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 Cours 1 : Connaitre son ennemi

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Professeur

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MessageSujet: Cours 1 : Connaitre son ennemi   Lun 3 Déc - 12:34

Pour des informations sur le déroulement des cours, voir l'affichette à
mon bureau


Une joie mélancolique saisit Charles alors qu’il pénétrait pour la première fois de l’année dans “sa” salle de classe. Intimidante, avec ses murs de pierre couleur de charbon, son haut plafond et ses fenêtres aux barreaux de plomb. Il y faisait d’ailleurs toujours un peu frisquet, à cause de l’humidité. Il redressa un mannequin de paille légèrement défiguré, puis alla le ranger dans un coin. Aussi curieux que cela lui semblait, cette salle lui avait manqué. Véritablement.

Il disposa les chaises en rangées approximatives dans un coin. L’endroit n’était absolument pas conçu pour de longues conférences magistrales, mais il fallait bien qu’il adresse quelques mots à ses élèves avant de leur permettre de se foutre des aquamenti à la gueule. Pas qu’il n’ait réellement de sages paroles ou de réel savoir à leur transmettre, mais les convenances le demandaient.

L’idée de les voir pénétrer bientôt dans sa classe fit renaître son anxiété latente : certes, il parviendrait bien à en berner la majorité, mais éventuellement, un des élèves plus âgés finira forcément par réaliser que le professeur n’y connaissait fichtrement rien. La solution simple aurait été de profiter de l’été pour se plonger dans l’apprentissage du domaine.

*Le simple est l’ennemi de l’intéressant*

Et puis, il ne lui suffirait que d’avoir l’œil ces petits génies de la sorcellerie et les tenir occupés, pour ne pas qu’ils ne s’intéressent de trop près à ses compétences, voilà tout. Quitte à les envoyer en retenu s’ils se montrant insistant. Ou bien les livrer en pâture au restant de classe, qui se fera probablement un plaisir de leur rabattre le caquet

*Grand dieu, c’est brillant! Si seulement mon propre prof de duel nous avait permis de canarder le petit cul prétentieux de Trisdail! Ah! *

Mettant de côtés les différentes possibilités fantasques que cette idée faisait naître en lui, il commença à accueillir d’un sourire et d’un signe de tête les premiers étudiants.

*Merde!*

C’était généralement le premier signe que les fonctions cognitives de Charles se remettaient à fonctionner décemment. La crainte que lui inspirait ses… mécènes… lui avait complètement fait oublier le danger réel de sa position : les étudiants de Salem, à peine moins âgés que lui, risquaient à tout moment de le reconnaître. Et il ne serait guère plus avancé s’il se faisait renvoyer de l’école.

Déplaçant le grand tableau sur roulette de façon à ce qu’il soit visible de tous, il y inscrivit, sous le regard légèrement interdit de ses protégés :

« LES REPRÉSENTANTS DE SALEM : JE N’AI RIEN CONTRE VOUS, MAIS INSTALLEZ-VOUS AUSSI LOIN QUE POSSIBLE ET BANDEZ-VOUS LES YEUX. ».

Il contemplait son œuvre d’un regard satisfait, lorsqu’il réalisa le caractère louche de sa requête. Il s’empressa donc d’ajouter

« Et ceux de Durmstrang, attachez-vous les mains derrière le dos. ».

Ce n’était guère glorieux, mais au moins, cela ne mettait pas l’emphase sur son association avec Salem. Du moins, l’espérait-il.

Lorsque l’heure approximative du début du cours arriva, il se leva de son bureau sur lequel il s’était précédemment assis et se dirigea vers le centre de l’espace dégagé, consacré aux duels eux-mêmes. C’est avec le sourire et une voie chaleureuse qu’il s’adressa à son public.

« Bonjour à tous, et bienvenue pour une nouvelle année de débauche, loin du giron familial!».

*Charles, connerie, t’es de l’autre côté de la barrière maintenant!*.

Après un léger ricanement dont il ne put complètement dissimuler le caractère nerveux, il tenta de récupérer

« Je plaisante, bien sûr. Nous savons tous que vous êtes ici pour apprendre des meilleurs sorciers du monde pour en devenir un vous-même, et que rien ne saurait vous détourner de cette sainte quête!

