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 It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian

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Revelio

MessageSujet: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Sam 15 Déc - 14:46

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Deuxième semaine de la rentrée
Intrigue en cours : Chapitre 2, intrigue 2
Protagonistes : Adrian Chrysler & Chen O'Connor
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Non merchiii


« I be waking up in the morning probably hating myself»


Le soir était tombé sur Nameless mais je n’avais pas regagné ma chambre. La première semaine avait été éprouvante, la tension entre étudiants étant plus que palpable. Je faisais de mon mieux pour maintenir une bonne ambiance dans mes cours et, appréciant plus que toute autre chose le changement qui s’était opéré en moi cet été, je n’avais pas trop de mal à mettre tout le monde à l’aise et à apaiser les conflits en quelques mots. J’étais redevenu celui que j’étais « avant ». Avant « l’épisode Declan » et il n’y avait nulle commune mesure ce qui était une bonne nouvelle. Je ne parvenais même plus à me souvenir du pourquoi je m’étais laissé aller à ce point. Mais je savais que la méditation sur l’un des toits du monde n’était pas le seul facteur déterminant de ce renouveau. Ce facteur restait cependant inaccessible pour l’instant et je n’allais certainement pas chercher à le voir avant l’heure. Non pas parce que je n’en mourrais pas d’envie, un mois depuis ce moment de bonheur avait été une longue période d’attente, plus longue que celle qui nous avait séparés après la fameuse nuit sur laquelle il était inutile de revenir, ni par fierté, simplement parce que je ne savais pas encore comment le contacter, comment communiquer avec lui sans que ce soit remarqué. Un des inconvénients de cette relation serait de la garder secrète mais, au vu de ce que nous avions partagé, j’étais prêt à retourner dans l’ombre du placard pour quelques temps, jusqu’à ce qu’il se sente prêt à passer à la vitesse supérieure. Nous n’en étions qu’aux balbutiements de cette histoire, il n’était pas question que j’exerce une quelconque pression sur lui pour que nous nous révélions. Personne n’était au courant et cela ne me dérangeait pas le moins du monde. Je savais et ça me suffisait.

Incapable de trouver le sommeil, je m’étais dirigé vers l’enclos de Soin aux Créatures magiques. Si ses bras n’étaient encore pas pour ce soir, il y avait d’autres choses dont je devais m’occuper, que j’avais enfouies et que je pensais terminées et oubliées jusqu’à ce qu’elles se rappellent à moi, lors de l’un de mes premiers cours. Je poussai la barrière et me dirigeai vers eux. Ils m’avaient senti, moi et la viande crue que j’étais passé leur chercher aux cuisines. Je leur lançai quelques morceaux, observant leurs corps décharnés tout en ne pouvant m’empêcher de les trouver majestueux. Les Sombrals. Ils m’avaient toujours échappés jusqu’alors et je ne les avais pas proposés à l’étude l’année précédente car j’étais bien incapable de dire quoi que ce soit à leur sujet. Maintenant en revanche … Je n’avais pas encore programmé le cours, cependant, je savais très bien que le sujet serait plus qu’épineux notamment avec les étudiants ayant perdu un être cher sous leurs yeux ou non. Je ne pouvais que le comprendre étant donné les sentiments qui m’habitaient en cet instant. J’aurais bien sûr pu choisir la facilité et l’occuper exclusivement de mes licornes adorées, mais quel genre d’enseignant aurais-je alors été ? Je me perchai pour la barrière en les regardant déchiqueter la chair et un frisson m’envahit, me forçant à fermer les yeux quelques instants au souvenir d’autres mâchoires arrachant des parties sanglantes dans un autre contexte … celui qui me permettait de les voir actuellement. Je me passais les deux mains sur le visage pour me tempérer. Il fallait que je fasse le deuil de cette étudiante que je ne connaissais même pas. Je l’avais surtout occultée mais je ne pouvais pas fuir cet épisode de ma vie éternellement. Sa vie avait été prise à la place de la mienne et je devais vivre avec cet état de fait. Une sensation étrange au niveau de ma cuisse me fit ouvrir les yeux et je vis un Sombral la pousser doucement des naseaux. Etonné, je passai ma main sur son encolure, le flattant avec légèreté. Faire la paix avec la mort passait-il par ce rituel étrange ? Mes élèves ressentiraient-ils cet élan qui faisait battre mon cœur un peu plus vite ?

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Revelio

MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Lun 14 Jan - 2:18


Est-ce que quelque chose que l'on pouvait qualifier de mal vous avez déjà paru être la bonne chose à faire ? Vous savez, ce moment où il vous faut prendre une décision, en sachant au fond de vous qu'elle n'est pas bonne, mais où vous espérez que le résultat serait, lui, positif... Je n'étais pourtant pas le genre de personne à me questionner longtemps avant de faire quoi que ce soit, ni à faire les choses en pensant qu'elles étaient "biens". Je me fichais, à vrai dire, de faire de "mauvaises" choses, tant qu'elles me convenaient à moi. C'était toute la beauté de la chose. Faire les choses pour soi avant tout, et se ficher du reste. Sauf que cette fois-ci... J'étais bien forcé de me rendre à l'évidence que quelque chose clochait dans ce raisonnement. Car j'avais promis, d'essayer de faire les choses "biens", maintenant. D'être quelqu'un de meilleur...

Je ne suis pas stupide. On peut même dire que je suis quelqu'un d'intelligent, sinon, je n'en serais pas arrivé là où j'en étais. C'est sûrement pour ça que je savais, à présent, que je n'avais pas agi "pour le mieux", mais encore une fois, seulement pour moi-même. Je n'en avais pourtant pas eu l'intention, aux premiers abords. J'avais voulu, vraiment, changer. Mais j'avais eu cette idée, bloquée dans mon esprit... Cette sensation de ne plus savoir qui j'étais, et où j'en étais... Avec ce besoin de comprendre, de contrôler ce qui m'arrivait. C'est ce qui m'avait amené à faire un choix. Sur le moment, il m'avait paru être le bon, mais sous un nouvel éclairage... Et bien, disons qu'à présent, je n'en étais plus aussi sûr. Vous connaissez ce sentiment ? Quand au début, tout va bien, puis qu'ensuite, soudain, sans crier gare... C'est la brainapocalypse dans votre crâne ? Tout y est sans dessus dessous et plus rien ne va, malgré vos belles convictions l'instant d'avant ? Il ne s'agit pas seulement d'un truc du style "oups, j'ai fait une bêtise, mais c'est pas grave, c'est le genre de chose qui arrive", mais plutôt... Britney Spears, m'voyez ? En somme, Oooops I dit it agaaaaain ! Baby baby one more tiiiiime. And eeeeeeveryyyytime I try to fly I faaaaaall... You're toxic I'm sleeping undeeer, bref, etc, etc, quoi. Tout son répertoire pouvait y passer, limite, et je ne dis pas ça seulement parce que je suis gay et que ces derniers ont une fâcheuse tendance à aimer cette pouf blonde avec un goût limite pour les tenues en latex...

Pour vous résumer la situation, j'avais, dans un moment de panique, choisi la méthode qui me semblait la moins pire pour régler un... Soucis que j'avais. A savoir, et bien... Comment on est sensé savoir qu'on est vraiment gay ? Quand on a été hétéro toute son existence et qu'on se rend soudain compte qu'on est attiré par un homme, c'est tout de même une bonne question, vous en convenez. La solution de la comparaison m'avait alors parue la plus appropriée. J'avais essayé de dresser un bilan dans mon esprit, et en était venu à la conclusion que, oui, j'avais bel et bien l'impression que les choses étaient différentes quand j'étais avec lui. Elles se mettaient en perspective autrement quand il avait ses doigts sur ma peau, c'était un fait, mais c'était peut être parce qu'il était mon premier... Homme, s'entend. Et jusque là, le sexe avec les filles n'était pourtant pas si mal, pour moi... Alors que m'arrivait-il ? Pourquoi ne pouvais-je plus penser qu'à lui, dans ce genre de situation ? Forcément parce que quelque chose en moi avait changé, ou s'était "révélé", allez savoir... Et quoi de mieux que de vérifier cette théorie pour en avoir la certitude absolue ? Je ne me voyais évidemment pas le faire en couchant avec un autre homme, il n'y avait que lui qui avait cette "place particulière" dans ma vie et je ne comptais la céder à aucun autre mâle.. C'est là que l'idée de le faire avec une fille m'avait semblé l'angle parfait pour y parvenir. Il me suffirait de voir si, à présent que je pensais avoir trouvé mon orientation, le sexe avec l'autre bord ne me contentait plus... Et c'est ainsi que je m'étais mis dans de beaux draps - l'expression était, d'ailleurs, particulièrement parlante.

