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 We were meant to be . Bella

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Anupam

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MessageSujet: We were meant to be . Bella   Dim 9 Déc - 20:25

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Un 4 Juillet 1997
Intrigue en cours : (Référez-vous au sujet correspondant)
Protagonistes : Belladona & Caleb
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Vu que c'est un sujet datant, je ne pense pas que ce soit utile :)


« citation »


6 ans d'existence et Caleb rêvait encore ce matin là avant de se voir tiré d'un sommeil de plomb par la voix chantonnante de son père adoptif venant le réveiller d'un doux baiser en lui glissant à l'oreille d'un ton enjoué : « Viens mon fils, on va voir les Pharaons et future Madame Khalfan ! » Intrigué, le jeune Libanais ouvrait un oeil, se croyant encore en plein rêve et à peine s'était-il redressé dans son lit, une horde de domestiques vinrent s'occuper de lui. Ne lâchant pas son père du regard, il restait bloqué sur ce que son père venait de lui sortir. C'est tout à fait curieux qu'il se permit de lui demander : « Je change de maman ? » Innocent qu'il était, il n'avait pas encore compris la subtilité glissée par son paternel qui finit par s'en rendre compte et lui préciser, alors qu'il veillait à ce que son fils soit habillé convenablement que non, Madame Khalfan était et resterait encore longtemps madame Khalfan et que cette inconnue dont il parlait n'était autre que la fille de son meilleur ami d'enfance ... Un long discours au cours duquel le jeune sorcier décrocha plusieurs fois, préférant se concentrer sur les boutons de sa chemise en repoussant d'un revers de main les trois femmes s'attelant à la tâche. « Merci jeunes femmes, vous pouvez disposer, je suis un homme maintenant je peux me culotter tout seul. » Tout à fait sérieux, il venait de congédier ces femmes dont il ne connaissait même pas le nom et après que son père ait acquiescé aux regards intriguées des domestiques, elles finirent par sortir, souriant alors qu'elles entendaient Caleb parler de sa future princesse qu'il épouserait et emmènerait à travers les étoiles sur son tapis volant.

Le voyage ne fut pas bien long et, entre les « Quand-est ce qu'on arrive » incessant du petit garçon ne pouvant pas rester immobile plus de cinq minutes, ses parents relevaient les yeux de leur carte du pays dans lequel ils se rendaient pour lui accorder quelques minutes d'attention. Finissant par s'éveiller enfin et ne plus être grognon, l'enfant chantonnait vivement sans se priver un instant de pouvoir casser les oreilles de ses parents qui hésitaient à le bâillonner mais puisqu'ils étaient des parents aimants, ils le laissait faire et l'encourageait même parfois sauf lorsque cela sonnait bien trop faux pour être supporté. Ce fut finalement à la fin d'un chant mettant en avant un bœuf sacré et une étoile qu'ils arrivèrent à bon port et que Caleb salua le commandant de bord en une très mauvaise imitation du salut militaire puisqu'il fallait bien avouer que la subtilité et lui, ça fait deux. Cependant, personne ne semblait tenir rigueur à cet enfant aux yeux noirs et brillants qui courrait comme un beau diable pour manifester sa grande joie, sa mère sur les talons, sur la piste d’atterrissage. Une fois le garçonnet en sécurité sur les épaules de son père, ils purent enfin songer à quitter l'aéroport et rejoindre la magnifique demeure des Ningishzida en voiture de luxe les attendant impatiemment aux portes d'entrée de l'aéroport du Caire. Notre protagoniste passa l'entièreté du trajet le nez collé contre la vitre, observant ce paysage qu'il découvrait pour la première fois et les rayons de ce soleil ardent faisant rayonner la moindre parcelle de terre qu'ils léchaient. LA chaleur n'était pas un problème, les Khalfan avaient l'habitude de faire face à de telles températures en Inde et ne se sentirent certainement pas dépaysés ni même dérangés par ce climat sec. Des enfants suivaient la voiture en courant et en criant joyeusement, des hommes et des femmes se retournaient sur son passage curieux de connapître l'identité de ses occupants et des animaux se pressaient hors du semblant de route qu'ils empruntaient.

« Regarde toi Caleb, tu es tout décoiffé ... » Sa phrase fut ponctuée d'un soupir las. Sur le visage de sa mère adoptive l'on pouvait lire que malgré le fait qu'il ait été tiré à quatre épingles ce matin là, selon ce qu'elle croyait puisqu'elle n'avait pas assisté à la scène, il arrivait toujours à finir les cheveux décoiffés, les vêtements tâchés ou poussiéreux et épuisé comme jamais. Hormis l'épuisement, il n'arborait que quelques fines traces de poussière le long de son pantalon en toile et avait seulement perdu un bouton de son chemisier. Ses cheveux étaient certes décoiffés et malgré l'ultime effort de sa mère à essayer de transformer la coupe en poireau de son fils en quelque chose de plus convenable, il restait un tantinet sauvage d'apparence et cet épis rebelle sur le sommet de son crâne resta indomptable. Troublée, elle ne pouvait s'empêcher de quitter sur regard ce foutu épis et ce même lorsqu'ils s'aventurèrent le long de l'allée menant à l'immense porte d'entrée du palais de leurs hôtes qui vinrent immédiatement leur ouvrir, les bras grand ouverts. Les parents se retrouvaient en liesse alors que Caleb, légèrement en retrait, attendait les bras croisés dans le dos que l'on daigne le présenter. Ce fut seulement lorsqu'il leva son regard de la pointe de ses chaussures traçant des cercles dans le sable que son regard croisa celui d'une délicieuse jeune fille ne devant être guère plus âgée que lui. Son père, constatant ceci, finit par l'attraper par le coude et le traîner sans aucune difficulté devant les Ningishzida. « Je vous présente Caleb ! » L'enfant de six ans leva les yeux vers Monsieur et Madame Ningishzida, s'inclina légèrement et alla de lui-même baiser la main de la jeune Belladonna. « Princesse, je suis ravi de vous rencontrer ! »

Cette aventure commençait à peine mais Caleb savait déjà qu'il s'amuserait et qu'il trouverait en cette petite fille une grande alliée et peut-être même une grande confidente. Il lui révèlerait peut-être même le secret que lui avait confié son père ce matin là et disant qu'elle serait la prochaine Madame Khalfan mais avant cela, il fallait qu'ils fassent plus ample connaissance et, qu'après des parties de jeux, un goûter, une sieste, un fastueux repas et l'heure du thé, ils viennent à parler plus sérieusement. Après tout, il ne connaissait rien d'elle mais elle lui était promise ... Il se rappelait alors avoir entendu son père vanter la beauté de cette belle brune aux allures de princesse égyptienne et maintenant qu'il pouvait la contempler de ses propres yeux, il ne pouvait pas nier le fait qu'elle était sublime. Le cœur en vrac, ne savant que penser de cette sensation étrange faisant s'accélérer son pouls, ses lèvres quittèrent le dos de la main de Bella et leurs yeux se croisèrent de nouveau. Les joues rosies, il se tourna vers ses parents, s'attendant à les voir s'attendrir devant une telle scène puisque de toute façon, c'est ce qu'ils devaient attendre de lui et il ne fut pas déçu de constater qu'ils semblaient ravis et riaient entre adulte devant le spectacle enfantin se déroulant devant leurs yeux.
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Dim 9 Déc - 23:46

We were meant to be.
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

« Ma chérie, réveille-toi. »
« Mais je veux pas. Je veux rester ici toute ma vie! »
« Bella, voyons, tu dis n’importe quoi. Allez, arrête de faire ta paresseuse, on a des invités très spéciaux aujourd’hui! »
« Maaaaaais euuuuh… »

Tu t’es néanmoins levée et est pratiquement tombée de ton lit, bien trop grand pour toi, frêle créature de 6 ans. Tu n’as pas rechigné lorsque ta mère s’est mise à planifier toute ta journée pour que tu sois prête et parfaite à l’arrivée des dits invités. Toi, on ne t’avait rien dit. Tout ce que tu savais, c’est que toute la famille complotait dans ton dos. Tu en étais convaincue : tous chuchotaient à voix basse et dès que tu entrais dans une pièce, ils s’arrêtaient subitement, te faisaient un grand sourire et se remettait à manigancer dans ton dos dès que celui-ci était tourné. Tu avais essayé de poser des questions, mais ton père n’avait rien voulu savoir et t’avais rapidement réduite au silence. C’est donc toute penaude que tu étais allée dans ta chambre, sans réellement savoir comment t’occuper jusqu’à l’arrivée de ces gens. Pourtant, tous bougeaient dans la maison : ton père courait partout, ta mère vaquait ici et là pour s’assurer que les préparatifs allaient de bon train, les servantes allaient et venaient, les cuisiniers préparaient mille et un repas, il y avait dix fois plus d’employés dans la maison que d’habitude. Mais toi, on te gardait à l’écart, soit disant pour te « faire la surprise » ou « pour ton bien. » Et puis quoi encore? Et pourquoi ton frère avait le droit de sortir de sa chambre, lui? Et pourquoi il rigolait à chaque fois qu’il te voyait? C’était n’importe quoi, et la petite fille de 6 ans que tu étais ne comprenais pas pourquoi tout le monde s’agitait autant et tentait par tous les moyens de te garder à l’écart.

Tu avais miraculeusement surpris une conversation entre deux servantes toutes excitées, sur un soi-disant « petit prince » et, plus tard dans la conversation « vraiment mignon. » Un prince? D’accord, vous viviez dans un palais, mais tu étais loin d’être une princesse, même si tes parents t’appelaient toujours ainsi. Et puis, un prince… C’était intimidant, comme appellation, surtout si ça en était un vrai de vrai. Mais ça devait être ça, l’explication, sinon tu ne voyais pas pourquoi le palais était nettoyé de fond en comble, que tu avais vu plus de nourriture aujourd’hui que dans toute ta vie et que ta mère t’avais acheté une robe spécialement pour l’occasion. D’ailleurs, vous étiez en ce moment dans ta chambre, ta ravissante petite robe sur le dos, et ta mère t’organisait une coiffure à moitié relevée qui, d’après elle, « mettait tes traits en valeur. » Ah bon. Tu en profitais pour tenter de lui soutirer des informations.

« Maman, est-ce que c’est vrai que je vais rencontrer un prince comme dans tes histoires? »
« Oh, ma chérie, riait-elle, tu peux croire ça si ça te fait plaisir. »
« Alors il va être grand, beau et fort? »
« Mais oui! » avait-elle répondu en riant.

Ça ne t’avançait pas beaucoup. Maintenant, tu étais plus au courant des plans de tes parents, mais ça t’intimidait atrocement. Tu étais sûre que ton père comptait sur toi pour que cette rencontre se passe à merveille. Tu savais qu’il serait déçu si le prince ne te trouvait pas jolie, ou s’il ne te trouvait pas gentille. Ou, pire, s’il y avait une autre petite fille, plus jolie et plus gentille que toi, qui l’attendait en Inde. Alors, tu t’étais forcée, tu avais une belle robe rouge, de beaux souliers noirs et une magnifique coiffure terminée à l’instant par les soins de ta mère. Elle t’a chuchoté un « c’est l’heure » à l’oreille et, prenant ta main, vous êtes toutes les deux descendues rencontrer les invités. Et ton prince. Il ne fallait pas oublier ton prince. Tes parents semblaient incroyablement heureux de voir les autres adultes, car les embrassades furent interminables, alors que tu attendais à l’arrière, tes doigts jouant distraitement avec les mèches de tes cheveux bouclés qui dépassaient de ta coiffure sophistiquée. Puis, les adultes se sont enfin écartés, et tu as aperçu le petit garçon brun, tout comme toi. Vos regards se sont croisés, et ton petit cœur d’enfant s’est mis à battre plus vite.

« Princesse, je suis ravi de vous rencontrer! » Il vint à ta rencontre et te fit un baisemain, exactement comme dans les histoires que ta mère te racontaient avant que tu ailles dormir. « Moi aussi, Caleb, » soufflas-tu, sincère. Tu étais toute gênée, et tu rougissais presque autant que lui lorsqu’il s’est éloigné.

Les présentations ainsi faites, vous êtes rentrés dans le palais, et ton père t’as poussé à l’étage, t’enjoignant de faire visiter le palais au jeune Khalfan. Alors, reprenant un peu d’aplomb, tu lui as pris la main et vous êtes montés au premier étage.