Je me présente : Charles Taylor, votre professeur de duel. Je vous prierai de vous adresser à moi en tant que professeur Taylor. Merci d’avoir choisi ce cours optionnel. Vous verrez qu’il s’agit d’une expérience unique, non seulement parce qu’il permet à des étudiants de différentes années d’échanger entre eux, mais également, parce que le duel constitue la matière la plus cool qui soit! Je veux dire, quand aller en classe est synonyme de se courir les uns après les autres en se lançant des sortilèges de façon LÉGALE, que peut-on demander de mieux, n’est-ce pas ?»
.

En effet, les cours de duels étaient offerts optionnellement à partir de la 4ème année jusqu’à la huitième, et pour des raisons pratiques, Charles avait demandé de regrouper tous les étudiants dans un même groupe. Officiellement, c’était pour assurer une meilleure formation globale par des interactions avec des pairs de différents niveaux. Officieusement, Charles n’avaient aucune idée de ce qu’il pourrait bien enseigner de plus à des élèves séniors qu’à ses juniors!

« Tout au long de l’année, cependant, je tâcherai de vous faire réaliser que l’art du duel est beaucoup plus complexe et profond que de faire jaillir des étincelles de votre baguette. Ça, c’est le Pre Williamson qui se chargera de vous l'apprendre. Et moi, je vous apprendrai à vous en servir convenablement.».

Bien, très bien, il s’améliorait. Mettre l’emphase sur le caractère mystique et profond de son « art » : celui lui permettrait de jouer aux incompris lorsqu’on le prétendrait incompétent.

« Mais n’allez pas lui répéter cela, d’accord ? Juste au cas où.».

Et là, il mettait l’assistance dans sa petite poche arrière : complicité, partage de secrets… la classe, quoi! Il était vraiment trop doué.

« Alors, avant de commencer à se tirer dessus, autant apprendre à se connaître, puisque nous passerons des moments… intenses, entre nous. ».

*Ça, ça sonnait étrange mon vieux*.

« Vous le réaliserez très certainement rapidement, un duel se gagne et se perd par une infinité de détails insignifiants et en l’espace d’un éclair. Ce n’est pas la grosseur de votre baguette, ni l’habileté avec laquelle vous la maniez, qui en scellera l’issue. Mais bien le nombre d’avantages que vous réussirez à prendre sur votre adversaire.

Alors, pour ce premier exercice, je vous demanderais de vous placer en équipe de trois s’il vous plaît.»


Charles regarda avec un sourire en coin le chaos que cette requête provoquait. Une fois que tout le monde fut regroupé, il poursuivit.

« Tout le monde est en équipe ? Bien! Maintenant que c’est fait…reformez de nouvelles équipes de trois. Équipes ne comportant aucunes des personnes de votre équipe actuelle. Si vous souhaitez défier mon sens aigu de la physionomie sachez que tous ceux que je prendrai à ne pas se séparer serviront de « volontaires » pour une honteuse séance sur les effets d’un densuago multiple. Allez, allez, nous n’avons pas toute la journée.»

« Alors, avec un peu de chance, vous vous retrouvez au sein d’individus que vous ne connaissez que peu, ou pas. La majorité du temps, vous affronterez très certainement des adversaires que vous ne connaissez pas réellement. Pourtant, toute information à leur propos pourra vous mener à la victoire. Vous savez qu’il est myope d’un œil ? Déplacez-vous de ce côté, pour nuire à sa vision et augmenter ses chances de vous rater. Il est blond ? Mettez-vous dos au soleil, il est probable qu’il soit plus sensible au soleil. Elle est bitch ? Provoquez-la, et envoyez-la au tapis pendant qu’elle tente de répliquer. Pour gagner, vous devez connaître votre ennemi.»

« Pendant les 15 prochaines minutes, je vous demanderais donc d’observer vos deux coéquipiers. Sans un mot. Seulement les observer. Les étudier. Les scruter. Les dépecer. Du regard seulement, bien entendu. Percer leurs secrets les plus intimes. Après les 15 minutes, je vous demanderais ensuite de décrire ce que vous croyez avoir appris de l’une de ces deux personnes, devant la classe.»

