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 Star was light in a silvery night

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Anupam

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MessageSujet: Star was light in a silvery night   Mer 22 Aoû - 9:21

♣●♣●♣



Il faisait noir. Un noir d'encre parsemé de quelques étoiles scintillantes que les fréquentes nuits d'insomnie m'avaient rendues familières. Moi qui n’avais jamais aimé l’astronomie, les derniers évènements n’avaient pas aidé à modifier ces rapports. Tout au plus avaient-ils ajouté un systématique pincement au cœur dès que la silhouette de la lune se découpait dans l’azur.

Pestant que Morphée me dédaignait cette nuit encore, je délaissai la fenêtre pour mieux fixer le plafond. L’idée de lancer un sortilège pour y faire sauter des moutons m’avait bien traversé l’esprit mais cela s’était arrêté là. Inutile de réveiller celles qui dormaient à cette heure ou, à tout le moins, feignaient l’endormissement, ce qu’il était de bon ton de faire croire qu’on ignorait. Sauf … l’exception à la règle qui, de tout temps, avait le sommeil aussi léger qu’une plume. ♣●♣●♣ Drea ? Tu dors ? ♣●♣●♣ Chuchotai-je, cherchant dans le noir sa silhouette. Inutile de mentir, je n’avais pas les yeux encore suffisamment accoutumés à l’obscurité pour m’y repérer comme en plein jour et m’assurer que le lit d’Andrea était vide ou non aurait nécessité que j’en frôle la surface du plat de la main.

Moi qui en général enfilais le costume de la surveillante, partant la cueillir dans la bibliothèque où elle avait oublié qu’elle avait un dortoir plus confortable qui l’attendait, j’étais passé de l’autre côté de la barrière. J’avais même dégommé la frontière d’un coup de pied quelques jours après la catastrophe, allant la retrouver sans l’inviter à partir se coucher. Si elle et moi n’avions pas la même vision de « tuer le temps », aucune importance. De toutes les demoiselles de ma connaissance, elle était une des rares à compter réellement.

Apercevant un mouvement dans les ombres près de la fenêtre, je me levai prudemment afin d’avancer vers une des rares sources de lumière. J’attribuais ça aux astres à l’extérieur mais peut-être était-ce une baguette ? Bien que je n’ose pas allumer la mienne pour ne pas alerter qui que ce soit, ça n’excluait pas que d’autres le fassent. A hauteur de l’ombre, je murmurai un ♣●♣●♣ ça va ? ♣●♣●♣, mon regard oscillant entre l’intérieur et l’extérieur pour y voir clair. En réalité, depuis le début, je parlais à notre porte-manteau et Andrea était dehors, à contempler les étoiles.

♣●♣●♣
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Star was light in a silvery night   Sam 29 Sep - 14:33

