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 Your smile brings me light.

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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Your smile brings me light.    Mer 26 Déc - 18:39

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Septembre
Intrigue en cours : Saison 2
Protagonistes : Lexie & Judah
Statut du sujet : Privé.
Intervention du MJ : Non.


« That Girl. »


Judah n’avait pas dormi de la nuit. Quand il était arrivé aux dortoirs, son camarade de chambre dormait à points fermés, et il avait très rapidement compris qu’il ne parviendrait pas à atteindre cet état de paix intérieure qui aurait nécessité qu’il cesse tout bonnement de penser. Mais au vu du contenu de ses pensées, il n’avait ni l’envie, ni la force de cesser de laisser libre cours à son esprit, lequel en revenait sans cesse à Lexie. Lexie, et la douceur de sa voix. Lexie et l’éclat de son rire. Lexie et la chaleur de son corps contre le sien, la force de ses étreintes, et cette personnalité qu’il connaissait à peine, mais qu’il aimait déjà. Cette amitié naissante qui promettait de devenir bien plus forte que ce qu’il n’aurait jamais pu imaginer, et cette façon dont son cœur se serrait lorsqu’elle était trop loin de lui, ou les frissons qui couraient le long de ses bras lorsqu’elle le touchait. Elle lui avait fait ressentir bien plus de choses en quelques heures que bon nombres de personne ne l’avaient fait en toute une vie. Ca n’était pas la simple attirance qu’il éprouvait pour Belladonna, ni l’amitié fusionnelle qu’il avait pour Layla, c’était un peu des deux, tout en étant très différent. Elle lui plaisait, mais c’était tout à fait différent. Pour elle, il savait qu’il serait prêt à à peu près n’importe quoi, et qu’il ne supporterait pas qu’il lui arrive quelque chose. Cette nuit des Loups les avait liés d’une façon indescriptible, mais celle qu’ils venaient de passer avait confirmé les choses : ces deux-là étaient faits pour vivre dans la vie de l’autre, pour avoir de l’importance pour l’autre. Il avait pensé à elle toute la nuit, se tournant et se retournant encore et encore dans son lit, fermant les yeux lorsqu’il se remémorait chaque instant de la soirée qu’ils avaient partagée, et chaque geste qu’ils avaient eu l’un pour l’autre. Il avait bêtement souris dans le noir en se répétant les paroles qu’elle avait prononcées, et lorsqu’il s’était endormi, le soleil naissait tout juste à l’horizon, et il était déjà l’heure pour sa journée de commencer.

Et elle avait été longue. Il avait vu passer chaque minute de chaque heure, et chaque cours s’était étiré en longueur comme jamais. À son grand regret, il n’avait croisé Lexie a aucun moment. Bien sûr, il avait à plusieurs reprises eu l’impression de la voir, ou de l’entendre, mais la fille en question s’était retournée, et ça n’avait jamais été Lexie. Il l’avait profondément regretté. Il aurait voulu pouvoir la serrer dans ses bras, au milieu de tous, et lui tenir la main jusqu’à sa prochaine salle de cours. Mais ce genre de pensées était incroyablement inappropriées, et finalement, ne pas l’avoir croisée était plutôt une bonne chose : au moins, il était sûr qu’il ne risquait pas de faire quoi que ce soit qui aurait risqué de la mettre mal à l’aise et de briser cette chose, quelle qu’elle soit, qu’ils avaient tout juste commencé à construire. Car malgré toutes les incertitudes, une chose était sûre : il y tenait déjà comme à la prunelle de ses yeux. Et ça n’était qu’un début.

En arrivant dans les combles, il se rendit dans le petit coin du grenier qu’il avait trouvé, et qui lui semblait plus que parfait pour les heures qu’il souhaitait y passer. Il y avait accroché un sac de sable, et avait pris l’habitude de laisser un sac contenant des bandages pour ses mains et des chaussures adéquates à son entrainement. Il se changea rapidement, se déshabillant avec un soupir, avant de revêtir les vêtements qu’il portait lors de ses faces à face avec cet adversaire incapable de se défendre. Puis, il banda soigneusement ses mains, désireux de ne pas abimer ses doigts s’il venait à taper trop fort, et attacha les lacets de la paire de chaussures qu’il avait prévue. Il était heureux d’être là, surtout sachant que Lexie devait le rejoindre ici. Il espérait plus que tout qu’elle ne changerait pas d’avis, ou n’oublierait pas qu’ils étaient censés, une fois de plus, passer la soirée ensemble. Peut-être n’en avait-elle pas envie ?

Mais plutôt que de se laisser envahir par le doute, il utilisa celui-ci pour être aussi efficace que possible, le convertit en quelque chose de positif : la concentration, la force, l’intelligence. La tactique. Il cogna avec méthode contre le cuir vieilli, exactement comme son grand-père le lui avait appris, et bientôt, il oublia tout autour de lui. Les toiles d’araignées qui tenaient lieu de décoration, et le froid qu’il faisait, ici, sous les combles. Son monde entier s’effaçait lorsqu’il était face à un sac de sable.

Sauf Lexie, en fait.
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Mer 26 Déc - 20:19

« Et tu vois, les grille-pains servent à légèrement dorer la surface des tartines pour qu'elles soient plus savoureuses bien qu'un coup de baguette soit aussi efficace je te l'accorde … »

Visiblement pas vraiment passionnée par le cours de botanique auquel tu assistais, tu préférais te distraire en la compagnie de ton voisin de Durmstrang dont les parents sorciers n'avaient jamais trouvé bon de lui inculquer la moindre valeur du monde moldu. Ainsi trouvait-il étrange que ces mêmes humains dépourvus de tout pouvoir magique perdaient leur temps à couper le pain, l'insérer dans une espèce de boîte en fer au mécanisme compliqué qui participerait à l'effort de semi-combustion de la tartine. Cela faisait deux heures qu'ils conversaient joyeusement, faisant mine de prendre des notes à chaque fois que le professeur se retournait, arborant une expression on ne peut plus sérieuse. Dans ces moments là où vous auriez pu être démasqués, tu prenais soin de mordiller ta lèvre inférieure, plisser les yeux et te concentrer sur ce qui était écrit au tableau et que tu peinais à lire du fond de la classe. Dans un sens, tu ne faisais pas semblant puisque tu parvenais quand même à suivre les tirades du professeur mais de l'autre, tu avais bien d'autres préoccupations dont persuader la tête de mule assise à tes côtés que les non-sorciers étaient bien moins assistés que les sorciers. Fort heureusement pour toi, tu étais tombée sur un élève de Durmstrang plutôt agréable à vivre alors que, bien des fois, tu t'étais heurtée aux caractères de cochon des uns et des autres, éprouvant une certaine antipathie à leur égard. Aussi te sentais-tu soulagée de parler avec Viktor aussi librement que tu l'aurais fait avec un Beauxbâtonnien.

Alors que ce même Viktor s'interrogeait sur la nécessité d'écrire avec une plume sur un parchemin, tu plantais ton regard dans le vide et caressais du bout des doigts les cernes que tu savais nettes venant décorer la paupière inférieure de tes prunelles ébènes. Le tout en baillant. Bien loin de toi l'idée de trouver le cours de botanique ennuyant mais les quelques heures insuffisantes de sommeil t'ayant été octroyées ne t'avais pas permises de tenir la cadence toute la journée. Ainsi, toi qui avait l'habitude de suivre un rythme bien précis, t'étais retrouvée perdue à l'instant où les rayons du soleil t'avaient réveillés, faisant disparaître les bras chauds et rassurants de Judah que tu croyais à tes côtés. Aussi t'étais-tu sentie gênée lorsque tu avais senti ton corps s'embraser au même instant sous les yeux inquiets de tes camarades de chambrée, tirant sur ta couverture pour fuir devant leurs regards. Elles n'avaient pas à t'observer dormir, gigoter ou parler dans ton sommeil … tu avais horreur de ça. Surtout depuis que tu connaissais l'identité de ce sauveur de l'été dernier autrement dit Judah. À ton réveil, tu t'étais souvenu de tout et avais pris ton temps pour émerger, n'ayant pas eu plus de temps que ça pour réfléchir à l'instant où tu t'étais couchée étant donné que tu t'étais endormie immédiatement. Vos échanges, cette façon qu'il avait de t'enlacer, cette peau frémissante sous tes doigts que tu t'imaginais effleurer en faisant courir tes doigts sur ton traversin. Tant de sensations et tellement peu de temps pour en profiter …

Il t'avait fallu te dépêcher pour te rendre à la salle à manger, engloutir ton petit-déjeuner qui t'aidais à tenir jusqu'au prochain repas du midi et ne pas arriver en retard en cours bien que tes cheveux ne soient pas parfaitement peignés et que les longues mèches brunes aux reflets blonds ondulaient légèrement sur toute leur longueur. Pour changer, tu arborais un look loin de celui de première de la classe avec lequel tu composais habituellement. L'on t'avait même félicitée pour l'éclat de ta mine, ta chevelure soyeuse et tes yeux pétillants. C'était l'une des premières fois où tu avais droit à autant de compliment au lever. Judah y était-il pour quelque chose ? Tu t'étais levée avec son visage et son corps en tête, tu passerais la journée avec ces mêmes pensées venant parasiter ton esprit et te tirant de cette transe méditative habituelle dans laquelle tu te plongeais lorsque les cours commençaient et qu'il te fallait absorber le moindre flot de parole prononcé par l'enseignant. Cependant, ce jour-là, tu n'avais envie de rien si ce n'était accélérer le temps et te retrouver au soir même avec ce même garçon qui hantait tes pensées. Marwin semblait avoir remarqué que quelque chose accaparait tes pensées puisqu'il avait posé sa main sur ton front, simulant une température alarmante, pointant du doigt les cernes sous tes yeux et faillit évoquer à voix haute l'idée qui germait à son esprit. Lui qui ne t'avais jamais vu ainsi se faisait certainement des tas d'idée dont celle probable que tu n'avais pas passé la nuit seule. Lorsque tu avais vu son sourire malin s'étirer et son regard qui en disait long briller, tu t'étais empressée de te jeter sur lui sur votre banc, alors que vous étiez à table ce même midi, et qu'il allait commencer à te taquiner alors que tu avais décidé qu'aujourd'hui, personne ne t'embêterait. Cette journée particulière serait marquée dans les anales et personne, pas même Marwin, ne saurait faire s'évanouir ce bonheur que tu éprouvais. Tu savais que ce même bonheur prenait sa racine à ce rendez-vous que vous vous étiez fixés le soir même et qu'il te faudrait ruser pour que personne ne te vois emprunter le chemin menant au grenier où tu devais l'y retrouver à la fin de son entrainement.

Ce fut discrète et évasive que tu emprunta divers chemins, montas plusieurs escaliers, croisant à chaque coin de couloir une connaissance qui insistait pour te parler mais tu tu congédiais gentiment prétextant que tu devais rencontrer un professeur afin d'être sûre d'avoir bien compris les rudiments du dernier cours qu'il avait dispensé. Le parcours fut long et éprouvant. Tu pus t'arrêter un court instant aux toilettes afin de t'observer dans l'un des miroir surplombant l'un des nombreux lavabos. Ton air guilleret mais fatigué te fis pouffer et, observant tes cheveux pas si mal que ça lorsqu'ils étaient détachés, tu semblas satisfaite de ton apparence et te précipitas vers ce refuge où tu retrouverais ton Maarifa préféré. Alors que tu approchais, tu entendais un bruit étouffé et ce fut à la dérobée, à demi-cachée entre la porte et le mur te dissimulant à son regard, que tu l'observais le cœur battant. En une nuit, il n'avait pas changé et cela sembla te surprendre. À quoi t'attendais-tu ? À ce qu'en une nuit il devienne blond et qu'une corne lui pousse sur le front peut-être ? En tous les cas, tu retrouvais cette silhouette que tu avais découverte avec tant d'appréhension et tellement de surprise et que tu étais ravie de retrouver. Pas vraiment sûre de ce qu'il fallait faire, ce fut timidement que tu t'encourageas, les poings serrés, à sortir de ta cachette et mettre un terme à son affrontement avec ce pauvre sac de sable qui soupirait à chaque coup qu'il recevait. À chaque pas de plus, tu te demandais ce à quoi il pouvait bien penser en percevant un peu plus à chaque fois son visage concentré dissimulé de temps à autre par ces boucles aussi noires que ses yeux. Tentant d'attirer son attention, tu restais là, dressée sous les combles et toussotais. Tu consentis finalement à faire un essai de plus en entrouvrant les lèvres et en prononçant doucement son prénom : « Judah … ? » Allait-il réagir, cesser ce qu'il était en train de faire, se retourner et foncer vers toi pour t'enlacer alors qu'il était couvert de sueur ? Tu trouverais ça dégoutant mais aussi très mignon. Aussi, à cette idée, tu rougis légèrement et entreprise de t'intéresser aux plis de ta jupe.
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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Jeu 27 Déc - 21:34

Judah l’avait entendue arriver. Il avait entendu le léger raclement de gorge, et avait imaginé sa gêne à l’idée de l’interrompre dans son activité solitaire. Il avait caché un léger sourire fleurissant sur ses lèvres d’un geste de son poing, espérant qu’elle ne le voit pas avec cet air idiot au visage. Il donna encore quelques coups, et son sourire s’agrandit lorsqu’elle prononça son nom. Cette fois-ci, il ne put le cacher, pas plus qu’il ne peut se retenir d’être bien plus heureux qu’il n’aurait du l’être. Qu’elle soit venue, qu’elle ait décidé de passer sa soirée avec lui le rendait inexplicablement heureux, et à présent qu’elle n’était qu’à quelques mètres de lui, il se sentait étrangement complet. Heureux, en fait, idée un peu dérangeant sachant qu’ils s’étaient quittés la veille au soir sans rien se promettre. Mais il comptait bien profiter du temps qu’ils pourraient passer ensemble, et espérait qu’elle ne se lasserait pas trop vite de sa présence. Que dirait-elle lorsqu’elle réaliserait qu’il n’était au fond qu’un passionné d’histoire que tout le monde connaissait de vue mais que personne ne pouvait prétendre connaitre sur le bout des doigts – exception faite de Layla, qui ne comptait pas vraiment dans le tas, puisqu’elle était plus sa sœur que son amie, elle était comme une âme-sœur d’une pureté absolue. Avant de connaitre Lexie, il n’avait jamais vraiment stressé à l’idée que quelqu’un ne l’apprécie pas, mais depuis la veille au soir, il ne cessait d’expérimenter de nouvelles sensations, des émotions qu’il n’aurait jamais pensé pouvoir ressentir de sa vie. Il se sentait comme un débutant, un ado de treize ans qui découvrait les filles, l’amitié garçon/fille et se rendait compte qu’elle pouvait mener à bien d’autres choses que de simples relations amicales : incapable de savoir avec précision ce que voulait l’autre exactement, et incapable par la même occasion de ne pas chercher le contact, tout en ayant peur de passer pour un imbécile. C’était un imbroglio de questions qui tournaient encore et encore dans son esprit sans jamais le laisser en paix, et maintenant qu’elle était là, adorable dans son uniforme d’écolière sage et sérieuse, il n’avait qu’une envie : la serrer dans ses bras. Judah n’était pas précisement le genre de personne très démonstrative, ou du moins, jamais à la légère. Il n’hésitait jamais à donner une franche et amicale accolade aux gens qu’il aimait, et avait dormi plus d’une fois avec Layla dans ses bras. Mais, rien de ce qu’il y avait entre Lexie et lui n’était comparable à quelque chose qu’il aurait déjà vécu : avec elle, la découverte était constante, la surprise était une règle et l’ennui était impossible. De toute façon, le simple fait de la voir le comblait au-delà des mots.

Affichant un malicieux sourire en coin, il se tourna vers Lexie, prononçant un sobre « Hey, bonjour », et retirant les bandes de protection de ses doigts aussi vite que possible. Il s’avança vers elle, bien décidé à la prendre dans ses bras, et s’aperçut au dernier moment qu’il était couvert de sueur. Il se recula donc, grimaçant, un peu gêné, et attrapa une serviette avec laquelle il épongea la sueur qui trempait ses bras et son torse, ainsi que ses cheveux humidifés par l’effort. L’état dans lequel il était actuellement n’avait rien de très charmant, mais il espérait qu’elle ne serait pas du genre à être dégoutée s’il la serrait dans ses bras sans être parfaitement propre : Judah n’était pas du genre à apprécier les chochottes qui se récriaient à la moindre contrariété. Et puis, peser le pour et le contre ne posait pas de vrai problème : il mourrait d’envie de la serrer contre lui, alors il le fit, entourant son corps fin de ses bras, et la serrant fort contre son corps. Il se pencha afin d’embrasser doucement sa joue, gardant ses lèvres contre sa peau, au demeurant bien plus douce que le souvenir qu’il en avait conservé, un peu plus longtemps que l’usage ne l’aurait voulu. Il murmura une nouvelle fois « bonjour » à son oreille, et la tint serrée contre lui quelques instants. « Tu m’as manqué, tu sais. C’est très bizarre, peu de personnes me manquent, habituellement. J’ai eu peur qu’il t’arrive quelque chose toute la journée ». Et c’était vrai. Plusieurs fois, il s’était imaginé qu’elle ne viendrait pas le soir, pour tout un tas de raisons toutes plus improbables les unes que les autres mais qui trouvaient toute leur explication dans le fait qu’elle n’avait pas eu la protection voulue. Tombée dans les escaliers, rackettée par il ne savait qui, tombée au fond du lac, peu importait, mais il avait ressenti ce besoin primitif et presque animal de la retrouver pour être sûr que rien ne lui arrivait. Et autant elle faisait naitre tout un tas de sentiments très positifs au fin fond de son cœur, autant, quelque part, il n’aimait pas se sentir lui-même si dépendant d’une personne, car si son esprit était aussi captivé par Lexie et tout ce qu’elle lui avait apporté en un rien de temps, c’est que lui aussi était d’une certaine façon dépendant et relativement fragilisé par sa présence, et par sa simple existence. Mais il ne regrettait rien, et n’aurait souhaité pour rien au monde que la soirée de la veille se soit passée différemment. Elle avait réellement quelque chose qu’il n’avait jamais trouvé chez aucune autre fille, et il tenait à la relation, quelle qu’elle soit, qu’ils avaient commencé à construire. Il faudrait, un jour, qu’ils se décident à mettre des mots sur ce « nous » un peu étrange mais tellement précieux.

Au prix d’un effort de volonté, il se détacha de Lexie. Il enfila un sweat, pris le sac dans lequel il avait rangé ses vêtements de la journée, et se tourna vers Lexie, prêt à quitter les lieux. Il aurait bien besoin d’une douche, mais même le temps qu’il lui faudrait prendre pour ça lui paraissait trop important, il aurait l’impression de gâcher la possibilité qu’il avait de profiter de Lexie. « J’ai pensé que nous pourrions faire un tour dans le parc, qu’est-ce que tu en penses ? La Lune est pleine, donc on aura de la lumière, et puis on ne risquera rien, et on sera sûrs d’être tranquilles. Je n’ai pas très envie qu’on soit interrompus par d’autres personnes ».
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Ven 28 Déc - 0:24

« Ho je me suis juste cassé un ongle en m'occupant de plantes aussi dangereuses les unes que les autres mais mis à part ça, j'ai survécu et je suis bel et bien là. Je n'allais pas laisser passer cette occasion et ce même agonisante ! » Frottant cette joue vermeille contre son torse musclé, tu te sentis soulagée d'un poids ayant pesé sur tes épaules tout au long de la journée. Allais-tu le retrouver et alliez-vous entretenir la même complicité que la veille au soir ? Tourmentée bien que sereine, cette journée s'était déroulée comme n'importe quelle autre et, pour son plus grand plaisir, tu n'avais pas succombé à un croche-pied tendu dans les escaliers que tu montais et descendais sans arrêt lorsque tu t'empressais de rejoindre un nouveau cours ni même à un possible étouffement à manger aussi vite que tu le faisais. De toute façon, n'importe quel sorcier de ce nom maîtrisait assez bien les sortilèges pour te sortir d'une situation délicate d'étouffement partiel. Dans tous les cas, tu ne serais pas morte aujourd'hui, tu en étais persuadée alors que tes cils battaient contre sa peau de laquelle se dégageait une vague de chaleur t'emplissant de joie. Lorsqu'il était là, tout contre toi, tu ne pensais qu'à ce qui vous attendait, tu anticipais ce qu'il allait bien pouvoir te dire et tu agissais bien plus naturellement qu'à l'accoutumée.

