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 And what about silence ? - Ft. Branwen

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MessageSujet: And what about silence ? - Ft. Branwen   Sam 22 Déc - 16:18

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Juste avant la rentrée de septembre
Intrigue en cours : Saison 2, chapitre 2
Protagonistes : Branwen Standdetir & Louka Noixdecocova (et d'autres peut-être à venir)
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Pas pour l'instant mais au pire, on hurlera !


« Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte. »


Les premiers rayons du soleil de l’été tardif qui régnait encore sur l’île de Nameless étaient venus me caresser le visage au travers des hublots à fleur de mer. M’étirant paresseusement, je m’accordais quelques instants de répit, profitant de la sensation des vagues berçant notre nouvelle maison, délicieuse après avoir cru tout perdre dans un premier naufrage. L’été n’avait pas été improductif et, à quelques bonnes volontés, nous nous étions retrouvés à reconstruire ce qui avait été perdu sous une toute autre forme, commençant cette aventure dont Wyatt m’avait tant parlé et à laquelle j’avais adhéré sans même me poser de questions. Honorant ainsi la mémoire de cet être solaire que nous avions perdu (je n’aurais cependant osé le formuler à haute voix, n’ayant connu cet ange qu’une poignée d’heures avant sa disparition aussi soudaine que tragique), nous repartions d’un pas confiant vers un avenir bâti de nos mains afin de continuer à vivre et retrouver une direction. J’avais retrouvé avec bonheur des appartements au cœur même de cette nouvelle histoire, appréciant décidément de plus en plus cette vie au fil de l’eau, même si nous ne voguions plus. Le silence qui régnait était seulement troublé par les sons divins de la mer et je décidai d’en profiter pour me lever et apprécier le décor du Sea Palace dans le calme. Me glissant hors des draps, je passais un fin peignoir sur ma nuisette, doutant de trouver quiconque éveillé de si bon matin. Nous étions plusieurs à vivre sous le même toit, si l’on pouvait dire mais avions chacun nos habitudes si bien que je pouvais à loisir prendre mon café en méditant sur le pont, dans la plus grande solitude et la plus apaisante des quiétudes. Pieds nus, je sortis de ma chambre et me dirigeai vers les nivaux supérieurs d’un pas léger.

Le restaurant était superbe, aux rayons du levant et j’eus un sourire en contemplant ce que nous avions accompli avant de me diriger vers le bar derrière lequel je passais, lançant la préparation du nectar du réveil. Laissant goutter le liquide, je fis un crochet par les cuisines pour attraper un fruit et revins à temps pour prendre ma tasse et me diriger vers le pont. Gravissant les marches, je souris en m’asseyant. Posant mon petit-déjeuner sur une des tables, j’offris mon visage au soleil en respirant. L’air marin, le clapotis serein des vagues, tout cela faisait mon bonheur, simple et complet. Il ne me manquait plus rien, ou si peu de choses que je laissais ceci au placard. Cette nouvelle vie était de nature à me combler, l’avenir n’était plus incertain, j’étais entourée de gens que j’appréciais, pouvais voir mes amis quand je le désirais … même si elle n’était pas de tout repos. Outre mes habitudes de lève-tôt, il y avait effectivement une bonne raison pour laquelle je sortais du lit aux aurores et m’offrais ce moment de pause. Les journées n’avaient rien de reposant. Notre équipe, composée selon les opportunités et les coups du sort, bien que fonctionnelle, ne fonctionnait pas dans la plus parfaite des harmonies. Les caractères hauts en couleurs et différents des acteurs du Sea Palace donnaient lieu à de nombreuses scènes qui avaient ponctué mon mois d’août de cris et bris d’objets, me forçant parfois à intervenir. Si je restais pour ma part totalement hors de ces disputes, il n’empêchait que cela affectait forcément l’ambiance et les rapports et que lancer un commerce était une entreprise périlleuse et nous n’avions guère besoin d’ajouter un facteur humain à l’équation hasardeuse que nous allions nous employer à résoudre. Alors ces quelques instants, parfois et souvent trop courts où je pouvais à loisir laisser mes pensées s’égarer sans avoir à craindre que quiconque ne brise un verre ou une carafe étaient sacrés. Je tendais la main vers ma tasse quand un son feutré en provenant de la salle du restaurant m’apprit que cette trêve était déjà terminée et précocement avortée. Je m’humectai les lèvres, me demandant lequel de mes compagnons allait me rejoindre sur le pont …