La nuit était tombée depuis longtemps, enveloppant le paysage de sa noirceur et comme d’habitude, Andrea ne dormait pas. Comme d’habitude, elle s’était éclipsée des dortoirs pour respirer ailleurs, sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller ses camarades. Sauf que nulle bibliothèque ne l’attendrait au bout d’un long couloir faiblement éclairé et que nulle compatriote ne viendrait poser sa main sur son épaule pour la ramener. Parce que son sanctuaire avait été saccagé et qu’y retourner éveillerait probablement les souvenirs trop douloureux de cette nuit-là. Parce qu’il n’y avait plus de compatriote.
La réalité sonnait durement aux oreilles d’Andrea qui tentaient encore vaguement de lui échapper en se murant entre rationalité et froideur. Mais la mort d’une de ses meilleures amies dévorée par un loup n’avait pas grand-chose de rationnel. Les souvenirs de ces dernières semaines s’étaient ancrés au plus profond des entrailles de la Brésilienne qui ne versait jamais de larme et espérait toujours que tout n’était qu’un cauchemar ou une vaste plaisanterie, aussi paradoxal que cela puisse paraître venant de l’intéressée.
Assise à même le sol, les bras entourant ses jambes pour protéger son cœur déjà en miettes, l’adolescente fixait les étoiles et la lune traitresse, les sourcils froncés sur son regard sévère. Il lui fallait bien un coupable à incendier et fustiger les soirs d’insomnies et celui-ci était tout désigné bien que trop lointain pour entendre ses remontrances. Ses lèvres s’agitaient d’insultes voilées dans toutes les langues connues, de reproches qu’elle ne pouvait faire à personne d’autre. Et certainement pas à Moïra. Peu importait la façon dont elle tournait le problème, elle n’avait techniquement personne à blâmer directement. Elle. Ses reproches se tournaient vers les Lycans, l’administration, les professeurs incapables de protéger les élèves, les camarades incapables de se protéger entre eux puis se heurtaient à sa propre incompétence qu’elle préférait ne pas avoir à évoquer. Respirer, parler, réfléchir… Tout lui faisait mal. Et cette douleur dans le creux de sa poitrine, complètement déraisonnable, lui rappelait encore qu’elle s’éloignait plus encore du chemin qu’elle s’était tracé pour rejoindre l’autre, celui qui se pavait d’émotions superflues et de regrets. Celui qu’empruntaient la plupart de ses camarades.
Son regard se posa sur les dortoirs et une silhouette familière se découpant dans l’embrasure de la porte. Illusion créée par l’espoir ou le besoin de se raccrocher à quelque chose ou réalité, le cœur d’Andrea n’en fit pas moins un bond. Un faible Lumos invita l’Anupam à insulter l’astre sélène à ses côtés. Si la Brésilienne était rassurée de voir qu’elle n’était pas la seule à ne pouvoir trouver le sommeil, rassurée de ne pas avoir à affronter la nuit seule, elle aurait tout donné pour que les circonstances diffèrent.
▬ Tu ne dors pas ? Question stupide et inutile tandis que son regard se posait à nouveau sur la lune. Andrea n’allait pas bien. Pas bien du tout. Et elle ne dormait pas non plus, c’était une évidence, elle ne dormait jamais, mais chaque fois qu’elle fermait les yeux, l’image du loup s’imposait avant toute autre et la terreur s’emparait d’elle. Sa rationalité avait volé en éclat, noyée dans un déluge de sentiments entre haine et chagrin infini, perdue dans le vide immense qu’avait laissé Yizel. Ses doigts lâchèrent la baguette et elle se mordilla la lèvre inférieure, incapable d’aborder le sujet sans paraître insensible et refusant encore de dévoiler chacune des failles sillonnant sa carapace. Israël avait peut-être raison, finalement. Elle aurait dû se dévoiler. Avant. Parce que c’était trop tard.
▬ Ca va ? Si la question était venue avant, elle n’avait ni écouté, ni entendu et préférait largement attaquer avant de livrer son propre ressenti.


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MessageSujet: Re: Star was light in a silvery night   Dim 14 Oct - 11:11

♣●♣●♣


Sortant de cette baraque épouvantable, je m’avançai jusqu’à Andrea qu’une vague lueur éclairait. En réponse, je lançai un lumos et avalai le reste de la faible distance nous séparant pour m’asseoir à côté d’elle. Elle qui était une insomniaque dans l’âme aurait pourtant dû chercher plus activement le sommeil mai pouvais-je encore lui jeter la pierre alors que j’avais moi-même renoncé ? ♣●♣●♣ Tu ne dors pas ? ♣●♣●♣ Visiblement, avouai-je avec un pauvre sourire, ça ronfle et ça gigote, à l’intérieur, j’ai besoin d’air. ♣●♣●♣ Expliquai-je en haussant les épaules. Les jambes repliées, je posai mes bras sur mes genoux avant d’y placer lentement ma tête. Plus abattue par la noirceur et la lune que par le sommeil fuyant lui-même, je poussai un léger soupir. Plus que combien de jours, déjà ?