« Et votre premier devoir, cette semaine, sera de la même veine. Vous devrez épiez vos camarades ne participant PAS à cette classe, et me fournir une description de l’un d’entre eux, à votre choix, au début du prochain cours. Il faut que l’observation des détails devienne une seconde nature chez vous. Bien entendu, vous pouvez tenter de me prendre pour un con et ne pas vous donner la peine. Ce qui serait aussi parfait, puisque lors de la prochaine séance, nous aborderont quelques notions pratiques, et j’aime bien avoir des volontaires…

Maintenant : à l’attaque!»






Pour le devoir : 4 ou 5 lignes par messagerie privée suffira.
Pour l’activité en classe : le second participant décrit le premier, le troisième décrit le deuxième, le premier décrit le troisième, le quatrième décrit le 6ème, etc. Bien entendu, si vous êtes le premier, quatrième ou septième (c’est beau de rêver), vous ne pourrez pas poster de description lors de votre premier message : vous devrez repasser.



Dernière édition par Charles A. Taylor le Mer 19 Déc - 23:27, édité 1 fois
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Salem

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MessageSujet: Re: Cours 1 : Connaitre son ennemi   Mer 19 Déc - 23:02


    Sa longue silhouette élancée traversa à grandes enjambées le couloir, ses bottines noires à talons aiguilles claquant contre le marbre tandis que ses longs cheveux blonds, noués en une haute queue de cheval, fouettaient sa nuque. Fesses moulées dans un short en denim et poitrine engoncée dans un bustier blanc, la capitaine cheerleaders Américaine faisait autant se tourner que se détourner les regards lorsque le sien, acide et fier, tombait sur les rêveurs qui détaillaient sa plastique de rêve. Arrivée à destination, elle cracha son chewing-gum par la fenêtre et enfourna la dizaine de pilules qu'elle devait avaler quotidiennement en lançant sa tête en arrière. C'était déplaisant que d'être dépendante de ses petits cachets, comme toute autre forme de dépendance à ses yeux d'ailleurs, mais elle était bien forcée de se plier aux recommandations médicales pour entretenir ses coûteux greffons de peau, et donc par extension, sa perfection, certes obtenue à l'aide de scalpels et de médicomagie avancée. Car oui, Indiana Stark était fausse dans tous les sens du terme. Du moins, sa couverture, de son identité à son physique, était montée de toutes pièces. Lorsqu'elle passa la porte de la salle de duels, elle était d'ailleurs loin de se douter que c'était un secret qu'elle partageait avec son professeur.

    Cependant, ce ne fut pas la première chose qu'elle nota en entrant. Elle pensa plutôt qu'il était drôlement canon et le détailla le plus impoliment du monde, s'attardant sur son visage qui lui fit froncer les sourcils. Elle avait comme une impression de... Déjà-vu. Maltraitée dans ses jeunes années à Salem, elle était devenue physionomiste à force d'imprégner les traits de ses bourreaux pour pouvoir s'en venger plus tard. Elle avait donc l'intime conviction qu'il ne lui était pas étranger, sans toutefois savoir d'où ni comment. Impossible qu'elle l'ait vu l'an passé, ce n'était pas un cours auquel elle avait assisté. Évidemment ! Incompatible avec ses faux ongles, vous comprenez ?

    De son côté, il ne pouvait pas avoir la moindre idée de qui elle était puisque sa nouvelle tête datait de l'été précédent, et elle n'irait pas non plus lui demander, car elle faisait croire à tout le monde depuis l'année dernière qu'elle avait eu des précepteurs à domicile et fait le tour du monde avec sa mère, une brillante styliste. Que des cracks, oui ! Rien de tout ça n'était vrai. Ses parents n'étaient que deux faux-jetons arrivistes et insensibles. Elle ne s’appelait même pas Indiana, à l'origine. Et surtout, avant, elle était d'une laideur affligeante. D'ailleurs, cela vous permettra sans doute de comprendre pourquoi elle participait finalement à des cours de duels. Si beaucoup la voyaient comme une simple bimbo pulpeuse et prétentieuse, elle n'avait pas toujours eu les atouts pour, et du temps de Salem, elle s'était inscrite dans cette option pour y apprendre l'escrime. Porter un masque pour cacher l'horreur de ses traits et se défouler en imaginant transpercer le corps de ceux qui la martyrisaient avait été si libérateur..! Sans ça, elle aurait certainement perdu l'esprit bien avant la fin des cinq années où elle avait tenu bon. Et puis, si vous doutez toujours de ses talents, sachez simplement que la souplesse d'une danseuse était une arme redoutable en combat singulier.