Sauf que, voilà, même si cela m'avait permis de réaliser combien il était à présent le seul avec qui je me voyais être de cette façon, je savais que j'avais merdé. Même s'il n'avait jamais été question d'être exclusif et d'officialiser ce que nous avions, Chen et moi, depuis maintenant quelques temps, j'avais bien compris que de son côté, il ne m'aurait jamais fait ça, et maintenant que je m'étais mis à sa place, je pouvais imaginer qu'il n'en serait pas ravi. Mais il comprendrait, non ? Quand je lui expliquerais les raisons de mon geste, il y verrait, comme moi, la logique qui m'était apparue sur le moment, hein ? Je n'en étais pas sûr, et c'est ce qui m'avait poussé à garder mes distances. Faire le point avec moi-même et notre situation. Quels étaient mes désirs et mes besoins ? Et surtout... Quels étaient les siens ? Je ne pouvais être sûr que j'allais être capable d'assumer, de répondre à ses attentes, mais ce n'était certainement pas en restant loin de lui que je trouverais la réponse à ces questions, c'est pourquoi je m'étais décidé à aller le rejoindre, au beau milieu de la nuit. J'étais d'ailleurs sur le chemin du château quand, en coupant par la forêt, j'étais tombé sur l'enclos, et qu'elle n'avait pas été ma surprise de le voir debout, en plein milieu, en train de flatter l'encolure d'un Sombral. L'empreinte d'un sourire fugace était venu trôner sur mes lèvres alors que j'avançais. Je les voyais depuis quelques années, maintenant. La mort de cette vélane l'avait déclenché lorsque je lui avais donné la mort sans sommation. Cela me ramena des bribes de la conversation que nous avions eu au quartier général, cette discussion qui avait tout déclenché, et qui amenait aujourd'hui mon palpitant à s'accélérer chaque fois qu'il était dans les parages.

Me glissant sans bruit dans son dos, j'approchai lentement, d'abord pour ne pas effrayer les animaux, ensuite pour qu'il ne me remarque pas, et une fois assez près, je le frôlai seulement, n'osant me coller contre son corps. Jetant un coup d'oeil aux alentours, pourtant, je pouvais presque avoir la certitude que nous étions seuls tant le silence régnait... Presque comme si nous étions les dernières personnes restantes dans l'univers. “Bonsoir. On se connait, non ? Votre dos m'est très familier...” Murmurai-je, laissant mes doigts glisser sur l'étoffe, le long de son échine, d'un toucher fantomatique. J'eus un léger rire qui s'éteignit presque aussitôt dans l'atmosphère silencieuse, comme pour respecter le calme de la nuit. On entendait quasiment que nos deux respirations, si ce n'était également celles, plus appuyées, des sombres chevaux squelettiques nous entourant. C'était une belle nuit. Parfaite pour des retrouvailles, songeai-je, bien que j'avais, au fond, le sentiment de ne l'avoir jamais vraiment quitté...


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I want love, but it's impossible. A man like me, so irresponsible. A man like me is dead in places... Other men feel liberated. I can't love, shot full of holes. Don't feel nothing, I just feel cold. Don't feel nothing, just old scars, toughening up around my heart. But I want love, just a different kind, I want love won't break me down, won't brick me up, won't fence me in, I want a love, that don't mean a thing, that's the love I want, I want love.

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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mar 15 Jan - 18:18

Je le sentis avant qu’il ne me frôle. N’allez pas vous imaginer que j’avais un odorat plus développé que la moyenne, c’était bien loin d’être le cas. En réalité, ce ne fut qu’une fraction de seconde avant que son torse n’effleure à peine mon dos, mais cela suffit pour mettre mes sens en alerte et dessiner un léger sourire sur mes lèvres. Son odeur, son parfum m’avaient enveloppé tant de fois cet été que je le connaissais maintenant par cœur. Si ce petit ingrat ne voulait pas sentir l’homme, cela ne me dérangeait aucunement et j’avais respiré son cou, ses vêtements plus souvent qu’à mon tour (et je ne l’avais d’ailleurs pas entendu se plaindre de quoi que ce soit depuis que je lui avais expliqué sous la douche ce qu’il en était). Alors même un bref instant m’avait permis de faire remonter tous les souvenirs de ces quelques semaines que nous avions passé ensemble. Dans la neige, à lui montrer le paysage que j’admirais depuis quelques temps déjà ou chez moi, alors qu’il prenait possession des lieux comme s’il y avait toujours vécu. Ça m’avait fait sourire, je lui avais fait la morale pour le principe mais en réalité, je m’étais senti complet et comblé pendant ces jours qui avaient filé bien trop vite avant qu’il ne doive retourner « au secret d’Etat ». Je n’avais pas tenté de le retenir réellement, même si j’avais plaisanté sur un enlèvement en bonne et due forme, je savais qu’il devait se rattraper au moins à ses propres yeux pour la désertion de cette nuit-là. Il était reparti, bien trop tôt et mes nuits sans lui avaient été paisibles, mais peuplées de son sourire et de son odeur sur l’oreiller d’à côté. Odeur que je voulais à tout prix retrouver. Aussi m’appuyais-je contre son torse, là où lui s’était contenté d’un contact éclair. Bonsoir. Bonsoir, répondis-je sans me presser et sans quitter le Sombral du regard. Pourquoi me presser ? la nuit était calme, et même si je me sentais comme un adolescent retrouvant son petit ami dans un placard après des semaines de rendez-vous avortés à cause de parents trop méfiants, je n’en restais pas moins un adulte responsable et absolument capable de me tenir … au moins un certain temps.

On se connait, non ? Votre dos m'est très familier... Mais il était vrai que s’il commençait comme ça, à me toucher l’air de rien, à me rappeler quelques souvenirs exactement comme il le fallait, il était clair que j’allais avoir du mal à tenir mes bonnes résolutions et mon image de professeur respectable. La créature finit par relever la tête pour l’approcher du nouveau venu qui … le voyait sans aucun doute étant donné qu’il ne m’avait pas demandé ce que je mimais de caresser. Il m’avait de plus confessé l’assassinat d’une Vélane donc je n’avais guère de doute à avoir sur le sujet. J’en profitai pour sauter à bas de la barrière, mais du mauvais côté, le bois étant maintenant entre nous. Cela ne m’empêcha pas de le détailler, plongeant les mains dans les poches de mon pantalon noir, finissant par dire : Il me semble que c’est le cas, en effet. Votre visage m’est vaguement familier … Je me penchai par-dessus la barrière pour venir poser une main ferme sur son fessier, faisant mine de prendre un air songeur : Effectivement, je crois que cela me revient, maintenant. Sans cesser de sourire, j’effleurai ses lèvres des miennes, sans aller plus loin, profitant du silence de la nuit, de son souffle que je sentais près du mien, de cet instant que j’avais attendu un peu trop longtemps à mon goût. Je finis par en briser la magie avant qu’il ne le fasse lui-même d’une pirouette dont il avait le succès, posant la main sur l’encolûre du Sombral pour lui demander : C’était ça, en fait, ce soir-là, au bar, n’est-ce pas ? Quand tu m’as prêté ta veste … Je plissai doucement les yeux avant de poursuivre : Tu ne t’inquiétais pas pour ma santé ou pour le fait que je venais de sous-entendre que tu n’étais qu’un odieux connard … Tu ne voulais simplement pas qu’on puisse m’admirer … Je laissai échapper un léger rire avant de me retourner vers la créature qui avait dardé ses prunelles sur moi, comme si ce son lui était inconnu. Il était certain que les Sombrals ne devaient pas souvent entendre quiconque manifester son hilarité près d’eux. Je lui flattai les nasaux, comme pour le rassurer, demandant : Comment vas-tu ? Tu as eu un début d’année chargé ? Sans nul doute, étant donné que cela faisait bien deux semaines que j’étais là sans qu’il puisse trouver un moment sans venir me voir. Ce n’était en rien un reproche de donzelle offensée, c’était une simple interrogation sans malice.