Quand je rentrerais, je cocherais le calendrier, tiens. Pour voir le temps défiler concrètement. Pour sentir l’approche de la libération. Pour humer le parfum de la délivrance. ♣●♣●♣ Ca va ? ♣●♣●♣ Je clignai des paupières et fis une grimace s’approchant d’un « ouch » muet. Quelle question … Je préférais l’oublier, celle-là, chercher la réponse était bien plus compliqué que de se contenter d’invectiver sagement les abrutis qui nous servaient de directeur et de profs. ♣●♣●♣ Pas pire qu’hier et pas mieux que demain. ♣●♣●♣ Même si je pensais plutôt que, loin d’être stationnaire, l’état irait en empirant. Les vides laissés se creusaient chaque jour un peu plus et j’avais envie de faire avaler leurs yeux, leur langue et leurs paroles mièvres à ceux qui osaient expliquer que les souvenirs combleraient l’absence, avec le temps. AUCUN baume miracle ne guérirait cette cuisante entaille ouverte par nos sacro-saints supérieurs eux-mêmes. Quand on ne sait pas, on ne fait pas. Quand on ne sait pas gérer des lycans, on ne les prend pas, POINT BARRE. Et eux … raaaaah. ♣●♣●♣ Vivement qu’on fiche le camp de ce trou. Je ne vois pas l’intérêt. On se croirait à des réunions d’alcooliques anonymes sauf que nous on joue les rôles de dépressifs bien connus. Qu’ils s’étouffent avec leurs beaux discours, va … ♣●♣●♣ Maugréai-je un ton plus bas, à moitié sur terre, à moitié dans la lune, à espérer que cet astre n’ait jamais existé.

Nouveau soupir. Vivement qu’on rentre, oui. Quitte à ce qu’on soit l’une chez l’autre, oui, mais là où on voudrait être, pas là où « quelqu’un » avait décidé qu’on devait macérer. ♣●♣●♣ Et toi ? Ca va ? Qu’est-ce que tu faisais, dehors ? ♣●♣●♣ Oui, bon, certes, hormis « regarder les étoiles » et « prendre l’air », il y avait peu d’alternatives mais bon, entre handicapées relationnelles, on entretenait la discussion comme on pouvait.

♣●♣●♣
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Star was light in a silvery night   Sam 8 Déc - 1:34