Être sociable était une véritable épreuve pour une jeune fille comme toi passionnée par les écrits bien plus que par l'être humain en lui-même. Et pourtant, tu en avais lu des livres sur la psychologie lorsque tu étais encore jeune et en partie moldue. Aller à la bibliothèque, parcourir les allées, poser tes mains sur la tranche des livres exposés et les faire glisser jusqu'à t'arrêter et choisir de lire le livre tombant sous ta main et ce quelque soit sa nature. Ainsi avais-tu lu des ouvrages sur la philosophie, la mercatique, l'économie et bien d'autres sujets inintéressants pour une jeune fille de 10 ans ayant bien mieux à faire que de passer ses jours enfermée à dévorer des dizaines de livres par semaine parfois même en un temps record de deux jours. Ainsi, lorsqu'il t'avait compté l'histoire d'Osiris t'étais-tu rappelée avoir lu quelque chose de semblable sans pouvoir mettre le doigt dessus. Et maintenant qu'il était là, sous tes doigts frais comparés à la chaleur émanant de son corps, tu savais qu'il n'avait fait qu'aborder l'un des sujets que le hasard avait choisi de te mettre entre les mains sous la forme d'un bouquin abordant le thème de la mythologie égyptienne à la couverture brune et dorée.

Ton visage s'éleva légèrement et, à ton tour, alors que ses lèvres quittaient ta joue, tu l'embrassais du bout des lèvres. Tu retrouvais, heureuse, ce picotement familier déjà ressenti le jour précédent alors que tu apprenais à apprivoiser les parties de son corps que tu te permettais de toucher, pieusement. Tu avais beau le trouver magnifique, intelligent, intéressant et mystérieux, tu n'avais pu agir comme une aguicheuse et l’oppresser en te collant à lui volontairement dans le but de lui faire perdre tous ses moyens. Votre premier échange avait certes été intense, il n'en restait pas moins chaste. Vous n'étiez pas des bêtes après tout et tu t'en serais voulue d'agir inconsciemment, toi qui étais si hésitante, méfiante et réfléchie ... Ce sourire en coin que tu affichais copiais à merveille celui qu'il avait arboré en t'entendant toussoter et prononcer son nom alors qu'il tentait de masquer sa joie de te voir à l'heure au rendez-vous que vous vous étiez fixé. À bien y réfléchir, c'était ton premier rendez-vous seul à seul avec un garçon ...

Alors qu'il consentait finalement à te lâcher après t'avoir confié ce manque qu'il avait ressenti tout au long de la journée et cette peur que quelque chose attente à ton intégrité physique et morale t'empêchant finalement de venir ce soir même, tu le serrais une dernière fois en fermant les yeux, cachant ton sourire entre ses pectoraux. « Je suis contente de te revoir aussi Judah et encore plus heureuse de voir que ces "retrouvailles" n'étaient pas qu'un rêve. » Rêveuse, tu l'étais rarement puisque tu t'empêchais de flâner et te distraire, facteurs pouvant te détourner de ton intérêt principal : les études. Mais il fallait croire que plus tu le voyais, plus il parvenait à réduire en miettes les quelques dernières barrières que tu érigeais autour de toi. Pour toi qui n'autorisais personne mis à part Marwin à creuser et à s'intéresser à ta vie privée, tu trouvais finalement que ce Judah avait bien de la chance que tu lui ouvres ainsi les portes de ton cœur et de ton âme et te découvrais sous un nouveau jour. Indulgente, tolérante et sensible. Habituellement, tu fuyais les contacts physiques, ne supportais pas que l'on cherche à savoir qui tu es vraiment et restais de marbre face à de telles déclarations. Qui était-il pour avoir une telle influence sur toi ? Mais surtout, que ressentais-tu à son égard puisque de toute évidence, le changement n'était pas seulement influencé par un être extérieur, il était aussi certainement le résultat de quelque chose de plus enfoui grattant lentement les abysses de ton esprit pour surgir un jour et te faire prendre conscience des choses ... En attendant, tu appréciais cette innocence et la sérénité procurée par ces instants privilégiés que tu entretenais avec lui.

Enfin quelqu'un qui parvenait à t'accepter telle que tu es sans être catégorique à ton sujet et cherchant bien plus que tout à ce que tu sois en sécurité et heureuse à ses côtés. Sa sollicitude et son attention te touchaient mais il ne fallait pas que tu laisses toutes ces émotions inhabituelles prendre trop longtemps le contrôle des commandes animant le mécanisme de ton corps et de ton esprit. Aussi, lorsqu'il s'écarta, tu t'obligeas à maintenir une distance de sécurité entre vous - au moins le temps qu'il s'habille - et après qu'il t'ait proposé un endroit propice où vous rendre, tu t'empressais de prendre délicatement sa main pour l'entraîner à ta suite, riant, dynamisée par ce début de soirée qui commençait si bien « Ne perdons pas un seul instant, allons-y ! » Ton rire cristallin résonnait dans les couloirs que vous traversiez, complices et heureux. Vous ne croisèrent que quelques personnes s'écartant sur votre passage mais fort heureusement pour toi, tu ne croisas personne capable de revenir plus tard sur le sujet et t'embêter avec cette amitié naissante que tu chérissais plus que tout en ce moment. Il était une nouvelle raison de te lever le matin, une distraction de plus à essayer d'éviter lorsque tu assistais à un cours et une tête familière qu'il ne te fallait pas chercher à tout bout de champs parmi les nombreux sorciers peuplant Elderwood au risque d'attraper un torticolis.

Tu te repassais en boucle la fin de sa phrase « Je n’ai pas très envie qu’on soit interrompus par d’autres personnes » une fois de plus, ce moment serait à vous et à vous seuls et rien qu'à cette idée, tu te sentais bien, galvanisée par une force nouvelle et te poussant à vouloir être là à ses côtés mais surtout être une personne unique à ses yeux qui ne le décevrait jamais et qui serait là pour lui à chaque fois qu'il en aurait besoin.
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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Ven 28 Déc - 20:58

Croiser des gens alors qu’il tenait la main de Lexie était plutôt une chose agréable, au regard de ce qu’il avait imaginé. Il pensait qu’il aurait ressenti une certaine gène à donner une image qui n’était même pas un peu proche de la réalité, qu’on les prendrait probablement pour un couple, mais finalement, il avait surtout été content de se montrer en public avec elle. Il n’avait jamais vraiment abordé sa simple existence avec qui que ce soit d’autre que Layla, et elle-même ne prenait pas vraiment les choses sérieusement. Peut-être ressentait-elle une sorte de jalousie à l’égard d’une jeune femme qu’elle ne connaissait même pas, et que Judah, à l’époque où il lui en avait parlé, ne pensait même pas qu’il pourrait recroiser un jour. Toujours est-il que chaque fois qu’il avait ressenti le besoin d’aborder le sujet « Lexie », la bonne humeur de Layla s’était étrangement évaporée, et avait laissé place à une sorte de froideur, un désintérêt subit et très sincère à l’égard de ce qu’i l pouvait bien lui dire. Il n’en avait jamais tenu vraiment compte, car il savait que contrairement à lui, sa meilleure amie était loin d’avoir un caractère égal : si conflit il devait y avoir, elle serait plus du genre à le provoquer qu’à attendre qu’il pointe le bout de son nez. Quoi qu’il en soit, Judah avait ressenti une fierté certaine à circuler dans les couloirs en compagnie de Lexie.

En cours de route, il fit un petit détour par les cuisines et se débrouilla pour obtenir quelques provisions. Les efforts qu’il avait déployés lors du temps passé face au sac de sable l’avaient affamé, et Lexie devait elle aussi avoir faim, surtout si elle n’avait rien avalé depuis le midi. Une fois sorti des cuisines, il prit de nouveau sa main dans la sienne, car c’était devenu en un rien de temps la chose la plus normale du monde, et il l’entraina à travers le dédale de couloirs et d’escaliers qui menaient au Parc. Par chance, une fois à l’extérieur, l’air était doux, il ne faisait pas froid, et une très légère brise soufflait. Rien qui ne les empêche donc de rester dehors comme il l’avait prévu. Il marcha quelques minutes jusqu’à un recoin du parc qu’il affectionnait tout particulièrement. C’était suffisamment près de la plage pour entendre et voir les vagues s’échouer sur le sable, mais sous leurs pieds, c’était toujours de l’herbe qu’ils sentaient. Il y avait là un petit banc de pierre qui semblait avoir traversé le temps. C’était un coin idyllique, à peine réaliste tant il paraissait échappé d’un film à l’eau de rose – pour ce que Judah connaissait du cinéma et de la culture moldue en général – mais il venait souvent ici pour relire ses cours, réviser un peu avant un examen important. Et, aussi futile que cela puisse paraitre, c’est aussi ici qu’il était venu se réfugier lorsque, une fois la nuit des loups passée, on avait autorisé les élèves à quitter l’enceinte immédiate de l’école.

Il y avait dans le comportement de Judah comme un besoin de contrecarrer ces mauvais souvenirs et d’en construire de nouveaux à la place. Et quoi de mieux, ce faisant, que d’emmener Lexie ici ? À vrai dire, il la sentait capable d’annuler toute la négativité de certains lieux, et tout le négatif qu’il pouvait y avoir dans sa vie. C’était naïf et surtout assez niais, mais il ne pouvait s’empêcher de voir les choses de cette façon. Il était rassurant pour lui de constater qu’elle aussi semblait voir les choses de cette façon. Il avait eu peur qu’elle l’associe définitivement à cette nuit affreuse qu’ils avaient passée ensemble, et que la veille ne suffise pas à lui faire oublier qu’ils ne s’étaient pas connus dans les meilleures circonstances qui soient. Mais après tout, qu’y pouvait-il ? Il avait sincèrement envie de remercier ces loups, aussi horrible que cela puisse paraitre, pour l’avoir fait rencontrer Lexie. Il ne savait pas de quoi serait faite leur amitié, mais ce dont il était sûr en revanche, c’est qu’ils avaient des tas de choses à explorer, des tonnes de secrets à se confier, et qu’il avait envie de lui demander chaque jour comment s’était passée sa journée. Ce qu’elle avait fait, les anecdotes de ses cours, et d’en rire avec elle, de la rassurer pour des examens, etc. Elle faisait ressortir tout ce côté vieux-jeu très chevaleresque qu’il avait toujours trouvé très handicapant sans parvenir pour autant à s’en défaire : il avait des valeurs qui semblaient correspondre à merveille avec la personnalité de la jeune femme, et s’en apercevoir un peu plus à chaque instant le rassurait au-delà des mots.

Il s’assit sur le banc, posa les provisions à sa droite, et invita Lexie à s’assoir près de lui, tirant doucement sur son bras pour lui faire comprendre le message. Il n’avait pas très envie de parler, même s’il mourrait d’envie d’entendre sa voix. C’était une mélodie qui avait un pouvoir apaisant sur lui, et il ne se lassait pas de l’entendre. Elle mélangeait à merveille une candeur adorable et une effronterie qui ne le laissait pas de marbre. Il aimait entendre son rire, et, un peu égoïstement, il aimait encore plus qu’elle soit capable de le faire rire, lui que bien peu de personnes étaient capables de dérider. Mais d’un autre côté, le silence lui permettait de continuer à profiter de la perfection du moment qu’ils profitaient en cet instant. Il se tourna légèrement, observant Lexie à la dérobée. Il ne voyait en réalité que son profil, et un sourire vint effleurer ses lèvres. Décidément, il était vraiment bien ; et les paroles étaient définitivement superflues. Il reporta son attention sur la mer, et soupira. C’était un soupir plein d’aise, de bonheur, de la conscience qu’on a une chance incroyable d’être là, et du bonheur d’être simplement en vie. C’était un sentiment étonnant, d’ailleurs, que d’être heureux d’être envie, mais il le dévorait à pleines dents, tout comme la présence de la jeune fille à ses côtés.

« N’hésite pas à me dire si tu as froid et que tu veux rentrer », dit-il cependant, brisant le silence réconfortant dans lequel ils s’étaient réfugiés. Etait-ce de la timidité, qui venait faire légèrement trembler sa voix, et qui le faisait un peu buter sur ses mots ? Il sentit ses joues se marbrer de rouge ; lui qui n’avait rien de timide bafouillait devant Lexie ? Il croisa mentalement les doigts pour qu’elle ne s’aperçoive de rien, ou pour qu’elle ait la pudeur de ne pas relever cela : il n’était pas sûr d’assumer. Il se laissa aller contre le dossier du banc, et passa tout naturellement un bras derrière le dos de Lexie, l’attirant contre lui, sa tête contre son épaule. De lui, beaucoup auraient pu prendre cette position pour ambiguë au possible, mais pour lui, c’était surtout une façon de lui dire « tu vois, je suis là. Laisse-moi être ton héros », car, bien qu’ils soient tous deux dans un flou total sur la nature de leur relation, il avait surtout envie d’être indispensable pour elle. À voix basse, il lui raconta sa journée. Il lui expliqua ce qu’il avait étudié, et les clés pour la compréhension des hiéroglyphes, dont le déchiffrement n’était plus un secret pour lui depuis très longtemps. « Je t’emmènerais dans la salle sur demande un jour, pour qu’on visite l’un des temples égyptiens que je préfère. Tu verras, c’est magnifique. Il te suffira de me dire si ça ne t’intéresse pas, et nous ferons autre chose ».

À l’horizon, le soleil se couchait, déployant un éventail de couleurs toutes plus chaudes les unes que les autres, et les voiles d’un ou deux bateaux étaient visibles, à peine plus grosses qu’une tête d’épingle.
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Ven 28 Déc - 22:21

« Oh tu sais le froid ne m'atteint pas vraiment, je conserve en moi la chaleur des rayons du soleil de l'Amérique du Sud » Le regard tourné vers l'horizon, tu observais le soleil décliner peu à peu et se refléter dans le miroir d'eau paisible venant parfois s'écraser sur la couche de sable de la plage qu'ils percevaient de cet endroit si bien choisi. Profitant de cette vue pour se ressourcer, tu vidas tes poumons pour les emplir aussitôt d'une bonne bouffée d'oxygène assaisonnée au sel de la mer qui vous faisait face. Tu le sentais contre toi, tu percevais sa présence rassurante pressant ton épaule et ton dos pour t'adosser à ses côtés contre lui alors que ta tête reposait finalement sur son épaule et que tu appréciais plus que jamais être en sa compagnie. Ses joues s'étaient empourprées, tu l'avais vu alors que tu jetais un bref coup d’œil en sa direction après lui avoir répondu. Il agissait comme ce superhéros protecteur que tu t'étais tant de fois imaginé et que tu rêvais de rencontrer. Doucement, il s'insérait dans ta vie aussi simplement et naturellement que possible et toi, en retour, tu faisais de même sans pour autant ressentir le besoin de l'inonder de questions bien que ce ne soit pas l'envie qui te manque. Tu ne connaissais toujours pas sa couleur préféré ni la pointure de ses chaussures mais, après tout, il s'agissait bien de la dernière de tes préoccupations. Se blottir contre lui fut inévitable tant la chaleur de son corps t'attirait à lui et, bien que tu n'aies pas froid, tu ressentais ce besoin de ressentir cette chaleur humaine que tu avais tant de fois refusé de connaître peut-être plus par pudeur qu'autre chose.

« Je pourrais même me jeter dans ces vagues sans frissonner ! Alors ne t'en fais pas, nous ne sommes pas près de rentrer sauf si, éventuellement, c'est toi qui as froid. » Plissant les yeux, tu lui adressas un nouveau sourire et balança ton bras droit sur son épaule gauche de sorte à prendre appui pour venir enfouir ton visage dans son cou. Fermant les yeux, tu humais le parfum de sa peau sèche après l'entrainement et frottais ta joue contre sa mâchoire encore piquante. « Je vois que Monsieur n'a pas pris le temps de se raser ... » Taquine, tu ne pouvais t'empêcher de lui faire part de tes pensées de sorte à ce que ce moment ne prenne pas de tournure trop solennelle et que vous continuiez à échanger un minimum. Il t'apaisait aussi bien que tu semblais avoir une bonne influence sur lui. Vous vous complétiez certainement et, dans un sens, cette perspective t'aurait donné envie de bondir de joie mais ainsi blottie contre lui, tu n'avais guère envie de courir et sautiller. Tant qu'il vous restait quelques heures pour que vous vous découvriez, tu passeras le moins de temps possible loin de lui et ce quitte à ce qu'il fasse une overdose de cette attitude de pot-de-colle que tu adoptais exclusivement en sa présence. Après tout, n'était-ce pas gratifiant de se voir acceptée et encouragée à aller vers l'autre de la sorte ? Dans tes souvenirs, jamais personne n'avait été aussi proche de toi ni même enclin à faire ta connaissance ni même ayant manifesté l'envie de te revoir le jour suivant une rencontre. Judah était spécial, un être cher à tes yeux duquel tu ne pourrais te détacher guère longtemps. De plus, personne ne t'empêcherait d'aller vers lui puisqu'à ta connaissance, tu n'avais personne d'assez jaloux ou possessif dans tes contacts pour te dicter la conduite à adopter avec un éventuel concurrent. Il y avait peut-être Marwin qui tirerait une drôle de tête en te voyant te comporter ainsi avec un presqu'inconnu mais tu n'en avais cure. De toutes ces années pendant lesquelles tu avais observé les autres être heureux, tu n'avais encore jamais eu l'occasion de gouter à un bonheur aussi parfait. Alors, maintenant que ce temps était révolu, tu n'allais pas laisser passer l'occasion mais tâcherais de prendre ton temps avec lui. Il suffisait d'un geste ou d'un mot de trop pour que, parfois, les plus belles relations se brisent en mille morceaux impossibles à recoller et, franchement, ça n'était pas ce que tu espérais pour vous deux.

Tu finis pas te détacher doucement de lui mais t’empressas de retrouver le creux de sa main pendant sur ton épaule pour le serrer entre tes doigts. Le ton de sa voix s'était adouci, il murmurait presque à ton oreille te racontant sa journée et tu fus surprise de savoir qu'il était capable de lire les hiéroglyphes qui, à tes yeux, étaient aussi mystérieux que du chinois. Ce fut stupéfaite, les yeux ronds et la bouche entrouverte que tu manifestas ton étonnement et le gratifia d'éloges quant à sa performance. À bien y réfléchir, pouvais-tu toi aussi lui raconter quelque chose de surprenant à ton propos qu'il ignorait ? Pendant que tu y réfléchissais, il te proposas un prochaine sortie palpitante au cœur de la salle-sur-demande dont tu avais entendu parler tant de fois sans jamais réussir à la trouver et pourtant, tu avais le sens de l'observation et étais curieuse à souhait ... Mais jusqu'à présent, cette pièce n'avait jamais paru devant tes yeux. Qui était-il vraiment ? Un archéologue chercheur de passages secrets et pièces mystères d'Elderwood ? En tout cas, tu étais heureuse de remarquer qu'il connaissait énormément de choses que toi même tu ignorais ce qui rendrait le partage encore plus intéressant.

