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 Charles Goes 007 : To Russia, with Shame (libre :) )

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MessageSujet: Charles Goes 007 : To Russia, with Shame (libre :) )   Ven 14 Déc - 20:02

[Quelque part avant la tenue du premier cours de Duel]

À demi-assis contre son bureau, les bras croisé contre sa poitrine, Charles contemplait d’un air satisfait l’étendue de son génie. Devant lui, au centre de son tableau, se trouvait épinglé le portrait de l’une de ses futures élèves. Et tout autour, formant une toile chaotique d’objets hétéroclites allant d’une peluche de petit chatounet à une photo du Kremlin, en passant par un archet à moitié détruit, tous entre-reliés les uns aux autres. Ainsi paré, comment pourrait-il échoué ? Il ne lui suffisait que de demeurer ainsi, fixé devant son œuvre, pour que tous les secrets de la petite Sadikov ne lui explosent en plein visage…

****************

197 longues minutes plus tard…

« Mais arrête de faire semblant de réfléchir et dis-moi ce que je dois faire !!! », hurla-t-il au visage de marbre d’une réplique animée du penseur de Rodin en la secouant frénétiquement, jusqu’à ce que ce dernier ne se défasse de son étreinte et aille se réfugier derrière une réplique grandeur nature d’un baobab africain, dans la section suivante.

« Raaah, mais pourquoi c’est si compliqué? J’ai exactement tout fait comme il le fallait! J’ai mis sa photo en plein centre d’une tonne de trucs divers… J’ai même mesuré, pour être certain. Je l’ai regardé de face. Par-dessus mon épaule, en faisant semblant de partir. La tête en bas. Mais rien de rien… Je n’ai aucune idée de comment l’approcher… Elle est si… inaccessible… elle pourrait bien habiter sur Vénus, et moi sur Mars! J’aurais dû me douter que c’était truqué…»

Il continua de marmonner en faisant les cents pas, dans la galerie d’art déserte où il avait trouvé refuge, espérant y recevoir l’inspiration divine. Ses « bienfaiteurs » avaient été très clairs, sur un bon nombre de point. Et juste derrière Raphaëlle, à laquelle il était encore mentalement complètement incapable de se frotter, venait Konstantine. Il ne savait pas trop ce qu’ils lui voulaient exactement. Il l’apprendrait probablement bien assez tôt… Toujours est-il que, pour le moment, il devait commencer à accumuler de quoi sustenter les khazaks lorsqu’ils le contacteraient. Et comme il ne voyait aucun problème particulier à gagner la confiance d’une jeune étudiante naïve…

Du moins, c’était ce qu’il se disait, avant d’y réfléchir. Étrange, comme tout semble plus simple avant que l’on ne s’y mette…

« Ouais, ouais, vous pouvez rigolez, les Muses, mais en attendant, vous ne m’avez pas inspiré grand-chose…»

Offusquées, les interpellées se drapèrent de leur dignité, à défaut d’autre chose, et se retirèrent de leur tableau.

« Me voilà bien plus avancé… Et pourquoi je ne ferais pas dans le très simple ? J’attend qu’elle rentre dans son dortoir, puis je la bouscule, elle échappe ses trucs… Non, attend, ils vont me prendre pour un voyeur, ou un prédateur. Je pourrais lui envoyer des chocolats, et lui demander de me rencontrer dans le parc ? Prédateur…ou Nerds, et elle viendrait avec sa troupe pour se payer ma gueule et rire de mes boutons....»

Il continuait d’errer dans la galerie, complètement étranger au monde extérieur, gesticulant et parlant à voix haute comme seul un homme désemparé sait le faire. Heureusement que les lieux semblaient déserts....

« Toi! Toi, tu vas pouvoir m’aider! Comment je dois m’y prendre ? Est-ce que je dois lui demander son avis sur un poème dédié à Moscou ? Sur mon projet de foire scientifico-moldu sur la Sibérie que j’ai fait quand j’avais douze ans ? Mimer une tentative de suicide alors qu’elle est dans les parages, pour qu’un lien s’établisse entre nous ? »

Devant le mutisme de l’espagnol barbu juché sur son cheval à qui il s’adressait, il poursuivit.

