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 Care for a lunch ? Care for a love ? ◇ ANANT A.

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Revelio

MessageSujet: Care for a lunch ? Care for a love ? ◇ ANANT A.   Jeu 20 Déc - 10:44

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : deuxième moitié de septembre 2012
Intrigue en cours : (Référez-vous au sujet correspondant)
Protagonistes : Anant Ambani et Zeïna al-Ma'rib
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Pourquoi pas ? ;)


« Care for a lunch ? Care for a love ? »


Les vacances d'été étaient passées à une vitesse intergalactique, quoique lourdes de tristesse et de désespoir. Pourtant, la nouvelle année était arrivée et il fallait continuer à vivre, continuer à sourire, à rire et à espérer un avenir meilleur. Beaucoup d'élèves d'Elderwood avaient perdu un frère, un ami, un parent. Le ravage de la nuit des loups avait marqué à tout jamais l'histoire et la mémoire de l'école et de ses élèves. Pourtant, il fallait continuer à vivre. Les familles, déchirées, s'étaient recueillies sur les tombes des morts, réconfortant les vivants. Pourtant, il fallait continuer à rire. Le court du temps ne s'était pas arrêté à cette tragique nuit de juin. Et Zad, comme tous les autres, avait conservé cette vie qu'elle devait à présent honorer. Alors elle mentait. Elle cachait son désespoir, sa blessure, derrière un sourire. Peu savaient véritablement lire en elle. Et dans ce groupe restreint, il y avait son ami d'enfance, Anant. Ils se connaissaient depuis tous petits, leurs parents respectifs étant amis depuis de longues années. Lorsqu'ils étaient nés, leurs pères avaient imaginé unir deux des grandes familles de l'orient. Mouhammed al-Ma'rib, ne souhaitant pas lier sa fille par une telle promesse, avait préféré laisser le temps faire par lui-même. Et Zad et Anant étaient devenus très amis, s'entendant à merveille dès leur plus jeune âge, pour le plus grand bonheur de leurs familles. Et puis était arrivé la tragédie du 11 septembre, qui avait coûté la vie à toute la famille d'Anant. Mouhammed lui avait apporté son soutient, lui offrant tout ce dont il pouvait avoir besoin, lui proposant une chambre dans la demeure al-Ma'rib. La famille de Zad pleura les Ambani avec leur fils et Mouhammed se promit de garder un oeil sur ce jeune homme désormais héritier d'une des plus grosses fortunes mondiales. Et Zad, de son côté, le vit survivre à cette tragédie, grandissant à ses côtés. Elle avait était là pour lui dans les moments difficiles. Il avait pu compter sur elle. Elle s'était promis de lui redonner le sourire. Maintenant, les rôles étaient inversés. C'était elle, qui avait besoin de lui.

Attablée dans la grande salle, Zad regardait avec des yeux dépités son assiette encore pleine. Elle n'avait pas faim. Une seule fois l'idée de se laisser mourir de faim l'avait traversée. Lorsqu'elle en avait parlé à Abân, elle avait récolté une claque et un regard noir de la part de son frère. Excellent réaction. Allah l'avait sauvée, ce soir-là. Ce n'était certainement pas anodin et elle se devait d'honorer cette vie qu'on lui avait laissée. Repoussant son assiette, la belle Jordanienne regarda autour d'elle. L'ambiance de la grande salle était certes joviale, mais il n'y avait plus cette étincelle de vie et de bonheur dont Elderwood brillait avant la tragédie de juin. Tous devaient se reconstruire. Un large sourire, pour une fois franc, illumina le visage de Zad. Elle se leva, abandonnant son assiette et courut jusqu'à l'entrée où se tenait Anant. Elle se jeta dans ses bras, le serrant contre elle. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse de te voir, murmura-t-elle à son oreille.
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Anupam

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MessageSujet: Re: Care for a lunch ? Care for a love ? ◇ ANANT A.   Dim 6 Jan - 11:37