    Son regard fila de l'agréable silhouette du jeune professeur jusqu'au tableau où elle avisa la note pour les élèves de sa maison. Un rictus agacé agita sa lèvre. Elle pourrait nettement moins bien mater en allant s'asseoir dans le fond et se bandant les yeux... Du coup, elle s'y refusa, préférant rester devant et, bien évidemment, les yeux grands ouverts. Tant pis pour les exigences de Monsieur. Personne ne l'avait jamais forcé à faire quelque chose qu'elle n'avait pas envie de faire, ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer ! Posant ses royales fesses sur le bord d'un pupitre en attendant les autres, la huitième année sortit une lime de son sac et s'y frotta nonchalamment les ongles, saluant quelques connaissances qui lui passaient à côté, jusqu'à ce qu'il juge bon de commencer le cours.

      « Bonjour à tous, et bienvenue pour une nouvelle année de débauche, loin du giron familial! Je plaisante, bien sûr. Nous savons tous que vous êtes ici pour apprendre des meilleurs sorciers du monde pour en devenir un vous-même, et que rien ne saurait vous détourner de cette sainte quête! Je me présente : Charles Taylor, votre professeur de duel. Je vous prierai de vous adresser à moi en tant que professeur Taylor. Merci d’avoir choisi ce cours optionnel. » S'introduisit-il alors qu'elle pensa que sa voix ne gâchait en rien le reste, c'était même plutôt le contraire.
      « Pour une option aussi plaisante pas besoin de m'obliger à venir... » Souffla-t-elle à la ronde avec un haussement de sourcils et un petit mordillement de lèvres qui voulaient tout dire, sans chercher à se faire discrète.

    Passer inaperçu, c'était décidément pas son truc, que voulez-vous... Oh, et il n'allait sans doute pas trop l'aimer, car elle savait se montrer féline. Et même carrément tigresse..! Un oeil omniscient vous soufflera que le Pr. Taylor n'aimait pas du tout les félins. CQFD.

      « Vous verrez qu’il s’agit d’une expérience unique, non seulement parce qu’il permet à des étudiants de différentes années d’échanger entre eux, mais également, parce que le duel constitue la matière la plus cool qui soit! Je veux dire, quand aller en classe est synonyme de se courir les uns après les autres en se lançant des sortilèges de façon LÉGALE, que peut-on demander de mieux, n’est-ce pas ? »
      « Touché. Un deuxième bon point pour le Professeur Beau-gosse! » Lui attribua-t-elle en lançant cette fois un clin d'oeil à ses camarades.

    Oui, en plus d'être une reine de beauté c'était une reine de l'humour à visée un poil embarrassante. Et puis, les élèves populaires se devaient bien d'amuser la galerie de temps en temps, non ?

      « Tout au long de l’année, cependant, je tâcherai de vous faire réaliser que l’art du duel est beaucoup plus complexe et profond que de faire jaillir des étincelles de votre baguette. Ça, c’est le Pre Williamson qui se chargera de vous l'apprendre. Et moi, je vous apprendrai à vous en servir convenablement. Mais n’allez pas lui répéter cela, d’accord ? Juste au cas où. » Se reprit-il alors qu'elle surenchérit, son sourire aguicheur s'agrandissant .
      « Ce sera notre petit secret ... » Susurra-t-elle.

    Un de plus à garder ou un de moins, au fond, quelle différence, hein ? Ne lui prêtant que trop peu d'attention (aucun doute qu'elle en méritait mille fois plus) Indiana finit cependant par se lasser de faire des commentaires et se plia de plutôt bonne grâce aux instructions. Equipe de trois : Joyce, Ariel, Indiana. La même paire que l'été passé : tiercé gagnant. Sauf que ... La suite ne lui plut que moyennement. La fine équipe se retrouva forcée de se séparer et avec une moue blasée, Indiana regarda Joyce et Ariel s'éloigner. Qui allait venir se joindre à elle ? L'affronter ? Faire figure d'ennemi pour cet exercice ? Quelqu'un dont le nom ne lui revenait décidément pas s'approcha. Cela dit, leur équipe n'était toujours pas à trois ... La seule équipe disloquée de la salle. Ô, quel dommage. Il ne restait donc plus qu'une solution pour arranger ça ...