▬ Visiblement, ça ronfle et ça gigote, à l’intérieur, j’ai besoin d’air. Besoin d’air, besoin de tout. Dire que c’était tout ce qu’elle recherchait aussi serait mentir, Andrea dormait peu et son corps s’était finalement habitué à ce rythme décalé, ce qui n’était pas le cas de celui de Moïra. La Brésilienne hocha faiblement la tête. Cette fois-là, encore, elle ne la blâmerait et ne débiterait pas ce discours qui lui brûlait les lèvres, émaillé de faits scientifiques et de conseils creux. Elle avait besoin de l’Anupam autant qu’elle avait besoin d’air.
Ses doigts coururent un instant le long de la ligne formée par ses jambes et Andrea se prit à espérer que sa vie suive le même chemin. De la Terre à la Lune. Elle étouffa un soupir discret et ferma les yeux. Ces yeux que nul pleurs n’était venu souiller, les larmes n’ayant creusé nul sillon sur sa peau pâle. Elles s’étaient contentées de la ronger de l’intérieur, jusqu’à ce qu’elle s’habitue à la sensation et que la douleur l’accompagne partout, jusqu’à en perdre son sens. L’Anupam et la Yolihuani n’allaient pas bien. Tous les camps de l’amour, de l’espoir ou de n’importe quoi ne rempliraient pas l’abîme qu’avait laissé Yizel et les griffes acérées d’un loup lâché dans la nature.
▬ Pas pire qu’hier et pas mieux que demain. La Brésilienne ouvrit de nouveau les yeux et les posa sur sa camarade. Un pauvre sourire accueillit l’habile parade et elle ne put que saluer le talent de Moïra lorsqu’il s’agissait d’éviter les sujets sensibles. Ca n’irait pas mieux, pas encore et peut-être même que ça n’irait jamais. Elles pourraient passer leur vie dans ce camp débile, parler à des hippies autour d’un feu, ça ne changerait rien. Plus tard, il faudrait avancer. Andrea le savait, elle l’avait toujours fait. Mais sans elle, pour l’instant, tout faisait trop mal.
▬ Je sais. Lâcha-t-elle dans un soupir, comme un aveu. La question était débile, elle l’avait su avant même de la poser et pourtant, il avait bien fallu commencer quelque part. Son regard quitta Moïra pour fixer de nouveau la lune tandis que l’Anupam râlait comme elle le faisait toujours.
Vivement qu’on fiche le camp de ce trou. Je ne vois pas l’intérêt. On se croirait à des réunions d’alcooliques anonymes sauf que nous on joue les rôles de dépressifs bien connus. Qu’ils s’étouffent avec leurs beaux discours, va … La Brésilienne hocha la tête, étouffant un soupir agacé à l’évocation des réunions auxquelles elle évitait soigneusement de participer, se contentant d’écouter les états d’âme de ses camarades d’infortune.
▬ Ils se dédouanent comme ils le peuvent. Ils doivent se dire qu’en assurant un soutien psychologique après coup, ils auront rattrapé la moitié de la plus grosse bourde du siècle. Soupir lourd de sens des deux côtés. Andrea joua un instant avec sa baguette, celle-là même qui s’était avérée d’une brillante inutilité lors de l’attaque de la bibliothèque. Vivement que l’on quitte les lieux. Ajouta-t-elle platement, peu convaincue que cela change quoi que ce soit à son état. Le temps ferait son œuvre, très certainement, mais quand ?
▬ Et toi ? Ca va ? Qu’est-ce que tu faisais, dehors ? Evidemment. Il fallait bien qu’elle joue le jeu aussi.
La Brésilienne crispa les doigts sur sa baguette avant de se forcer à la lâcher et de se donner un semblant de contenance en lissant les plis de sa robe de chambre.
▬ Ca ne va pas. Répondit-elle plus brusquement qu’elle ne l’aurait voulu. Elle avait eut beau tourner le problème dans tous les sens, lui appliquer tous les principes connus, la réponse n’avait pas changé. Inutile de mentir, ça ne fera revenir personne. Reprit l’adolescente en rejetant une mèche brune. Elle n’était pas menteuse habituellement mais la franchise était quelque chose qui se parait généralement de paillettes en société, ce genre de faux-semblant qui transformait tout « Je ne vous aime pas » en « nos intérêts ont tendance à diverger plus que de raison ». Cette fois, elle n’avait pas eu envie de se perdre en circonvolution, comme si la franchise claire et nette ferait cesser la douleur plus vite. Ce n’était pas le cas, évidemment mais ça ne valait pas la peine que l’on s’attarde sur la question.
Tu me connais, Moïra, je ne succombe pas facilement au sommeil. Ici le lit est tout sauf confortable et nos camarades sont bruyants. Je préfère observer les étoiles plutôt que fixer le plafond vermoulu. Son index s’était arrêté à ses pieds et traçait quelques sillons abstraits dans la poussière alors qu’elle cherchait encore une justification. Quelques secondes de silence s’égrainèrent et la Brésilienne releva finalement les yeux sur sa camarade.
▬ Et toi ? Je te croyais beaucoup plus encline à chercher le sommeil. Si je le pouvais, je dormirai toute la journée jusqu’à ce que le camp s’achève, le temps passerait peut-être plus vite… Vivement qu’ils nous laissent partir. J’espère qu’ils ne referont pas le coup de l’évaluation psychologique à la sortie. Un frisson lui agita la colonne vertébrale tant l’exercice la dégoûtait. Elle donnait suffisamment toute l’année pour que le jeu des questions-réponses avec un parfait inconnu (ou pire, face à ses camarades en pleine introspection) ne l’amuse pas du tout.
▬ La Direction ne sait manifestement plus quoi faire pour rattraper ses erreurs. Mettre des loups dans la bergerie, ou les laisser rentrer par un quelconque moyen… S’ils n’avaient pas habilement masqué leurs failles… Elle devait bien le reconnaître, ils s’en étaient plutôt bien sortis et venant de celle qui était passée maître dans l’art de maquiller les plus grandes failles, c’était un immense compliment.


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MessageSujet: Re: Star was light in a silvery night   Mar 18 Déc - 19:22

♣●♣●♣

Qu’est-ce qu’on fichait là, dehors, à regarder les étoiles d’un air las ? Qu’est-ce qui nous avait poussé à courber l’échine et dire « oui oui, ça vaaa, on vous suit » à ces crétins responsables de tout ce bordel ? On aurait dû les envoyer promener, eux et leurs initiatives à deux noises, quand on voyait à quoi les précédentes avaient mené. ♣●♣●♣ Je sais. ♣●♣●♣ Oui, ce n’est pas cette saloperie de camp qui arrangerait quoi que ce soit. Ni ça ni autre chose. Ils auraient pu juste avoir la décence de nous foutre la paix deux mois au moins. Non, ils avaient décrété qu’ils ne devaient pas être tout seuls à faire les guignols pendant deux semaines sur huit. La belle affaire.

