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 Cause together we'll be holding on ...

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Anupam

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MessageSujet: Cause together we'll be holding on ...   Mer 22 Aoû - 8:01

♣●♣●♣



Cernée, épuisée, lassée … Les jours qui avaient suivi ça s’étaient dix fois trop étirés en longueur et, en même temps, avaient filé comme l’éclair. L’après n’avait plus rien de commun avec l’avant parce que tout le monde n’était plus là pour le vivre et que les bien-pensants se contentaient uniquement d’être désolés. Désolés. BORDEL. Ces airs compatissants au possible, prévenants à en vomir, j’en voulais pas. Ca allait bien deux minutes, les mascarades, mais je refusais catégoriquement d’avoir un rôle dedans. Surtout depuis que la sentence était tombée et qu’on m’avait catapultée aux Etats-Unis sans me demander mon avis. Gé-nial. Absolument génial.

Tout ce à quoi j’avais espéré pouvoir goûter une fois sortie de cet enfer s’était évaporé en quelques secondes. Non seulement, je ne rentrerais pas chez moi mais, en prime, j’aurais à composer avec les attentes de mes supérieurs hiérarchiques qui me sortaient par les yeux. Heureusement que je n’y allais pas seule, l’isolement me rendant aussi irritée qu’irritable lorsqu’il n’était pas désiré. Toutefois, il manquerait plus d’une personne dans les rangs de ceux que je voudrais à mes côtés là-bas. Certaines absences le seraient pour l’éternité, d’autres pour quelques semaine, à moins que ces deux mois de vacances ne m’effacent de ses pensées sans même que je n’aie eu le temps de remuer le petit doigt. Et cette simple hypothèse me fit serrer les mâchoires tandis que je traînais mes valises dans le foutu baraque qui nous était attribué.

Excédée, je ménageais peu mes affaires, finissant par shooter dans ma valise dont les roulettes s’étaient coincées contre un caillou. Ce geste très amical n’étant pas le premier, je finis par incommoder la fermeture qui lâcha d’un coup, épandant une bonne partie du contenu sur le sol. Une ribambelle de grognements rageurs s’éleva dans l’air et je frappai un coup de plus, comme si la valise en pouvait quelque chose … ♣●♣●♣ Et maintenant TOUT va être DEGUEULASSE, commesi, ici, ça n’était déjà PAS assez POURRI comme ça, par Viviane ! ♣●♣●♣ M’énervai-je avant de fouiller dans une poche intérieure pour attraper ma baguette et ranger tout ce bazar d’un sort. Visant la malle, je lançai le sort ménager une fois. Deux fois. Trois fois. Sept fois. Que dalle. L’énervement appelant l’énervement, je balançai ma baguette au sol et ce n’est qu’en me baissant pour la ramasser que j’aperçus une silhouette. Sa silhouette. Clignant des paupières, craignant qu’il ne s’agisse d’un énième mirage qui ôterait de mon parcours un nouvel oasis, je restai accroupie sans oser bouger de peur de ne le voir disparaître. ♣●♣●♣ Lust ? ♣●♣●♣ Comment ça, « j’aurais pu parler plus fort » ?

♣●♣●♣
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Nkiruka

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MessageSujet: Re: Cause together we'll be holding on ...   Lun 1 Oct - 21:35