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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mar 15 Jan - 19:19


J'étais plutôt serein, jusque là. Sa présence m'apaisait, le retrouver me faisait du bien, bien plus que je ne l'aurais cru... Mais en arrière plan, je me sentais tout de même un peu fébrile. Je n'avais pas eu le chemin entier jusqu'à son appartement pour méditer ce que j'allais dire, ou faire, au final, j'étais tombé sur lui sans réellement m'y attendre... Peut être un peu trop tôt. Cependant, j'aurais pu faire demi-tour. J'aurais pu m'en aller avant qu'il ne me voit. Mais j'avais décidé de faire face, parce que je n'avais jamais été le genre à fuir, et que je n'allais pas commencer maintenant. Le sentant venir se coller contre mon corps, je laissais un sourire grimper sur mes lèvres, profitant de son contact, même si c'était mal. ...Mais qu'était un mal quand il faisait autant de bien ? “Il me semble que c’est le cas, en effet. Votre visage m’est vaguement familier...” Rentra-t-il dans mon jeu avant de venir tâter une de mes fesses, ce à quoi je me sentis obligé de rétorquer : “Je crois que tu confonds mon visage et... Mon cul, là, darling.” “Effectivement, je crois que cela me revient, maintenant.” Continua-t-il innocemment, ce à quoi j'offris un soupir faussement blasé alors qu'il s'approchait de mes lèvres, les effleurant. C'était une torture, mais je résistai à les prendre entre les miennes, coinçant pour cela ma lèvre inférieure entre mes dents tout en le regardant s'éloigner pour caresser le Sombral qui se tenait toujours à ses côtés depuis le début de l'échange. Il reprit, toujours l'air de rien, tandis que je continuais de me battre avec ma conscience... Si tant était que j'en sois réellement dôté d'une. “C’était ça, en fait, ce soir-là, au bar, n’est-ce pas ?” J'arrêtai de respirer, mon coeur loupant un battant alors que j'ouvris la bouche bêtement, comme pour protester, mais aucun son n'en sortit et il poursuivit, toujours aussi calmement : “Quand tu m’as prêté ta veste …Tu ne t’inquiétais pas pour ma santé ou pour le fait que je venais de sous-entendre que tu n’étais qu’un odieux connard … Tu ne voulais simplement pas qu’on puisse m’admirer …” Son rire s'éleva légèrement dans la douce atmosphère du lieu et j'y ajoutais le mien, quoi qu'un peu nerveux. J'avais été tellement persuadé qu'il avait tout découvert avant que j'ai une chance de lui en parler que je n'arrivais à présent presque plus à aligner deux pensées cohérentes. Je pouvais même sentir l'adrénaline coulant à flot dans mes veines, menaçant de me faire tourner la tête, tandis que mon cerveau m'avait momentanément ordonné de choisir entre l'attaque ou la fuite face au danger imminent et qu'à présent, je réalisai que la seule menace, ici, c'était moi-même, et ces foutus processus neurobiologiques à la noix. Face à mon manque de répartie, il dut se sentir obligé de continuer de parler, puisqu'il ajouta dans la foulée, fidèle à lui-même, personnifiant calme et volupté, comme l'aurait dit Baudelaire : “Comment vas-tu ? Tu as eu un début d’année chargé ?” Et là, ce fut le drame. “J'ai couché avec une fille.”

WHAT'S WRONG WITH YOU, MAAAN ? FOR FUCKS SAKES ! YOU CAN'T DO THINGS LIKE THAT, YOU TWAT ! Et bien... Si, je pouvais, puisque je l'avais fait. Comme le gros abruti que j'étais, j'avais cédé à la panique, au lieu de prendre le temps de mesurer mes paroles, de réfléchir à mes mots, avancer la chose plus ou moins naturellement... Non, moi, il avait fallu que je le dise comme ça, VLAN, sans y mettre les formes, sans même prévenir avant, préparer le terrain, non, rien. Je venais d'agir comme... Un gros con. Rectification : j'étais un gros con. Et maintenant, et bien... J'étais dans la merde. Nouvelle rectification : j'étais dans deux fois plus de merde que je l'étais déjà avant d'arriver. J'ouvris la bouche, passant la main sur ma nuque, et soupirai. Il ne fallait pas que je laisse le silence s'éterniser maintenant, il fallait que je réagisse, avant que lui ne le fasse et ne me laisse plus en placer une. “Je pouvais pas continuer comme ça, la discussion, là, c'était... J'allais forcément me défiler, tu vois ? Et il fallait que je te le dise, parce que je peux pas te mentir. J'ai pas le droit de te faire ça, je t'ai promis de faire les choses biens et... Et j'essaie, vraiment j'essaie. Je t'assure que j'ai tout essayé ! J'ai retourné la chose mille fois dans ma tête, et puis, au final, je me suis dit que c'était pas grave, que ça n'avait pas d'importance, puisqu'il n'y a que toi qui est important pour moi, et que, cette fille, c'était rien, tu comprends ?” Je repris mon souffle, réalisant que je n'avais pas réussi à le regarder tout le temps que je parlais. J'avais marché de long en large, fait de grands gestes, et à présent, ma main encadrait mon front, me tenant les tempes, réflexes que j'avais quand je savais que je ne maîtrisais pas un échange ou une situation, une façon de me recentrer sur moi-même, et de ne pas me laisser affecter par les causes extérieures... Et je devais avouer que là, à cet instant, j'avais très peur de combien elles m'affecteraient. Mais surtout, combien elles l'affecteraient lui... Ne trouvant plus quoi dire, je plantai finalement mes deux mains au dessus de mes hanches avant de relever le regard vers lui. L'appréhension me bouffait à l'idée de rencontrer son regard, voir l'expression de son visage, mais je ne devais pas fuir. Je n'avais encore jamais fui, et aujourd'hui ne serait pas la première fois. Je m'y refusai. Même si j'avouais regretter, là, maintenant, de ne pas m'être mieux préparé. De ne pas avoir trouvé une meilleure manière de le faire... Même si je doutais qu'il en existe.


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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mar 15 Jan - 19:44

J’aurais pu entendre qu’effectivement, il avait eu trop de travail et qu’il fallait bien que son devoir passe avant le reste s’il ne voulait pas se faire renvoyer séance tenante, qu’il n’arrivait toujours pas à croire qu’il ait déserté son poste l’année passée, même pour ce que nous avions vécu et que le temps qu’il ne serait pas en paix avec lui-même, il ne pourrait pas faire autrement, il ne pourrait pas venir me voir sans se sentir coupable. J’aurais même pu entendre qu’il avait passé pas mal de temps avec ses collègues qu’il n’avait pas tant revu que ça et qu’il ne pouvait pas s’éclipser pour aller voir quelqu’un, que ce n’était pas dans ses habitudes et que cela mènerait à des questions auxquelles ils n’étaient pas prêt à répondre, surtout s’il revenait avec l’odeur d’un homme sur lui. J’aurais pu, je savais qu’il lui faudrait du temps et je ne me serais aucunement alarmé. Mais là, alors que je fixais le Sombral comme pour essayer de le rassurer, ses mots me frappèrent de plein fouet : J'ai couché avec une fille. Que le Sombral arrête de s’inquiéter, plus personne ne risquait de rire, fut la première pensée qui me traversa l’esprit. Je ne l’avais pas vue venir, celle-là, je devais bien l’avouer. Quand nous nous étions retrouvés, tout s’était excessivement bien passé, comme s’il n’y avait aucun obstacle entre nous, comme si être ensemble était ce qu’il y avait de plus naturel au monde, même si ni l’un ni l’autre ne définissions cette relation en termes exacts, il n’y en avait pas besoin. Ou tout du moins le croyais-je. J’ai couché avec une fille. Ses mots revinrent me frapper à l’arrière du crâne, comme un boomerang alors que je cherchais comment accuser le coup. Et malgré toutes mes connaissances dans la gestion de crise, malgré toutes mes capacités humaines, je ne parvenais pas à trouver la réponse. J’étais fixé sur la créature qui me regardait d’un air morne, sans se douter le moins du monde de ce qui venait de se passer. Je n’allais pas lui demander de répéter, j’avais très bien entendu. L’image de lui quittant les toilettes de chez Gerry me revint très précisément en mémoire, étant donné le nombre de fois impressionnant où j’avais pu assister à cette scène. Il avait recommencé. Alors que nous étions … ensemble ? Je l’avais cru. Mais maintenant, subitement, je doutais.

