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 Will you be my prince ? ♥ Caleb

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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Mer 19 Déc - 0:23

Spoiler:
 

Will you be my prince ?
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Tu refermes tes bras sur ton corps, encore plus frissonnante qu’au début. Tu ne sais pas du tout pourquoi tu ressens cela, pourquoi tous ces frissons parcourent ton corps alors que tu oses finalement croiser son regard. Il y a trop de monde, ici, bien que tu ne voies que lui, mais tu te sens observée, et ce n’est pas une sensation agréable en ce moment. C’est le genre de regard que tu détestais, le genre qui recherchait à tout prix des potins, le genre inquisiteur, carrément voyeur. Le genre de regard qui te donnait l’impression d’être une intruse ici. C’est pourquoi, quand Caleb te propose de sortir de là, tu acquiesces vivement et tu le suis sans rien dire, sans même regarder où vous alliez. Ça t’importait peu. Tu savais ce qui allait suivre, cette discussion, et tu espérais qu’elle prendrait une tournure différente de celle que tu avais eue avec Judah, qui s’était terminé par une sympathique poignée de main. Tu voulais… Tu ne savais pas trop ce que tu voulais, mais il te restait exactement quinze secondes pour te décider. Douze secondes avant de te fixer sur tes sentiments. Dix secondes pour mettre des mots sur les sensations diverses que tu ressentais à l’instant. Huit secondes pour décider ce que tu allais lui dire sur le baiser que vous avez échangé. Six secondes pour trouver les bons mots, pour ne pas briser ce que vous aviez. Quatre secondes pour décider de l’avenir que tu voulais avec lui. Deux secondes pour te repasser tes sentiments que tu avais pour lui depuis la première fois où vos yeux se sont réellement croisés, quand il avait baisé ta main, pas plus haut que trois pommes. Zéro.

Vous étiez dans la cour intérieure, et tu n’avais même pas remarqué que vous sortiez à l’extérieur, c’est tout dire. Ni que ta main était désormais dans la sienne et que c’est ainsi qu’il t’avait guidé. Ni qu’il s’était mis à te vouvoyer, signe d’une conversation très sérieuse, comme lorsque vous n’étiez que des gamins. Tu tiens toujours sa main, t’y accrochant de la même manière que lorsque tu avais six ans, t’accrochant à elle comme si c’était tout ce qui te rattachait à ce monde. Tu la serrais fort, ne voulant pas la lâcher, alors que vous vous regardiez dans les yeux, sans savoir comment commencer cette conversation, quoi dire, qui devrait parler en premier. Ton cœur battait très fort dans ta poitrine, alors que tu tentais de te calmer, d’arrêter de trembler doucement et de respirer normalement. Tu te mords la lèvre, toujours silencieuse. Ces quelques instants t’ont paru une éternité, alors que tu rassemblais les mots que tu voulais dire dans ta tête, alors que tu caressais distraitement sa main avec ton pouce. Tu baisses finalement les yeux, t’arrachant à son regard qui te rendait si vulnérable.

« Caleb… Tu te souviens lorsque je t’ai dit que je ferais tout mon possible pour te rendre heureux ? » Tu parlais d’une toute petite voix, les yeux rivés au sol, perdue dans vos souvenirs communs. Toi, tu t’en rappelles. Tu t’es est toujours rappelé, tentant désespérément de l’appliquer comme tu le lui avais promis, ne tolérant pas de voir son sourire faiblir sur ses lèvres, l’éclat de ses yeux se ternir. Tu avais essayé, très fort, de le rendre heureux, de le faire rire, que vous puissiez être heureux ensemble, que vous puissiez vous tenir la main aussi naturellement que lorsque vous aviez six ans. Tu avais merdé, tu le savais, et vos parents avaient merdé en vous poussant dans le dos, te faisant douter de tes sentiments. Tu pensais qu’ils étaient réels, que cette boule dans ton ventre venait de toi, que les frissons que tu ressentais n’étaient pas causés par l’obligation que tu ressentais à l’épouser. Tu n’aurais pas dû l’embrasser. C’est ce que tu te répétais en boucle. Pas là. Pas comme ça. Ça aurait dû être dans un moment plus opportun, ça aurait dû être d’un commun accord, ça aurait dû être parfait. Mais voilà, ça ne l’avait pas été, et vous voilà maintenant, aussi perdus l’un que l’autre. « J’y tiens toujours autant que lorsqu’on avait six ans. Caleb, s’il te plaît… Dis-moi ce qui te rendrait heureux. »

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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Mer 19 Déc - 1:24

Vos mains se joignent et vos doigts s'emboitent parfaitement les uns entre les autres. Vous vous saisissez ainsi si loin et pourtant si proches de l'autre. Vos pensées sont similaires tout comme vos attitudes mais, parviendrez-vous à tomber d'accord, à vous entendre, à vous comprendre ? Tu regrettais déjà cette époque révolue où tout vous semblait si facile, où vous répondiez sèchement à vos parents dès lors qu'il était question de rentrer chez soit et tout cela pour quelle raison ? Pour rester ensemble ... Maintenant que vous l'étiez, ensemble, vous sembliez ne pas prendre en compte la chance que vous aviez. Ces instants que vous chérissiez tant lorsque vous étiez enfants ont bel et bien disparu et s'effritent encore alors que vous vous dirigez mécaniquement vers un endroit propice aux discussions sérieuses. Ce qu'il vous faut, c'est communiquer mais pas devant une foule de personnes avides de potins en tout genre. Il est hors de question que vous vous exposiez au regard de tous de sorte à satisfaire leur curiosité mal placée. Non. Cet instant n'appartient qu'à vous et alors que tu sens son pouce caresser le dos de ta main, quelque chose gronde en toi et diffuse une douce chaleur dans ta poitrine mais comme toutes ces choses qui se passent en sa compagnie et sur lesquelles tu ne peux mettre de mot, celle-ci est inexplicable.

Tu sens la douce fraîcheur de la nuit caresser ton torse presque nu et laisse ton turban choir sur le sol dallé alors que vous arrivez à destination et que tu es sûr qu'aucune présence indésirable ne viendra vous épier. Le doute persistant, tu te permets de tourner à 180 degrés sur toi même et, une fois sûr que tout va pour le mieux et que vous êtes vraiment seuls, tu te laisses aller, respire un peu plus normalement et l'observe directement, sans y aller par quatre chemins. Les coins de tes yeux ne représentent plus un refuge assez subtil pour que tu puisses l'épier, ça n'est plus suffisant pour satisfaire ton envie de l'observer à la dérobée. Il te faut y aller franco et c'est sans aucune gêne que tu la dévisages. Cette Jasmine des temps modernes t'obsède depuis bien trop de temps et même si tu es effrayé à l'idée de t'engager un jour avec elle, tu dois bien avouer que tu te sens le plus fort des hommes en sa compagnie. Cette pression qu'elle exerce sur ta main, c'est exactement la même que celle qu'elle exerçait il y a plusieurs années en arrière et en cela, tu retrouves cette vision des choses te permettant de voir la vie sous un autre angle que celui perçu par les adultes tant et si bien que tu pourrais séparer cette distance entre vos deux corps et la serrer contre toi pour ne plus jamais la laisser partir comme tu avais essayé de le faire maintes et maintes fois auparavant. Tu pourrais aussi tirer un trait sur ce baiser volé et intentionnel qu'elle t'avait donné en joignant vos lèvres et scellant cette promesse que vous vous étiez faite de toujours rester unis, de vous protéger l'un l'autre et de ne jamais vous quitter ... Mais tu ne peux t'y résoudre. Hésitant, tout comme elle, tu ne sais pas vraiment quoi faire et restes focalisé sur cette douce caresse sur le dos de ta main.