« Dis, tu veux commencer par quoi? On est pas obligés de visiter si tu veux pas. On peut aller jouer dehors aussi! »

Tu n’avais toujours pas lâché sa main, et tu la serrais comme si ta vie en dépendait.

« It was a million tiny little things that, when you added them all up, they meant we were supposed to be together… and I knew it. » ► TOM HANKS, Sleepless in Seattle.
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Anupam

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Lun 10 Déc - 18:03

La situation était déroutante et il lui semblait être tombé dans un traquenard lorsqu'il vit les regards attendris des parents qui les observaient se saluer avec une très grande classe digne de leurs rangs. Caleb n'avait que faire du faste et de l'argent ni même des préoccupations des adultes qui allaient de pays en pays pour avoir des terres sous leur contrôle à la manière des colons d'antan. S'il avait pu choisir, il aurait préféré devenir pêcheur sur un bateau aux confins d'une île abandonnée plutôt que de devoir aller à l'école jusqu'à ses trente ans et s'en sortir avec un métier plus que convenable, une famille tombant entre ses bras comme ça parce que ses parents adoptifs l'avaient décidé et une tonne d'argent de côté à ne plus savoir quoi en faire. Mais bon, en observant les traits délicieux de la petite filles aux longs cheveux bruns et ondulés tombant en cascade sur ses frêles épaules recouvertes d'un tissu rouge comme le sang attirant instantanément son regard, il ne regrettait finalement pas tant que ça d'être sous ce soleil de plomb à l'entrée d'un palais digne des plus beaux contes des mille et unes nuits. Beaucoup de petits garçons auraient adoré être à sa place et il prenait peu à peu conscience de la chance qu'il avait et ce en particulier lorsqu'il entrait dans la propriété et voyait les hectares de terre s'étirant au loin devant ses petits yeux, promesse d'heures d'exploration et de jeux sans fin.

Son père lui serra l'épaule de sa poigne de fer, signifiant qu'il était satisfait du comportement adopté et Caleb, quant à lui, fier comme un paon, levait le menton, affichait un sourire béât presque occulté par ces rougeurs teintant ses petites joues mattes et avançait d'une allure assurée de celle qu'empruntent les princes des dessins animés qu'il a pour habitude de regarder à la télé. Car même si sa mère adoptive refusait de l'abrutir trop longtemps devant un écran et des milliers de pixels altérant, selon elle, les grandes capacités des yeux de son fils qui s'en sortait à merveille sans verres correcteurs. Mais bon, puisque les parents ne constituaient pas un modèle suffisant à suivre, il aimait suivre les aventures de ses héros préférés qu'ils soient américains, indiens, européens ou de toute autre nation et qui évoluaient, toujours vainqueur, au cours d'histoires passionnantes et lui, trouvait toujours le temps de se cacher dans l'immense pièce à vivre où avait élu domicile la télé à attendre que sa nourrice ne le trouve plus pour baver devant l'écran et les couleurs projetées devant ses yeux. En pensant à cela, il regardait au même instant le décors l'entourant et se serait presque cru devant un film de très haute qualité tellement tout semblait vrai. Qu'il s'agisse des formes, des couleurs, de la luminosité et des personnages, tout était parfaitement clair et net. Nul besoin de plisser les yeux - hormis lorsque le soleil venait l'aveugler de ses puissants rayons - puisqu'il s'habituait très vite à ce nouvel environnement et qu'entre le soleil et lui, une très grande histoire d'amour était née et continuerait de vivre au fil des ans. D'ailleurs, en parlant de réalisme, une douce sensation de chaleur remontait le long de sa main gauche et, bien rapidement, il se rendit compte que quelque chose l'avait empoigné. Se raidissant, le petit Caleb crut d'abord qu'une de ces viles créatures peuplant les contrées arides de l'Egypte venait de te prendre la main et ce ne fut que lorsqu'il se tourna sur sa gauche qu'il découvrit qu'il s'agissait de la jolie Bella que tu venais de rencontrer et non pas d'une affreuse momie ou d'un scorpion de taille impressionnante. Resserrant sa petite main autour des doigts de sa nouvelle alliée, ils avancèrent en rythme au sein de ce palais qu'il découvrait avec émerveillement ne prêtant pas attention aux parents qui avaient conseillé à la jolie Bella de lui faire le tour du propriétaire.

Une fois arrivés au premier étage, il s'arrêta en haut des marches et s'autorisa une brève pause. Distrait, il observait tant tôt la décoration atypique du palais, tant tôt le profil de sa nouvelle amie sans trop savoir ce qu'ils étaient sensés faire ni même ce qui les attendrait par la suite. S'avançant finalement devant elle en lui saisissant cette fois-ci les deux mains, il passait aux choses sérieuses alors qu'ils venaient à peine de se rencontrer. « Papa m'a dit que tu rejoindrai notre famille mais je n'ai pas trop bien compris pourquoi ... sais-tu quelque chose à ce sujet Belladonna ? » Tournant légèrement sa tête sur le côté, il l'observait de ses grands yeux ronds d'enfant en espérant qu'elle puisse accéder à sa requête et le mettre au courant des dernières nouvelles. « En tout cas, si tu deviens ma sœur, je serai très content ! » Son visage s'illumina, de légères fossettes se creusèrent au coin de ses lèvres et ses yeux se plissèrent. Quels échanges chastes ! Cela changerait certainement dans quelques années et peut-être bien que les rêves de Monsieur Khalfan et de Monsieur Ningishzida se concrétiseraient lorsque Caleb commencerait à se sentir physiquement attiré par Belladonna et souhaiterait bien plus que de l'avoir pour sœur. Puis, plus pour lui même que pour Bella, il s'auto-interrogea à voix haute car cela facilitait la réflexion selon ses dires. « J'aimerais bien savoir comment on devient frère ou sœur de quelqu'un d'ailleurs ... On peut peut-être prendre un bout de papier, dessiner un frère ou une sœur et signer en bas ... » Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait vu son père faire cela mais, selon lui, c'était comme ça que le monde tournait et que les échanges se faisaient. Lâchant une main de la jeune fille, il continua à tenir l'autre et ils reprirent leur marche.

Après cette courte pause, elle finit par lui demander : « Dis, tu veux commencer par quoi? On est pas obligés de visiter si tu veux pas. On peut aller jouer dehors aussi! » Une lueur de malice illumina son regard et, alors qu'il savait déjà quoi répondre, il fit mine de réfléchir. « On pourrait jouer à chat à travers le palais, je le fais souvent avec ma nourrice pour qu'elle ne m'oblige pas à aller me coucher, et puis comme ça, ça me permettrait d'en connaître les moindres recoins ! Ensuite on pourra sortir mais, fais-moi découvrir ce palais dans lequel tu vis s'il-te-plais Bella. » Ponctuant sa phrase avec un délicat sourire bien placé, il resserra à son tour ses doigts autour de ceux de sa princesse avant de tourner autour d'elle en sautillant. Mais, avant de commencer à jouer, il s'enquit d'une chose très importante à ses yeux, « N'as-tu pas peur de salir ta jolie robe ? ». Même si lui avait pour habitude de salir ses tenues de petit garçon, il trouvait qu'une jolie robe comme celle qu'elle portait ne méritait pas tel affront alors, tout naturellement, il préféra s'assurer de la réponse de la petite fille.
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mar 11 Déc - 4:05

We were meant to be.
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Il y avait quelque chose qui vous échappait tous les deux. Non, c’est vrai, tu en avais rencontrés, des enfants. Tu en avais vu, des familles qui venaient ici pour une raison X ou Y. Tu avais sympathisé avec tous ces gens, qui étaient toujours bien reçus, mais jamais en grande pompe comme aujourd’hui. Il y avait quelque chose de différent, et tu n’arrivais pas à découvrir quoi. Qu’est-ce qu’il avait de spécial, ce petit garçon ? D’accord, il avait l’air du prince charmant de toutes les histoires de ta mère, d’accord, il était vraiment mignon, d’accord, ses manières étaient irréprochables. Et pour une raison encore inconnue, tu rougissais jusqu’à ce que la couleur de tes joues soit en accord avec celle de ta robe dès que ses yeux croisaient les tiens. Ça, tu voulais bien l’admettre. Et alors ? Qu’est-ce que ça changeait ? C’était le fils de grands amis de tes parents. Ça aussi, tu l’avais compris. Et puis? Tes parents voulaient sûrement que tu fasses bonne impression. Tu étais restée avec cette idée-là, et ça n’était pas allé bien plus loin. De toute façon, tu ne comptais pas passer tout ton temps à réfléchir au pourquoi du comment. Tout ce que tu voulais, c’était que Caleb se sente ici comme chez toi, et que vous ayez du plaisir ensemble. C’est ce que tes parents souhaitaient probablement, non ? Tu ne voyais pas ce qu’ils pourraient bien espérer de plus. Mais bon. Tu finirais sûrement par le découvrir d’une manière ou d’une autre. Il ne te restait plus qu’à profiter du temps que tu passerais avec lui avant qu’il ne retourne dans son pays. Tu avais l’impression qu’il allait atrocement te manquer. Certes, tu avais ton frère pour t’occuper, mais tu n’avais jamais vraiment eu de véritable ami, et Caleb semblait être un parfait candidat pour le rôle.

« Papa m'a dit que tu rejoindrai notre famille mais je n'ai pas trop bien compris pourquoi ... sais-tu quelque chose à ce sujet Belladonna ? » Cela te faisait bien étrange d’entendre ton prénom au complet, après tout ce temps à te faire appeler Bella par tout le monde, que ce soit par tes parents en signe d’affection, ou par les étrangers ayant oublié ton prénom et voulant faire bonne figure devant ton père. Malheureusement, tu ne pouvais véritablement aider ton nouvel ami. « Non… Moi, je pensais que tu serais mon prince, comme dans les histoires de maman, parce qu’elle a rit quand je lui ai demandé. Mais je ne sais pas. On m’a juste dit de bien me comporter et d’être gentille avec toi. » Vrai. Tu ne savais rien de ce qui se tramait de l’autre côté avec tes parents et les siens, mais cela n’avait plus aucune importance. Tu avais un nouvel ami, et ça comptait plus que tous ces secrets étranges, ces allusions que tu ne comprenais pas. « En tout cas, si tu deviens ma sœur, je serai très content ! » Voilà qui te faisait bien plaisir. Toi aussi, tu voulasi bien devenir sa sœur si c’est ce que tes parents voulaient. Tu aurais deux frères, comme ça, un frère jumeau et un frère plus vieux. Si ça c’était pas génial ! « Moi aussi. Tu pourrais venir habiter ici ! Ou alors j’irais chez toi. Je suis sûre que c’est tout beau tout partout ! » Ta gêne de départ commençait lentement à s’estomper, et ton sourire s’agrandissait à mesure que vous parliez.

« J'aimerais bien savoir comment on devient frère ou sœur de quelqu'un d'ailleurs ... On peut peut-être prendre un bout de papier, dessiner un frère ou une sœur et signer en bas ... » Tu n’en savais rien. Tu avais un frère, c’était tout, il n’y avait aucun papier pour le confirmer, tu n’avais rien signé du tout. Tu l’aimais comme un frère, donc c’était ton frère. Tu n’avais jamais pensé à la paperasse qui suivait peut-être, parce que dans ta tête, ça n’était pas important. Les papiers, on s’en fichait. Toi, tu vivais tes relations, tu les ressentais, et tu ne voulais pas qu’elles soient régies par des papiers compliqués que tu ne comprenais pas. « Peut-être… Mais tu sais, si tu veux que je sois ta sœur, je vais l’être. Là, » fais-tu en mettant un doigt sur son cœur. C’était resté là, et tu avais commencé à marcher dans les longs couloirs, en lui tenant la main. Tu lui avais demandé ce qu’il voulait faire à présent. « On pourrait jouer à chat à travers le palais, je le fais souvent avec ma nourrice pour qu'elle ne m'oblige pas à aller me coucher, et puis comme ça, ça me permettrait d'en connaître les moindres recoins ! Ensuite on pourra sortir mais, fais-moi découvrir ce palais dans lequel tu vis s'il-te-plais Bella. » Tu acquiesces avec enthousiasme. Oui ! Ça faisait tellement longtemps que tu n’avais pas joué à ça avec ton frère, qui pensait que c’était tout à fait stupide comme jeu. Et pourtant, qu’est-ce que tu aimais courir partout dans la maison ! C’était bien la seule occasion qui te permettait de le faire. «N'as-tu pas peur de salir ta jolie robe ?[/color] » Et il s’inquiétait de ça ? Et son costume, alors ? « J’en ai d’autres. Et pour ton costume ? Ce serait dommage, hein, qu’il soit tout sale. » Très dommage, oui. Il n’aurait plus l’air d’un prince sans son costume. Tu enlèves donc rapidement tes souliers qui te faisaient mal au pied, tu donnes une tape sur l’épaule de Caleb et tu pars à courir dans le corridor en riant.