      « Professeur, il nous manque un trinôme ... Vous joindriez-vous à nous? Ou peut-être avez-vous peur des failles apparentes que l'on pourrait découvrir en vous scrutant de trop près ? » Provoqua-t-elle finement.

    Je vous avais prévenue : Indiana est une fine lame. Vous êtes tombés sur un os, Professeur...

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MessageSujet: Re: Cours 1 : Connaitre son ennemi   Jeu 18 Avr - 17:18

[Bon, ça y est, c’est décidé, j’en ai marre :) Je vais maintenant remplacer la patience par le dynamisme, et se joindra à nous qui le voudra bien, quand il en aura envie! On s’arrangera pour que ça fit. Soyez pas peureux, donc, et rejoignez la « troupe ». Juste pour ne pas que je me remette en question de ne pas attirer personne à mes cours. J’offre le whiskey au troisième participant, même. J’ai le droit de faire ça ? ]

Et en plus, c’est mon seul sujet avec marraine favorite, qui glandouille depuis presqu’un an parce qu’on attend d’autres participants







* Décidément beaucoup trop féline à mon goût, celle-là. Surtout que je n’aime pas trop les chats…*

Et bien entendu, il pensait à la blondasse au premier rang, qu’il était tout bonnement impossible d’ignorer. Même si elle ne se serait pas évertuée à dire, ou plutôt, minauder tout haut à peu près tout ce qui lui passait par la tête, manifestement. Le professeur Beau-Gosse parvint même à le geler quelques secondes. Il n’avait rien du prude servant de messe, mais il ne s’attendait pas à avoir autant l’impression d’être un morceau de viande dès les premiers instants de son premier cours.

Mais en même temps… être jeune, en pleine santé et en position de pouvoir devait forcément s’accompagner d’avantages marginaux, ne croyez-vous pas ?

Après avoir subi le courroux populaire encouru par la dislocation des équipes habituelles, il les regarda se redistribuer en traînant les pieds, comme si tous les autres constituaient des vecteurs de transmission de la lèpre. Car il pouvait difficilement s’imaginer une affliction plus horrible pour ces Beautiful People. Non mais qui se maquillait avant de se pointer au premier rang d’un cours de duel? Et s’appuyait le buste ainsi, contre son bureau, en faisant semblant de ne pas le surveiller ?

L’inévitable ne fut cependant pas évité, et avec une certaine incrédulité, Charles se tourna vers la seule équipe incomplète. Il papillota quelques secondes des yeux, avant de secouer la tête. Il aurait presque été prêt à parier qu’elle aurait été capable de faire transplaner quelqu’un contre son gré pour se retrouver malencontreusement dans cette équipe amputée. Et qu’est-ce que c’était que cette histoire de faille ? Que soupçonnait-elle, exactement ? Il dut cependant se résoudre. Perdre la face dès son premier cours ne lui rendrait pas service. Et il devait se l’avouer : passer les 15 prochaines minutes à l’examiner avec permission ne serait définitivement pas une corvée…

« D’accord d’accord, je vous rejoins. Après tout, il serait dommage que de si enthousiastes participants à mon cours ne puissent bénéficier des bienfaits de cet exercice » , dit-il en retournant une chaise non loin de là et en s’assoyant face au dossier.

« Je vous préviens cependant que vous êtes tombés sur un os : je suis un abîme insondable… »

Et il passa les quinze minutes suivantes à tout mettre en œuvre pour jeter quelques coup d’œil au troisième larron. Il n’avait pas réellement pensé outre mesure à la mise en action de son activité, mais il réalisait que pour une fois, son intuition l’avait bien servi. Il y avait quelque chose de profondément déconcertant à examiner en silence deux autres personnes pendant un quart d’heure. Surtout lorsque l’une des deux dites personnes s’était manifestement échappée d’un fantasme d’Hugues Hefner. Et qu’elle en était bien consciente…

Ironiquement, il n’était pas très doué pour percer les secrets des gens. Généralement, il ne se faisait une idée qu’à peu près juste de ceux-ci après trois ou quatre verres et quelques heures de conversation. Quinze minute de matage… d’observation ne le conduisait pas très loin de la page blanche. Il allait devoir improviser lorsque viendrait son tour… Il n’avait cependant pas peur de rendre les regards que l’on portait sur lui, les soutenant avec une esquisse de sourire. Ni hautain, ni benêt, mais simplement curieux et intrigué.