« Je ne savais pas qu'il était possible de faire de telles choses en entrant dans une pièce, est-ce que ton cursus histoire et archéologie t'as aidé à découvrir ça ? Tu connais d'autres salles secrètes ici ? » Tu en étais vite venue à la conclusion qu'il poursuivait un tel cursus à te parler ainsi de mythologie, de hiéroglyphes et d'histoires fascinantes. Toi qui doutait encore de la voie à suivre l'an prochain, tu t'inspirais de lui et prenais exemple. Cependant, est-ce que le cursus défense contre les forces du mal te conviendrait-il ? Tu avais pour ambition de devenir auror mais, en étais-tu réellement capable ? Peut-être qu'avant d'envisager de tels projets devrais-tu croire un peu plus en toi comme Judah semble le faire ... Comme pour te couper de ta réflexion poussée alors que ton dos glissait de plus en plus sur le dossier de votre banc ancestral, ton estomac se mit à gargouiller bruyamment et, étouffant un rire incontrôlé, tu lui adressas un regard d'excuse, honteuse de devoir mettre fin à un tel moment mais tu ne pouvais décemment plus attendre ... « Je t'ai vu attraper plein de choses dans les cuisines, tu me les montres ? Je crois que mon estomac t'en seras reconnaissant ! »
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Sam 29 Déc - 21:26

« Je pourrais même me jeter dans ces vagues sans frissonner ! » Judah haussa un sourcil intéressé. Il avait toujours eu envie de se baigner à une telle heure, alors que la nuit était tombée et qu’on ne voyait rien de plus que le reflet de la lune dans les vagues. Peut-être pourraient-ils se baigner là tous les deux ? Il se promit de le proposer à Lexie dès qu’ils auraient discuté un peu, car pour ce soir, c’était ce qu’il souhaitait le plus. Ca, et aussi la serrer contre lui. Mais c’était visiblement quelque chose dont il n se lasserait jamais vraiment. Il y avait quelque chose de félin dans la façon qu’avait Lexie de se frotter contre lui, une douceur innocente et totalement désintéressée. Elle n’était pas comme beaucoup d’autres filles, qui cherchaient une prétendue tendresse pour finalement obtenir beaucoup plus. Non, il y avait chez elle quelque chose qui lui laissait croire qu’il n’était pas le seul à avoir des valeurs, ici-bas. « Je vois que Monsieur n’a pas pris le temps de se raser ». Judah laissa échapper un rire amusé ; il aimait entendre ce genre de taquineries. C’est vrai que ce matin-là, il n’avait pas pris le temps de se raser, chose qui lui arrivait assez souvent. Il n’avait rien contre l’idée d’avoir un peu de barbe. « Ça pique trop ? » demanda-t-il doucement, espérant que la sensation n’était pas trop désagréable pour Lexie. Etrangement, il avait constamment envie de faire bonne impression. De lui plaire, en fait. Que sa mentalité lui plaise, que ses façons de faire lui plaise, que ses gouts lui plaisent. Bref, il voulait être sûr qu’il ne la décevrait pas. Est-ce que ça faisait de lui quelqu’un d’affaiblis par la jeune femme ? Pas sûr du tout. Depuis la veille au soir, il se sentait incroyablement bien. Et, plus important encore, il avait l’impression qu’il la connaissait depuis toujours, et qu’elle en faisait de même avec lui. C’était juste l’évidence, la chose la plus naturelle qui soit. Peut-être étaient-ils faits pour se rencontrer, un jour ou l’autre, peut-être étaient-ils destinés à ce que cela arrive. Et c’est ce que Judah espérait, car cela serait une bonne excuse pour lui montrer qu’il était indispensable à sa vie. Du moins, c’est ce qu’il espérait. Il souhaitait, assez égoïstement, c’est vrai, qu’elle avait trop besoin de lui pour un jour décider de tourner la page sur la nuit des loups et sur tout ce que cela avait pu apporter à sa vie. Lui compris. Il n’était pas du genre sensible, mais il était tout à fait possible qu’il ne se remette pas de cela de sitôt si ça venait à arriver.

Elle serra sa main dans la sienne, et il eut un sourire plus large encore que le précédent. Ils étaient bien, là, face au coucher de soleil, et il brulait d’envie de lui poser des tas de questions sur elle, sur sa vie. Il n’était pas franchement persuadé que connaitre les couleurs, chansons, lieux préférés d’une personne qu’on aime soit la façon la plus persuasive de prouver qu’on y tient, mais c’était aussi de petits détails du quotidien qu’il était important de maitriser. C’était les petits détails de tous les jours qui faisaient une relation, qu’elle soit amicale ou non, bien plus que les promesses, les grandes paroles, les discours interminables plein de bons sentiments. Il sourit lorsqu’elle exprima son étonnement face à ce qu’il était possible de faire dans la salle sur demande. C’était un lieu qu’il n’avait pas vraiment recherché, et qu’il espérait être connu de peu de monde : il aimait tant y passer du temps qu’il avait parfait tendance à rester des heures entières à observer les reproductions magiques de temples, de tombes et de villes égyptiennes, déchiffrant du bout des doigts les hiéroglyphes gravés dans la pierre par des artisans morts depuis des millénaires. Il était fou d’admiration devant tant de précision, de soin et de sensibilité. Pour lui, aucun art n’était plus à la hauteur de celui-ci depuis la chute de l’empire Egyptien.

« J’ai toujours été passionné par l’Egypte, alors quand je suis entré pour la première fois dans la salle sur demande, je ne savais pas que c’était ça. Je me suis retrouvé sur les bords du Nil, au beau milieu d’un champ irrigué. Je pouvais voir au loin des paysans travailler leur champ, et des villages animés. C’était très étrange, et c’était magnifique… Je t’emmènerais là-bas un jour, si tu le veux. Tu verras, c’est impossible de rester insensible face à tant de beauté… Tu ne m’as jamais parlé de ton cursus, Lexie… Qu’est-ce que tu as envie de faire, plus tard ? Tu vas peut-être trouver cela un peu ridicule, ou présomptueux de ma part, mais je suis sûr que tu vas te retrouver à faire un métier qui t’amènera à aider des gens. Je ne t’imagine pas faire autre chose qu’un métier de ce genre… est-ce que je me trompe ? » Et ça n’était pas des paroles en l’air. Il l’imaginait tellement venir en aide à des personnes dans le besoin, quel que soit l’ordre de celui-ci. Elle l’avait aidé, lui aussi, et sa seule présence continuait de l’aider, bien plus qu’elle ne pouvait sans doute l’imaginer. C’était quelque chose d’assez étonnant pour lui, qui était plus habitué à être celui qui aide que celui qui est aidé. Mais, parce que cela venait d’elle, il n’avait aucune difficulté à admettre qu’elle lui était d’une aide précieuse. Et surtout, il savait qu’il n’aurait pas voulu que qui que ce soit d’autre que Lexie occupe cette place. Il fut interrompu dans ses pensées par la demande de Lexie, et attrapa le sac à côté de lui. Lui aussi avait un peu faim, maintenant qu’il prenait le temps d’y penser.

« J’ai pris plusieurs sortes de sandwich, des boissons et des desserts… Alors, voyons voir ce qu’il y a exactement », dit-il tout en fouillant dans le sac et en sortant petit à petit chacun des petits sandwichs qui le remplissaient. « Sandwich végétariens, au thon, à la dinde, au fromage… Et tartelettes aux pommes, aux cerises, et des soufflés au chocolat. Qu’est-ce qui te tente ? » Demanda-t-il en se tournant vers Lexie, un sandwich dans chaque main, adoptant une pause digne des pubs pour fast-food moldus qu’il avait pu voir les rares fois où il avait été du côté moldu du monde. « Tous nos sandwichs ont été préparés avec soin et avec amour, soyez-en sûre, chère demoiselle, et ils sont plus frais que la rosée du matin ».
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Dim 13 Jan - 20:47

Tu n'étais jamais allée en Égypte mais tu te plaisais à imaginer la présence une salle te donnant l'illusion de découvrir ce magnifique pays dont tu connaissais seulement les quelques pyramides aperçues dans une de tes nombreuses lectures au cœur même de la bibliothèque de Yolihuani. Ces mêmes pyramides te faisaient d'ailleurs penser à celles érigées par les peuples maya plusieurs siècles auparavant et qui étaient restées presque intactes, survivant au souffle destructeur du temps qui les avait miraculeusement épargnées te permettant ainsi de les découvrir lors d'une sortie scolaire au Mexique. Judah savait-il quelque chose sur la civilisation Maya ou n'était-il connaisseur que de l'Égypte des pharaons ? Tu te promettais de lui demander, bientôt, mais pour l'instant, tu avais d'autres questions en tête. « De quel pays viens-tu Judah ? Quelle ville t'a vu grandir ? » Tu laissais ta joue glisser le long de sa mâchoire et trouvait une place de choix pour blottir ta tête dans le creux de son épaule, ramenant tes genoux contre ta poitrine, fermant à demi tes paupières en observant le soleil décliner au loin. Cette position bien que peu confortable était celle que tu adoptais lorsque tu écoutais une histoire. À sa façon, Judah t'enseignais de nouvelles choses auxquelles tu prêtais une oreille attentive et auxquelles tu te promettais te répondre en lui parlant de toi à ton tour. L'entendre parler de lui te passionnait bien plus que n'importe quel cours dispensé aussi intéressant soit-il. Tu n'étais peut-être pas du genre à faire connaissance avec tout le monde ou à t'intéresser à n'importe qui par simple prétexte qu'il ou elle t'intéressait mais avec lui, tu avais envie de devenir douce, agréable, intéressée par un passé dont tu ignorais tout et dont il te cacherait peut-être quelques anecdotes peu reluisantes.

L'échange suivait son cours et, frottant un instant tes yeux d'un revers de main, tu accueillis sa question un sourire en coin. Il venait de toucher dans le mille en te parlant de ta vocation et de ce que tu prévoyais de faire de tes études. Bien que tu ne sois pas vraiment sûre de toi, tu savais ce que tu allais faire et ce même si tu te remettais énormément en question quant à ce sujet. Prenant le temps d'étirer tes bras, tes jambes, tu levas la tête, quittant un instant son épaule et t'assis en tailleur sur le banc de sorte à ce que tu sois tournée en sa direction et que tu puisses l'observer de profil. Raclant ta gorge sèche à force de l'écouter parler sans trop intervenir, tu prenais à ton tour la parole levant une main à tes cheveux, enroulant une de tes mèches autour de ton index. « C'est plutôt flatteur de t'entendre dire à voix haute que je pourrais être faite pour ça et en effet, tu as raison. L'un de mes plus grands rêves est de devenir auror. J'ai longuement songé à devenir Médicomage mais je pense que je serais plus utile en rejoignant les rangs des défenseurs du bien contre les forces du mal. » Tes yeux ne le quittaient pas et ton genoux battait dans le vide à une allure plutôt rapide frôlant parfois sa jambe lorsque tu bougeais les bras pour accompagner tes dires. « Je pense donc m'orienter vers un cursus combat contre les forces du mal bien que je doute encore de mes capacités ... Je sais qu'il faudrait que je sois un peu plus confiante mais vu mes réactions face à l'adversité et ma peur de ... » Tu n'osais jamais parler de ta peur sauf lorsque tu n'avais pas le choix et qu'un épouvantard prenait cette forme qui te terrorisait tant, ainsi, tu détournas un instant le regard pour penser à autre chose et portas de nouveau ton attention sur lui, cherchant instinctivement sa main en lâchant ta mèche de cheveux onduler qui vint retrouver sa place le long de ton buste. Étrangement, ce simple contact te fit oublier les contours brumeux d'une silhouette sensée représenter la grande Faucheuse et te donna le courage de continuer. « Tout ça pour dire que je suivrai cette voie et qu'un jour, je deviendrai la meilleure auror que ce monde ait connu ! » Une lueur d'espoir traversa ton regard l'espace d'un instant et, plus confiante, tu lui adressas cette fois-ci un sourire convaincu espérant qu'il ne revienne pas sur l'évocation express de ta phobie.

Tu passais et repassais inlassablement ton pouce sur le dos de sa main et observait cette barbe naissante qui lui donnait un petit quelque chose de très mignon que tu ne pouvais définir. Il s'était inquiété de savoir si ça piquait et tu lui avais répondu que cela ne te dérangeait pas ce qui était vrai. Tu n'avais juste pas l'habitude de côtoyer d'aussi près un homme chose qui pouvait provoquer des réactions plutôt étranges de ta part lorsque tu découvrais la sensation procurée par un contact nouveau. L'observant ainsi, sentant la chaleur de ta main recouvrir la tienne, tu te sentais merveilleusement bien et profitait de l'instant présent autant que possible, savourant le bienfait d'un silence au profit d'un échange de regard rassurant. Cet instant merveilleux fut animé par un grondement de ton estomac impatient d'être nourri et ce fut à regret que tu lâchas sa main. Laissant tes jambes retomber dans le vide, tu repris une position assise dite normale sur ce banc, le dos collé contre le dossier. Il semblait avoir récolté beaucoup de vivres que tu avais hâte de découvrir et ce fut curieuse que tu regardas par dessus son épaule lorsqu'il sortit la nourriture de son sac qu'il étala ensuite devant tes yeux affamés. « Je vais commencer par une tartelette à la cerise ! Merci Judah. » Adoptant un air d'intense réflexion, tu avais pris le temps avant de choisir et portait ton dévolu sur l'un des desserts prévoyant ensuite de t'emparer d'un sandwich apparemment préparé avec soin et amour qui ne tarda pas à être englouti après le dessert. « Tu avais raison, la rosée du matin n'a d'égale à la qualité de ces sandwichs ... Merci aux elfes de maison qui ont travaillé dur pour nous, amen ! » Manger dans le désordre était une petite manie qui te prenait parfois. Les desserts c'était ton pêché mignon alors, pourquoi attendre pour en dévorer un ? Tu aurais même pu faire de sacrés mélanges plats-desserts promettant des résultats aussi improbables que le contenu des chaudrons d'une fin de cours de potion. Rassasiée, tu léchais le coin de tes lèvres et l'observait d'un air amusé.

Il lui restait quelques miettes accrochées à la barbe et des traces de chocolat au coin des lèvres. Appliquée, tu te mis sur les genoux et pris appui d'une main sur son épaule droite laissant ta main gauche s'emparer d'un essuie-tout et effacer ces vilaines traces de son visage. « Regarde-toi, tu es tout sale ! » Ton visage se recouvrit d'un air faussement fâché et tu l'observais attentivement, à la recherche d'une éventuelle tâche rebelle ou d'une énième miette de pain camouflée.
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Dim 20 Jan - 13:19

    Il y avait Lexie, tout contre l’épaule de Judah, et lui se sentait plus heureux qu’il n’aurait pensé l’être en un instant comme celui-ci. C’était d’une simplicité à peine croyable, mais ça lui suffisait. Il se sentait juste bien, assez pour ne pas avoir envie de bouger, pour ne pas avoir envie d’être ailleurs qu’ici. « De quel pays viens-tu Judah ? Quelle ville t’a vu grandir ? ». Il sourit, heureux qu’elle lui pose la question. Après, se promit-il, il exigerait d’en savoir plus sur l’Amérique du Sud. Il avait toujours rêvé d’y partir, d’y découvrir les vestiges de populations depuis longtemps décimées. La jungle luxuriante, les animaux, tous plus sauvages et colorés les uns que les autres, et les restes d’édifices de pierre qui avaient un jour du faire la fierté et le prestige de peuples trop peu connus l’attiraient, et un jour, il serait là-bas, prêt à découvrir qui étaient les sorciers qui avaient participé à la construction de ces pays aux paysages grandioses et aux ressources interminables. Mais à cet instant, il se replongea dans son passé, et en dévoila un peu à Lexie. « J’ai grandi à Jérusalem… J’y suis né, en fait. Ma langue maternelle est l’arabe, même si je parle tout aussi bien l’hébreu. Mes parents exploraient les collines environnantes, ils sont spécialisés dans la vie de Jésus, qui était en fait un sorcier. Après l’école, j’allais toujours rejoindre mes parents sur des sites de fouilles, et je les aidais comme je pouvais : je passais le pinceau sur les objets qu’ils avaient trouvés pour en retirer la poussière, ou je déambulais dans les grottes en imaginant que j’étais un chercheur de renommée mondiale sur le point de faire de grandes découvertes pour l’histoire de la magie. L’Israël est un pays magnifique, tu sais… Certes pas aussi beau que l’Egypte, mais c’est quand même un endroit chargé d’histoire, et qui est loin d’avoir dévoilé ses secrets. Enfin, c’était vrai avant que mes parents ne débarquent. Je ne suis pas sûr qu’il reste beaucoup à découvrir, maintenant… » Il rit un peu, resserrant ses bras autour de Lexie. Il devait beaucoup à ses parents. Ils lui avaient appris à quel point le passé détenait la clé du présent. Tout ce qui était arrivé dans le passé était amenés à se reproduire, d’une façon ou d’une autre, car les humains n’avaient pas la capacité d’apprendre de leurs erreurs, et reproduisaient sans cesse les mêmes schémas. C’était, lui avaient-ils expliqué dès qu’il avait été en âge de comprendre, le rôle des historiens que de prévenir le commun des mortels de l’importance de toujours jeter un œil en arrière avant d’agir. « Il faudrait que tu viennes me voir là-bas un été… », Murmura-t-il sans doute trop bas pour qu’elle l’entende, et il s’en félicita. C’était un peu idiot que de lui demander une telle chose alors que la veille, ils ne savaient même pas à quoi ressemblait l’autre. « Je me souviens d’un jour où je me suis retrouvé coincé dans une grotte parce que je n’avais pas écouté les conseils de mon père : ne surtout pas toucher les parois de chaque côté de moi, car elles pouvaient être équipées de mécanismes magiques censés protéger les lieux. Mais il y avait des inscriptions sur une paroi de la grotte, alors j’ai approché ma lanterne, vu que je n’avais pas de baguette magique à l’époque, et je me suis appuyé contre la roche. Des grilles sont tombées de chaque côté du tunnel, et je suis resté bloqué de longues heures. Mon père savait très bien où j’étais, et savait aussi que j’allais vouloir déchiffrer les inscriptions, alors il a attendu d’avoir fini son travail pour venir me délivrer. Je lui en ai longtemps voulu, même s’il savait très bien que je n’étais pas en danger : j’avais de l’eau, de la nourriture, et il faisait frais, sans faire froid. Depuis… je me méfie de tous les murs que je croise. »

    C’était bon d’aborder ces vieux souvenirs. Layla les connaissait par cœur, bien sûr, mais… Layla savait tout. Et Lexie n’était pas Layla. Ce n’était pas pareil que de les partager avec Lexie, c’était plus… intime. C’était une façon de se dévoiler un peu, sans en avoir l’air, de montrer qu’il était loin d’être ce garçon serein que tout le monde voyait, ou du moins, qu’il l’était bien moins que les apparences le laissaient penser. Il l’écouta attentivement parler de sa vocation d’Aurors, et ne fut absolument pas surpris. Bien sûr, elle paraissait fragile, comme cela, mais ce pouvait être une grande force. Personne n’irait se douter qu’elle pouvait être très dangereuse, alors que si elle prenait la peine de s’entrainer avec sérieux et constance, elle deviendrait imbattable. Elle était vive et intelligente, c’était sûr, et il savait au fond de lui que si elle avait été seule dans la cabine, la nuit des loups, elle aurait réussi à s’en sortir par elle-même. Il serra entre ses doigts la main qu’elle lui tendit, et embrassa doucement le dos de la main, cherchant les mots propices à la rassurer comme elle semblait en avoir. Avant de pouvoir prononcer le moindre mot, elle fit la promesse qu’elle serait un jour le meilleur Aurors au monde, et là encore, il la crut sur parole. « Je suis sûr que tu feras un superbe Auror. Tu es bien plus courageuse que tu ne le penses, et je suis sûr que si tu avais dû le faire, tu te serais battue avec courage contre les loups, la nuit où nous nous sommes connus. La peur est une bonne chose, c’est juste à toi de savoir l’utiliser. Elle peut te figer, te faire paniquer, te rendre totalement inefficace, ou bien… ou bien tu peux apprendre à la contrôler, et en faire une arme de choix. C’est ton choix, et une fois ce choix fait, la peur sera la meilleure amie qui soit entre tes mains. Et puis, c’est la peur qui te permettra de rester concentrée, vigilante… Crois-moi, si un Aurors, ou un chevalier, à l’époque où il y en avait encore, n’avait pas peur, il aurait été trop confiant, et c’est l’excès de confiance qui amène à faire les erreurs les plus stupides et les plus facilement évitables. Je t’aiderais, si tu veux, à contrôler ta peur. Et même à te battre. »

    Le grondement de son estomac interrompit bien vite l’instant de sérénité qui s’installa par la suite. Il l’observa se détacher de lui et choisir parmi la nourriture qu’il lui proposa, lui-même se décidant pour une tartelette aux framboises, ses préférées, suivit d’un éclair chocolat/caramel. Il n’avait pas vraiment envie de salé, ce soir-là, parce qu’il y avait trop de douceur dans l’atmosphère pour s’en détacher. Quand Judah était heureux, il mangeait du sucre. Lorsqu’il avait visité sa première pyramide, il s’était gavé de sucre des jours durant. Idem lorsqu’il avait réussi à écrire une lettre écrite entièrement en démotique, la version simplifiée et plus courante des hiéroglyphes. Avec Lexie, il avait envie d’abandonner tout régime salé pour ne manger que pâtisseries et fruits divers. Il se figea lorsqu’elle retira les miettes restantes au coin des lèvres, mi honteux, mi chamboulé par ce geste d’une familiarité inattendue. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, son regard ancré à celui de la jeune femme. Il entrouvrit les lèvres, prêt à parler, mais préféra se taire, attendant qu’elle détermine si oui ou non il restait des miettes.

