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 She's walking on fire, This girl is on fire ✖ feat Sladka

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Durmstrang

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MessageSujet: She's walking on fire, This girl is on fire ✖ feat Sladka   Sam 8 Déc - 18:08

INFORMATIONS SUR LE SUJET


Date : Peu après la rentrée – vers le 15 septembre.
Intrigue en cours : Non.
Protagonistes : Sladka O. Tiomnieva & Konstantine P. Sadikov
Statut du sujet : Privé.
Intervention du MJ : Nope.


« Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille !»



    Foule. Compression, étouffement, impression de ne pas être à sa place parmi ces mannequins mobiles. Ils bougent, ils parlent, ils agissent, mais rien ne l’atteint, rien ne l’extirpe de cette léthargie, de ce coma qu’elle semble prolonger alors qu’elle est parfaitement éveillée. Rester ailleurs, loin des autres, loin d’eux. Insensible, indifférente, on la croirait encore plus glaciale, encore plus à l’image de son pays natal. Elle se fiche de tout. Juste compte le fait d’être la meilleure, encore et toujours, le fait d’exceller dans son art et point barre. Mais Konstantine fait comme si tout allait bien, si ces évènements ne l’avaient pas chamboulé, comme si elle était restée la même. Attitude égoïste et pseudo-généreuse. « Oui, je vais bien, occuper vous plutôt des autres ». Ne pas attirer les regards. Ca parait simple, sauf lorsque vous pensez que tout le monde vous regarde. Des psychoses enfouies se réveillent, ce serait trop facile si seulement elle n’en n’avait gardé aucune séquelle, trop facile.

    Alors il faut partir, au calme. Konstantine avait toujours été solitaire, mais depuis la rentrée son besoin de solitude s’était incontestablement renforcé. La cloche a sonné depuis maintenant une bonne demi-heure. Si ses camarades se sont précipités vers le réfectoire, la russe s’est dirigée vers la falaise. Pour chercher du calme, il n’y a pas mieux. Un livre sous le bras parce que Stradivarius dort dans son sac, il ne lui fallut pas très longtemps pour s’y installer en tailleur dans l’herbe, à a peine un mettre du bord. Nostalgique, dans ses pensées, la petite poupée russe reste face à l’océan sans un geste, sans une parole. Et lorsque ses pensées s’embrouillent, lorsque ses raisonnements logiques se confondent, il reste le livre pour se détendre l’esprit.

    Bouillonnement d’émotion à tempérer, c’était dur finalement. Konstantine n’avait jamais été douée pour mentir, une âme fragile, un caractère branlant, elle était comme ces livres si faciles à lire, si facile à déchiffrer, bien que la couverture soit toujours difficile à ouvrir. Peut-être qu’on a peur d’y trouver des choses plus sombres que la couverture laisse présager.

    Et puis le silence brisé. Une brindille qui craque et la blonde tourne la tête, pour voir l’intrus qui ose. Lorsqu’elle aperçoit le visage familier, les traits de Konstantine s’apaisent, l’envie de fuir ne se présente même pas. C’est Sladka. Slad. Les grandes pupilles bleues de la blonde se plongent quelques instants dans celles de son amie. Au début c’était juste une entraide, pure et simple. Mais depuis cette rentrée, même si elle ne l’avait pas croisé, Konstantine voulait se mesurer à ce bloc de granite, elle voulait entendre sa voix rassurante, de se plonger dans ce regard mélancolique. L’invitant à s’assoir auprès d’elle, la Russe ne put s’empêcher de dire, d’une voix presque tremblante comme s’il s’agissait presque d’une trahison, d’un aveu.

    ▬ J’aurai du t’écrire. Je sais.
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MessageSujet: Re: She's walking on fire, This girl is on fire ✖ feat Sladka   Mar 18 Déc - 12:27

☾ ❖ ☽


La journée de cours s’était achevée. Sladka n’en était pas plus satisfaite que contrite. La rentrée à Elderwood relevait avant tout de la contrainte, donner l’illusion que rien n’avait changé s’érigeant en objectif. Sauver la face était autant une nécessité qu’une planche de salut un peu bancale si elle désirait, un jour prochain, reprendre le commandement de son navire. … … … Si tout n’avait tenu qu’à elle, elle ne serait pas revenue, capitaine déserteur, fuyant ce monde qui n’était définitivement plus le sien.

Chaque pas rappelait un cri, une odeur, une sensation imprimée dans les entrailles au fer rouge du souvenir. Cette nuit-là, en plus de dérouler sous ses pieds ce qui se rapprochait le plus de l’enfer, l’avait laissée aussi consciente que sous sa forme humaine. Un revers de plus. Un fardeau supplémentaire. Qui chaque jour rendait l’école plus sinistre à ses yeux.