Sauf que, vers la fin de la période impartie, il eut l’impression que sa plantureuse tentatrice se donnait un peu trop à fond. Comme si elle n’était rien de plus, et qu’elle ne se définissait qu’ainsi. Comme une actrice qui sur-jouait. En même temps, il avait passé l’âge de tenter d’entrer dans le psyché des jeunes adolescentes complexées.


Le troisième membre de leur équipe ne semblait tout simplement pas capable de quitter des yeux la belle. Le pauvre en rêverait très certainement pendant de nombreuses nuits. Il ne semblait pas particulièrement timide. Elle faisait simplement partie d’une toute autre ligue, et il le savait.

Se levant d’une traite en se tapant les cuisses, il s’adressa au groupe.

« Voilà, s’est déjà terminé, mais ne vous gênez pas pour reprendre l’exercice avec vos collègues à la cafèt. Je vous garantis que ça les fera flipper! »

Il regagna sa place à l’avant de la classe

« C’est fou comme c’est contre nature, hein, d’avoir la permission de faire ce que l’on souhaite secrètement faire ? Nous sommes à peu près tous des fouineux naturels, toujours avides de porter un regard sur autrui, pour tenter de savoir ce à quoi il pense, ou comment il se sent, ou encore s’il semble plus fort ou plus beau que nous. Et vous savez pourquoi nous sommes si hésitants à le faire ? Pourquoi chaque fois que quelqu’un tente de nous rendre notre regard inquisiteur, qui au final n’est qu’une marque d’intérêt, nous détournons rapidement la tête ? Because when you look long into an abyss, the abyss also looks into you. Et ce n’est pas dépourvu de sagesse. Alors, un volontaire ? Parce que par vertu pédagogique, je ne peux me prononcer en premier. Il ne s’agit que d’une ou deux minutes. Et l’interpellé à bien entendu le droit de réagir. Mais rappelez-vous que vos réactions seront également retenues contre vous. En absence de volontaire, je me verrai forcer d’offrir des biscuits. Ça fonctionne encore, à votre âge ? Toujours pas, hein.. ? Très bien, je crois que la leçon de la semaine prochaine devra traiter de l’importance du courage, et il me faudra donc désigner un volontaire… »

Son regard se tourna immédiatement vers Indiana, bien entendu. Et à moins qu’un ou une brave ne s’avance, c’est elle qu’il désigna.
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Durmstrang

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MessageSujet: Re: Cours 1 : Connaitre son ennemi   Jeu 18 Avr - 19:45

[à moi le whisky ! yeeha]

C’était un fait : les professeurs, dans cet école, semblaient tous plus ou moins amputés d’une case. Voire de plusieurs, dans certains cas. Les bras croisés et l’air fermé, Magda avait tenté de rester impassible en voyant s’afficher au tableau des consignes toutes plus loufoques les unes que les autres. La chose était d’autant plus étrange que la folie semblait proportionnelle à l’apparence : les professeurs les plus mignons étaient tous les plus frappadingues (note : ça n’est pas une raison pour lesdits professeurs de prendre le melon, j’vous ai à l’œil).

Camouflée bien tranquillement dans un coin de la classe, la Polonaise s’était pour une fois défaite de sa clique habituelle pour dériver loin de ses rivages chéris, à savoir les potions. Tout ça parce que son directeur avait eu le mauvais goût de lui faire remarquer qu’à dix-neuf ans, « épouse de milliardaire » n’était pas le plus intelligent des choix de carrière. La mort dans l’âme, elle s’était alors décidée à suivre des cours optionnels. Et tant qu’à faire, des cours marrants. Décision qu’elle commençait à regretter, entre les remarques étranges du professeur et les remarques au quadruple sens de Stark, une Salem de son âge.

▬ Je veux dire, quand aller en classe est synonyme de se courir les uns après les autres en se lançant des sortilèges de façon LÉGALE, que peut-on demander de mieux, n’est-ce pas ?
Magda leva les yeux au ciel. De mieux, elle voyait, au hasard : des vacances, ne pas se faire courir après par des fous armés d’une baguette, dormir, manger des glaces et autres activités bien plus gratifiantes que d’être menacée par une bande de jeunes sorciers armés.

La suite du cours prit rapidement un tour complètement délirant. Entre Indiana qui multipliait les remarques sur le physique, au demeurant fort agréable, du professeur, et le professeur sus-mentionné qui leur demandait d’espionner d’abord leurs camarades, puis le reste de l’école.