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MessageSujet: Re: And what about silence ? - Ft. Branwen   Sam 22 Déc - 22:10

Vivre sur un bateau. Quelle idée stupide, se prit une nouvelle fois à songer Branwen alors qu’elle se cognait vigoureusement la tête en se levant. Sonnée, elle retomba sur son lit.
Fixer le plafond en attendant que les choses se tassent lui apparût comme la meilleure des options.

Un. Deux. Respiration. Trois. C’était déjà mieux. En vérité, elle n’avait rien contre le fait de vivre sur un bateau. Une fois qu’on était accoutumé au léger roulis quand la houle faisait son apparition, le tout n’avait pas grand-chose de terrible. Vivre sur l’eau, elle aimait plutôt bien – si l’on faisait exception de la possibilité, toujours bien présente, de naufrage. Mourir noyée, non, elle avait déjà testé une fois, pas trop son truc, merci. L’océan, en soi, l’apaisait.
Et surtout, un logement était un logement. Le dernier en date qu’elle ait connu étant toujours plus ou moins réduit à l’état de ruines, elle ne pouvait pas vraiment se plaindre d’avoir maintenant un endroit à dormir où la couche de boue et d’algues ne recouvrait pas la moindre des surfaces.
Plus de deux mois après « l’incident », la maison que Mrs Cole lui avait légué était toujours effondrée. Sa maison. Elle n’arrivait toujours pas à le croire. Même si Wyatt l’avait effectivement taquinée avec cette possibilité, l’idée que quelqu’un lui laisse quelque chose – à elle – était toujours aussi fantastique. Elle avait passé le dernier mois à faire des allers et retours, munie d’une pelle, pour dégager la boue du rez-de-chaussée et évacuer les restes dangereux. Heureusement, l’eau avait plus ou moins lavé les restes de son employeuse, si bien que Branwen n’avait pas eu à vomir en arrivant.

Revenant à l’instant présent, la sorcière consulta l’heure. Il était suffisamment tôt pour qu’elle ait le temps d’aller avancer son rangement avant que son service au restaurant ne commence officiellement. Là encore, les choses étaient un peu compliquées. Elle-même n’était pas encore sûre d’avoir bien compris tous les tenants et les aboutissants de la situation. Dans le doute, elle se contentait de suivre le flot des activités et des gens, adressant un ou deux mots aigres à Wyatt (qui les méritait entièrement, vous vous en doutez) de temps à autre. Si, si, de temps à autre.

Enfilant rapidement un t-shirt et un short, Branwen glissa sans bruit hors de sa chambre. Ses chaussures à la main, elle tâcha de travers le bateau sans faire de bruit, ne voulant pas écourter la nuit de ses cobateautaires (ceci est un vrai mot et si tu m’crois pas tartagueule à la récré).
Raté. Alors qu’elle remplissait un verre d’eau pour se caler l’estomac, un mouvement sur le pont supérieur attira son attention. Une tête blonde, plus précisément.
C’est d’un pas toujours délicat que Branwen s’approcha de Louka Annenkova, comme si elle risquait elle aussi de la réveiller.
▬ Bonjour, chuchota-t-elle, n’osant briser le silence qu’instaurait le bruit des vagues.
Elle aimait bien Louka. Vraiment. Elle était jolie, avait de la classe et semblait tout à fait convenable* - c’était à se demander comment elle pouvait être amie avec l’autre ronchonneur.
Chassant ces pensées négatives, la rousse adressa un sourire timide à la jeune femme. Elle n’était pas vraiment intimidée ; c’était juste que Louka semblait tellement plus à sa place sur ce bateau, tellement plus légitime, que l’attitude naturelle qui s’imposait à elle relevait de la discrétion la plus totale. Jouer les petites souris. Sauf quand les choses s’envenimaient, bien sûr, mais les disputes commençaient rarement en présence de la blonde. La gène relevait aussi du fait qu’avant ça, Branwen n’avait jamais vraiment vécu avec des gens de son âge (mis à part à Poudlard, mais c’était différent), et encore moins des patrons presque aussi jeunes qu’elle. Presque (non parce que Wyatt était quand même un vieux ronchon – coucou Amly *pan*).