Lorsqu'elle consent enfin à lever les yeux en ta direction, tu te sens fondre. La noirceur de ses yeux te transperce, te mets à nu tant et si bien que tu ne peux que l'écouter sans rien faire d'autre et dieu sait que tu te sens con. « Caleb… Tu te souviens lorsque je t’ai dit que je ferais tout mon possible pour te rendre heureux ? » Bien sûr que tu t'en souviens et tu avais également rétorqué que tu ferais de même et que jamais tu ne la blesserais. Cela dit, tu doutais encore avoir réussi à ne jamais la rendre triste étant donné que tu t'efforçais de l'éviter depuis le mois d'Aout. Qu'avait-elle ressenti pendant tout ce temps ? S'était-elle sentie aussi seule que toi sachant qu'elle n'avait presque aucune chance de recroiser ton sourire au tournant d'un couloir ? Tu ne le savais pas et essayer de sonder son esprit en fronçant les sourcils comme le faisaient les télépathes mais cette tentative fut vaine. Ton élément à toi c'est le vent et non pas la psyché. Ainsi finis-tu par acquiescer, aussi sérieux que possible alors que tu observes ses lèvres se mouvoir, disperser dans le vide ces mots résonnant à tes tympans comme une douce mélodie. Quoiqu'elle dise, les mots compensent largement ces longs silences à espérer l'entendre t'adresser la parole bien que tu cherchais à l'éviter. Cet instant privilégié t'aide à oublier ces soirées passées seul à espérer que tout allait bien pour elle, que personne ne t'avais encore doublé pour conquérir son cœur et que son père ne lui prenait pas trop la tête sur la conduite à adopter ou la nécessité de se rapprocher de lui ... Toutes ces idées d'adultes étaient de très mauvaises idées, elle ne pouvaient que vous faire fuir, vous manipuler pour qu'au final vous ne cherchiez qu'à vous éloigner l'un de l'autre. Alors que tu prends conscience de cela, tes paupières se ferment l'espace d'un instant.

Tu l'imagines là, debout, face à toi dans une très jolie robe dont la traîne est soutenue par son père. Quant à toi, ton père se tient à tes côtés, fier comme un paon. Vous n'êtes que quatre dans cette petite chapelle et vous observez, gênés, comme à chaque fois que vos parents se mêlent de vos affaires ... Puis tu ouvres les yeux de nouveau et lui fait face. Le décor est différent, l'obscurité règne presque ne maître sur les lieux mais tu perçois encore facilement sa silhouette, les traits fins de son visage que tu connais par cœur, les courbes élégantes de son corps et surtout, ce regard si familier que tu aimes tant. A-t-elle autant peur que toi à cet instant ? L'instant est bien trop solennel pour que tu te défiles sous le coup de la peur, tu es bien trop fort pour cela Caleb. « J’y tiens toujours autant que lorsqu’on avait six ans. Caleb, s’il te plaît… Dis-moi ce qui te rendrait heureux. »

Tu baisses les yeux un instant et ton regard se pose sur des pierres. Aussi insignifiantes soient-elles, tu les trouves soudainement très intéressantes. Au moins, elles n'ont aucun problème sentimental ni même parental. Puis, après avoir débattu avec toi-même du sens de la vie des cailloux, tu lèves ta main en même temps que ton regard et la pose délicatement sur sa joue alors qu'elle frissonne encore en même temps que toi. « Et si tout cela n'était qu'illusion ? » Tu te permets d'évoquer ton doute à haute voix de sorte à ce qu'elle entende ce que tu penses tout bas. Pourquoi lui cacher le fond de ta pensée alors qu'il se peut bien qu'elle partage ton avis ? Quitte à être sûr de ces choses que tu ressens au fond de toi mais que tu n'as jamais eu le courage de faire ressurgir afin de concrétiser quelque chose de beau, de solide et de sérieux, autant en être totalement sûr. « Bella ... ce qui me rendrait heureux n'est pas le plus important ... il faut que nous soyons sûrs ... » Tu te défiles et crispe la mâchoire en croisant son regard dur comme le fer réagir instantanément à ta réponse insatisfaisante. Te reprenant, tu soupires légèrement et, plus sûr de toi, glisse ta main sur sa nuque. « Cela dit, si je devais répondre à ta question je te dirais qu'il faut que je sois sûr d'une chose ... tu me fais confiance ? » Ton cœur se met à battre la chamade tandis que tu prépares ton coup de ton côté. Tes mains deviennent moites et tu essuies celle qui ne tient pas la sienne sur le tissu de ton sarouel. Ta main devenu sèche, tu la déplaces, légèrement tremblante, vers le menton de la jeune fille que tu élèves délicatement. Lui jetant un dernier regard, tu t'assures que tout va bien de son côté et rapproche ton visage du sien tant et si bien qu'en quelques instants, vos souffles se mêlent. Ça y est, tu t'entends de nouveau respirer et tes muscles se contractent de nouveau. Une douce sensation de bien être s'empare de la moindre parcelle de ton corps alors que tes lèvres effleurent les siennes et qu'après un dernier battement de cil, un glissement de bras le long de ses côtes pour venir se nicher dans son dos et l'attirer vers toi, tu fermes tes paupières et te déconnecte du monde en maintenant vos mains unies. C'est la première fois que tu l'embrasses véritablement et ce à quoi tu t'attendais sembles se produire en toi. Un feu d'artifice digne du quatorze juillet t'accueille alors que tu franchis les portes d'un monde haut en couleur que tu quittes finalement, ramené à la réalité par les battements de son cœur que tu crois sentir contre ton torse.

« Maintenant je suis sûr ... jamais plus personne ne me dicteras ma conduite ... c'est toi qu'il me faut pour être heureux Bella. »
Tu viens d'ouvrir les yeux et mettre fin à votre baiser. Ses yeux t'observent alors et avant qu'elle ne répondre, tu émets une condition. « Cependant, prenons notre temps ... ne perdons pas tout ce que nous avons construit après tant d'années sauf si ce qui pourrais te rendre heureuse serait le fait que je te passe la bague au doigt là, maintenan tout de suite ! » Un peu plus serein, le poids pesant depuis près d'un mois sur ses épaules semble avoir disparu mais, ne préférant pas crier victoire trop vite, tu ne te laisses pas influencer par la beauté du moment.
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Mer 19 Déc - 20:24

Will you be my prince ?
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Tu retenais ton souffle, comme si en arrêtant de respirer tu pouvais faire arrêter le temps, tu pouvais empêcher la terre de tourner. Comme si, ta main serrée sur la sienne et ton regard plongé dans le sien, tu pouvais faire durer ce moment pour toujours. Tu aurais voulu te blottir contre lui, oublier les conséquences, oublier tout et simplement le serrer fort contre toi et ne plus jamais le laisser partir, comme lorsque tu n’avais que six ans, et qu’être dans ses bras était tout ce qui comptait pour toi, quoiqu’en dise les autres, tes parents et tes amis. Maintenant, c’était plus compliqué que ça, et votre innocence, votre naïveté te manquait. Pourquoi n’était-ce plus aussi simple ? Être ensemble devrait suffire, comme cela suffisait à ton bonheur plusieurs années plus tôt. Alors pourquoi vous taisiez-vous, pourquoi étiez-vous là à vous poser des questions qui, au fond, n’avaient pas d’importance ? Tu savais ce que tu voulais. Tu le savais depuis toujours, en fait, depuis la seconde où vos regards se sont croisés et qu’il t’a souri. Tu avais toujours eu ce sentiment au fond de toi, cette onde de chaleur qui se diffusait en toi dès que tu le voyais, dès que vous vous touchiez, dès que vous vous frôliez. Et même si tu n’avais jamais pu mettre des mots sur cette sensation, maintenant, tu le pouvais. Alors pourquoi te taisais-tu ?

Tu avais toujours eu peur d’échouer. De mettre tant d’efforts et d’espoir dans un projet et de le voir échouer. De te forcer pour que tout fonctionne comme souhaiter, de travailler fort pour que tout soit parfait et que tout finisse par s’écrouler. Tu savais que ce n’était pas toujours de ta faute, que tu ne pouvais pas tout contrôler, mais tu ne pouvais t’en empêcher. Caleb, c’était une relation qui durait depuis si longtemps que tu refusais de la voir s’écrouler à cause de ta maladresse, d’un mot ou d’un geste de travers. Alors tu n’avais rien dit, te contentant de serrer sa main aussi fort que possible, de te perdre dans ses yeux foncés. Tu avais oublié le monde qui vous entourait, la cour intérieure complètement vide. Il n’y avait que lui, la chaleur de son corps si près du tien, ton regard plongé dans le sien. Il avait toujours été le seul, celui qui faisait battre ton cœur à chaque sourire, celui qui arrivait à te faire rire avec un seul mot, celui qui pouvait te consoler rien qu’en te prenant dans ses bras. Il n’y avait eu que lui depuis votre rencontre. Et tu refusais de croire que ce que tu ressentais n’était pas réel, que c’était en partie créé à cause de tes parents et des siens. Impossible. Tu te sentais toute chose sous ses yeux, tu te sentais fonder dès qu’il embrassait ton front, tu ne pouvais t’empêcher de frissonner lorsque tu sentais son souffle chaud dans le creux de ton cou lorsqu’il te glissait un secret à l’oreille. Et ça, ces sentiments-là, ils t’appartenaient entièrement.