Il n’y avait toutefois pas qu’elle dans l’équation et les choses avaient été telles qu’elle s’était à nouveau trouvée à hanter Nameless comme au premier jour. Tiraillée entre le besoin de s’enfermer quelque part, loin du regard d’autrui, et celui de conserver les quelques attaches qui lui étaient chères, la Russe avait perdu le tempo de la valse d’antan. Ne plus se sentir chez soi nulle part était une impression dérangeante qui ôtait le sommeil autant que les cauchemars. Toutefois, la septième année ne nierait pas que la taïga et le regard de son père étaient deux terres résolument proscrites pour son intégrité mentale. Rien n’était aussi insupportable que la conviction puérile qu’il n’y aurait jamais eu ça s’il n’y avait pas eu eux, leur inconscience et leur bêtise qui l’avaient engendrée elle.

Quittant le château d’un pas qu’elle voulait le plus anodin possible, la demoiselle traversa les couloirs sans prêter un seul regard au décor. Focaliser son attention sur la moindre brique était une erreur fatale qui charrierait dans son sillage plus d’une occasion de se perdre. La salle commune générale, à l’instar des thermes ou des corridors, étaient des lieux où Sladka peinait à maintenir le masque d’impassibilité qui était le sien. La surface lisse se craquelait sous la douleur interne et permettait qu’on entrevoie les failles sous la carapace d’acier rouillé.

L’extérieur avait le mérite de se plier au rythme des saisons, d’évoluer avec les jours qui s’égrainent et, ainsi, de moins frapper en plein visage par sa similitude avec ça. Tant qu’elle évitait le mémorial, elle parvenait à faire bonne figure, le monument étant la seule manifestation extérieure trop concrète de l’horreur perpétrée et le nom de Yizel broyant méticuleusement ce qui lui restait de cœur. Machinalement, ses pas la guidèrent plutôt à la falaise. Là où, quelques temps auparavant, elle avait patiemment écouté les chants des oiseaux et plongé dans l’onde en contrebas, Archibald à ses côtés. Une époque si proche et si lointaine à la fois dans laquelle elle retournerait sans la moindre hésitation. Au moins, là, elle se méfiait peut-être d’elle-même mais avait encore l’illusion qu’être une bombe à retardement relevait de la chimère, la précaution prévenant de tout mal.

Avalant une rasade de tue-loup en marchant, la louve rangea sa flasque dans une poche intérieure, peu regardante sur la quantité restante dans le flacon. Elle en avait un autre, planqué à portée de main. Elle en avait partout, multipliant cachettes et enchantements de protection. Ada n’était plus là pour lui fournir de l’aide. Et bien trop d’orgueil dormait dans sa poitrine pour que la sorcière aille en quémander quelque part. En vérité, Sladka n’aurait probablement plus rien réclamé à sa directrice, non plus, trop honteuse d’avoir failli à son implicite promesse. Ne jamais porter atteinte à l’honneur de Durmstrang … Vaste blague.

Dommage que sa vie ait un drôle d’humour …

Tandis qu’elle approchait du pic de la falaise, un parfum lui chatouilla les narines. Quelques secondes seulement furent nécessaires pour y accoler un nom et quelque chose se noua dans la poitrine de la lycane. Était-il encore temps de faire demi-tour ? Ne pas affronter le visage familier et fuir comme une voleuse ? Sladka rompit l’hésitation en affermissant son pas, craquant brindilles et feuilles sur son passage afin de signaler indirectement sa présence. Les prunelles claires qui se tournèrent vers elle lui brûlèrent la rétine et elle dut se faire violence pour soutenir ce regard. Le remord lui noua la gorge comme un boa affamé.

La Durmstrang aurait pu faire mine de ne pas remarquer l’invitation, feindre qu’elle n’était que de passage ou omettre les règles de politesse. Rien qui colle réellement avec la Russe originelle, à cheval sur les principes et d’une indéfectible loyauté. Gardant un espace raisonnable entre elles d’eux, craignant peut-être de faire voler Konstantine en éclats rien qu’en l’approchant de trop près, Sladka s’installa. ❖ J’aurai dû t’écrire. Je sais. ❖Avoua son amie sur un ton qui interpella la louve. Un ton d’excuse, presque, alors que … qui ici avait réellement à s’excuser si ce n’est la fille d’Orest ? S’excuser d’être ce qu’elle était. De l’avoir tu. Et d’avoir tué. ❖ Tu es ici. C’est ce qui compte. ❖ Souligna-t-elle de son éternelle voix posée, fardant la mélancolie d’un calme olympien. Sladka n’avait pas écrit non plus. Elle n’avait cherché à prendre aucune nouvelle. Savoir sa camarade dans le coma, à cause de ça, peu importe lequel en était responsable, avait suffi à la résoudre à jouer le fantôme.

