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 Meeting you again for the first time (With Roxy! :) )

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MessageSujet: Meeting you again for the first time (With Roxy! :) )   Lun 9 Juil - 19:11

*reprise d'un vieux sujet envoyé aux oubliettes. Première partie par l'ancienne psychologue. Seconde, par Roxanne. Et, dans le deuxième message, ma réponse :)*

La fin des cours n’allait pas tarder à retentir et c’était souvent à ce moment la que la psychologue avait le plus de travail. Bien que quelques élèves profitaient à outrance de pouvoir manquer une période en se rendant chez Sydonia, la majorité d’entre eux étaient plutôt assidus et préféraient venir pendant les pauses. Etonnant, c’est sûr. Le hibou grand-duc de la psychologue était confortablement installé dans la mini volière installée dans le bureau. Il semblait dormir d’un sommeil lourd lorsque la jeune femme glissa un doigt dans son plumage et le caressa affectueusement. Altaïr ouvrit doucement un œil, puis l’autre et poussa un léger hululement en guise de salut. S’il y avait bien quelqu’un avec qui elle n’était jamais dérangée d’être, c’était cette petite créature qui savait toujours la faire sourire.

Sydonia alla se rassoir à son bureau et le dossier du prochain patient s’ouvrit sous ses yeux. Un coup de baguette magique et les stores du bureau se fermèrent à moitié. Roxane… Inutile de réfléchir au nom de cette jeune sorcière ; Syd’ savait très bien de qui il s’agissait. C’était une des patientes les plus régulières de la psychologue. Avec le temps et au fil des séances, Roxane avait appris à se détendre et à retirer un maximum de bénéfice des discussions qu’elle pouvait avoir avec Sydonia. Roxane est élève à Durmstrang et c’est également une junkie à ses heures perdues. C’est un problème récurent chez les élèves ; la drogue. Impossible de savoir comment il se la fournisse, mais on dirait qu’il y a littéralement un réseau de drogue à l’intérieur même d’Elderwood. Professeur, personnel, élève… si ça se trouve, même les hiboux en consommaient ! La psychologue soupira à cette idée et reporta son attention sur le dossier de sa jeune patiente. C’était loin d’être une mauvaise fille. Au contraire, elle faisait beaucoup d’effort pour son sevrage et ses phases d’automutilation avaient heureusement cessé. Ce dossier là, Syd’ le connaissait bien ; elle n’avait pas besoin de le relire encore et encore pour se remettre son histoire en tête.

En attendant l’arrivée de Roxane, la psychologue faisait flotter l’une des plumes perdue par Altaïr au dessus de sa tête. Le petit animal la suivait attentivement du regard, comme s’il attendait naturellement qu’elle lui revienne. Soudainement, quelques battements retentirent sur la porte qui s’ouvrit d’elle-même, laissant apparaître Roxane sur le seuil de la porte. Elle avait l’air d’être en forme au premier coup d’œil, mais Sydonia ne savait que trop bien qu’il ne fallait jamais se fier aux apparences.

« Viens, entre ! »

La plupart du temps, la psychologue vouvoyait ses patients, par respect et pour marquer une certaine distance avec eux. C’était souvent difficile, parce que les élèves n’avaient que peu de différence d’âge avec elle et il était important pour elle de marquer la différence. Avec Roxane, c’était différent. D’un signe de main, Syd’ l’invita à s’installer dans le fauteuil de cuir. Elle regardait minutieusement la jeune femme : pour la psychologue, chaque geste, chaque micro expression avait son importance et elle tenait à ne jamais rien manquer. Un parchemin vierge était posé devant elle et une plume se tenait sur le qui-vive, prête à griffonner les moindres mots de l’élève.

« Alors Roxane, comment vas-tu ? Qu’est-ce qui t’amène aujourd’hui ? »

La plume qui flottait dans la salle retombait doucement, sous les yeux inquisiteurs du hibou.




==================



Il m’a fallu tomber bien bas pour que j’admette enfin avoir besoin d’aide. Le reste du temps, je rejetais toute main que l’on s’avisait de me tendre. Je n’avais pas voulu être aidée, je voulais simplement que l’on me laisse croupir dans mon marasme, et qu’on me foute la paix. Un matin, je me suis réveillée avec la volonté de changer. J’avais décrété que j’en avais assez de vivre ainsi, sur la corde raide. À trop tirer sur la corde, elle allait immanquablement finir par se casser. Alors, j’avais préféré prendre les devants, pour ne pas trop subir de dommages collatéraux. Ma jeunesse n’était pas encore finie, j’avais encore le temps de remonter la pente. Oui mais voilà, je devais commencer par nettoyer mon organisme de toutes les saloperies que j’avais consommées jusqu’alors. Alcool, drogue, cigarette. J’avais tout arrêté, du jour au lendemain. Mais pour compenser le manque, je m’étais mise à bouffer. Résultat, j’avais pris quelques kilos disgracieux, et j’étais obsédée par l’idée de les perdre. Et il était hors de question que je finisse obèse. Alors, j’avais cessé de manger, mais je m’étais remise à fumer. Si on m’ôtait mon petit plaisir, où allait le monde? Résumons alors: j’avais arrêté la drogue. Je ne buvais plus non plus, préférant bouder les fêtes pour ne pas être soumise à la tentation. J’avais arrêté de fumer, alors je me suis mise à m’empiffrer. Puis, comme je grossissais, j’ai arrêté de manger, pour me remettre à fumer. Ma vie sociale, en ce moment, était réduite à néant. Je fuyais comme la peste toutes les occasions susceptibles de me soumettre à la tentation. Résultat, je décevais mes amis qui comptait pourtant sur mon sens de la fête. Ils ne comprenaient pas qu’on pouvait tout aussi bien s’amuser sans se mettre la cervelle en vrac. Fatiguée d’essayer de me justifier, je m’étais donc isolée, décrétant que j’étais bien mieux toute seule. Qu’au moins, je pouvais vivre ma vie comme je l’entendais, et sans rendre de comptes à personne. Ce que je n’avais pas prévu, en revanche, c’est de me retrouver confrontée au manque que procurait l’absence de drogue. Bien sûr que j’aurais dû m’en douter. Mon addiction était bien trop avancée pour que je n’ose prétendre arrêter tout ça d’un seul coup, d’un seul. Le sevrage allait être long, et difficile. On m’avait prévenue, je m’étais lancée là dedans, tête baissée qui plus est, sans réellement mesurer l’ampleur de la tâche qui m’attendait.