La mémoire de Lust n’avait eut de cesse de le torturer lors des dernières semaines et il avait pourtant refusé de se séparer de ces souvenirs trop lourds, revenant à la bonne vieille technique du carnet à croquis. Les esquisses de loups, de gueules béantes et de scènes macabres avaient remplacé les habituels dessins puérils de sous-vêtements et autres décors du quotidien. Le Nkiruka avait vécu les jours précédant le Camp avec le douloureux sentiment d’avoir tout raté. Les diverses issues et les milliers de possibilités s’étaient finalement imposées à lui avec un temps de latence, comme pour le narguer de ne pas les avoir vues plus tôt. Il allait devoir discuter plus longuement avec un certain Mexicain, un jour, même si l’idée même lui procurait des frissons.
S’il avait bifurqué par là avant, s’il avait tourné à gauche, s’il avait vu Yizel avant… Peut-être que Moïra ne serait pas dans cet état. Elle était forte, il le savait, mais quelques détails le poussaient à croire qu’elle aurait peut-être du mal à surmonter l’épreuve sans appui. Certes, elle ne serait pas seule mais on ne pouvait décemment pas considérer d’autres adolescentes tout aussi bouleversées comme soutiens valables (coucou les Braxton *pan* -oui jme fais des auto-coucou, so what ?-).
C’est en partie pour cela qu’il avait délaissé des vacances de rêve avec Callen et Jessalyn pour se terrer quelque part dans un trou paumé des USA. En partie. L’autre concernait simplement une envie quelconque d’être avec une certaine personne que l’on ne nommera pas, de montrer qu’il ne la laisserait pas tomber, pas comme ça. Lust n’était une lumière en matière de relations sociales, mais s’il la pensait d’ordinaire tout à fait capable reprendre le dessus avec le temps, il s’était dit que, peut-être, sa présence pouvait servir. Juste comme ça.
Il n’en avait pas parlé parce que ne l’avait pas demandé et parce qu’il n’en avait pas éprouvé le besoin, beaucoup trop occupé à essayer d’échapper aux tourments de sa mémoire pour penser à autre chose. A force de coucher les mots et les images sur le papier, il avait fini par les ranger dans un coin de sa tête, là où elles ne revenaient que s’il n’était pas assez vigilant et s’était attelé à l’écriture de sa lettre de motivation pour le camp. Le choix des mots s’était avéré plus difficile qu’il ne l’aurait crû, principalement parce que le Brésilien était beaucoup plus doué lorsqu’il s’agissait de raconter n’importe quoi. « Je veux participer parce que. Besos.» n’était manifestement pas la bonne façon de procéder.

Le pied posé dans le camp façon « retour aux sources chez les Amish », Lust avait un instant regretté de s’être autant plié en deux pour pouvoir y rentrer. S’il avait su, il aurait demandé un bungalow avec piscine et option poney. Mais pour tous les psychologues du coin, dormir dans une cabane, ramasser du bois et manger des marshmallows grillés au bout d’une pique aidait à surmonter des traumatismes. Pourquoi pas. Il avait déposé ses affaires dans sa baraque et s’était mis en quête de celle de Moïra. Ca n’était pas compliqué, il suffisait probablement suivre les fleurs mortes semées par la Braxton et les infinies protestations de l’Anupam, les deux trouvant probablement que le lit était trop mou et le plancher trop foncé.
Et maintenant TOUT va être DEGUEULASSE, commesi, ici, ça n’était déjà PAS assez POURRI comme ça, par Viviane ! Grogna une voix qu’il aurait attribué à Moïra sans hésiter.
Tiens, qu’est-ce qu’il disait ? Le Brésilien roula des yeux et observa l’adolescente s’affairer et blâmer le monde entier avant que sa baguette ne lui échappa et qu’elle pose finalement les yeux sur lui.
Lust ?
Il lui adressa un sourire en coin avant de la rejoindre et de s’accroupir à sa hauteur.
▬ Non, c’est mémé Suzanne, je m’ennuyais alors je suis venu te faire des crêpes. D’ailleurs si tu pouvais parler plus fort, ça m’arrangerait, je suis dur de la feuille, tu le sais bien. Ses yeux cherchèrent le contact tandis qu’il balayait du doigt les mèches brunes de l’Anupam. Elle n’avait pas bien dormi depuis un bout de temps et l’éclat de son regard n’avait toujours pas retrouvé ses nuances habituelles. Les jours où ils se couraient après en s’embrassant pour se marrer (enfin surtout lui) lui semblaient presque lointains. Son index coula le long de la joue de l’adolescente et il déposa un baiser léger sur le coin de ses lèvres avant de s’étaler au sol et de l’entraîner avec lui.
▬ C’est un peu le bordel, ici. Jsuis pas sûr qu’Andrea soit ravie de voir dans quel état tu as mis le bungalow à peine arrivée… Comment ça va ? Parce qu’il allait bien falloir y venir, autant poser la question de suite.


