ? De quel droit lui faisait-il ressentir ça ? Qui lu avait donné la permission d'essayer de la faire se sentir mieux, rassurée ... Aimée ? Ce n'était pas ... Bien. Pas sa place ! Il avait été le premier à la laisser tomber, il l'avait vendue. Si elle exagérait ? Pas cette fois. Comment auriez-vous appelé le fait qu'il l'aie remise contre sa volonté, après l'avoir quittée alors qu'elle l’aimait de tout son cœur ingénu et encore ignare, dans les bras de ses psychopathes de parents qui avaient essayé de la marier de force ? Il avait fait une erreur monumentale. Il s'était targué d'avoir fait le bon choix, pour elle, mais tout ce qu'il avait fait, c'était se débarrasser d'elle ! Alors qu'il ne vienne pas jouer les gentils, les repentis, les anges gardiens ou quoi que ce soit, pas après ça. Définitivement. Car elle ne désirait pas lui accorder la chance de se racheter, si c'était bien ce qu'il était en train de faire. Prudence de Lavoie n'était pas connue, non plus, pour pardonner, et avec lui, elle ne l'avait jamais souhaité. La haine cordiale qu'elle ressentait à son égard était méritée, suffisante. Elle n'avait pas besoin de s'emmêler les pinceaux, s'embrouiller le cerveau, en commençant à ressentir de nouveau des choses positives envers lui. Alors non, pas de pardon ! Surtout pour une faute aussi grave. Elle n'avait rien oublié de la rancune qu'elle ressentait, de ce qu'il lui avait infligé, de cette passion qu'il avait laissé les consumer, les détruire. Comment aurait-elle pu, oublier ? Qui au monde avait déjà réussi à se débarrasser de ses sentiments pour son premier amour ? A être insensible à cette personne ? A la laisser vous entourer de ses bras alors qu'il vous en a extirpé lorsque vous désiriez plus que tout y rester ? Elle ne pouvait pas. Ses pleurs redoublaient, sa pompe cardiaque implosait. Elle voulait bouger, se débattre, le repousser, mais à la place, elle s'effondrait. Elle sentait le poids de sa tête posée sur la sienne et sa présence la tirait vers le bas. L'enfonçait. Ou alors était-ce tout simplement son coeur, trop lourd ? C'était tellement plus facile de le blâmer pour tout. Surtout qu'il le lui demandait. ∞ « Pleure, crie, frappe moi si tu veux, j'en ai rien à foutre, mais moi, j'irais nulle part. Donc t'as le choix, soit tu peux te casser et retourner à ta pâle imitation de fille joyeuse à la soirée, soit tu peux décider de rester avec moi... Et me dire ce qui va pas. J'ai tout mon temps. J'ai pas de rendez-vous, personne ne m'attend, je suis libre comme l'air. Com-plè-te-ment seul ! Alors profites-en, avant que je change d'avis et me trouve une proie plus docile, tu veux, parce que j'en ai marre des trucs compliqués et là, je te fais une fleur à accepter de t'écouter, parce que je suis sûrement le dernier homme sur cette planète qui a envie d'entendre parler d'Amour ce soir. Tu sais bien que c'est pas mon rayon, en plus, alors tu vois un peu le sacrifice que je fais, là... » ∞ Une fleur ? Il lui faisait une fleur comme quand il l'avait assommée pour la renvoyer au Québec dans sa cage dorée ? Qu'il avait piétiné son cœur et tous ses rêves ? Mais quel ... ∞ « CONNARD ! JE TE DÉTESTE ! » S'époumona-t-elle en se retournant pour le frapper en pleine poitrine. « Tu vas voir où j'te la mets ta PROIE DOCILE espèce de LOSER ! Pourquoi tu crois que t'as fini tout seul SANS AMOUR, HEIN ?! PARCE QUE LES GENS QUI T'AIMENT TU LES PIÉTINES ! » ∞ Son cri du coeur se termina sur un hoquet qui entraîna de longs sanglots alors qu'elle abattait ses mains sur son visage ravagé. Elle avait mal depuis trop longtemps. Il prenait en vérité pour deux personnes, les deux hommes de sa vie qui lui avaient l'un après l'autre brisé le coeur. ∞ « C'est pas aujourd'hui qu'il faut te réveiller et te sacrifier pour moi ! T’arrive un millénaire TROP TARD ! Et pour ton information, ton PUTAIN de sourire ARROGANT ne suffit plus à cacher à quel point tu es MISÉRABLE ! » Continua-t-elle alors qu'autant que ses mots, ses poings se remettaient à s'acharner sur lui, sans relâche. « TU es le DERNIER homme sur cette planète à qui j'ai envie de dire qu'il avait RAISON et que je vaux pas la PEINE qu'on se batte pour moi ! Parce que TADAM ! J'me suis encore fait larguer, t'es pas surpris, moi non plus, j'suis pas AIMABLE, j'suis juste BAISABLE, FIN DE L'HISTOIRE ! » ∞ Lorsqu'elle prit enfin le temps de reprendre son souffle, elle remarqua qu'elle avait cessé de frapper et de pleurer, à force de mettre des mots sur ces foutues émotions suffocantes qui la faisaient, jusque là, étouffer. Fallait croire que c'était bien d'un punching-ball dont elle avait besoin. D'évacuer. Elle allait ... Un peu moins mal, maintenant que c'était dehors et plus dedans. Et contre toute attente, elle se laissa tomber contre son infortuné sac-de-chair alors qu'une nouvelle sorte de larmes se mettait à couler : des larmes de soulagement. Elle entoura ses bras autour de ses hanches et sa tête s'échoua sur la cage thoracique qu'elle venait de marteler sans compter les coups. Des coups rendus, et elle ne se sentait pas le moins du monde coupable de l'avoir cogné. Même si elle n'était pas assez consciente des conséquences qu'ils pourraient avoir ... Comme lui s'était fourvoyé trois ans auparavant.

