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 Evaluation psychologique – Anant Ambani [Post ndl]

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Anupam

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MessageSujet: Evaluation psychologique – Anant Ambani [Post ndl]   Lun 20 Aoû - 12:39

+ Le réveil fut rude. Pour tout le monde, certes, mais j’en avais gros sur l’estomac et c’était peu dire. Cette nuit-là, j’avais été à la fois spectateur et acteur, attaquant et attaqué, blessant et blessé … et j’en avais pris pour mon grade. Lorsque le dôme avait explosé autour de nous, le loup fut sans pitié, comme pris d’un excès de folie meurtrière et je l’avais vu fondre sur moi … non … pas sur moi. Sur November dont il n’avait fait qu’une poupée de chiffon. Les cris apeurés de mon amie avaient rapidement laissé place à un silence de mort. J’étais si proche d’elle que j’avais reçu des éclaboussures de son sang … cette odeur, cette chaleur me revenaient encore les nuit où je parvenais à fermer les yeux quelques minutes sans entrevoir la scène qui repasse sans cesse dans mon esprit. Pourquoi pas moi ? Oh non, le loup ne m’avait pas épargné, m’écrasant ou plutôt explosant l’intégralité des os de ma jambe gauche, me saignant à blanc au niveau du ventre, emportant même un morceau de chair, écrasant à l’occasion mes côtes alors si fragiles … les infirmiers avaient craint que j’y passe et, depuis cette nuit-là, je n’avais pas quitté l’infirmerie, encore en convalescence, au calme disaient-ils … une vaste blague. Mais pourquoi ne m’avait-il pas achevé ? Pourquoi n’avait-il fait que passer de November à moi pour ensuite déchiqueter Neil, lui qui blaguait quelques minutes avant de lire la peur dans son regard ? J’avais perdu connaissance juste à ce moment-là … lorsque la patte du loup avait écrasé ma main droite et ma baguette et que la perte de sang, ajoutée à la douleur, n’était plus supportable. Pourtant, je l’avais vu se jeter sur le Yolihuani … et aujourd’hui, il n’était plus. November, Neil et je l’apprenais plus tard, Yizel, la meilleure amie de ma cousine n’avait pas survécu à cette attaque tout comme d’autres élèves, enseignants et même aurors. La nuit des loups, comme elle avait été surnommée, avait été une vraie boucherie. Mais moi, perdu dans les tréfonds de mon âme, je revoyais défiler ma famille … pour finir par Moïra. Elle ne fut pas le premier visage que je vis en reprenant connaissance mais elle fut bien ma première demande. Savoir qu’elle était en vie, savoir qu’elle allait bien … du moins physiquement puisque lorsqu’elle vint me voir à l’infirmerie, je ne retrouvai qu’une bien pâle copie de ma cousine … elle avait aussi perdu beaucoup cette nuit-là mais encore trop faible pour en parler avec elle, nous nous étions simplement quittés sur un accord silencieux … prendre soin de nous-mêmes jusqu’à ce que les mots puissent sortir de nos bouches sans que cela ne soit trop douloureux. Condamner au repos forcé le temps que tous mes os se réparent, que la chair se reconstitue, que les cicatrices se forment, je n’ai pu assister aux funérailles. Je quittai l’infirmerie pour la toute première fois pour me rendre à cette foutue évaluation psychologique. Munie d’une canne anglaise que je tenais de ma main gauche, je m’efforçais de grimacer le moins possible sur le court chemin qui menait au bureau de la psychologue. L’infirmier n’était d’ailleurs pas d’accord avec l’effort que je faisais subir à mon corps mais j’étais engourdi depuis de trop nombreux jours pour ne pas m’offrir ces quelques minutes de liberté même si je devais le payer plus tard et même si, à dire vrai, je le payais déjà maintenant. J’étais à l’heure et j’attendais, le dos contre le mur que ce soit mon tour. Si m’assoir me paraissait une bonne idée, je doutais d’une réaction rapide de la part de mon corps lorsqu’il faudrait que je me relève aussi attendais-je patiemment, jusqu’à ce que mon nom retentisse et que je n’approche de la porte d’un pas chancelant, le souffle court. +

Bonjour.
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MessageSujet: Re: Evaluation psychologique – Anant Ambani [Post ndl]   Mar 21 Aoû - 14:20


Quel visage vais-je prendre aujourd'hui ?

Le tien.