Je pouvais pas continuer comme ça, la discussion, à, c'était... J'allais forcément me défiler, tu vois ? Je ne compris pas immédiatement qu’il s’était mis à parler. Ce ne fut que quand la créature me délaissa, retournant vers ses congénères et que je n’eus plus d’autre choix que de le regarder que cela m’effleura. Je l’observai marcher, faire de grands gestes, en sachant pertinemment que c’était bel et bien la réalité, et que personne ne me dirait qu’il ne s’agissait que d’un énième cauchemar. Et il fallait que je te le dise, parce que je peux pas te mentir. J'ai pas le droit de te faire ça, je t'ai promis de faire les choses biens et... Et j'essaie, vraiment j'essaie. Je t'assure que j'ai tout essayé ! J'ai retourné la chose mille fois dans ma tête, et puis, au final, je me suis dit que c'était pas grave, que ça n'avait pas d'importance, puisqu'il n'y a qui toi qui est important pour moi, et que, cette fille, c'était rien, tu comprends ? Pourquoi l’as-tu fait, dans ce cas ? Je ne reconnus pas immédiatement ma voix, elle semblait appartenir à quelqu’un d’autre. Elle était froide, sans âme. Mais n’avait rien de brisé, contrairement à une partie de moi qui venait de se tordre de douleur, encore une fois. Mais quelque chose s’était réveillé, lentement. Dès que les prémices de ce que je reconnus comme la vague qui m’avait englouti quand j’avais embrassé Declan s’étaient manifestés, autre chose l’avait balayé d’un revers de la main. Quelque chose qui venait de m’anesthésier de façon brutale. Mon visage s’était fermé, je pouvais le sentir et je lui faisais face. Je n’étais pas détruit par cette révélation. J’étais … bouleversé. De manière étrange. Mais bouleversé tout de même.

Je me sentais calme. Je ne savais pas comment qualifier cette bizarrerie, mais je n’étais pas dans tous mes états, en morceaux comme Savannah avait pu me récupérer. Sous mes yeux se tenait ma dernière lubie. Celle d’un homme qui avait encore cru à sa chance, au prince non-charmant, étant donné qu’il en était l’antithèse la plus parfaite. Il venait de me blesser, cruellement et pourtant j’étais encore debout. Mes mains vinrent s’appuyer à la barrière qui nous séparait, cette limite semblant soudain énorme et incroyablement présente. Je baissai la tête, quelques secondes, avant de la secouer, de gauche à droite, de droite à gauche puis de la relever. Mon regard passa sur lui, s’arrêtant sur ses grands yeux clairs. J’ouvris la bouche et ce fut un rire sans joie qui en sortit : Oui, tu m’avais promis. Et j’y ai cru. Je secouai de nouveau la tête avant de me redresser : Explique moi. En quoi ce que tu as fait n’a pas d’importance ? Et pourquoi si je compte tellement, tu es allé voir ailleurs ? Oui, j’avais noté sa déclaration sous-jacente, mais je n’étais pas en état d’y goûter. Pas alors que l’amère saveur de la déception m’emplissait une nouvelle fois la bouche …

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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mar 15 Jan - 23:26


Je commençais à me vexer un peu, là... Oui, c'était un comble mais tout de même. J'aurais aimé qu'il soit plus... réactif. Enfin, techniquement, le voir rester calme aurait dû me soulager, mais ce n'était pas le cas. Je me sentais même... Étrangement déçu. Je sais pertinemment de quoi ça doit avoir l'air, là, de suite, encore moi et mon égocentricité, blablabla... Mais, quand même, quoi. Je m'attendais presque à ce qu'il soit dévasté et il... Et bien, c'était tout le contraire, en fait. On aurait même dit qu'il le prenait avec philosophie, et ce n'était clairement pas une attitude dont je l'aurais cru capable. Pas après l'avoir vu à l'agonie pour un mec avec qui il n'était même pas réellement sorti, quoi - et, non, ceci n'est pas de la jalousie, so, fuck off, okay ? “Pourquoi l’as-tu fait, dans ce cas ?” J'accusais tranquillement la question, inspirant fortement. Pourquoi, pourquoi, toujours des pourquoi... Oui, j'avais bien une raison, car, non, je ne l'avais pas juste fait comme ça, pour le plaisir... Mais comment lui dire ? Lui révéler mes doutes n'était-il pas plus risqué que de lui faire croire, justement, que ça s'était passé comme ça ? Je n'arrivais pas à me concentrer. Ses réactions me perturbaient. Je ne savais pas réellement à quoi je m'attendais, mais ce n'était pas ça, pas ce simple visage fermé, ce regard presque... Blasé. Et puis ce mouvement de tête assorti à un léger rire qui vint clôturer le tout. On aurait dit un parent désappointé par l'attitude de son enfant parce qu'il a fait une vilaine chose. Et quand il rouvrit la bouche, je m'attendais presque à voir en sortir un "privé de sortie pendant une semaine", tant le contraste était saisissant. “Oui, tu m’avais promis. Et j’y ai cru.” Le ton légèrement paternaliste, lui, y était bel et bien. Un point pour moi... Si j'avais été stupide de croire qu'il serait plus touché qu'il ne semblait l'être, je n'avais visiblement pas tout perdu de mon esprit de déduction "présent". Il faudrait juste me rappeler, à l'avenir, de ne pas me risquer à essayer de prêter des émotions qui n'existaient pas à Sir O'Connor. J'avais l'air énervé, pour vous ? Peu s'en faut... “Explique moi. En quoi ce que tu as fait n’a pas d’importance ? Et pourquoi si je compte tellement, tu es allé voir ailleurs ?” Je clignai des yeux l'espace d'un bref instant. Alors voilà, c'était comme ça que ça allait se dérouler... C'était moi, finalement, qui allait avoir mal, alors que lui allait rester de marbre, l'allure princière et le beau rôle. Soit. Après tout, j'étais bien plus doué pour jouer les méchants, ils avaient toujours eu ma préférence. “Tu n'y as jamais cru.” Exposai-je platement, une de mes mains venant encadrer mon menton alors que mon air, d'un coup, venait de changer. De penaud, il était passé à surpris. Non, c'était plus que ça, je n'étais pas étonné, j'étais presque... Halluciné. Diantre, que j'avais été bête. Un imbécile heureux ! Non... Le roi des cons. Pour changer ! “Tu n'as jamais pensé que je réussirais, que je pouvais changer.” Continuai-je d'énoncer, levant mon index en l'air avant de claquer des doigts, personnifiant l'illumination divine à merveille... Et je devais avoir également l'air quelque peu d'un illuminé, tant je commençai à proprement dériver du sujet, retournant la situation contre lui, à présent, au lieu d'essayer de me défendre. L'attaque, il n'y avait que ça de vrai. Et mon père ne m'avait pas élevé dans l'esprit de devenir un winner pour rien. “Tout ce temps tu attendais juste que je dérape, que je fasse le faux pas, l'erreur fatale, celle que je finis toujours par faire, parce que c'est comme ça que je suis. Alors pourquoi me poser la question ? Tu sais que c'était inévitable. J'ai besoin du frisson, de séduire, de manipuler... D'avoir des conquêtes, des proies. C'est ce qui me fait me sentir exister, me sentir un homme, tu te souviens ?” J'eus à mon tour un rire, aux accents sardoniques que je ne cherchais pas à minimiser. Oui, j'étais en train de m'enfoncer, et pourtant... Quelque part, je m'en fichais. Il ne voulait pas réellement que je m'explique, de toute façon, pourquoi l'aurait-il fait ? On se connaissait à peine ,après tout, lui et moi. De plus, avant qu'on se mette en tête de coucher ensemble, il s'était déjà façonné une image toute faite de moi, de ce connard sans coeur que j'étais à ses yeux. Alors à quoi bon chercher à lui donner tort ? Il avait déjà toutes les preuves qu'il lui fallait pour savoir qu'il avait toujours eu raison sur mon compte, fin de l'histoire.

