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 Dummies *ft Eterna*

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MessageSujet: Dummies *ft Eterna*   Dim 8 Juil - 3:20

Mission accomplie. Partagé entre l’incrédulité, l’envie de célébrer et la cool attitude, Charles ne savait plus trop où se positionner. Certes, il n’avait douté des chances de réussite de son plan débile, mais au fond de lui-même, quelque chose n’osait pas trop y croire. Quelque chose qui allait maintenant devoir se tourner la langue sept fois avant d’exprimer à nouveau ses réserves, d’ailleurs.

Première étape : la prise de possession de son bureau. Il venait de se procurer au moins trois mois de sursis, autant se mettre confortable. Cette période l’emmena à se question sur le sort d’un professeur après l’année scolaire. De son point de vue d’élèves, il allait de soit qu’ils rentraient dans la boîte d’où on les avait ressorti en septembre. Maintenant qu’il passait de l’autre côté, cette possibilité lui semblait légèrement moins crédible.

De toute façon, il avait amplement le loisir de ne s’en soucier que plus tard. Maintenant, c’était le moment de se mettre à l’aise. Ou presque.

Il disposa donc dans un ordre tout relatif les différents effets emportés à la va-vite avant son départ. N’étant pas un très grand partisan du possessionnisme (et ayant de toute façon une forte propension à tout revendre ou égarer), la plupart de ces objets n’avait pour unique objectif que d’ajouter à la crédibilité du personnage : une série de volumes touchant de façon plus ou moins reluisantes au duel (celui intitulé « les duels de domination chez les boucs des montagnes » lui fit soulever un sourcil interrogateur), quelques faux trophées (encore une fois, il se questionna sur sa propre sobriété en tombant sur une plaque où l’on pouvait lire « Plus grosse baguette de Salem ») et des babioles représentant des trésors historiques (il craqua et jeta immédiatement les deux branches de pommiers - en fleur - censées incarner les baguettes de Lucky Luke et de Billy the Kid). Il avait également failli y installer une photographie de lui et de sa fiancée d’un instant, avant de sagement se raviser et de concentrer ses efforts sur les mensonges déjà avancés. Il opta plutôt pour accrocher un cadre de son défunt père –faussement animé, bien entendu.

Satisfait de son installation, et encore légèrement fébrile, il passa à la seconde étape : la découverte de sa salle de classe. Malgré l’heure passablement avancé, il descendit donc les escaliers le conduisant vers le rez-de-chaussée, souriant aux murmures qu’il générait dans son sillage. Forcément, l’annonce de l’arrivée d’un nouveau professeur au sein des murs de l’école en cette période de l’année devait s’être répandue comme une traînée de poudre au sein de la flore étudiante (ouais ouais, la flore). Avec un peu de chance, il n’aurait même pas besoin de les rencontrer très fréquemment, puisque la fin de l’année arrivait à grands pas. Quelques cours condensés, un processus complètement arbitraire d’attribution des notes, et hop! Trois heures d’efforts, pour trois mois de sécurité : c’était le genre de situation pour laquelle il avait vendu sa chouette adorée.

Sans se soucier le moins du monde de quoi que ce soit, il ouvrit la porte de sa salle de classe comme celle d’un moulin, y découvrant avec grand étonnement la présence d’une femme en noir et blanc manifestement non-étudiante en train de faire passer un sale quart d’heure à l’un des épouvantails de pratique dont abondait l’endroit. Manifestement aussi surprise que lui par son arrivée inopinée et sans avertissement, elle sursauta, ce qui eut pour effet de rediriger sur lui son dernier sort. Il ne dut qu’à ses réflexes de ne pas en payer les frais – à son plus grand soulagement, lorsqu’il constata son effet sur la porte qui venait de lui servir de bouclier.

« Je viens en paix! », dit-il avant de glisser discrètement la tête par l’embrasure aussi étroite que possible de la porte, et de reprendre la parole.

« Désolé de vous avoir interrompue. Faites comme si de rien n’était. Continuez à le maltraiter, le sinistre personnage. Je mise sur vous, vous allez l'avoir. Essayez Densaugeo, je suis convaincu qu’il le mérite bien. Méchant, méchant mannequin! »

Il tenta ensuite une retraite aussi discrète que rapide. C’était bien entendu sans compter sur la nature de la tortionnaire d’objets inanimés qu’il venait de surprendre en flagrant délit…
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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Lun 9 Juil - 15:06

La nuit, tous les chats sont gris, dit le fameux adage. Sur Nameless, on pourrait dire plutôt que la nuit, aucun Auror est au lit. Enfin, quand ils ne se complaisaient pas dans certaines activités nocturnes qui nécessitaient ce genre de meubles, mais passons, ce n'était pas réellement le sujet. Pour l'instant, nous dirons juste qu'une certaine pseudo-bibliothécaire n'arrivait pas à trouver le sommeil et n'avait pas spécialement envie, une fois n'était pas coutume de retrouver son amant régulier. Elle avait envie de manier une autre baguette que la sienne, ce soir. Quoi, ne faites pas cette tête, roh. Elle avait envie d'action qui n'ait pas lieu dans des films pour adultes, si vous préférez ? Toujours cette tête de choqués ? Ok, vous êtes irrécupérables, allez voir Marie-Coq et rentrez au couvent. Pour ce qui était de la jeune femme, elle commençait à en avoir assez de jouer les bibliothécaires parfaites. Enfin, elle ne l'était pas réellement, parlant un peu plus fort que la moyenne et envoyant parfois chier quelques têtes d'ampoule qui l'emmerdaient profondément avec leurs questions à la con sur la théorie du chaos magique ou elle ne savait pas trop quelle autre connerie. Et puis il fallait aussi souligner qu'elle donnait des conseils de drague. Parfois en version appliquée. Mais passons. Son métier lui manquait même si elle était censée toujours l'exercer. Ce n'était pas ça qu'elle appelait être Auror. Elle voulait prendre des risques, n'en faire qu'à sa tête, péter la tête des méchants, enfin, ce pourquoi elle avait signé, pas cette merdouille de boulot de planqué ! Certes, il y avait un peu d'enquêtes à faire mais pas tant que ça. Alors …