▬ Merveilleux, ronchonna-t-elle à voix basse en levant les yeux au ciel.

La demi-heure qui suivit confinait à l’horreur. Se savoir épiée, sans oser ouvrir la bouche, par une bande d’étrangers – ou presque, puisqu’elle connaissait quelques-unes des têtes de sa maison ou son année. Si elle mettait toujours un point d’honneur à se montrer irréprochable, l’idée que les gens puissent chercher des défauts dans sa cuirasse … brr. Du pur bonheur. Aussi, quand le professeur reprit la parole, se sentit-elle très soulagée. Au moins, son calvaire prenait fin.

▬ C’est fou comme c’est contre nature, hein, d’avoir la permission de faire ce que l’on souhaite secrètement faire ? Nous sommes à peu près tous des fouineurs naturels, toujours avides de porter un regard sur autrui, pour tenter de savoir ce à quoi il pense, ou comment il se sent, ou encore s’il semble plus fort ou plus beau que nous.
Magda grimaça, retenant un soupir. Assister à ce cours était définitivement la pire idée du monde. Elle n’avait pas besoin d’une autre personne lui rappelant que presque tous les autres étaient plus forts et plus beaux qu’elle, merci. Et encore moins d’être évaluée sur la question.
▬ Mais rappelez-vous que vos réactions seront également retenues contre vous.
Une raison de plus pour ne pas être volontaire. Magda rentra la tête dans les épaules, cherchant à se faire la plus discrète possible. Sans tellement de succès, puisque quand il désigna Indiana à nouveau, le soupir de soulagement qui s’échappa de sa bouche était tout sauf discret.
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Anupam

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MessageSujet: Re: Cours 1 : Connaitre son ennemi   Dim 21 Avr - 17:15

[La blondinette ci-dessus partagera le Whisky avec moi vu que, en réalité, si on retire le prof, c’est bien moi le troisième participant. x)]

+ Choisir des options m’avait longtemps paru être du temps perdu. Pourtant, j’avais, depuis la rentrée, un emploi du temps on ne peut plus complet et les cours de duel en faisaient partie, d’où ma présence dans cette salle de classe. Je n’étais pas un vagabond qui avait vu de la lumière et était entré ici par hasard. Le premier cour de duel de l’année allait être … long et encore, je n’avais pas idée à quel point lorsque je m’installai entre deux camarades avec qui je discutais activement des imbécilités inscrites au tableau … nous n’étions ni de Durmstrang ni de Salem aussi n’avions-nous pas la chance de pouvoir occuper les chaises les plus éloignées du professeur Charles étrange Taylor. J’avais l’impression que notre professeur improvisait chaque paroles. Il tentait le côté « je suis votre pote » puis « vous êtes l’élite du monde magique » pour finir par « gardons ce secret entre nous ». Autant dire qu’il testait ce qui lui passait par la tête. Il débutait sans aucun doute sa carrière professorale aussi fallait-il être patient… et puis Taylor n’était pas le seul à être un brin … particulier. J’écoutais donc avec une attention certaine, souhaitant progresser dans cette matière mais ce n’était vraisemblablement pas pour aujourd’hui. Une fois mis en trinôme avec mes deux voisins nous dûmes nous diviser. Je laissai les élèves créer de nouveaux groupes et pris la dernière place d’un groupe où je retrouvai une amie. J’esquissai un sourire en entendant l’exercice du jour. +

Alors, avec un peu de chance, vous vous retrouvez au sein d’individus que vous ne connaissez que peu, ou pas. La majorité du temps, vous affronterez très certainement des adversaires que vous ne connaissez pas réellement…. blablabla

+ Pas de chance, je connaissais plutôt bien la jolie blonde près de moi, le hasard faisait parfois bien les choses, surtout que nous n’avions pas eu le temps de nous revoir depuis l’Inde. +

Pendant les 15 prochaines minutes, je vous demanderais donc d’observer vos deux coéquipiers. Sans un mot. Seulement les observer. Les étudier. Les scruter. Les dépecer. Du regard seulement, bien entendu. Percer leurs secrets les plus intimes. Après les 15 minutes, je vous demanderais ensuite de décrire ce que vous croyez avoir appris de l’une de ces deux personnes, devant la classe.