La septième année noua ses doigts sur ses genoux et prit une légère inspiration. Si mentir, toutes ces années durant, n’était qu’une formalité, avant, ne l’empêchant nullement de mener une vie « presque normale » en compagnie de personnes auxquelles elle ne cachait « presque rien », la donne avait changé. Chaque mot s’enrobait de mensonge et le théâtre s’était métamorphosé en mission d’infiltration. Il ne fallait pas se leurrer : certains chercheraient à savoir ce qu’on leur avait caché. Depuis si longtemps, qui plus est. La trahison entre camarades étaient déjà hautement condamnée pour les plus vagues vétilles. Quid quand la vie et la mort avaient été en jeu ? ❖ La journée s’est-elle bien passée ? Déjà dans tes devoirs ? ❖ Lança-t-elle d’un ton badin. « Comment vas-tu ? » restait banni du vocabulaire, par crainte de la réponse autant que du retour de flammes. Il y avait déjà assez à cacher sur le vif pour ne pas rajouter une couche supplémentaire de mensonges. Restait à croiser les doigts que Stradivarius n’ait pas le bon ton d’afficher sa peur à l’aura du prédateur et une partie du mal serait déjà évitée.

☾ ❖ ☽
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MessageSujet: Re: She's walking on fire, This girl is on fire ✖ feat Sladka   Dim 30 Déc - 22:48

    ▬ Tu es ici. C’est ce qui compte.

    Oui elle était là. Physiquement, même si sa convalescence depuis son accident était lente et douloureuse. Il lui avait fallut de l’aide, quelques mains tendues et prendre sur elle. La dernière chose était particulièrement difficile, surtout lorsque la peur l’envahissait sournoisement par moment. A l’heure actuelle, la Russe faisait parfois peur à voir. Les cernes creusées, le sourire fatigué, le teint encore plus pâle que d’habitude, on croyait parfois croiser un fantôme et non une sorcière. Mais pourtant Konstantine faisait tout pour sauvegarder les apparences, pour rester la même, celle d’autrefois, celle qui restait loin des autres, celle qui étudiait sans relâche, celle qui faisait toujours preuve d’une timidité perturbante. Mais avec la fatigue, elle n’osait pas même se méfier des autres, son attitude changeait laissant deviner avec effroi la fragilité de son être, de son esprit. Des névroses alors inconnues avaient gagné la jeune femme qui en était victime et ne savait pas comment s’en défaire, si les douleurs physiques pouvaient être guéries, celle de l’âme semblaient être plus dures à calmer.

    Oui, elle était revenue. Oui, elle essayait de se mêler aux autres qui tentaient d’oublier, qui tentaient de se reconstruire doucement. Mais, injustement et égoïstement Konstantine n’était aveuglée que par sa propre douleur et semblait oublier celle des autres. Elle pensait à elle-même et plus elle se morfondait, plus son esprit semblait défaillir. Elle ne se souciait plus des autres, pourtant il suffisait que quelqu’un refasse surface dans sa vie pour que cet aspect d’elle ressurgisse. Comme avec Sladka. Même si elle ne savait pas ce qu’elle avait enduré, la Russe savait que quelque chose avait changé en elle, que cette nuit l’avait changé. Konstantine n’en connaissait pas les circonstances, mais elle n’en n’avait pas besoin. Son regard s’était fait plus dur, plus mélancolique, certes elle restait fière et gardait cette rudesse qui la caractérisait, mais Sladka semblait parfois errer sans but, sans raison, chose qui ne lui ressemblait pas. Elle n’était pas de ceux qui comme Konstantine faisait des crises sans pouvoir les contrôler, néanmoins quelques signes avait mis la violoniste sur la voie.

    ▬ Hors de question que quelqu’un me prenne ma place de première de la classe et de rat de bibliothèque.

    Tenta-t-elle avec humour. Regardant sa compagne de Dumstrang avec un léger sourire forcé sur les lèvres, la violoniste tenta d’alléger l’atmosphère lourde qui régnait désormais. Tournant son regard vers l’océan qui se dressait devant elle, Konstantine lacha un léger soupir. Elle aurait aimé pouvoir lui dire, tout ce qui la dérangeait, ce qui l’angoissait, ce qui la terrorisait. Mais les mots ne sortaient pas et ne sortiraient jamais en sa présence. Désormais, il n’y avait que le professeur Kether qui était le témoin et le confident de ses démons. Il était le premier visage qu’elle avait vu et c’était à lui que la Russe (t’as vu Philou, j’ai mis les majuscules héhé) devait son salut ou tout du moins, le fait d’être en vie.