Sydonia A. Hall- psychologue

Sydonia était une femme de foi. Pas à proprement parlé du terme, cependant, car, non, elle ne croyait pas en une puissance supérieure qui aurait créé les hommes et passerait ses journées à les observer en secouant la tête d'un air indigné... Mais elle croyait en Nathan Kiely, et en la justice. Elle croyait en ce projet de réunir toutes les écoles pour sauver l'avenir de la magie. Elle croyait aussi que tout ordre résultait du chaos, et que malgré les premiers pas plus qu'hasardeux de ce projet faramineux, tout finirait par être à sa place et se passer exactement comme cela devait se produire : un juste retour des choses ; l'amélioration tant attendue que cette réunification devait apporter. Mais surtout : la paix. Oui, Sydonia en avait toujours été convaincu, c'était comme ça. Cela avait toujours été dans sa nature de ne jamais baisser les bras, voir le bon même là où aux premiers abords il semblait qu'il n'y en avait pas... Et si dans une période comme celle là, on aurait pu croire qu'elle perdrait espoir, sa foi n'en était que renforcée. Bien sûr qu'elle déplorait ce qui s'était passé, bien sûr qu'elle aurait donné n'importe quoi pour ne pas voir ce jour arriver, bien sûr qu'elle avait eu peur à tel point que simplement en y repensant ses doigts en tremblaient encore, mais elle refusait de se laisser abattre. Elle voulait croire que tout ceci avait un sens et que, même si les répercussions actuelles étaient désastreuses, Elderwood s'en relèverait. Qu'Elderwood en sortirait grandi.

    « Anant Ambani, entrez donc. » Glissa-t-elle à la porte qu'elle venait d'ouvrir pour laisser sortir son premier rendez-vous, cherchant de son regard déterminé le suivant à passer dans son bureau pour l'évaluation avant de lui offrir un léger sourire en l'apercevant.
    « Bonjour. »
    « Bonjour, prenez place. » Répondit-elle en se décalant pour le laisser s'installer dans le fauteuil qu'elle lui montrait.

Elle se tenait légèrement en retrait mais toutefois, elle n'était pas bien loin, au cas où il ait besoin de son aide. Elle n'allait juste certainement pas s'imposer, ce n'était pas sa façon de procéder. Rejoignant le fauteuil faisant face à celui où était à présent assis le garçon, la jeune femme le regarda un instant en silence avant de croiser les jambes, mains nonchalamment posées sur son genou, et de se pencher légèrement en avant.

    « Je sais que cette question va te sembler absurde, mais elle est importante. Comment te sens-tu ? »

Question incontournable, évidemment, pour commencer un entretien, malgré qu'elle pouvait sembler bateau. En réalité, c'était une question bien plus complexe qu'elle n'en avait l'air. Ses patients n'y répondaient jamais de la même manière, il y avait ceux qui répondaient de but en blanc, ceux qui la méprisaient pour avoir même osé la poser... Puis, il y avait ceux qui restaient silencieux, ne sachant pas quoi dire ou ne souhaitant simplement pas répondre, car ne voulant ou ne pouvant pas faire face à la réponse émotionnelle que cela engendrait. Cette question était, au fond, la base même de tout, et c'était bien pour ça qu'elle continuait inlassablement de la poser.

    « Sens toi libre de me dire tout ce qui te passe par la tête. » Ajouta-t-elle doucement avant de reposer son dos contre le dossier de son siège.

A présent, elle écoutait.
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MessageSujet: Re: Evaluation psychologique – Anant Ambani [Post ndl]   Mer 22 Aoû - 9:10

+ Je l’observais … devoir passer une évaluation psychologique me ramenait quelques années en arrière et ces souvenirs n’étaient pas agréables du tout. Je n’avais que 9 ans lorsqu’on m’avait présenté cet homme, un psychologue pour enfant qui n’avait tiré de moi qu’un bonjour et un au revoir à chaque séance … 8 au total, il lui en avait fallu 8 pour comprendre que je ne desserrerais pas les dents et qu’il était donc inutile qu’il insiste. Preuve qu’on pouvait être à la fois adulte, médecin mais lent du cervelet. Aujourd’hui, c’est face à une femme que je me retrouvais et je n’étais plus un enfant … mais cela changeait-il réellement quelque chose ? Tous les élèves avaient été conviés à cet entretien, mes blessures n’avaient fait que le repousser et, aujourd’hui, j’étais là, devant elle qui cherchait du regard son prochain patient. Elle avait un fin sourire aux lèvres qui se voulait sans doute encourageant. J’ignorais en entrant si j’allais lui parler ou pas. +

Bonjour, prenez place
Merci.