+ Ok donc aucun intérêt de réellement regarder les deux … mais passons, j’aurais de toute façon préféré un peu d’actions. Je devais donc observer mes camarades durant 15 minutes, le tout en silence … perspective réellement … ennuyante. Non pas qu’elles ne soient pas agréables à regarder, loin de là, mais nous étions en cours de duel, pas de physionomie, même si les paroles du professeur Taylor n’étaient pas complétement insensées. Je n’avais jamais pris le temps de détailler mes proches … à dire vrai, le fait que ma voisine de gauche semble se ronger les ongles ne m’avait jamais frappé sans doute parce qu’il s’agissait d’un détail complétement insignifiant. Bref, vivement que toute cette mascarade se termine. +

Voilà, s’est déjà terminé, mais ne vous gênez pas pour reprendre l’exercice avec vos collègues à la cafèt. Je vous garantis que ça les fera flipper!

+ Soyons réalistes, ça ferait flipper tout le monde sur cette planète. J’avais toujours été curieux mais pas au point de vouloir découvrir les secrets de tout le monde en les observant à la loupe durant de longues minutes. Nous semblions tous plus ou moins blasés par l’exercice. Il n’y avait bien que notre professeur pour sembler heureux de son cours … +

C’est fou comme c’est contre nature, hein, d’avoir la permission de faire ce que l’on souhaite secrètement faire ? Nous sommes à peu près tous des fouineux naturels, toujours avides de porter un regard sur autrui, pour tenter de savoir ce à quoi il pense, ou comment il se sent, ou encore s’il semble plus fort ou plus beau que nous. Et vous savez pourquoi nous sommes si hésitants à le faire ? Pourquoi chaque fois que quelqu’un tente de nous rendre notre regard inquisiteur, qui au final n’est qu’une marque d’intérêt, nous détournons rapidement la tête ? Because when you look long into an abyss, the abyss also looks into you. Et ce n’est pas dépourvu de sagesse. Alors, un volontaire ? Parce que par vertu pédagogique, je ne peux me prononcer en premier. Il ne s’agit que d’une ou deux minutes. Et l’interpellé à bien entendu le droit de réagir. Mais rappelez-vous que vos réactions seront également retenues contre vous. En absence de volontaire, je me verrai forcer d’offrir des biscuits. Ça fonctionne encore, à votre âge ? Toujours pas, hein.. ? Très bien, je crois que la leçon de la semaine prochaine devra traiter de l’importance du courage, et il me faudra donc désigner un volontaire… »
Je suis volontaire.

+ Qu’on en finisse. J’esquissai tout de même un fin sourire pour m’excuser par avance de ce que j’allais dire sur Magda, en espérant que la demoiselle ne le prenne pas mal. +

J’ai donc eu tout mon temps pour observer Magda, jolie et charmante Polonaise de 19 ans.

+ Ca c’était assez simple puisque je la connaissais bien. +

Les cheveux blonds, le teint clair, les doigts fins d’une pianiste, la taille fine mais pas frêle, une allure parfaitement maîtrisée et une vue parfaite. Une jeune fille effacée qui mériterait d’accéder à davantage de lumière. Au vue des grimaces lors de la séparation des groupes, je dirais que c’est une excellente amie bien que trop discrète. Durant ses 15 minutes, j’ai également pu observer que tout comme 98%, vous m’excuserez pour l’approximation, des élèves, elle tentait de comprendre les annotations aux tableaux. Essentiellement pour l’incongruité d’avoir les mains attachées dans le dos pour une cours de duel mais, je ne doute pas une seule seconde que notre professeur ait une bonne raison pour cela. Après tout, qui sait ? Nous pourrions peut-être bien apprendre à user de notre baguette en la tenant entre nos dents. Mais bref, je l’affronterais dos au soleil et je pense que, pour la distraire, j’userais d’adjectifs qualificatifs laudatifs ce qui devrait avoir pour effet de la mettre mal à l’aise et je m’en excuse par avance.

+ Voilà. Ça c’était fait, restait plus qu’à m’excuser envers Magda durant … plusieurs jours ? semaines ? Au moins j’étais le premier à passer et la description des autres les distrairaient sans doute assez pour qu’ils oublient mon amie, du moins je l’espérais bien sincèrement. +
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Cours 1 : Connaitre son ennemi

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