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MessageSujet: Re: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Mer 13 Fév - 19:41




La gentillesse, au fond, ça avait jamais été mon truc. Peut être parce que ça rimait avec faiblesse, peut être pas. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas une qualité dont j'aimais user, hormis pour obtenir ce que je voulais, et la gentillesse, pour être réelle, devait se vouloir désintéressée, n'est-ce-pas ? Mais étais-je seulement capable de l'être ? Prenons par exemple, à cet instant, dans cette situation. Elle ne m'avait pas demandé de l'aider, et j'étais venu quand même. Pourquoi ? Pour elle ? Parce que j'avais eu le sentiment que c'était mon devoir ? Parce que j'avais eu envie de l'aider ? De faire quelque chose de bien, pour une fois. Pour me sentir mieux. Non, je n'étais pas quelqu'un de gentil, je ne l'avais même jamais été. Enfant, peut être. Mais plus depuis de nombreuses années. Parce que la gentillesse ne payait pas, quoi qu'on puisse en dire ; parce qu'être gentil, c'était la porte ouverte à se faire marcher dessus, se faire utiliser, se faire avoir, aussi... Et parce que je me fichais qu'on me dise "merci". Je me fichais des autres, de leurs sentiments. Je ne pensais qu'à moi, pour n'avoir à rendre des comptes qu'à moi-même, chose que je ne ferais qu'à la fin, ce jour où je serais vieux et mourant et où il faudrait que je me mette face à mes erreurs. Et aussi parce que, quand on se fiche de ce que les autres pensent, on a pas besoin de leur en rendre non plus. Alors, non, définitivement, je n'étais pas gentil. Moi, je suis un... “CONNARD !” J'encaissai sans un mot le coup de poing qu'elle me retourna en réponse à mon stupide plaidoyer. J'avais l'art de me jeter en pâture aux critiques, ces derniers temps. Mais après tout, elles glissaient si bien sur moi, l'insensible petit con arrogant, que les gens auraient eu tort de s'en priver. “JE TE DÉTESTE ! Tu vas voir où j'te la mets ta PROIE DOCILE espèce de LOSER ! Pourquoi tu crois que t'as fini tout seul SANS AMOUR, HEIN ?! PARCE QUE LES GENS QUI T'AIMENT TU LES PIÉTINES ! C'est pas aujourd'hui qu'il faut te réveiller et te sacrifier pour moi ! T’arrive un millénaire TROP TARD ! Et pour ton information, ton PUTAIN de sourire ARROGANT ne suffit plus à cacher à quel point tu es MISÉRABLE ! TU es le DERNIER homme sur cette planète à qui j'ai envie de dire qu'il avait RAISON et que je vaux pas la PEINE qu'on se batte pour moi ! Parce que TADAM ! J'me suis encore fait larguer, t'es pas surpris, moi non plus, j'suis pas AIMABLE, j'suis juste BAISABLE, FIN DE L'HISTOIRE !” “C'est bon t'as fini ?” Plaquai-je sans ciller, n'ayant pas bougé d'un poil malgré les coups répétés donnés à mon torse et la hargne qu'elle avait mis à tenter de me repousser. Mes mains s'étaient installées autour de ses épaules automatiquement, comme pour l'empêcher de tomber et surtout, de frapper à côté. N'aurait plus manqué qu'elle me rate. Il aurait été dommage que je ne reçoive pas chacun de ces coups qui, à ses dires, étaient visiblement entièrement mérités. Ce que j'en pensais, moi ? Pas grand chose, à vrai dire. Je me sentais... Vide. Ses mots avaient fait écho à d'autres dans mon esprit et m'avaient temporairement déconnectés de la scène, alors que j'en revoyais des bribes. Je baissais toutefois mon regard sur elle, doucement, pour prononcer très calmement, assortissant le tout d'un rictus ironique : “Mieux vaut être misérable qu'heureux. Au moins, on a rien à perdre.” Je me retins de déglutir en la sentant se blottir contre moi, elle aussi, visiblement, vidée. Ses bras m'entourèrent et j'en fis de même, expulsant l'air de mes poumons avec une lenteur calculée, tâchant de contrôler ma respiration. J'avais étrangement besoin d'air, tout d'un coup. De sortir d'ici. Non, plutôt de partir, en vérité. Sans me retourner. Pour ne plus rendre de comptes à personne ; jamais. “T'as raison, j'suis un connard. Et j'suis un mec détestable. C'est ça, c'est ce que je suis. Vous avez raison, et c'est moi qui ait tort, à vouloir prétendre que je vaux mieux que vous. La vérité c'est que vous valez mieux que moi, tous autant que vous êtes, toi, elle, lui, toutes les personnes de ce château, ou presque parce qu'il faut quand même quelques exceptions pour confirmer la règle... Vous méritez qu'on se batte pour vous. Et tu en valais déjà la peine trois ans auparavant. Alors, si je t'ai fait penser le contraire... Et