    Elle était vraiment belle.

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Dim 20 Jan - 17:56

Avait-il les mêmes cheveux lorsqu'il était enfant ? Tout en l'écoutant parler, tu essayais de l'imaginer les yeux brillants, traversant des déserts, des paysages fantastiques sous un soleil de plomb à la recherche de merveilles enfouies sous l'amas de sable sur lequel ses traces de pas ne restaient pas marquées bien longtemps. Cependant, tu n'arrivais pas à l'imaginer autrement que comme étant l'homme assis à tes côtés. Tu le connaissais peut-être depuis trop peu de temps pour ce genre de choses mais tu savais que tu serais agréablement surprise le jour où tu aurais la chance de voir une photo de petit Judah coincé dans un tombeau. Tu l'écoutais et riait lorsqu'il te faisait part d'anecdotes ayant marquées son enfance. En comparaison avec ce qu'il avait vécu et face à cette passion dévorante lui ayant été transmise par ses parents, tu avais l'impression de n'avoir rien à raconter alors, c'était avec attention que tu l'écoutais, la bouche entrouverte de sorte à ne laisser passer aucun de ces mots que tu avalais et imprimais dans ta mémoire. En découvrir autant sur une seule et même personne en un laps de temps aussi court filant entre vos doigts, tu n'aurais jamais imaginé que cela puisse être possible. Se livrer ouvertement, presque sans pudeur ni réticence, était une chose nouvelle à laquelle tu t'accoutumais volontiers en sa présence. Il t'apaisait, t'encourageais de son regard d'un noir de jais à chaque fois que tu en dévoilais un peu plus à ton sujet et savais te rassurer lorsque cela était nécessaire d'un simple geste ou d'un regard. Vous vous observiez beaucoup et, contrairement aux regards inquisiteurs que tu redoutais et haïssais à chaque fois que tu marchais dans les couloirs et que l'on se retournait parfois sur ton passage, la façon dont il t'observait te plaisait beaucoup. Tu aurais même aimé qu'il ne détourne jamais les yeux. Tu buvais ses paroles et t'amusais avec sa main qui aurait pu enfermer la tienne en une pression. Judah était un colosse aux muscles impressionnants dont tu aimais sentir les bras presser ton corps. Tu n'étais plus connectée à la réalité, tu te projetais littéralement dans son récit et en sortais un instant lorsque tu ne compris pas ce qu'il venait de presque murmurer ... Cependant, tu osais penser qu'il t'invitait à le rejoindre un de ces jours et qu'ensemble, vous partirez à la chasse aux reliques. « C'est fantastique ... j'envie ton passé d'Indiana Jones junior ... » Aurais-tu été assez courageuse pour t'aventurer dans des couloirs sombres simplement armée d'une lanterne dont la lumière n'était pas aussi puissante qu'un lumos pour te permettre de voir assez loin ? Affichant une moue peu convaincue, tu en doutais. Mais tu aurais beaucoup aimé être éduquée comme lui le fut ...

Combien de fois avait-il pu conter ce récit où il se retrouvait prisonnier de son avidité à déchiffrer l'indéchiffrable ? Amusée, tu pouffas un instant en découvrant que son père l'y avait laissé toute la journée après avoir été vaguement offusquée. Comment pouvait-on laisser un enfant dans une telle situation ? N'était-ce pas dangereux ? Cependant, tu oubliais que le père de Judah devait certainement assez bien s'y connaître pour se permettre ce genre de chose et que l'endroit où il se trouvait ne représentait pas le moindre danger pour son intégrité physique ... tout du moins, tu l'espérais. « Tu ne serais pas claustrophobe depuis ? » Cette peur aurait été tout à fait légitime après un tel choc. À quoi avait-il pensé en attendant de longues heures seul ? Tu t'étais rongé les ongles en l'écoutant et te sentait plus soulagée de voir qu'il n'avait apparemment conservé aucune séquelle de ce jour qui, toi, t'aurait marqué à jamais. Peut-être que prendre des risques était un de ses passe-temps favoris et que cette soif de découverte l'ayant animé ce jour là avait été plus forte que tout de sorte à ce qu'il soit finalement heureux de rester cloitré à quelques mètres seulement de ce pour quoi il s'était risqué à s'approcher bien trop près de ce mur. « Maintenant tu n'aurais certainement plus ce problème là grâce à ta baguette ... Le jour où je serai assez courageuse, je pourrai t'assister lors d'une fouille, qu'en penses-tu ? » Faire face à ses peurs ne semblait plus aussi difficile maintenant qu'il était là et qu'il serrait doucement ta main dans la sienne pour ensuite l'embrasser du bout des lèvres après que tu lui aies révélé ton plus grand rêve. Un peu surprise, tu avais légèrement frémi au contact de ses lèvres sur ta peau alors que le souffle semblait te manquer. Ce fut court mais intense et, alors que tu l'observais passablement intriguée par ce qui venait de se produire en toi, tu tâchais de faire comme si de rien n'était et affichait un sourire un peu niais sur le coup.

« Tu ferais ça pour moi ? Je ne voudrais pas accaparer le peu de temps libre qu'il te reste ... » Un brin gênée par son dévouement sans faille, tu étais aussi flattée de constater qu'il souhaitait vraiment, en plus de te découvrir, t'aider à sortir de ta carapace et de repousser tes limites. Ton visage s'était baissé et tes yeux observaient les chaussures du jeune homme. Laissant un léger silence s'installer, tu reprenais en glissant une mèche de tes longs cheveux derrière ton oreille, redressant le regard vers son visage. « J'aimerais tellement que ce soit si facile que la façon dont tu me l'expliques mais j'ai encore quelques réticences à affronter mes peurs ... Cependant, je ferai un effort ne serait-ce que pour me prouver à moi même que tu as raison et que j'ai tort de m'enfermer à cause de cette même peur qui me pourchasses où que j'aille. » Tu ne lui avais pas encore révélé ta plus grande peur mais tu savais qu'il te comprenait et ne te forcerait pas à en parler si tu n'en avais pas envie. Malgré tout, tu savais que s'il te demandait d'en parler, tu ne résisterais pas et t'ouvrirai à lui aussi simplement et facilement que tu apprenais à le faire depuis la veille au soir. « À quel genre de combat m'initierais-tu ? La boxe ? Tu crois que mes uppercuts de la veille au soir auraient été assez efficaces pour mettre K.O un détraqueur ? » Curieuse de découvrir ce qu'il avait à t'enseigner pour que tu arrives enfin à te dépasser, tu avais hâte de voir ce qu'il te réservait et ne pouvait cacher ton enthousiasme alors que quelques minutes auparavant, tu étais réticente à l'idée qu'il se consacre plus à toi qu'à lui.

Ton sandwich réclamait un peu plus d'attention de ta part et tu ne tardas pas à croquer dedans après avoir mangé ton dessert. Tout semblait plus doux en sa compagnie aussi, le pain sembla plus croquant sous tes dents, la dinde plus savoureuse et l'accompagnement restant bien plus surprenant que ce à quoi tu t'attendais. La faim te poussa même à le dévorer en à peine quelques secondes et tu sentis bien vite que tu avais mangé trop vite lorsque ton estomac fut bien trop vite rempli et que tu te sentis ballonnée. Il restait pourtant tant de choix ! Il était dommage de ne pas pouvoir honorer tous les mets préparés à votre attention alors, tu te dis que tu attendrais un peu avant de manger de nouveau. Lors de cette pause improvisée, tu remarquas qu'il lui restait quelques miettes et ne pus t'empêcher de lui en faire la remarque. Ton geste sembla le surprendre mais, confiante, tu lui adressas un sourire rassurant. « Ne t'en fais pas, je viens d'éradiquer la menace ! » Taquine, tu finis de le débarrasser de ces miettes disgracieuses en lui tirant légèrement la langue. Une fois le travail achevé, tu semblas satisfaite en observant chaque parcelle de son visage. « Là, c'est mieux. » Lorsque vos regards se croisèrent à cet instant, tu eus une de ces envies de le prendre dans tes bras, d'enfouir ton visage dans son cou ou d'avoir un geste tendre envers lui mais, tu préféras ne rien faire, te contentant de l'observer en rougissant. Que faire maintenant ? Tu ne savais plus comment parler tout comme lui qui restait là, les lèvres entrouvertes à la recherche de quelque chose à dire, ni même comment bouger. Ainsi restas-tu tournée vers lui, la main appuyée contre son épaule à attendre que quelque chose se passe sans être capable de faire quoique ce soit.
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Dim 20 Jan - 19:36

Spoiler:
 

Elle devait avoir fière allure, habillée du lin clair des archéologues, et coiffée d'un chapeau bombé pour la protéger du soleil. Il se laissa aller un instant à l'imaginer, brosse à la main, à genoux dans le sable, et concentrée, attentive à la moindre de ses explications, toujours une question au bord des lèvres, et les yeux brillants d'excitation, de la soif d'apprendre qui semblait la caractériser. Elle ferait bonne impression, quel que soit le chantier de fouille où il l’emmènerait, et Merlin savait qu'il avait le choix. Ils pourraient aller en Chine, au Tibet, ou même en Russie, là où les fouilles ne se faisaient que l'été, lorsque sortir était possible sans craindre de geler des pieds à la tête en un instant. Il pourrait aussi lui montrer la Grèce, la Lybie, et peut-être même l'ex-Babylone, l'emplacement des mythiques jardins suspendus, ou de l'Atlandide. La vallée des Reines était magnifique à visiter, et ce quelle que soit la période de l'année, sans parler de Louxor. Mais puisqu'il lui avait d'abord parlé de Jérusalem, c'est là-bas qu'il l'emmènerait, et il lui montrerait la grotte dans laquelle il était resté enfermé, et dans laquelle il retournait régulièrement, prenant bien soin de ne pas toucher aux parois. Il avait eu de la chance ce jour là, mais parfois, c'était bien plus que des barrières qui apparaissaient, et le sort de tout visiteur un peu curieux pouvait s'avérer funeste. Elle n'avait peut-être pas tout à fait tort de l'appeler "Indiana Jones", même si le surnom le fit rire. "Tu ne serais pas claustrophobe, depuis ?" "Non, ça ne m'a pas vraiment marqué... Et puis, je voyais ce qu'il se passait de chaque côté de la barrière, ce n'est pas comme si je m'étais retrouvé vraiment coincé, sans lumière, sans savoir si quelqu'un ou quelque chose approchait. En tout cas, je suis sûr que tu es déjà assez courageuse pour m'accompagner, tu n'en as juste pas encore conscience. Ça viendra, et ce jour-là, tu viendras avec moi. Il y a tellement de beaux endroits à découvrir, tu n'imagines même pas.". Et c'était la vérité. Pas une petite boutade, une pique pour lui faire sentir qu'elle n'y connaissait rien, loin de là. Ça n'était pas son genre. Non, à vrai dire, c'était surtout l'aveu que lui-même, qui connaissait ces endroits depuis presque toujours, était toujours scotché lorsqu'il en découvrait de nouveaux, et s'étonnait de l'imagination et de l'ingéniosité des artisans de l'époque. Il avait hâte de voir sa réaction lorsqu'elle découvrirait certains des endroits qu'il aimait le plus, et qu'il lui raconterait des anecdotes du passé que ses parents lui avaient eux-même racontées, ou qu'il avait imaginées en examinant en détail les lieux.

Il se laissa même aller à l'imaginer venir lui rendre visite, quelques années plus tard, alors qu'il serait lui-même Archéologue, et qu'il partirait aux quatre coins du monde dans le seul but de découvrir les secrets de civilisations perdues. Elle viendrait et reprendrait ses marques, un pinceau, un chapeau, et l'interrogerait des heures durant sur ses dernières découvertes, sans jamais s'inquiéter de le déranger ou de l'interrompre dans quelque chose, car l'évidence serait la suivante : elle ne le dérangeait jamais.

Elle fut surprise au contact de ses lèvres contre sa main, et il se morigéna mentalement. Il se comportait trop bêtement, d'une façon qui ne lui ressemblait pas. Elle était adorable, mais il ne voulait pas avoir l'air trop intrusif. Il aurait été malheureux qu'elle pense qu'il en faisait trop, qu'il était trop insistant avec elle, et qu'elle décide de simplement ne plus lui parler. Mais il y avait quelque chose chez elle qui lui donnait envie de toujours la garder serrée contre lui, et de l'écouter parler aussi longtemps qu'elle aurait envie de le faire. Il se sentait même prêt à répondre à toutes ses questions... Du moment qu'elle n'en venait pas à parler de Layla et des évènements de l'été passé. De ça, il ne se sentait pas la force de parler, alors même qu'il n'était pas capable d'aborder le sujet avec Oz, la seule personne qui soit aussi proche de la jeune femme que lui-même l'était. Et puis, si il en parlait à Lexie.. Nul doute qu'elle s'inquièterait pour lui et essaierait de le rassurer. Quoi qu'il en soit, il la rassura immédiatement. "Oui, bien sur que je ferais ça pour toi. On a tous peur de quelque chose. Tu as les tiennes, j'ai les miennes, et on ne peut pas s'en débarrasser". Il haussa les épaules. "On peut juste apprendre à vivre sans. Aussi difficile que ça puisse paraître. Si je dois t'apprendre un combat, ça serait plutôt la boxe, oui.. Et puis, ça ne serait peut-être pas très utile contre un détraqueur, je ne sais pas, je n'en ai jamais combattu, mais... Qui sait ? Est-ce que quelqu'un a déjà essayé de leur casser le nez ? Peut-être que c'est leur point faible et que... BOUM, ils disparaissent dès qu'on leur casse le pif!" Judah se laissa aller à un peu d'humour, riant lui-même de sa blague, ce qui le blasa profondément. Mais il était de bonne humeur, content d'être là où il était, et même s'il était évident que Lexie gardait pour elle certains sujets et prenait bien soin de ne pas lui dire ce qu'était sa peur, il était heureux qu'elle soit suffisamment en confiance pour lui parler de ses doutes et de ses appréhensions.

Ce fut réellement drôle de la voir manger jusqu'à n'en plus pouvoir. Les joues rougies par le plaisir de la nourriture, face à lui alors qu'elle retirait les miettes de son visage, il l'observa avec attention, ne laissant passer aucune partie de son visage. Elle se régalait, et ça se voyait. Il nota cette façon de passer d'un plat sucré à un plat salé, de tout mélanger, et pensa à une cousine à lui, qui faisait la même chose assez souvent, au plus grand dam de ses parents, eux-même assez conservateurs et rigides. Il ne les avait jamais aimés, de toute façon.

Elle était vraiment très jolie, et elle était aussi très naturelle. Pas un de ces pots de peinture qui ne mange que trois feuilles de salade à chaque repas, qui minaude dès qu'un garçon lui parle, ou qui s'imagine déjà mariée dans un pavillon en banlieue dès qu'on lui tient la main. Il les détestait de tout son coeur, ces filles qui n'avaient de respect ni pour elles, ni pour les garçons qui les entouraient. Mais Lexie n'était pas comme ça, il ne fallait pas être Ministre de la Magie pour le deviner. C'était une sorcière pleine d'humour, et même si il ne la "connaissait" réellement que depuis la veille, malgré ce qu'ils avaient vécu quelques mois plus tôt, il savait déjà qu'ils étaient faits pour être de grands amis. Peut-être plus, peut-être pas. Mais avoir une telle personne dans sa vie était déjà une grande chance. À son tour, il retira donc une petite tâche de confiture sur le menton de la jeune femme, passant son pouce sur la peau douce, et éclata de rire alors qu'il la portait à ses lèvres. Ce qu'il avait pris pour de la confiture était du ketchup, et l'effet n'était pas des plus agréables. Peut-être ne comprendrait-elle pas son éclat de joie soudain, alors le lui expliqua-t-il, avant de reprendre peu à peu son souffle, et de se laisser aller contre le dossier du banc, invitant la jeune femme, de sa main tendue, à revenir, si elle le souhaitait, s'installer contre lui.

"Maintenant, c'est à ton tour de me parler de toi. Parle-moi de ton pays, de ta famille, de ton enfance".
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Dim 20 Jan - 21:28

« Je serai ravie de découvrir tout ça ... avec toi ... et ... euh ... je me documenterai histoire de ne pas arriver sur les lieux en ignorante ! » Grisée par sa proposition alléchante et ses plans pour l'avenir, tu ne rechignerais pas à l'accompagner où qu'il aille. Il avait certainement beaucoup de choses à t'apprendre et jamais tu ne refuserais un cours en archéologie. Judah avait le chic pour te rassurer. Alors qu'il parlait et que tu t'imaginais à sa place entre ces barrières infranchissables déclenchées par savant un mécanisme magique, tu te demandais comment toi tu aurais réagi car même s'il n'était pas plongé dans le noir à cet instant, il était tout de même coincé ... La claustrophobie n'avait jamais été un réel problème pour toi puisque tu passais énormément de temps enfermée et adorais couler dans de petits espaces pour avoir un peu de calme et te sentir comme dans une bulle inviolable. Tu avais beau adorer les grands espaces verts et la caresse du vent sur ta peau, tu ne disais pas non à une petite niche dans un mur de pierre ou un placard salvateur car oui, il t'était déjà arrivé de te cacher dans le dressing de ton dortoir pour étudier et cela avait porté ses fruits puisque tu avais obtenu une note plus que satisfaisante à ton devoir d'histoire de la magie le lendemain. Et puis tu aimais bien expérimenter de nouvelles expériences et tester de nouvelles façons d'étudier alors, pourquoi ne pas céder à l'appel des petits espaces confinés pour ce faire ?