Ce matin, j’avais eu une faiblesse. J’avais plus ou moins réussi à compenser le manque en m’occupant ou en bouffant toujours plus, mais en ce début de journée, survivre sans ces merdes m’avait paru plus difficile que d’ordinaire. Je me sentais particulièrement triste. Je n’avais jamais respiré la joie de vivre, trop vite noyée dans mes problèmes, mais cette fois là, j’étais triste sans raison apparente. Triste, comme triste à pleurer, triste à vouloir se tirer une balle, triste à vouloir disparaître de la surface de la terre. Généralement, je venais à bout de ce désespoir soudain par un rail de coke. Voilà pourquoi j’en avais tellement besoin, il me suffisait d’être raide défoncée pour oublier tous mes problèmes, pour me sentir plus légère, plus en accord avec moi-même, moins complexée peut-être. Mais au fond, cette autre qui apparaissait alors, ce n’était pas moi, ce n’était qu’une pâle caricature de ce que j’étais. Pourtant, totalement sobre, cette Roxane là n’apparaissait jamais. J’étais rongée par tant de vicissitudes qu’il paraissait inhumain de se torturer ainsi l’esprit. Et pourtant, cela ne m’empêchait pas de le faire, allègrement qui plus est, plus j’essayais d’aller mieux, et plus je me rendais compte que mes prétendus amis ne savaient pas qui j’étais réellement, qui se cachait dans mon for intérieur, tant je m’étais complu dans ce rôle qui me seyait si mal. À présent, ma personnalité s’était fragmentée, et il m’était difficile de recoller les morceaux. Je n’étais pas allée en cours ce matin là. Ce matin, comme de nombreux autres, d’ailleurs. Cela n’allait sûrement pas rendre service à mes notes bien trop justes, mais au moins, je ne tuerais personne. J’allais rester recluse dans mon dortoir, roulée en boule sous la couverture. Attendre que la crise ne passe. Fermer les yeux, respirer. Attendre, encore, comme si je n’avais que ça à faire. Attendre, puis en avoir assez. Tourner en rond comme un fauve en cage. Avoir envie de tout casser. Trop d’émotions tue l’émotion. Puis, un prénom apparaît dans tout ce bordel qu’était ma tête, comme une cruelle évidence. Sydonia Sydonia, la psychologue d’Elderwood, la seule qui pourrait m’aider à combattre mon problème, en continuant d’extirper les démons qui me pourrissaient l’existence.