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Anupam

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MessageSujet: Re: Cause together we'll be holding on ...   Dim 14 Oct - 10:51

♣●♣●♣


Râler était une occupation à temps plein. MON occupation à temps plein. Ca remplissait l’espace avec une efficacité redoutable et c’est tout ce que je demandais à une activité du genre. L’ébullition offrait la hargne et l’adrénaline nécessaires pour tenir sans s’en faire. Ouais. Mais il suffisait d’un grain de sable dans l’engrenage pour que l’air affairé qu’on se donne en pestant à l’envi s’évanouisse en une seconde. ♣●♣●♣ Non, c’est mémé Suzanne, je m’ennuyais alors je suis venu te faire des crêpes. D’ailleurs si tu pouvais parler plus fort, ça m’arrangerait, je suis dur de la feuille, tu le sais bien. ♣●♣●♣ ♣●♣●♣ L’éloquence d’un bulot mort, oui, ET ALORS ? On me surprenait, là, en pleine engueulade avec le contenu de ma valise, c’était NORMAL que la répartie s’enraye puisqu’on employait sa verve à d’autres amabilités juste avant, AH. Ca n’avait rien à voir avec le fait qu’il avait ses doigts dans mes cheveux et, non, mes prunelles n’avaient pas, l’espace d’un instant, reflété la couleur des siennes avant de se parer à nouveau des teintes des yeux de Yizel.

Glissant ma main sur son torse, je peinais à croire qu’il était réellement face à moi, en réalité. Parce que … Parce que. Les jours précédents s’étaient montrés assez infernaux pour que je relègue cette hypothèse au rang des souhaits improbables bien qu’arde- … Bien que ça ne vous regarde pas, bande de gueux. Je répondis à son baiser avec envie, fermant les yeux pour éviter de songer à cette baraque moisie dans laquelle on m’avait fourrée pour ce camp pourri. Ce fut donc un cri de surprise qui résonna dans la pièce quand Lust m’entraîna avec lui. Avec les derniers évènements, j’avais presque oubliés ce genre de … retournements de situation. ♣●♣●♣ C’est un peu le bordel, ici. Jsuis pas sûr qu’Andrea soit ravie de voir dans quel état tu as mis le bungalow à peine arrivée… Comment ça va ? ♣●♣●♣ Dis ça à ma valise, râlai-je, c’était bien elle la responsable de ce bordel ambiant, puis ce bungalow est puant, de toute façon. On devra tout réaménager si on veut que ça ressemble à quelque chose d’autre qu’une prison. Non mais tu as vu l’espace qu’on a ? Une vraie cage à poules, cette saloperie. ♣●♣●♣ Quoi ? « On m’aurait logée dans un palace, j’aurais râlé quand même » ? … En manque de crache-limace ou bien ?

Bref. Ca me regardait, point barre. Puis la question n’était pas celle-là, présentement. Après avoir grommelé encore un peu sur cette baraque absolument mal foutue, je volai un baiser à Lust avant de constater qu’il y avait une autre interrogation que j’avais joliment remisée plus loin, ce qui ne lui avait pas échappé, hrm. Me raclant la gorge tandis que mes iris changeants marquaient plus clairement une ressemblance avec les yeux de Yizel durant quelques secondes, je repris, neutre. ♣●♣●♣ Et ça va. Même si je n’ai rien à foutre ici. ♣●♣●♣ Pestai-je, un peu plus pour la forme que précédemment, bien que je n’avalais toujours pas l’évaluation psychologique. Autant j’avais tempêté qu’on m’envoie dans ce trou, autant, maintenant, … il … enfin … je … BREF. ♣●♣●♣ Et toi, ça va ? Je ne savais pas que tu venais ici aussi … ♣●♣●♣ Remarquai-je avant de lui voler un autre baiser. Sinon, j’aurais moins râlé. Sinon, je me serais davantage inquiétée ? Moi, l’égoïste, qui n’avais vu jusqu’à présent que son nombril et un peu celui d’Andrea, trop fière pour montrer sa faiblesse aux autres, j’avais un peu oublié que d’autres avaient eu à encaisser mais … mais cette mascarade était menée par les profs et leurs imbéciles de psys aux évaluations aussi farfelues qu’erronées et inutiles donc ça ne voulait pas dire qu’il allait forcément mal, non ?