« C’est toi le chaaaaaaat ! »

« Hearts will never be practical until they are made unbreakable. » ►Wizard of Oz.
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mar 11 Déc - 18:15

Ses parents s'étaient peut-être attendus à tomber sur un domaine aussi grand et aussi bien entretenu puisqu'ils n'avaient manifesté aucun signe de surprise en arrivant sur les lieux. Concernant Caleb, c'était tout autre chose car même s'il avait l'habitude de vivre dans un environnement luxueux, il ne quittait que très rarement le domicile familial et ne suivait presque jamais ses parents lorsqu'ils s'en allaient pour négocier des terres où établir leur complexe hôtelier à l'étranger. Tout d'abord impressionné par ce nouveau cadre et ces inconnus s'affichant devant lui le dépassant tous de quelques têtes, il s'était introduit dans la vie de cette famille sans avoir besoin de faire d'effort ni même se poser trop de questions. De toute façon, le jeune homme était bien loin de passer des heures à s'interroger sur le pourquoi du comment et remettre en question tout ce qu'il entreprenait. C'était donc avec une joie difficilement contenue qu'il découvrait sa nouvelle amie et future femme selon les projets de ses parents qui ne lui avaient, jusqu'à présent, jamais rien imposé. Mais pour le moment, il était encore bien loin de comprendre que la petite fille à qui il tenait la main était supposée devenir sienne lorsqu'ils atteindraient tous deux la majorité. Il ne connait ni son âge ni sa date d'anniversaire, tout ce qu'il sait c'est qu'il l'aime bien et que cela semble réciproque. Bien loin d'avoir acquis toutes les notions et composantes de l'amitié, de l'amour et de la haine, il savait juste que cette amitié commençait bien et qu'elle n'était pas près de se terminer.

« Ho, tu crois que c'est ça ? Dans ce cas, j'aurai dû venir te chercher en tapis volant et t'emmener jusqu'aux étoiles où tu serais devenue ma princesse ! Je ferai ça quand je serai plus grand, pour l'instant, jouons ! » Cela faisait longtemps que le Libanais n'avait pas joué avec une petite fille si bien qu'au départ, il avait bien fait attention à ne pas faire un pas de travers, à respecter les convenances sous l’œil inquisitif de son père ainsi qu'une distance bien vite dissipée puisqu'ils s'étaient pris la main d'une façon très naturelle, comme si c'était normal et c'était même ce qu'il y avait de plus beau dans cette relation naissante entre les deux jeunes enfants. Ils se tenaient la main sans se poser de question alors que bien plus tard, un tel geste pourrait avoir un tout autre sens ou susciter énormément d'interrogations mais plutôt que de se projeter dans le futur et songer à se marier avec elle pour officiellement devenir son Prince, il continuait à tenir très fort sa main de peur de la perdre au bout de quelques mètres et affichait une moue songeuse avant de se rassurer lui-même d'un signe de tête. « Maman a l'habitude de me voir tout sale alors je pense qu'elle s'y attendait et qu'un autre costume m'attends dans nos valises ! »

Il l'observait droit dans les yeux sans jamais ciller ni même se départir de son sourire d'enfant heureux qui resterait planté sur ses petites lèvres à peine sèches. Il observait Bella d'un air niais comme s'il était hypnotisé par la petite fille et faillit ne pas comprendre lorsqu'elle lui toucha l'épaule, lançant les hostilités du jeu qu'il venait de proposer. Ce n'est que lorsqu'il la vit s'enfuit en courant après avoir enlevé ses jolies chaussures qu'il sortit de sa transe méditative d'observation et se lança à sa poursuite dans le corridor, ne manquant pas de prendre des points de repères à tous les endroits foulés par ses pieds. Ne s'attendant pas à ce que sa princesse soit aussi rapide, il dût accélérer et prendre un virage serré pour parvenir à réduire la distance les séparant, riant vivement à chaque fois qu'il l'apercevait dans son champs de vision. La découverte du palais des Ningishzida commençait à peine mais il savait déjà qu'il ne verrait pas passer le temps comme à chaque fois qu'il s'amusait mais, plutôt que de songer à la fin de cette journée qui avait commencée à peine quelques heures auparavant, il resta concentré sur sa cible et levait déjà sa main dans les airs en direction de l'épaule de Belladonna pour qu'elle soit à son tour le chat. « Hahaaaa j't'ai eu ! C'est toi le chat ! » Hilare, tu ne pris pas le temps de reprendre ton souffle et t'élança aussitôt en sens inverse, reprenant une partie du chemin emprunté avant de t'aventurer dans l'immense jardin au milieu duquel tu découvrais des plantes encore jamais vues. Tu avais déjà vu un palmier mais tu découvrais avec enchantement les acacias du Nil, figuiers et sycomore que ta famille et toi n'aviez pas dans votre jardin. Il était d'ailleurs facile de se cacher au sein de cette végétation, chose que tu fis alors que tu avais pris de l'avance et ne voyait plus Bella en jetant un regard par dessus ton épaule. T'agenouillant derrière le tronc d'un palmier, tu reprenais ton souffle en restant sur tes gardes.
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mer 12 Déc - 3:51

We were meant to be.
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« Ho, tu crois que c'est ça ? Dans ce cas, j'aurai dû venir te chercher en tapis volant et t'emmener jusqu'aux étoiles où tu serais devenue ma princesse ! Je ferai ça quand je serai plus grand, pour l'instant, jouons ! »

La petite fille que tu étais n’aurais décidément pas pu vouloir plus que ça. Alors, c’était vrai ? Les princes, ça existait vraiment ? Dans un sens, c’était logique. Sinon, où tous ces auteurs auraient pris leur inspiration ? Ta mère t’avait toujours dit de n’écouter que ton cœur et ton instinct, et à la vitesse où il battait en ce moment, tu aurais dû comprendre qu’il y avait quelque chose. Quelque chose d’autre. Pourtant, tu as juste souri, tu as pressé sa main un peu plus fort, et vous êtes partis dans une discussion plus enfantine et tellement plus excitante : le prochain jeu. Caleb semblait pencher vers le chat, ce qui était vraiment une bonne idée, surtout que tu avais le grand avantage que tu connaissais le terrain, la maison, et tous les recoins. Tu serais imbattable ! Enfin, imbattable, c’était vite dit. Disons que tu aimerais beaucoup croire que tu étais imbattable, mais la vérité était là : ton frère était meilleur que toi, et Caleb le serait probablement aussi. Tu courrais vite, certes, tu étais agile, mais les garçons semblaient toujours avoir une longueur d’avance, ce qui te vexait toujours un peu. Mais qu’à cela ne tienne. Tu étais partie en courant, en laissant tes souliers derrière toi. Tu courrais plus vite nu pieds, ça, tu le savais bien.

Tu courrais à travers les couloirs, tournant une fois ou deux pour permettre à Caleb de te suivre sans lui rendre la tâche trop facile. À chaque fois que tu pensais l’avoir semé, tu entendais son rire résonner entre les murs du palais, et tu partais de plus belle en poussant de petits cris. Néanmoins, malgré tous tes efforts, tes virages, tes détours, il t’a rattrapé. C’était toi le chat maintenant ! Et comme dans ce genre de jeu il n’y avait jamais de pauses, tu es partie à sa poursuite alors qu’il te faisait faire mille et un détours. Vous avez débouché dans le jardin, et tu t’es soudainement arrêtée, ne le voyant plus. À droite ou à gauche ? La grosse question. Tu t’es décidée pour la droite, et tu joggais tranquillement en regardant partout autour de toi, tentant d’apercevoir ton nouvel ami parmi les plantes et toutes les branches. Pas de trace du jeune Khalfan ici. Dépitée, tu rebrousses donc chemin et tu pars vers la gauche, tout en regardant fréquemment derrière toi. Toujours rien. Ni devant, ni derrière. Hum. Tu manquais d’idées. Peut-être devrais-tu commencer à chercher un peu plus sérieusement dans la végétation ?

Tu t’es enfoncée dans cette petite végétation, entre les palmiers, arbres dont tu ignorais le nom et plantes diverses. Tu les as secoués une par une, cherchant activement ton petit prince, refusant de renoncer. Tu marchais parfois à reculant, ayant peur qu’il te prenne par surprise de derrière. Tu détestais ça, et tu détestais être chatouillée, chose qu’il finirait probablement par remarquer. Tu avançais lentement, mais minutieusement, quand tu as buté sur quelque chose et tu es tombée tête première sur le sol. Tu te retournes vivement pour découvrir un Caleb à moitié écrasé sous toi. Tu éclates de rire.

« J’t’ai trouvé ! »

Tu ris de plus belle, malgré ta robe toute salie et les plantes légèrement amochées.

« Bella, Caleb ? Tout va bien ? » Ton père qui s’inquiétait. Ce n’était pas nouveau.
« Oui papa, t’inquiète pas ! »

Puis tu regardes Caleb, vos vêtements sales, les plantes amochées, vos mains recouvertes de terre et vous éclatez de rire tous les deux, complices. Tout allait bien. En fait, ça n’aurait pas pu aller mieux.

« Let us always meet each other with smile, for the smile is the beginning of love. » ►Mother Teresa
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mer 12 Déc - 17:49

Se retrouver là était un privilège et Caleb profitait de la moindre seconde passée en ces lieux et en la compagnie de Bella. Lui et ses parents n'étaient peut-être pas arrivés depuis très longtemps mais cela ne l'empêchait pas d'avoir l'impression d'être déjà venu et de déjà tout connaître qu'il s'agisse des employés de maison des Ningishzida, de cette famille chaleureuse dont il connaissait bien mieux la fille que les parents ou le frère ou encore des pièces recélant encore quelques mystères mais attirant son attention lorsqu'il passait devant et du jardin également qui les attendait et dans lequel il ne tarderait pas à trouver refuge après l'avoir rattrapée. Trouver la meilleure cachette pour pouvoir souffler un peu restait à présent une tache relativement simple à laquelle il s'attela sans tarder, foulant de ses petits pieds poussiéreux la poussière du sol de terre aride. Il avait même l'impression qu'à chaque pas qu'il faisait, un nuage de poussière s'élevait dans les airs pour lui chatouiller les narines ou bien pour masquer sa silhouette imperceptible à travers cet amas de particules venant troubler le paysage. Mais bon, cela n'était qu'une impression et Caleb savait très bien que s'il n'arrêtait pas tout de suite de délirer et que s'il ne cherchait pas un endroit convenable où cacher ses fesses, il se ferait avoir de nouveau et ne pourrait pas gagner cette interminable partie de cache-cache qu'ils entamaient à peine. Il ne voyait pas le temps passer et aurait aimé élire domicile en ce palais pour pouvoir jouer ainsi chaque jour de sa vie avec la jolie Belladonna qu'il aimait déjà du fin fond de son cœur qui battait la chamade à chaque battement de cil recouvrant partiellement ces deux perles brunes qui l'observaient avec curiosité et gaieté.

De toute sa vie de gosse, il n'avait jamais vu un si joli sourire et, alors qu'il s'aventurait derrière un tronc assez grand pour masquer sa présence, il repensait au sourire et au rire cristallin de sa nouvelle partenaire de jeu. Dès qu'il voyait ses lèvres s'étirer et dévoiler ses dents ou encore qu'il entendait ce son délicat s'échapper de sa gorge signifiant son bonheur, il se sentait extrêmement bien sans pouvoir expliquer pourquoi. Même en Inde où il avait quelques amis, il ne pouvait citer quelqu'un ayant un sourire aussi pur que celui de l'égyptienne. Peut-être que cela était une caractéristiques visant les femmes du royaume des pharaons ? En tout cas, de ce qu'il avait pu voir des employées, aucune n'égalait en beauté sa camarade qui avait hérité des traits magnifiques de sa mère qu'il avait eu le temps d'observer alors qu'ils venaient les accueillir. Quelle belle famille ... Dommage qu'il ne les ait pas connu avant ... Après tout, il n'était pas aux portes de la mort et il lui restait encore énormément de temps à vivre alors, il prendrait tout ce temps pour les découvrir et s'habituer à cette sensation étranger qui le poussait à croire qu'ils étaient des membres de sa famille. De plus, c'était classe de connaître des gens vivant dans un pays éloigné du sien !