Je pris alors mon courage à deux mains, pour oser sortir de ce lit qui faisait office de rempart. Une muraille réputée inviolable, et qui volait en éclats. Ce fut au pas de course que je franchis les couloirs qui me séparaient du bureau. Et plus je marchais vite, plus je ressentais le besoin de courir, de sauter partout, de m’épuiser jusqu’à ce que je ne tombe K.O., complètement vidée de mon énergie. Dormir, et ne plus me réveiller avant longtemps, dormir, et ne plus me réveiller tout court. Envolée, cette existence qui ne rimait à rien, je ne savais plus vivre, l’ai-je su un jour? La psychologie, tout comme la psychiatrie pouvait être d’une aide précieuse, mais il y avait aussi un important travail sur soi à accomplir. J’avais essayé, je le jure. Mais à chaque fois, je revenais au même point de départ, au point zéro, comme si j’étais incapable de progrès. Et cette absence de résultats me désolait encore plus. Peut-être étais-je perpétuellement vouée à cet enfer? Sydonia n’y croyait pas. Elle croyait en moi. Mais encore une fois, il y avait trop de pression sur mes frêles épaules. J’avais peur de les décevoir. Ils plaçaient tant d’espoirs en moi, que je craignais de les décevoir. Peut-être n’étais-je pas faite pour devenir une adulte droite comme la justice et responsable, peut-être étais-je condamnée à rester cette gamine psychotique, parfois moribonde, rongée par ses vieux démons. Condamnée à errer dans l’obscurité, sans jamais plus entrevoir la lumière…Lumière qui pourtant se situait tout droit derrière la porte que je m’apprêtais à cogner…que je cogne…et qui s’ouvre. « Viens, entre ! » me dit-elle, désignant ce fauteuil que je connaissais à présent par cœur. J’entrai sans me poser de questions. Sydonia, à mon sens, n’était pas réellement une psychologue. Sa compétence n’était sûrement pas discutable. En fait, pour moi, elle était comme une copine à qui je venais rendre visite, et avec qui je pouvais papoter, de tout, de rien, faisant abstraction de l’aspect psy de ces séances. Elle était gentille, Sydonia, compréhensive qui plus est. Tant de qualités humaine qui faisait que je l’aimais bien. Elle n’avait rien d’austère, ni même de particulièrement mal-aimable, tout en elle respirait la confiance et invitait à la confidence. Je m’assis donc, doigts crispés sur le fauteuil. J’étais tendue, certes moins que tout à l’heure, mais tout de même. Si quelqu’un que je n’aimais pas venait à franchir le pas de la porte, sans nul doute lui aurais-je bondi dessus pour l’étrangler de mes propres mains…une vraie furie, vous dis-je. « Alors Roxane, comment vas-tu ? Qu’est-ce qui t’amène aujourd’hui ? » Le manque. Ces putains d’envies de meurtres qui me prenaient à chaque fois que je venais à croiser quelqu’un qui riait, ou parlait trop fort. Cette intolérance que je ne me connaissais pas. Une allergie certaine à tout sentiment d’allégresse. Des sautes d’humeur comme on me connaissait habituellement. Mais comment l’expliquer de façon tout à fait orthodoxe, sans choquer personne? « ça ne va pas. » j’annonce, sans autre forme de préambule. Non, ça n’allait pas. Ça se voyait pourtant? J’étais tendue, sur les nerfs. Déjà, je m’étais mise à me ronger l’ongle du petit doigt, chose que je faisais constamment lorsque j’étais agitée. Et agitée, en l’espèce, n’était qu’un vulgaire euphémisme. « Je me suis réveillée patraque. J’ai manqué d’étrangler mes voisines de dortoir. Je me sens extrêmement nerveuse. Et surtout, j’ai ces douces envies de meurtre qui me titillent, tant et si bien que je risque de tuer le premier venu. » Voilà, c’était dit. Je n’avais pas su trouver les mots politiquement corrects pour dire ce qui me taraudait. Je me mordille la lèvre inférieure, puis entortille une mèche de cheveux blonds autour de mon doigt. « Cela fait trois semaines que je n’ai rien pris, trois. Et je sens que je suis en train de craquer. » Pitié, pas maintenant. Pas alors que tout semblait aller pour le mieux. Ayez pitié de mes efforts, que diable, que je n’aie pas le sentiment cuisant d’échec, l’amère impression que j’avais fait tout cela pour rien.
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MessageSujet: Re: Meeting you again for the first time (With Roxy! :) )   Lun 9 Juil - 19:12

De toutes les nombreuses maîtresses de l’esprit humain, la plus pernicieuse de toutes est très certainement l’ennui. La luxure conduisait à des écarts conséquents et ruinaient des ménages, mais au final n’impliquait que de légères entorses à des convenances sociales pas si universelles que cela. La colère, explosive et destructrice, s’épuisait presque immédiatement. La mélancolie n’exerçait des répercussions que sur ceux qu’elle embrassait langoureusement. Au contraire, l’ennui ne se lassait jamais, toujours à l’affût dans l’ombre. Et elle conduisait même le mieux intentionné dans hommes à entreprendre des actions plus que questionnables pour se débarrasser d’elle.

Et, dans le cas qui nous intéressait, cette action plus que questionnable originait de la présence d’une… mèche de cheveux. Bêtement coincée dans la porte de la salle d'eau des hommes. Elle était tombée lorsque Charles l’avait rouvert tard hier soir, pour aller y chercher quelques fruits pour une collation. Rien de bien méchant. Plutôt anodin même.

Sauf lorsque, sous l’emprise de la dite ennui, l’on en était rendu à sculpter ses pommes en toute forme de représentation sophistiqué avant de les manger. Alors, cette mèche de cheveux devenait un véritable trésor secret, véritable produit de la mythologie. À qui appartenait-elle ? Comment s’était-elle retrouvée ainsi abandonnée ? Tant de questions…

Qui, dans le monde magique d’Elderwood, pouvaient trouver réponse. Serrant sa trouvaille contre sa poitrine, un long sourire étira les lèvres de Charles qui, après quelques secondes à lutter contre une idée saugrenue , s’avoua vaincu et s’élança vers la salle des potions…

*****

Charles n’en pouvait plus. Levé dès l’aurore, il avait dû se faire violence pour prendre le petit déjeuner, sous les œillades répétées de la fiole concoctées la veille. Dans quelques minutes. Dans quelques minutes, il l’avalerait d’une traite, adoptant, pour quelques heures les traits du propriétaire de cette mèche de cheveux.

*****

–« Oh, mademoiselle Hall ? Je croyais que vous aviez congé aujourd’hui. Si jamais vous passer par votre bureau, pourriez-vous venir me porter ce document sur le Pr Taylor que je vous ai demandé ? Merci infiniment! Bonne journée à vous, mademoiselle. » .

Franchement mal à l’aise, Charles se contenta d’hocher la tête pour indiquer son assentiment sans dire un mot. Depuis le début de cette histoire de polynectar, où le miroir lui avait montré ce que sa tête n’avait su figurer (qu’il y avait une chance aussi improbable soit-elle, que ces cheveux soient de nature féminine), il hésitait entre se faire passer souffrant ou bien jouer le jeu jusqu’au bout. Cette rencontre fortuite avec le coordinateur, alors qu’il errait un peu sans but dans les corridors, lui donna en fait l’intérêt de poursuivre ce manège. Après tout, comment ne pas être intéressé par sa propre évaluation psychologique ?