Ton bras gauche, étendu le long du dossier du banc, permettait à tes doigts de caresser la surface de pierre que tu entendais frémir sous ta peau. Le contact avec la pierre était aussi particulier que celui avec Judah et tu t'amusais à comparer la sensation de la pierre sous ta main gauche et le toucher de l'épiderme du Maarifa sous ta main droite. L'un était chaud, l'autre était froid et à choisir entre les deux, tu préférais la peau de Judah l'explorateur. Avait-il des cicatrices de guerre à force de découvrir des endroits exigus, improbables et dangereux ? Curieuse de le savoir, tu t'en voulais de ne pas avoir regardé plus attentivement ses bras ni même ton dos et son torse la veille au soir alors que vous vous amusiez dans l'eau et appreniez à vous apprivoiser. Les cicatrices étaient preuve d'expérience. Tu en avais toi même quelques unes de-ci de-là, souvenirs de ton enfance mouvementée où tu était aussi passionnée par le savoir que par le danger. Aussi n'hésitais-tu pas à grimper dans des arbres, voir ta peau déchirée par des branches affutées et revanchardes après que tu les aies vulgairement piétinées. Avait-il remarqué cette marque que tu ne cherchais pas à masquer et qui recouvrait une partie de ta clavicule exposée à la lumière du jour qui faiblissait à mesure que le soleil se cachait ? Ce jour là tu avais décidé d'être jongleuse et avais joué avec les couverts qui auraient normalement dû être rangés après avoir été sortis du lave-vaisselle et, dans un élan de maladresse, tu avais laissé un couteau choir et n'avais guère eu le temps de te décaler tant et si bien qu'il avait ripé sur ta peau au niveau de l'extrémité acromiale de ton os. Tu avais eu mal ce jour là et, pour te punir, tes parents n'avaient pas usé de magie pour te soigner. Ils t'avaient emmené à l'hôpital moldu de Panama et t'avaient confié aux mains expertes d'une infirmière stagiaire qui t'avait recousu comme un manche ... résultat, tu gardais cette marque souvenir d'une expérience peu concluante.

« BOUM, ils disparaissent dès qu'on leur casse le pif! » Pouvait-on anéantir aussi facilement un détraqueur ? Imaginer un sorcier préférer un bon crochet du droit plutôt qu'un bon sortilège en pleine poire était hilarant et tu riais de bon coeur en l'entendant faire des suppositions sur la manière de réduire à néant une de ces affreuses créatures. Toi non plus tu n'en avais jamais affronté mais tu espérais qu'un jour tu puisses faire courir ce patronus prenant la forme d'un écureuil autrement que pour simplement en contempler la forme. Comment une créature fantomatique comme le patronus des sorciers était-elle capable de repousser un assaut aussi redoutable soit-il que celui d'un détraqueur ? Il y avait encore beaucoup de choses que tu ignorais mais tu imaginais déjà faire un sujet de thèse en reprenant ces idées et en poussant les recherches à leurs extrêmes limites quitte à te mettre toi et ton patronus d'écureuil en danger. Le savoir était une chose qu'il fallait servir au péril de sa vie et tu te serais damnée pour avoir une réponse à cette question qui occupait à présent ton esprit alors que tes doigts effleuraient distraitement la mâchoire de ton ami. « Si un jour je suis envoyée en mission à Azkaban, je t'emmènerais avec moi et on testera la boxe sur ces atrocités comme ça, je te rendrai la pareille pour les cours d'archéologie. Je suis sûre que tu seras un très bon prof. » Faisant mine de conclure un accord, tu serras sa main comme le faisaient ces hommes d'affaires lorsqu'ils tombaient d'accord à la fin de longs pourparlers.

Il est adorable avec toi, c'est indéniable tant et si bien que tu avais du mal à l'imaginer sortir de ses gonds ou être de mauvais poil ou bien encore en vouloir à quelqu'un. Judah, c'était un peu un gros nounours que l'on aime serrer contre soi et dont la douceur des poils réconforte lorsque rien ne va sauf que Judah n'était pas gros ni trop poilu bien que sa barbe naissante laisse à penser qu'il puisse avoir une pilosité importante contrairement aux autres imberbes de l'école qui prenaient soin de se raser de près. Cette barbe naissante, tu la scrutes attentivement et la débarrasse de toute souillure. Lorsque tu le vois avancer son doigt vers ton visage, à son tour, tu te sens soudainement gênée. Toi qui voulait faire bonne figure te retrouvait certainement barbouillée du menton au sillon nasobial ... Ainsi arquas-tu un sourcil surpris et attendis qu'il n'achève ce geste, prenant le temps d'effleurer ta peau au passage. Les contacts avec Judah étaient tous particuliers et uniques en leur genre. Quels que soient vos échanges, ils n'étaient pas intéressés et tu savais que tu pouvais lui faire confiance là-dessus sans même le connaître par cœur. Il transpirait l'honnêteté et la droiture tant et si bien que tu ne remettais jamais en cause ses gestes tendres. « Attention tu vas attraper mes microbes ! » Plaisantas-tu alors qu'il récupérais le reste de ketchup ayant dégouliné du sandwich à la dinde que tu t'étais empressée d'engloutir sans lui laisser plus de temps pour vivre. Pauvre sandwich ... paix à son âme ! Qu'il ne trouve que cette tâche t'étonnas puisque tu avais pour habitude d'en mettre partout manquant cruellement de savoir-vivre lorsque l'on te conviait à un repas et que tu y faisais certes honneur mais cela sans faire attention aux usages et aux bonnes manières. Bien que tu les connaisses et les respectes une fois sur deux, lorsque tu as faim, tu as faim et tu ne vois pas pourquoi tu devrais ne pas manifester ton contentement ! Voir les autres sorciers s'essuyer soigneusement les lèvres à chaque bouchée ou observer leurs dents blanches dans le dos de leur cuillère pour voir s'il n'ont rien de coincé entre leurs crocs était agaçant et parfois même, tu les imitais merveilleusement bien en en rajoutant des tonnes ce qui faisait rire les quelques amis avec qui tu partageais tes repas.

Surpris par le goût du ketchup qu'il avait pris pour de la confiture, il te fit part de son étonnement et t'expliqua la cause de son hilarité. « La prochaine fois je ne mangerai que du sucré comme ça, tu auras plus de chance si tu récupères les restes sur mon visage. » Reprenant place convenablement, laissant son visage tranquille, tu observais un instant l'infime partie de disque que vous pouviez encore contempler. Le spectacle était magnifique et la mer luisait plus que jamais, t'incitant presque à marcher vers elle -pourquoi pas courir- et te jeter entre ses bras. Cependant, ce ne fut pas les bras de la mer que tu rejoignis mais plutôt ceux de Judah lorsqu'il t'invita à reprendre cette place qui semblait être la tienne entre ses bras, la tête apposée contre son épaule, le regard tourné vers le ciel qui commençait à noircir et à laisser quelques étoiles familières reprendre leur place. Tu croisas les bras contre ton torse dans un premier temps et ce jusqu'à ce que tu te rappelles que tu avais vraiment envie de retrouver ses doigts, ses poignets, ses mains, ses avant-bras. Ainsi, tu laissas un de tes bras agripper la main qu'il venait de glisser le long de tes épaules et caresses l'intérieur de son autre bras étendu le long de son corps.

Ce qu'il y avait de mieux avec lui, c'est qu'en à peine un jour, vous vous comportiez comme si vous vous connaissiez depuis toujours, comme si vous étiez frère et sœur, comme si vous étiez amants ou tout simplement très proches sans pour autant avoir besoin de plus. Votre relation était fusionnelle et pour rien au monde tu n'aurais cherché à mettre fin à votre complicité. De toute manière, tu avais du mal à croire que tu pourrais un jour te passer de la chaleur de ses bras ayant du être tant de fois léchés par les rayons d'un soleil de plomb baignant les planes d’Israël. Comment aurais-tu fait si Nameless n'avait pas existé, que tu aurais été contrainte de rester à Yolihuani entre les murs de pierres antiques constituant l'école qui vous accueillait ? Aurais-tu trouvé un Judah de substitution au prénom hispanique roulant les "r" comme personne ? Tu n'en étais pas sûre et préférais ne pas y penser, serrant la prise que tu exerçais déjà sur sa main. Il sembla réagir puisqu'il en demanda plus à ton sujet. En un demi-sourire, tu repensas aux plages sans fin de ton pays d'origine mais également la jungle à la végétation abondante sur-américaine abritant entre ses lianes l'éminente Yolihuani.

« Je suis fille unique. Depuis ma plus tendre enfance, je n'ai connu que les plages de sable et le soleil de Panama où je suis née. Petite, je jouais avec mes voisins au parc du bout de la rue où nous habitions mes parents et moi ou bien dans l'océan ou la mer bordant chaque côté de l'isthme où nous résidions et ce bien que j'ai toujours été plus attirée par les bouquins que par les enfants de mon âge. Je ne savais pas que j'étais destinée à devenir sorcière alors, au départ, je souhaitais devenir chirurgienne ... enfin ça, c'est ce que je croyais avant que je ne me rende compte que mes parents avaient contribué à cette apparente vocation. Il s'agissait de leur rêve à eux mais pas à moi ... J'avais beau savoir que j'étais destinée à un futur fantastique, j'étais loin d'imaginer ce qui m'attendait. Une fois la magie découverte, je n'ai pas perdu un seul instant pour me documenter sur l'école que j'allais rejoindre et, alors que je quittais mon île pour aller vers le Mexique, je tombais sur une famille sorcière accueillante qui m'enseigna ce qu'il fallait savoir la veille de mon entrée à Yolihuani. »

Tu t'interrompis le temps de reprendre ton souffle et repris ton récit. « As-tu déjà entendu parler de Yolihuani ? Je suppose que oui ? Alors tu dois certainement savoir qu'il s'agit de l'une des plus anciennes écoles et que je fus plus que ravie d'intégrer les rangs de cette école de prestige. Bien que je sois l'une des seules à ne pas être familière avec la magie, je me suis vite adaptée mais ai toujours eu du mal à m'intégrer ... Les autres élèves n'étaient pas toujours sympas avec moi voire presque jamais mais ça c'était avant que je rencontre Marwin, mon plus vieil ami que j'admire, j'adore et j'adule. J'ai longuement été amoureuse de lui mais là n'est pas la question. Grâce à lui, j'ai surmonté mes appréhensions et ai passé les tests de sélection de l'équipe de Quidditch du dieu aztèque que je représentais. J'étais poursuiveuse si tu veux tout savoir et grâce aux conseils avisés de Marwin, j'excellais en la matière. Seulement, lorsque j'ai rejoint Elderwood, je n'ai pas ressenti le besoin de rejoindre une fois de plus une équipe ni renouer avec le haut vol ... Je ne sais pas ce qui m'en empêche d'ailleurs ... » Songeuse, ton regard se perdait dans le ciel sombre te projetant dans le moindre des évènements que tu citais avec application. « Je parle, je parle et je ne te demande pas si tu suis ! Tout te semble clair ? N'hésite pas si tu as une question ou besoin d'éclaircissement sur telle ou telle chose. Concernant l'Amérique Centrale, tout est différent d'ici ... Les parcs abondent, la mer des Caraïbes est visible d'un côté, aussi magnifique soit-elle, tandis que de l'autre, l'océan pacifique vient rivaliser. Du reste de l'Amérique, je ne connais pas grand chose, nous sortions très rarement de l'école et lorsque nous le faisions, c'était pour découvrir la jungle environnante et les impressionnantes pyramides à degrés similaires à celle abritant notre école. » Tu aurais pu parler des heures de ton école mais t’interrompais un instant ne serait-ce pour reprendre ton souffle. Jetant un coup d'oeil curieux à Judah, tu constatais qu'il écoutait attentivement et n'en perdait pas une miette. « Tu es toujours vivant ? Je ne t'ai pas encore assommé ? Ça ne saurait tarder si je continue à ce rythme ! »
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Lun 21 Jan - 20:33

Spoiler:
 
Judah s’imagina un instant suivre Lexie à Azkaban et tester sa théorie sur les nez des détraqueurs. Pas sûr que ce moment soit très drôle, cependant, car, même sans les avoir jamais rencontrés, il savait qu’ils étaient des créatures horribles qui ôtaient tout espoir de l’âme des sorciers et moldus qu’ils croisaient, à tel point qu’ils en finissaient par avaler leur âme. La tristesse, le désespoir et la désolation étaient leur raison d’être, tant et si bien que le jeune homme se demandait comment on avait pu laisser de telles créatures voir le jour et se développer, comment on avait pu décider de ne pas simplement les exterminer. Il n’était pas violent de nature, bien au contraire, mais était d’avis qu’il ne fallait pas confondre pitié et stupidité. Parfois, il fallait agir avant que l’on agisse, et les détraqueurs avaient prouvé plus d’une fois dans l’histoire de la sorcellerie qu’ils n’étaient pas dignes de confiance, et que s’ils obéissaient aux ordres qui leur étaient donnés de ne pas toucher à des sorciers innocents, c’était uniquement parce qu’ils savaient qu’ils en avaient quantités à maltraiter. Qu’arriverait-il si un jour on décidait de ne plus utiliser leurs services ? Le Maarifa préférait ne même pas y penser. Mais les détraqueurs, et l’horreur qu’ils inspiraient à Judah ne pouvait que le mener à penser à Lexie, et au fait qu’un jour, elle serait peut-être contrainte de leur faire face. Et ça, aussi courageuse que la jeune femme soit capable d’être, même si elle n’en était pas consciente, le remplissait d’horreur. Il ne parvenait pas, et nous voulait pas l’imaginer, toute petite, toute frêle et adorable, face à ces créatures. Elle était bien trop pure pour ça. D’un autre côté, alors qu’il lui jetait un coup d’œil, il songea qu’elle avait le cœur suffisamment gros pour ne pas avoir à craindre d’être corrompue par ces atrocités. Il aurait voulu lui dire qu’il ne voulait pas la voir traiter avec eux, mais préféra se taire, se contentant de serrer sa main un peu plus fort à cet instant, et réalisant que ce dont elle avait besoin, outre de réaliser qu’elle était courageuse et parfaitement capable de battre ses peurs les plus intimes, c’était qu’on lui fasse confiance pour le faire. Alors, il se promit en aparté qu’il l’aiderait à trouver en elle la force de le faire, mais ne se proposerait jamais de lui mâcher le travail. Elle n’avait peut-être pas ses muscles, ou son adresse au corps à corps ou à l’épée, mais était bourrée de ressources qui n’avaient rien à envier aux siennes.

La voir se régaler, et manger à une vitesse ahurissante, et ce en dépit de toutes les règles de la bienséance qui couraient dans le cercle social que fréquentaient les amis et la famille de Judah le fit sourire. Elle était naturelle, sans être vulgaire ou dégoûtante, et exprimait seulement une joie de manger quelque chose de bon qui faisait plaisir à voir. De par cet aspect, elle lui fit penser à Layla. Il faudrait qu’il les présente l’une à l’autre. Un jour prochain. Mais pas maintenant. Et même le plus tard possible : s’il prenait le risque de faire cela, Lexie serait accaparée par Layla, et n’aurait jamais la paix. Sans parler du fait que Layla soupçonnait chaque fille à laquelle Judah parlait d’être sa prochaine petite-amie. Dans tous les cas, Lexie était rafraichissante, et la façon qu’elle avait de plaisanter, de rire avec lui, et de le toucher, étaient agréables, du genre dont on ne se lasse pas. Là où d’autres filles auraient eu des gestes plus insistants, plus significatifs et bourrés de sous-entendus, elle agissait avec une innocence apparente qui le faisait complètement craquer, de la façon la plus dépourvue d’ambiguïtés qui soient. Bien sûr, son corps s’empressait de faire des sauts périlleux à chaque fois qu’elle posait les mains sur lui, et son âme semblait se réchauffer dès lors qu’elle se blottissait contre lui, mais c’était loin d’être trivial. Il aurait pu se contenter de ceci des années durant. Toute sa vie, sans doute. Car Lexie était, il en était persuadé, ce genre d’individus qui marque à vie et qu’on ne veut surtout pas laisser s’échapper. Elle lui faisait penser à une biche, sauvage, délicate et douce, qu’on observe en silence de peur qu’elle s’échappe au moindre craquement du feuillage. Et lui, le grand Judah, avec ses bonnes joues et sa musculature impressionnante, avait la chance de l’approcher, de la serrer dans ses bras, et de passer avec elle d’excellents moments. Il se sentait chanceux, et n’aurait échangé sa place à ses côtés pour rien au monde.

Par la suite, alors qu’elle lui répondait à ses questions, il l’écouta avec toute l’attention du monde, et fut fasciné par ses paroles. Peut-être était-ce la façon dont elle racontait son enfance, son amour pour les plages du Panama, et la simplicité se des paroles. Ou peut-être était-ce la douceur de ses doigts dans ses mains ou le long de son autre bras, qu’elle effleurait de façon irrégulière, agrippant son poignet par moments, et le lâchant à d’autres moments pour venir caresser la peau tendre de son bras. Il n’y avait nulle gêne dans son récit, nulle tentative de se démarquer ou d’enjoliver la réalité, il le sentait. Il put sans difficultés l’imaginer se baigner dans l’Océan Pacifique, dans cette eau d’un bleu absolument inimitable. En méditérannée, l’eau était plus bleue, plus foncée, tandis que dans cette zone du monde, elle était plutôt d’un bleu ciel, turquoise, qui n’avait pas son pareil. D’après ce qu’on lui avait raconté, on pouvait sans difficulté aucune voir les poissons passer entre les jambes des nageurs, et les barrières de corail étaient d’une beauté à couper le souffle. Il eut envie de découvrir tout ceci avec la jeune Yolihuani, d’autant plus qu’elle semblait bien connaitre l’endroit où elle avait grandi. Dit de cette façon, c’était logique, mais il connaissait des personnes qui n’avaient jamais pris la peine de s’instruire sur leur pays, son histoire, et les lieux magiques qu’il recelait. Pour lui, passionné d’histoire, c’était la moindre des choses, mais il ne pouvait pas forcer les gens à penser de la même façon. Cela dit, que Lexie partage visiblement ce point de vue avec lui était une très bonne chose, et aussi gênant que ce fut, elle monta plus encore dans son estime à la suite de ces révélations.

Ce devait être une chose étrange que d’apprendre que l’on allait dans une école sorcière, alors que l’on avait passé sa vie sans magie. Lui avait grandi dans une famille sorcière, entouré de sorciers, et même si la magie n’avait pas sa place dans le métier d’archéologue en lui-même (excepté lorsqu’il s’agissait de déjouer des pièges parfois millénaires), il ne savait pas vraiment ce qu’était la vie d’un moldu, même si globalement, il avait le sentiment que eux aussi avaient développé leur propre magie, bien que présentée sous une forme différente, et fonctionnant avec des interrupteurs plutôt qu’avec des baguettes magiques. L’avantage, chez eux, c’est que tout le monde y avait accès, qu’il n’y avait pas de Cracmol. Il avait toujours plaint ces pauvres gens, qui vivaient dans un monde dont ils ne pourraient jamais vraiment faire partie… Ce devait être comme être affamé, ou assoiffé, et être condamné à voir d’autres combler leurs besoins sans jamais en profiter. Cruel. Injuste.