« Ah ouais, ton truc à toi, c’est les moulins à vent, hein, pas les femmes ? Désolé mec, je vous ai toujours confondu, toi et l’autre, là… Bonne chance. N’abandonne surtout pas… Et passe le bonjour à Pancho. Ou Sancho.»

Prétendre qu’il était un gigolo, envoyé par l’une de ses amies ? Il n’avait pas pris le temps d’emporter son slip léopard dans sa précipitation à faire ses valises. Ni son costume d’Auror des grandes occasions.

De dépit, il se lança à genou devant la toile sur sa gauche, sans avoir pris la peine de remarquer de laquelle il s’agissait. Levant les bras au ciel et conservant les yeux fermés, il y alla d’une ultime supplique.

« Tu dois m’aider, qui que tu sois. Je ne suis qu’un homme, seul, écrasé par le poids d’un sort que je n’ai pas choisi, et contre lequel je ne peux rien, si ce n’est de l’affronter debout, avec mes maigres forces… Est-ce trop demander, que d’implorer ne serait-ce qu’une opportunité, aussi maigre et inconcevable soit-elle, de la rencontrer, afin que je puisse me frayer un chemin jusqu’à son cœur… »

Certes, il commençait à s’égarer, mais que lui restait-il, si ce n’était que de se complaire dans sa détresse irrationnelle envers une tâche qu’il réussissait à merveille lorsqu’il n’y réfléchissait pas, et de se laisser emporter par des élans lyriques hors contextes?

Certainement pas son amour propre, dans tous les cas, puisqu’il réalisa, en ouvrant brusquement les yeux, qu’il n’était pas exactement le seul occupant de la galerie… Avec un peu de chance, seulement depuis APRÈS le gênant épisode avec l’homme de la Mancha….

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MessageSujet: Re: Charles Goes 007 : To Russia, with Shame (libre :) )   Mer 19 Déc - 23:08

    La longue pièce était blanche, lumineuse et totalement impersonnelle. On dirait que c’est un trait commun aux lieux qui exposent l’art. Le fait d’être le plus sobre possible pour laisser les tableaux faire leur effet sans jamais les troubler, les bousculer, eux seuls devaient impressionner le public, le visiteur, celui qui était venu pour les voir. Un tel lieu ne dérangeait pas Konstantine le moins du monde, à dire vrai elle se fichait tout ou presque. A peine avait-elle fait quelques pas que son regard s’était engouffré dans un des tableaux. Van Gogh, son peintre préféré. Torturé à l’extrême, fou (et encore c’était un euphémisme), il créait pourtant des toiles magnifiques, vibrantes, touchantes. Ca prenait aux tripes durant un long moment, on oubliait tout ou presque, la seule chose qui comptait étant ce que l’on regardait avec une telle intensité.

    Cette fois-ci c’était Cerisier en fleur, toile bleue où des fleurs blanches se détachaient et, grâce à la magie ondulaient doucement au fil d’un vent imaginaire qui faisait parfois tomber quelques pétales. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était plantée là. Les bras croisés, ses pupilles d’un bleu presque transparent plongé dans la toile, ces derniers comme toujours contrastaient avec sa peau blanche et avec ses cheveux blonds. Elle n’avait pas la beauté ou la grâce que certaines avaient comme Arrogance, mais un charme naturel animé toujours par la passion qui la dévorait ou alors par ses faiblesses tellement visibles. C’en était déconcertant pour la plupart. Mais depuis cette nuit, il y avait cette distance qu’elle entretenait, ce côté presque sauvage et cette fierté russe qui lui permettait de se protéger un peu plus, qui lui permettait de souffrir moins. Beau paradoxe lorsque l’on sait que la blonde est encore plus fragile et à fleur de peau qu’auparavant, même les faiblesses les plus enfouies semblaient s’être réveillées et semblaient lui bruler la peau.