Alors pour ne pas rouiller, elle avait pris le parti de s'entraîner de façon régulière, une à deux fois par semaine quand les rondes de leur connard de boss le leur permettait. Il n'y avait pas de professeur de duel depuis le début de l'année aussi la salle était toute à elle. Jamais utilisée, elle ne risquait pas de tomber sur des étudiants et même si c'était le cas, elle saurait dire qu'elle faisait sa ronde et les mettre en retenue. Après avoir soigneusement fermé la bibliothèque, mangé, pris une douche (oui, pas dans l'autre sens, des fois qu'elle oublie de se changer, ça risquerait de déplaire à certaines) elle avait donc pris le chemin de la salle de duels, sorti des mannequin et entamé la danse qu'elle aimait tant. Ils étaient disposés en cercle, autour d'elle et elle tournoyait au centre, en incluant un, puis deux, puis trois, puis tous dans sa ronde infernale. Cela aurait été plus probant s'ils avaient pu lui répondre, mais elle ne pouvait pas prendre le risque de se faire prendre avec Jude, par exemple, ou tout autre Auror de l'île. S'il y avait eu un professeur, peut-être aurait-elle pu négocier en jouant de ses charmes, mais le risque de se faire pincer était toujours présent. On ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait l'air d'une bibliothécaire en ce moment précis. Le regard sombre, concentrée, quelques mèches de cheveux collées au front par la transpiration, elle achevait son entraînement par un one to one avec un seul mannequin qui prenait très cher, alors qu'elle déchargeait toute sa frustration sur lui. Peut-être aurait-elle pu demander à un certain professeur d'alchimie plus que séduisant de lui concocter un mannequin vivant sur lequel se défouler. Mais il aurait sans doute fallu fournir quelques explications et ce n'était pas vraiment au menu. C'était lui qui le serait, prochainement, sans doute mais pas de profondes révélations sur qui elle était réellement.

Ce fut sans doute la raison pour laquelle elle sursauta violemment quand un intrus ouvrit la porte, perdue qu'elle l'était dans des scènes impliquant ce bel Italien et très peu de vêtements et qu'elle dévia son sort vers la personne, dans un réflexe de pure professionnelle paranoïaque. Heureusement, la personne eut un bon réflexe qui le sauva d'une belle explosion, étant donné que les Incendio de la demoiselle étaient toujours impressionnants. Je viens en paix! Pardon, expira-t-elle en essayant de reprendre son souffle, posant ses deux mains sur sa taille, tenant toujours sa baguette. Elle ne connaissait pas la voix de son interlocuteur et n'en avait pas une très bonne vision de là où elle était. Mais un élève dehors après le couvre-feu n'aurait certainement pas cet accent. Elle croisa son pied gauche derrière le droit, effectuant un pas sur le côté dans les règles de l'art pour essayer d'avoir un meilleur angle pour le détailler. Désolé de vous avoir interrompue. Faites comme si de rien n’était. Continuez à le maltraiter, le sinistre personnage. Je mise sur vous, vous allez l'avoir. Essayez Densaugeo, je suis convaincu qu’il le mérite bien. Méchant, méchant mannequin! Il allait s'éclipser d'un mouvement rapide du poignet, elle rouvrit la porte en grand, se servant d'un informulé : Pas si vite ! Elle s'avança vers lui, baguette à la main, le détaillant sans aucune retenue. Trop âgé pour être un élève, mais il n'était pas au nombre du personnel ou des professeurs d'Elderwood. Pourtant, il avait un air vaguement familier. Peut-être avait-elle lu quelque chose sur lui quand même, finalement. Mais elle n'oubliait jamais les informations importantes ayant trait au boulot, alors cela faisait plus que la surprendre. Qui était-il ? Un des habitants de l'île ? Que viendrait-il faire ici ? Vous êtes nouveau par ici, non ? Essayer de ne pas partir en interrogatoire trop rapidement. Enfin, il venait de la voir malmener les installations dédiées aux duels. Elle trouverait bien de quoi se justifier. Dire qu'elle avait tenté le concours d'Auror mais échoué. Ou n'importe quoi, elle trouverait bien. Elle finit par sourire et remette sa baguette en place, arrêtant de le menacer : Je ne vous ai encore jamais vu dans le coin. Mais ailleurs … peut-être.