Sans plus attendre, donc, notre Charles-Sydonia se dirigea vers le bureau de son alter-ego du moment. Encore une fois, il aurait mieux valu qu’il réfléchisse plutôt que d’attendre que ses yeux le fassent pour lui…

Ouvrant la porte du bureau de la psychologue avec toute l’insouciance de qui croyait naïvement que son occupante profitait de vacances bien méritées, quelle ne fut pas surprise d’y trouver non seulement une élève, mais également la véritable propriétaire des traits qu’il avait emprunté. Cette dernière se leva complètement abasourdie. Charles devait agir vite. Vite et bien. Ce qui, malheureusement, ne rimait dans aucune langue référencée…

« Stupefix! »

Poursuivant dans sa lancée, il lui jeta un sort d’incarcération, la veritable Sydonia finissant figée et ligotée. Adressant un sourire faussement outré à l’étudiante, il s’expliqua.

« Hmmmph! Le toupet des étudiants, à notre époque! Se faire passer pour moi pour espionner des conversations privées. Incroyable. Je suppose que, dans quelques heures, lorsque la potion aura perdu son effet, je retrouverai dans ce garde-robe un jeune homme discret curieux de savoir s’il pourrait un jour bénéficier de vos faveurs… »

Il s’appliqua alors à mettre le professeur dans le dit garde-robe, essayant de son mieux de reprendre son calme. Il ne lui suffirait que de consoler les tristesses amoureuses de cette petite étudiante, et le tour serait joué. Il pourrait ensuite retourner là d’où il n’aurait jamais dû partir, et attendre que les choses se calment. Et puis, ce n’est pas comme si les jeunes de nos jours avaient de véritables problèmes, non ?

S’installant sur *sa* chaise, il poussa un bref soupir, avant de retrouver un demi-sourire.

« Je suis vraiment désolé de cette épisode. Le temps que j’arrive à m’échapper de l’endroit où l’on m’avait enfermé, le mal avait déjà été fait… Sachez que je vais m’assurer que ce petit malin ne se rappelle de rien de ce que vous lui avez dit…et d’ailleurs, mademoiselle, que diriez-vous que nous reprenions depuis le début ? Je suis tout ouïe! », dit-il en récupérant le dossier déposé sur le bureau. Mademoiselle Kovalevtch…Kovaleva…Kovalevskaya. Bien entendu, il avait fallut qu’il s’agisse d’une Durmstrang. Dotée d’un dossier plutôt épais…

Air sérieux et professionnel. Attitude ouverte. Se croiser les jambes. Ne pas oublier de se croiser les jambes. Il portait une jupe.

Tout allait bien se passer : il n’en était plus à une imposture près, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Meeting you again for the first time (With Roxy! :) )   Jeu 20 Sep - 11:28

Impatiemment, j’attendais le verdict de la psychologue. Je savais qu’elle ne me jugerait pas, qu’elle tâcherait de rester neutre autant que faire se peut afin de me prodiguer l’aide et le conseil dont j’avais besoin, je ne pouvais m’empêcher de ressentir une légère appréhension alors que je venais de lui avouer ce qui me rongeait de l’intérieur depuis un long moment déjà. Le manque. Le besoin de fournir mon organisme en drogue, de me retourner la cervelle comme ce fut le cas tant de fois auparavant. En fait, je regrettais presque de m’être dévoilée ainsi, car le besoin impérieux se fit ressentir d’autant plus fort, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour l’atténuer, voire même l’anéantir. J’étais condamnée à sentir mon cœur battre à fière allure, les sueurs froides perler tant dans mon dos qu’à mon front, et surtout, à ressentir cet état de stress avancé comme à chaque fois que j’étais en manque. Les sensations allant en s’accentuant, il était difficile de passer outre, la seule véritable solution était sans doute de se laisser aller à la tentation, mais pour une fois, je n’avais aucune envie de donner raison à ce cher Oscar, tout ce qui m’importait, c’était de sortir de là. J’avais fait preuve d’une naïveté flagrante en pensant qu’il me suffisait de tout arrêter du jour au lendemain pour sortir de ce cercle infernal et vicieux, visiblement, il y avait beaucoup de paramètres que j’avais tout simplement oublié de prendre en considération, comme le manque, par exemple. Et c’était précisément ce fléau qui était le plus susceptible de me faire tomber à nouveau dans cette spirale démentielle. C’était précisément contre ce fléau que je tentais de lutter chaque jour, et Dieu savait que ce n’était guère évident. Je sentais que j’allais craquer incessamment sous peu, et c’était précisément pour cette raison que j’étais allée voir Sydonia ce jour là, en espérant que le simple fait d’en parler allait m’aider.