Tu lui avais enfin osé briser le silence qui vous unissait alors, pensant que tu devrais dire quelque chose. Tu lui avais demandé s’il se rappelait de la promesse que tu lui avais faite lorsque vous aviez six ans. Il acquiesce finalement gravement, et tu te rends compte que cela fait longtemps que tu ne l’avais pas vu aussi sérieux. Tu n’avais pas arrêté de penser à lui depuis ce fameux mois d’août où il t’avait évité. Tu espérais que tu ne lui avais pas fait peur, qu’il ne voudrait pas couper les ponts. Tu ne voulais pas qu’il parte. Toutes tes plus grandes peurs le concernant se réalisaient lentement sous tes yeux alors qu’il s’éloignait sans que tu ne puisses le rattraper. Tu baissais les yeux lorsque tu voyais sa chevelure ébouriffée dans les corridors, changeant subitement de trajectoire, tentant de calmer les battements effrénés de ton cœur. Tu avais voulu lui laisser du temps, pour se poser les questions dont les réponses étaient finalement apparues comme des évidences à tes yeux. Tu voulais qu’il mette le point sur ce qu’il ressentait, pour que vous puissiez enfin vous retrouver et décider de ce qu’il adviendrait de vous. Et pendant ce temps, tu regardais toutes ces filles qui riaient à ses blagues, qui lui souriaient dans le corridor, qui s’assoyaient avec lui à la cafétéria. Tu n’avais jamais rien dit, tentant d’oublier cette boule dans la gorge alors que tu le voyais rigoler, bien entouré, et que tu allais t’asseoir plus loin, piochant piteusement dans ta nourriture. Caleb, c’était ton souffle de vie, c’était celui qui te faisait sourire chaque matin. Il était présent dans toutes tes actions, dans tous tes rires et tes sourires. Et sans lui, tu avais l’impression de t’éteindre à petit feu.

Tu lui demandes ce qui le rendrait heureux. Et tu le vois baisser les yeux, fuir ton regard. Tu résistes à la tentation de lui prendre délicatement le menton pour le relever et ainsi le pousser à te regarder dans les yeux. Ta question était on ne peut plus sérieuse, et tu l’étais aussi. Tu le laisse néanmoins mettre des mots sur ce qu’il ressentait – et tu savais mieux que personne que ce n’était pas la partie facile. Finalement, il relève les yeux vers toi, et tu l’observes à la dérobée, le cœur battant, attendant sa réponse. Il met sa main sur ta joue et tu t’y love, le regardant toujours dans les yeux. « Et si tout cela n’était qu’illusion ? » Tu relèves brusquement la tête, un peu interdite. Tu ne comprenais pas. Tu ne voyais pas comment cela – sa main contre ta joue, vos cœurs battant à l’unisson – ne pouvait être qu’illusion. Impossible. « Bella… ce qui me rendrait heureux n’est pas le plus important… il faut que nous soyons sûrs… » Tu te dégages à regret de sa main, secouant la tête comme si tu n’arrivais pas à réaliser ce qu’il tentait de te dire. Tu l’observes, emplie de doutes et d’incompréhension. Tu croyais… Tu pensais que ça allait marcher. Que malgré tout, malgré vos parents, malgré la pression, vous pourriez être ensemble, sans vous préoccuper des autres. Tu sens la boule dans ta gorge prendre de plus en plus de place et d’importance alors que tu prends lentement conscience de ce qu’il essaye de dire. Il glisse finalement sa main sur ta nuque, et tu l’observes, tentant de comprendre. « Cela dit, si je devais répondre à ta question, je te dirais qu’il faut que je sois sûr d’une chose… tu me fais confiance ? » Tu souris finalement, doucement, un peu tristement, tentant d’oublier les doutes qu’il venait d’insinuer dans ton esprit, tentant de ne penser qu’à lui, à vous deux. « Toujours, » souffles-tu alors qu’il prend délicatement ton menton entre ses doigts.

Il s’approche doucement de toi, et tu ne le quitte pas des yeux, immobile. Puis, doucement, alors que vos souffles se mêlent déjà, tu fermes les paupières, te laissant aller tout contre lui alors que vos lèvres s’effleurent avec douceur. Tu sens ses mains glisser dans le bas de ton dos nu, et tu te rapproches encore plus de lui, oubliant officiellement tous tes doutes, inquiétudes, et autres. Il n’y avait que toi et lui, vos cœurs qui battaient l’un contre l’autre, vos souffles qui se mêlaient l’un à l’autre, la douceur de ses lèvres, la chaleur de ses bras. Le moment est parfait, et c’est à regret que tu laisses ses lèvres quitter les siennes alors que tu souris, tout en le regardant dans les yeux, toujours serrée contre lui. « Maintenant, je suis sûr… jamais plus personne ne me dicteras ma conduite… c’est toi qu’il me faut pour être heureux, Bella. » Tu souris tout en baissant les yeux, enfouissant ta tête dans son cou. « Cependant, prenons notre temps… ne perdons pas tout ce que nous avons construit après tant d’années sauf si ce qui pourrait te rendre heureuse serait le fait que je te passe la bague au doigt là, maintenant tout de suite ! » Tu pensais comme lui. Vous aviez tout le temps du monde pour être ensemble, pour être sûrs, pour vous aimer comme il faut. Vous pouviez prendre votre temps et profiter de tous les moments passés ensemble comme si c’était le dernier. « Caleb, ne t’inquiète pas. Ça va bien aller. Oublions nos parents, oublions les autres, oublions le reste… Ici, c’est juste toi et moi, et c’est ce qui me rend heureuse. »

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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Jeu 20 Déc - 22:32

Tu prêtes attention au moindre battement de cil de la petite fille devenue grande dont le visage se rapproche peu à peu, tu ne rates pas un seul mouvement de ses lèvres ni même cet éclat passager qui passe dans ses prunelles à l'instant où vos lèvres se frôlent dangereusement. Chacun de ces moments passé à l'instant, tu le graves dans ta mémoire à jamais puisque ce précieux instant restera le départ de quelque chose de concret, de beau et digne des meilleures histoires à l'eau de rose de tous les temps. Pour une fois, tu es prêt à t'engager dans une histoire et, comme si tu t'y étais préparé pendant toutes ses années, tu trouves tes marques aisément dans ce baiser qui débute et stoppe le temps. Les caresses de ces lèvres si douces t'arrachent au monde du commun des mortels appelé plus communément planète terre et t'emmène vers une destination bien plus surprenante : le paradis. Sous tes paupières fermées tu aperçois les contours de petits angelots, d'auréoles étincelantes, de nuages moelleux et des portes dorées rehaussées de décorations style louis XVI s'apprêtant à s'ouvrir sur ton passage. Cette sensation était bien meilleure que celles ressenties lorsque tu te prenais une cuite ou fumais des substances illicites comme la racine de mandragore car même si cela t'arrivais rarement, tu avais su profiter innocemment des vertus hallucinatoires de ces denrées coulant à flot dans les bars les plus proches. Cependant, alors que vos souffles se mêlaient, que vos lèvres se caressaient et que votre étreinte vous rapprochait comme jamais auparavant, tu peinais à revenir à la réalité et pire que ça, tu n'en avais pas envie. Seulement, comment alliez-vous faire si vous ne repreniez jamais votre souffle et restez cloués ainsi en cette position inconfortable pour vos jambes et votre corps ?