bien je m'étais trompé. C'est moi qui ne le mérite pas.” Charles-Henry, Sara, ils avaient vu juste. Et je n'avais plus envie de me battre contre ça, cette réalité qu'ils m'avaient pointé du doigt et que j'avais préféré refuser. C'était terminé. J'en avais terminé. Machinalement, mes doigts caressaient ses cheveux, et j'en dégageai une mèche pour essayer de voir son regard. Puis, je posai ma joue contre le haut de son front, mes lèvres remuant contre sa peau. “Ne laisse personne te dire le contraire. Tu es une fille bien. Et tu n'as pas besoin d'être une vélane pour faire se retourner la moitié des hommes de ce château.” Un léger rire transperça la barrière de mes lèvres en sifflant. “Je ne te demande pas de me pardonner. Je suis un connard et les connards se fichent de choses aussi... triviales. Quoi que j'apprécierais que tu n'abîmes pas mon costume, la prochaine fois. Avec le maquillage que tu m'as mis partout et l'absence de pressing digne de ce nom sur cette île, je vais probablement devoir investir dans un autre... Et tu n'imagines même pas combien ce machin m'a coûté !” Je levai les yeux au ciel tout en prenant un air faussement blasé, puis me reculai, encadrant son visage de mes mains pour, finalement, essuyer ses larmes avec ma cravate tout en ajoutant avec un sourire. “Foutu pour foutu, hein...” J'inspirai un coup. “Que dirais-tu d'aller... prendre l'air, un peu ?” Ravalant le sourire triste qui avait tenté de monter sur mon visage, je la jaugeai tranquillement, presque... Sereinement. Je savais, toutefois, que c'était plus une forme de résignation ; et faire une dernière balade sur l'île, accompagné d'une ancienne amie, me semblait un au revoir plus qu'approprié.

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MessageSujet: Re: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Dim 3 Mar - 23:20

    « C'est bon t'as fini ? » Lui asséna-t-il sans détour alors qu'elle reprenait son souffle, agrippée à lui, tremblant alors que l'adrénaline quittait doucement son corps. ∞ Oui, elle avait fini et tout déballé : la vérité crue, sans fioriture. Elle ne lui reprochait pas son ton abrupt ni son air las consécutif, elle venait après tout de l'insulter et de le frapper sans aucun scrupule. Prudence ne regrettait pas un mot ni un geste non plus. Tous deux savaient que ce tribu était encore faible face à tout ce qu'elle aurait pu lui envoyer au visage. Au fond, elle l'avait à peine effleuré en retour des tortures qu'il lui avait infligées le premier. Ce connard notoire ne pouvait guère se plaindre que récolter sa haine, il ne pouvait qu'encaisser ... Mais pas se taire, ah ça, on ne pouvait pas en attendre moins de cette grande gueule-là ! ∞ « Mieux vaut être misérable qu'heureux. Au moins, on a rien à perdre. » ∞ Un hoquet lui souleva le cœur, une vague d'amertume lui retournant l'estomac. Sa répartie était absurde. Cracher sur le bonheur, sur l'Amour qui en était à l'origine ... Comme si c'était possible d'y être insensible ... Ça sonnait tellement faux. Quand on y avait goûté on ne pouvait plus que s'indigner de l'avoir laissé filer ! L'accepter était ridicule. ∞ « Faut être sacrément hypocrite pour affirmer préférer la misère au bonheur, et très peu s'estimer pour s'en satisfaire ... » Rétorqua-t-elle, toujours aussi venimeuse. Ah, autant qu'il était imbuvable, l'Adrian, la rouquine était connue pour être des plus teigneuses. Elle avait beau être malheureuse, justement, elle ne se complaisait pas dans cette situation mais se rebellait contre ces ignominies qu'elle ressentait. Certes, elle se détestait beaucoup, d'en être là aujourd'hui. Elle ne niait pas avoir sa part de faute mais remettait un sacré lot sur le dos d'une fatalité sur laquelle elle crachait sans vergogne. Elle repoussait cette réalité où elle était une pauvre fille au coeur brisé. Pas question d'en être réduite à ça. Même si c'était dur d'oublier ... Et que l'alcool ne résolvait pas grand chose ... Certains pouvaient bien dire qu'elle touchait le fond mais elle se relevait chaque matin avec la même fureur d'être pitoyable. Non, elle ne serait pas de celles qui se lamentaient. Jamais. Quitte à devenir une connasse aigrie ne montrant que les épines. Quitte à être comme ... Lui. Ou pas. ∞ « T'as raison, j'suis un connard. Et j'suis un mec détestable. C'est ça, c'est ce que je suis. Vous avez raison, et c'est moi qui ait tort, à vouloir prétendre que je vaux mieux que vous. La vérité c'est que vous valez mieux que