Assise à côté d’Andrea, j’agitais nerveusement ma baguette comme un métronome détraqué. Je ressemblais davantage à une pile électrique qui avait disjoncté qu’à une étudiante en retraite peace and love. ♣●♣●♣ Ils se dédouanent comme ils le peuvent. Ils doivent se dire qu’en assurant un soutien psychologique après coup, ils auront rattrapé la moitié de la plus grosse bourde du siècle. ♣●♣●♣ Tu rigoles ?, m’étouffai-je à moitié. Dans le genre « scénario aberrant », une telle ineptie de leur part atteindrait des sommets. Ca va changer quoi, leurs simagrées ? Sérieux ? C’est plus une contrainte qu’autre chose. Ils captent qu’on aimerait rentrer chez nous ? Déconnecter de leur foutoir ? Bah non, hein, ils ne peuvent pas nous laisser partir, renchéris-je, hors de moi, ça serait encore trop frais dans nos mémoires, on risquerait d’omettre trop peu de détails et Elderwood toute entière serait menacée par nos déclarations après la tatouille qu’ils se sont prise. ♣●♣●♣ Quoi « je tournais ça d’une drôle de manière » ? De quoi je me mêle, déjà ? Ils s’étaient loupés. Les circonstances profondes et en quoi cela me concernait n’avaient rien à faire dans la discussion du moment. Et, NON, je n’étais pas parano.

Je regardai le ciel et poussai un nouveau soupir. Quelle galère … Vraiment. Et je n’osais imaginer quel aurait été mon état d’esprit si Andrea n’avait pas été là, pas plus que L … Bref. ♣●♣●♣ Vivement que l’on quitte les lieux. ♣●♣●♣ Et plutôt deux fois qu’une. ♣●♣●♣ Aucune de nous n’avait sa place ici. Franchement. Leur camp de l’espoir pathétique, c’était pour les pauvres âmes enclines à la complainte permanente ou les psychopathes qu’un peu de mélodrame émoustillaient. Les gens normaux, après un truc éprouvant, eh bien, ils rentraient chez eux, auprès de leur famille et basta. Personne ne les envoyait dans un coin paumé (et moche) des Etats-Unis pour se refaire une santé. Non, je ne généralisais pas. Il y avait p’têtre des cas à part, oui. Mais on n’en parlerait pas. Pas envie de donner à qui que ce soit un quart d’heure de gloire. Soit.

Puisqu’on en était à l’heure des « confidences », chacune son tour. Je m’attendais davantage à une pirouette artistique, un pas de côté habile pour éluder le problème. Andrea n’était pas du style à y aller par quatre chemins quand elle était énervée, principalement. Transformer le métal vulgaire en un bijou en or 24 carats était en revanche parfaitement dans ses cordes lorsqu’elle maniait les mots dans d’autres circonstances. Néanmoins, là … ♣●♣●♣ Ca ne va pas. ♣●♣●♣ Elle me prit de court. L’aveu était plus brut que prévu et la surprise dut se lire dans mon regard. ♣●♣●♣ Inutile de mentir, ça ne fera revenir personne. ♣●♣●♣ J’eus un grognement contrarié étouffé dans une main hâtivement plaquée sur ma bouche. ♣●♣●♣ Jamais dit ça. ♣●♣●♣ Marmonnai-je entre deux grincements de mâchoires. Non, ça ne ferait revenir personne, j’en étais bien consciente, merci, MAIS ça n’empêchait rien. La question n’était pas déterminer si nous allions mal ou bien ou à peu près bien, que sais-je ? Eux n’allaient pas bien dans leur tête et ce n’était pas à m’arrêtant sur mon sort que je leur ferais remarquer. ♣●♣●♣ Tu me connais, Moïra, je ne succombe pas facilement au sommeil. Ici le lit est tout sauf confortable et nos camarades sont bruyants. Je préfère observer les étoiles plutôt que fixer le plafond vermoulu. ♣●♣●♣ Il n’y a pas grand-chose à sauver dans ce trou pourri, de toute façon. Et les seuls trucs bien, on les a apportés avec nous. ♣●♣●♣ Formulai-je pensivement. Pas envie de m’étaler. Pas envie de sombrer dans la sensiblerie. Mais … ouais. Ce qui me faisait tenir ici … je l’avais déjà là-bas. J’avais juste eu un peu plus de mal à la voir clairement en plein soleil que sous la pluie et l’orage.