♣●♣●♣
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Nkiruka

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MessageSujet: Re: Cause together we'll be holding on ...   Mar 18 Déc - 22:54

Il aurait pu croire que les choses seraient différentes, en dehors d’Elderwood. Mais Moïra ne semblait pas avoir changé d’un poil, à quelques détails près. Pour ce que Lust en savait, ça n’était pas franchement la meilleure des nouvelles, chaque éclat qu’il lisait dans les prunelles de l’Anupam lui rappelait qu’il avait raté quelque chose. Encore. Et qu’elle, elle se cachait derrière ce qu’elle avait toujours été pour ne pas se retrouver accablée. Le Brésilien n’avait rien d’un combattant, rien d’un psychologue à la noix et les seuls discours dont il était réellement capable parlaient de boobs et de comment Callen et Jessalyn avaient réussi à jeter une pizza géante sur le toit de Nkiruka. Rien de bien édifiant, en somme.
Pourtant, s’il était là, c’était parce qu’il l’avait bien voulu et que sa lettre, aussi bancale soit-elle, avait eu un fond de logique pour que les psychologues l’acceptent. Ou personne ne voulait y aller et ils avaient dû accepter tout et n’importe qui. Mais Lust préférait largement penser qu’il avait été sélectionner pour ses propos plutôt qu’en désespoir de cause.
Allongé sur le sol, son bras avait automatiquement enserré Moïra, geste protecteur un peu en retard et surtout un peu inutile. Toutes les barrières du monde ne protégeaient pas du chagrin. Lust en savait bien peu sur la peine que connaissait sa camarade, il ne pouvait que l’imaginer et penser voir Jess ou Call’ à la place de Yizel suffisait à lui retourner le cœur. Il n’avait jamais vraiment essayé de se mettre à la place des autres avant cet épisode, ayant déjà bien à faire avec ses propres pensées pour ne pas s’encombrer de celles de n’importe quel individu. Généralement, les autres le prenaient pour un idiot et il ne cherchait pas à comprendre. Avec Moïra, ça n’était pas nécessairement différent mais sa peau contre la sienne lui disait que peut-être, le vent changerait de direction, un de ces jours.
▬ Dis ça à ma valise, puis ce bungalow est puant, de toute façon. On devra tout réaménager si on veut que ça ressemble à quelque chose d’autre qu’une prison. Non mais tu as vu l’espace qu’on a ? Une vraie cage à poules, cette saloperie. Il ne put que sourire, étouffant un rire discret, elle ne faisait que râler, ça lui apparaissait comme une constante dans le comportement de l’Anupam. Elle semblait se nourrir de protestations, fiel et autres sympathique nourriture spirituel qu’affectionnaient les filles compliquées. Moïra était compliquée à suivre, à comprendre et lui, il lui semblait qu’il empruntait des chemins certes différents mais tout aussi tortueux.
▬ Non c’est vrai, je suis sûr que ta valise l’a fait exprès. Je ne vois pas d’autre solution. Et puis ils auraient dû savoir que Miss Norrigton et son amie Miss Braxton allaient venir et commencer à préparer une superbe villa avec piscine et meuble en teck ! Crois-moi, ma vieille, c’est beaucoup mieux qu’une prison. Renchérit-il avec un sourire railleur, se redressant légèrement pour fixer l’Anupam. Rayon cellule et maisonnettes pourries, il n’était pas en reste. Mais bon, ça fait une jolie cage pour de jolies poulettes Ajouta le Brésilien avant de se laisser retomber.
Le lieu n’était pas vraiment… idéal. Il sentait le moisi et lui rappelait assez les motels qu’il avait fréquenté avec ses parents, un de ceux qui avaient vu leurs portes défoncées par la police Mexicaine… Lust poussa un soupir las, que de merveilleux souvenirs à évoquer, en somme.
La brune l’empêcha de se torturer plus longtemps avec des gringos Mexicains moustachus en lui volant un baiser auquel il répondit bien volontiers, attendant toujours patiemment que l’espèce compliquée qu’était la Moïra daigne bien répondre à ses questions au lieu de les détourner en râlant sur la couleur des lambris.
▬ Et ça va. Même si je n’ai rien à foutre ici. Lâcha-t-elle finalement tandis qu’il étouffait un murmure désapprobateur. Très franchement, il doutait que leurs places respectives puissent être ailleurs. Il était avec elle pour l’instant. Pour ce qu’il avait vu, il lui devait bien ça. Pour ce qu’ils avaient vécu en si peu de temps, aussi…
▬ Et toi, ça va ? Je ne savais pas que tu venais ici aussi … Ben voyons. Comme si elle avait desserré les dents pour autre chose que râler comme un putois pendant les jours précédents…
▬ Tu m’as pas posé la question, ma vieille. Eluda le Nkiruka tout en se redressant pour s’épousseter et tendre sa main à Moïra pour qu’elle l’imite afin de l’entraîner pour quelques pas de danse arrachés à un temps qui pouvait sembler lointain. Ses lèvres se posèrent sur celles de la Sri-Lankaise et brièvement, il raffermit son étreinte autour de ses hanches pour lui rappeler qu’elle n’était pas seule.
▬ Et je vais toujours bien. Ajouta-t-il avec un sourire sincère. Ca n’était pas nécessairement vrai, les images des thermes le hantaient toujours, s’imposant par flash douloureux quand il ne demandait rien. Mais globalement, il allait bien. Il allait mieux que ceux qui s’étaient retrouvés forcés de participer au camp, en tout cas. J’sais pas ce que vaut ce camp, franchement. Mais jpense pas que ça ne nous fera pas de mal. Bon on ramasse tes fringues là ou tu comptes en faire des tapis ? Remarque, ça fait très Feng Shui ! Il fit quelques pas et se pencha pour ramasser un soutien-gorge et se l’accrocher autour de la taille, arborant un sourire des plus moqueur. Le rouge te va bien, tu sais ? Peut-être que le vert aussi. Mais pas les deux en même temps, ça fait Père Noël. HO tu veux pas te laisser pousser la barbe pour faire la Mère Noël ? Tout en racontant n’importe quoi, Lust se penchait pour ramasser tout ce qui lui passait à portée de main pour le remettre dans la valise ou se le poser sur la tête, tout en faisant les tours de la pièces pour éviter de se prendre un sort ou toute autre agression physique.
Jetant un t-shirt en plein sur le visage de Moïra, il se jeta sur elle en meuglant.
▬ HEAAADSHOOOT ! Le Brésilien releva un coin de t-shirt pour se saisir des lèvres de l’adolescente, son visage enserré entre ses doigts, pour un court instant, suspendu dans l’espace, là où les loups n’existaient plus et que la peur, le chagrin s’étaient effacés. Puis il retourna à son manège de gamin ridicule.