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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Mer 11 Juil - 16:12

À peine entré qu’on le mettait déjà en joue pour la simple raison qu’il mettait son nez où il le devait –pour une fois. Cela promettait… À ce rythme, d’ici 4 jours, il s’enfuirait à la nage pour aller quérir la protection des kazhaks contre ses collègues d’Elderwood…

Néanmoins, aussi habitué à ce genre de situation que l’on peut l’être, Charles savait que la seule chose qu’il avait à faire, c’était de demeurer calme. Il soutint son regard aussi longtemps que celle-ci le laissa sur son visage, à savoir pas aussi longtemps que les bonnes mœurs ne l’enseignaient. Visiblement, elle le soupçonnait de l’espionner. À moins qu’elle n’ait reçu une injonction la forçant à se tenir à plus de 100m de toute créature humanoïde inanimée, il ne voyait pas du tout ce qu’elle craignait, de toute façon… Ça, ou bien qu’elle se faisait généralement passer pour un homme… Ce qui relèverait autant de l’exploit que de la folie.

Finalement, elle abaissa sa baguette, à défaut de sa garde, et il put baisser les bras.

« Très juste. Je suis,hem… le nouveau prof. Prof de duel… Le Professeur Taylor. Charles, Taylor. Ou juste Charles. Je suis arrivé il y a quelques jours à peine, et j’ai été plutôt…occupé. Enchanté de faire votre connaissance. Je suppose que…vous travaillez également ici ? Préposée à l’extermination des mannequins ? C’est une véritable plaie dans tout édifice important, n’est-ce pas ? Ahhh, la belle époque où nous n’avions à faire qu’avec de simples rongeurs… »

Son ton hésitant ne soulèverait serait très certainement attribué au choc d’avoir frôlé un incendio plutôt qu’à une complète absence de préparation face au fait de se présenter naturellement avec un faux titre et un faux nom. Il esquissa ensuite une curieuse ébauche entre tendre la main et ne pas tendre la main, avant de reprendre, en pointant la porte du menton.

« Je saurai vers qui me tourner la prochaine fois que l’une de ces satanées portes viendra me foutre un coup à la gueule après une soirée trop arrosée…enfin, je veux dire… si jamais il m’arrivait d’avoir une telle soirée…ce qui ne sera jamais le cas, bien entendu… hehe »

Conscient qu’il enchaînait bourde sur bourde, il pénétra plus avant dans la pièce, faisant dos à l’inconnue. Au moins, il n’aurait plus à supporter son regard inquisiteur. Pas qu’il avait quoi que ce soit contre son regard, ou qu’elle louchait désagréablement. Juste… qu’elle semblait vouloir le fixer jusqu’à ce qu’il explose. Un peu comme la porte. Et c’était légèrement inconfortable.

« C’est vraiment un honneur et une joie immense que de me joindre à toute l’équipe, même si je n’en ai rencontré que quelques éléments jusqu'à présent. Tout le monde à Elderwood est si ouvert et siii chaleureux. » termina-t-il en se retournant vers elle, avec une esquisse de sourire.

« Dites-moi, maintenant que nous sommes entre nous : est-ce que l’on m’a caché quelque chose sur Elderwood ? Dois-je craindre pour ma vie ? »

C’était dit sur le ton de la plaisanterie, bien entendu. Rien de mieux pour initier la conversation qu’une petite taquinerie pas bien vilaine, non ? Pour autant qu’il passait à autre chose pour la suite. Heureusement, le boniment et la badinerie, il connaissait.

« Connaissez-vous les massages finlandais ? De tout ceux que j’ai pu essayé, ils sont les seuls à avoir su me détendre à ce point. »

Il eut un sourire en coin en se remémorant son dernier passage dans un tel établissement où, laissant un généreux pourboire par le biais de la carte de crédit de son hôte du moment, il s’était retrouvé à bénéficier d’un traitement fort particulier. D’ailleurs…

« En fait, je vous parle de cela parce que vous rappelez quelqu’un que j’avais rencontré dans un centre de massage, lors de mon dernier séjour à Turku. Je me rappelle très bien, puisque j’avais été plutôt étonné d’y rencontrer une petite brunette bien roulée et non une grande blonde à la silhouette de mannequin. Elle aurait même pu être... »

À cet instant précis, ses yeux s’écarquillèrent comme des billes, et il dut se faire violence pour complètement terminer sa phrase, dans un faible murmure

« ...votre soeur... »

Il devait reprendre contenance. Et vite. De toute façon, c’était impossible, ça ne pouvait pas…
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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Lun 23 Juil - 7:40