    ▬ La journée s’est-elle bien passée ? Déjà dans tes devoirs ?

    Se tournant vers Sladka, Konstantine regarda quelques instants les ouvrages dans lesquels elle se plongeait souvent, histoire d’oublier la réalité. Monde imaginaire bienveillant qui lui tendait les bras dès que la réalité devenait trop difficile. Que cela soit un manuel ou un roman, tout était bon pour s’évader loin du quotidien, loin d’eux.

    ▬ On fait semblant. Comme d’habitude. Et toi ? Comment se passe ta rentrée ?

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MessageSujet: Re: She's walking on fire, This girl is on fire ✖ feat Sladka   Mar 15 Jan - 18:27

☾ ❖ ☽


Dans cette drôle de mascarade, les costumes s’étaient affadis. Les sourires étaient aussi artificiels que les conversations et, si tous supportaient le même fardeau, ils enduraient en silence. Tel un secret de Polichinelle, ce poids planait sournoisement au-dessus de chaque tête, emplissant le vide des discussions sans se laisser nommer. Souffrance était une bien piteuse comparse dont évoquer la compagnie confinait à la honte. Alors restait l’anodin, le banal … le commun. L’anecdotique, aussi. Rien n’était trop ordinaire pour colmater les brèches et bourrer hâtivement chaque silence afin de le faire résonner avec quelque chose. La qualité n’importait plus. Seule comptait la nécessité de ne laisser personne réfléchir suffisamment à son mal pour qu’il songe, ne fut-ce qu’un instant, l’évoquer. ❖ Hors de question que quelqu’un me prenne ma place de première de la classe et de rat de bibliothèque.Personne ne le pourrait. ❖ Sourit Sladka avec langueur, sa fatigue morale transparaissant en filigrane sur son visage tiré. Elle demeurait néanmoins convaincue qu’aucun d’entre eux n’aurait désiré ni ne serait parvenu à remplacer Konstantine, même une baguette sur la tempe. La Russe avait elle-même attendu ce retour, tant par amitié que par remord. La confrontation, en revanche, ne faisait toujours pas partie de ses plans et la jeune fille esquivait du mieux qu’elle pouvait ce fatidique instant où le couperet tomberait.

L’hésitation de la violoniste transparut dans ses gestes, exhala dans son soupir. Une lame d’émail vint pincer la lèvre inférieure de la lycane un bref instant, le temps de cette crainte sourde que le rideau se lève, que la digue cède et que les torrents de réel s’abattent sur sa bulle fragilisée. Se replonger dans les questions bateaux qui meublent encore le mieux un dialogue boiteux fut à nouveau sa seule planche de salut. ❖ On fait semblant. Comme d’habitude. Et toi ? Comment se passe ta rentrée ?J’en ai connu de meilleures., indiqua-t-elle, une moue contrite s’étalant sur son visage. Septembre avait été le théâtre du départ d’Esfir. De Daniil. Le cruel rappel de la séparation avec Elektra quand elle s’en était allée pour Anupam, il fut un temps. Le cinglant constat que Pavel faisait figure de fantôme. Et la triste réalité vous sautant en pleine figure : la pire des douleurs, entre celle de l’abandon et celle de l’incapacité flagrante à faire face à ceux qui étaient restés, était en fait celle de se sentir, au bout du compte, responsable des deux situations. Enfin, c’est ainsi. ❖ Conclut-elle maladroitement, pas spécialement encline à s’épancher sur le vide supplémentaire que les départs avaient patiemment creusé dans sa poitrine.

Ils devraient se serrer les coudes et s’épauler les uns les autres. Cette simple pensée était en fin de compte une évidence. Cependant, disposaient-ils encore tous de la force suffisante pour y parvenir ? Les uns s’épuiseraient à redresser les plus abattus et tous finiraient par sombrer … Secouant la tête de droite à gauche, les yeux fermés quelques secondes, pour chasser cette pensée de son crâne, la Durmstrang fixa l’horizon. Les choses les plus simples ne l’étaient plus. Et c’était pesant. Très pesant. Les phrases réconfortantes avaient déserté son vocabulaire à l’instant même où elle avait cessé d’y croire. Demain ne serait pas un jour meilleur. Le pire était constamment susceptible de survenir. Sans prévenir. Et sans pitié. ❖ Les entraînements de cheerios ont-ils déjà repris ? ❖ Lança-t-elle alors, remplissant la conversation d’une phrase bien commode. On avait les meubles qu’on peut et les moyens détournés en notre possession pour s’enquérir des plus petites choses et, incidemment, mesurer la profondeur du mal-être et des changements qu’il imposait.

☾ ❖ ☽
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