moi, tous autant que vous êtes, toi, elle, lui, toutes les personnes de ce château, ou presque parce qu'il faut quand même quelques exceptions pour confirmer la règle... Vous méritez qu'on se batte pour vous. Et tu en valais déjà la peine trois ans auparavant. Alors, si je t'ai fait penser le contraire... Et bien je m'étais trompé. C'est moi qui ne le mérite pas. » ∞ Elle ne savait pas qui d'autre il enveloppait dans ce semblant d'excuse qu'il formulait, mais elle savait quel effort ce devait être pour lui de laisser tomber le masque et de lâcher de tels aveux. Elle releva un regard adouci sur les traits fins de son ancien amour. Ce qu'il disait lui faisait du bien et un brin de reconnaissance brillait au fond de ses iris pastels. Il ravivait l'étincelle. Pas d'amour là-dedans, cela s'adressait à la fille en or qui avait tant perdu de son éclat depuis le début de sa déchéance. Les sentiments qu'elle captait et ressentait à cet instant était confus. Diverses et antagonistes. ∞ « Ne laisse personne te dire le contraire. Tu es une fille bien. Et tu n'as pas besoin d'être une vélane pour faire se retourner la moitié des hommes de ce château. Je ne te demande pas de me pardonner. Je suis un connard et les connards se fichent de choses aussi... triviales. Quoi que j'apprécierais que tu n'abîmes pas mon costume, la prochaine fois. Avec le maquillage que tu m'as mis partout et l'absence de pressing digne de ce nom sur cette île, je vais probablement devoir investir dans un autre... Et tu n'imagines même pas combien ce machin m'a coûté ! » Continua-t-il sans se démonter en embrayant sur une touche d'humour qui eut le mérite de lui tirer une moue déridée. « Et monsieur pense à son costume, plutôt que de s’appesantir sur les cœurs brisés qui l'entourent ... » Releva-t-elle, narquoise, en pensant que ce moqueur étalait décidément de bien trop grossiers artifices pour recouvrir l'honnêteté et la faillibilité dont il venait de faire preuve, et ce sans grand succès, elle avait été un témoin on ne peut plus lucide de la scène malgré son taux d'alcoolémie. « Foutu pour foutu, hein... » ∞ Effectivement, des choses foutues, ils en avaient plein sous les yeux et la plus abîmée n'était pas son trois pièces de grande marque. Le visage de Prudence, par exemple, était ravagé, bien que ses larmes se soient taries. Elle se sentait bien contre lui. elle retrouvait l'Adrian humain qui jurait avec ses paroles qui dépeignaient un lui qu'elle savait qu'il n'était pas réellement, même si elle avait détesté profondément l'homme qu'elle s'était convaincue qu'il était devenue. Mais non, l'autre, charmant, était toujours là, timidement planqué derrière Mr Hyde. ∞ « Que dirais-tu d'aller... prendre l'air, un peu ? » Essaya-t-il de détourner son attention, mais c'était trop tard, elle était braquée sur lui et Prudence avait compris trop de choses pour simplement les ignorer. « Tu crois qu'à l'air on y verra plus clair ? Détrompe toi, mon vieux, je lis en toi comme dans un livre ouvert et j'parle pas seul'ment d'ton coeur qui bat dans l'creux de mon oreille en désaccord avec ton discours, mais y'a un truc que tu sais pas. Quand on dit que j'suis spéciale, on sait pas sur quoi on met le doigt. Quelle malédiction ... » Souffla-t-elle en se redressant, remettant quelques distances entre eux, de l'ordre dans ses cheveux, puis resserrant ses bras contre ses côtes saillantes. ∞ Puisqu'ils en étaient aux aveux, elle pouvait bien lui dire qu'elle avait découvert qu'elle était dotée d'un don, une capacité magique rare ... L'empathie. Le pouvoir de recevoir les sentiments des autres de manière exacerbée, même ceux qu'ils essaient de cacher. Et là, quelques instants plus tôt, encore, sa peau avait réagi. Il lui avait donné ce frisson caractéristique ... Quand elle avait senti son Amour s'insinuer dans sa chair. A cette distance, toute la puissance de ce sentiment n'avait pas pu lui échapper. Il ne pouvait pas lui cacher. Elle savait. ∞ « Adrian, tu es limpide ... Arrête le baratin, j'entends au delà des mots. Je suis empathe, mon cher. Un terme bien pompeux pour dire que tes sentiments se reflètent en moi comme dans un miroir. La preuve, l'Amour que tu ressens, je le ressens aussi ... Comme le dédain que tu t'inspires. » ∞ Elle s'était approchée pour replacer son col et fit disparaitre une poussière imaginaire sur son épaule. Elle n'était plus en position de faiblesse désormais ... Et l'avait mis en échec, face à son imposture démasquée.