J’y croyais dur comme fer, en tout cas, jusqu’à ce que la porte du bureau de la psychologue ne s’ouvre brutalement, me faisant sursauter. Je glissai un coup d’œil peu amène afin de voir qui osait déranger la consultation, et mes yeux s’ouvrirent bien grand en voyant une autre Sydonia débarquer, en tous points semblables à celle qui était en face de moi. Je clignai des yeux, avant de me pincer machinalement, comme pour me persuader que non, je n’étais pas en train de rêver, que la scène qui se déroulait juste sous mes yeux était parfaitement réelle, quoique particulièrement insolite. Sydonia s’était levée, apparemment aussi sonnée que je pouvais l’être. Mon regard voguait d’une Sydonia à l’autre, mon esprit perturbé tentant tant bien que mal de comprendre tous les tenants et les aboutissants de cette mascarade. Car c’en était forcément une, car sinon, comment cela aurait-il pu arriver, à moins que Sydonia possède le don d’ubiquité, ce dont je doutais fortement, aussi compétente fût-elle. Heureusement que j’étais assise, car sinon, mes propres jambes se seraient dérobées sous mon poids, déjà que là, les bras m’en tombaient. « Stupefix! » Je n’eus pas le temps de réagir, déjà, la nouvelle arrivée avait sorti sa baguette. J’esquissai un geste pour tenter de faire quelque chose, mais c’était futile et dépourvu d’intérêt, car tout s’était joué bien trop vite sans que je n’eus le temps de réagir pour autant. En moins de temps qu’il fallait pour le dire, Sydonia était déjà ligotée et stupéfixiée. «Que… » balbutiai-je, complètement sous le choc de ce qui me semblait être une agression…mais ça, c’était avant que la nouvelle arrivante n’explicite davantage son geste. « Hmmmph! Le toupet des étudiants, à notre époque! Se faire passer pour moi pour espionner des conversations privées. Incroyable. Je suppose que, dans quelques heures, lorsque la potion aura perdu son effet, je retrouverai dans ce garde-robe un jeune homme discret curieux de savoir s’il pourrait un jour bénéficier de vos faveurs… » La potion? Du polynectar, donc? Car il n’y avait qu’avec cette potion que l’on pouvait obtenir un tel résultat, c’est-à-dire deux personnes rigoureusement identiques, jusqu’au cil près. Voilà qui expliquait également la présence des deux Sydonia dans le bureau…mais attendez. Un jeune homme curieux de savoir s’il pourrait un jour bénéficier de mes faveurs? Ne savait-elle pas que c’était le cadet de mes soucis, en ce moment? Je ne me préoccupais aucunement de ma vie sentimentale en ce moment, et ce n’était certainement pas de cela dont je discutais avec elle, d’habitude. Voilà qui était de plus en plus étrange. Parmi les deux Sydonia, il y avait forcément un imposteur, et je me demandais véritablement quelle était la véritable Sydonia…car il ne faisait aucun doute que c’était celle qui venait d’être froidement stupéfixiée et ligotée.

Dans ce cas, qui était l’autre? Je fronçais les sourcils, de plus en plus perplexe. Que signifiait ce cirque? Que croire? Il fallait dire que j’étais extrêmement méfiante envers la dernière arrivée. Ce n’était pas du tout sa manière habituelle de parler. Et elle accusait l’autre Sydonia d’être un imposteur? C’était à ne plus rien comprendre. Je passai une main gênée dans mes longs cheveux blonds, avant de m’affaler dans mon siège, toujours sur le qui-vive. Décidément, cette séance était vraiment particulière, et je me promis intérieurement de ne rien révéler qui soit strictement confidentiel, tout du moins, avant que cette histoire ne s’éclaircisse. En attendant, je n’avais qu’à jouer le jeu. J’avais une bonne heure devant moi, car je n’étais pas sans savoir que les effets du poly nectar ne duraient qu’une heure, sans quoi, l’imposteur serait obligé de retrouver sa forme originelle…et là, si la Sydonia fraîchement arrivée disait vrai, j’allais pouvoir lui demander d’ouvrir le placard afin de vérifier la véracité de ses propos…car en tant qu’amie, elle ne pouvait vraiment pas me refuser cette faveur, n’est-ce pas? À moins que ça ne soit la Sydonia derrière le bureau qui se transforme…Quoiqu’il en soit, j’avais du temps à gagner et une vraie-fausse psy à mener en bateau, si je me débrouillais bien, je pouvais très bien deviner qui était la fausse Sydonia, car elle n’aurait de toute évidence aucune connaissance en matière de psychologie. D’où l’intérêt de rester aux aguets, et de finalement rester silencieuse sur ce qui me tourmentait. « Je suis vraiment désolé de cette épisode. Le temps que j’arrive à m’échapper de l’endroit où l’on m’avait enfermé, le mal avait déjà été fait… Sachez que je vais m’assurer que ce petit malin ne se rappelle de rien de ce que vous lui avez dit…et d’ailleurs, mademoiselle, que diriez-vous que nous reprenions depuis le début ? Je suis tout ouïe! » Toute cette histoire ne valait rien que vaille. Je fronçais les sourcils avec méfiance. Pour le coup, je n’avais aucune confiance en elle, ou qui qu’elle pouvait être, car je ne pouvais pas me permettre de rester impassible face à ce qui venait de se passer. Je plantai mes yeux bleus dans ceux plus sombres de la psychologue, avant de m’enquérir, la voix légèrement tremblante: « Et c’est tout? » Je n’avais pas pu empêcher ma méfiance de s’exprimer, tant la situation me semblait anormale. « Tu…Tu te rends compte qu’on a piqué ta place, tu stupéfixies l’intrus, tu le ligotes, tu l’enfermes dans un placard, et tu comptes reprendre la séance comme si de rien n’était? » Tout en me laissant aller à mon stress, je ne m’étais pas rendue compte que j’étais revenue au tutoiement, comme je le faisais souvent avec elle. « Ce n’est pas anodin ce qui vient de se passer, Sydonia. On ne peut pas faire comme si de rien n’était. Quelqu’un a tenté de…de violer le secret professionnel, ou je ne sais pas comment vous appelez ça, et de soutirer des informations comme si de rien n’était. C’est de mon dossier dont il s’agit, et je suis parfaitement en droit de m’en inquiéter! » L’histoire ne disait pas si je parlais pour la Sydonia enfermée dans le placard, ou celle dans le bureau. Dieu seul savait quelles informations l’une comme l’autre auraient pu en tirer, surtout qu’elles avaient eu mon dossier sous les yeux, et je ne pouvais pas continuer à l’ignorer. « Il faut avertir quelqu’un. J’sais pas moi, le coordinateur des écoles, le directeur, bref, toute autorité compétente pour régler ce genre de problème. Et il faut mener une enquête, parce que des données confidentielles risquent de se balader dans la nature. Je ne dirai rien de plus tant que toute cette histoire ne sera pas tirée au clair, c’est de moi dont il s’agit après tout. » J’avais considérablement blêmi tout au long de mon discours, et j’avais enfoncé mes ongles dans les accoudoirs du fauteuil. Je sentais l’anxiété me gagner peu à peu, à moins que ça soit simplement la crise de paranoïa qui guettait. Je ne me sentais pas en sécurité en ces lieux, tout ce que je voulais, c’était partir d’ici, le plus vite possible. Je ne tournais peut-être pas rond, mais je savais encore identifier une situation anormale, et celle-ci en faisait incontestablement partie.
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MessageSujet: Re: Meeting you again for the first time (With Roxy! :) )   Jeu 7 Fév - 11:01