    Mais sa douce transe fut vite perturbée par une tahitienne de Gauguin qui commença en compagnie de deux de ses camarades à faire une danse. Souriant devant l’incongruité de la scène, Konstantine ne put s’empêcher de penser que les tableaux des deux maîtres dialoguaient encore alors qu’ils avaient quitté ce monde depuis longtemps. Une amitié farouche entretenue désormais avec leurs œuvres. Quittant la scène qui s’offrait à elle, la violoniste continua d’arpenter la galerie, son regard quittant un tableau pour un autre. Elle était la témoin de bavardage entre quelques personnages des scènes de Van Dyck, de drague plutôt osée entre un Dali et un Monet et un Raphael qui parlait de lui-même à une foule d’admiratrices d’un triptyque en bois de l’époque médiévale. Et puis, il y a eu cette voix, connue, associé à un personnage mystérieux, intriguant et quelqu’un dont Konstantine restait toujours à l’écart.

    ▬ Tu dois m’aider, qui que tu sois. Je ne suis qu’un homme, seul, écrasé par le poids d’un sort que je n’ai pas choisi, et contre lequel je ne peux rien, si ce n’est de l’affronter debout, avec mes maigres forces… Est-ce trop demander, que d’implorer ne serait-ce qu’une opportunité, aussi maigre et inconcevable soit-elle, de la rencontrer, afin que je puisse me frayer un chemin jusqu’à son cœur…

    Charles Taylor. S’adressant à une peinture. Humpf. Intéressant. Plus rien ne l’étonnait. C’était l’un des rares profs envers lequel Konstantine n’avait pas ce respect presque religieux qu’elle éprouvait les autres. A ses yeux, il n’en n’était pas un. Pas pédagogue, il ne fallut pas longtemps à la violoncelliste pour avoir des suspicions sur ses capacités en duel. Il n’avait pas l’air très doué et laissait ses élèves faire volontiers du ‘free style’. Bref, rien de très professionnel et de très éducatif. En plus, il avait la manie depuis quelques temps de laisser parfois un regard s’attarder sur elle, ce qui emplissait le malaise qu’elle avait envers ce professeur. Et puis avec cette allure enfantine, on se demandait parfois si ce n’était pas un élève.

    ▬ Je ne suis pas sûre qu’un portrait de Pape soit le plus approprié pour parler de ces choses là. Vous savez, ils n’étaient pas trop portée sur ces choses-là. Dans tous les cas, il ne faut pas vous mettre dans un tel état pour une femme, c’est presque … ridicule ? J’en reviens pas que j’ose dire ça.

    Oui c’est vrai que se mettre dans tous ses états pour un simple garçon n’était pas du tout son genre, mais alors pas du tout. Hein Caesar ? Hein Israël ? Hein Ambroise ?

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MessageSujet: Re: Charles Goes 007 : To Russia, with Shame (libre :) )   Lun 14 Jan - 18:04

Sans être mysogine pour autant, Charles avait toujours cru que lorsque la Providence finirait par s'adresser à lui, ce serait d'une voix grave et empreinte d'une autorité paternaliste, lui ordonnant d'abdiquer le fiasco qui lui tenait lieu de vie. À moins que cette voix féminine ne soit celle de sa conscience? Cela expliquerait pourquoi elle ne se manifestait à peu près jamais, excédée par toutes ses âneries... Dans tous les cas, il n'allait pas passer à côté de l'incroyable opportunité d'enfin pouvoir se confier à une entité supérieure pour une simple histoire d’incertitude quand aux origines de cette dernière..

Ouvrant un oeil, il avisa le pape Alexandre VI qui lui décochait une oeillade complice et le pouce levé.

" J'aurais pu tombé sur bien pire, niveau conseiller en affaires féminines. Mais ce n'est pas vraiment de cela dont il est question... C'est à propos de Konstantine..."