Voilà, voilà. Maintenant qu’on avait effleuré les sujets sensibles, on recommençait à casser du sucre sur la terre entière, c’est cela ? ♣●♣●♣ Et toi ? Je te croyais beaucoup plus encline à chercher le sommeil. Si je le pouvais, je dormirai toute la journée jusqu’à ce que le camp s’achève, le temps passerait peut-être plus vite… Vivement qu’ils nous laissent partir. J’espère qu’ils ne referont pas le coup de l’évaluation psychologique à la sortie. ♣●♣●♣ Visiblement non. Je me mordis la lèvre, incapable de répondre. J’avais hoché la tête à la mention de notre sortie et esquissé une grimace à l’évocation d’une autre évaluation psychologique. Une, c’était déjà de trop. Une seconde, je faisais avaler sa baguette au psychomage en charge des examens, foi de Norrington. Enfin, tout ceci ne répondait pas à la question première que je brûlais d’envie d’éluder. Moi qui avais écumé la bibliothèque de nombreux soirs avec elle pour repérer une Andrea comateuse et la traîner jusque dans son dortoir, asséner un « j’ai réfléchi : dormir, c’est pour les faibles ; tu avais raison », ça ne fonctionnerait pas, hm ? ♣●♣●♣ Je ne peux pas dormir, commençai-je. Drea s’était montrée franche. Lui rendre la pareille semblait aller de soi … Je … revois … ça. Pas envie. Une fois, ça suffit. ♣●♣●♣ Formulai-je difficilement. Mon regard prenait toutes les teintes qui me passaient par l'esprit tandis que je cherchais un point quelconque où le fixer. Oui, ça suffisait. Largement. Et ce pour toute une vie. Alors, plutôt que de me torturer en cauchemar et, au bout du compte, être aussi claquée le matin que si je n’avais pas dormi … Autant rôder et m’occuper l’esprit.

Deux semaines dans un camp, ça ne relevait en rien de l’oubliettes ni de la pensine … En sortant de là, ça dormirait toujours sous mes paupières. ♣●♣●♣ La Direction ne sait manifestement plus quoi faire pour rattraper ses erreurs. Mettre des loups dans la bergerie, ou les laisser rentrer par un quelconque moyen… S’ils n’avaient pas habilement masqué leurs failles… ♣●♣●♣ Ah ça … Et ils n’ont toujours pas tombé le masque, tu noteras. Ca ne pesait pas sur leur conscience, ça ? Non seulement, ils se planquaient des autres en cachant leur nature mais, en plus, ils n’assumaient pas leurs actes ? Quoi « mauvaise foi » ? Ce que j’aurais fait à leur place ? Mais ce n’était PAS la question. Je n’étais pas eux. Je n’avais pas bouffé leur meilleur pote, MOI. Alors, bordel, non, je ne chercherais pas à comprendre, là, maintenant. Je n’en avais ni l’envie ni la patience. Ok, j’avais bourdé comme ça une fois avec Anant. Je me reposerais la question plus tard. Là, je leur consacrais deux semaines de haine, ça me passerait les nerfs. Et ça serait toujours moins que les années de mépris offertes à Anant. Et je ne sais pas si … hm … enfin … Tu voudrais savoir qui, toi ? ♣●♣●♣ Qui était responsable de ce que j’avais vu dans les thermes. De ce qui avait été rapporté du parc. De ce qu’on avait dit des couloirs. Yizel était partie, cette nuit-là. November aussi. Emportées par des pelisses fauves et des dents comme des lames de rasoir. Et sous la toison, qui ? Est-ce que le savoir nous soulagerait ?

♣●♣●♣
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