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MessageSujet: Re: Cause together we'll be holding on ...   Mer 19 Déc - 1:40

♣●♣●♣


J’avais écopé d’un séjour tout frais payé en Amérique. Su-per. Genre on n’avait pas les moyens de me payer un voyage aux USA si je l’avais demandé. Mais d’abord QUI irait demander à voyager dans ce trou ? Parce que, oui, c’était un trou. Ca puait le village de bouseux entourés de chèvres qui nettoyaient leurs bicoques une fois l’an. Qu’est-ce que j’avais fait pour mériter ça, par Viviane ?! Sérieux. Ils auraient au moins pu nous parquer dans un truc correct. Là ça faisait colonie de vacances à budget en déficit. Pestant à l’envi sur ce lieu apocalyptique que seule la présence de Drea rachetait, je peinai à en croire mes yeux lorsque je le reconnus. J’avais beau l’avoir espéré … j’avais fini par trouver cela égoïste et ça m’avait fait mal de le reconnaître, et, vous, la ferme. L’idée même était devenue utopique et je l’avais remisée dans un tiroir, verdict programmé pour septembre. Mouais.

Alors, oui, même si se retrouver au sol et faire les poussières de ce parquet miteux comme deux vieux plumeaux n’avait rien de glamour, y avait bien un sourire dessiné sur mes lèvres entre deux tirades garanties râlage. Rien de faux là-dedans. La métamorphomagie ne poussait pas forcément à donner à chaque fois dans l’apprêté. Le soupir presque soulagé qui s’échappa à son étreinte n’était pas davantage feint, parce que, oui, BON, le savoir ici rendait la perspective du camp moins barbante mais qu’est-ce que ça peut vous foutre ?