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MessageSujet: Re: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Ven 5 Avr - 14:34




Oui, j'étais misérable, et oui, je préférais me dire que c'était pour le mieux. Être heureux, ça faisait trop mal. Car si j'avais mal, c'était bien parce que je l'avais été. Cette brûlure à l'intérieur que je ressentais chaque fois que je repensais à cette journée, dans cette clairière, où je revoyais la scène qui nous avait déchiré, celui que j'avais cru prendre pour ma planche de salut, pour qui l'espace d'un bref instant j'avais entraperçu de me donner entièrement, et moi... Elle se ravivait. Comme un puissant retour de flamme. Elle refusait de s'estomper, et si je ne faisais rien, elle n'allait faire que se répandre, comme le long d'une traînée de poudre... Parce que quelque part, tout au fond de moi, je continuais de nourrir le stupide espoir que tout puisse rentrer dans l'ordre, que tout pourrait redevenir comme avant, et retrouver cette période révolue de mon existence qui, si elle avait été brève, avait sûrement été la plus heureuse de ma vie... Il n'y aurait que quand j'aurais abandonné cette idée absurde que je pourrais aller mieux. Me reconstruire. Redevenir le même homme, certes misérable et prétendument insensible... Mais entier. Et c'était bien ce que j'étais décidé à accomplir ce soir. Cependant, avant de reprendre mes vieilles habitudes et de retourner à cet état de superbe con arrogant et égocentrique, j'entrevoyais qu'il était en mon pouvoir de, peut être, réparer une vieille erreur que j'avais commise... Je pris donc sur moi de le faire. Comme un dernier pied de nez à la personne que j'aurais pu être, si seulement je l'avais bien voulu - ce qui n'était pas le cas, bien évidemment -, avant de revenir à cet autre que j'étais devenu avec le temps, et qu'il m'était tellement plus facile et profitable d'incarner. Et elle pouvait donc rire de bon coeur de l'interprétation pathétique que je donnais quand j'essayais de faire le bien ; j'étais complètement conscient que j'étais bien plus doué pour faire du mal.

Après ce petit interlude affligeant, j'avais donc calmement proposé que nous sortions prendre l'air. Je me sentais soudain à l'étroit, dans un costume que je savais pourtant m'aller parfaitement puisqu'il avait été fait sur mesure. Marcher un peu m'aurait fait le plus grand bien. J'avais besoin de respirer, de retrouver mon calme. Et puis, un peu plus "d'intimité" pour parler ne m'aurait pas dérangé. C'est que nous attirions tout de même assez les regards, ainsi en aparté non loin de l'entrée de la salle... Non pas que cela me posait énormément soucis, au fond. Ma décision de m'en aller d'ici devenait de plus en plus claire et légitime, et je me fichais donc bien des gens qui se trouvaient là. Je ne leur prêtais, d'ailleurs, pas du tout attention depuis le début de cette discussion... Mouvementée. Toute mon attention était dirigée vers Prudence. Et vers moi-même, aussi, bien sûr, mais n'allait pas dire que cela vous étonnait beaucoup venant de moi... Cependant, il allait falloir que je me blinde un peu plus, visiblement, puisque la réponse de la rouquine me faucha au vol, retournant contre moi ma malheureuse tentative de me reprendre. “Tu crois qu'à l'air on y verra plus clair ? Détrompe toi, mon vieux, je lis en toi comme dans un livre ouvert et j'parle pas seul'ment d'ton coeur qui bat dans l'creux de mon oreille en désaccord avec ton discours, mais y'a un truc que tu sais pas. Quand on dit que j'suis spéciale, on sait pas sur quoi on met le doigt. Quelle malédiction ...” Je ne voyais pas vraiment où elle venait en venir, mais ses paroles m'avaient percutées avec force. Déjà, premièrement, elle se foutait de ma tronche en me prenant à contre-pied, esprit de contradiction oblige... Mais quelque chose me disait que c'était plus que ça. Plus qu'une gamine qui essayait de moucher l'homme qui lui avait brisé le coeur des années plus tôt. Et elle me le confirma en reprenant : “Adrian, tu es limpide ... Arrête le baratin, j'entends au delà des mots. Je suis empathe, mon cher. Un terme bien pompeux pour dire que tes sentiments se reflètent en moi comme dans un miroir. La preuve, l'Amour que tu ressens, je le ressens aussi ... Comme le dédain que tu t'inspires.” Mes yeux s'arrondirent et mes pupilles s'écarquillèrent. Empathe. Ce nom là réveillait en moi de vieux souvenirs où, des soirées durant, j'avais conduit des recherches afin de me protéger des autres, m'ayant menée, à terme, à apprendre l'occlumencie... Un sérieux atout dans ma profession, quand on y pensait, mais pas que. C'était une assurance. Celle, pour