+ Je quittais donc la solidité de mon mur pour avancer vers le fauteuil. Je m’y installai tant bien que mal et déposai ma canne anglaise au sol. J’observai un instant le bureau avant de l’observer elle … s’installant. Un court silence qu’elle brisa comme il se devait. Il paraissait évident que je ne serais pas le premier à ouvrir la bouche. Après tout, j’étais convoqué ici, je ne venais pas prendre le thé et raconter l’incroyable sentiment de sentir sa chair repousser et ses os se ressouder .… +

Je sais que cette question va te sembler absurde, mais elle est importante. Comment te sens-tu ? Sens toi libre de me dire tout ce qui te passe par la tête.
Je vous prendrais au mieux pour une incompétente et au pire pour une idiote si je vous répondais que tout allait bien. Il semble évident que j’ai connu des jours meilleurs.

+ Ainsi donc mon cœur avait décidé de parler même s’il manquait clairement de tact et de finesse. Pourtant, c’était agréable de pouvoir balancer ça comme ça dans l’espoir qu’elle cesse de m’observer avec un regard de chien battu et désolé pour moi. J’avais des tonnes de connaissances qui étaient désolées pour moi ... toute la journée et il serait appréciable, qu’elle, psychologue n’en fasse pas partie. +

Je suis en vie. Je crois que ça résume assez bien la situation.

+ Encore… +

J’ai visiblement une bonne étoile qui protége ma vie à défaut de protéger mon cœur et mon corps.

+ Elle devait connaître mon dossier, savoir que ce n’était pas la première fois que je voyais des gens mourir, que ce n’était pas la première fois que je voyais des proches mourir sous mes yeux … ma famille entière y était passée ce 11 septembre et là November …. Les dieux soient loués, Moïra n’avait pas été blessée, cette fois-ci. +

En définitive, je dirais que d’un point de vue physique, je me remets doucement et douloureusement et que d’un point de vue psychique, j’ai encore beaucoup de ressentiment, de haine, d’incompréhension et … de culpabilité.

+ Coupable d’être encore en vie lorsque tout le monde autour de vous perd la sienne … je ne valais pas mieux qu’eux, je ne m’étais pas mieux défendu, j’avais simplement eu cette chance insolente de n’être qu’un apéritif pour le loup alors que mes camarades servaient de plat de résistance …. +

Cela répond-il à votre question ?

+ Et, implicitement mon regard demandait s’il y en avait d’autres. Je connaissais l’issue de cet entretien. Si notre état psychologique était jugé inquiétant, insuffisant, amoindri, nous faisions partie des élèves qui DEVAIENT aller dans ce camp qu’il appelait camp de l’espoir. Moïra devait y aller et j’avais bien l’intention de ne plus la perdre de vue, parce qu’elle était ma cousine, parce que je me devais de la soutenir et parce que je savais bien qu’au fond, parler ne me ferait pas de mal et c’est sans doute pour toutes ces raisons que je répondais aujourd’hui à Sydonia +
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MessageSujet: Re: Evaluation psychologique – Anant Ambani [Post ndl]   Ven 7 Sep - 11:48


Quel visage vais-je prendre aujourd'hui ?

Le tien.

Sydonia A. Hall- psychologue

Oui, c'est vrai, Sydonia était une personne compatissante. Dans son métier, il fallait mieux l'être, car prendre de haut des patients parce qu'il éprouvait un mal être aurait été sincèrement contreproductif. Alors, certes, la demoiselle avait de l'empathie et on pouvait voir dans son regard qu'elle ne se désintéressait pas du sort de ses patients, loin s'en faut, mais aller jusqu'à dire qu'elle éprouvait de la pitié à leur égard était faux. S’apitoyer n'était clairement pas le propre de la maison. Se mettre à leur place, oui, les plaindre, c'était bien possible, mais pleurer sur leur sort, absolument pas. Malgré sa carrure frêle et son apparente timidité, Sydonia était une battante ; car la vie lui avait appris qu'il fallait savoir retourner les coups.

    « Je vous prendrais au mieux pour une incompétente et au pire pour une idiote si je vous répondais que tout allait bien. Il semble évident que j’ai connu des jours meilleurs. »

Sa voix était dure, froide, réprobatrice. Le ton était lancé et la jeune femme ne se démonta pas un seul instant. Elle se contenta de l'inviter à poursuivre en donnant un léger assentiment du menton.