▬ Bien dormi ? Se hasarda-t-elle à demander. Rester dans les bonnes grâces de Louka relevait parfois de la marche sur corde raide – une corde qui serait suspendue à douze kilomètres au-dessus du sol avec des aigles qui vous attaquent.
▬ Je pensais filer à la maison, pour essayer de nettoyer encore un peu avant que la matinée ne commence vraiment, si tu n’y vois pas d’inconvénient, continua Branwen avec un sourire qui se voulait charmant. Bon sang, il était de plus en plus difficile de se justifier en permanence et d’avoir l’air convenable en toutes occasions. Pas quand « toutes les occasions » finissaient par être des interruptions h24 de son bien-aimé quotidien.


* Ce post a été écrit sous la menace d’un fusil, sachez-le è____é
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MessageSujet: Re: And what about silence ? - Ft. Branwen   Mar 22 Jan - 17:29

Je fis jour délicatement mon cou, aidée d’une main sur ma nuque pour m’enjoindre de me détendre. Je n’étais pas particulièrement stressée par le lancement de ce restaurant, même s’il s’agissait d’un investissement conséquent, pécuniaire, énergétique et humain, prenant les choses avec calme, mais la tension omniprésente qui régnait dans l’équipe était pesante. Je savais ne pas y être étrangère, notamment au niveau des demoiselles dont j’exigeais une tenue irréprochable (et pour l’une, ceci était plus problématique que l’autre, coucou Kirsten !), mais je ne supportais pas que quoi que ce soit aille de travers. Il n’y avait rien de sorcier (et c’était un terme que je m’employais à ne pas utiliser en présence de cracmols, donc que j’avais banni de mon vocabulaire) et je n’estimais pas trop en demander. Cependant je n’étais pas le centre de toute cette agitation, il fallait pour cela voir avec mon associé qui avait toujours été d’une délicatesse particulière avec la gent féminine et faisait montre de ses talents de manière régulière. Il avait toujours été excessivement correct avec moi, je me demandais même s’il en venait à me considérer comme une femme à part entière mais nos rapports étaient toujours cordiaux et plus profonds qu’ils n’y paraissaient. De mon côté, en tous cas, je m’étais attachée à cet homme et ce, malgré tous ses travers. Peu nombreuses étaient les personnes à même d’apprécier sa beauté mais je ne désespérais pas que nos employés et collègues y parviennent un jour. Pour l’heure, il était vrai que cela donnait lieu à des scènes de vaudeville que je me serais bien épargnées mais je ne pouvais rien faire pour leur venir en aide. Tendant la main vers ma tasse de café, je pus accueillit d’un mouvement de tête Branwen, puisqu’il s’agissait de la seconde lève-tôt de cette matinée. Bonjour. Bonjour, répondis-je simplement avant de prendre une gorgée de café, légèrement trop chaud, dont je différais donc la dégustation en le reposant sur la table. Je lui fis signe de se joindre à moi, en décalant une chaise pour la lui proposer.

