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 I'm gonna tell you something you don't want to hear, I'm gonna show you where it's dark, but have no fear ✖ Archibald

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Durmstrang

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MessageSujet: I'm gonna tell you something you don't want to hear, I'm gonna show you where it's dark, but have no fear ✖ Archibald   Dim 9 Déc - 11:20

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Vers le 20 septembre. Le soir après le diner.
Intrigue en cours : Saison 2, intrigue 2
Protagonistes : Archibald L. Wilson & Konstantine P. Sadikov
Statut du sujet : Privé
Intervention du MJ : Non merci !


« Because when people see good, they expect good.»


Tandis qu'éblouissant les horizons funèbres,
La lune, oeil d'or glacé, luit dans le morne azur,
L'angoisse du vieux Loup étreint son coeur obscur,
Un âpre frisson court le long de ses vertèbres


▬ music

    Envie irrépressible, presque incontrôlable. Désir impérieux qui mène sa cervelle en tyran. Impuissante, la Russe laisse les méandres de son esprit dicter leurs ordres, dicter ses pas. Ne rien contrôler, ne rien diriger. Tout est illogique, absurde, aberrant, incohérent. Les pensées se bousculent, s’interrompent, se contredisent. Elles embrument un cerveau qui bouillonne, sans laisser le moindre répit. Mais il faut rester la même, souriante, distante et parlant peu. Parfois son regard se pose sur un visage familier, elle en scrute les moindres détails pour essayer de savoir ce qu’ils ont vécu cette nuit là, qui ils ont perdu, qu’ont-ils fait ? Certains racontaient des exploits, mais la plupart se taisaient, essayant d’enfouir cette nuit au plus profond d’eux-mêmes.

    Elle sait très bien où elle va. A chaque fois qu’elle allait à la bibliothèque, Konstantine s’efforçait d’accélérer le pas en regardant le sol. A chaque fois elle priait pour ne jamais s’y arrêter. De quoi avait-elle peur, bordel ? De cette soirée, la jeune femme n’en n’avait aucun souvenir, juste quelques bribes qui parfois la réveillaient en plein sommeil. Certes, elle avait appris ce qui lui était arrivé par des rumeurs, des bruits de couloirs qui souvent se mêlaient. La Russe ne se souvenait juste de quelques visages, Allen, Prudence, le professeur Kether et puis une bête. Chute. Cri. Grognement. Silence.

    Témoin silencieux, victime amnésique, psychose légère envahissant le cerveau surdoué, incompréhension la plus totale mêlée à un sentiment de ne rien contrôler. C’était dur et pourtant inévitable. Les médecins voulaient la garder plus longtemps, un traumatisme difficile à guérir, mais pour une fois la blonde s’est rebellée en leur citant tous les effets secondaires dont elle pouvait être atteinte. Elle savait à quoi s’attendre, mais rester ainsi immobile dans un lit qui empestait l’eau de javel était impossible. Oui, elle allait devoir se surpasser, oui, elle allait sentir encore des douleurs dans son bras droit, oui, jouer du violon sera plus difficile, oui, c’était loin d’être fini. Mais finalement, Elderwood était la chose qui ressemblait le plus à sa maison. Sa famille était dissolue, les relations avec son père toujours au point mort et elle ne voulait pas embêter ses grands-parents désormais malades avec son état de santé. C’est dans son lit d’hôpital que Konstantine s’est sentie pour la première fois bien seule. Trop seule. Peu d’attaches. Une solitude qu’elle s’était elle-même fabriquée, un détachement qui avait ses avantages et également ses inconvénients. Ouvrir les yeux sur cette partie d’elle-même n’était pas si facile. Rien n’est facile.

    Le couloir. Sombre, totalement réparé, juste quelques traces subsistent sur les murs, presque invisibles. Le rythme cardiaque s’accélère, la peur s’invite, s’insinue par les pores de sa peau, garce. Son regard lentement fixe chaque détail, chaque mur, chaque fenêtre comme si cela pouvait faire remonter quelques souvenirs. S’approchant d’un mur, elle pose sa main, caressant chaque méandre, chaque veine, chaque défaut. La fenêtre. S’y approchant, Konstantine sent la peur l’envahir. Son regard traverse la vitre pour voir la pelouse verte qui s’y étend derrière. La Russe n’arrive toujours pas à croire qu’elle était là, inconsciente, allongée.

    ▬ Je sais pas ce que je fais ici. Ca sert à rien, enfin je crois.