    « Je suis en vie. Je crois que ça résume assez bien la situation. J’ai visiblement une bonne étoile qui protége ma vie à défaut de protéger mon cœur et mon corps. » Elle nota bien sûr la référence au drame qui avait secoué son passé mais une fois encore, elle resta silencieuse, trahissant simplement dans un clignement de paupières et un pincement de lèvres qu'elle avait compris ; elle ne comptait pas le couper ni parler tant qu'il n'aurait pas dit tout ce qu'il avait à dire. « En définitive, je dirais que d’un point de vue physique, je me remets doucement et douloureusement et que d’un point de vue psychique, j’ai encore beaucoup de ressentiment, de haine, d’incompréhension et … de culpabilité. Cela répond-il à votre question ? »
    « A vous de me le dire. » Glissa-t-elle avec douceur ; c'était à lui que la question était posée et il n'y avait aucune réponse attendue, c'était donc à lui de décider si oui ou non il jugeait avoir répondu.

Sydonia laissa passer un silence avant de se redresser légèrement. Elle ne prenait pas de notes. Elle mémorisait et faisait son bilan seulement à la fin de la session, quand son patient était parti. Elle n'aimait pas donner l'impression d'être occupée ailleurs quand le patient lui parlait ; elle-même, cela l'horripilait quand quelqu'un faisait deux choses à la fois et divisait ainsi ses capacités attentionnelles. C'était comme téléphoner au volant : une fois sur deux, on finissait dans le mur.

    « Tous les sentiments sur lequel tu as mis le doigt et que tu m'as énoncé, c'est normal que tu les ressentes. C'est naturel, après un traumatisme, de se sentir perdu, en colère, voir coupable... C'est, de plus, la deuxième fois pour toi que tu vis une expérience dramatique. Quelque part, cela a dû raviver des vieilles blessures, réouvrir des cicatrices qui avaient mis du temps à se refermer, c'est pourquoi j'aimerais si tu le veux bien, et le juge nécessaire, que tu ne me parles pas seulement de la nuit dernière, mais des deux évènements. »

Elle lui demandait de s'ouvrir plus avant, sur une période qu'il avait sûrement enfoui en lui il y a de ça des années, car elle voulait prendre le problème à sa source... Pour régler le soucis à la base, et, ainsi, lui permettre de faire table rase. Elle se doutait que ces deux moments terribles avaient dû, dans l'esprit du jeune homme, se superposer pour ne plus donner qu'une grande tâche floue et accablante. Elle souhaitait qu'il puisse y voir plus clair et puisse avancer convenablement, pour en laisser le moins possible au bon vouloir du temps et de sa propre résistance... Physique comme mentale. Car si les plaies guériraient plus vite que les maux, subsisteraient le risque qu'elles pouvaient provoquer, à long terme, des douleurs fantômes, et ce bien après leur guérison, si le traumatisme perdurait trop longtemps.

    « J'aimerais que l'on puisse faire, ensemble, la part des choses. » Finit-elle sans ciller. « Tu es un survivant, Anant. Et ce, par deux fois. L'une comme l'autre ne peuvent être mises de côté si l'on veut avancer. »

Cette fois, il n'y aurait pas de question. Elle le laissait décider de la marche qu'il voulait suivre... A son rythme.
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MessageSujet: Re: Evaluation psychologique – Anant Ambani [Post ndl]   Mar 6 Nov - 19:54

+ Je n’étais pas du genre bavard, du moins jamais sur ma petite personne. J’avais toujours préféré éloigner le sujet de toute conversation, rêvant que, peut-être, un jour, à force de ne pas en parler et d’enfouir toutes mes émotions, elles finiraient par disparaître. Douce utopie, bien entendu. Les douleurs les plus profondes finissent toujours par refaire surface et, plus le secret est enfoui, plus il est pesant, plus le retour de bâton est douloureux. +

A vous de me le dire.
Vous êtes consciente que pareil commentaire est pour le moins agaçant … ?

+ Demandai-je non sans un fin sourire qui disparut bien vite lorsqu’elle appuya précisément sur l’endroit ou ma douleur était la plus vive … les souvenirs de mon enfance accompagnés par les démons de mon présent. +

Tous les sentiments sur lequel tu as mis le doigt et que tu m'as énoncé, c'est normal que tu les ressentes. C'est naturel, après un traumatisme, de se sentir perdu, en colère, voir coupable... C'est, de plus, la deuxième fois pour toi que tu vis une expérience dramatique. Quelque part, cela a dû raviver des vieilles blessures, réouvrir des cicatrices qui avaient mis du temps à se refermer, c'est pourquoi j'aimerais si tu le veux bien, et le juge nécessaire, que tu ne me parles pas seulement de la nuit dernière, mais des deux évènements.
Rien ne s’efface jamais … même la plus fine des cicatrices laisse une marque visible et pour être franc, concernant la disparition de toute ma famille, j’en suis encore au stade de la colère, dans ce qu’un autre psy a appelé les étapes du deuil.