moi, que personne ne pénètrerait jamais mon esprit... Et ne pourrait jamais me manipuler. Mais en approfondissant le sujet, j'avais découvert ce curieux pouvoir. L'empathie. Une variation du don fort rare. Et jamais je n'aurais pensé avoir été en contact avec une sans le savoir pendant tout ce temps... Encore moins en ce moment-même. Me sentant soudain menacé, j'avais automatiquement bloqué mes pensées et, à contrario, une vague de sentiments incontrôlés avait déferlé en moi, dans la panique que m'inspirait cette révélation. Je ne me sentais pas bien, ainsi à découvert. Comme mis à nu. C'était quelque chose qui m'avait toujours frappé chez elle, et qui m'avait d'ailleurs passablement énervé, par moment... Cette façon qu'elle avait de me mettre le nez dans la merde que je ressentais, d'appuyer sur ce qui me dérangeait, et me troublait. Et c'était aussi, paradoxalement, ce qui m'avait attiré chez elle... Et l'avait rendue si spéciale pour moi. Mais soudain, l'angoisse me tenaillait. Je n'étais pas capable de les bloquer, ni de les contrôler, ces ressentis, pour la simple raison qu'ils étaient inconscients, ce qui me mettait donc dans une position de faiblesse... Et je n'aimais pas ça. Je tâchais toutefois de conserver un calme de façade, bien que cela ne serve strictement à rien. Dans cette situation, mon self-control m'était proprement inutile. “On va dehors.” Ce n'était plus une requête, mais un ordre, cette fois. Attrapant son bras, j'avais commencé à sortir, et ce n'est que dans l'encadrure de la porte que je repris la parole, pris d'une certaine frénésie. “Est-ce que tu... Sais ?” Je l'avais lâché très vite, comme si j'avais peur des mots que je m'apprêtais à prononcer. Je n'étais d'ailleurs pas prêt à les voir passer mes lèvres, c'est pourquoi je rajoutai d'un ton qui se voulait posé : “Prouve moi que tu dis vrai, que tu es bien ce que tu dis. Car si c'est le cas, tu as dû sentir... Ce que je suis réellement.” J'attendais, suspendu à ses lèvres, qu'elle me réponde, le souffle court. Ce que j'avais toujours caché à tout le monde, même à moi-même, jusqu'à récemment... Pouvait-elle réellement le lire en moi ? Je me laissais envahir par l'ampleur de ce que cette révélation représentait, et des sentiments qu'elle m'inspirait. L'amour. La liberté. Cette envie féroce d'aller supplier celui que j'aimais de me reprendre... Et ce foutu désir égoïste qu'il m'accepte inconditionnellement malgré la belle ordure que j'avais toujours été.

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MessageSujet: Re: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Lun 22 Avr - 8:46

    « On va dehors. » La panique qui s'était soudain emparée de son vis-à-vis après ses révélations lui avait fait arquer les sourcils, de surprise. Elle ne s'était pas attendue à une réaction aussi ... vive. Il n'essaya d'ailleurs pas de nier, ni de la faire passer pour une menteuse. Il ne douta pas du fait qu'elle dise vrai, sans doute trop déstabilisé par l'éventualité que ce le soit. Tellement qu'il ne pensa même pas à garder son calme. S'il tenta de cacher ses émotions, c'était foutrement mal exécuté, car elles avaient décuplé. La confusion d'Adrian était sienne, sa peur également, et que dire de cet espèce de culpabilité, de passion, de maux pêle-mêle qui se joignaient au reste ? Ils les tenaillaient tous les deux, aux tripes. La rousse ne se laissa pas entraîner alors qu'il s'apprêtait à passer la porte, elle s'arrêta, prise soudain d'un énorme doute. Quelque chose clochait. Elle avait pensé lire en lui comme dans un livre ouvert, mais elle avait dû sauter une ligne, parce que quelque chose manquait au tableau. Il n'aurait pas dû partir ainsi au quart de tour, c'était "trop". Et qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire qu'il soit amoureux d'une autre nana ? Était-ce une relation illégale ? Avec une autre élève, peut être ? Non, peu probable. Adrian avait beau être un con, il était tout de même trop droit et surtout trop intelligent pour commettre les mêmes erreurs deux fois. Et puis, elle était bien la preuve que les histoires avec des nanas plus jeunes, ça ne lui réussissait guère ! C'était quelque chose d'autre. Mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus ... ∞ « Est-ce que tu... Sais ? Prouve moi que tu dis vrai, que tu es bien ce que tu dis. Car si c'est le cas, tu as dû sentir... Ce que je suis réellement. » ∞ Que ... Une vague de honte couplée à un brin de dégoût, de colère et d'angoisse la foudroya. Alors, soudain, tout ce fit plus clair et ses yeux s'écarquillèrent. ∞ « T'es gay ! » Lâcha-t-elle dans un hoquet en manquant de s'étrangler avec sa salive. « Tu ... aimes un autre homme. » ∞ Elle avait reculé d'un pas, sous le choc, le temps d'assimiler ce qu'elle venait de comprendre ... Tout en n'arrivant pas à le comprendre. Comment était-ce possible ? L'était-il déjà lorsqu'ils étaient ensemble ? Cela expliquait qu'il lui soit insensible et pas mal de choses si l'on creusait plus loin, en vérité, mais ... Cet homme à femmes, gay ! Lui, le grand séducteur ! Non, non, non ... C'était tout bonnement ... Incroyable ! Elle sut qu'elle avait dit vrai et vu juste à l'instant où les mots étaient sortis de sa bouche. Elle n'eut pas besoin de le lire sur son visage pour en être assurée, bien que sa posture et son expression le lui confirmaient. Elle, en face, se débattait, avec l'impression encore plus grandiloquente que son monde perdait à nouveau un peu plus de son sens. Se détournant, elle se prit la nuque entre ses doigts, les lèvres pincées. Elle n'arrivait plus à le regarder en face. Elle avait à la fois envie de le bombarder de questions et de ne plus jamais le revoir. Ce fut d'ailleurs la deuxième solution, qu'elle choisit, décidant sans réfléchir de lui fausser compagnie là-dessus, comme ça, filant à toute allure dans les escaliers pour retourner dans la salle de bal. Elle avait laissé sa bouteille de Vodka sur le buffet, non ? Restait-il un fond d'alcool à se mettre dans le gosier ? Elle en avait besoin, là. Elle avait même besoin d'un tonneau de Vodka pour se remettre les idées en place ! Telle une furie, elle passa les portes et se rua à l'endroit où elle croyait avoir laissé sa chère bouteille mais ne l'y trouva pas. Les poings serrés, elle resta plusieurs secondes à fixer le vide, le coeur battant à toute vitesse et l'esprit on ne peut plus embrouillé, lorsqu'une présence à ses côtés la reconnecta au monde. Istvan. Comme par hasard, un comparse d'Allen Greffins ! Génial ! Merci connard d'univers d'ajouter ces pensées-là pleine de rancune et de regrets à la pile ! Elle allait hurler - d'ailleurs techniquement elle hurlait déjà depuis cinq bonnes minutes en son for - quand tout à coup, un déclic s'opéra dans son cerveau. Puisqu'il était ami avec Allen ... Et qu'elle ne pouvait pas utiliser son cher ex, Adrian, pour son plan initial de vengeance ... Et qu'elle était toujours déguisée en vélane ... Ce ne serait que jouer son rôle d'aller le draguer, n'est-ce pas ? Et si ça rendait l'autre briseur de coeur jaloux au passage : du bonus. Alors, elle s'avança ni une ni deux vers Istvan et, lui volant son verre, en vida le contenu en lui lançant un regard sans équivoque. ∞ « Ton verre est fini. Tu as donc maintenant les mains libres ... » Glissa-t-elle en penchant la tête sur le côté. Game on !

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MessageSujet: Re: Can you buy me a time machine ? { Prudrian & Chen. (end)   Dim 28 Avr - 18:43

Tu as vu cette étudiante de Beauxbâtons ? Complètement torchée ! Mon oreille venait de capter ces quelques mots et je fronçai les sourcils, ce qui n’était pas vraiment une bonne chose pour la pauvre Opium en face qui devait bien se demander ce qu’elle avait fait pour mériter une œillade pareille. Je tentai un sourire rassurant, tout un exercice de style malgré ma bonne résolution de ne pas me laisser aller à être ce bloc de glace inattaquable que j’étais devenu récemment. Cependant, je ne pouvais pas faire comme si je n’avais rien entendu. La soirée précédente avait été un fiasco des plus totaux et je n’étais malheureusement pas là pour m’amuser, même si prendre soin d’une de mes élèves préférées dans le même temps n’était pas du temps perdu. Tendant l’oreille pour en capter plus, j’entendis qu’elle a été emmenée dehors, à mon avis on la retrouvera en train de ronfler dans un couloir demain. Excuse-moi, ma très charmante Marilyn, je vais devoir m’absenter quelques instants, une affaire d’Etat. J’espérais que ma touche d’humour lui suffirait pour me pardonner, étant donné qu’elle n’était pas forcément au meilleur de sa forme ces derniers temps. Je déposai un baiser sur sa joue avant de me frayer un chemin au travers de la salle qui s’était grandement remplie. Je cherchais un autre professeur du regard, peut-être le directeur de maison de la demoiselle avant de me dire que d’une part, je n’étais pas persuadé qu’elle soit vraiment à Beauxbâtons, ces étudiants avaient pu se tromper, et que d’autre part, il n’était peut-être pas nécessaire de commanditer une expédition punitive. Quoique … une étudiante ivre et j’allais laisser passer cela ? Non, il n’en était pas question. Pas de faiblesse, pas encore. Est-ce que moi je me saoulais au point de ne plus tenir sur mes jambes ? Comment ça, hors-sujet ?