Mais qu’est-ce qu’ils avaient les jeunes de nos jours à toujours se méfier de tout ? À ne plus faire confiance à personne ? Que devenait l’insouciance naïve de l’enfance ? Tout aurait été tellement simple si la « petite » Kovalesh.. hem… enfin, elle, s’était contentée de le remercier de l’avoir tiré de ce faux pas, de lui raconter comment elle et Jean-Paul, ça n’allait plus depuis que Paul-Émile lui avait jeté un de ses regards lors d’une fête chez Choupinette. Ce genre de bêtise avec lesquelles traitaient les psychologues en temps normal, quoi!

Au lieu de quoi, elle s’énervait pour une banale possibilité bris de confidentialité… Comme si ses turbulentes histoires de cœur d’adolescente du 21è siècle relevaient de la sécurité nationale. Ceci étant dit, vu la richesse du dit dossier, elle avait peut-être raison de se faire du soucis. Il allait devoir opérer un peu de sa magie proverbiale pour se sortir de cette situation avec les honneurs, et pas les pieds devant. Car s’il se retrouvait coincé dans cette pièce pour plus d’une heure, il allait être dans de beaux draps…

Il la regarda un instant, faisant semblant de l’étudier, avant de décroiser les jambes, de s’avancer vers elle et de déposer ses lunettes sur le bureau. Un rapprochement. Une ouverture rassurante.

« Je suis vraiment désolé… [petit coup d’œil au dossier] Roxanne… de toute cette situation. Je savais que cet entretien était important pour toi. C’est pourquoi je ne voulais pas te troubler avec toutes les démarches qui résulteront de cette fraude, pour que nous puissions plutôt se concentrer sur toi. Je réalise cependant que tu sois déstabilisée, ce qui ne fait que jeter une ombre plus grande sur les gestes de ce mauvais plaisantin. »

S’espérant convaincant, il se recala à nouveau dans son fauteuil. C’est à peu près la seule chose qu’il connaissait du métier : toute cette gestion de l’inconscient par l’attitude non-verbale tant prisée par les psys du petit écran.

« Sache que le coordinateur est déjà au courant. Il s’occupait de retrouver mon « sosie », au cas où il ne serait pas ici. Crois-moi, il n’échappera pas aux conséquences de ses actes, et dès que nous en aurons terminé, j’irai le conduire au bureau de Kiely. De quoi avez-vous eu le temps de discuter avant que je n’intervienne ? Car si j’en crois l’état de son dossier, je doute qu’il n’ait pris la peine de l’éplucher. Il y a même fort à parier qu’il n’avait rien contre toi, et que tu l’as surpris alors qu’il s’apprêtait à tirer d’autres informations de mon bureau. »

Vu sous cet angle, c’est vrai que c’était grave, cette histoire. Et puisque ses seuls arguments de défense se limitaient à « je m’emmerdais » et « je ne savais pas les cheveux de qui ils s’agissaient », il valait mieux pour lui qu’il évite de se retrouver sur le banc des accusés…

« Je te dois donc une fière chandelle! Et je suppose que le mieux que je puisse faire pour te le rendre, c’est de te demander comment tu vas ? »

Deuxième règle d’or de ceux de son ordre : ne pas soliloquer, et lancer le client prendre la parole! Oh comme il n’était pas fait pour cet emploi…

Ne lui restait plus qu'à prier qu'il serait le seul à s'en apercevoir.
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MessageSujet: Re: Meeting you again for the first time (With Roxy! :) )   Lun 11 Fév - 10:14

Au vu de ce qui venait de se passer, j'estimais avoir le droit d'être méfiante. Certes, en temps ordinaire, je ne savais pas réellement faire preuve de discernement, mais aujourd'hui, la situation était tout à fait inhabituelle et mon inconscient venait de tirer la sonnette d'alarme. C'était trop étrange pour que je fasse comme si de rien était, mon esprit critique semblait s'être ravivé et j'étais quasiment prête à me refermer sur moi-même. C'était une façon comme une autre de se protéger du monde extérieur, c'était ainsi que je me préservais depuis des années, m'arrangeant pour qu'au final peu de monde ait accès à mes émotions et à mes pensées, que je gardais jalousement secrètes. Je n'étais pas non plus du genre à me confier à un inconnu, c'était aussi la raison pour laquelle j'avais rendu la tâche compliquée aux divers psychologues qui m'ont suivie tout au long de ma vie. Sydonia avait mis un certain temps avant de gagner ma confiance, voire même mon amitié. Si au début aller voir la psy d'Elderwood était une corvée, maintenant, j'allais presque la voir spontanément quand j'avais besoin de parler. Bien sûr, s'il s'agissait de futilités, je m'abstenais de la déranger dans son travail, après tout, je n'étais pas la seule élève à être suivie par elle, disons que j'y allais quand je jugeais que ça pouvait être important. Et à présent que mon esprit avait décrété que je n'avais pas affaire à la vraie Sydonia, même si celle qui était derrière le bureau prétendait le contraire, j'étais à l'affût de la moindre preuve de nature à me conforter un minimum dans mon jugement. Tout était potentiellement suspect et je veillais à ne rien laisser filtrer qui soit trop personnel – qui sait si la personne derrière cette mascarade pouvait avoir de mauvaises intentions à mon égard ? Certes, dans cette école, je m'étais fait pas mal d'ennemis au cours de ma scolarité, mais ce n'était certainement pas au point de susciter chez eux des envies de meurtre. Moi-même je n'avais jamais haï qui que ce soit au point de vouloir sa mort. Alors, à défaut d'un complot, c'était peut-être tout simplement une blague de très mauvais goût. Si c'était vraiment ça, j'étais désolée d'annoncer au plaisantin que cette fois-ci, je ne tomberai pas dans le panneau. J'étais peut-être trop naïve par moments, mais il ne fallait pas abuser non plus, je n'étais pas stupide et pas totalement dupe.