De toute façon, tout le reste ici était moche. Les objets avaient même mis en œuvre leur conspiration pour me pourrir l’existence, ces gueux. ♣●♣●♣ Non c’est vrai, je suis sûr que ta valise l’a fait exprès. Je ne vois pas d’autre solution. Et puis ils auraient dû savoir que Miss Norrigton et son amie Miss Braxton allaient venir et commencer à préparer une superbe villa avec piscine et meuble en teck ! Crois-moi, ma vieille, c’est beaucoup mieux qu’une prison. ♣●♣●♣ Mouais. Ca restait à démontrer. Prête à répliquer, je fus distraite parce qu’il s’était redressée, perdant mon regard vers ses lèvres que je m’apprêtais à capturer ; seulement, il reprenait déjà, avant de se réaffaler. ♣●♣●♣ Mais bon, ça fait une jolie cage pour de jolies poulettes. ♣●♣●♣ Ooooh, ça va, hein, bougonnai-je théâtralement, levant ostensiblement les yeux au ciel. J’avais la tronche d’une poule ? Et Andrea ? Je me voyais tellement lui dire « tiens, tu sais qui trouve qu’on a l’air de poulettes ? Mon co- … llègue ? » … Ouais. Non. Mauvais plan. On n’a pas des goûts de luxe, non plus, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, râlai-je. Nous voulions uniquement le meilleur, c’était très différent. Je ne demandais pas un palace, juste un truc décent. Et pas paumé. Pourquoi nous taper dans un coin paumé ? On a été coupé de tout sur Nameless pendant l’année scolaire, ça ne suffisait pas ? ♣●♣●♣ Objectai-je en toute bonne foi. Libres de rien, contraints de tout, coupés du monde pour crécher avec la faune du cru, c’était un super plan. On n’était peut-être pas cadenassé entre quatre murs mais, pour moi, ça avait tout de la geôle et pas du Club Mermaid.

Bref. La sirène n’avait qu’à finir en dorade au barbecue si ça la réjouissait parce que, là, tout de suite, je me contrefichais un peu des vacances qui auraient pu être les miennes si j’étais partie en voyage organisé. Y avait des parfums, des contacts, des goûts auxquels on avait droit tout un temps et c’est quand on était forcé de vivre sans quelques temps qu’on voyait le manque. Non. Je n’étais PAS une enfant gâtée. Ni une vieille bourrée d’habitudes, ça suffit, oui ? J’aimais juste retrouver … ça. Y replonger rafraîchissait comme une gourde désaltère le voyageur à la sortie du désert. ♣●♣●♣ Tu m’as pas posé la question, ma vieille. ♣●♣●♣ Hein ? De … Mais !, m’exclamai-je, plantant mes prunelles dans les siennes. Genre c’était à moi de le demander. « Salut, toi aussi, on t’a dit que tu étais faible psychologiquement et que tu aurais besoin de deux semaines de soutien pour espérer retrouver le chemin de la normalité ? » … Crétinerie. Tu pouvais le dire, aussi. ♣●♣●♣ Vague tentative de sauver la face avec une conviction chancelante. Et le premier qui viendrait causer d’effet de surprise, d’effet positif, de batteries regonflées et autres stupidités … je ne lui répondrais pas.

J’attrapai la main tendue pour quitter ce plancher dégueulasse avant de frotter la crasse agrippée aux fibres du tissu. J’avais dit que ce trou était tout à fait immonde, c’en était une preuve supplémentaire … qui passa aux oubliettes au retour « d’anciennes » habitudes, le rythme de la danse balayant le reste des préoccupations. Arrêter. De penser. Juste quelques secondes. L’espace d’une échappée sur une plage avec la mer en bruit de fond.