Baguette pointée vers le bas, elle n'en restait pas moins aux aguets. Son sixième sens la titillait et elle n'aimait pas ne pas pouvoir comprendre ce qu'il essayait de lui dire. C'était comme être amputé de son petit doigt et, soyons réalistes, même si vous n'étiez pas aristocrate avec nécessité de boire votre thé de façon « convenable », vous l'aimiez bien, votre petit auriculaire. Comment ça il ne servait à rien ? Vous n'aviez jamais passé la nuit avec Eterna ? Trêve de divagations en tous genres. Elle était perturbée par la présence de ce jeune homme en ces lieux (et non par sa plastique, elle n'était pas que nymphomane, elle était aussi et avant tout Auror et se conduisait comme une professionnelle. De la justice ! Ça suffit, oui, Istvan, tu sors !). Aussi quand il se présenta finalement, elle manqua de tiquer, mais conserva son masque impassible. Professeur de duels ? Réellement ? Pourquoi cette fouine d'Owen ne leur avait pas transmis son dossier, dans ce cas-là ? L'arrivée était récente, certes, mais il était censé avoir des yeux et des oreilles partout, jusque dans le bureau du gourou tout puissant de cette île. Son boss n'était-il en réalité pas infaillible ? Quelle surprise … Cependant, elle décida de ne pas prendre tout ce qu'il disait pour agent comptant. Elle eut un léger sourire, essayant de passer pour la jeune femme détendue qu'elle n'était en aucun cas. Bienvenue parmi nous, Charles, dans ce cas. Je pense qu'on peut passer à « tu », on doit avoir le même âge. Eterna Baskerville, bibliothécaire ... Elle eut un regard vers les mannequins qui avaient souffert et semblaient gueuler quelque chose comme « bibliothécaire, mon cul, ouais ! » de leurs bouches inanimées et grimaçantes. Bon, d'accord, c'était le moment de passer par la case « mensonge justifiant la boucherie ». Prenez une carte chance : Et … disons simplement que je suis une ancienne de la brigade d'intervention. Mise à la retraite prématurée, une longue histoire. Un petit haussement de sourcils signifiant « on ne se connaît pas, ça n'ira pas plus loin dans les confidences », mais rester crédible. Et fais attention, ta pièce de vie est littéralement envahie de ces nuisibles ! Quoi, elle savait faire dans l'humour nul si on le lui demandait … Je serai ravie de t'aider à deménnequaniser cette pièce, même si, si tu as obtenu ce poste d'enseignant, c'est sans aucun doute que tu as toutes les capacités requises pour le faire toi-même ... Eh oui, ne pensez pas que la demoiselle oublie si impunément qu'elle n'était toujours pas certaine qu'il soit réellement professeur. On ne savait jamais. C'était si tentant de traiter Johnson d'incapable, mais il fallait rester un minimum concentrée.

Contrairement à ce qu'il semblait penser, le fait qu'il évoque l'alcool ne la fit pas tiquer, étant la première à lever le coude. Elle eut un léger rire et lui envoya un clin d'oeil complice : C'est cela … pas d'alcool pour les athlètes … à d'autres, j'ai été dans le métier, je suis bien placée pour savoir ce que c'est. Et comment ! Les travers de la demoiselle et sa tendance à brûler la vie par les deux bouts n'étaient plus vraiment à décrire. Alors qu'on ne la lui joue pas enfant de choeur, ça ne passait pas : Mais je serai ravie de corriger les portes. Pour les murs, par contre, je fais moins, un peu trop dur. J'évite également les armures, des fois qu'elles me répondent … Je suis un peu rouillée, manque certain d'entraînement. Et ça, ce n'était pas du chiqué. À force de s'en prendre à des bouts de bois inanimés, elle allait vraiment finir par perdre de son niveau et ça, ça la mettait encore plus en rogne que de voir son patron se prélasser en costume trois pièces dans son fauteuil en buvant du whisky pendant qu'eux faisaient tout le boulot et prenaient tous les risques. Mais passons sur ce sujet. En tous cas, il semblait décidé à ne plus la regarder, ce qui arracha une moue étonnée à la demoiselle. Tiens donc ? Le mettrait-elle mal à l'aise ? Y voir l'action de sa plastique parfaite, ou sa trop grande habileté à la baguette qui l'avait fait douter un instant ? A voir. En tous cas, il continuait sur des platitudes à pleurer, du genre « collègues » qui étaient des choses la faisant chier à un point inimaginable. Mais elle était la joyeuse bibliothécaire de ces lieux, elle n'avait pas vraiment d'autre choix que d'embrayer : Pour une cohabitation du genre, cela semble évident. Le mariage des cultures se fait plutôt bien, je pense que tu te sentiras très bientôt à ta place entre ses murs. Tout le monde s'y fait. La Russie, l'Italie … tant de destinations exotiques et d'horizons à explorer. Mais ce n'était pas le sujet et son regard risquait de partir dans le vague rapidement. Ce n'était pas le moment de divaguer aussi se rencentra-t-elle. Pour ta vie ? Si tu résistes aux hordes d'étudiantes en chaleur, je pense que cela devrait aller. Fais attention, elles sont particulièrement retorses, quand j'entends leurs plans entre deux rayonnages, j'en frémis parfois. De rire. Non mais, elles avaient beaucoup d'imagination, il fallait au moins leur reconnaître ça, mais si vous vouliez son humble avis et se basant sur son expérience … elles ne savaient juste pas s'y prendre. Un homme restait un homme. Mais si elle se mettait à donner ce genre de conseils aux étudiantes, nul doute qu'elle allait avoir quelques ennuis.