    Parole pour elle-même, à moins qu’elle l’ai remarqué. Lui, là-bas, silencieux.
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Salem

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MessageSujet: Re: I'm gonna tell you something you don't want to hear, I'm gonna show you where it's dark, but have no fear ✖ Archibald   Mer 26 Déc - 22:21



wanna leave but the world won't let me go

Plus rien n'était comme avant, et pourtant, c'était comme si tout était pareil. Rien, ou presque, n'avait changé. Les dégâts avaient été colmatés. L'ambiance, peu à peu, était redevenu la même. On pouvait de nouveau entendre les premières années cavaler en criant chaque fois que l'heure de la récréation sonnait et des rires s'élever vers le haut plafond de la grande Salle. La vie avait repris son cours, normalement, presque trop. Chacun était de nouveau à sa place et recommençait à avancer vers ce point flou nommé "avenir" sans plus, ou presque, se préoccuper du passé, de ces instants sombres qui, pour l'espace d'une soirée, les avait pourtant tous liés, marqués, d'une tâche pourpre indélébile en plein sur le continuum de leur existence.

Assis sur la rambarde de l'escalier menant au couloir du troisième étage, à mi-hauteur, Archibald fixe la vie en contrebas. Le mi-étage est silencieux. La plupart des élèves se pressent dehors pour profiter des journées encore douces pour la saison, mais pas lui. Il regarde les gens, comme à une époque il se serait accroupi au dessus d'une fourmilière pour regarder les petites bêtes s'affairer. Mais cette fois, il n'y a nulle curiosité enfantine en oeuvre, seulement une sorte d'admiration étrange entachée par une profonde culpabilité qui écrase ses épaules, malgré qu'il fasse tout pour tenir son dos bien droit. Une certaine incompréhension l'habite. Parfois, il se demande ce qu'il fait encore ici, et comment il ose fouler le même sol que ces âmes innocentes qu'il aurait pu réduire à jamais au silence quelques mois plus tôt... Puis, il s'oblige à ne plus y penser.

S'arrachant à sa torpeur devenue naturelle depuis déjà de longs mois, l'australien détendit ses jambes tout en retombant sur ses pieds, laissant un soupir léger passer entre ses lèvres avant de se mettre en marche. Lentement, il remonta finalement le couloir, décidé à rejoindre les toits avant de s'arrêter net, fauché dans son élan. Elle est là, près de la fenêtre. Il ne s'y attendait pas et son coeur s'est affolé. Il a senti son sang lui monter au visage et à présent, ce dernier bat ses tempes, tant et si bien que s'il n'était pas un lycan par nature, il n'entendrait sûrement plus rien d'autre que le bruit sourd de l'hémoglobine cognant les parois de ses capillaires alors qu'il a sous les yeux celle dont le visage l'a hanté tout l'été, et le hante encore aujourd'hui.

Son regard glissa alors sur sa silhouette, de ses deux jambes fines légèrement arquées alors qu'elle lui fait dos jusqu'à la racine de sa chevelure blonde finement ondulée. Il remarqua dans la manoeuvre que ses épaules étaient un peu affaissées, et sa nature lui permit de sentir également la palpitant affolé et la tension dans le corps de la jeune femme, signe de sa nervosité. Ses mains à lui sont également devenues moites depuis qu'il l'a aperçue, et son souffle s'est raréfié. Se grattant négligemment le pli du coude, sur lequel s'étale de discrètes marques de piqures, avant d'aussitôt arrêter son geste pour reprendre une attitude convenable, il déglutit. Une hésitation le saisit alors. Elle n'a pas dû le voir, ni l'entendre. A moins que son reflet se soit matérialisé dans la vitre... Ce qui semble être le cas. Il cherche à capter ses yeux dans le verre et sa voix le fauche :
    « Je sais pas ce que je fais ici. Ça sert à rien, enfin je crois. »
Il peut sentir la détresse dans sa voix, teintée de résignation, et son coeur se serre douloureusement dans sa poitrine. Il reste un instant pantois, indécis, partagé entre le désir de s'enfuir et celui de rester. Il a toujours été là pour elle... Il ne peut pas faire marche arrière. Pas maintenant. Et surtout pas après ce qu'il s'est passé... Il s'approche sans bruit, pour finalement s'arrêter à quelques mètres, un ou deux tout au plus, et croise les bras sur sa poitrine.
    « Je me dis la même chose tous les jours. » Finit-il par exprimer d'une voix un peu rauque, qu'il cherche à garder serreine malgré les circonstances. « J'aime à penser que le simple fait de se poser la question y répond déjà un peu. »
Il hausse les épaules. Il n'y a aucun mode d'emploi pour ce genre de situation, et il ne sait pas quoi lui dire, ou plutôt... Comment. Il aimerait pouvoir lui exprimer cette souffrance qui lui comprime la poitrine, mais il n'est pas certain que ce soit la bonne chose à faire. Sûrement n'y a-t-il, au fond, rien à dire, si ce n'est combien il est désolé, et c'est bien lui la seule personne qui y trouverait le moindre réconfort, c'est pourquoi il se tait, et se contente d'être là. En attendant de pouvoir faire mieux.

_________________


    Here is a page,
    from the emptiest stage.
    A cage,
    or the heaviest cross ever made.
    A gauge,
    of the deadliest trap ever laid.


c'est nous les plus beaux (a):
 
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