Sydonia savait que je pouvais être extrêmement bornée lorsque je m'y mettais, vraiment pas du genre à changer d'avis facilement. Certains même me reprochaient une certaine psychorigidité. La plupart du temps, je m'efforçais d'être cool, mais il y a certaines choses que je ne laissais vraiment pas passer. Sydonia avait su jouer avec mes fluctuations d'humeur, elle avait su m'amadouer et elle avait pour habitude de ne jamais forcer la confidence, cette dernière venait tout naturellement le moment venu. Elle savait aussi que quand je n'avais pas envie de parler, elle n'insistait tout simplement pas. Elle remettait parfois la séance à plus tard. Enfin, ça, c'était avant que je ne vienne la voir spontanément. Mais même. « Je suis vraiment désolé… [petit coup d’œil au dossier] Roxanne… de toute cette situation. Je savais que cet entretien était important pour toi. C’est pourquoi je ne voulais pas te troubler avec toutes les démarches qui résulteront de cette fraude, pour que nous puissions plutôt se concentrer sur toi. Je réalise cependant que tu sois déstabilisée, ce qui ne fait que jeter une ombre plus grande sur les gestes de ce mauvais plaisantin. » Je m'étais renfrognée, le regard toujours fixée sur la personne -je ne pouvais décidément pas me résoudre à l'appeler Sydonia – en face de moi. Mon cerveau alarmé percuta et enregistra qu'elle avait eu un temps d'hésitation sur mon prénom. J'étais certaine que si elle avait jeté un œil au dossier, c'était pour se rappeler de mon prénom -ou de mon nom, rayez la mention inutile – alors que Sydonia savait comment je m'appelais. Elle n'avait jamais eu de trou de mémoire sur un détail aussi insignifiant que celui-là. Je pouvais bien admettre que parfois, les gens n'étaient pas dans leur assiette, mais tout de même, un professionnel se devait de rester professionnel, en toutes circonstances. À moins que Sydonia ait subi un sortilège de confusion ou que sais-je du même genre, mais cette hypothèse était à mon sens irrecevable. Si elle ne se rappelait pas de mon nom, c'était tout simplement que la personne qui avait endossé le rôle et l'apparence de Sydonia n'avait rien à faire ici. « Sache que le coordinateur est déjà au courant. Il s’occupait de retrouver mon « sosie », au cas où il ne serait pas ici. Crois-moi, il n’échappera pas aux conséquences de ses actes, et dès que nous en aurons terminé, j’irai le conduire au bureau de Kiely. De quoi avez-vous eu le temps de discuter avant que je n’intervienne ? Car si j’en crois l’état de son dossier, je doute qu’il n’ait pris la peine de l’éplucher. Il y a même fort à parier qu’il n’avait rien contre toi, et que tu l’as surpris alors qu’il s’apprêtait à tirer d’autres informations de mon bureau. » Ca ne collait pas. Je n'y croyais tout simplement pas. Le bon sens voulait que l'on ne règle pas ses problèmes tout seul, à la barbare. On n'enfermait pas les gens dans un placard pour ensuite poursuivre son train-train quotidien, mince ! Sydonia n'aurait pas séquestré quelqu'un de la sorte. Jamais. En plus, la séquestration pouvait être punie par la loi, alors, à quoi elle jouait, sérieusement ? J'étais de plus en plus tentée par l'idée de prendre le dossier, qui était à peine à un mètre de moi, pour ensuite partir avec, quitte à le redonner à la vraie Sydonia plus tard. Bon, d'accord, j'étais particulièrement regardante de la confidentialité de ce dossier parce qu'il me concernait, mais...c'était celui-là qui était mis en exergue en ce moment précis, alors...« Je te dois donc une fière chandelle! Et je suppose que le mieux que je puisse faire pour te le rendre, c’est de te demander comment tu vas ? » Comment je vais ? Comment je vais ? Mais c'était évident, non, ça n'allait pas ! Pas du tout !