Cependant, alors qu'il se retournait vers elle, elle haussa un sourcil en entendant ses paroles. Il venait de sauter du coq à l'âne, elle n'avait pas rêvé ? Les massages finlandais ... Elle connaissait pas mal de massages, les thaïlandais, les argentins (sisi, ça existait, elle pouvait vous l'assurer), les brésiliens, et … ah oui, si, les finlandais : J'avoue qu'ils oscillent entre force des mains et écarts de températures qui ne sont pas déplaisants. Sous-entendu : utilisation de glace avant de passer à plus chaud … oui, elle s'était tapé son masseur et après, il y avait une loi qui l'interdisait ? Non mais franchement. Ça avait été une semaine de rêve, d'ailleurs, cette escale à Turku sur les recommandations d'un ami … La lumière se fit aux paroles du jeune homme alors qu'il décrivait la petite brune. Une petite brunette bien roulée, hein ... Un sourire mutin se dessina sur ses lèvres et elle croisa les bras, plus qu'amusée, avant de le laisser finir en l'observant. Je n'ai qu'un frère, malheureusement, et même si nous sommes jumeaux, je doute qu'on ait pu nous confondre. Pas de cousine non plus … Ainsi, c'était là qu'ils s'étaient rencontrés ? Charles Taylor ? Ça ne lui disait pas grand chose. Pourtant s'il l'avait vue, elle avait du le voir aussi … Elle le détailla de nouveau, essayant de faire appel à sa mémoire : Chalet seulement accessible en funiculaire, piscine extérieure, salles de massage au deuxième étage, les chambres un peu partout, discothèque et salle de poker au sous-sol pour les habitués ou les VIP uniquement ... L'ami lui devait une faveur, elle avait donc passé la plupart de ses nuits là-dessous, avec pas mal d'alcool dans le sang, et parfois peu de vêtements. Charles … Charles … allez ! Ça allait lui revenir ...Tu es plus hold'em ou sauna ? Cette rencontre impromptue commençait à prendre un tour … intéressant.

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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Mar 24 Juil - 15:06

*Bibliothécaire mon cul, ouais!*

L’annonce de la profession de celle qu’il avait surprit en flagrant délit de destruction massive lui semblait au moins aussi farfelue que sa propre définition de tâche. Il jeta un regard sceptique à la porte calcinée, avant de revenir sur elle et de hocher la tête. Après tout, si elle tenait à le prendre pour un con… Ce n’était pas comme si lui-même jouait exactement franc-jeu dans l’histoire. Et puis, il y avait une possibilité, aussi minime soit-elle, qu'elle dise vrai. La vie de bibliothécaire dans une aussi grande école que celle-ci doit comporter plus que son lot de frustration quotidienne. Mieux valait venir exploser la tête de trucs de bois à l’occasion que de démembrer/incinérer/éviscérer/ transformer en blaireau un petit malin en crise autoritaire.

Un jour, l’humanité se rendra compte de tout ce qu’elle doit aux mannequins.

« Oh, mais non, y’a aucun problème. En fait, je vais les laisser tels quels, question de laisser un peu de travail à mes étudiants. Rien de mieux qu’une immersion rapide et brutale dans l’action pour apprendre rapidement. C’est probablement un peu comme ça qu’il vous forme à devenir bibliothécaire, non ? Des monticules de livres ouverts éparpillés à gauche et à droite, une douzaine de gamins en rage de sucre…et des bouquins en retard… Ça a dû être l’enfer, les premiers jours…. », répondit-il, tout juste après qu’elle ait rajouté une ligne à sa biographie.

Une question demeurait, cependant : pourquoi diable tant de méfiance ? Pas qu’elle était superflue, bien au contraire, mais il se serait attendue à ce qu’elle ne surgisse qu’une fois qu’il ait posé pas quelques actions. Pas qu’elle naisse spontanément simplement parce qu’il ouvrait la porte de son propre local! Et encore qu'elle provienne d'une bibliothécaire, alors que le coordinateur n'avait rien vu aller...

Il semblait se rapprocher du nœud du problème, cependant.

« Un peu rouillée, dites-vous ? » Il jeta un rapide coup d’oeil par-dessus l’épaule de la bibliothécaire, sur l’amas informe de membres qui jonchait le sol.

« C’est un euphémisme je présume. Il y en a un, là, je crois, que tu n'as même pas éclater en plus de quatre morceaux. »

Il compléta sa remarque par un petit sourire en coin, pour en souligner le sarcasme.

Dégageant un pupitre de ses récents décombres, il s’y assit pour la suite de la conversation, contribuant à désamorcer la tension initiale.

« La horde d’étudiantes en chaleur, hein ? Je prends note. *Cesser de se brosser les dents* »

Ça, c’était une perspective qu’il n’avait nullement envisagée. Il était vrai que de regrouper en un seul endroit des représentants pubère de tout azimut avait de quoi concrétiser les fantasmes exotiques de chacun. « Pire » encore, il n’avait qu’une simple année de plus que les finissantes, alors qu’il se retrouvait en position de pouvoir sur elles… Il allait devoir faire des miracles, niveau lutte contre ses penchants naturels… Il serait bête qu’il perde une partie, peut-être même vitale, de son anatomie au main des barbares qui l'attendaient dehors simplement à cause d’un renvoi provoqué par une étudiante trop entreprenante.