Accroupi derrière son arbre, le regard vif quittant un instant une étrange libellule pour observer la silhouette se profilant à l'horizon, arrivant vers lui sans le voir, il avait l'avantage de pouvoir observer sans être vu et se délectait de cela. Apposant ses petites mains sur le tronc, il s'élevait légèrement pour la regarder et ne perdait pas une seule seconde pour se cacher de nouveau lorsque les prunelles noires de son amie scrutaient les fourrées le masquant. Préférant jouer la carte de la prudence, il finit par s'agenouiller et s'étaler à même le sol pour enfouir sa tête sans s'en rendre compte au coeur d'une espèce de buisson et sentir une vague de fraîcheur caresser ses joues. S'il s'attendait à ce que a végétation locale conserve le frais ainsi, il ne se serait certainement pas tant émerveillé devant une telle découverte. Allongé, il ne prêtait plus attention aux déplacements de Bella qui approchait dangereusement. Occupé à observer l'intérieur du buisson, il sentit à peine les pieds de la jeune fille se prendre dans ses jambes mais se retrouva extirpé de sa cachette en à peine quelques secondes alors qu'il roulait sur le dos et revenait dans le monde réel. Bella venait de trébucher et il parvint à amortir sa chute en se déplaçant légèrement sur le côté au moment même où il sortit de son repère de super espion. L'agrippant par les épaules, il lui sourit lorsqu'elle lui lança un « J’t’ai trouvé ! » apparemment ravie de cet exploit. Leurs regards se croisèrent et ce fut l'instant que choisit le père de la jolie égyptienne pour s'immiscer dans leur jeu alors qu'il lâchait les épaules de Bella et affichait son air le plus innocent le tout en acquiesçant à la question posée par le père d'un signe de tête.

« Bella, Caleb ? Tout va bien ? »
« Oui papa, t’inquiète pas ! »

Bella ne perdit pas un seul instant pour répondre et, reportant son attention sur son ami du jour, ils se mirent à rire en s'observant mutuellement. Recouverts de poussière, les mains recouvertes de terre, les cheveux de Caleb plein de feuilles sèches, ils n'étaient plus aussi présentables que lors de leurs rencontres. Son costume était froissé mais tout allait pour le mieux et ce fut en grand gentleman qu'il se redressa et tendit sa main à Belladonna. « Si Princesse Bella veut bien se donner la peine ?! » Agrippant ses doigts, il la soutint et l'aida à se redresser suite à quoi il tourna son regard vers Monsieur Ningishzida pour le rassurer. « Ne vous inquiétez pas Monsieur, je veille à la sécurité de votre fille, plus jamais les crocodiles du Nil ne viendront l'attaquer ! » Le grand Monsieur très beau et très présentable sembla se prendre au jeu et leur adressa un joli sourire puis un clin d’œil après avoir constaté les dégâts engendrés par cette partie de chat. La menace d'une première douche était écartée mais jusqu'à quand ?

« Pouvons-nous continuer à jouer Monsieur ? »

Son ventre venait de gargouiller mais, ayant bien plus envie de jouer que de manger, il préférait s'assurer du temps qu'il leur restait à se distraire avant de devoir essayer de redevenir aussi propres qu'avant ... ce qui ne serait pas évident. Peut-être qu'il suffirait d'épousseter leurs vêtements d'un revers de main et de passer leurs mains sous l'eau pour que la terre s'en aille mais quant aux plis, Caleb doutait. Serait-il possible de passer le fer à repasser sur son pantalon sans le brûler et sans qu'il ait besoin de le retirer ? Madame Khalfan le forcerait peut-être également à se changer entièrement, qui sait ? Mais pour l'instant, le regard brillant d'espoir, il attendait sa réponse en glissant une main dans ses cheveux, geste suffisant à faire tomber quelques débris de feuille.
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Ven 14 Déc - 3:24

We were meant to be.
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Tu riais. Tu savais que ça faisait longtemps que tu n’avais pas ris comme ça, de façon si pure et sans aucune retenue. Ton frère aussi te faisait rire, mais ce n’était pas pareil. Tu ne riais jamais devant ton père. Ta mère te faisait sourire, elle. Elle t’enveloppait de son amour, de son affection et de ses histoires, mais Caleb, lui, te faisait éclater de rire, sans que tu puisses t’en empêcher. Pas parce que c’était si drôle que ça. Pas parce qu’il te racontait les meilleures blagues du monde. Non, juste parce qu’il était là et qu’il jouait avec toi. Cela suffisait à ton bonheur, à ton petit cœur qui battait plus vite. Cela suffisait à être heureuse, à avoir les joues toutes rosies, les coins de la bouche légèrement douloureux à force de trop sourire et de rire jusqu’à ce que tu aies mal au ventre. Tu ne voyais plus ta maison ni le jardin de la même façon : alors qu’ils n’étaient que là par décoration lorsque tu y vivais, avec Caleb, ils semblaient empreint d’une infinité d’opportunités de jeu, de cachette, et de plus de fous rire encore. Avec que le jardin t’avait toujours intimidé lorsque tu étais seule, avec lui, ce n’était qu’un immense terrain de jeu dont vous étiez les souverains. Ta maison, si grande et si silencieuse lorsque tu te retrouvais toute seule dans une pièce, résonnait désormais de vos rires, de vos discussions et de vos secrets. Il mettait de la vie dans la tienne qui t’avait semblé un peu vide avant son arrivée.

Tu ne voulais plus qu’il parte. Tu avais cette boule qui te coupait le souffle lorsque tu y pensais. Tu ne voulais plus retourner dans ce grand palais sans lui, sans sa bonne humeur et son sourire contagieux. Tu ne voulais plus entrer dans ta chambre si grande et si silencieuse sans qu’il ne t’y accompagne, que vous vous assoyiez sur ton grand lit et qu’il te raconte tous ses secrets, et toi, tous les tiens. Tu ne voulais plus aller dans le jardin, qui n’était qu’un royaume délaissé par son roi. Tu ne voulais pas qu’il parte. Et lorsque vous êtes sortis des plantes, sales mais plus heureux que jamais, tu lui avais serré la main très fort. Tu ne voulais pas que ce moment-là se termine, jamais. Tu irais habiter chez lui, s’il le fallait : un peu de repos de la pression constante de ton père ne pourrait te faire du mal. De toute façon, tu avais l’impression que ton amitié naissante avec Caleb était dans ses plans, que c’était ce qu’il voulait et ce qui lui faisait plaisir. Alors, tu pourrais être avec lui, et en plus faire plaisir à ton père. Qu’est-ce qu’il te fallait de plus ?

« Ne vous inquiétez pas Monsieur, je veille à la sécurité de votre fille, plus jamais les crocodiles du Nil ne viendront l'attaquer ! » Tu baisses les yeux vers le sol en réprimant un sourire. Tu voulais bien paraître devant ton père, mais à part vos yeux éclatants et vos sourires radieux, il n’y avait plus rien de beau chez vous. Tes cheveux étaient en désordre, il y avait des bouts d’herbe et de feuilles dans les siens. Vos vêtements étaient plein de terres, et tes pieds nus également. Et vos mains, n’en parlons même pas. Tu voyais bien que ton père hésitait à passer un commentaire désobligeant. Ce que tu craignais le plus, c’est qui décide que vous aviez assez joué, et que vous devriez vous joindre à la conversation des adultes, conversations que tu ne comprenais jamais. Au moins, maintenant, il y avait Caleb avec qui partager cette incompréhension. « Pouvons-nous continuer à jouer Monsieur ? » Tu croisais les doigts pour que la réponse à cette question soit un simple oui.

« Après avoir mangé, si vous voulez bien. Bella, amène Caleb à la salle de bain et lavez-vous un peu. Nous vous attendons dans la salle à manger. »

Tu acquiesces, un peu piteuse, et tu tires Caleb vers la dite salle de bain, ou vous vous enfermez. Tu prends donc un petit linge que tu mouilles un peu et tu entreprends de nettoyer ton ami en riant. Tu l’aurais bien laissé faire, mais le miroir étant trop haut, tu n’arrivais pas à voir toutes les traces de saleté sur toi et ton visage, que tu avais décidé de le faire à sa place. Tu allais t’attaquer à ses mains lorsque tu remarques une estafilade rouge sur sa paume droite.

« Oh ! Caleb, tu es blessé… » fis-tu doucement, soucieuse.

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Sam 15 Déc - 13:34

Retenir ce souffle de vie aurait été une erreur raison pour laquelle le petit brun inspirait et expirait à s'en faire mal. Il était tellement heureux qu'il contenait difficilement sa joie et ce même devant le géniteur de Bella auquel il s'adressait avec respect mais malice. Il venait d'interrompre votre fantastique jeu auquel il n'y avait finalement aucun gagnant puisque ils étaient exæquo et ce même en considérant que l'égyptienne l'avait attrapé plus par miracle qu'autre chose en tombant sur lui. De toute façon, qu'il y ait un gagnant ou un perdant leur importait peu du moment qu'ils s'amusaient et faisaient résonner les pièces trop grandes et trop vides du palais de leurs rires cristallins. Observant le paysage mais aussi la petite Bella qui baissait les yeux par respect devant son père mais aussi pour ne pas afficher son bonheur face à cette figure d'exigence, il venait à se demander si, lorsqu'elle était toute seule, elle était aussi heureuse. Ses joues étaient-elles si rouges ? Son visage si expressif ? Sa tenue si dégoutante ? Il venait à en douter et s'imaginait que vivre parfois seul dans un si grand espace pouvait être franchement déprimant. Lui-même pouvait en témoigner après tout étant donné que ses parents adoptifs étaient bien souvent en déplacement et qu'il jouait tout seul dans les couloirs de leur grande demeure mais contrairement à Bella, il avait un ami de taille en la personne de l'élément air.

Le vent était parfois à sa merci mais savait aussi très bien se retourner contre lui lorsqu'il essayait d'échapper aux pinces de sa nourrice un peu trop soucieuse de son état de santé mais également impatiente de le voir s'assagir. Son enthousiasme débordant et son manque de retenue fatiguaient bien souvent les employés de Monsieur et Madame Khalfan mais jamais ils ne se permettaient de s'en plaindre puisque Caleb donnait vie à la propriété dans laquelle ils évoluaient tous au jour le jour. Ils devaient se sentir sacrément seuls en cet instant alors qu'ils étaient en congé ou s'occupaient de maintenir la propriété impeccable et prête à les recevoir à leur retour. Même s'il étaient fils unique, il savait s'amuser avec tout et n'importe quoi mais jamais il ne s'était autant fendu la poire. Belladonna réveillait en lui de nouvelles choses, de nouvelles envies mais surtout une nouvelle façon de voir les choses. À présent qu'il l'avait découverte, il n'avait plus envie de la quitter et supplierait certainement ses parents de l'emmener avec eux au moment où ils quitteraient l'Egypte. Bien plus qu'une amie, elle était une nouvelle petite sœur mais aussi une personne prenant une très grande place dans son cœur qu'il ne pourrait jamais voir souffrir, pleurer ou mourir. Il serait toujours là pour elle et se promettait déjà de lui envoyer des tas de lettres lorsqu'ils ne seraient plus l'un à côté de l'autre pour jouer ensemble ou échanger un tas d'informations confidentielles sur leurs vies.