Finalement, c'était plus par nécessité que réelle envie que tu mettais délicatement fin à cet instant privilégié avec ta Bella, ne brisant pas pour autant les chaines vous maintenant l'un contre l'autre. Avec délectation, tu avais sentis son corps recouvert d'à peine quelques tissus frémir sous tes mains se glissant sur son épiderme, tu avais également pu sentir les battements fous de son coeur contre ton torse et vos demi-souffles faire vibrer tes tympans. Tu regrettais déjà ces lèvres mais préférais t'imposer des limites de sorte à ce que votre relation naissante reste secrète. Bien des rumeurs courraient déjà quant à votre histoire et tu ne voulais certainement pas les alimenter en certifiant à tout le monde que vos parents avaient réussi leur coup et que vous aviez bel et bien succombé aux charmes de l'autre. Il y avait d'autres rumeurs bien moins appréciables qui lui avaient fait croire que Bella avait eu l'audace d'embrasser un garçon de Maarifa Sihr il y a quelques jours ... rumeur que tu t'étais efforcée de ne pas croire mais qui t'avais tout de même heurté au plus profond de ton être. Peut-être que tu voulais avant tout préserver votre complicité enfantine et votre amitié exceptionnelle mais bien plus que cela, tu avais espéré au fond de toi que Bella t'aimerai un jour pour ce que tu étais et non pas pour ce que son père voulait bien lui faire voir ou croire à ton propos. À partir de cet instant où cette rumeur t'avais fait encore plus douter, tu avais décidé de faire quelque chose mais avant cela, tu étais entré dans une période de boudage intensif, imitant certaines de tes camarades d'Anupam qui étaient particulièrement douées en la matière, leur demandant même quelques conseils avisés sur l'attitude à adopter.

Tout ça pour, au final, te persuader que vous pouviez faire bien mieux que ce bref premier baiser échangé à l'à-va-vite, presque forcé, que tu avais amèrement regretté. Et alors que tu la regardais dans le blanc des yeux, tu savais que tu avais eu raison de croire cela puisque cet instant que vous veniez de partager était parfait et ce même si elle n'avait pas eu l'air très à l'aise lorsque tu avais commencé à parler de doutes ou d'illusions. Grâce à ton audace, cet air renfrogné était à présent remplacé par un regard empli de douceur et un sourire satisfait. Toi qui avait eu si peur de te faire repousser, de la voir pour la première fois monter sur ses grands chevaux après avoir essayé de la pousser dans ses retranchements. Mais en gentleman et protecteur que tu étais, tu n'avais pas joué la carte du mesquin joker visant à la voir s'indigner devant tes doutes, au contraire, tu avais agi avec parcimonie. Cette période pendant laquelle vous vous fuyiez était à présent révolue, tu le savais alors qu'elle te dévorais des yeux tout comme tu le faisais en l'observant entre chaque battement de sourcils. Des mots réconfortants sortent de ta bouche et elle enfouit son visage dans ton cou. À cet instant, tu te sens comme un superhéros qui vient de se sauver la vie ou de vaincre le plus vilain des méchants que le monde ait connu, mettant un terme à sa carrière, pouvant souffler et s'offrir une vie normale, avoir une femme, trois enfants, un Saint-Bernard et peut-être même un hamster. C'est serein que tu lui caresses le bas du dos et l'écoute d'une oreille distraite. « Caleb, ne t’inquiète pas. Ça va bien aller. Oublions nos parents, oublions les autres, oublions le reste… Ici, c’est juste toi et moi, et c’est ce qui me rend heureuse. » Tu pensais un bref instant que tout cela était trop beau pour être vrai mais balayait immédiatement cette théorie, t'accrochant fermement à l'instant présent, refusant de le laisser partir comme un vulgaire nuage de poussière car ces mots qu'elle venait de prononcer te rendaient heureux et ce souffle que tu sentais contre la peau de ton cou te permettaient de croire que cet instant était bien réel et qu'aucun obstacle ne viendrait noircir le tableau.

« Tu sais, j'ai bien cru qu'on allait rester dans une impasse jusqu'à la fin de nos jours et, même si j'exagère un peu, dans un sens, c'est ce qui me faisait le plus peur. Te perdre et te voir t'épanouir dans les bras d'un autre aurait pu transformer l'innocent Caleb que je suis en Dark Caleb le Wombat Vador. »

Tu riais face aux absurdités qui s'échappaient d'entre tes lèvres sentant l'atmosphère se radoucir au fur-et-à-mesure. Tout te semble de nouveau simple et beau et, candide comme tu es, tu te laisses aller à tes pensées positives et à quelques idioties impossible à retenir bien longtemps. Lui tirant la langue, tu la taquinais sur cet empressement et ce manque d'application dont elle avait fait preuve l'été dernier lorsque tu étais allé la voir en compagnie de tes parents qui venaient s'enquérir de l'état de leur complexe hôtelier du Caire : « Je savais qu'on pouvait faire mieux que ce vulgaire premier baiser échangé au mois d'Aout ! » Tes mains se mouvaient légèrement dans le bas de son dos et ses doigts vinrent bien vite chatouiller les côtes de l'égyptienne. Tes petites manies reprenaient le dessus alors que vous vous retrouviez et que tu étais ravi de voir que tout cet espoir basé dans cette relation avec Bella n'était pas parti en miettes.
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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Dim 23 Déc - 5:51

Will you be my prince ?
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Tu doutais. Pas de lui, loin de toi cette idée immonde. Tu doutais de toi, de ta capacité à le rendre réellement heureux. Après tout, si vous aviez été dans une situation un peu délicate, c’était complètement de ta faute. Et Judah t’avait embrassée. Certes, tu pouvais toujours arguer que tu étais ensuite partie en courant, mais voilà, ça c’était quand même passé, et tu ne savais toujours pas ce que ça signifiait pour lui ou pour toi au final. Tu ne voulais pas le blesser, mais les choix que tu effectuais ces temps-ci semblaient toujours se ramener à un Caleb blessé et boudeur, ce que tu aurais voulu éviter. Tout ce que tu faisais finissait par lui tomber sur la tête, et tu aurais aimé l’épargner un peu. Il n’avait pas à subir tes sautes d’humeur à cause de ton père, tes drôles décisions que tu prenais sans réellement réfléchir aux conséquences pour le rendre fier. Il ne méritait pas d’essuyer les possibles rumeurs qui ne tarderaient pas à pleuvoir sur vous – après tout, après la rumeur (fausse) de toi et Anant, il y avait eu celle (vraie) du baiser avec Judah, et maintenant sûrement celle (fausse mais avec un fond de vérité) comme quoi vos parents ont finalement réussi leur coup. De plus, de ton côté, tu savais bien ce que tu allais entendre. Après tout, on avait parlé de toi avec trois garçons en peu de temps. La réputation que cela te ferait te donnait déjà envie de vomir.

Mais d’un autre côté, malgré les doutes, malgré les autres, là, maintenant, ici, dans les bras de Caleb, plus rien n’avait d’importance. Il avait toujours eu cette capacité de souffler sur tes problèmes pour qu’ils s’envolent tous d’un coup et ce, rien qu’en restant à tes côtés. Ainsi lovée entre ses bras, tes lèvres contre les siennes, tes mains dans ses cheveux, tentant de le rapprocher encore plus de toi, vous cœurs battant fort l’un contre l’autre, tu ne pouvais douter de rien. Comme si, d’un simple baiser, Caleb pouvait faire disparaître tous tes doutes et seulement te laissant avec la certitude que ce que vous faisiez était la bonne chose à faire. Que vous aviez pris la bonne décision, et que votre relation méritait toutes les embûches que vous devrez traverser pour être ensemble. Caleb méritait que tu te battes. Il l’avait toujours mérité, depuis cette fameuse journée où tu lui avais tenu la main et refusé de le lâcher parce que tout au fond, tu savais qu’il allait toujours être là. Et maintenant, tu voulais te battre pour lui, pour que vous puissiez être ensemble sans pression, sans doute. Juste avec la certitude que vous étiez heureux et que le temps s’arrêtait lorsque vous étiez ensemble.