+ Le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation … j’étais encore loin du compte et c’était peu de le dire. Je n’avais jamais desserré les dents face à ce psy mais je l’avais écouté … à défaut d’avoir autre chose à faire dans son cabinet, sur son canapé inconfortable. En parlant d’inconfort, je sentais mes côtes déprécier la façon dont je m’étais installé aussi tentai-je le plus doucement possible de me remettre un peu plus droit. Ces mouvements me tirèrent quelques grimaces de douleur mais ils avaient au moins l’avantage de m’avoir épargné ces quelques secondes de blanc entre le Docteur Hall et moi-même. Mais cela n’allait pas durer … j’avais décidé de parler et, quitte à vider mon sac, autant y aller franchement. +

J'aimerais que l'on puisse faire, ensemble, la part des choses. Tu es un survivant, Anant. Et ce, par deux fois. L'une comme l'autre ne peuvent être mises de côté si l'on veut avancer.
Mais pourquoi moi ? Je ne suis pas meilleur que les autres, je ne me suis pas mieux défendu face aux loups alors pourquoi m’a-t-il laissé la vie sauve ? Le sort s’acharne à faire mourir mes proches sous mes yeux … à 9 ans, j’étais face aux tours et la nuit dernière j’étais entre deux de mes camarades décédés cette nuit-là. Pourquoi devrais-je avancer si c’est pour voir une autre personne que j’aime mourir sous mes yeux à la prochaine catastrophe ??

+ Demandai-je en la regardant dans les yeux. Observant la moindre de ses réactions comme si elle pouvait m’apporter une réponse alors que je savais pertinemment qu’elle ne le pouvait pas. Personne n’avait ce pouvoir. Les dieux s’amusaient avec mon sort et personne ne pouvait rien y changer. Moi, défaitiste ? Non, fataliste et on ne le serait pas à moins d'avoir mon passé… +

Je vis avec la culpabilité et la colère depuis tellement longtemps que je ne suis plus certain de savoir réellement qui je suis …

+ J’étais le petit prince de l’Inde et j’avais toujours fait ce qu’on attendait de moi mais moi ? Qu’est-ce que je voulais ? De quoi avais-je envie ?? La quête de la connaissance personnelle était souvent un problème lié à l’âge … Mon père m’avait enseigné que l’identité d’un homme lui venait de ses racines … j’avais connu mes proches et je savais d’où je venais et pourtant j’ignorais tout de l’endroit où j’allais. +

La culpabilité de ne pas être mort mais aussi et avant tout d’être sorcier … ça peut vous paraître idiot mais c’est ça qui m’a éloigné de mon père … c’est parce que j’étais le seul sorcier de la famille que je ne me trouvais pas dans ces tours avec mes sœurs …

+ Mes cousins … mes parents … ma famille. Bien sûr, il y avait toujours Moïra et ses parents qui étaient tous trois des membres de ma famille mais … de loin … quelques degrés nous éloignaient l’un de l’autre et nous n’avions découvert notre lien de parenté qu’après le drame qui avait éclaboussé les miens. +

La colère que personne n’ait rien fait … ces incompétents d’aurors qui passent leurs temps à boire et à forniquer aux quatre coins de l’île au lieu de protéger les gens … je trouve ça inadmissible … écœurant.

+ La colère de n’avoir rien pu faire moi-même … pour le World Trade Center parce que je n’étais alors qu’un enfant et que je ne pouvais connaître les intentions de ces terroriste et lors de la nuit des loups parce que tout s’était passé si vite que, à part quelques sorts de protection et d’attaque, rien de réellement efficace n’était sorti de ma baguette. Une colère légitime mais une colère qui accentuait d’avantages les blessures. +

Il y a l’incompréhension aussi … tout le monde sait que ce n’était pas la pleine lune ce soir-là alors QUI a fait ça ?? Et comment ??

+ Parce qu’il fallait appeler un chat un chat et que je n’étais sans doute pas le seul à vouloir comprendre ce qui s'était passé cette nuit là. La lune ne vient pas inopinément de la sorte … les lycans étaient sur l’île depuis le début et il y avait eu des pleines lunes sans le moindre problème apparent alors pourquoi tout à coup y avait-il eu ce drame ? Comment faisait-on apparaître une pleine lune ?? Je n'étais plus un enfant depuis bien longtemps et j'avais le droit de savoir. J'étais en droit de demander des explications et mieux encore qu'on m'en fournisse ! +

Répondre à mes interrogations me permettrait d’avancer.

+ Car oui, il était de notoriété publique que les psy posaient des questions mais ne répondaient jamais. Mais pour une fois pouvait-elle faire un pas vers moi ? M’aider, m’éclairer ? +
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