J’étais parvenu à sortir de la marée humaine qui avait menacé d’engloutir mes bonnes résolutions et me retrouvai face à la porte. Un peu plus loin, sur un banc, un Auror que je connaissais de vue était en train de bécoter une thésarde. Si tout le monde s’y mettait, cela n’allait effectivement pas être possible. Je me détournais pour reprendre ma quête initiale : trouver la demoiselle en détresse et, pour une fois, jouer les chevaliers blancs sur leur vaillant destrier. Je me mis en marche et finalement, une fois la musique à distance (relative), des éclats de voix provenant de l’étage inférieur finirent par me parvenir. Je descendis les marches souplement, mais avec un arrière goût étrange au fond de la gorge, comme si je pressentais une catastrophe imminente, ce que je compris en arrivant en bas de l’escalier. Je captai instantanément l’ensemble des ses traits, l’intensité douloureuse de son regard et la chevelure rousse qui était dos à moi et qui bougea légèrement. Je n’avais pas entendu ce qu’il venait de dire et n’étais pas certain de le désirer. Mes doigts se resserrèrent autour de la rampe, jusqu’à faire blanchir mes phalanges. J’avais sans doute trouver mon élève ivre, au vu du roulis qui semblait agiter le sol pour elle et elle était entre de … enfin, entre des mains. Si elle allait finir dans son lit ? Cela ne me concernait pas vraiment, voire même pas du tout. De toutes les manières, ils ne m’avaient pas vu et je ne voulais pas qu’il en soit autrement. Il avait été très clair la fois précédente, et je l’avais également été. S’il voulait jouer au con, il y jouerait tout seul. Je ne voyais pas vraiment ce que je pouvais faire de plus, j’allais donc remonter. Et pourtant je restai suspendu, quelques secondes, stupidement. Dans l’espoir qu’il lève les yeux ? Qu’il embrasse cette fille pour me faire encore un peu plus mal et m’achever ? Non, j’avais fait une croix sur lui, c’était du passé. Ou alors pour que … T'es gay ! Je relevai la tête, certain d’avoir mal entendu. Que venait de dire l’étudiante ? Elle était sans doute effectivement totalement ivre, d’ailleurs, elle persistait et signait : Tu ... aimes un autre homme.

Je ne compris pas ce qui se passait. Ni l’air qui se peignit sur le visage d’Adrian, qui était pourtant parfaitement visible de là où je me trouvais. Ni comment cette jeune fille pouvait affirmer une telle chose avec autant de force. Ni comment elle me passa à côté en courant sans me voir. Ni la manière dont je cherchais le regard de l’Auror pour y lire … y lire quoi ? Pourquoi les paroles d’une étudiante ivre contiendraient-elles une quelconque once de vérité ? A quoi jouait-il ? Lui avait-il demandé de faire cette déclaration ? Non, il ne savait pas que je me trouvais à cet endroit. En réalité, j’aurais souhaité ne pas entendre ces mots, ou en tous cas, absolument pas comme cela. Parce que cela n’avait pas de valeur. Parce que je les avais sans doute rêvés. Et parce que stupidement, mon cœur avait raté un battement et s’était remis à battre. Parce que j’avais envie de descendre pour lui demander si c’était vrai. Parce que je brûlais d’aller l’embrasser, là, maintenant, tout de suite. Parce que le voir me rappelait à quel point il me manquait. Pour un millier de raisons qui n’avaient sans doute ni queue ni tête mais m’apparaissaient clairement. Parce que je n’avais pas été préparé à cela, que c’était un choc et que je ne savais pas quoi faire. Parce que nous avions été trop loin pour faire machine arrière sur ce genre de malentendus. Parce que rien ne l’empêchait d’éclater de rire et de me dire que je n’avais pas compris, que cela n’était pas vrai, qu’elle délirait. De refaire son connard, ce petit con qu’il savait si bien être et de m’envoyer sur les roses une fois de plus. J’avais trop mis de moi-même dans cette histoire pour laquelle j’étais le seul à avoir eu un espoir que cela fonctionne. Alors je fis la seule chose qui me semblait appropriée. Je tournai les talons, sans un mot, sans un geste. Je gravis les niveaux un à un et je regagnai la Salle de Bal et, mis sur pilote automatique, je rejoignis Opium. Je ne cherchai même pas la rousse apparition du regard. Tout ceci, j’avais dû l’imaginer. Je me contentai d’un bref : Et si nous dansions ? Je n’étais pour l’instant pas en mesure d’offrir plus, mais je doutais que ma cavalière m’en tienne rigueur.


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