Tout contre lui, c’était l’impression que tu avais. Le monde aurait pu arrêter de tourner, le temps aurait pu s’arrêter, tu ne l’aurais probablement pas remarqué. Tu ne voulais pas que ça t’arrête. Parce que vous deux, cette nuit-là, les yeux plongés dans ceux de l’autre, rien n’aurait pu te rendre plus heureuse. Tu avais peur de gâcher ce moment, que vous retombiez sur terre avec vos soucis, ce que les autres diraient. Tu ne savais même pas ce que tu allais dire à tes parents. Ça n’avait aucune importance, même si tu tentais vainement de laisser tes soucis pour plus tard. Tu avais peur, peur de le perdre, peur qu’il parte, peur qu’il te lâche la main. Cette peur était enfouie si profondément en toi que tu avais l’impression qu’elle avait toujours fait partie de ta vie, depuis ce fameux repas où tu avais affirmé à tes parents que tu ne voulais pas qu’il te lâche. Depuis, tu avais toujours eu ce pincement au cœur en le voyant s’éloigner, ce sentiment de vide lorsqu’il n’était pas à tes côtés, et ces sentiments t’avaient suivis toute ta vie. Mais maintenant qu’il était là, maintenant qu’il était vraiment tout à toi, ces peurs étaient exacerbées, comme si dès que tu étais enfin heureuse à ses côtés on allait te l’enlever. Qu’il allait partir. Tu ne voulais pas qu’il parte.

Ta tête enfouie dans son cou, ses mains caressant doucement le bas de ton dos, tu frémissais légèrement dans ses bras. Tu n’étais pas tout à fait assez bien habillée pour affronter le petit vent qui se levait, et même si, ainsi lovée contre lui tu te réchauffais lentement. C’était un autre sentiment qui te faisait ainsi frissonner, une autre sensation. Tu avais toujours senti ton cœur manquer un battement lorsqu’il t’effleurait, mais ainsi collée contre lui, proche et vulnérable, tout ton cœur semblait s’embrasser sous ses tendres caresses. « Tu sais, j'ai bien cru qu'on allait rester dans une impasse jusqu'à la fin de nos jours et, même si j'exagère un peu, dans un sens, c'est ce qui me faisait le plus peur. Te perdre et te voir t'épanouir dans les bras d'un autre aurait pu transformer l'innocent Caleb que je suis en Dark Caleb le Wombat Vador. » Tu ris tout contre son cou. Tu ne peux pas t’en empêcher. Il dit vraiment n’importe quoi, même si tu comprends très bien le fond de sa pensée, et cette idée réchauffe ton cœur. Caleb jaloux, c’était quelque chose que tu n’aurais jamais cru possible, et cette simple pensée te faisait sourire. « Je te jure que si une autre fille te prend dans ses bras dans le corridor, je l’assomme, » Tu souris doucement, et tu relèves finalement la tête pour le regarder dans les yeux. « Ça a toujours été toi, Caleb, depuis le jour où tu as pris ma main et que j’ai refusé de la lâcher. » Tu voulais qu’il le sache, parce que tu étais sincère.

« Je savais qu'on pouvait faire mieux que ce vulgaire premier baiser échangé au mois d'Aout ! » Ah. Oui. Ça. « Je te jure que si tu reparles de ce moment tout à fait honteux et humiliant de ma vie, c’est toi que j’assomme ! » Tu riais peut-être, tentant vainement de te tortiller pour te sortir de son étreinte et de ses doigts qui te chatouillaient les côtes, mais tout au fond, même s’il en riait, toi, tu ne te l’étais toujours pas pardonné. Tu n’avais pas le droit de lui infliger ça, tu n’aurais pas dû, tu avais honte. Il méritait mieux, et tu avais peur que tu prennes d’autres décisions inconsidérées comme celles-là qui pourraient, exactement comme elle, lui faire du mal sans que tu ne le veuilles. Et à le voir rire ainsi, à te chatouiller alors que tu le suppliais de te laisser partir tout en riant de façon incontrôlable, tu te disais que tu ne voulais plus jamais le voir bouder de ta vie, et que tu en ferais une affaire personnelle.

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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Mer 26 Déc - 19:19

Épanoui, heureux et décoincé. Voilà ce que tu étais à l'instant même. Toutes ces pensées parasites te poussant à l'éviter et à ne plus vouloir lui parler s'en allaient comme balayées par un léger vent frais venant à l'improviste agiter la chevelure nouée de ta partenaire du soir. Jasmine était plus belle que jamais et Aladdin encore plus amoureux qu'aux premiers instants où il l'avait vue. Tous deux vêtus de ces costumes saillants se tenaient à présent collés l'un à l'autre et, délicatement, tu ne pouvais plus te passer de caresser son dos nu en espérant un jour pouvoir découvrir la moindre parcelle son corps étape par étape. Cette pensée perverse venait d'affluer à ton esprit aussi simplement et bêtement que tu te laissais distraire par les formes de la jeune femme et du peu de tissu recouvrant son épiderme frissonnant miraculeusement à chaque fois que tu passais ses mains tièdes dessus. Ce petit jeu t'amusais et tu savais d'ores et déjà qu'il en serait de même pour toi si elle commençait à poser ses ongles sur sa peau pour les faire courir d'un point A à un point B, un sourire taquin aux lèvres digne de ces plus belles expression malignes qu'elle avait pour habitude d'adopter lorsqu'elle tenait à te rendre ce que tu lui infligeais.

C'est passionnés que vous vous enlaciez et profitiez de ce court instant privilégié avant de retourner vous mêler à la foule comme si de rien n'était si ce n'est que vous ferez croire au monde entier que vous vous étiez réconciliés et qu'à présent, votre amitié ne serait que renforcée après ces quelques semaines de totale opposition. Peut-être ferais-tu également croire -aussi mesquin sois-tu- que, te sentant trahi par ce baiser échangé à l'improviste avec un autre élève, tu avais senti ton petit cœur tomber en miette tout ça dans le but d'en apprendre plus mais peut-être que Bella n'apprécierait pas ce genre de comportement … Alors, en bon ami et futur mari, tu te dis que tu attendrais d'être avec elle et seulement avec elle pour lui en parler et classer une bonne fois pour toute ce dossier pouvant attenter à votre amour naissant. Amour, un mot avec lequel tu n'as pas pour habitude de composer mais qui semble ancré en toi depuis le début mais pour cela, il faudrait remonter aux temps ancestraux de tes huit ans où tu la découvrais pour la première fois sans réellement savoir qui elle était ni pourquoi tu te trouvais là face à une famille dont tu ignorais tout mais qui semblait déjà avoir des projets en commun avec tes parents adoptifs concernant ton avenir. Tu n'étais peut-être pas Prince mais tu avais promis, solennellement à cette enfant du Nil, que tu serais à jamais là pour elle.

Ce qui te fait le plus plaisir c'est de la sentir s'agiter légèrement et rire à ces mots légers prononcés par ce fanfaron que tu aimais être qui l'aidais à oublier un instant le monde sérieux dans lequel vous viviez car des choses sérieuses et contraignantes, il y en avaient bien plus que des choses sans aucune importance mais amusantes. Aussi aurais-tu préféré passer ton temps à te baigner dans un lac, pêcher, chasser, essayer de faire du feu et survivre aux caprices du ciel plutôt que d'être soumis à cette société soumise à une vie matérialiste à laquelle tu appartenais. Mais le hasard en avait voulu autrement et t'avais fait naître trop tard pour que tu puisses découvrir les joies d'être un homme des cavernes préoccupé par la chasse au mammouth bien plus que par sa dernière note catastrophique en cours de divination. En même temps, le professeur est un véritable sadique alors ta note ne t'étonne pas tant que ça … Tu fais du hors sujet lors des devoirs mais en fais également lorsque tu la presses contre toi aussi doucement que possible comme si de tes puissants bras, tu aurais pu la briser en mille morceaux. Ainsi penses-tu aux wombats, aux cascades que tu aimes tant contempler, à un hamac, aux yeux de Bella pour revenir aux Wombats. Que des choses ravissant ton esprit et faisant naître sur ton visage cet air bienheureux que tu arbores bien trop souvent que tes professeurs te reprochent mais que tes amis adorent plus que tout. À travers ces yeux qui sont les tiens, tu vois le monde d'une façon différente et vis chaque instant de ta vie de sorcier le plus sereinement possible. Aussi, semblant se rendre compte que quelque chose cloche dans ton air, s'empresse-t-elle de te ramener les pieds sur terre par une simple phrase :