« Après avoir mangé, si vous voulez bien. Bella, amène Caleb à la salle de bain et lavez-vous un peu. Nous vous attendons dans la salle à manger. »

Inclinant la tête à l'instant où l'homme prononçait leur sentence, il se soumettait et acceptait de suivre sa nouvelle amie vers la salle de bain. En chemin, alors qu'il lui agrippait de nouveau la main plus part nécessité que par peur de se perdre, la nature du repas qui les attendait l'intriguait. Que pouvait-on bien manger en Égypte ? Allait-il trouver des scorpions grillés ou des bandelettes de momies dans son assiette ? Ou alors une cuisse de chameau ? Au moment où il s'apprête à lui poser directement la question, ils arrivent dans la pièce d'une blancheur impeccable où ils s'enferment. Ses lèvres restent entrouvertes, stoppées dans leur élan de diffuser un message d'intérêt total envers le repas qui les attendent bien vite relégué au second plan à l'instant où la jolie brune commence à essuyer les traces de terre lui recouvrant le visage en riant. Il l'observe et se sent rougir en la contemplant de la sorte. L'expression de son visage rayonne de bonheur, rien à voir avec cet état de gêne affiché devant son père et il doit bine avouer qu'il l'aime énormément lorsqu'elle ne se retient pas. Elle lui saisit d'ailleurs la main et il lui semble que son cœur est prêt à exploser. D'ailleurs, lorsqu'elle retourne sa main pour nettoyer sa paume, une étrange sensation de picotement le démange et ses traits se tirent en une petite grimace atténuée par ce sourire qu'il affiche continuellement en sa présence. Elle, bien plus alarmée en observant sa main que lui en observant son visage à elle le tire de ses réflexions sur la beauté et les longs cheveux bruns. « Oh ! Caleb, tu es blessé… » Perdu dans ses pensées, il ne peut s'empêcher de sortir une phrase stupide de séducteur sans s'en rendre vraiment compte. « Oui, ta beauté me crève les yeux Bella » Réplique-t-il sans se départir de son sourire goguenard. Mais lorsqu'il constate qu'elle est on ne peut plus sérieuse, l'un de ses sourcils de lève intrigué et son visage se tourne en direction de la blessure. Tu tournes légèrement ta main sur le côté pour constater les dégâts et hausse finalement les épaules. « Ha oui, en effet ... j'espère que l'on ne me coupera pas la main et que ça peut être guéri. Vous pensez pouvoir faire quelque chose Docteur Bella ? » Prenant son air le plus sérieux possible, il tente de capter son attention et de lire sa réponse dans son regard à l'instant où elle lèvera les yeux vers lui tout en faisant comme ces gens dans les séries télévisées qui se vouvoient sans arrêt lorsqu'ils abordent des choses sérieuses. « Si vous me guérissez, je vous promet de vous nettoyer le visage aussi bien que vous ne l'avez fait pour moi et de le départir de toute vilaine trace de terre même si je dois bien avouer que même toute sale vous êtes magnifique. »
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Dim 16 Déc - 4:57

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Tu te demandais s’il allait rester. Tu savais qu’il venait de loin, alors il ne repartirait probablement pas aujourd’hui, du moins, l’espérais-tu. La semaine prochaine? Dans trois jours? Dans un mois? Tu ne le savais pas. Tu voulais qu’il vienne habiter chez toi, ou que tu ailles chez lui. Ton palais te semblait bien grand et vide sans lui, ta chambre, impersonnelle et sans vie. Tu te perdrais dans ton grand lit, sans sa main à serrer fort. Tu aurais peur, dans toute cette végétation, sans Caleb pour te protéger des crocodiles du Nil. Et puis, c’était triste à dire, mais les blagues de ton frère avaient maintenant triste allure comparées aux jeux avec ton nouvel ami. Tu avais toujours eu de la facilité à te faire des amis, à te faire apprécier, mais tu n’avais jamais aimé personne aussi rapidement et aussi facilement. C’était rendu naturel, comme si ta main devait aller dans la sienne, comme si vos rires devaient résonner ensemble et pas séparément. Tu n’aurais pas pu l’expliquer si on te l’avait demandé. Pourquoi lui, et pas les autres petits garçons que tu avais rencontré alors que ton père te traînait partout pour te présenter à tous ces gens avec qui il s’entendait bien, que ce soit véritable ou simplement par diplomatie. Caleb était différent. Lui aussi, il était vrai, ses bonnes manières te faisaient rougir, son sourire te donnait envie de lui en renvoyer un tout aussi éclatant, et il aurait pu t’emmener au bout du monde s’il l’avait voulu, tu l’aurais suivi partout.

Tu as écouté ton père et tu as amené Caleb, toujours en lui tenant la main, jusqu’à votre grande salle de bain où, mouillant un petit linge, tu t’es mise à le débarbouiller. Vos regards se croisaient parfois mais tu détournais rapidement le tien, gênée par la profondeur du sien. Son visage tout nettoyé, tu avais jeté un coup d’œil à sa chevelure et, découragée par l’ampleur de la tâche qui t’attendait si tu voulais la départir de tous les petits morceaux de feuille qui y étaient pris, tu avais attaqué ses mains, remarquant par le fait même qu’il était blessé. Tu le regardais avec beaucoup de sérieux, t’inquiétant réellement de son bien-être et de la douleur que pourrait occasionner cette petite blessure. « Oui, ta beauté me crève les yeux Bella. » Et toi, en tant que petite fille de 6 ans, tu n’as aucune idée de ce que tu dois répondre à ça. Alors tu souris et tu rougis violemment, avant de lui planter un bisou sur la joue. Ça se passait de commentaires. Tu n’avais jamais été du genre à parler sans arrêt, de toute manière, et c’était là l’un des gros avantages de Caleb : tu avais l’impression qu’il te comprenait sans que tu aies à ouvrir la bouche. Que tu pouvais simplement lui lancer un regard et qu’il comprendrait ce que tu ressentais, ce que tu voulais dire mais qui ne se disait pas en mots.

« Eh bien mon cher monsieur, je peux vous mettre un bandage, commence-tu en le suivant dans son jeu de vouvoiement. Mais l’étagère est trop haute pour moi. Pensez-vous que vous pouvez y arriver pour moi? » fais-tu, pleine d’espoir, en pointant du doigt l’étagère désirée. Bien sûr qu’il pouvait. Tu en étais persuadée. C’était Caleb, quand même, et c’était ton héros, maintenant, en plus d’être ton prince charmant. « Si vous me guérissez, je vous promet de vous nettoyer le visage aussi bien que vous ne l'avez fait pour moi et de le départir de toute vilaine trace de terre même si je dois bien avouer que même toute sale vous êtes magnifique. » Tu le regardes en souriant, te demandant comment vous avez fait pour vous rendre là. Il n’y a que quelques heures, vous étiez encore de parfaits étrangers et vous voilà maintenant les meilleurs amis du monde, inséparables. Et c’était important pour toi qu’il puisse compter sur toi autant que tu avais l’impression que tu pouvais compter sur lui. « Je vous promet que je vais faire tout mon possible pour vous guérir et vous rendre heureux, » promets-tu solennellement, tout en te promettant à toi-même de véritablement suivre cette promesse tout au long de ta vie. Il le méritait, et si tu pouvais contribuer à son bien-être et à son bonheur, tu le ferais avec joie. Tu voulais qu’il fasse partie de ta vie parce qu’il te faisait rire, il te faisait sourire, il te donnait envie de vivre, et tu voulais représenter la même chose à ses yeux. Alors, tu lui avais promis que tu le rendrais heureux, parce qu’au fond, c’était tout ce que tu voulais : que jamais son sourire ne disparaisse, que jamais cette lueur dans ses yeux lorsqu’il te regardait ne s’éteigne.

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Dim 16 Déc - 10:57

Et voilà qu'il avait gagné un bisou qu'il aurait aimé lui rendre. Il sentait encore ces lèvres rosées se poser contre sa peau et y émettre un bruyant SMACK qui l'avait fait pouffer de rire. Les bisous, il aimait bien ça sauf lorsqu'ils venaient de sa tante qui avait tendance à lui baver dessus lorsqu'elle lui collait deux bons baisers sur chaque joue mais là, il devait bien avouer que tout son corps avait apprécié cette vague de chaleur parcourant son cerveau pour ensuite redescendre dans ses bras, son estomac qui ronronnait d'aise et ses jambes qui s'engourdissaient sur le cou. Il ne pouvait expliquer cette sensation de bien être semblable à celle qu'il ressentait lorsqu'il se promenait entre les étals d'épices au marché de Bombay et plus particulièrement lorsqu'il s'approchait de la montagne de curry en poudre aussi douce que la peau de Bella et qu'il humait à grands renforts d'inspiration. Même qu'une fois, il avait tellement approché son nez de la poudre que celle-ci était entrée dans ses naseaux et lui avait piqué l'intérieur des narines. Ce qui ne l'empêchait pas de vouer un culte au curry au final.

Prit de joie au moment où il l'entendit rentrer dans son petit jeu, son air benêt revint au galop et un sourire qui atteindrait bientôt ses oreilles se dessina sur ses lèvres venant d'être nettoyées. En passant sa langue dessus, il pouvait encore sentir le goût âpre de la terre qui n'était de toute évidence pas son élément mais avec lequel il aimait faire corps. Rien de tel qu'un bain de boue ou des roulades dans la terre sèche qui avaient toutes deux des vertus bonifiantes sur le teint du jeune homme. Tout d'abord parce que lorsqu'il se roulait dans la boue, il était aussi bronzé que ces petits enfants des bidonvilles de Calcutta mais aussi parce que, à l'image des femmes prenant soin de leur corps, son épiderme se régénérait au contact de cette épaisse couche marronâtre. Mais bien loin de son pays d'origine, il était dans la salle-de-bain face à Bella qui lui confiait une mission : « Eh bien mon cher monsieur, je peux vous mettre un bandage, commence-tu en le suivant dans son jeu de vouvoiement. Mais l’étagère est trop haute pour moi. Pensez-vous que vous pouvez y arriver pour moi? » Frottant ses mains l'une contre l'autre, il leva la tête vers cette dite étagère et évalua la distance la séparant du sol en levant son pouce dans les airs comme avait l'habitude de le faire l'ami peintre de son père adoptif lorsqu'il venait peindre les tergetes erecta autrement dit "roses d'inde" de leurs jardins dont il n'appréciait pas vraiment l'allure. Il avait vu d'autres roses bien plus belles dans les images de ses livres et 'on ne pouvait pas dire que ces roses jaunes et disgracieuses étaient à son goût.

L'heure était venue de réussir cette mission de la plus haute importance que venait de lui donner la princesse Belladonna et qu'il se devait de réussir quitte à mettre sa vie en danger. En soit, il n'y avait aucun danger à prendre ce tabouret à l'autre bout de la salle-de-bain pour gagner de la hauteur et s'emparer des bandages transformant bientôt sa main en main de momie. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Agile comme un petit singe, il grimpa sur ce tabouret et s'éleva pour ensuite tendre sa main d'un air concentré et appliqué vers les bandelettes qu'il voyait d'ici. Tirant la langue, il finit par réussir et entama une danse de la victoire au sommet de son promontoire, manquant de choir plusieurs fois. Alerté par les yeux écarquillés et inquiets de Bella, il finit par arrêter son petit jeu et revint sur le plancher des vaches en moins de temps qu'il en faut pour pour le dire. Vainqueur, fier, il lui tendit le précieux Graal et s'agenouilla devant elle, lui tendant la main pour qu'elle en prenne soin.

Entre temps, elle t'avait glissé à l'oreille une phrase toute particulière que tu n'oublierais jamais : « Je vous promet que je vais faire tout mon possible pour vous guérir et vous rendre heureux, ». À l'instant où elle l'avait prononcé, solennellement malgré la légèreté de leur petit jeu de vouvoiement, il savait qu'elle disait vrai et se promettait de faire de même. Ainsi, lorsqu'elle s'empara de nouveau de sa main pour la soigner, il lui glissa : « Je m'en remets à vous et promets de toujours vous protéger, princesse quitte à risquer la vie de ma main ! »
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Lun 17 Déc - 2:40

We were meant to be.
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Tu l’observais avec de grands yeux, un peu inquiète par la périlleuse mission que tu venais de lui confier, mais confiante qu’il la réussirait avec brio. Tu ne voulais pas qu’il tombe du tabouret. Tu pourrais amortir sa chute, mais vous vous blesseriez tous les deux. Et puis, tu lui faisais confiance : s’il était monté là-dessus, c’était logiquement parce qu’il savait ce qu’il faisait. Ou que s’il ne le faisait pas, sa fierté allait en prendre tout un coup, tu n’étais pas sûre encore. Néanmoins, tu l’observais avec une certaine inquiétude, comme si une vilaine bestiole en haut du placard risquait de lui manger la main, qu’il allait échapper les bandages sur sa tête, que le banc allait basculer et qu’il allait tomber. Les scénarios catastrophes, tu les avais tous vu dans ta tête, et tu espérais simplement qu’il pourrait te ramener ce que tu voulais pour soigner sa main et que tout irait bien. Tu n’avais pas encore tous les enseignements en médicomagie que tu aurais plus tard, et tu ne savais pas du tout que tu te découvrirais un don pour le chamanisme. Là, tu étais simplement une petite fille qui tentait d’appliquer ses minces connaissances en la matière pour sauver la main de son ami. Tu avais pris le désinfectant qui traînait à ta hauteur, et tu attendais que Caleb redescende avec les bandages en main. Il réussit à les attraper, et tu applaudis avec enthousiasme pendant un instant, avant de lui faire les gros yeux pour qu’il redescende du tabouret puisqu’il s’était mis à effectuer une petite danse victorieuse. Tu aimais mieux le voir danser sur le plancher des vaches.