Bien dormi ? A merveille, dormir sur la terre ferme me semblerait à présent bien loin d’être naturel, notais-je en souriant, me rappelant cependant que mes premières nuits n’avaient pas été aussi paisibles. Aussi lui retournais-je la question en me saisissant de ma pomme : Et toi ? As-tu réussi à t’adapter à la vie en mer ? Les premiers temps ne sont pas forcément évidents. Qu’elle se sente libre de me parler franchement. Je sentais bien qu’il y avait une retenue chez elle du fait de nos positions respectives, ce que j’appréciais et regrettais tout autant. D’un point de vue discipline, prestance et travail, elle était parfaite. Mais j’avais peur que rester à ces rapports purement professionnels ne finisse, à terme, par couler cet endroit, au sens figuré du terme, s’entendait. Et tout le monde se porterait bien mieux si nous oeuvrions dans la plus parfaite des harmonies. Certes, nous avions commencé il y avait peu, mais je ne pouvais m’empêcher de me demander si certains départs n’avaient pas été pris du mauvais pied. Il était certain que je n’étais pas la seule à avoir voix au chapitre et, n’ayant trouvé moi-même qui adjoindre à l’équipe, je m’en remettais aux choix de Wyatt mais était-ce l’idéal ? Il fallait en tous les cas faire en sorte que cela le devienne. Je pensais filer à la maison, pour essayer de nettoyer encore un peu avant que la matinée ne commence vraiment, si tu n’y vois pas d’inconvénient . Mordant dans le fruit, je me demandais un instant si elle plaisantait avant de me rendre compte qu’elle était réellement en train me demander la permission de quitter le navire alors qu’elle ne travaillais pas. Surprise, j’avalais rapidement ma bouchée pour dire simplement : Je n’y vois évidemment aucun inconvénient, Branwen. Tu es libre de vivre comme bon te semble en-dehors de tes heures de travail . Rien que cela me semblait toutefois encore légèrement autoritaire et je retins un soupir. Il n’était pas aisé de trouver le juste milieu et je m’y perdais peut-être légèrement. Je n’avais jamais eu personne sous ma responsbailité de cette façon, les étudiants, ça avait été toute autre chose. Comment avancent les travaux, m’enquis-je donc immédiatement, avant de proposer, le pus naturellement du monde : As-tu besoin d’aide ? Tu n’en as jamais demandé et il se trouve que je suis libre, ce matin. Après tout, l’habitation de Kirsten avait été reconstruite, mais pas la sienne, pourquoi n’aiderais-je pas dans la mesure de mes moyens ? Je la laissais donc méditer sur mon offre tout en continuant à m’occuper de mon fruit.

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MessageSujet: Re: And what about silence ? - Ft. Branwen   Dim 17 Fév - 15:47

D’aucuns prétendent que les handicapés sociaux, ça n’existe pas. Doctissimo dit que si, mais si on écoutait Doctissimo, ça se saurait, et en plus Branwen ne se servait pas d’Internet. Elle en avait vaguement entendu parler, mais comme ça ne marchait pas tellement – magie oblige – dans son entourage, elle avait renoncé à se renseigner sur la question. Branwen, donc, était tout à fait d’accord pour dire que les handicapés sociaux n’existent pas. De son point de vue, tout allait très bien dans sa vie en termes de relations.
Enfin, presque tout. Si on occultait le tout petit petit détail de sa colocation avec une blonde sculpturale et un ivrogne-héros malpoli. Et le fait que de toute évidence, elle ne savait pas gérer le moins du monde une relation quotidienne avec ladite blonde (en ce qui concernait Wyatt, c’était plutôt facile, ils s’insultaient et s’ignoraient à tour de rôle). Apparemment, être poli et distant ne convenait pas à une relation de colocation-patronage, donc elle était perdue.
Une fois les salutations de base échangées, Branwen était restée les bras ballants jusqu’à ce que Louka lui propose de s’asseoir. Bon. Elles allaient donc discuter. Endossant son habit intérieur de conversation sur tout et rien, la rouquine se laissa aller quelques instants au soleil, entendant les questions de Louka comme autant de questions à choix multiple pour lesquelles elle n’avait pas intérêt à se planter. Chassez le naturel …
▬ A merveille, dormir sur la terre ferme me semblerait à présent bien loin d’être naturel. Et toi ? As-tu réussi à t’adapter à la vie en mer ? Les premiers temps ne sont pas forcément évidents.