« Je te jure que si une autre fille te prend dans ses bras dans le corridor, je l’assomme, » et toi, benêt comme tu es, tu lui réponds toujours en pensant à la préhistoire « Et tu comptes l'assommer avec quel genre de massue ? Les défenses de mammouth pourraient peut-être être aussi efficaces qu'un cul de casserole … » Elle lève la tête pour que ton visage entre dans son champs de vision et tout ce que tu trouves à faire c'est sortir de ta bulle pour te plonger dans ses prunelles noires et t'y noyer, flottant doucereusement lorsqu'elle révèle : « Ça a toujours été toi, Caleb, depuis le jour où tu as pris ma main et que j’ai refusé de la lâcher. » Alors, machinalement, tu cesses de lui caresser le dos et t'empares de sa main que tu embrasses du bout des lèvres. « Vous m'en voyez ravi Princesse Bella. » Tu reposes ensuite ton front contre son crâne et laisse cette sensation étrange faisant que tu te retrouves à planer à quelques mètres au dessus de vos corps et ce jusqu'à t'intéresser à des détails. « Ça fait combien de temps que tu t'en es rendue compte ? » Tu baises son front chaud et presse un peu plus sa main avant de prendre ton tour au bureau des révélations. « Je suis sûr que je suis tombé amoureux de toi à l'instant où je t'ai vue avec tes longs cheveux et tes yeux malicieux. » Intérieurement, tu la remerciais de sa sincérité et pour manifester cette reconnaissance, tu l'embrasses en lâchant sa main de sorte à appuyer ta paume contre sa joue brulante et l'amener un peu plus contre toi. Tu ne veux plus te passer de son corps contre le tien ni même de ces douces lèvres venant embrasser les tiennes avec autant de passion que possible.

Le baiser fut bref mais intense et c'est tout rouge que tu ouvres les yeux pour accueillir sa réponse à ton commentaire sur ce premier baiser qu'elle t'avait offert. « Je te jure que si tu reparles de ce moment tout à fait honteux et humiliant de ma vie, c’est toi que j’assomme ! »
Tu ris et enfouis ton visage dans sa chevelure dégageant un léger parfum de fleur d'oranger. « Voyons Bella, tu n'oserais tout de même pas frapper ton futur mari, je te signale qu'il me manque déjà assez de neurones comme ça, pas la peine d'en rajouter une couche ! » Tes doigts ont déjà quitté sa joue depuis longtemps et se fraient un chemin entre ses côtes pour venir les titiller. Hilare, elle te somme de la lâcher et d'arrêter mais tu ne veux plus te passer du doux son s'échappant d'entre ces lèvres se transformant en rire ravissant ton être. Son bonheur est le tien aussi simplement que vous vous appartenez l'un à l'autre et ce depuis le début ...
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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Jeu 27 Déc - 5:28

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Il y avait quelque chose d’extrêmement rassurant à la présence de Caleb à tes côtés. Comme si toute ta vie pouvait être chamboulée d’un coup, comme si tout pouvait être bouleversé d’un souffle, mais qu’il serait toujours là, qu’il ne partirait pas. Tu avais la sensation que, s’il avait toujours été là depuis votre tendre enfance, il ne lui prendrait pas l’idée de te fuir maintenant. S’il ne voulait pas de toi dans sa vie, tu espères qu’il te l’aurait révélé bien assez tôt et qu’il ne serait déjà plus là. Le quitter avait toujours été difficile pour toi, bien que ce soit souvent pour des durées très limitées. On t’avait souvent quittée dans ta vie, à commencer par ton frère, Amon. Et depuis, tu attendais avec angoisse le moment où tu verrais l’autre homme qui faisait battre ton cœur d’une différente façon te quitter à son tour. Tu avais si mal vécu ce début d’année où il te boudait, où vous vous évitiez, que tu le serrais à présent contre toi pour ne pas lui laisser la possibilité de s’enfuir. Certes, vous aviez peut-être des doutes, des questions restées sans réponses. La vie était longue et parsemée d’embûches, mais tu aimais croire qu’à vous deux, vous pourriez réussir à faire de ce long voyage un périple plus qu’agréable, où vous tiendrez tête à n’importe qui tentant de se mettre au travers de votre chemin, main dans la main.

Tu n’avais jamais réellement pensé à ce qu’impliquait de marier Caleb. Petite, tu avais simplement cette conviction qu’il serait toujours là, que c’était comme ça et que rien ne pourrait jamais vous séparer. Tu avais longtemps eu cette vision, comme quoi tout serait parfait, sans disputes, sans malentendus, sans haussement de voix. Tu croyais que tu pouvais réussir à faire sourire Caleb pendant toute sa vie, et ça t’avait convaincue que si tu pouvais le rendre heureux, tu devais impérativement le faire, puisqu’il te rendait heureux toi aussi. Et maintenant, alors que tu le regardais dans les yeux, tes mains chaudes caressant timidement son torse nu à cause de son costume d’Aladdin, tu pouvais enfin réellement comprendre les sentiments qui t’habitent depuis tellement longtemps. Vous étiez des adultes, maintenant, rien à voir avec les enfants que vous étiez plusieurs années auparavant. Tes sentiments pour lui avaient toujours été présents, d’une certaine manière, mais ils avaient évolué à chaque coup d’œil qu’il te lançait, à chaque sourire échangé, à chaque frôlement, à chaque maladresse. Et tu te demandais comment tu n’avais pas pu t’en rendre compte avant. Vos corps pressés l’un contre l’autre, vos yeux vous dévorant mutuellement, c’était tellement vrai, ça te rendait tellement heureuse que tu ne comprenais pas comment tu n’avais pas pu y songer avant, pourquoi tu ne l’avais jamais pleinement réalisé.

Tu sentais ton cœur battre vite et forte contre le sien, s’emballant à chaque caresse, à chaque sourire. Il avait toujours tenté de t’avertir, de te prévenir. Tu savais que Caleb était spécial, que logiquement vous alliez passer votre vie ensemble, mais tu n’avais jamais pensé que tu le voudrais réellement, du plus profond de toi. Il avait toujours fait partie de ta vie, partie de toi. Depuis qu’il avait baisé ta main lorsque vous n’étiez que des gamins, depuis que vous avez joué au chat dans ton grand palais, que tu avais officiellement démontré à tes parents qu’aucun autre petit garçon ne te rendait aussi heureuse que lui, et que c’était ton meilleur ami. Ça n’avait pas changé avec les années, et même si tu avais eu l’occasion de rencontrer de charmants garçons, probablement plus sérieux et moins boute-en-train que Caleb, ça n’avait absolument rien changé. C’était lui que tu aimais, point barre. Tu t’en fichais si les autres ne divaguaient pas sur les Wombats, qu’ils étaient probablement plus studieux et sérieux que lui. Ça n’avait aucune importance, parce que Caleb te faisait rire. Il faisait battre ton cœur rien qu’en te saluant de loin, rien qu’en te serrant fort dans ses bras, dans ses étreintes qui te soulevaient presque de terre. Ça, c’était ce qui t’importait. Ça, et le fait que c’était Caleb. Il s’était frayé un chemin jusqu’à ton cœur et y avait élu domicile bien des années auparavant.

« Et tu comptes l'assommer avec quel genre de massue ? Les défenses de mammouth pourraient peut-être être aussi efficaces qu'un cul de casserole … » Tu lui offres un sourire malicieux en entourant son cou de tes bras. « J’ai des tonnes de ressources insoupçonnées, tu sauras. » Tu le lâches en riant un peu, bien contente d’avoir semé le doute et la curiosité dans sa tête. Tu lui avoues que ça a toujours été lui depuis le début, et il te prend la main et l’embrasse, comme la première fois. « Vous m’en voyez ravi, Princesse Bella. » Tu souris de nouveau, comme si c’était un réflexe désormais, sans pouvoir t’en empêcher. Il fallait croire que Caleb n’était pas qu’un élémentaliste, il avait également le pouvoir de te faire rire et sourire sur demande. Il pose son front sur le tien et ton sourire reste ancré sur tes lèvres alors que tu te délectes de la chaleur diffuse que tu ressens dans tout ton corps. « Ça fait combien de temps que tu t'en es rendue compte ? » C’était le genre de questions qui te prenaient toujours de court, et tu ne savais jamais réellement quoi répondre. Tu ne le savais honnêtement pas. « Je suis sûr que je suis tombé amoureux de toi à l'instant où je t'ai vue avec tes longs cheveux et tes yeux malicieux. » Tu souris doucement, bercée par vos souvenirs communs. Tu es tentée de répondre la même chose, de lui dire que tu l’avais aimé à la seconde où il avait posé ses lèvres sur ta main. Seulement, tu t’étais promis d’être tout à fait honnête avec lui, quoiqu’il arrive. D’être honnête, même s’il te fallait mettre des mots sur des sentiments que tu ne comprenais pas encore bien. D’être honnête, même s’il te fallait formuler une réponse qui n’était peut-être pas exactement celle qu’il voulait entendre. « Je crois… Je crois qu’à quelque part, je l’ai toujours su. Mais je pense que ça a été long avant que je ne mette des mots sur ce que je ressentais, que je fasse la distinction, tu vois. Mais… Je pense que c’est quand j’ai failli te perdre. Oui, c’est parce que… Enfin, je crois que c’est là où j’ai vraiment compris. »