Tout en écoutant les paroles de Lexie, qui semblait emportée par son récit, sa voix modulée selon la teneur de ses propos, s’exclamant et usant de mains gestes par moments, ou murmurant presque à d’autres moments, son regard s’était perdu à l’horizon, où le soleil avait disparu sans que ni l’un ni l’autre ne s’en aperçoive. Ils n’avaient remarqués, tout perdus qu’ils étaient dans le regard et les paroles de l’autre. Elle lui parla de Marwin, dont elle avait été amoureuse, et cette révélation ne plut pas beaucoup à Judah. Ca n’était pas de la possessivité, ni même de la jalousie… juste la question qui flottait dans son esprit. Pourrait-elle ressentir quelque chose de semblable pour moi ? Il l’imaginait sur un balai, et à ces mots, un grand sourire fendit son visage, alors qu’il se tournait vers elle pour croiser son regard. Il n’aimait pas particulièrement le Quidditch, lui préférant un sport moldu, le basket, pour lequel il avait la taille requise, mais avait toujours trouvé un plaisir tout particulier à regarder ces hommes et ces femmes se prendre pour des oiseaux et évoluer à plusieurs mètres du sol. Lui n’était pas sûr qu’il aurait pu se permettre de faire de telles cabrioles et acrobaties en équilibre sur un simple bâton de bois ensorcelé sans se sentir mal à l’aise. Lui préférait de loin rester sur le plancher des vaches. Il émit un sifflement admiratif lorsqu’elle lui dit qu’elle était attrapeuse, poste phare s’il en est de ce sport, et ne fut, en toute sincérité, même pas étonné qu’elle soit douée. Il trouva dommage qu’elle ait cessé de pratiquer ce sport. En tout cas, une chose était sûre : si elle avait été la peureuse qu’elle semblait penser qu’elle était, elle n’aurait jamais pratiqué ce sport où l’on risquait à chaque match de se casser un os ou de se prendre un de ces horribles cognards en travers du nez. Elle était définitivement courageuse.

Lorsqu’elle lui proposa de poser une question, et ajouta qu’elle l’assommait peut-être, il se laissa aller à rire, un rire chaud et grave, masculin.

« Non, tu ne m’assommes pas du tout. Bien au contraire. J’ai plein de questions. Est-ce que tu me montreras les pyramides à degré, dans la jungle ? J’ai toujours rêvé de les comparer à la pyramide de Saqqarah... Les premières pyramides égyptiennes étaient à degré, même si on connait surtout les pyramides lisses, comme celles de Gizeh, Cheops et Mykérinos. Et tu ne m’as pas raconté d’où te vient cette cicatrice sur ta clavicule », ajouta-t-il en suivant du bout du doigt la dite cicatrice, dévoilée par son haut. « Oh, et, est-ce que tu voudras que nous volions, un jour ? Je trouve dommage que tu aies arrêté le Quidditch. Ce qui nous procure du bonheur et de la fierté ne devrait pas nous être enlevé… Et puis, entre nous… L’équipe de l’école aurait bien besoin d’un meilleur attrapeur, parce qu’on ne peut pas dire qu’il soit très doué. Oh, et, Lexie… il faut absolument que nous allions nous baigner, un jour. Dans l’Océan. »
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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Lun 21 Jan - 22:06

Si tu lui montrerais les pyramides à degré, fiertés de la jungle où tu avais étudié ? Bien sûr que oui. Alors, comme s'il s'agissait d'une évidence, tu arquais un sourcil presque surpris à l'énonciation de cette question et le lui assuras d'un signe de tête. « En échange, tu me feras découvrir toutes ces pyramides que tu cites ! J'ai hâte de comparer la splendeur des pyramides aztèques aux géniallissimes pyramides égyptiennes ! » Tout ce que vous entrepreniez de faire ensemble était motivé par cette envie de partager, d'échanger et de découvrir ce à quoi l'autre avait l'habitude de voir lorsqu'il n'était pas encore à Elderwood. Ici, vous connaissiez sûrement les mêmes endroits et n'aviez rien à faire découvrir à l'autre si ce n'est un ouvrage surprenant et inattendu trouvé au fin fond d'une étagère, caché par d'autres bouquins parfaitement rangés et le dissimulant parfaitement. Mais contrairement à ce livre abordant des histoires folles mais passionnantes de sorciers d'antan parfaitement dissimulé, tu n'avais pas pu lui cacher bien longtemps cette cicatrice dont il ne détachait plus les yeux et sur laquelle il faisait même courir son index. Un peu honteuse, tu levas une main à tes cheveux et te gratta la tête comme pour cacher ton embarras. Il fallait bien l'avouer, tu te sentais stupide à l'idée de lui révéler la façon dont cette cicatrice était née mais, puisqu'il t'avait raconté une anecdote et qu'il venait de rire de ce rire si particulier que tu aimais tant et qui t'encourageais à te livrer, tu pouvais bien lui parler de ce chapitre de ton enfance où tu aurais très bien pu te faire plus mal. « Je te préviens, c'est assez inattendu et stupide alors ... moque-toi de moi par pitié, je ne mérite que cela ! » Tu joignis ton rire au sien et lui raconta, les joues rouges, cette anecdote où, persuadée que tu voulais devenir jongleuse professionnelle, tu avais pris le risque d'expérimenter la chose avec des couteaux de cuisine pour finalement finir à l'hôpital moldu du coin alors qu'il aurait été si aisé de faire disparaître cette affreuse blessure d'un coup de baguette et ainsi t'épargner de rajouter une cicatrice de plus au compteur.

Tu te redressais légèrement, croisant son regard brillant t'incitant à sourire une fois ton récit terminé et son intérêt croissant pour ton passé et ces choses que tu avais pu voir ou faire et qui le surprenaient comme avoir été joueuse de Quidditch. Ce changement avait marqué un tournant dans ta vie mais certainement pas assez pour prendre conscience de ton potentiel ou de ton goût insoupçonné pour le risque que tu cachais derrière une trop grande peur de te mettre en danger. Grâce à Marwin, tu avais changé et t'étais lancé dans une entreprise pour laquelle tu étais faite mais à laquelle tu tournais également le dos préférant ne pas assister aux matches, éviter les joueurs de l'école et t'enfermer dans ta chambre pour lire plutôt que de profiter d'un temps ensoleillé pour te prendre pour un quelconque volatile et t'élever dans le ciel. Les sensations envahissant ton corps lorsque le balais t'entraînait toujours plus haut et que les poils de tes bras se hérissaient à mesure que l'atmosphère se refroidissait à force de monter en altitude étaient inégalables. Le génie qui avait inventé le Quidditch méritait bien une bonne dizaine de palmes d'or et de titres honorifiques pour la contribution magique qu'il avait apporté à ce monde qui, sans lui, serait resté bien fade. Les balais ensorcelés permettaient à tout un chacun de goûter à un instant- aussi bref soit-il- d'intense liberté. Certains ne supportaient pas l'altitude, d'autres palissaient à vue d’œil craignant de ne pouvoir maîtriser jusqu'au bout le balais qui tremblait entre leurs mains tandis que d'autres encore s'en sortaient merveilleusement bien comme s'ils étaient faits pour ça. De cette période passée à Yolihuani, entrainements suivis avec autant d'attention que n'importe quel cours et matches disputés, tu retenais certains exploits en matière de cascades et prouesses aériennes t'ayant laissées bouche-bée. Contrairement à certains extrémistes à la recherche de sensations, tu restais calme et passais plus de temps à te mouvoir avec délicatesse, anticipant les coups et déplacements des autres de sorte à être placée au bon endroit au bon moment et grâce à ta stratégie plus défensive qu'offensive, tu étais parvenue à faire gagner quelques points à ton équipe en faisant de magnifiques passes appliquées sans jamais trop tenter le diable en loopings ou plongeons inconsidérés vers le sol.

Judas venait de donner son avis sur ta trop brève participation Quidditchienne et, heureuse au souvenir de ces bons souvenirs gravés dans ta mémoire en compagnie de tes coéquipiers une veille de match, tu ne sus quoi répondre et te contenta, pour le moment, de fixer cette main qui caressait l'intérieur de son bras avec application et douceur. Tes doigts glissaient lentement sur son épiderme, tu te perdais dans tes réflexions et le laissa sans réponse un long moment. Il avait peut-être raison ... il était dommage que tu aies abandonné cette pratique enrichissante sur bien des points pouvant te sortir de temps à autres de ton morne quotidien. Après avoir considéré la chose, tourné et retourné dans tous les sens, tu finissais par dodeliner de la tête et replacer ta tête contre son épaule, croisant son regard au passage.

« On pourra essayer, oui, si tu veux ... Ce sera une façon de te remercier pour tout ce que tu fais pour moi et en partie pour ces cours de boxe que tu me dispenseras pour que je m'endurcisse et sache me défendre ! Peut-être que si je m'en sens capable, je retenterai l'expérience mais pour le moment, j'ai des choses bien plus importantes auxquelles me consacrer. » Même tu ne te l'avouait pas, ces choses qui accaparaient ton temps et tes pensées était, entre autres, connues sous le nom de Judah et tous ces détails que tu ignorais le concernant. Voler et attraper des balles pour les envoyer valser à travers des cerceaux était peut-être distrayant et salvateur mais jamais tu n'abandonnerais ces temps-libres dont tu disposais encore pour le connaître. De plus, si tu rejoignais une équipe, tu aurais encore moins de temps pour toi, à lui consacrer et pour te concentrer sur tes études. Tes préoccupations changeaient à mesure que tu grandissais et laissais ces obsessions de lycanthropie loin derrière. Rêver de crocs acérés, griffes d'une taille impressionnantes, silhouettes impressionnantes et cris effrayants te faisant te réveiller en sursaut était devenu monnaie courante depuis peu mais tu t'efforçais de ne pas laisser paraître cette hantise de voir débarquer de derrière un pan de mur une créature ayant pour seul but de planter ses affreux crocs dans une chair tendre ...

Tu te surpris à trembler et te blottir un peu plus contre lui en ayant ce genre de pensées et, alors que tu reprenais tes esprits et chassais ces images d'effroi de ton esprit pour laisser le visage rassurant du Maarifa envahir ton champs de vision, tu considérais la fin de sa phrase avec intérêt et attention. Se baigner ? Pourquoi pas ? Tu pourrais très bien lui proposer de venir à Panama goûter aux délices de la mer des Caraïbes lors des prochaines vacances, à moins que ... Un éclair de génie te fis réaliser une chose. Vous n'étiez qu'à quelques mètres de la plage alors, pourquoi ne pourriez-vous pas vous baigner maintenant ? Malicieuse, tu te redressas sur tes genoux et sortit ta baguette de ton propre sac pour tout ranger d'un geste habile et t'emparer des sacs que tu jetas sur tes épaules pour ensuite poser les pieds sur la terre ferme et lui agripper les deux mains pour l'attirer à toi. Il avait beau être plus lourd que toi, il ne résista pas bien longtemps et tu l'entraînas aisément dans ton sillage sans avoir besoin de fournir le moindre effort. Ton rire s'éleva dans le silence de la nuit et, comme si vous auriez du faire preuve de plus de discrétion, tu apposas la paume de ta main contre ta bouche de sorte à ce qu'aucun son ne sorte d'entre tes lèvres. La perspective de l'emmener au bord de l'océan sans lui faire part t'amusait. En grande gamine, tu sautillais presque et courais parfois autour de lui lâchant un instant ses mains pour les agripper de nouveau en riant. La Lexie sage, sérieuse et appliquée que tu étais habituellement était partie en vacances le temps de quelques heures pendant lesquelles tu voulais que Judah te vois sous ton meilleur jour. Faire preuve de simplicité et d'enthousiasme semblait jouer en ta faveur puisqu'il rayonnait autant que toi et, alors que vous approchiez de plus en plus de le plage et qu'il devait certainement avoir deviné ce que tu avais en tête, tu te glissas dans son dos et allas te percher sur son dos. Puis, comme si le simple fait de te porter n'était pas suffisant, tu rajoutas une difficulté supplémentaire en glissant tes mains devant ses yeux de sorte à ce qu'il ne voit rien.

« Laisse-moi te guider ... Fais-moi confiance Judada ! »

Un élan de folie te poussa à déposer tes lèvres sur sa joue avant que tu ne reprennes place sur ton fier destrier et lui indiques le chemin à suivre. Vous riiez de bon coeur et, parfois, tu t'amusais à lui indiquer le mauvais chemin de sorte à ce qu'il se retrouve face à un arbre. À cet instant là, tu lui demandais de lever les mains et de deviner ce qui se trouvait devant lui pour finalement lui demander s'il trouvait que ça ressemblait à un océan ... Un jeu stupide au premier abord mais tu prenais tellement de plaisir à t'amuser que tu ne t'en tiendrai pas rigueur en y repensant le lendemain. Finalement, tu lui fis emprunter la bonne direction et balança aussi délicatement que possible les sacs contenant vos provisions et quelques uns de tes cours sur le sable encore chaud alors qu'il foulait de la semelle de ses chaussures ce même sol que tu trouvais aussi doux que du coton mais cet avis n'engageait que toi ... Raffermissant l'emprise que tes jambes exerçaient contre ses côtes, tu lui intimais de continuer tout droit et bientôt, tu quittas ton promontoire et le laissa contenter la mer qui venait presque lui lécher les pieds.

« Et voilà, nous y sommes à ce jour où nous devons absolument nous baigner ! Tu as déjà fait un bain de minuit ? »

Tout sourire, tu t'avançais vers la mer en te débarrassant de tes chaussures. Vêtue d'une chemise à carreaux et d'un short, tu n'eux pas besoin de retrousser le bas de ton pantalon et commençais déjà à avancer dans l'eau et ce jusqu'à ce qu'elle atteigne la hauteur de tes genoux. À ce moment là, tu te retournas vers lui et commenças à courir en sa direction, éclaboussant tout ce qui se trouvait devant toi à chacun des pas d'éléphant que tu faisais en milieu aqueux. Judah ne fut pas épargné et, taquine, tu lui tiras la langue avant de repartir aussi loin que possible pour qu'il ne t'attrape pas. La mer était ton alliée. Depuis toute petite, tu excellais en natation et savais profiter de cet avantage considérable pour semer un quelconque assaillant bien que pour le moment, vous ne soyez pas assez immergés pour que tu te mettes à nager.
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Mar 22 Jan - 20:05

Les yeux cachés par les mains de Lexie, Judah avançait avec précautions, un peu mal à l’aise de ne pas pouvoir voir où il allait. Il avait glissé ses mains sous les cuisses de la jeune femme, afin d’être sûr qu’elle ne glisserait pas, et les tenait serrées autour de sa taille. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle l’avait surprise, même si ces derniers temps, la surprise était un état presque constant avec elle. Rien de ce qu’elle faisait n’était prévisible, aucune de ses réactions n’était semblable à la précédente, et il se demandait par moment avec inquiétude si elle aussi pensait la même chose de lui. Il l’espérait, et il eut mal pris d’apprendre qu’elle le trouvait fade, ou prévisible. Avec elle, il tentait avant tout d’être aussi naturel que possible, de se laisser aller à rire, à plaisanter, à la taquiner, car ce qu’il aimait le plus avec elle, c’était de la voir rire et de voir son petit nez se froncer alors qu’elle était hilare. Cette façon qu’elle avait eu de sautiller tout autour de lui, et devant Judah l’avait rendu hilare, bien sûr, mais ça n’était pas de la moquerie, il n’y avait pas eu cette gêne qu’il ressentait parfois pour des personnes qui se ridiculisait. Non, il y avait eu de la tendresse, dans son rire, de la joie, et l’envie inexplicable de faire comme elle, de sautiller, et de courir comme un enfant de cinq ans. Alors il le fit, lâchant et rattrapant ses mains lorsqu’elle les lui tendait, et toujours en riant, il la laissa grimper sur son dos, comme un petit singe, et poser ses mains sur ses yeux. C’était un geste d’une grande simplicité, enfantin et adorable, qui le fit immanquablement sourire. Comment, de toute façon, aurait-il pu résister à la fraicheur de la jeune femme, à ce qu’elle osait avec une facilité qu’aucune autre fille ne possédait. Elle était toute légère, les bras autour de son cou, et ses cheveux chatouillant ses épaules et le haut de son torse, et il put entendre sa voix tout contre son oreille alors qu’elle l’intimait de lui faire confiance. Il eut envie de répliquer que c’était déjà le cas depuis la première minute, et sourit alors qu’elle déposait ses lèvres contre sa joue. Il en fallait peu à Judah Lévy Benathan pour se sentir bien, en fait. La présence de Lexie, ni plus, ni moins. Oh, bien sûr, il devenait niait, une véritable guimauve, et il aurait compris que l’on puisse avoir envie de se moquer de lui… Mais le faire aurait juste été la preuve flagrante que le moqueur n’aurait pas eu la chance de connaitre une telle relation d’amitié. Rassurante, sereine et pleine de bonne humeur.