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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mar 22 Jan - 17:52

J’aurais voulu hurler d’un rire affreusement dément à la Lune ou encore frapper dans la barrière jusqu’à ce que mes phalanges se mettent à saigner, extérioriser cette nouvelle déception, ce nouveau coup dur, mais je n’y arrivais pas, comme bloquer comme si … comme si ça n’arrivait pas à venir. Et peut-être était-ce pire à ressentir que de tout casser. C’était comme si c’était inévitable, comme si quoi que je fasse, qui que je choisisse, ça allait finir par se retourner contre moi. Mon géniteur aurait-il poussé sa haine envers celui que j’étais devenu jusqu’à aller me jeter un sort ? Je ne l‘en croyais pas capable, il préférait sans doute prétendre que je n’avais jamais existé. Je finis par me prendre la tête à deux mains, enfouissant mes doigts dans mes cheveux, tirant ma peau comme pour essayer de me réveiller. Il. M’avait. Trompé. Avec une femme. Merde, bouge, Chen, hurle lui dessus, fais quelque chose … Tu n'y as jamais cru. Un frémissement parcourut ma nuque alors que j’ajustais mon regard pour l’analyser alors qu’il parlait. Que venait-il de dire ? Tu n'as jamais pensé que je réussirais, que je pouvais changer Je te demande pardon ? Qu’était-ce, une mauvaise blague ? Ca allait être de ma faute, en plus ? Je ne lui avais jamais donné sa chance donc il avait dû aller voir ailleurs pour que … pour que quoi d’ailleurs ? Tout ceci n’avait pas le moindre sens ! Lui lançant un regard halluciné, mes yeux retrouvant un semblant de lumière, je le regardais me faire son petit numéro à base de claquements de doigts et de « eurêka j’ai trouvé » dans le portrait du parfait connard. Tout ce temps tu attendais juste que je dérape, que je fasse le faux pas, l'erreur fatale, celle que je finis toujours par faire, parce que c'est comme ça que je suis. Alors pourquoi me poser la question ? Oh non. Non, non, non. Mais il ne semblait pas m’avoir entendu, continuant son petit manège qui était en train de m’échauffer et allait me faire sortir de mes gonds. Je me forçais à respirer pour me calmer. Parce que c’était sans doute ce qu’il voulait. Que je me mette à hurler. Sinon, pourquoi aurait-il continuer jusqu’à : Tu sais que c'était inévitable. J'ai besoin du frisson, de séduire, de manipuler... D'avoir des conquêtes, des proies. C'est ce qui me fait me sentir exister, me sentir un homme, tu te souviens ? Rester calme, ne pas réagir, rester …

Non, impossible. J’éclatai d’un rire mauvais avant de secouer la tête et de lâcher mon crâne : Oh non, Adrian Chrysler, ne pense pas t’en sortir comme ça. Je l’aurais bien attrapé par le col de sa chemise pour bien me faire entendre, mais je n’avais pas envie que sa proximité me perturbe. Je levai un index furieux vers lui avant de dire : Tu crois que je ne comprends pas ce que tu es en train d’essayer de faire ? Tu crois que je ne te connais pas suffisamment, que je n’ai pas compris comment tu fonctionnais ? J’étais en colère et, malgré le ton posé que je m’efforçais d’adopter, ma voix tremblait de plus en plus : Tu es en train de te défiler, comme d’habitude. De rejeter la faute sur les autres parce que ce n’est jamais de la tienne. Et ça, tu vois, il n’en est pas question. Ce n’est pas moi qui suis allé fourrer ma queue dans un vagin cet été alors qu’on était censés être ensemble alors maintenant tu vas être un homme et ASSUMER TA MERDE ! Oui, j’avais crié, sur la fin. Je me détournais, m’en voulant d’avoir perdu le contrôle mais je n’avais pas réussi à en avoir assez pour me contenir jusqu’au bout, c’était trop difficile. Pas là. Pas après tout ce qui avait pu être dit, pas après tout ce qu’on avait vécu. Je fis quelques pas, pour faire redescendre la pression, juste pour endiguer ce qui montait pour continuer, parce que je n’en avais pas fini avec lui : Pourtant ça commençait bien, tes excuses, le fait que tu dises que tu te souciais de moi, de ce que je ressentais. Mais non, c’était trop, pourquoi, parce que je ne me suis pas effondré en chialant ? Ca t’aurait plu ? Ca t’aurait fait du bien, de te dire que je me mettais dans le même état que pour le type de l’année passée ? Là, c’était moi qui était outta control (coucou Owen). Je pensais que tu avais changé, j’y croyais, crois-tu vraiment que je t’aurais amené chez moi sinon ? Tu m’as fait une promesse, et j’y croyais parce que tu avais l’air sincère. Et je suis persuadé que tu l’étais. Ou alors je suis vraiment très, très con. Et je ne pense pas l’être. J’étais pas mal de choses, mais je me trompais rarement sur les gens, c’était ce qui faisait de moi un atout impressionnant dans l’entreprise de mon père. Je finis par lui faire face de nouveau, inspirant profondément : Alors dis-moi ce que tu veux. Mais pas que je n’ai jamais cru en toi. Parce que j’y ai cru. En nous. Voilà, c’était dit. Cela n’était peut-être pas sorti comme je l’aurais aimé (coucou, personnage qui ne se contrôle plus lui-même), mais c’était sorti. Je n’allais pas le laisser faire ça. Changer de sujet et me faire porter le chapeau. Il n’en était pas question.

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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mar 22 Jan - 19:20


Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas redevenir comme avant ? Où était passé mon insouciance et ma superbe ? En règle générale, je n'en aurais rien eu à faire. Je ne me serais pas trouvé là à devoir expliquer ma conduite, parce qu'il n'y aurait pas eu d'explication à avoir. Je me serais laisser guider par mes envies, voilà tout, et je n'aurais pas eu besoin de me trouver d'excuses ni d'en faire à qui que ce soit, car c'était comme ça. C'était ce que j'étais. Mes actions, je les assumais toutes, sans le moindre soucis, et les justifiait de la plus simple des façons : elles reflétaient la personne que j'étais, et je n'avais jamais eu aucun problème avec elle... Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à ce que ce mec, là, vienne bouleverser mon existence toute entière juste par sa foutue présence dans ma vie. Il avait tout chamboulé. Alors, oui, tout était de sa faute. C'était à cause de lui que je me sentais comme ça, c'était donc entièrement de sa faute ! “Oh non, Adrian Chrysler, ne pense pas t’en sortir comme ça. Tu crois que je ne comprends pas ce que tu es en train d’essayer de faire ? Tu crois que je ne te connais pas suffisamment, que je n’ai pas compris comment tu fonctionnais ? Tu es en train de te défiler, comme d’habitude. De rejeter la faute sur les autres parce que ce n’est jamais de la tienne. Et ça, tu vois, il n’en est pas question. Ce n’est pas moi qui suis allé fourrer ma queue dans un vagin cet été alors qu’on était censés être ensemble alors maintenant tu vas être un homme et ASSUMER TA MERDE !” J'eus un mouvement de recul malgré moi avant de laisser échapper un rictus amer. Croyait-il vraiment que j'étais en train de déporter la responsabilité juste pour me dédouaner ? Au moins, finalement, il semblait prendre les choses à coeur, et aussi incongru que cela semblait, ça me rassurait... Ça me redonnait un peu d'espoir. Même si ce n'était pas pour les raisons que j'aurais voulu. “Je n'aurais rien dit si ce n'était pas le cas.” Buuup, mauvaise réponse. Mais il fallait bien que je le souligne, quand même... J'avais essayé d'être honnête, bordel. De faire un peu de bien parmi tout le mal que j'avais fait. Je savais bien cependant que ce n'était pas assez, et que ça n'excusait rien. Je l'observai sans savoir quoi rajouter alors qu'il faisait les cent pas, en proie visiblement à une vive hésitation. Un bref instant, j'envisageai de venir le rejoindre et de le prendre dans mes bras pour lui dire que malgré tout, rien n'avait changé entre nous, que mon écart ne devait pas lui faire oublier tout le reste, mais j'en étais incapable. Parce que j'avais peur.