Tu avais baissé les yeux, un peu gênée de tant d’honnêteté de ta part. Ça n’avait jamais été facile pour toi de t’ouvrir aux autres, alors que tu passais ton temps à les pousser pour qu’eux s’ouvrent à toi. Mais c’était Caleb, et le malaise fut vite dissipé alors que vous vous remettiez à rire, évoquant le honteux baiser que vous aviez échangé au mois d’août. « Voyons Bella, tu n'oserais tout de même pas frapper ton futur mari, je te signale qu'il me manque déjà assez de neurones comme ça, pas la peine d'en rajouter une couche ! » Tu prends son visage entre les mains, caressant ses joues de tes pouces. « Tu as raison. Et puis, je m’en fous, tes neurones, je les aime comme ça. » Tu lui plantes un baiser rapide sur les lèvres, souriante et le cœur battant toujours aussi fort, à croire qu’il ne se calmerait jamais.

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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Mer 16 Jan - 22:09

Aux instants où ta peau frissonne au contact de ses doigts, que tes lèvres frémissent au moment de l'embrasser et que vos regards se croisent avant de se cacher derrière vos paupières closes, tu te dis que tu as enfin découvert la signification de l'amour. Beaucoup en cherchent toujours le sens mais toi, tu oses espérer en avoir découvert les mystères bien qu'il te reste encore beaucoup à apprendre en la matière. Être romantique était une chose qui ne t'avait encore jamais trop tentée jusqu'à présent. Offrir des fleurs, avoir des petites attentions, penser à l'anniversaire de l'autre et le mettre au centre de tes préoccupations n'avait jamais été chose facile pour toi le distrait à la mémoire sélective qui te posait plus de questions existentielles de premier ordre plutôt que de t'intéresser à ta relation amoureuse. D'ailleurs, tu ne te rappelais pas avoir ressenti autant de chose se passer en toi lors de tes précédentes relations qu'elles aient été amoureuses ou simplement intéressées parce que oui, il t'était arrivé de sortir avec une jeune sorcière dans le simple but d'assouvir quelques envies tout à fait respectables comme fouiller dans les placards de la petite-amie fashionista pour y trouver des vêtements ou sous-vêtements que tu aurais rêvé de porter ... Être un homme était une chose mais être discriminé par les créateurs de mode et condamné à ne pouvoir porter qu'un nombre réduit de vêtements alors que les filles, elles, pouvaient porter des robes, jupes et chaussures à talon était une grande injustice à tes yeux.

Cela faisait bien longtemps que vous vous tourniez autour sans oser avouer ce que vous ressentiez l'un pour l'autre ou bien vous étiez trop aveuglés par votre amitié exemplaire de longue date qui en rendaient jaloux plus d'un. Combien de fois as-tu entendu dire par tes plus proches amis d'Anupam lorsqu'elle passait dans les couloirs, t'adressait un signe de la main et un sourire ravageur et disparaissait pour se rendre à un de ses cours, qu'il était impossible que vous ne soyez qu'amis et qu'à ta place, ils auraient déjà tenté quelque chose. Et combien de fois leur avais-tu répliqué que la relation que tu entretenais avec la jeune Maarifa était bien trop pure et importante à tes yeux pour que tu puisses te permettre de la détruire en laissant des envies primitives de mâle prendre le dessus ... De toute ta vie tu n'avais jamais eu envie d'autant protéger quelqu'un et il semblait en être de même pour elle puisque, lorsque vous étiez encore enfants, vous aviez conclu une sorte de pacte définissant ce que vous étiez prêts à faire pour l'autre et que vous vous efforcerez toujours de mettre en application pour le préserver du mal. Jamais tu n'aurais voulu qu'il lui arrive le moindre mal et maintenant que tu avais pris les devants, tu pourrais encore plus veiller à ce qu'elle ne soit menacée par nul danger et à ce qu'elle soit continuellement heureuse. Lui faire du mal était inconcevable ainsi, alors que tu la pressais doucement contre ton torse, tu jurais de tuer quiconque oserait lui porter atteinte. Vous étiez intimement reliés tant et si bien que si elle n'allait pas bien, tu n'allais pas bien non plus mais que lorsqu'elle riait aux éclats et s'épanouissait, tu faisais de même. Bien que tu ne sois ni pessimiste, ni déprimé, tu te disais que tu avais enfin trouvé une vraie raison de vivre et qu'elle te ferait tenir jusqu'à la fin voire même au-delà bien que le corps humain soit faible face aux assauts terribles du temps.

Tes pensées s'agitaient bien trop et bien plus que d'habitude, tu n'en avais pas l'habitude et était même tenté de jeter un regard accusateur à la jolie brune qui souriait volontiers entre tes bras. Elle était la seule responsable de cette agitation dans ton esprit puisqu'elle stimulait tes pensées et satisfaisait ton imaginaire. Lorsque tu la regardais dans les yeux, tu te projetais dans le futur et tu t'imaginais courir main dans la main avec elle à travers les blés sous un soleil tapant, alors qu'une horde de wombats apprivoisés vous suivaient. Rien qu'à imaginer cela, tu te sentais heureux. Ton obsession pour les wombats avait beau être récente, elle avait contribué à la naissance d'une nouvelle vocation : éleveur de wombats. Cependant, tu doutais que les études que tu poursuivais à Nameless seraient suffisantes pour être un bon éleveur puisque vous n'aviez aucun cours sur ces créatures ce qui était aussi une injustice. Pourquoi les wombats ne seraient-ils pas magiques eux aussi et dignes d'intérêt ?

« J’ai des tonnes de ressources insoupçonnées, tu sauras. » Ce furent ses paroles qui te ramenèrent soudainement à la réalité alors que tu percevais de nouveau ses pupilles et que ce décor champêtre s'évanouissait, laissant place à un spectacle bien plus enchanteur. Tu en avais presque oublié qu'elle était si peu vêtue et aussi magnifique et la redécouvrait d'un nouvel œil en faisant glisser tes mains bouillantes le long de ses bras jusqu'à saisir ses mains et jouer avec ses doigts. Alors qu'elle t'avouait qu'elle ne supporterait aucune concurrence, tu étais satisfait de voir qu'elle avait plus d'un tour dans son sac et serait une redoutable adversaire face à une fan invétérée de l'homme que tu étais. Tu lui souriais un peu bêtement en l'imaginant jouer du gourdin pour se faire une place au milieu d'une foule de jeune femme et, avant de te faire absorber une fois de plus par le monde magique des pensées improbables, te concentrais sur les mots qui jaillissaient de ses lèvres. « Je crois… Je crois qu’à quelque part, je l’ai toujours su. Mais je pense que ça a été long avant que je ne mette des mots sur ce que je ressentais, que je fasse la distinction, tu vois. Mais… Je pense que c’est quand j’ai failli te perdre. Oui, c’est parce que… Enfin, je crois que c’est là où j’ai vraiment compris. » Tu secouais la tête d'un air approbateur. « Je vois ... »

En réalité, tu ne voyais pas vraiment puisque tu n'étais pas elle mais aurais adoré que ce soit le cas et, malgré tout, tu comprenais qu'elle puisse avoir été troublée par cette grande complicité vous ayant reliée l'un à l'autre dès les premiers instants que vous aviez passé ensemble. Ils étaient bien loin ces jeux d'enfants et ces confidences, un verre de thé à la menthe à la main, d'autrefois. De l'innocence de l'enfance vous aviez évolué bien que tu y aies laissé un pied, réticent à l'idée de grandir, et vous vous retrouviez projeté dans un monde parallèle où il vous fallait prendre des décisions, des responsabilités mais également composer avec de nouveaux sentiments autres que l'impatience d'attendre la fin d'un repas pour pouvoir attaquer le dessert ou bien la colère ressentie par la confiscation d'un jouet auquel vous teniez ... Tu regrettais un peu d'avoir laissé tout ça derrière vous mais tu ne pouvais qu'apprécier ce qui vous attendait ... Elle baissait d'ailleurs les yeux après sa révélation et tu t'empressais de laisser ta main courir sur son épaule, remonter le long de son cou jusqu'à ce que tes doigts glissent sur sa mâchoire et ne redressent son menton de sorte à ce que tu puisses voir ses yeux brillants. À cet instant, si on t'avait demandé quelle était la chose que tu préférais faire, ta réponse aurait été : plonger tes yeux dans les siens ...