Il versa une larme intérieure à l’idée qu’il réfléchissait en ce moment à des moyens de se préserver de la gent féminine, avant de se reporter sur la représentante qui lui faisait actuellement face. Et qui l’emmenait là où il n’avait nulle envie d’aller, encore une fois à cause de sa grande gueule…

« Oh, mais ce n’était qu’une expression, tu sais. Elle te ressemblait, mais pas tant que ça. Un peu plus petite, je crois. Avec les cheveux plus courts. Et certainement moins en forme. Je suis comme ça, tu sais. On dirait que chaque personne que je croise me rappelle quelqu’un d’autre. Je dois être un dyslexique de la physionomie. »

Il acheva le tout sur un petit rire nerveux. Nul doute possible : c’était elle. Elle savait attirer l’attention, et Charles ne s’était pas fait prier pour lui en donner. Alors que les souvenirs de ces 4 jours ininterrompus affluaient, il dut se faire violence pour masquer un sourire un peu niais. Grands dieux, il avait même…

« Ahh, non...non, je ne crois pas que je n’ai pas eu la chance de visiter l’endroit dont tu parles. J’aurais bien aimé, cependant. C’est tellement mignon, un funiculaire. »

Surtout lorsqu’on l’emprunte avec trois étrangères parlant chacune une langue différente, et que l’on abat la barrière linguistique, toute définition confondue, par une chaleureuse partie de Téquila corporelle. Vous savez, lorsque l’on ne met pas le sel sur la main, mais bien…

Définitivement, lorsque son contrat à Elderwood prendrait fin et que les kazhaks se seraient calmés, il allait devoir trouver un moyen de remercier Chen pour cette invitation. Mais d’ici là, il fallait qu’il empêche cette bibliothécaire de la brigade spéciale de se rappeler qu’elle l’avait croisé à Turku… mais surtout, qu’elle le surnommait Damy Boy…

« Boh, tu sais, les jeux de hasards…»

Ouais, parlons-en, des jeux de hasard. Tandis qu’Ety jouait au porte-bonheur, il avait lessivé la table entière au poker. Il n’avait cependant jamais vu la couleur de cet argent, puisqu’il l’avait immédiatement flambé en tournée de bouteille de champagne pour tout le monde…et pour acheter le panda roux avec lequel Eterna était tombée amoureuse. Il n’avait d’ailleurs jamais revu l’animal…

« Je suis plutôt du genre relaxation et grand air, adepte de randonnée en solitaire, de méditation et de yoga.»

Oh purée, cette leçon privée de yoga tantrique!

« Breeeef, ce fut vraiment un plaisir de te rencontrer. Je dois cependant vraiment aller préparer mon premier cours. Avec tout le retard que les étudiants ont pris, il n’y a plus une seconde à perdre. Au plaisir de te recroiser, Eterna.»

Et tandis qu’il tentait de quitter précipitamment les lieux, il réalisa qu’en fait…

Elle ne s’était pas encore présentée.
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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Ven 21 Sep - 12:51

Il y avait vraiment quelque chose de peu clair à propos de ce jeune homme, et Eterna essayait désespérément de mettre le doigt sur ce truc tout en restant attentive à la conversation. Elle n'était malheureusement pas Holmes, même si elle empruntait le nom de l'une de ses affaires, qui lui-même avait besoin de calme pour visiter son « palace intérieur » et parvenir à faire le lien entre passé et présent à coup sûr. Il lui fallut réagir au badinage convenu qu'ils entretenaient sur le fait qu'il allait laisser les mannequins en l'état : Pour bien faire, tu pourrais leur dire que c'est ce qui les attend s'ils ne sont pas attentifs et rigoureux dans tes cours, je suis sûre que ça planterait le décor plutôt rapidement. Ou alors tu leur dis que c'est mon oeuvre, ils arrêteront de foutre le bordel dans la bibliothèque. Ce qui la faisait râler même si ce n'était que le cadet de ses soucis, il fallait bien qu'elle donne le change et qu'elle fasse son boulot un minimum pour ne pas se faire virer. Ce qui serait fâcheux, vous en convenez bien. Et non, pas seulement parce qu'elle avait quelques personnes ici dont elle commençait à ne plus pouvoir se passer. Donc, feindre l'indifférence et la décontraction : Oh, non, ce n'est pas ma première bibliothèque, je travaillais en université l'année dernière, ça ne m'a pas beaucoup changée. Mais la toute première fois, pour sûr. Son faux CV devait se tenir de bout en bout et même si elle doutait qu'il converse avec le très séduisant professeur d'alchimie de son passé d'agent de la brigade d'intervention, Cerrone risquait de ne pas comprendre et … rah. C'était bien pour ça qu'en mission, on recommandait de ne surtout pas s'attacher. Mais elle ne s'attachait pas, voyons. Elle voulait juste le … enfin, vous aviez compris. Et continuer sur le fait qu'elle soit rouillée : Oh, ça ? Franchement, c'est rien. Tu aurais dû me voir au sommet de ma forme. Il n'y aurait plus eu que des copeaux de bois dans ta salle. De la sciure pour absorber le sang. Des étudiantes trop entreprenantes. Sourire diabolique avant d'éclater d'un rire ingénu, elle se détestait, quand elle jouait ce rôle. Mais bon, elle n'avait pas vraiment le choix. Pour les dents, fais gaffe, ça peut aussi nuire à ta vie sociale. Et vu le peu qu'on a ici, je garderais encore la possibilité d'avoir une conversation avec des adultes si tu ne veux pas finir cinglé. Ouais, parce qu'au bout d'un moment, les gosses, y en avait quand même ras-le-bol.