Au fond, il n'avait pas tort. Je n'étais qu'un lâche. Mais pas pour les raisons qu'il pensait, car j'avais bien plus peur de ce que j'étais en train de devenir que d'être avec lui. “Pourtant ça commençait bien, tes excuses, le fait que tu dises que tu te souciais de moi, de ce que je ressentais. Mais non, c’était trop, pourquoi, parce que je ne me suis pas effondré en chialant ? Ça t’aurait plu ? Ça t’aurait fait du bien, de te dire que je me mettais dans le même état que pour le type de l’année passée ?” J'eus un sourire triste et haussais les épaules pour toute réponse. “Ça te ferait te sentir mieux que je te dise que oui ? Alors, oui, je suis ce genre de personne, celles que le malheur des autres ravit.” Je croisai mes bras sur ma poitrine, relevant le menton. Si jamais il avait besoin d'autre chose à retenir contre moi... “Je pensais que tu avais changé, j’y croyais, crois-tu vraiment que je t’aurais amené chez moi sinon ? Tu m’as fait une promesse, et j’y croyais parce que tu avais l’air sincère. Et je suis persuadé que tu l’étais. Ou alors je suis vraiment très, très con. Et je ne pense pas l’être. Alors dis-moi ce que tu veux. Mais pas que je n’ai jamais cru en toi. Parce que j’y ai cru. En nous.” “L'erreur est humaine.” Contrai-je en serrant les dents. “Et, au fond, personne n'est parfait. Pas même moi.” J'eus un nouveau rictus accompagné d'un rire un peu rauque, n'osant toutefois pas pousser cette image que je personnifiais à présent très bien plus loin. Elle collait déjà bien trop à ma peau pour quand plus j'ai besoin de l'exprimer à voix haute. Oui, j'avais merdé. Je reconnaissais mon erreur, et prenais même la responsabilité de l'échec de cette relation... Mais je ne pouvais pas faire ce qu'il attendait de moi. “Je ne crois pas qu'on puisse changer. Après l'enfance, notre personnalité est déjà constituée, et elle détermine celui qu'on sera. Je ne peux plus être quelqu'un d'autre, c'est trop tard. Cette personne que tu crois que je suis, avec qui tu voulais être, ce n'est pas moi. Je ne la reconnais pas. Je ne sais pas qui c'est, mais elle n'est pas ce que je suis, elle ne peut pas me représenter. Je ne suis pas... Ça.” Je secouai la tête, appuyant fortement du bout des doigt sur mon sternum, ponctuant ces mots par ce geste qui en disait bien plus long que je ne l'aurais voulu. Je m'étais perdu. Mon monde changeait et moi... J'étais incapable de me retrouver dans tout ça. De vivre avec moi-même. Alors comment aurais-je pu être capable de vivre avec quelqu'un d'autre ? Finalement, j'ouvris les bras pour terminer dans un rire un peu fou, un peu triste, aussi, saccadé par mon ton qui perdait peu à peu son assurance. “Qu'est-ce que ça dit de moi, d'être avec toi ? Et de l'homme que je suis ? ...Suis-je même encore un homme ?” Ma voix avait fini par se briser, mon souffle s'étant tari à l'instant où j'avais posé les derniers mots, presque à contrecoeur. Pourtant, c'était vrai, je m'étais posé cette question... Et elle m'avait détruite, m'amenant à douter de tout ce que j'avais un jour cru croire, sur celui que j'étais à ma naissance jusqu'à celui que j'étais aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mar 29 Jan - 19:14

Je n’en pouvais plus, de ce petit con, de son attitude de je-m’en-foutiste. Il m’avait dit qu’il essaierait de s’améliorer, on était bien, ensemble, du moins le croyais-je. Non, je le savais, en réalité, j’avais vu comment il était quand nous étions tous les deux, chez moi. Et même s’il n’était pas expansif, même s’il ne le disait pas, je le sentais. Alors pourquoi ? Pourquoi tout foutre en l’air alors que tout allait si bien ? Je n’étais pourtant pas du genre à me voiler la face et que celui qui vient de hurler « Declan » sorte de la pièce. Cependant cette personne n’avait pas tort. Mon cœur aveuglait souvent ma raison. L’avait-il encore fait une fois ? Pourtant il reculait, il réagissait, et quand je l’attaquais, il tentait de se défendre : Je n'aurais rien dit si ce n'était pas le cas. Alors pourquoi tout faire capoter ? Pourquoi fuir, pourquoi faire comme s’il n’était qu’un connard sans cœur qui avait juste eu une passade avec un mec comme certains font la crise de la quarantaine ? Peut-être se justifiait-il seulement pour « gagner » mais je ne parvenais pas à m’en convaincre. Je bouillonnais parce que je n’avais pas envie d’écrire le mot « fin ». Pas encore une fois. Et pas dans ces conditions et pourtant … Pourtant il continuait à s’enfoncer à tenter de me faire mal, à jouer au con histoire de me blesser un peu plus au passage. Ça te ferait te sentir mieux que je te dise que oui ? Alors, oui, je suis ce genre de personne, celles que le malheur des autres ravit. Absolument pas. Ça me donne envie de vomir. Pourquoi mentait-il ? Il n’était pas sérieux, il ne pouvait pas l’être. Je n’arrivais plus à réfléchir convenablement, parce que j’étais bien trop en colère. Il n’avait pas le droit de faire ça. On ne s’était rien promis ? Si, il me l’avait promis. Je respirais lentement pour tenter de me calmer mais rien n’y faisait et surtout pas ses paroles qui ne faisaient qu’empirer les choses. Je n’avais jamais ressenti une chose pareille, j’avais toujours été quelqu’un de posé, de calme. Mais là, avec mes entrailles en fusion et mon poing droit serré qui tremblait, le masque était tombé.

L'erreur est humaine. Un rire moqueur et exaspéré m’échappa, comme pour lui dire d’envoyer encore des fadaises de ce genre pour se cacher derrière. Et, au fond, personne n'est parfait. Pas même moi. Je n’avais pas envie de répondre à ça, je n’en avais pas la force. Je ne comptais pas rentrer dans son jeu et me lancer dans un concours de rhétorique qui ne cherchait visiblement qu’à dissimuler le véritable problème derrière un écran de fumée. Je voulais qu’il s’exprime, qu’il dise ce qui se jouait vraiment ici ... Et vous connaissez cet adage disant qu’il n’y a plus grand drame que celui de voir ses désirs réalisés ? Je le confirmais à l’instant. Ses paroles furent dures à encaisser, les premières. Parce qu’elles ne faisaient qu’annoncer les suivantes, me laissant ce goût amer au fond de la gorge qui allait me rester un certain temps. Mais le pire fut sans doute ce doigt et cette manière dont il se désigna. Comme … une chose. L‘homophobie ne m’avait jamais touchée avant cela. Cela s’y apparentait, malgré tout. Un frisson glacé me parcourut l’échine, raidissant ma nuque de façon douloureuse. Qu'est-ce que ça dit de moi, d'être avec toi ? Et de l'homme que je suis ? ...Suis-je même encore un homme ? Et il m’assena le coup de grâce. Celui-là, je ne pourrais l’avaler, même avec toutes les tisanes au miel du monde. Mes dents ripèrent les unes sur les autres et un tic nerveux agita mes doigts. Comment. Pouvait. Il … ? Tu .. viens de dire que ... Un nouveau rire me secoua, brisé cette fois-ci. Jamais on ne m’avait insulté de la sorte. Jamais. Je le regardais longuement incertain de la marche à suivre. Lui coller un pain pour ce qu’il venait d’oser proférer ? Partir en lui disant d’aller se faire foutre ? Tristesse ? Colère ? Je ne savais même plus. Je m’avançai vers lui, incertain, ouvrant la bouche, la refermant … avant de l’attraper par dessus la barrière. Je plaquai mon torse contre le sien et ma bouche contre la sienne, voracement, hargneusement, une main impérieuse dans sa nuque pour ne pas qu’il puisse s’échapper. Je finis par le décoller de moi et reculais en demandant : Ce n’est pas assez viril pour toi ? Je suis quoi, alors ? Une gonzesse ? Une tapette ? Et je suis en train de déteindre sur toi, c’est ça que tu dis ? Je n’en pouvais plus. Il fallait que je m’éloigne. Je levai les deux mains en secouant la tête d’un air las avant de me les passer sur le visage. Très bien. Je m’en voudrais de te dénaturer. Sois un homme. Quoi que cela veuille dire. Je me détournai et allai sauter la barrière un peu plus loin. Petit. Con.

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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Mer 30 Jan - 0:04



A l'instant même où j'avais prononcé cette question fatidique j'avais senti quelque chose se briser. En moi, mais aussi en lui. Un déchirement, presque palpable. Comme un coup de tonnerre ayant zébré le ciel. Mais je savais qu'il n'y avait rien eu de tout ça ; non, ce n'était que des mots. Mais qui, je le savais, allaient me coûter cher, plus que cela m'avait déjà coûté rien que de les prononcer. “Tu .. viens de dire que ...” Depuis quelques minutes, son expression avait changé du tout au tout. Il avait perdu ce calme qu'il semblait fort heureux de montrer jusqu'alors, ce visage de marbre qu'il s'était targué d'afficher et qui m'avait tant énervé... A cet instant, j'aurais tout donné pour qu'il revienne. Qu'il reprenne ses grands airs et m'assènent quelque chose de réellement méchant, de cruel, même, qui fasse que je puisse m'en aller d'ici en lui tournant le dos sans plus jamais me retourner... Mais cela aurait été bien trop facile, et il ne voulait surtout pas régler les choses facilement. J'aurais presque dû m'en sentir flatté, vu le mal qu'il semblait se donner à essayer de me repêcher, de me racheter une conduite, malgré tout. Malgré le sale con que je m'évertuais à être, et que je serais probablement toujours. Je le voyais se débattre, visiblement en proie ou doute. Très certainement qu'il ne savait plus quoi faire de moi, comme tant de professeurs avant lui que j'avais offensé. Mais je n'étais plus un élève. Je n'étais plus un enfant. Il ne pouvait pas simplement me punir en espérant que je ne recommence pas... Alors, il devrait faire un choix, maintenant. Partir, ou rester, et je savais très bien quelles étaient les chances en train de se jouer : il avait toutes les raisons de partir, et aucune de rester. Tout le poussait à s'en aller. C'est pourquoi quand il s'avança, je m'attendais à tout sauf à ce qui se produisit.