Cependant, tu n'étais pas du genre à rester inactif bien longtemps. Dire des bêtises était ton passe-temps favoris alors, avant qu'un silence ne s'installe trop longuement entre vous et que vous vous contentiez de vous observer -bien que tu aimes ça- tu t'offusques de l'entendre dire qu'elle serait capable de t'assommer. Prenant un air faussement choqué, tu lui révèles que ce serait une mauvaise idée bien que tu aurais aimé pouvoir voir ce que ça faisait d'être assommé. Tu avais faillit l'être, une fois, à cause d'un cognard belliqueux mais jamais tu n'avais eu l'occasion de goûter à ce plaisir sous la main revancharde d'une donzelle. « Tu as raison. Et puis, je m’en fous, tes neurones, je les aime comme ça. » Tant qu'elle aimait tes neurones, ça t'allait et ce encore plus lorsqu'elle ponctuait ses phrases par des baisers furtifs comme celui qu'elle venait de déposer sur tes lèvres et auquel tu n'avais pas eu le temps de répondre. Satisfait de sa réponse, tu l'agrippais par une main et la faisait tourner sur elle-même d'un mouvement de bras habile. « Je n'ai pas envie de rejoindre les autres mais ... j'aimerais tout de même pouvoir danser alors ... m'accorderais-tu cette danse ? » La suppliant presque du regard alors qu'elle finissait son tour et se retrouvait de nouveau face à toi, tu sautillais sur place, impatient d'entendre sa réponse prêt à l'agripper une fois de plus et l'amener contre toi pour danser ce slow qui irait à merveille avec la musique douce s'échappant de la porte du hall d'entrée encore ouverte.
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Revelio

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MessageSujet: Re: Will you be my prince ? ♥ Caleb   Sam 9 Mar - 4:48

Will you be my prince ?
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Tu ne savais pas quand était son anniversaire. C’était une petite pensée tout à fait insignifiante, mais elle devenait maintenant primordiale. Tu devais savoir quand était son anniversaire. Tu l’avais toujours fêté, à tous les ans, avec lui, mais bizarrement tu n’arrivais pas à te rappeler de la date précise. Vous étiez ensemble, et c’était tout ce qui comptait à tes yeux. L’âge qu’il avait, la journée, la date, le mois, ça ne te faisait rien. Ce n’était qu’un moment de plus où vous pouviez célébrer, être ensemble, passer du temps avec l’autre. Mais là… Là, tu devais le savoir. Et tu devais absolument connaître la date de votre rencontre. Ton père pourrait trouver ça dans ses vieux agendas, probablement. C’était tellement nouveau, tellement gros que tu ne savais plus comment réagir. Être avec Caleb, ça, tu connaissais. Penser à lui à tous les jours, ça aussi, ça allait. Le serrer dans tes bras, être tout contre lui, tu connaissais un peu mais tu allais apprendre. Il était déjà ton univers. Vous étiez déjà presque un couple, il ne suffisait que de l’avouer. Peut-être que tu pensais trop. C’était sûrement ça. Tu avais vu tes amis être en couple, toutes les attentions qu’ils avaient pour l’autre, se souvenir de tous les anniversaires, faire un souper surprise, organiser tout ça, acheter des cadeaux, se stresser pour la St-Valentin… Tu en avais vu, des couples. Et ça te faisait peur. Parce que tu n’avais pas l’impression que tu pouvais te conformer à tout ce que vous étiez supposés faire. Tu ne savais même pas si tu pouvais dire que vous étiez un couple. Est-ce que vous deviez le définir ou… ? Tu étais perdue. Pas dans tes sentiments, eux ils étaient clairs, ils étaient simples. C’était juste tout ce qui entourait cette relation. Toutes les attentes extérieures. Ne pourrais-tu pas simplement être avec lui, et être heureuse comme ça ? Pourrais-tu arrêter de penser, deux minutes pour pouvoir ressentir plus ?

Vous vous connaissiez depuis tellement longtemps et vous aimiez depuis à peu près tout ce temps qu’il était assez incroyable que tous ces sentiments ne sortent que maintenant. Vous auriez eu des tonnes d’autres occasions, pourtant. Mais avant, c’était votre amitié qui vous retenait, la peur de détruire quelque chose d’aussi beau et d’aussi important. Tu ne voulais pas perdre Caleb, pour rien au monde, et détruire cette amitié était la dernière chose que tu voulais faire. Tu n’étais même pas prête à prendre le risque de devenir plus, au cas où ça tourne mal. Tu serais alors la plus malheureuse. Petite, tu avais toujours détesté les moments où vous vous boudiez. Ce n’était jamais longtemps, parfois pas plus de quinze minutes, mais à chaque fois, ton petit monde s’écroulait autour de toi et tu ne voyais aucune façon de le reconstruire que de te réconcilier avec ton ami de toujours. Tu voulais qu’il soit là, qu’il soit présent. C’est tout ce que tu attendais de lui. Qu’il soit romantique ou pas, qu’il t’offre tes fleurs ou pas, qu’il t’invite à dîner dans de grands restaurants, ça n’avait aucune importance pour toi. Tu voulais simplement que cette relation naissante vous ressemble. Qu’elle soit comme vous : un peu décalée, sans arrière-pensées, naturelle. Simple. Tu ne t’étais jamais posé de questions avec lui, et tu ne voulais pas commencer maintenant. Tu t’en posais assez sur les autres, tu adorais que Caleb soit une constante dans ta vie, quelque chose d’immuable, qui resterait là quoiqu’il arrive.

Serrée contre lui, tu ne voulais plus quitter l’emprise de ses bras. Tu avais toujours ressenti le besoin de le sentir toi près de toi, comme si tu allais te briser comme une poupée de porcelaine s’il osait s’éloigner de toi. Il t’était difficile de comprendre pourquoi c’était lui. Pourquoi pas un autre ? Ton père t’avait présent plusieurs petits garçons, fils de ses grands amis, et pourtant, tu n’avais jamais rien ressenti d’aussi pur et profond avec eux que tu l’avais ressenti avec Caleb. Tu ne saurais dire pourquoi, même s’il te le demandait. Tu pouvais essayer de t’expliquer, mais tu trébuchais sur les mots, tu étais maladroite. C’était comme ça. Tu le ressentais, et tu savais que c’était lui. The one, comme ils disent. Ça pouvait sembler complètement stupide, ça pouvait être guimauve gnian-gnian tout dégoulinant de caramel et de miel fondant, mais voilà. C’était la vérité, et tu le savais parce que ton cœur battait tellement plus vite lorsqu’il était proche, et lorsque vous vous touchiez toute ta peau en frissonnait.

Alors, lorsqu’il te regarde et qu’il te dit : « Je n'ai pas envie de rejoindre les autres mais ... j'aimerais tout de même pouvoir danser alors ... m'accorderais-tu cette danse ? », tu ne peux t’empêcher de sourire en riant alors qu’il te fait tourner sur toi-même. Il te ramène tout près de lui et tu noues tes bras autour de son cou, bougeant doucement au son de la musique que tu entendais. « Oui. J’adorerais danser avec toi. »


« Life is too short to waste a single second with anyone who doesn’t appreciate and value you. » ► Sarah Dessen, The Truth About Forever
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