Ouvrant le deuxième oeil, il avisa la dite Konstantine qui l'observait, les mains sur les hanches, avec une moue désapprobatrice. Il écarquilla les yeux l'espace d'une seconde, avant que le petit hamster obèse qui lui servait de cervelle ne se remette à courir à 100km/h.

"Ahh! Konstatine! Hem, je veux dire, mademoiselle Sadikov. Ce n'est pas ce que vous croyez. Enfin, sauf si vous croyez que ce n'est pas à propos de vous."

Il se redressa promptement, secouant les jambes de ses pantalons et affichant un air alternant entre l'embarras et l'exubérance. Un peu comme si on venait vous annoncer que vous venez de gagner le million alors que vous vous trouvez sur le trône. Ce n’est pas qu’il ne croyait pas vraiment que ses supplications ne porteraient pas fruits. Simplement qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elles soient aussi…efficaces? Ni aussi traitresses…

Poussant un long faux soupir sonnant vrai, et accompagné d’une vraie fausse expression résolue alors qu’une idée faussement véritablement géniale naissait dans son esprit, il enchaîna.

"En fait, non, vous avez raison, c’est exactement cela : c’est une histoire de poulette. Enfin, plutôt une éleveuse de poulets, si je peux le dire ainsi. Elle m’a complètement subjugué, sans même un regard, m’en rendant littéralement fou au point de confier ma détresse au premier pape venu…ainsi qu’à la première étudiante qui passait par là. Je n’arrive pas à vivre sans elle, mais si je l’approche alors que ses impressions envers ma personne sont toutes autres, j’en mourais aussi. Littéralement…"

Quel meilleur mensonge que de raconter la pure vérité vraie, en en omettant qu’un petit détail pas bien méchant ? Continuant de jouer les amoureux blessés, il poursuivit, en prenant bien soin d'emmener la conversation à un niveau plus personnel.

"Je réalise que cela n’est pas très édifiant pour moi, que tu me vois ainsi… Surtout que je n’ai déjà pas la cote, je présume… Dis-moi, pourrais-tu me rendre service et garder ce petit moment pour toi ? Je n’ai plus beaucoup à perdre, niveau dignité personnelle, mais je tiens à ce qui a pu survivre jusqu’ici. En échange, je pourrais m’assurer, disons, que mon cours ne constitue absolument pas un fardeau dans ton existence bien remplie ?"

Tandis qu’il la regardait considérer sa proposition, son expression changea progressivement, comme s’il venait d’avoir révélation. Comme si, puisque la révélation, il l’avait eu il y a un moment, déjà.

"Peut-être…peut-être pourrais-tu même… Non, je ne peux pas te demander cela… Tu pourrais peut-être me donner ton avis ? Par la plus grande des coïncidences, elle est également d’origine russe. Peut-être pourrais tu m’aider à figurer ce qu’elle ressent pour moi ? Je t’en prie! Puisque vous partagez la même culture, cela ne devrait pas représenté un gros problème, pour toi."

Il se jeta à genou en lui prenant délicatement les mains – un peu comme si il l’a demandait en mariage, en fait-

"Je te demande juste d’écouter mon histoire, un moment, en partageant un jus de citrouille, ou quoi que ce soit qu’une fille de ton âge à envie de boire. Puis que tu me dises ce que tu crois qu’elle pense à mon sujet? Cela ne te demandera qu’un moment, et signifierait le monde, pour moi…"

Il lui décerna un regard implorant, presque digne de la doublure de Puss in Boots.

"Je ferai tout ce que tu voudras, en échange de ton aide…Je suis persuadé que tu as déjà aimé à la folie, toi aussi, par le passé, et que tu aurais apprécié pouvoir bénéficier de l’aide de quelqu’un…"

Doucement, il plaçait ses pièces…pièces de glace sur un échiquier bourré d’explosifs incendiaires…

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Charles Goes 007 : To Russia, with Shame (libre :) )

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