Dès lors qu’elle fut de nouveau sur la terre ferme, l’ayant fait s’arrêter là où les vagues venaient lécher le sable, il ouvrit grand les yeux, observant le paysage, et ressentit tout à coup une grande nostalgie de son pays natal. Lorsqu’il était plus jeune, et qu’il partait en vacances au bord de la mer avec ses parents, le plus souvent en Egypte, ils prenaient toujours le même itinéraire touristique, plutôt que de simplement se servir d’un portoloin. Ainsi, non seulement ils profitaient, découvraient et enrichissaient leurs connaissances, mais en plus construisaient-ils des souvenirs qu’un Portoloin n’aurait jamais pu leur apporter. Et Judah adorait ces moments. Sans trop réfléchir, il se baissa et délassa ses chaussures, les balançant distraitement en arrière, sans même regarder où elles atterrissaient, et il remonta le bas de son pantalon de jogging, qu’il avait porté quelques heures plus tôt pour s’entrainer, afin de pouvoir faire quelques pas dans l’eau, savourant avec un plaisir croissant la fraicheur de l’eau contre ses jambes. Il mourrait d’envie d’aller se baigner, mais n’avait absolument rien prévu, et attendait de voir si Lexie souhaitait elle aussi se baigner. Puis, sa proposition de faire un bain de minuit confirma ses soupçons, et le rassura. Cela dit, il n’eut guère le temps de plus penser qu’elle était déjà en train de l’éclabousser, de courir autour de lui comme une gamine, avant de repartir aussi rapidement qu’elle était venue. Sans plus réfléchir à rien, Judah se lança à sa poursuite, et pesta en riant qu’elle réussisse ainsi à lui échapper, visiblement sans grande difficulté. Mais finalement, il parvint à l’intercepter, et, la serrant dans ses bras, la souleva du sol, la tenant contre lui, et marcha jusqu’à plus loin, où l’eau était un peu plus profonde. Il marcha jusqu’à ce que l’eau atteigne ses mollets, puis plus loin encore, se moquant éperdument de mouiller son pantalon. Après tout, ils étaient sorciers, et avaient la possibilité de régler ce genre de problèmes en un geste de la baguette, sans même prononcer un mot. Cette pensée en entrainant une autre, il se souvint que cette plage était connue pour les nombreuses lucioles qui voletaient au-dessus des flots, et prononça quelques mots en arabe, un sort qu’on lui avait appris dès sa plus jeune enfance pour encourager les petits insectes à luire de mille feux. L’effet fut magnifique, et Judah fier de son travail. C’était impressionnant que de voir les reflets de milliers de petites étoiles flottant à quelques mètres de l’eau, et s’écartant sur son passage alors qu’il avançait encore, l’eau étant à présent un peu plus haute que ses genoux. Taquin, il murmura quelques mots à l’oreille de Lexie « Ca, c’est pour l’arbre. Prends ta respiration ». Il lui laissa le temps de retenir son souffle, et la lança dans l’eau, vigilant tout de même à ce qu’elle ressorte en temps et en heure. Puis, une fois qu’elle eut la tête hors de l’eau, il tourna tranquillement le dos et retourna sur le bord de la plage, bien décidé à se baigner. Mais, en toute franchise, un pantalon de jogging et un tee-shirt, bien que le sien fut assez moulant pour ne pas le déranger pendant ses entrainements, n’étaient pas, et loin de là, ce qu’il y avait de plus confortable pour se baigner de façon correcte. Alors il retira son pantalon et son tee-shirt, les posa dans le sable, et retourna dans l’eau, sans éprouver de gêne. Il n’était pas nu, puisqu’il avait gardé son sous-vêtement, noir comme la nuit, et que Lexie l’avait déjà vu dans une tenue semblable la nuit précédente. L’eau était leur élément, semblait-il. Ils s’étaient connus dans les vestiaires des termes, retrouvés au même endroit, et à présent, ils se découvraient ici, au bord d’une des plus belles plages qu’il ait été donné à Judah de voir. Comment les plages du Panama étaient-elles, en comparaison ? Etaient-elles aussi belles, aussi grande ? Le sable était-il aussi doux, aussi fin, sous les pieds, ou pouvait-on y trouver des rochers, comme sur certaines plages Egyptiennes qu’adorait le jeune homme ? Etaient-elles noires de monde, ou pouvait-on s’y ressourcer tranquillement, n’écouter rien de plus que le bruissement des vagues et le cri des mouettes ? Chacun savait ce qu’était une plage, mais penser toutes les connaitre sous prétexte qu’on en avait vues quelques-unes était une grave erreur. Parfois, des plages distantes de quelques centaines de mètres seulement étaient à l’opposé les unes des autres, et certaines étaient absolument uniques en leur genre. Lexie était un peu de cet acabit, elle aussi. Elle était absolument unique, et aucune autre jeune femme n’aurait pu prétendre être comme elle. De cela, Judah était persuadé.

Un peu rêveur, il la rejoignit là où elle était encore, et se pencha afin d’embrasser sa joue à son tour, lui murmurant au passage de le rejoindre si elle s’en sentait capable. Il nagea alors jusqu’à un ponton flottant quelques dizaines de mètres plus tard, qu’il rejoignit d’un crawl régulier et puissant. Il se hissa sur le ponton, étrange installation magique et étonnante qui n’avait pas vraiment sa place ici, mais qui était totalement le bienvenu pour un moment de calme après une baignade épuisante. Bien sûr, il avait surtout envie de s’amuser avec Lexie, de passer du temps avec elle dans l’eau, mais tant qu’à faire, autant qu’ils partent du même endroit, quel que soit l’activité qu’ils choisiraient ensemble. Il y avait quelque chose dans la façon de faire de la jeune femme, une entente, une compréhension étrange de ce que lui-même désirait. Bon, évidemment, il n’était jamais difficile de deviner que Judah avait envie de se baigner, par exemple, car c’était une activité qu’il adorait. Mais elle trouvait toujours les mots justes et le bon moment, avec bien plus de constance que qui que ce soit d’autre. Alors il la regarda nager jusqu’à lui et se hisser à ses côtés, l’accueillant d’un sourire qu’elle perçut forcément, grâce à la faible lueur produite par les lucioles. D’un geste, il passa son bras autour de ses épaules. C’était maintenant devenu un réflexe que de la garder contre lui, comme s’il avait eu peur qu’elle s’échappe ou qu’on la lui vole. Comment réagirait-il si quelqu’un tentait de monopoliser son attention alors qu’elle était avec lui ? Judah n’avait jamais vraiment eu à exprimer la moindre possessivité, tout simplement parce qu’il ne s’était jamais vraiment senti en concurrence avec qui que ce soit. Avec Lexie, au contraire, il n’était pas sûr que sa réaction serait très correcte et très agréable, alors il préféra ne pas trop y penser. Bien sûr que tu connais la réponse, Judah, bien sûr. Tu serais furieux, et tes poings te démangeraient d’être utilisés et de tâter de la mâchoire.

« Alors, qu’as-tu envie de faire maintenant ? La course ? Ou bien… » Il se pencha et, du bout des doigts, souleva une gerbe d’eau qui vint éclabousser Lexie. « As-tu envie de tout autre chose ? »
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Dim 27 Jan - 22:58

Heureuse, tu découvris son air ébahi lorsqu'il prit connaissance des lieux et plus précisément de la mer d'huile s'étalant devant ses yeux puis, prise de doute et d'inquiétude, tu pus voir une pointe de mélancolie ternir son regard d'un noir de jais auquel tu étais maintenant habituée. Les gens, chez toi, à Panama, avaient les yeux marrons, parfois clairs mais il était plus rare de compter des yeux clairs chez les familles hispaniques tant et si bien que le noir des prunelles de ton ami t'avaient impressionnées dès l'instant où tu les avais découvertes au même instant que son faciès. Comment discerner la pupille de son contour ? Tu te demandais parfois si Judah y voyait clair et essayait de te mettre à sa place bien que tu doutes que ces pensées futiles soient fondées. S'il n'y voyait pas clair, il n'aurait pas remarqué cette cicatrice que tu arborais plus ou moins fièrement, te surprenant à parfois inventer des histoires sans queue ni tête de morsure de serpent ou de combat à l'épée dans les jungles de l'Amérique du Sud avec d'anciennes tribus mayas ressuscitées par un mage noir. Grâce à ça, tu t'étais découvert des talents de scénariste et avait imaginé tout un tas d'anecdotes pour toutes les cicatrices que tu arborais bien que tu aurais pu en avoir encore plus et, logiquement, avoir encore plus d'histoires à raconter à ce sujet. En tous les cas, tu te demandais finalement si tu avais bien fait de l'emmener ici maintenant que tu l'imaginais se remémorer de bons souvenirs d'enfance ou d'adolescence passés en bord de mer. Se pouvait-il que les plages de son pays soient semblables à celle qui s'étendait devant vos yeux ? Tu t'étais rendue compte qu'elle était à quelques exceptions près similaire à celles de Panama bien que tu te persuadais que rien ne pourrait jamais égaler leur beauté unique. Sur la plage qui vous entourait, le sable avait beau être fin et doux, il manquait de chaleur, ce qui aurait pu être justifié par la nuit qui assombrissait le paysage mais, même lorsque tu venais en pleine journée, jamais la température de ce dernier n'égalisait la chaleur brulante de ces grains de sables que tu avais ramenés dans un bocal. Peut-être lui en offrirais-tu pour son anniversaire ? En glisser dans une espèce de sablier pouvant faire office de pendentif serait certainement possible et il se pourrait qu'il soit ravi de recevoir un tel présent ... Perchée sur tes deux jambes, à ses côtés, les bras finalement croisés dans le dos après avoir lâché sa main, tu te dressais de temps à autre, patiente, sur la pointe de tes pieds. Méditant à ce sujet, tu le laissais reprendre ses esprits après avoir fait le tour de toutes ces réminiscences le prenant d'assaut.

S'il était bien une chose que tu osais faire en sa compagnie c'était bien t'amuser. Peu nombreuses étaient les personnes t'inspirant assez de confiance pour que tu oses te ridiculiser ou te montrer sous cette facette enfantine dont de nombreux élèves t'appelant "l'intello" ignoraient l'existence. Marwin avait l'habitude de te voir sortir de tes gonds et passer d'introvertie à extravertie et Judah te connaitrais ainsi tout en ignorant que tu pouvais être rabat-joie et on ne peut plus sérieuse la plupart du temps. Comment t'imaginait-il lorsque vous n'étiez pas ensemble et qu'il pensait à ce que tu pouvais faire, dire ou penser ? Tu lui jetais un regard en biais le voyant changer d'expression et partais finalement à l'assaut de la mer, préférant ne pas t'attarder sur ce que l'on pouvait bien penser de toi. Combien de fois découvrir ce que les autres pensaient à ton sujet t'avait déçu ? Car, même s'il s'agissait là de Judah et que tu l'appréciais naturellement, tu redoutais de connaître le fin fond de ses pensées. T'idéalisait-il ? C'était fort probable puisque vous ne vous connaissiez réellement seulement depuis quelques heures. Quant à toi, tu ne préférais pas te faire d'idées et restait persuadée qu'il était un homme au grand cœur. Plus tu apprenais à le connaitre et plus tu regrettais de ne pas l'avoir connu bien plus tôt bien que si tu l'avais connu d'une autre façon, votre relation n'aurait pas été aussi surprenante.

Alors que tu avançais dans l'eau, tu gardais ces questions existentielles pour un soir où tu n'aurais rien de mieux à faire d'autre que penser à lui et à ce que vous auriez pu être dans d'autres circonstances. Complices, vous en vinmes bientôt à vous éclabousser et à rire à gorge déployée sans retenue, exprimant ce bonheur de se retrouver ensemble et de ne pas adopter un comportement qui vous aurait été dicté. Ici, en cette eau salé qui te piquait les mollets aux endroits où tu t'étais grattée la veille au soir après avoir été piquée par un ortie revanchard et un moustique agressif, vous pouviez vous révéler à l'autre tel que vous étiez vraiment. Ainsi te découvrit-il plus taquine que jamais et le découvris-tu aussi revanchard que cet ortie tant et si bien qu'après avoir longuement protesté en te voyant t'enfuir aussi rapide qu'un poisson dans son milieu naturel, il finit par t'agripper fermement après s'être débarrassé de ses chaussures pour s'élancer à ta poursuite. Te saisissant dans ses bras sans aucun mal, tu te demandas si tu n'avais pas maigri et si, pour lui, tu étais aussi légère qu'une brindille d'herbe à moins que ses bras musclés ne soient un atout redoutable. Riant, te débattant vivement alors qu'il te transportait un peu plus loin très lentement, l'eau ne lui permettant pas d'avancer aussi rapidement que sur la terre ferme, tu tapotais contre son torse, essayait de le chatouiller et n'en pouvait plus de rire. Tu l'entendis à peine susurrer quelques mots dans sa langue natale qui eurent pour effet de faire apparaître des lucioles, spectacles éblouissant sur lequel tu n'eus pas le temps de t'attarder. Les larmes te montaient aux yeux et, alors qu'il s'arrêtait enfin après s'être presque immergé noyant ses vêtements sous l'emprise de l'eau, tu l'entendis proférer ce que tu appelas des menaces à ton encontre. « Ca, c’est pour l’arbre. Prends ta respiration » Intriguée, ses paroles calmèrent ta crise de fou rire, tu lui obéis et sentis ton corps être projeté dans les airs peu de temps après pour finalement percer la surface paisible de l'eau et te retrouver à ton tour immergée de la tête aux pieds. C'est fou à quel point le monde sous-marin pouvait être calme en comparaison des couloirs d'Elderwood bondés de monde aux heures de pointe ... Tu pris le temps d'apprécier ce silence et remonta à la surface lorsque le souffle te manqua. Tu n'eus même pas le temps d'habituer tes yeux à cet espace sous-marin que tu retrouvais le monde extérieur assombri. Frottant tes yeux, le sel les piqua à leur tour et dus faire une bien belle grimace collector puisque tu entendis ton ami rire. « Quand je serai aussi forte que toi, je te jetterai aussi dans l'eau ! En attendant ... » Tu n'eus pas le temps de finir ta phrase qu'en avançant en nageant, tu bus la tasse et te mit à tousser bruyamment, hilare. Cela te prit un long moment avant que tu ne retrouves ton souffle et contenance et, lorsque tu puis de nouveau respirer convenablement, tu étais à sa hauteur et t'agrippait à ses épaules du bout des doigts. N'ayant pas eu le temps de parler de ta menace, tu n'insistas pas plus longtemps, ayant oublié ce que tu voulais dire. L'eau salée avait-elle pour effet de nettoyer l'esprit de ceux qui en ingurgitaient trop de sorte à ce qu'ils ne se souviennent plus de ce à quoi ils pensaient avant d'en avaler ? Peut-être .. peut-être pas ...

Ce fut les yeux rougeâtres que tu l'observas sortir de l'eau et t'offrir en spectacle un strip-tease tout bonnement fantastique. Bien que tu l'aies déjà vu aussi peu vêtu, tu te sentis légèrement gênée en observant son boxer noir et détourna bien vite les yeux en attendant qu'il soit un peu plus immergé pour l'observer de nouveau, t'intéressant aux lucioles qu'il avait fait jaillir d'un mot d'un seul. Alors qu'il arrivait près de toi et t'embrassais la joue te faisant t'empourprer et à cet instant précis, tu bénis la lune d'avoir pris la place du soleil et de t'offrir la possibilité de rougir sans que cela soit trop visible. Te redressant, tu l'observas de ta petite taille, en levant la tête et les yeux en direction de son visage alors qu'il t'intimait de le suivre si tu en étais capable. Ni une ni deux, tu le suivis en l'imitant, empruntant des mouvements de crawl appliqués et consentant même à mettre ta tête dans l'eau contrairement à toutes ces filles qui n'osaient pas mouiller leurs cheveux ou leurs visages et se contentaient d'une brasse approximative. Toi, tu n'étais pas comme ces filles, tu étais une guerrière et tu le lui prouverais par bien des exemples. En à peine quelques minutes, tu atteignais peu de temps après lui ce ponton que tu n'avais pas vu précédemment et te hissais à ton tour à ses côtés alors qu'il t'observait et t'offrais son plus beau sourire que la lueur proférée par les lucioles intensifièrent. Tu ne pus retenir cette question qui franchit tes lèvres à l'instant même où tu y pensais en désignant du bout de l'index une luciole qui voletait à quelques centimètres de vous. « T'es trop un magicien ... comment tu as fait ? Tu m'apprends ? » et lui offris l'un de tes plus beaux sourires alors qu'il glissait familièrement son bras sur tes épaules trempées. Bien que tu n'aies pas besoin de ça pour qu'il consente à t'apprendre ce tour de génie, tu ne pus t'empêcher de sourire de la sorte en tendant une main réclamant la sienne. T'approchant plus de lui, tu te tournas vers lui et glissa une de tes mains sur son ventre de sorte à ce que tu prennes appui de la paume de la main sur ses côtes. Fermant un instant les yeux en attente d'une réponse, tu laissas ton front cogner délicatement contre son torse et profitas du silence de la nuit presque comparable à celui perçu dans les profondeurs il y avait quelques minutes.

« Alors, qu’as-tu envie de faire maintenant ? La course ? Ou bien… » Tu te retrouvas éclaboussée alors que vous vous sépariez une énième fois et qu'il cherchait une nouvelle activité à te proposer. « Comme si je n'étais pas assez mouillée comme ça ... Voyons Judah, mon brushing, mince ! Il est foutu maintenant !» Pinçant les lèvres, lui adressant un regard contrarié, tu ne pus garder ton sérieux bien longtemps et pris le temps d'essorer ta chemise que tu ôta de tes épaules. La tordant dans tous les sens, tu finis par t'en faire un bandana fort saillant et l'observais tout en cherchant à ton tour quelque chose à lui proposer. « As-tu envie de tout autre chose ? » Tu réfléchis. Que pourriez-vous faire maintenant que vous aviez un ponton à disposition ? « Apprends-moi d'abord à invoquer les lucioles et ensuite je te proposerai volontiers un atelier plongeons en tout genre même s'ils sont foireux. » T'asseyant au bord du ponton, les pieds dans l'eau, tu observais ces insectes lumineux qui te fascinaient. Dans ta vie, tu n'en avais vu que trop rarement et maintenant que tu en avais devant les yeux, tu ne pouvais en détacher ton regard.
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Ven 1 Fév - 21:53

Il y avait une simplicité déconcertante dans la joie qu'apportait Lexie à Judah, et son rire avait le don de lui faire chaud au coeur. Alors, avec tout le sérieux du monde, il lui appris le sort qu'il avait utilisé pour faire briller toutes les lucioles. D'abord, il dut lui apprendre à prononcer les mots dans une langue qu'elle ne connaissait pas, ce qui n'avait rien d'aiser, mais elle y parvint avec une facilité dont il fut fier. Habituellement, les occidentaux s'essayant à la langue arabe la maltraitaient plus qu'autre chose, mais l'accent chantant de Lexie démentait les statistiques du jeune homme : il ne fallut que quelques essais, et beaucoup de rire, il faut bien l'avouer, pour que la jeune sorcière parvienne à énumérer le sort sans se tromper, et sans fourcher sur les syllabes accentuées. Ensuite, il lui apprit sur quel ton prononcer le sort, ce qui s'avérer un peu compliqué, mais elle parvint, finalement, à allumer quelques lucioles elle aussi. Ce n'était pas un sort très unique, mais c'était l'un des premiers que les enfants de son pays apprenaient. Il y avait quelque chose de magique dans le fait d'invoquer des telles créatures, qui, quoi que minuscules, avaient la capacité d'apporter, au sens stricte du terme, la lumière, et ce en quelques mots seulement. Dans les forêts de Jérusalem, les adolescents avaient l'habitude d'emmener leur petite amie du moment, et de les embrasser sous la lueur des lucioles nouvellement appelées. Les jeunes filles, bien que parfaitement au fait de ce sortilège, étaient toujours émerveillées, et craquaient face à tant de sensibilité chez leur prétendant. Bien sur, il n'y avait aucune intention de séduire Lexie dans le choix de Judah de faire apparaitre ces lucioles, juste l'envie de faire quelque chose de mignon, et il aurait été gêné que Lexie puisse penser qu'il ne faisait ça que pour s'attirer ses bonnes faveurs. S'il y avait quelque chose qui dérangeait Judah, c'est que l'on puisse lui prêter de mauvaises intentions, ou encore de lui en prêter de meilleures que celles qu'il avait réellement. Il n'était pas un mauvais garçon, très loin de là, et ne l'avait même jamais été. Jamais de sa vie il n'avait emmenée de fille dans les forêts de Jérusalem, et jamais il ne s'était servi des lucioles pour séduire qui que ce soit. Mais il n'était pas un ange, et il était parfois agacé qu'on s'imagine que sous prétexte qu'il connaisse les bonnes manières et qu'il ait une morale un peu vieillotte, il était forcément empli des meilleures intentions et incapable de mal se comporter. Non pas qu'il ait pour habitude de mal se comporter, mais... Il y avait aussi de la brutalité en lui, de la jalousie et des défauts qu'il exécrait chez les autres mais contre lesquels il ne pouvait pas réellement lutter, parce qu'ils faisaient partie de lui, et qu'il lutter contre eux chaque jour. Ils l'avaient forgés. Alors, il n'était pas non plus naïf au point de croire que Lexie était à cent pour cent telle qu'il la voyait, le reste du temps, car lui-même n'était pas toujours ainsi. C'était même le contraire. Il n'était pas du genre à faire apparaitre des lucioles au dessus de Layla - elle aurait beaucoup rit et se serait moquée de lui des mois durant, si ce n'est même des années, jusqu'à ce qu'il regrette amèrement de l'avoir fait, ou qu'il en rit lui aussi - et il ne l'enlaçait pas non plus, sauf quand il la faisait virevolter, parce qu'elle adorait ça, qu'elle riait aux éclats et qu'elle en redemandait jusqu'à ce qu'il soit epuisé. Il savait que Lexie avait forcément ses défauts, mais souhaitait profiter de ces moments qu'ils passaient ensemble, et oublier un peu le quotidien, même si le sien n'était pas exactement le pire quotidien qui soit. Il n'avait pas une vie dont il pouvait franchement se plaindre, et c'eut même été abusé que de le faire. Qu'y avait-il de vraiment négatif dans sa vie ? Des parents absents ? Et alors ? Il n'était pas le seul, et, qui plus est, il n'était pas en âge de pleurer après sa mère absente. Il avait été élevé ainsi, et même si parfois il le regrettait, il n'aurait pas voulu que les choses soient différentes. Elles lui convenaient ainsi.