Caleb au sol, tu prends sa main et la désinfecte délicatement. « Je m’en remets à vous et promets de toujours vous protéger, princesse, quitte à risquer la vie de ma main! » Souriante et un peu rougissante, tu prends un bandage dans la boîte que t’as miraculeusement ramené ton ami, et tu lui fais un petit bandage improvisé, qui allait très bien tenir et ne devrait pas le gêner dans vos prochains jeux. « Et voilà. Ne vous inquiétez pas, votre main n’est plus en danger. » Sitôt ta phrase prononcée et un grand sourire sur tes lèvres, tu entends la vie de ton père qui s’élève de la salle à manger. « Les enfants? Le diner est servi, vous devriez descendre si vous ne voulez pas manger froid! » Ah oui. Le dîner. Tu l’avais presque oublié, et tu n’étais pas vraiment en état d’y aller. Tu prends donc la lingette et te la passe rapidement dans le visage, tout en tentant d’arranger ta coiffure, ce qui semble complètement inutile. Tu enlèves donc les pinces qui la retiennent, laissant tes cheveux cascader naturellement sur tes épaules. Tu regardes Caleb, un peu soucieuse, et lui ébouriffe les cheveux pour enlever quelques petites brindilles. Ce n’était pas aussi bien que lorsque vous étiez arrivés, mais c’était beaucoup mieux que tout à l’heure, et vous étiez à peu près présentables. Tu lui tends donc la main. « Tu es prêt? Je sais que mes parents vont te poser beaucoup de questions, mais… Faut pas t’inquiéter, ils sont gentils. »

Vous descendez alors les marches, aussi dignes que possibles avec vos tenues à peu prêt foutues, tes pieds nus et la chevelure complètement en désordre de Caleb. Au moins, vos mains étaient propres, celle de Caleb, bandée, et vous aviez l’air heureux. Rien n’aurait pu satisfaire plus vos parents, qui semblaient absolument ravis de vous voir ainsi ensemble. Vous êtes allés vous asseoir à côté et tu refusais toujours de le lâcher. L’entrée trônait dans ton assiette, un plat qui à vu de nez semblait très épicé, que tu ne reconnaissais même pas. Tu jettes un petit coup d’œil inquisiteur à tes parents. Ils s’étaient vraiment forcés pour la famille de Caleb, à croire que vous aviez quelque chose à leur prouver. « Alors, Caleb, dis-moi, est-ce que tu prends soin de ma fille? » Tu regardes ton père avec de grands yeux. « Papa! » fais-tu, avec l’air on-ne-pose-pas-ce-genre-de-questions-à-mon-nouveau-meilleur-ami. Ton père allait le mitrailler de questions, c’était bien connu. Ça en avait fait fuir plus d’un, potentiels amis, et tu avais toujours fini par te retrouver seule, pour la simple et bonne raison que tous les autres petits garçons assis à la place de Caleb quelques mois avant lui avaient fui les questions très peu discrètes de ton père. Les « que comptes-tu faire plus tard? » et les « alors, as-tu une petite amie? » s’en venaient, tu le savais bien, et tu serrais fort la main de Caleb, parce que certaines de ces questions et commentaires n’étaient pas des plus faciles. Un jour, il avait dit à un petit garçon de 6 ans s’il avait honte de vouloir faire un métier moins prestigieux que celui que tu voulais faire. N’importe quoi. Ça avait mis tout le monde mal à l’aise sauf ton sympathique père, qui n’avait pas du tout vu où était le problème. En espérant qu’il soit moins dur envers Caleb, ou que ce dernier s’en sorte mieux que les autres.

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Lun 17 Déc - 16:01

Ne prêtant pas attention au regard assassin de la jolie Bella qui l'observait un tantinet inquiète s'agiter sur son promontoire, Caleb prit le temps d'achever sa danse de la victoire et lui tendit délicatement les bandages une fois au sol. Il aurait très bien pu choir mais fort heureusement, ça n'était pas arrivé au plus grand soulagement de l'égyptienne qui pouvait enfin s'occuper de son cas. Silencieux et attentif, il l'observait lui bander habilement la main très attentif à ce qu'elle faisait. Elle avait beau n'avoir encore aucune notion concernant la médecine, il trouvait qu'elle s'en sortait très bien et ce fut fier qu'il brandit sa main dans les airs, agitant ses doigts, ne ressentant aucune gêne puisque le bandage n'était pas trop serré. Ainsi n'aurait-il pas l'occasion de voir sa main prendre des teintes violacées inquiétantes. Sa plaie était soignée, sa main intacte et Bella de nouveau sereine. « Et voilà. Ne vous inquiétez pas, votre main n’est plus en danger. » Soupirant de soulagement, il sourit de toutes ses dents et, pour tester la résistance de sa main, il alla chatouiller les cotes de la jeune fille en riant de bon cœur non pas comme une brute mais avec délicatesse et douceur. Il ne voulait pas lui faire mal et savait que ce genre d'attaque pouvait être douloureuse si réalisée avec trop d'ardeur. L'agrippant contre lui, il prit le temps de la taquiner encore un peu et déposa un baiser sur son front à l'instant où Monsieur Ninghishzida se manifestait. Prêtant une oreille attentive à l'annonce qu'il venait de proférer en direct du rez-de-chaussée, Caleb ne lâcha pas sa prisonnière, ce jusqu'à ce qu'il ait pu lui glisser quelques mots de remerciement à l'oreille. « Merci jolie infirmière, je vous dois la vie ! »

« Tu es prêt? Je sais que mes parents vont te poser beaucoup de questions, mais… Faut pas t’inquiéter, ils sont gentils. » Acquiesçant d'un signe de tête, serein à souhait, le jeune élémentaliste savait que tout se passerait pour le mieux puisqu'en général, il faisait très bonne impression de par son innocence et son éloquence. Prenant le temps de parfaire leur apparence, il l'observa se débarbouiller et y mit du sien, saisissant à son tour un linge humide avec lequel il ôta les quelques dernières traces de terre du visage de la belle et la laissa lui ébouriffer les cheveux. Cependant, les feuilles parasites n'avaient pas l'air toutes décidées à quitter cet abri et certaines restèrent enfouies entre ses mèches. Haussant les épaule comme s'ils ne pouvaient plus rien faire comme cela, sa main retrouva bien vite celle de son amie et ils se précipitèrent hors de la pièce pour descendre les escaliers avec autant de prestance que possible bien que leur allure n'était franchement plus aussi réglementaire qu'avant mais ce léger détail ne sembla pas déranger les parents ravis de voir leur progéniture s'entendre à merveille. Les deux mamans et les deux papas échangèrent des regards complices et ce fut d'un commun accord avec le père de Caleb que Monsieur le papa de Bella commença à s'intéresser au cas Caleb.

« Alors, Caleb, dis-moi, est-ce que tu prends soin de ma fille? »
Bella le dévisage, outrée, tandis que le petit garçon réajustant sa serviette sur ses cuisses pose sa fourchette et plonge ses prunelles sombres dans celles de son interlocuteur.
« Papa! »
Il raffermit l'emprise qu'il a sur la main de son infirmière de sa petite main bandée pour la rassurer et, prenant le temps de répondre, adresse un ravissant sourire aux convives attablés tout en humant avec plaisir les odeurs d'épice s'élevant des plats reposant sur la table et n'attendant qu'une chose : être vidés de leur contenu. Il ne prend même pas le temps de consulter ses parents, leur expression ou leurs signes d'encouragement et prend la parole comme l'aurait fait un homme sûr de lui. N'était-ce pas uns valeur importante à véhiculer que la confiance en soi ? Si Caleb montrait la moindre faille, la moindre faiblesse, peut-être que Monsieur Ningishzida n'accepterait plus qu'il soit en compagnie de sa fille et qu'il prenne le risque de la blesser.
« Oui Monsieur, je tâche de faire de mon mieux pour qu'elle soit heureuse et qu'il ne lui arrive rien même si, il faut bien l'avouer, je ne suis pas le plus calme des petits garçons. »

Il ne doutait pas un seul instant de lui et était sûr de ce qu'il avançait en osant même souligner l'un de ses défauts : son hyperactivité. Bien loin du parfait modèle du petit garçon consciencieux, sage et appliqué, Caleb était un bout-en-train sans arrêt en peine quoi inventer, casse-cou à souhait et pourtant doux comme un agneau. Bella n'avait rien à craindre en sa compagnie et ne pourrait jamais la briser. Maintenant qu'il la connaissait et l'appréciait, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour la contenter et ne jamais la voir pleurer.

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mar 18 Déc - 19:45

We were meant to be.
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Peut-être que c’est à partir de ce moment-là que tu t’es mise à réellement être fascinée par la médicomagie et tout ce que cela impliquait pour les autres, l’aide que tu pouvais ainsi leur apporter. Tu as toujours voulu aider, mais ce pansement que tu avais fait à Caleb était le premier d’une longue carrière. Peut-être est-ce à cet instant précis, lorsque tu finis de le serrer délicatement et que tu regardes son regard reconnaissant que tu as trouvé ta voie, pour entendre d’autres remerciements, pour voir d’autres yeux émerveillés. Tu ne l’as jamais vraiment su. Seulement, là, maintenant, alors qu’il t’attrape pour te chatouiller les côtes, tu n’aurais pu penser à un meilleur avenir pour toi. Tu ris, tu te gigotes en tentant de lui échapper, tu le supplie en riant toujours aussi fort de te lâcher. Tu le serres fort contre toi lorsqu’il t’embrasse sur le front et tu ne le lâche plus, jusqu’à ce que ton père vous invite à descendre. Vous n’êtes pas prêts. C’est la seule pensée cohérente qui traverse ton esprit en ce moment. Tu gigotes donc encore un peu pour te débarrasser de Caleb, refusant d’arriver en retard en bas et d’essuyer le dur regard de ton père. Mais il se rapproche encore plus de toi et te chuchotes quelques mots à l’oreille avant de te laisser partir. « Merci jolie infirmière, je vous dois la vie ! »

Tu arrives finalement à te glisser hors de ses bras, souriante, les joues rosées. Il t’a aidé à te débarbouiller, ce qui était une bonne idée, sinon vous ne descendriez jamais et tu savais à quel point ton père pouvait se montrer impatient. Fin propres, tu lui as proposé ta main et vous êtes descendus ensemble, avec toute la dignité dont vous pouviez encore être capables, néanmoins rayonnants de joie. Vos parents semblaient ravis de vous voir ensemble, main dans la main, les yeux pétillants et un grand sourire aux lèvres découvrant vos dents. Vous vous êtes assis côte à côte à la grande table, et tu as refusé de lâcher sa main, même pour manger. Tu avais peur que si tu le lâchais pendant quelques instants, il allait s’évaporer, comme s’il n’était pas réel ni tangible. Les gens te quittaient trop souvent pour que tu le laisses partir, lui. Tu en avais vu, des visages qui allaient et venaient dans la maison sans jamais revenir. Plusieurs, ça te rassurait de ne plus les voir. D’autres, ça te rendait triste. Et tu avais appris à ne plus t’attacher aux enfants qui venaient passer un week-end dans votre palais, car souvent, ils ne revenaient plus jamais. Mais Caleb, c’était différent. Et tu étais bien décidée à ne jamais le laisser partir.