Comment je vais, bon sang. Elle avait osé me poser cette question, alors qu'à l'évidence, rien n'allait, et encore moins dans le meilleur des mondes. La scène à laquelle je venais d'assister participait en partie à mon mal-être, je n'arrivais vraiment pas à me défaire de l'idée selon laquelle quelque chose clochait, et ce n'était pas un vain mot. Une personne était séquestrée dans le placard. Je devais impérativement me sortir de là. Dieu sait ce que la personne en face de moi est capable de me faire. Mon instinct de survie s'était réveillé et ne comptait pas me lâcher de sitôt. Elle affirmait que le coordinateur était déjà au courant, mais comment cela pouvait-il être possible ? Partir chercher le sosie ? Mais il était là, dans ce placard...s'il n'était tout simplement pas derrière ce bureau. Je regrettai amèrement d'avoir laissé ma baguette dans mon dortoir, elle m'aurait été d'une grande aide. En lieu et place de cela, je me sentais plus vulnérable que jamais, entre les mains de je ne savais quel prédateur. « Comment je vais ? » répétai-je dans un hoquet paniqué. « Comment je pourrais bien aller face à l'évènement auquel je viens d'assister ? J'ai été témoin d'une agression et d'une séquestration ! Bien sûr que non, ça ne va pas ! Tu parles d'une évidence ! » J'étais en colère. En colère contre cette personne qui s'amusait à magouiller dans l'ombre. Contre cette situation que je n'avais pas sous contrôle. Contre le sentiment d'impuissance qui commençait à m'envahir par paliers successifs. Contre la panique qui commençait à s'immiscer en moi, abolissant tout discernement et toute conscience. « Oui, j'ai bien dit séquestration. » repris-je en m'efforçant de rester calme. « Le simple fait de détenir quelqu'un contre son gré, même en attendant l'arrivée des autorités compétentes, c'est de la séquestration, et c'est punissable par la loi. Tout ce que je vois, c'est qu'une personne est enfermée dans un placard, stupéfixiée qui plus est. » La situation, en soi, était vraiment horrible. J'avais l'impression d'avoir été parachutée dans un film de série Z. Pire encore, je me sentais prise en otage. Prise en otage par cette personne inconnue, ce que je m'empressais alors de signaler. « Et non seulement tu es en train de séquestrer quelqu'un, mais en plus, tu me retiens en otage ! Voilà comment je me sens, comme une otage ! Sydonia, elle, aurait reporté la séance à plus tard et aurait tâché de régler son problème le plus rapidement possible au lieu de poursuivre le travail comme si de rien n'était. » Bon, d'accord, j'y allais un peu fort dans mes accusations, mais c'était exactement ainsi que je ressentais la situation. J'avais certes une très nette propension à me faire des films, des très mauvais films la plupart du temps, mais somme toute je n'étais pas si éloignée que ça de la réalité, pour une fois. Même si j'aurais aimé pouvoir mettre mon imagination morbide en berne. « Qui que vous soyez, laissez moi partir. » implorai-je finalement, alors que la peur reprenait le dessus. M'en aller. Tout ce que je voulais, c'était m'en aller. Rien d'autre. Je voulais me sortir de ce pas le plus rapidement possible. Même si j'étais aussi très partagée avec le souci de connaître le fin mot de cette histoire. Devais-je donc pousser le vice jusqu'à percer à jour la vérité, au détriment de ma propre sécurité, ou bien devais-je opter pour la sagesse et fuir tant que j'en avais encore la possibilité ? Dilemme.
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MessageSujet: Re: Meeting you again for the first time (With Roxy! :) )   Jeu 28 Fév - 11:25

Une otage ? Now, that escalated quickly. Puis, tout sembla se mettre en place d’un bref coup de génie : il avait affaire à une réelle psychotique, atteinte d’une forme de paranoïa. Vous savez, ces gens qui croient que les russes vous insèrent des micro-puces sous la peau ? Ou peu importe qui sont les méchants pour les ressortissants russes. L’épaisseur du dossier collait, tout comme ce rendez-vous pris durant une journée supposée de congé pour la psychologue de l’école. La pauvre chouette : elle n’avait pas fini d’en faire des cauchemars, de cette journée! Pourquoi il n’avait pas pu tomber sur une peine d’amour, comme tous les cas habituels avec lesquels devaient jongler Sydonia ?

Dans tous les cas, inutiles de tenter de percer sa méfiance exacerbée : il ne lui restait qu’à mettre fin le plus rapidement possible à cette très maladroite situation, puis aller s’enfermer dans sa chambre et attendre qu’un autre jour se lève. En tentant d’éviter de l’énerver suffisamment pour qu’elle ne passe tout bonnement à l’offensive.

« Oui, je comprends tout à fait ce que tu dois ressentir, Roxanne. J’en suis vraiment désolé. Je n’ai jamais souhaité que tu ne te sentes prisonnière : tu devrais savoir que rien ne te retiendras jamais en ces lieux, et que tu seras toujours libre d’y entrer comme d’en sortir. Tu as raison, le mieux que nous puissions faire, c’est de remettre cette rencontre à plus tard. Tu peux donc rentrer dans ton dortoir et prendre un bon bain chaud accompagné d’une infusion à la fleur d’oranger. Pendant ce temps, nous, à savoir le corps professionnel ainsi que la direction d’Elderwood, pourrons nous occuper de ce cas. Si tu veux, moi et le coordinateur reprendrons contact avec toi dès que cette histoire sera tirée au clair ? C’est très probablement la meilleure chose à faire. »

« Elle » se leva délicatement de son bureau, les mains dans une position apaisante, signalant la fin de leur entretien. Il fallait qu’il trouve le bon équilibre pour ne pas l’effrayer. Délicatement, donc, il entreprit donc de la raccompagner jusqu’à la porte du bureau.

« Je ne saurais dire à quel point je suis navré de toute cette histoire, Roxanne, et que tu aies été mêlée à celle-ci… »

Ça, ce n’était que pure vérité. Voilà qui lui servirait de leçon, à faire un peu n’importe quoi pour tenter de se divertir. Jusqu’à ce qu’il n’oublie son embarras du moment…

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