Si elle s’adaptait ? Branwen réfléchit une demi-seconde. Voyons : elle avait survécu à une marée spectaculaire, perdu son employeuse et retrouvé une autre, elle reconstruisait la maison qu’on lui avait légué, et elle n’avait toujours pas de nouvelles de sa mère. En termes de retombées positives, elle ne s’en sortait pas trop mal, même si les choses auraient pu aller mieux.
▬ Tout va bien, répondit-elle en souriant, ouvrant un œil pour regarder Louka. L’adaptation, ça ne me pose généralement pas trop de soucis.
Et de fait, elle se sentait plutôt bien, sur ce bateau. En dépit du roulis, des injures et des jurons, des regards de glace et de la pression permanente pour être jolie-polie-bien-coiffée-bien-peignée, l’ambiance était plutôt bonne. Pour la première fois depuis la mort de Mrs Cole, elle se sentait relativement en sécurité, sur ce raffiot-restaurant.

Mais ça n’était pas une raison pour se la couler douce. Qui sait ce qui se passait dans la tête de Louka. Se redressant un peu brusquement, Branwen lui avait signifié son intention de retourner patauger dans la boue et les souvenirs pour rendre son habitat un peu plus habitable. Même si cela signifiait retourner à la vie seule et isolée et se lever le matin sans personne à qui dire bonjour.
▬ Je n’y vois évidemment aucun inconvénient, Branwen. Tu es libre de vivre comme bon te semble en-dehors de tes heures de travail.
▬ Entendu, répondit-elle posément.
De l’art de remuer le couteau dans la plaie. Elle avait beau l’avoir cherché, avoir la confirmation qu’elle ne faisait que travailler ici et que tout était passager faisait comme un pincement au cœur qu’elle chassa bien vite. Les émotions, c’est pour les faibles.
▬ Comment avancent les travaux ?
▬ Euh, lentement.
La vérité était qu’ils n’avançaient pas du tout. Chaque objet sorti de l’eau lui provoquait d’immenses interrogations : soit quant à son utilisation (ce qu’elle n’était jamais vraiment sûre de vouloir savoir), soit quant à son état (quoi qu’on en dise, une chaise à un pied, c’était un peu dangereux). Entre la boue et le sentiment constant de ne pas être tout à fait à sa place dans ces décombres, la sorcière avançait à la vitesse d’un escargot de Cornouailles.
▬ As-tu besoin d’aide ? Questionna Louka, provoquant la stupeur chez son employée. De l’aide ? Bien sûr que non. Branwen n’avait jamais besoin d’aide (hum). Le fait que la blonde l’ignore était signe d’un très fort laisser-aller auquel il faudrait rapidement remédier. Tu n’en as jamais demandé – bien sûr que non, elle n’allait pas demanderet il se trouve que je suis libre, ce matin.
▬ Pourquoi pas ? C’est très aimable à toi, s’entendit-elle répondre, alors que son cerveau lui hurlait quelque chose comme « BON SANG, FERME-LA, IDIOTE QUE TU ES ». Mentalement, elle occupa les cinq secondes suivantes à se frapper la tête sur les murs pendant qu’elle tentait désespérément d’afficher un sourire.
▬ Mais ne te sens pas obligée, tu sais. Je finirais bien par y arriver, acheva-t-elle piteusement.
Handicapée sociale, on a dit.
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MessageSujet: Re: And what about silence ? - Ft. Branwen   Jeu 14 Mar - 12:37