"Maintenant, il est temps de plonger !" Dit-il après que Lexie eut réussi parfaitement à faire apparaitre et disparaitre les lucioles à plusieurs reprises. Il se leva, se défaisant doucement de l'étreinte de la jeune femme, et plongea, les bras entrant en douceur en contact avec l'eau, retenant un soupir d'aise alors que l'océan l'aspirant dans son immensité, et que les sons de la nuit se faisaient sourds. Le yeux ouverts sous l'eau, il percevait le minuscule scintillement des lucioles dans le ciel, et devinait, derrière lui, la présence de Lexie, encore sur le ponton. Il attendit qu'elle plonge, puis ensemble, ils entamèrent un marathon de plongeons, parfois compliqués, souvent ridicules, toujours amusant. Ils se lancèrent défis et plaisanteries, ne s'arrêtant de se jeter dans l'eau que pour reprendre leur souffle après un énième fou-rire. Ensemble, ils nagèrent un long moment, et rire d'eux-même, sans jamais se prendre au sérieux. Un observateur extérieur les aurait trouvés là, en apparence infatigables de la présence de l'autre, riant à gorge déployée et s'en donnant à cœur joie alors qu'ils tentaient encore et encore des plongeons de leur invention. Sur le dos, sur le ventre et les côtés, hurlant et scandant des phrases farfelues juste parce que l'autre l'avait exigé, ou main dans la main, Lexie agrippée au dos de Judah comme un koala, face à face dans leur folie, toute enfantine, instinctive et régressive.

Le lendemain, l'un comme l'autre seraient très probablement épuisés, mais leurs pensées étaient à des années lumières de pensées bien trop terre à terre. Ils étaient Molly et Peter Pan, refusant de grandir et de se laisser déprimer par un monde trop fade et trop terne quand eux étaient capables de faire naître la joie dans le cœur l'un de l'autre avec une telle facilité. Ils étaient les enfants uniques du pays imaginaire, le cœur battant et l'aventure au coin des lèvres, et n'auraient échangé leur place pour rien au mode. L'instant était parfait, le moment magique, et Judah ne se gêna pas pour le dire à Lexie lorsqu'ils prirent quelques instants pour se reposer avant de plonger de nouveau. Ils auraient pu plonger jusqu'au bout de la nuit, car c'était avant tout une façon de passer du temps ensemble, et au fond, Judah était persuadé que même s'ils avaient passé la soirée à regarder les étoiles, elle aurait certes été plus calme, mais toute aussi palpitante et agréable.

"Je ne savais pas si on réussirait à s'entendre, avant de te revoir hier soir. Est-ce que tu ne t'es jamais dit que peut-être, tu ne pourrais pas me supporter dans la vraie vie ? Tout était biaisé ce soir-la... Mais maintenant, et depuis hier soir, je sais que non, tout compte fait. Si nous ne nous étions pas connus comme ça, nous nous serions connus autrement. Et nous aurions plongé des heures durant."

Assis au bord du ponton, il ne la laissa pas répondre, un peu gêné de s'être laissé aller à se dévoiler. Tout ceci, elle le savait déjà. Alors il planta un baiser sur sa joue, et sauta dans l'eau dans un grand plouf. "Tu viens ?"
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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Dim 10 Fév - 13:49

L'observer te sourire, te taquiner, t'apprécier et rire avec toi t'emplissais de joie. De simples choses comme celles-ci ne devraient pourtant pas impressionner une jeune fille comme toi et pourtant, n'ayant jamais vraiment eu le droit de te lier ainsi à quelqu'un, tu découvrais de nouvelles sensations, de nouvelles façons d'agir et de te comporter et il fallait bien avouer que ça te plaisait. T'épanouir, laisser tes lèvres s'étirer en un sourire éclatant et ton visage exprimer le bonheur que tu ressens en rougissant parfois du bout des pommettes; voici tant de choses auxquelles tu te refusais de te soumettre auparavant, recouvrant ton faciès d'un masque peu engageant. Les sentiments et émotions étaient tes pires ennemies lorsque tu vivais encore à Panam puis à Yolihuani. Étrangement, les êtres humains t'entourant ne t'ont jamais réellement poussée à donner le meilleur de toi-même et encore moins à t'ouvrir à eux. Il y avait ce petit hic t'empêchant d'être toi-même et d'être autre chose que cette jeune fille antipathique au regard assassin repoussant volontiers les rencontres ou tentatives d'approche. Dès l'instant où tu sentais que ton intégrité physique ou morale était menacée -autrement dit, tout le temps-, ton visage se fermait et c'était sur la défensive que tu attendais que le choc de l'impact ne vienne te frapper en pleine face puisque, il fallait bien l'avouer, la plupart du temps les autres élèves ou enfants n'étaient pas très tendres avec toi.

Tu as eu beau faire des efforts, essayer de t'ouvrir et de détendre les traits tirés de ton visage, seules quelques élus ont réussi à percevoir ce qu'il y avait de plus beau en toi et à te considérer non pas comme "l'intello coincée" du coin mais comme une jeune femme pleine de ressources, réservée et extrêmement impliquée dans sa vie estudiantine. Marwin, entre autres, restera celui qui t'aura le plus marqué tant par sa gentillesse que par son aptitude à te faire sortir de cette coquille protectrice dans laquelle tu avais pour habitude de t'enfermer. Grâce à lui, tu avais pris confiance en toi et avais rejoint l'équipe de Quidditch de ta maison à grand renfort d'entraînements clandestins à la tombée de la nuit ou dès l'aube. Maintenant, c'était au tour de Judah qui, au même instant, plongeait la tête la première à travers la barrière d'insectes lumineux qui s'éteignirent un instant alors que tu prononçais en un soupir les quelques mots qu'il venait de t'apprendre.

L'apprentissage de ces derniers avait été laborieux mais, puisque tu n'étais pas décidée à baisser les bras, tu ne les écorchas pas bien longtemps et bientôt, les lucioles clignotaient comme des guirlandes de Noël accrochées à un sapin sous tes yeux brillants et ton expression ébahie. Ce sortilège, bien qu'enfantin pour toute personne venant des lointaines contrées arabiques, avait le don de t'impressionner. Comment avaient-ils fait pour découvrir qu'avec ces mots en particulier, il était possible d'ordonner à ces créatures au potentiel insoupçonné, de briller ? Quel était donc le génie ayant fait cette découverte, la transmettant à sa progéniture pour qu'ensuite elle traverse les âges ? Te sentant privilégiée, tu exultais et te redressais, rayonnante, en suivant du regard une des lucioles qui s'élevait vers le ciel et ce jusqu'à ce qu'elle ne disparaisse dans l'immensité obscure et ne se mêle aux étoiles avec lesquelles elle et ses congénères rivalisaient. Ton regard revint ensuite se poser sur le visage de ton ami et, manquant de souffle, tu lui murmuras. « C'est merveilleux. Merci Judah ... » Merci pour t'avoir permis de découvrir un tel tour de magie qu'elle pourrait à son tour montrer à ses camarades ne serait-ce pour les ébahir, sans jamais leur révéler la façon de faire, gardant égoïstement ce savoir qu'il venait de lui confier agrémenté de quelques éclats de rire, barbarismes, écorchements et difficultés à prononcer les quelques mots magiques tant les "r" étaient roulés. Mais au final, tu y étais parvenu et il devait, à cet instant précis, être fier de toi.

Sans t'attarder plus longtemps sur le ponton, te rendant compte seulement à cet instant que son étreinte chaleureuse t'avait quittée, tu te laissas tomber en milieu aquatique et le rejoignis, t'agrippant à ses épaules en appuyant légèrement de la paume de tes mains sur celui-ci de sorte à l'immerger totalement. La lutte ne dura pas bien longtemps. Judah reprit bien vite le dessus et, à ton tour, une nouvelle fois, tu te retrouvas sous l'eau à observer les contours flous de ce monde aquatique au sein duquel tu t’immisçais. Bien que la nuit soit tombée, tu voyais encore assez bien, grâce au chatoiement des lucioles, ce qui t'entourait. Puis, lorsque tu revins à la surface, tu nageas dans son sillage, éclaboussant la surface limpide à l'aide de battements de pieds excessifs. Les allers et retours sur le ponton s'enchainèrent et, bientôt, tu haletais, hilare entamant ce qui devait être ton vingtième plongeon. Vous vous étiez risqué à tout type de plongeon mais ton préféré restait tout de même celui où, glissant sur le ponton, le Maarifa avait fait un magnifique plat alors qu'il tentait de rattraper sa bourde en se tortillant dans les airs. Vous nagiez, vous observiez, étiez heureux et rien ni personne ne pouvait vous atteindre à cet instant précis puisque, étrangement, à chaque fois que tu étais en sa présence, il n'y avait jamais de petits curieux ni même de perturbateurs pour mettre fin à vos jeux d'enfants. Il sembla penser la même chose et considérer que ce moment était on ne peut plus parfait puisqu'il le formula à haute fois, faisant naître au coin de tes lèvres un énième sourire approbateur. Tu lui répondis entre deux inspirations saccadées que tu appréciais ces moments passés tous les deux avant de plonger de nouveau et nager un peu plus loin avant de revenir vers le ponton en ondulant sous l'eau comme le faisaient les sirènes.

Au moment où tu agrippais le bord du ponton pour t'y hisser et revenir coller ton épaule contre la sienne, tu tendis l'oreille à ce qu'il te disait et qui était terriblement vrai. Qui aurait pu croire que vous vous seriez entendus à ce point ? Pas toi en tout cas. À la base, tu ne voulais même pas mettre de visage sur ce sauveur t'ayant permis de ne pas perdre la face lors de l'évènement le plus marquant de l'année précédente. Le mystère tournant autour de sa personne était vif et suscitait ta curiosité, faisant vivement travailler ton imagination mais jamais tu n'aurais pu croire que ton sauveur aurait pu ressembler à Judah. D'où ta surprise à l'instant où tu avais découvert ses traits et cette barbe naissante caressant la paume de tes mains. Comment s'entendre avec son sauveur ? Comment être sûre que cette amitié que vous aviez créée de toute pièce dès ce soir où vous vous étiez parlé à travers une paroi pourrait être solide ? Tu ne pouvais le dire et te laissais influencer par l'instant présent. Tout ce que tu savais c'est que tu aimais être en sa compagnie et que jamais plus tu ne pourrais te passer de lui. Alors, te voulant rassurante, tu posas la paume de ta main droite sur son épaule gauche et l'observa droit dans les yeux, tournant ton corps en direction de son profil.

« Nous avons eu beaucoup de chance Judah et quoiqu'il ait pu se passer pour que nous venions à nous rencontrer, je ne regrette pas de t'avoir connu et jamais ça ne sera le cas ! Sauf si, bien entendu, tu sauves un autre fille mais bon ... Si tu savais à quel point j'ai pensé et repensé à ce moment où nous nous retrouverions de nouveau après ce premier soir ! Je n'aurai jamais cru, dans un premier temps, pouvoir te retrouver et si l'on m'avait dit que quelques mois après t'avoir parlé par l'intermédiaire d'un mur, nous nous retrouverions ici sous les étoiles et l'éclat des lucioles, je n'y aurai pas cru. Dans tous les cas, comme tu le dis, nos chemins se seraient forcément croisés un jour, je n'en doute pas un seul instant. »

Émue, tes yeux brillaient et tu aurais presque pu sentir une larme de bonheur rouler le long de ta joue si tu ne l'avais pas attiré contre toi et serré entre tes bras, nichant ton visage dans le creux de son cou. Cet instant ne dura que quelques secondes mais fut assez fort pour faire battre ton cœur comme jamais et t'emplir d'une montée de joie renouvelée. Presque triste de devoir mettre un terme à cette étreinte, tu accueillis son baiser avec un sourire niais et, le laissas se relever pour ensuite l'imiter, acquiesçant d'un signe de tête à l'instant où il t'encouragea à le suivre. De nouvelles aventures vous attendaient, vous retrouverez certainement assez vite, dans un futur proche, ce ponton et ces lucioles, tu n'en doutais pas un seul instant. Bien vite, ton corps perça la surface de l'eau et tu attrapas ses pieds entre tes mains. « Où allons-nous capitaine ? »
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MessageSujet: Re: Your smile brings me light.    Lun 11 Mar - 19:20

En compagnie de Lexie, tout devenait étrangement simple. Rien à voir avec les relations compliquées, jalonnées d’obstacles, de disputes et de retournements de situation que Judah avait pu observer autour de lui pendant toutes ces années. Que ce soit une question d’amour ou d’amitié, il ne parvenait pas à comprendre que l’on passe autant de temps avec des gens incapables de vivre une relation calme, posée, où l’on peut se lever chaque matin en sachant que l’on n’a pas à s’en faire, que tout est sous contrôle, et que si dispute éventuelle il y a, ce sera pour mieux se retrouver à un moment ou un autre. En tout cas, c’est ce à quoi Judah aspirait. Peut-être était-ce naïf de sa part, peut-être était-ce risible, mais il n’était pas du genre à se soucier de ce que l’on pouvait penser de lui : Lexie représentait une sorte d’idéal, et même s’il ne connaissait pas tout d’elle et se refusait à la placer sur un piédestal, il se doutait que leur relation, quelle que soit sa nature, serait de toute façon du genre à correspondre à ce qu’il voulait pour lui-même. Il la voyait, près de lui, profiter des choses les plus simples de la vie, rire aux éclats à des blagues qu’il avait honte d’oser faire, et soupirer d’admiration devant des lucioles là où bon nombre de jeunes femmes de son âge auraient tout simplement détourné le regard et gloussé, moqueuses d’un élan de romantisme inattendu chez le Maarifa.

Il faudrait encore du temps avant que Judah puisse prétendre connaitre Lexie par cœur, et qu’elle-même puisse décider si oui ou non elle le voulait dans sa vie tel qu’il était. Elle n’avait pas encore découvert le sentiment de possessivité dont il était capable – ce qui, étrangement, ne saurait tarder vu le soin tout particulier qu’il voulait prendre d’elle, ce besoin déjà intense de la protéger du grand méchant loup, et peu importait qu’il existe déjà ou non – ni même comme parfois, il était difficile de le sortir de la bulle de silence dans laquelle il pouvait s’enfermer sans raison apparente, morose et le regard nostalgique, perdu dans des méandres de pensées dont parfois, Layla elle-même avait peur qu’il ne revienne pas. Layla. Longtemps, elle avait été la seule jeune femme à réellement connaitre Judah, et même s’il se sentait heureux de l’avoir dans sa vie, même s’il l’aimait plus que sa propre existence, il n’en était pas moins satisfait de savoir qu’une autre jeune femme avait réussi à se faire sa place, à force de douceur et de sincérité, d’une fraicheur qui continuait à l’étonner – mais peut-on réellement continuer à prétendre que tout ceci durait depuis si longtemps, alors que leur véritable rencontre remontait à la veille ? En vérité, Judah avait le sentiment qu’avant même de voir le jour, il connaissait Lexie, ou que, sans tout savoir d’elle, il avait gardé une place au chaud dans son cœur pour cette surprenante Yolihuani.

Elle fut une élève patiente et particulièrement motivée lorsqu’il tenta de lui apprendre les mots arabes. Pour une jeune femme à l’accent espagnol chantant et prononcé, utiliser des sonorités qu’elle n’avait jamais utilisées auparavant n’était pas facile : lui-même avait eu du mal lorsqu’il avait appris l’anglais, et parfois, son accent arabe refaisait surface, mélodie surprenante au milieu des sons anglais qui n’avaient rien en commun avec son idiome de naissance. Une nuée de lucioles illuminait maintenant le ciel, et Judah ne put retenir un sourire alors qu’il plongeait une nouvelle fois, pas plus qu’il ne retint les battements affolés de son cœur lorsque la jeune femme confirma que ce qu’il ressentait était partagé. Ses paroles étaient simples, mais criantes de sincérité, du moins le jeune homme en était-il persuadé. Elle avait cette façon de le serrer contre elle, avec une confiance et un abandon qui continuaient à le surprendre, comme si cette place avait été la sienne. La simple idée que ce fut le cas inquiétait Judah, car commencer à penser ainsi n’était peut-être pas une bonne chose : il ne pouvait tout simplement pas se permettre d’envisager Lexie comme sienne, alors qu’il n’y avait rien qui l’y autorisait. Nulle promesse, nul serment, nulle parole voilée n’étaient venus lui donner le moindre indice quant à ce que ressentait Lexie réellement. Oh, bien sûr, elle avait beaucoup pensé à lui avant qu’ils ne se retrouvent, mais ça ne signifiait pas qu’elle ressentait la moindre possessivité à son égard, pas sur du tout qu’elle trouverait déplaisant de le voir proche d’une autre fille qu’elle-même, alors que lui, à cette simple idée, se sentait prêt à distribuer des volées de coups de poings au premier qui oserait s’approcher et contrecarrer la tranquillité qu’ils partageaient, flottant au milieu de l’eau, le silence entrecoupé uniquement des clapotis de l’eau contre le torse de Judah.

« Où allons-nous capitaine ? »

Fort heureusement, les paroles de Lexie le sortirent de sa torpeur. Le Maarifa invita Lexie à s’accrocher à ses épaules, et nagea jusqu’à ce qu’ils aient pieds, où il remplaça ce moyen de locomotion par ses pieds, sans déposer son amie au sol pour autant. Près de leurs vêtements, jetés en boule sur le sable un peu plus tôt, alors que le soleil lui-même n’était pas totalement couché, se trouvaient des serviettes de bain épaisses et réchauffées par les derniers rayons solaires. Peu importait comment elles étaient arrivées là, le fait est qu’elles étaient les bienvenues. Enfin, Judah laissa à Lexie la possibilité de retrouver le plancher des vaches, et, attrapant une serviette, vint passer cette dernière autour des épaules de la jeune femme. Un autre que lui en aurait sans doute profité pour l’embrasser, et cette idée, il faut le dire, lui traversa l’esprit. Elle était vraiment jolie, avec les goûtes d’eau qui continuaient à couler le long de ses joues, et les mèches de cheveux un peu en pagaille, ses épaules recouvertes par le blanc de la serviette tranchant avec le hâle de sa peau. Peut-être cette pensée se vit-elle dans le regard du jeune homme, mais il s’écarta avant de commettre un geste qu’il en viendrait à regretter : cette proximité qu’ils avaient tous les deux avait beau être très agréable, Judah savait qu’un geste de travers pouvait tout gâcher. Il finirait bien par tenter sa chance, cependant, car il lui paraissait impensable de continuer à fréquenter Lexie sans que ses sentiments évoluent d’une façon ou d’une autre.

« Il commence à faire frais… est-ce que tu veux que nous rentrions ? La grande salle reste ouverte, il doit y avoir un feu à cette heure-ci. »
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