Oh, mais ce n’était qu’une expression, tu sais. Elle te ressemblait, mais pas tant que ça. Un peu plus petite, je crois. Avec les cheveux plus courts. Et certainement moins en forme. Je suis comme ça, tu sais. On dirait que chaque personne que je croise me rappelle quelqu’un d’autre. Je dois être un dyslexique de la physionomie. Elle secoua la tête, une moue amusée aux lèvres, du style « prends moi pour une conne ». Ils s'étaient donc rencontrés là-bas, malgré ce qu'il disait, il ne semblait pas y avoir de doute. Et il le savait aussi bien qu'elle, malgré ses réponses évasives. Le funiculaire semblait lui rappeler des souvenirs, et, malgré le fait qu'il prétende ne pas être de ce genre, Eterna était maintenant certaine de l'avoir croisé en bas. Ou au sauna ? Oh, elle l'aurait reconnu. Enfin, il portait des vêtements, là, mais en un sort ça pouvait toujours s'arranger. Mh. Du calme, on ne parlait que d'assertions hasardeuses, là. Pas si hasardeuses que ça, mais elle ne parvenait pas à remettre son physique et son nom … Charles Taylor. Elle avait pourtant la mémoire des noms, avec le métier qu'elle faisait, c'était obligatoire, comme le fait d'être physionomiste, après tout. Histoire de reconnaître les gens même s'ils étaient déguisés … déguisés ?! Avait-il changé son apparence physique ? Ne se rendant pas compte qu'elle s'était tue, ce qui était plutôt rare dans son cas, elle l'étudiait sous toutes les coutures. Allez ! S'ils avaient couché ensemble, elle devait au moins s'en souvenir, non ? Et pourtant, pas le moindre souvenir. Il fallait dire qu'elle ne s'était pas privée d'être polyandre cette semaine-là, certaines soirées organisées tournant vite à « vêtements optionnels » et « partenaires multiples » mais bon. (Les enfants, c'est à ne pas faire, évidemment. Sortez couverts.) Agacée par son manque de mémoire et en même temps amusée par la conversation, elle le regarda se lever, son cerveau chercha d'autant plus frénétiquement à trouver, pour l'arrêter à temps. Sans preuve, elle ne pouvait pas … Breeeef, ce fut vraiment un plaisir de te rencontrer. Je dois cependant vraiment aller préparer mon premier cours. Avec tout le retard que les étudiants ont pris, il n’y a plus une seconde à perdre. Au plaisir de te recroiser, Eterna.

Un sourire félin se dessina sur ses lèvres et elle leva sa baguette, la porte se claquant au nez de Charles, actionnée par un informulé. Je suis sûre que ça peut attendre encore un peu. Charles … Pourquoi est-ce que je ne me rappelle pas de toi ? Elle se passa un doigt sur les lèvres, amusée, et s'avança vers lui. Maintenant qu'elle était sûre de son fait, elle n'allait pas se gêner, bien au contraire. Chassez le naturel, il revient au galop, et cela faisait bien longtemps qu'Eterna n'avait pas joué aux devinettes de façon agréable. Alors, dis-moi, comment on s'est rencontrés ? Dans le funiculaire ? Au détour d'une serviette dans le sauna ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi n'arrivait-elle pas à le remettre ? T'es pas le type qui s'est soit-disant trompé de chambre et sortait de ma douche quand j'allais y entrer ? Non, il était blond, celui-là, et elle s'en souvenait … plutôt bien, pour tout dire. L'éclair qui était passé dans son regard s'éteignit alors qu'elle énonçait posément : On n'a pas couché ensemble. Enfin, je crois pas. Mais si je ne m'en rappelle pas, ça n'est pas très flatteur pour toi. Je n'oublie jamais un bon coup. Quoi ? Il fallait bien profiter de ses souvenirs de jeunesse ? Et elle en avait tout un album photo, ou même une vidéothèque, pour tout dire. Je t'ai plumé au poker ? On a triché ensemble pour avoir ce gros vicieux qui pensait pouvoir baiser toutes les filles de la salle alors qu'il était juste répugnant ? Elle plissa les yeux : Oh, allez, pas de chichis, ça va finir par me revenir, de toutes les manières. Sauf que j'ai horreur de chercher sans trouver, ça m'énerve. Et tes petits amis sont d'accord pour dire que c'est pas cool, quand je m'énerve, finit-elle par dire, mi-figue mi-raisin, le tout assaisonné d'un sourire angélique, l'air de dire Tu veux vérifier si je bluffe ou tu te décides ?

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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Mar 15 Jan - 13:36

Charles demeura un petit moment à dévisager la porte à demi carbonisée, tentant visiblement de l’intimider du regard au point qu’elle ne s’ouvre d’elle-même pour lui permettre de s’échapper. Sans succès, bien évidemment. Peut-être devrait-il songer à se laisser pousser la barbe. Ou un Fu Manchu, question d’en imposer davantage… En attendant, il avait devant lui des soucis plus urgents à régler. Coincé entre l’inquisitrice qui ne voulait pas lâcher le morceau et la porte, deux options se présentaient à lui : la force de ses muscles, ou l’agilité de sa langue. Ses expériences passées pointaient toutes vers la même direction.

« Et bien, c’est tout simple : tu ne te souviens pas de moi parce que nous ne nous sommes jamais rencontré avant maintenant, Eterna. J’ai toujours eu un peu de difficulté à établir des liens avec les gens. J’ai des tendances Asperger, comme le disait feu mon cher père. Alors du coup, avant d’arriver, je me suis préparé comme un maniaque. Je sais donc quelques trucs sur toi parce que j’ai lu les registres, et absolument pas à cause d’un malencontreux accident de serviette! »

Esquissant quelque pas de crabe sur le côté pour se créer un peu d’espace, il poursuivit sur sa pente glissante digne des plus belles patinoires finlandaises

« Je ressemble aussi beaucoup à un acteur pseudo-connu qui excelle dans les rôles de second plan : on ne le remarque à peu près jamais, mais on le voit quasiment toujours. Si tu savais le nombre de café gratuit que cette similarité m’a procuré!»