« Alors Caleb, dis-moi, est-ce que tu prends soin de ma fille ? » Tu avais été outré qu’il ose importuner ton nouvel ami, mais tu n’avais rien ajouté après ton Papa ! qui voulait tout dire. « Oui Monsieur, je tâche de faire de mon mieux pour qu'elle soit heureuse et qu'il ne lui arrive rien même si, il faut bien l'avouer, je ne suis pas le plus calme des petits garçons. » Tu lui souris, et tu regardes ton père avec inquiétude. Les traits de son visage semblent se détendre, et il esquisse même une sorte de sourire que tu ne lui connaissais pas encore. Alors, tu te détends toi aussi, rassurée, du moins pour le moment. Tu avais l’impression que ton père aimait bien Caleb. Mais lorsqu’il ouvre la bouche, tu pensais qu’il allait lui poser une autre question, mais c’est vers toi qu’il se tourne. « Bella, ma chérie, nous sommes à table, tu ne penses pas que tu pourrais lâcher la main de Caleb ? » Ta mère pose sa main sur le bras de son mari, tentant de le dissuader de vous faire lâcher prise. Tu regardes ton père, puis Caleb, puis ses parents, et tu raffermis ta prise. « Non. Je ne veux pas qu’il parte, et je ne le lâcherai pas. »

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mar 18 Déc - 20:20

Et d'une réponse validée ! Une ! Tout fier, tu lèves la tête, jauge les adultes assis d'un regard de fer et, lorsque tu as l'impression que ta réponse eut été suffisante, tu desserres délicatement l'étreinte sur la main de ta voisine de table que tu regardes « amoureusement » en laissant ton pouce caresser le dos de sa main. Lorsqu'il la regarde, c'est tout le monde qui les entoure qui s'évapore et c'est dans une autre dimension qu'il évolue, tant et si bien qu'il ne prête plus attention au regard inquisiteur de Monsieur Ningishzida ni même à ce demi sourire qu'il laisse entrapercevoir soulageant sa fille sous pression. À cet instant, Caleb n'a pas l'impression de passer un test, loin de là. Il répond à des questions tout à fait normales avec un naturel déconcertant et ne se sent pas un seul instant jugé. Aucune note ne sera décernée à la fin du repas si ce n'est un 10/10 pour cette entrée parfaite qu'il commence à grignoter des pointes de la fourchette qu'il tient dans sa main libre, continuant à croire que plus jamais il ne lâchera la main de Bella. Ces mêmes petits doigts qui se sont appliqués à cacher sa blessure après l'avoir soignée seront les mêmes qu'il serrera quelques années plus tard lorsqu'ils se marieraient et échangeraient leurs vœux d'amour éternel selon les plans de leurs parents qui pourraient presque déjà se frotter les mains devant l'apparente réussite de leur plan machiavélique que les deux jeunes enfants ne semblent pas prendre en compte. Eux, tout ce qui leur importe, c'est d'être ensemble, jouer et se découvrir un peu plus à chaque oeillade lancée vers l'autre.

Caleb s'intéresse de plus prêt aux étranges légumes épicés qu'il vient d'ingérer en petite quantité et, d'un reniflement de spécialiste en la matière, estime que c'est une très bonne épice. Levant un pouce convaincu en direction de Bella, il lui signale que c'est bon, elle peut manger, rien n'est empoisonné. Cet échange gestuel n'est que le début de nombreux autres à venir. Il sait déjà qu'il n'a pas besoin de parler pour qu'elle le comprenne et affiche même une grimace de mécontentement éclair lorsque le père de Bella lui intime de bien vouloir lâcher sa main, remarque l'arrêtant net dans sa tentative d'identification par l'odorat de ce qui se trouve dans son assiette. « Bella, ma chérie, nous sommes à table, tu ne penses pas que tu pourrais lâcher la main de Caleb ? » Comme s'il voulait lui aussi répondre, il ne dit rien mais se contente de lancer son autre main sur celle de Bella de sorte à ce que sa paume et le dos de celle-ci soient recouverts de ses doigts protecteurs et l'écoute attentivement lorsqu'elle se manifeste. « Non. Je ne veux pas qu’il parte, et je ne le lâcherai pas. » Madame Ningishzida tente de le faire changer d'avis alors que Monsieur Khalfan en rajoute une couche. « Allons bon les enfants, vous aurez tout le loisir de vous tenir la main une fois sortis de table et puis ce n'est pas comme si nous partions directement après avoir dîner. De plus, comment voulez-vous manger proprement si vous n'utilisez pas vos deux mains ? » Avec douceur, il observe son fils qui, partagé, hésite à obéir. Ce que vient de dire Bella est valable pour lui aussi mais après tout, son père avait raison, ils n'étaient pas encore sur le point de partir et ils auraient encore beaucoup de temps devant eux avant que cela n'arrive. Son visage se tourne vers celui de la jolie petite fille à qui l'on ne peut rien refuser et, dans une vaine tentative, essaye de la rassurer de sorte à ne pas contrarier son père. « Ne t'inquiète pas Bella, le repas ne dure pas longtemps, nos mains se retrouveront bientôt. » Penchant légèrement sa tête sur le côté, il lève ses deux mains de sorte à amener la sienne à hauteur de ses lèvres, apposant ces dernière sur sa peau. Échangeant un regard complice, il serre une nouvelle fois ses doigts autour des siens et l'amène délicatement sur la table, posant la sienne juste à côté. Il savait également qu'ils auraient le temps de se retrouver lorsque les plats seraient emportés et que d'autres seraient amenés, petites pauses pendant lesquelles il saisirait de nouveau sa main pour la rassurer. En attendant, il y avait autre chose d'amusant à faire.

Levant son petit pied sous la table, il s'amusa à chercher celui de Bella en pouffant dans la serviette qu'il amenait à ses lèvres, faisant mine d'essuyer sa bouche. Pendant ce temps, le père de Caleb prit la parole de sorte à ce que le géniteur de Bella s'intéresse à autre chose qu'aux deux jeunes gens et embraque sur un nouveau sujet de discussion. « Mon vieil ami, ne voudrais-tu pas ressasser le bon vieux temps et parler de ce fameux jour où nous nous sommes fait pourchasser par un troupeau de centaures ? Cette histoire me fait toujours énormément rire surtout lorsque c'est toi qui la raconte ! » Les deux hommes partent alors dans une histoire farfelue, laissant les femmes et les enfants discuter entre eux. « Désolé Bella, je ne voulais pas que ton père se fâche, mais sache que jamais rien ni personne ne pourra nous séparer je te le promet sur la tête de Gandhi ! Et pour me faire pardonner, je te serrerai très fort dans mes bras toute la soirée après que nous ayons mangé tant et si bien que personne ne pourra jamais te tirer hors de cette étreinte ! ». Madame Khalfan prête un regard attentif de maman poule à son fils adoptif et à la petite Bella puis se permet de poser une question à Bella. « Dis-moi Bella, quel est ton jeu préféré ? » Madame Khalfan a toujours eu le chic et la délicatesse nécessaire pour parler aux enfants de sorte à ce qu'ils se sentent immédiatement en confiance lorsqu'elle leur adresse la parole et parler de jeu tombait à pic alors qu'ils sortaient d'une séance de rigolade à courir à travers les murs du palais.
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Maarifa Sihr

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Dim 23 Déc - 4:52

We were meant to be
Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Tu ne te rebellais jamais devant l’autorité incontestée de tes parents. C’était probablement ce qui faisait de toi la petite mignonne, la petite affectueuse, celle dont on ébouriffait les cheveux et qui vous courait après dans toute la maison s’il le fallait pour vous donner un câlin. Ça, c’était toi. Les emmerdes, les conneries, les grimaces et les non catégoriques, tu les laissais à ton frère, qui adorait son rôle de grand emmerdeur. Et toi tu passais ensuite derrière pour réparer les pots cassés, donnant un bisou à tout le monde et leur demandant candidement de se réconcilier. Tu n’avais jamais rien refusé à tes parents, pensant qu’ils étaient là pour une raison, faire respecter l’ordre, et que les règles étaient faites pour ne pas être brisées, qu’il fallait les suivre. Tu écoutais toujours ce que tes parents se disaient, surtout ton père, ne supportant pas sa déception. Lorsqu’il te regardait avec le regard qu’il arborait à l’instant même, tu te sentais te ratatiner contre ton siège, devenir toute petite, insignifiante, et tu capitulais normalement rapidement. Pas cette fois-ci. Tu adorais tes parents et tu n’avais jamais pensé qu’ils dépassaient les limites lorsqu’ils te demandaient ceci ou cela ou lorsqu’ils t’enjoignaient à respecter telle ou telle règle. Ton frère, par contre, s’en plaignait ouvertement et disait à qui voulait l’entendre qu’il ne serait pas libre tant qu’il n’aurait pas quitté ce maudit palais. Amon avait toujours été comme ça. Toi, tu acquiesçais gentiment et tu allais te terrer dans un coin en espérant que tu ne décevrais plus jamais personne de ta vie.

Tu détestais tenir tête aux gens. Pas parce que tes opinions n’étaient pas arrêtées, ou qu’elles étaient stupides. Tes arguments étaient souvent très cohérents pour une fille de six ans, et ta maturité en impressionnait plus d’un. Seulement, tu avais toujours peur qu’on te prenne pour une idiote, qu’on te démente facilement, que ton point de vue soit complètement démoli d’un seul mot, balayé d’un simple mouvement de main, et tu ne te sentait pas assez forte pour te battre pour ce que tu penses. Seule, tu n’y arrivais pas. Mais avec Caleb, ce n’était pas pareil. Tu n’étais plus toute seule, tu pouvais aller chercher tout le soutien qu’il te fallait dans ses grands yeux sombres. Et, plus que tout, tu tenais sa main dans la tienne. Pour toi, ce n’était pas simplement un contact, une certaine chaleur, mais c’était la certitude que tu ne serais plus jamais seule. Que lorsque tu tournerais la tête, il serait toujours là, à côté de toi. C’était une sensation si grisante que tu refusais de le laisser partir, de peur de te retrouver de nouveau seule, avec les gentilles moqueries de ton frère, la tension entre les membres de votre famille à cause d’Amon et la froideur de ton père. Parce que même si, seule, tout cela semblait insurmontable, cela te semblait beaucoup moins pire avec Caleb à tes côtés, pour aller te réfugier dans ses bras dès que la situation dégénérait. Tu ne le comprenais peut-être pas encore, mais tout ce qu’il faut pour survivre dans la vie, ce n’est qu’une ancre, une bouée. Un ami, un allié, quelqu’un vers qui se tourner dans les beaux et les mauvais moments. Quelqu’un pour partager tes cris de joie et tes pleurs. Et cette personne, tu voulais que ce soit Caleb.

Incapable d’exprimer tes sentiments à voix haute, tu n’avais trouvé qu’un moyen efficace de le lui montrer : tenir sans main dans la sienne et ne plus jamais lâcher prise. Tant pis si tu devais manger avec une seule main. Tant pis si cela n’avait pas le décorum que tes parents auraient voulu. Tant pis si une princesse montrerait un peu plus d’indépendance que toi. Tu t’en fichais complètement, de ce que les autres pensaient, de ce que vos parents pensaient. Ça n’avait plus aucune importance à tes yeux, parce qu’avec Caleb, tout semblait plus facile, comme si son rire pouvait effacer tous tes doutes et tes soucis, si petits soient-ils. D’ailleurs, à la demande de ton père et en réaction à la tienne, Caleb met son autre main sur la tienne, ce qui te rassure au plus profond de toi. Il pense comme toi. Il est avec toi. Tu n’es pas seule. « Allons bon les enfants, vous aurez tout le loisir de vous tenir la main une fois sortis de table et puis ce n'est pas comme si nous partions directement après avoir dîner. De plus, comment voulez-vous manger proprement si vous n'utilisez pas vos deux mains ? » Tu devais cependant avouer que M. Khalfan avait un bon point, que tu n’admettrais probablement jamais. De toute façon, tu avais fait valoir le sien, et tu attendais simplement la réaction de ton ami, à laquelle tu finirais par te plier.