+ Cet été n’avait pas été sans me rappeler un certains mois de septembre terrible … j’avais parfois encore des images qui hantaient mes rêves se mélangeant aujourd’hui à la vision d’horreur de la nuit des loups. Voir une tour exploser sous ses yeux en sachant toute sa famille à l’intérieur était une chose atroce mais voir une amie se faire déchiqueter prés de soi n’avait rien de comparable. Les cris bourdonnaient encore à mes oreilles et, sous la douche, j’avais parfois encore l’impression d’être couvert d’un sang qui ne m’appartenait pas. Mais cette fois-ci je n’avais pas eu ce sentiment d’être ballotté de tuteur en tuteur, non, cette fois-ci j’avais avec moi un petit groupe soudé d’amis et trois membres d’une famille éloignée avec qui j’avais passé une partie de mes vacances. Bien sûr, je savais pertinemment que les plaies ne se referment pas aussi facilement qu’on met un corps en terre. L’acceptation de la perte d’un proche est un chemin douloureux et souvent très fluctuant d’une personne à une autre mais, là où rien ne changeait, c’était le besoin maladif d’une présence rassurante tout en la reniant le plus souvent possible. La nature humaine était ainsi faite, personne n’osait avouer ses faiblesses et le jeu des masques se mettait en place rapidement. J’avais longtemps arboré ses masques … jouant le rôle du parfait héritier, du gentleman bien sous tout rapport en oubliant presque qui j’étais. Mais si la nuit des loups restait une nuit tragique pour beaucoup, la suite m’avait permis d’ouvrir un peu mon esprit à autre chose et à d’autres personnes. C’était la raison pour laquelle je m’en voulais d’avoir jugé cet auror … mais il fallait avancer et j’avais commencé en intégrant le camp de la solidarité. J’avais également assisté à l’enterrement d’un ami d’enfance. Cette fois-ci, j’étais de l’autre côté de la barrière et c’était à moi de soutenir Zeïna, d’être présent pour elle, d’être à la fois un ami, un confident et même le mouchoir le plus humain qui puisse exister. J’avais essuyé les larmes de mon amie, je l’avais serrée dans mes bras et je le referais tous les jours s’il le fallait. Je serai présent mais également franc avec elle, parce qu’il fallait avancer et que, même si elle avait toutes les raisons du monde pour courber l’échine, elle restait une des plus belles fleurs qui m’ait été donné de voir aussi ne souhaitais-je pas la voir faner sous la tristesse. Nous nous étions vus depuis la rentrée mais le temps filait à une telle allure que nous n’avions pas eu le temps de discuter. Aussi avions-nous décidé de nous retrouver dans la grande salle, lieu où nous pourrions être tranquilles malgré l’affluence. Tout le monde était bien assez occupé par ses propres problèmes pour se préoccuper de ceux des tables alentours. Je pénétrai donc dans la salle et découvris rapidement le sourire de Zad auquel je répondis avec un plaisir sincère. +

Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse de te voir
Je suis heureux également.

+ Dis-je en la serrant contre moi avant de déposer un baiser sur le haut de sa tête, prolongeant ainsi ce moment. Je profitais de ne plus sentir trop de tiraillement sur les cicatrices pour pouvoir l’étreindre sans grimacer. Non pas que ça l’ait dérangée mais je préférais qu’elle se concentre sur autre chose que moi et mes séquelles physique de cette nuit. Elle avait autre chose à penser … d’autres douleurs à panser. Je respirai quelques secondes son parfum délicat avant de la regarder dans les yeux tout en conservant un doux sourire. +

Allons à table, je suis certain que tu n’as encore rien mangé.

+ J’espérais qu’en ma présence elle mangerait d’avantage, de toute façon plus que rien … ce n’était déjà pas si mal. Conservant mon bras autour de sa taille, je la ramenai donc à sa place. Je tirai la chaise pour qu’elle s’installe et je pris place en face d’elle. +

Comment vas-tu ? Tu as pu dormir un peu?

+ Après la perte d’un être proche, les nuits étaient le plus compliqué à gérer puisqu’on se retrouvait seul … Seul et tout le temps nécessaire pour penser. Penser à ce qu’on aurait pu faire, ce qu’on aurait dû faire … et culpabiliser. +

Mange un peu, ça te redonnera des forces pour cette journée.

+ D’un geste inconscient, j’avais posé ma main sur la sienne, entrelaçant nos doigts alors que, de l’autre main, je lui tendais un petit panier rempli de douceurs bien françaises. Zeïna savait que j'étais un gourmand invétéré et je savais qu’elle l’était aussi habituellement, par conséquent je ne la laisserais pas partir d’ici sans avoir l’estomac bien rempli. +

La rentrée s’est bien passée …? Tes cours te conviennent?

+ Thèmes bateaux mais il était bon, justement, d’en revenir aux choses plus terre à terre et puis je comptais sur elle pour orienter la conversation lorsqu’elle en aurait envie. Zeïna avait bien assez de caractère pour cela. +
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