J’observais Branwen à la dérobée, toujours peu certaine de ce que la jeune femme pouvait bien penser de moi. Son aversion certaine et visible pour mon associé dénotait d’un caractère plutôt bien trempé même si elle s’efforçait de se montrer parfaite en toutes circonstances et je me doutais qu’elle devait se poser des questions quant à notre relation. Pas au sens romantique du terme, il n’y avait aucun doute visible sur la question, s’il y avait une blonde sur cette embarcation qui avait partagé la couche de Wyatt, ce n’était pas moi et tout le monde en était conscient. Mais il était vrai que notre association, aux vues de nos différences de caractère pouvait laisser songeur et il ne devait pas être évident de parvenir à se positionner entre l’ours mal léché qu’il continuait de montrer et celle que j’étais. Je ne devais pas être facile à vivre comme patronne mais entendais que tout se passe au mieux alors je n’allais pas revoir ma manière de fonctionner, en tous cas dans le travail. J’exigeais le meilleur de chacun et ne baisserais pas mes standards. Tout va bien. L’adaptation, ça ne me pose généralement pas trop de soucis. J’acquiesçais d’un hochement de tête avant de le verbaliser : C’est ce que j’ai noté Il était tout aussi important de relever les points positifs et, pour quelqu’un qui avait été déraciné de son environnement habituel pour un autre un peu plus tumultueux et n’étant visiblement pas en accord avec son caractère, elle s’en sortait plutôt bien à mes yeux, si l’on excluait les pugilats verbaux avec le sieur Pritchard, bien évidemment. Il me semblait d’ailleurs ne pas avoir toutes les cartes en man concernant leur relation mais je ne désespérais pas de parvenir à finalement tout comprendre et résoudre le problème par un moyen ou un autre. L’un d’entre eux m’était déjà venu à l’esprit, mais peut-être fallait-il voir là l’influence d’Oksana qui n’avait que deux méthodes pour résoudre les conflits : boire et coucher. En associant les deux, d’ailleurs, elle prétendait qu’on obtenait les meilleurs résultats possibles. Ce serait sans doute une piste à creuser, mais ce n’était pas à l’ordre du jour.

Entendu,. Encore ce ton légèrement distant alors que, encore une fois, nous parlions en-dehors du cadre du travail. J’avais parfois l’impression d’être infiniment plus âgée qu’elle alors que nous avions le même âge, à quelques années près. Cette situation était d’un ridicule consommé et il fallait briser cette glace avant qu’elle n’engonce tout le bateau et le transforme en véritable Titanic. Je n’avais pas l’impression d’être si invivable ou intimidante que cela, Oksana, Natalia et Iordan ne s’en étaient en tous cas jamais plaints. Peut-être faudrait-il que je leur demande tout de même leur avis sur la question pour régler ce problème. En attendant, je m’efforçais de démêler l’écheveau de cette relation comme je le pouvais, en m’intéressant à l’avancement des travaux de sa nouvelle demeure, par exemple. Euh, lentement. Je mordis de nouveau dans mon fruit en l’observant, notant que cela devait sans doute être moins que cela. Je ne souhaitais pas particulièrement la voir partir du navire pour retourner vivre sur Terre, même si ainsi la distinction entre vie professionnelle et vie privée serait plus aisée et arrangerait peut-être les relations, mais elle me faisait l’effet de quelqu’un de très indépendant qui aurait aimé justement accélérer les choses pour pouvoir s’éloigner de tout cela et retrouver le silence de sa demeure. Aussi offris-je mon aide le plus naturellement du monde. Et je fus ravie qu’elle l’accepte. Pourquoi pas ? C’est très aimable à toi. C’est tout naturel, répondis-je immédiatement, reposant le fruit réduit à son simple trognon. Mais ne te sens pas obligée, tu sais. Je finirais bien par y arriver, J’allais m’emparer de ma tasse mais mes yeux revinrent vers son visage, dévoilant mon étonnement quant à ses paroles, ce que je lui exprimais directement : Je ne fais jamais rien dont je n’ai pas envie, ce qui n’était pas totalement exact. Dire plutôt que je ne faisais rien qui ne me déplaise ou me gêne éthiquement parlant serait plus exact mais je n’allais pas revenir sur cette phrase pour mieux l’expliciter. Je me saisis finalement de mon café , la quittant des yeux un instant. Il me semble normal de t’aider. Sans toi, nous n’aurions jamais fini le restaurant à temps, et tu l’as fait au détriment de ta propre habitation. Il me semble que c’est un juste retour des choses. Je pris précautionneusement une gorgée pour éviter de me brûler avant de me concentrer de nouveau sur mon interlocutrice. L’apprivoiser entièrement serait sans doute compliqué, mais je n’étais pas femme à me décourager au premier obstacle.

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