Une main calée derrière sa nuque, l’autre caressant brièvement sa joue, je répondis au baiser sans me faire prier, mes lèvres se perdant ensuite le long de sa mâchoire puis derrière son oreille. J’enroulai mes bras autour de son torse et raffermis mon étreinte, sentant sa poitrine se soulever contre la mienne. Il manquait deux personnes dans ma vie. C’était trop pour ne pas profiter de ces moments-là. Et allez mourir si vous aviez la moindre remarque à formuler. ♣●♣●♣ Et je vais toujours bien. ♣●♣●♣ Vrai ? ♣●♣●♣ M’entendis-je formuler avant de me morigéner mentalement. La ferme, Moïra, on dirait une gamine de huit ans qui s’assure qu’aucun de ses cadeaux de Noël n’a été oublié durant le trajet. ♣●♣●♣ J’sais pas ce que vaut ce camp, franchement. Mais jpense pas que ça ne nous fera pas de mal. Bon on ramasse tes fringues là ou tu comptes en faire des tapis ? Remarque, ça fait très Feng Shui ! ♣●♣●♣ Donne-moi un seul intérêt qui tient la route pour justifier cette mascarade, je suis trèèèès curieuse, priai-je, un sourire ironique sur le visage. Et je parlais bien d’intérêt « médical », « scientifique » ou autre imbécilité du cru de concepteurs et pas d’une raison de rester ici et pas de me barrer avec Drea sous le bras. Ca, c’était différ- … Et on s’en fout. En plus. Déjà.

Qu’est-ce qu’il foutait à trifouiller dans mes vêtements, en plus ? ♣●♣●♣ Et je ne rangeais pas parce que j’attends les domestiques. ♣●♣●♣ Réplique assurée fourrée à l’ironie premier choix. ♣●♣●♣ Le rouge te va bien, tu sais ? Peut-être que le vert aussi. Mais pas les deux en même temps, ça fait Père Noël. HO tu veux pas te laisser pousser la barbe pour faire la Mère Noël ? ♣●♣●♣ Pose ces trucs, t’as pas le droit de les voir s’ils ne sont pas portés. Moïra ? Boucle-la. Vraiment. Et comme je n’ai pas plus l’intention de faire un strip-tease que de me déguiser en Mère Noël, en Lutin de la Saint Sylvestre ou même en Lapin de Pacques … Et, NON, pour Halloween, c’est mort aussi … Repose ces machins. ♣●♣●♣ On refourrait tout gentiment dans cette saloperie de valise et puis voi-là. Et non, non, mes oreilles n’avaient pas pris une forme pointue l’espace d’un instant et mes cheveux n’avaient pas non plus bouclé comme la barbe d’un vieux gars de Laponie. Faux.

Devant les pitreries de Lust, j’eus du mal à ne pas rire. Ca faisait un bail, d’ailleurs. Ca décrassait les entrailles compressées par des trucs pas très nets qu’on préfère ne pas identifier. On se prenait au jeu, on courait de-ci de-là en râlant que ça mettait encore plus de bordel sans vraiment en penser un mot. On agitait la baguette en mode duelliste d’opérette jusqu’à ce que … ♣●♣●♣ HEAAADSHOOOT ! ♣●♣●♣ Un LUUUUUUUUUUUST rageur, à moitié étouffé par le t-shirt, creva l’air. Se dépêtrer avec relevait du casse-tête, agacement croissant oblige, alors quand l’air me caressa le visage, signe de la libération, j’ouvris immédiatement la bouche pour égrainer mon chapelet de remarques courroucées. Mais rien ne vint si ce n’est un souffle chaud.

Rien à voir avec l’air. Plus envie de vociférer à tout va. Lâchant ma baguette sur le lit plus loin, j’oubliai l’irritation, l’énervement, la peur. La musique du monde s’était arrêtée. Quelques instants de silence. Quelques fragments d’irréel. Mes mains redessinant sa colonne vertébrale, je profitai de l’étreinte, perdue dans un quelque chose dont le nom m’échappait. Puis la course reprit, comme si se poser trop longtemps aurait ouvert une porte dont on n’était pas certain de conserver la clef.

D’un pas preste, je poursuivis le Nkiruka dans la chambre, cherchant à passer derrière lui pour le prendre par surprise. Difficile, sans doute, mais pas impossible quand on s’appelait Moïra Teanna Norrington. Me faufilant dans son dos, j’agrippai le tissu pour le ramener vers moi. Rapidement hissée sur la pointe des pieds, suffisamment de temps pour l’embrasser dans le cou, je tirai un coup sec sur le vêtement. Je ne savais pas vraiment si je l’avais ou non belle et bien récupéré quand je soufflai un « merci » au creux de l’oreille de Lust. Après tout, ça n’était peut-être pas que pour ça.

♣●♣●♣
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