« Ne t'inquiète pas Bella, le repas ne dure pas longtemps, nos mains se retrouveront bientôt. » Tu fais la moue, un peu déçue que ton accès de rébellion n’ait pas convaincu Caleb, mais tu cèdes finalement lorsqu’il te fait un bisou sur la main. Tu lui fais un petit sourire timide et tu te concentres finalement sur ton plat, que tu picores de ta fourchette, faisant mine de rien alors que tu retrouves tranquillement le sourire en poussant toujours un peu plus fort le pied de Caleb en-dessous de la table. Tu entends à peine vos pères se mettre à se raconter une histoire complètement tordue incluant des centaures et des pantalons déchirés. Tu la connaissais, cette histoire-là, et même si normalement elle te faisait un peu sourire, elle ne t’intéressait plus du tout. « Désolé Bella, je ne voulais pas que ton père se fâche, mais sache que jamais rien ni personne ne pourra nous séparer je te le promet sur la tête de Gandhi ! Et pour me faire pardonner, je te serrerai très fort dans mes bras toute la soirée après que nous ayons mangé tant et si bien que personne ne pourra jamais te tirer hors de cette étreinte ! » Tu souris légèrement, en lui jetant un petit coup d’œil de biais. « D’accord. On ira dans ma chambre, si tu veux. J’ai un cadeau pour toi. » Ce n’était pas tout à fait vrai, après tout, tu ne l’avais pas fabriqué en pensant à lui, ne le connaissant pas à ce moment-là, mais il lui irait à merveille, et, comme ça, tu serais toujours un peu avec lui, même lorsque vous serez éloignés l’un de l’autre.

« Dis-moi Bella, quel est ton jeu préféré ? » Tu relèves la tête, te redressant, lissant même ta robe. Après tout, toi aussi, tu voulais bien paraître devant les parents de Caleb. La question te fait réfléchir. Un jeu préféré? Pas vraiment. Tu hésites quelques instants avant de regarder Mme Khalfan dans les yeux en souriant un peu timidement. « Je n’ai pas de jeu préféré, madame, tant que je joue avec Caleb. »

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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mer 26 Déc - 19:41

À table, la moindre des choses était de se tenir convenablement et ne pas céder à quelque pulsion enfantine que ce soit. Cette leçon, tu la connaissais par cœur et ce depuis que tu étais tout jeune et c'était d'ailleurs plus à regret qu'avec une réelle conviction que tu t'efforçais de la suivre au pied de la lettre. Les seules fois où tu consentais à faire bonne figure à table c'était lorsque tu n'étais pas chez toi car chez toi, les petits poids avaient bien vite fait de se transformer en projectiles ne manquant jamais leurs objectif et venant toucher la moindre cible aussi mouvante soit-elle entrant dans ton champs de vision. Tu étais un redoutable tireur, presque un sniper mais pour atteindre ce dernier stade de ton apprentissage de tireur d'élite encore devais-tu te réfugier en hauteur ... Mais cesse donc de penser à cela, un pied te touche la jambe et te pousse, tu dois y répondre immédiatement !

La jambe se balançant joyeusement dans le vide, tu t'efforces de ne pas rire à chaque fois que tu pousses de nouveau sa jambe et qu'elle fait de même pour toi. Votre petit échange secret ne sera cette fois-ci pas découvert par les adultes car aucun adulte n'aurait pour idée de regarder ce qui se passe sous une table. Des enfants comme vous pouvaient avoir pour idée de s'y cacher mais jamais un adulte ne consentirais à faire ce genre de chose sauf peut-être toi lorsque tu serais grand, majeur, vacciné et que tu aurais tu poil au torse ! Tu t'autorises tout de même à effleurer le dos de sa main du dos de ta propre main gauche lorsque tu t'empares de ta fourchette que tu as au préalable reposée sur la nappe, petit manège astucieusement mis en place et passant une fois de plus inaperçu. Tu as plus d'un tour dans ton sac et seuls tes parents les connaissent. Peut-être pas tous mais certains dont cette manie que tu as de faire mine d'aller aux toilettes la nuit alors qu'en fait, il s'agit d'un subterfuge pour te soustraire aux grognements et aux bras fermes de ta nourrice qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour te coucher tôt et filer dans la salle de jeu pour te distraire le temps d'une courte heure au bout de laquelle la pauvre femme trouve enfin la pièce dans laquelle tu te caches après avoir fait le tour de la propriété. Avoir une grande maison était un avantage, surtout lorsque tu en connaissais les moindres recoins. Ton regard croise celui, légèrement contrarié de Bella, et tu espères au fond de toi qu'un jour elle viendrait jouer avec toi en Inde et que tu pourrais lui montrer tes cachettes préférées.

Tu parviens à la convaincre assez facilement ce qui permet aux parents de s'intéresser à autre chose qu'à leur progéniture si ce n'est ta curieuse de mère qui ne va pas tarder à prendre la parole, très peu intéressée par cette histoire insensée que se racontent les deux hommes et dont elle a déjà entendu parler au moins une bonne dizaine de fois. « D’accord. On ira dans ma chambre, si tu veux. J’ai un cadeau pour toi. » Souriant, tu enfournes une dernière bouchée du met délicat déposé dans ton assiette et te lèches les babines. « Oui je le veux. J'ai hâte de voir ta chambre ! » Souriant, tu pousses une nouvelle fois son pied vers la gauche et lui attrapes vivement la main pour la relâcher à l'instant où des regards parasites viennent vous observer. Les mains de Bella viennent lisser les plis de sa robe avant qu'elle ne s'autorise à répondre. Tu observes tour à tour la brunette puis sa mère à l'instant où le dessert vous est apporté puis tu alternes ensuite entre Madame Khalfan, Bella et le semblant de pâtisseries orientales distrayant un instant ton odorat affuté, attirant irrémédiablement ton regard. Tu entends à peine sa réponse mais elle te flatte. Tu le sais puisque ton cœur se met à battre très vite et que tes mains deviennent moites alors qu'une envie de la serrer contre toi t’envahis. Cependant, tu te retiens, écoutes d'une oreille distraite les discussions de robes d'un côté et d'aventures de l'autre et te jettes sur le choix varié de desserts disposés sur la table.

Le repas prend fin, tu es rassasié et, alors que ton regard croise celui de Monsieur Ningishzida et des autres adultes -se dirigeant vers la salle où ils boiront le thé- qui vous autorisent à vous retirer, tu agrippes la main de ta princesse et la suis sans plus de cérémonie ayant hâte de te soustraire aux yeux inquisiteurs des adultes pour la serrer contre toi et l'observer de plus près. « On y va Bella ? Te tenir la main m'avait manqué mais j'ai hâte de t'embrasser. » Un sourire angélique illumine ton visage et c'est curieux que tu la suis sans jamais plus la lâcher, espérant pouvoir effleurer sa joue de tes petites lèvres.
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MessageSujet: Re: We were meant to be . Bella   Mer 23 Jan - 3:14

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Belladonna Ningishzida & Caleb Khalfan

Tu ne voyais même pas le repas passer, trop occupée que tu étais à penser au prochain jeu auquel tu jouerais avec Caleb, ce que tu voulais lui montrer dans ta chambre, le cadeau que tu lui ferais. Tu espérais sincèrement qu’il l’aimerait. En attendant, tu continuais à lui pousser la jambe en-dessous de la table. À chaque fois que tu pensais gagner un peu de terrain, il reprenait le dessus, et tu devais pousser de plus belle sur sa jambe. Tout ça en gardant le visage le plus neutre possible pour ne pas dénoncer votre petit manège aux adultes. Jetant quelques coups d’œil à Caleb, tu lui souriais parfois en coin, certaine que personne n’avait rien remarqué. Si c’était le cas, cela ne les dérangeait pas du tout, absorbés par leur conversation qui n’avait, à tes yeux, ni queue ni tête. Comment pouvaient-ils rester assis là, à discuter de tout (et surtout de rien) et à trouver ça plaisant? Toi, tu voulais courir, bouger, découvrir des choses, montrer ton petit monde à Caleb pour qu’il en fasse officiellement partie. Tu voulais parler avec lui, certes, mais ce que vous vous disiez était mille fois plus important que ces histoires de centaures et autres. Peut-être qu’eux pensaient que vos discussions à vous ne voulaient absolument rien dire. Ils devaient juste trouver ça bien mignon que leurs enfants s’entendent ainsi, mais c’était plus que ça. Tu n’aurais pas pu l’expliquer si on te l’avait demandé, mais tu étais certaine qu’être avec Caleb était beaucoup plus que « mignon » à tes yeux. Tu pouvais être « mignonne » avec tous les enfants des collègues de ton père, mais tu t’en fichais complètement. Par contre, tu ne te fichais pas du tout de ce que ton nouveau compagnon de jeu pensait, et c’était là toute la différence.

Normalement, les enfants ne pensent qu’à eux, dans le sens où l’avis des autres sur leur comportement n’est pas si important. Certes, ils cherchent tous l’approbation de leurs parents, mais au-delà de ça, ils n’ont pas de réelle considération pour leurs amis. L’apparence ne compte pas. Ce qu’ils disent n’ont pas de réelle conséquence sur leurs relations futures. Les relations sont simples. Je t’aime, je ne t’aime pas. Il n’y a pas de pourquoi ni de comment, c’est juste comme cela que ça se passe. Tu aurais bien été en peine d’expliquer à tes parents pourquoi Caleb. Pourquoi lui? Parce que. Il n’y avait pas de réponse plus précise, parce que la confiance et l’amitié que tu ressentais à son égard ne s’expliquait pas. Tu pouvais lui faire confiance et tu avais ce sentiment au plus profond de toi qu’il serait toujours là, quoiqu’il arrive. Et toi aussi, tu voulais l’aider, tu voulais être à ses côtés, tu voulais le soutenir dans ses décisions et le suivre dans son cheminement. Tu ne voyais pas encore à très long terme, mais tout ce que tu savais, c’était que tu ne voulais pas être séparée de lui, et que lorsqu’il repartirait, tu serais triste. Très triste. Et qu’à quelque part, à ton âge, cette tristesse pourrait sembler un peu déplacée. Comment pourrais-tu apprécier Caleb à ce point? Comment pourrais-tu dire que tu ne pouvais pas vivre sans lui? Tu ne peux juger de ce genre de choses. Seulement, voilà. Tu le ressentais au plus profond de toi, comme un grondement sourd qui ne s’arrêtait que lorsqu’il était à tes côtés.

Tu as discuté un peu avec la gentille Mme Khalfan sur tes jeux préférés. Un peu timide, tu as un peu écourté la conversation et elle s’est finalement détournée vers ta mère, dans un doux sourire, compréhensive. De toute façon, tu n’attendais que ce repas interminable se finisse enfin, pour que tu puisses t’enfuir loin de ce monde étrange qu’était celui des adultes pour aller t’enfermer dans ta chambre avec Caleb. « Oui je le veux. J’ai hâte de voir ta chambre ! » Tu souris et tu reportes ton attention sur ton assiette, que tu engloutis dans un temps record. Tu n’as plus faim, et tu penses n’avoir jamais autant mangé de toute ta vie. Lorsque les adultes se lèvent (enfin!) tu jettes un regard ravi au jeune Khalfan. Vous obtenez l’accord de vos parents et, soudainement plus légère, tu attrapes la main de Caleb que tu sers excessivement fort et tu l’entraînes vers les escaliers. « On y va, Bella ? Te tenir la main m’avait manqué mais j’ai hâte de t’embrasser. » Et toi aussi, tiens. Tu lui fais un sourire malicieux et tu montes les escaliers en l’entraînant à ta suite. Vous passez quelques couloirs en courant et en riant sans vous lâchez, et vous entrez finalement dans ta chambre. Tu fermes la porte derrière vous et tu te jettes sur ton grand lit en soupirant d’aise.

Tu laisses le silence vous envahir quelques instants, laissant la respiration de Caleb à tes côtés te bercer. Puis, tu te relèves, toute souriante. « Dis, tu veux ton cadeau? » Tu n’attends pas sa réponse pour te lever et aller chercher la chose en question dans le tiroir de ta table de nuit. Tu le lui présentes fièrement : c’est un magnifique bracelet tressé finement, avec, au milieu, des lignes formant les mots إلى الأبد (pour toujours.) Ses couleurs sont sobres et peu voyantes, mais tu te rappelles l’avoir réalisé avec énormément de patience, en attendant quelqu’un à qui tu pourrais l’offrir. Tu avais pensé l’offrir à ton frère, mais tu lui as fait un collier, finalement. « C’est un bracelet tressé. Comme ça, je serai toujours avec toi, où que tu sois. » Tu lui prends délicatement le poignet pour y attacher le fin bracelet, et pour couronner le tout, tu lui donnes le câlin le plus étouffant du monde, comme toi seule en a le secret.


« Forever was so many different things. It was always changing, it was what everything was really about. It was twenty minutes, or a hundred years, or just this instant, or any instant I wished would last and last. But there was only one truth about forever that really mattered, and that was this: it was happening. » ► Sarah Dessen
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