Quand sa main entra en contact avec ma nuque et qu'il écrasa sa bouche contre la mienne, je n'avais pas bougé d'un poil. J'avais simplement fermé les yeux, certain que j'allais recevoir son poing dans le coin du menton. Un éclair me traversa quand je sentis son bras m'entourer pour me bloquer, me plaquant contre la barrière alors qu'il m'embrassait, le tout avec une violence sans nom. Il me fallut un immense self-control pour ne pas m'abandonner à cette passion, que je savais pourtant plus destructrice que réellement révélatrice. Quand il s'éloigna, je ne rouvris pas de suite les yeux. Mes entrailles se tordant violemment, j'avais posé mes mains sur la barrière pour m'empêcher de partir. Mes jambes étaient devenues du coton et des tremblements incontrôlables menaçaient de me secouer tout entier. Je ne sentais plus rien, comme anesthésié. C'est à peine si j'entendis ses paroles, dans un premier temps. Je n'étais plus qu'un marasme informe de sentiments tous plus cons que les autres. C'était... C'était... C'était trop. Et ce n'était pas du désir, non. Il y en avait sûrement au milieu mais c'était surtout de l'affliction, de la souffrance, et au milieu, une crainte, sourde, puissante, impérieuse, à laquelle je n'arrivais pas à faire face. A tel point que je ne pouvais même plus soulever mes paupières, et affronter son regard... Ou plutôt, lui opposer le mien. Le laisser voir mon âme, ce tissu céleste, à présent en lambeaux. “Très bien. Je m’en voudrais de te dénaturer. Sois un homme. Quoi que cela veuille dire.” J'entendis au bruissement de ses vêtements et au bruit de ses pas qu'il tournait les talons et ce fut comme un électrochoc. Soudain, je rouvris les yeux, et une flopée de larmes s'en échappa. D'un geste impatient, je les essuyais toutes du revers de la manche, et je m'entendis hurler avant même d'avoir pu penser à deux fois à ce que j'allais dire. Sûrement les derniers mots que je lui dirais jamais. Et que je regretterais toute mon existence. “Ce n'est pas moi qui ait passé dix ans marié à une femme parce que je ne pouvais pas me convaincre de ce que j'étais. Et c'est toi qui me dit d'être un homme ?” C'était sorti comme ça, sans que je n'y prenne garde. La faille. Ce qui réduisait sa logique à néant. Comment pouvait-il me faire la leçon alors qu'il lui avait fallu dix années marié avec une femme avant de prendre ses responsabilités, et se comporter en homme ? Moi j'essayais, bordel. J'essayais. Et j'avais promis d'essayer, pas de changer du jour au lendemain et de, soudain, devenir le parfait petit gay élu produit de l'année par la niais corp. On était ensemble depuis quoi, deux mois, et il aurait fallu que je sache déjà si je voulais me marier et adopter un gosse, tant qu'on y était ? Non mais dans quel monde on était là ? N'importe quel homme à ma place se la serait posée, cette question. Certains hommes, qui, eux, étaient de vrais homophobes, arrivaient à croire que simplement fréquenter des gays allaient les faire virer de bord, et moi qui couchais avec un, j'aurais dû faire quoi ? Trouver ça normal sans jamais me poser la moindre question, alors que je n'avais jamais douté de ma sexualité avant ça ? On ne passait pas de l'homme à femmes à homo convaincu, MERDE. “Pendant toutes ces années, tu as été malheureux, et tu n'as rien fait. Tu as préféré te convaincre d'un mensonge pour essayer de faire comme tout le monde. Alors comment peux-tu même me blâmer d'avoir des doutes, et de ne pas vouloir passer ma vie auprès de quelqu'un sans être sûr que je fais le bon choix ? C'est vraiment la meilleure !” Mains fermement accrochées à la barrière, je secouais la tête, dépité, amer, vaincu. Pourtant, il me restait encore assez de combativité pour asséner finalement, dernier défi que je lui opposais : “Au fond tu n'es pas meilleur que moi. Tu aimerais le croire, et me le faire croire aussi, mais ce n'est pas le cas. Tu as bien plus de points communs avec moi que tu ne voudrais l'admettre. Je suis peut être un sale con, et peut être pas "peut être", même, mais toi aussi tu peux être un sacré connard. Mais moi, au moins, j'en suis un et je le sais. Quoi que cela veuille dire.” Mes phalanges avaient blanchi, mais je restais droit et fier. J'ignorais comment j'étais parvenu à extraire ces dernières forces de mon être, mais comme on dit, il n'y a rien de plus dangereux que l'animal blessé... Et nous l'étions sûrement tout autant.


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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Jeu 31 Jan - 9:45

Je voulais m’en aller et noyer la colère que je sentais monter dans le meilleur fondant au chocolat du monde et un Disney, sachant que Savannah ne me laisserait pas seul avec mes pensées. Je voulais oublier la scène qui venait de se produire avant qu’elle n’emporte tout. Je la sentais, cette colère, je le percevais, ce dégoût et je n’en pouvais plus. De me faire jeter comme cette veste en tweed, comme une chose démodée et inutile. Je ne voulais pas devenir ce vieux beau aigri que j’avais pourtant aperçu à plusieurs reprises dans le miroir. Et qui semblait prendre vie alors que je sautais la barrière pour partir. J’étais amer et j’avais envie de le détester. Mais c’était moi qui je fustigeais de m’être encore fait prendre. D’avoir baissé la garde comme un abruti. Qu’espérais-je ? Beaucoup, beaucoup trop. Ce moment dans son bureau, la scène au bar et notre première étreinte qui avait été beaucoup trop spontanée pour un hétérosexuel convaincu … J’avais cru comprendre. Peut-être. Peut-être pas. Cela n’avait plus la moindre importance. Je n’allais pas me battre de façon infinie contre ce qu’il ressentait. J’avais fait ce que je pouvais, j’avais essayé la psychologie, la compréhension, et en échange il baisait des femmes et me renvoyait que je n’étais pas un homme et que je mettais sa virilité en danger. Qu’avaient-ils tous à ne pas comprendre qu’on pouvait ne pas succomber au cliché de ces homosexuels complètement tatas et s’aimer … comme des hommes ? San une once de féminité, si c’était ce qu’il voulait ? Fatigué, abattu et en même temps gonflé à bloc, je voulais regagner le château au plus vite. Mais il ne m’en laissa pas le temps.

Ce n'est pas moi qui ait passé dix ans marié à une femme parce que je ne pouvais pas me convaincre de ce que j'étais. Et c'est toi qui me dit d'être un homme ? L’attaque m’atteignit de plein fouet et me fit m’arrêter. Mon poing droit se serra de nouveau et l’urgence de le lui envoyer en pleine figure se fit soudain oppressante. Il n’avait pas le droit de parler de Lovleen. De manière générale, déjà, mais encore moins dans ces circonstances. Ça n’avait aucun rapport. Je n’avais jamais cherché à me mentir, je savais qui j’étais et je l’avais toujours su. Je le laissai déverser son fiel, entendant une phalange craquer alors que l’étau de ma poigne se resserrait. Il ne savait pas de quoi il parlait, il n’en avait pas la moindre idée. J’avais essayé de la rendre heureuse et elle l’était, jusqu’à ce qu’elle me demande un enfant. Dix ans de bonheur, ensemble. Parce qu’elle avait toujours été une amie plus que proche. Je n’avais pas été malheureux. Je m’étais senti coupable, un nombre incalculable de fois, mais j’avais goûté au bonheur. Je ne me retournai pas. Je ne lui ferais pas ce plaisir. Notre histoire n’appartenait qu’à Lov’ et à moi et je lui avais présenté mes excuses plus souvent qu’à mon tour et il n’y avait à personne d’autre que j’avais à rendre de comptes sur mon mariage, Arthur mis à part. Je ne comptais pas lui faire un exposé détaillé de la différence qu’il y avait entre son attitude et la mienne, entre ma vérité et la sienne. Parce que cela aurait voulu dire revenir vers lui, le frapper, sans doute, le plaquer de nouveau contre cette barrière, peut-être. Sûrement. Qu’il s’étouffe avec ses idées toutes faites sur les gens, leur fonctionnement et la vérité, quelle qu’elle soit. J’en avais fini de vouloir lui apprendre et lui faire comprendre. J’aurais pu continuer pendant longtemps, pourtant, mais pas quand il me refermait la porte au nez. Il fallait que je rentre et que je le laisse. Sans un mot de plus. Qu’il pense ce qu’il voulait de moi, après tout, cela ne changerait rien au fait que la seule pensée d’être avec un homme le révulsait et que quand je n’étais pas près de lui, contre lui, il s’abimait dans des raisonnements métaphysiques que sa tête lui demandait et qu’il occultait tout le reste. Et je ne pouvais pas être un corps, je ne le pouvais plus. J’avais besoin d’une histoire, dissimulée ou non, ça n’avait pas d’importance le temps qu’elle était réciproquer et sincère. Ce qui n’était visiblement pas le cas. Il n’était pas prêt. Le serait-il seulement un jour ? Je n’en avais aucune idée. Et, même si j’aurais souhaité attendre pour le voir, il y avait des limites à ce que je pouvais supporter.

J’avais donc fait le choix de me remettre en mouvement quand sa voix retentit, une dernière fois. Au fond tu n'es pas meilleur que moi. Tu aimerais le croire, et me le faire croire aussi, mais ce n'est pas le cas. Tu as bien plus de points communs avec moi que tu ne voudrais l'admettre. Je suis peut être un sale con, et peut être pas "peut être", même, mais toi aussi tu peux être un sacré connard. Mais moi, au moins, j'en suis un et je le sais. Quoi que cela veuille dire.” Cette fois-ci, je pivotai sur mes talons pour lui faire face. J’avais écarté les bras pour lui faire montre de mon impuissance avant de dire : Bien sûr que je suis un connard. Ou tout du moins, je l’ai été. Mais il y a une chose qui nous différencie, toi et moi : je ne me suis jamais menti à moi-même. J’ai toujours su qui j’étais. Mon visage s’était fermé. Alors oui, j’ai menti au monde entier pendant un temps extrêmement long. Mais je n’ai pas baisé toutes les femmes que je rencontrais pour tenter de me convaincre que cette poudre aux yeux était vraie. J’y croyais. Qu’il refusait simplement d’admettre une vérité qui l’étouffait sans doute depuis toujours. Mais quelle importance ? Je secouai la tête gravement, avant de déclarer : J’ai essayé de m’amender et de devenir une meilleure personne, quelqu’un que je pourrais regarder dans le miroir tous les matins sans détourner le regard. Mais si tu en es tellement convaincu … je peux être ce connard à tes yeux. J’avais cette sensation âcre en bouche qui me rendait mauvais, qui me hurlait qu’il était temps que le karma se retourne contre lui. Qu’il avait fait assez de mal pour que je le laisse m’en faire impunément. Et crois-moi, tu vas regretter le Chen compréhensif, doux et patient. Je ne m’approchais pas. Il ne fallait pas trop m’en demander pour cette nuit. Pare qu’il fallait que j’occulte le goût de ses lèvres, la couleur de ses yeux, la sensation de sa peau contre la mienne, toutes ces heures passées en sa compagnie. Parce que je n’avais jamais été un véritable connard, à part en affaires. Il fallait que le businessman revienne. Serrant les mâchoires, je me détournai et reprit ma marche solitaire vers le château.

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MessageSujet: Re: It's not Right, but it's Okay - Ft. Adrian   Ven 8 Fév - 0:16

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A cet instant, si bien des choses nous éloignaient, paradoxalement, bien d'autres nous rapprochaient. A commencer par le fait que, même profondément meurtris, nous ne voulions pas lâcher l'affaire. Nous préférions nous battre, nous débattre, même, tout simplement pour être celui qui aurait le dernier mot... Au premier qui donnerait le coup fatal à l'autre, pour être le dernier debout. “Bien sûr que je suis un connard. Ou tout du moins, je l’ai été. Mais il y a une chose qui nous différencie, toi et moi : je ne me suis jamais menti à moi-même. J’ai toujours su qui j’étais. Alors oui, j’ai menti au monde entier pendant un temps extrêmement long. Mais je n’ai pas baisé toutes les femmes que je rencontrais pour tenter de me convaincre que cette poudre aux yeux était vraie. J’ai essayé de m’amender et de devenir une meilleure personne, quelqu’un que je pourrais regarder dans le miroir tous les matins sans détourner le regard. Mais si tu en es tellement convaincu … je peux être ce connard à tes yeux.” A mesure qu'il parlait, croyant certainement qu'il se maîtrisait et que je n'en remarquerais donc rien, je voyais bien que j'avais fait mouche, touché le coeur de la cible, et fait chavirer le navire. Dans chacun de ses mots, chacune de ses intonations, je pouvais sentir qu'il se contenait, espérant ne pas me laisser voir les dégâts que j'avais causé, le couteau que je venais de remuer dans une plaie qu'il aurait voulue cicatrisée, mais qui, visiblement, ne l'était pas tant que ça. Sinon, pourquoi tout ce numéro ? Pourquoi faire volte-face et venir appuyer sur les détails qui me faisaient mal, et prendre la peine de se défendre, s'il n'avait pas, comme il le pensait certainement, à se justifier ? Si il ne ressentait vraiment aucune culpabilité, si il se savait tellement hors de cause, il aurait dû continuer d'avancer. Faire fi de mes remarques, tout simplement. Mais ça avait été plus fort que lui. Il avait fallu qu'il vienne me donner la permission de le juger... Je peux être ce connard à tes yeux. “Qu'à mes yeux, seulement ? Ravi de voir que j'aurais toujours droit à un traitement de faveur.” Crachai-je, profondément ironique. Comme si c'était tellement impensable que quelqu'un puisse ne pas le voir comme le parfait gentleman qu'il croyait incarner ! Et c'était moi qu'on disait arrogant... “Et crois-moi, tu vas regretter le Chen compréhensif, doux et patient.” Avait-il continué alors que mon sourire se fit équivoque. C'était donc ça. Là où il voulait en venir. Que j'étais le seul à perdre au change. A perdre le petit-ami parfait. Foutaises... C'était peut être plutôt, en réalité, que je découvrais son vrai visage ; celui d'un homme dur, aux mots tranchants, presque... Menaçants. Un homme qui, à cet instant, me rebutait, en fait, c'était aussi simple que ça. Jamais je n'avais encore ressenti ça envers lui, mais à présent c'était bel et bien le cas, et cela n'avait rien à voir avec mon orientation sexuelle, quelle qu'elle soit. Quelque part, c'était sûrement parce qu'il m'était, à présent, trop semblable, et faisait indubitablement ressortir le mauvais en moi, au lieu de me rendre meilleur, comme je l'en avais cru capable. “J'vais regretter...? Regretter...” J'avais mis un moment à percuter cette dernière information, qui avait presque sonnée comme un avertissement, et un rire s'échappa finalement de mes lèvres avant de dérailler tandis que je frappais du plat de mes deux poings sur la rambarde. “J'VAIS REGRETTER QUE DALLE OUAIS ! J'AI PAS BESOIN DE TOI !” M'entendis-je hurler à plein poumons, même si, vu mon ton éraillé et fluctuant, toutes les syllabes n'avaient pas eu la même intensité, certaines ayant visiblement préférées mourir au fond de ma gorge. J'ignorai, de toute façon, s'il m'avait entendu ou non, et je m'en foutais d'ailleurs royalement. Me mordant le poing, je donnais un coup de pied rageur dans le bois avant de me détourner. Remontant le chemin d'un pas pressé, j'énonçai calmement, d'une voix dont la froideur me surprit moi-même : “J'ai jamais eu besoin de personne.” Et ça resterait ainsi. Point final. Mes yeux accrochèrent le ciel, caressant les étoiles, et je les y plantai avec défi. J'inspirai, pour me calmer comme pour combler le vide qui s'était creusé dans ma poitrine, avant de simplement expirer. Je venais de retrouver ma place dans l'univers. Adrian Chrysler était redevenu Adrian Chrysler. Tout retournait à la normale. Quoi que cela veuille dire...

}} End.


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