Il eut un petit rire nerveux, avant d’effectuer deux nouveaux pas de crustacés.

« Ceci étant dit, et même si nous ne connaissons pas beaucoup, puis-je me permettre un léger commentaire ? Il semble y avoir beaucoup…d’hommes anonymes dans ta vie. Je veux dire, pour une bibliothécaire responsable, un véritable modèle pour tous ces gamins…»

Voyant qu’elle ne démordait toujours pas, il dût se résoudre à passer au niveau suivant : soit avouer, soit s’avancer où elle ne le croyait pas capable d’aller. Ou encore perdre un membre. Minimalement. Et puis, cela n’aurait pas été très gentleman de lui avouer qu’il était plutôt le mec qui s’était trompé de chambre après qu’elle ne soit entrée dans la douche.

« C’est bon, c’est bon, c’est d’accord, ne me fais pas ces yeux là… C’est vrai, je te connais un peu plus que cela. Cependant, toi, c’est surtout mon frère que tu connais…enfin, façon de parler. Vous êtes tombés l’un sur l’autre dans ce fameux sauna, disons. Et, hem…, je voulais éviter le sujet parce que… un petit instant s’il te plaît…»

Il remit sur pied le moins anéanti des mannequins d’un sortilège, avant de continuer.

« Mon frère a toujours été le grand aventureux, tu vois ? Et comme j’ai toujours été perdu dans mes bouquins à tenter de développer de nouveaux mouvements de poignet en solitaire -pour lancer des sorts, je précise-, il venait toujours me raconter ses aventures au retour de ses voyages. Celui à Turku m’a passablement marqué par son intensité, tu sembles savoir pourquoi. Et il m’a notamment parlé d’une Eterna Baskerville qu’il y avait croisé…et c’est un peu gênant, mais…il m’a dit de m’en tenir loin, car ça avait été son pire coup de la semaine… Et l’histoire de ses conquête de ce voyage…mettait entre autre une chèvre, parmi divers élément incongrus…»

Il se planqua rapidement derrière le mannequin, dans un vague effort de préserver son intégrité physique. Ce qui lui donna le loisir de se questionner sur sa démarche : était-il vraiment moins pire d’insulter gratuitement les performances sexuelle d’Éterna au péril immédiat de sa santé que de lui avouer qu’il s’était euphémiquement « croisé », sous un autre nom, dans une fameuse débauche ? Elle avait autant à perdre que lui dans cette histoire, cette bibliothécaire, non ? Si seulement il parvenait un jour à saisir que l’action précédée de la réflexion peut accomplir des miracles… Ou à tout le moins, prévenir des catastrophes.

« Mais ce n’était que sa propre version, hein ? De ce que j’en sais, peut-être qu’il ne racontait cela que parce que tu lui as refusé l’entrée!», ajouta-t-il de derrière son abri de fortune.

« Un peu comme ce gros pustuleux vicieux de Boris, qui a fini par se faire tatouer un jolie phallus sur la joue gauche contre la promesse de faveurs sexuelles qu’il attend toujours! Ha!»

Là, il venait très certainement de pousser le bouchon trop loin… Il n’avait pu s’en empêcher, cependant, tellement cette anecdote le faisait rire à chaque fois qu’il y repensait. Le pauvre type… Après que Damien et Eterna lui ait volé une véritable fortune, cette dernière avait été lui dire qu’elle se sentait triste pour que lui, et qu’elle le réconforterait de son corps si il lui prouvait qu’il la désirait plus que tout. Et hop, chez le tatoueur! Elle s’était enfuie en rigolant comme une gamine alors que ce dernier achevait la petite fente, tout au bout…

Ah! Non mais vraiment, quelle femme! Décidément le genre qui valait la peine qu’il balance sa couverture, à bien y réfléchir…
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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Dim 3 Fév - 10:33

Elle y était presque. Elle savait qu’elle le connaissait, il n’y avait pas que son physique, il y avait sa façon de parler et de se conduire aussi, elle était certaine d’avoir déjà engagé une joute verbale ou deux avec cet homme. Et donc en Finlande. Mais les souvenirs de cette semaine ne voulaient pas lui revenir, peut-être parce qu’elle avait été particulièrement intense en événements loufoques en tout genre (elle avait eu besoin de se détendre après un cas particulièrement difficile alors qu’elle était encore en formation et avait un peu trop lâché la vapeur). Et plus il racontait n’importe quoi, avec son syndrome d’Asperger ou son acteur de seconde zone, plus elle sentait qu’elle touchait au but. D’ailleurs, elle leva un sourcil outré quand il se permit de faire une réflexion sur son style de vie et contra : Alors d’une part, si on ne se connaît vraiment que depuis cinq minutes, je ne te permets pas de me juger et d’autre part, personne ne s’en est jamais plaint. Les jeunes devraient apprendre qu’il faut profiter de sa jeunesse pour éviter de finir en vieux cons coincés, si tu veux le fond de ma pensée. Mais encore une fois, sauf si tu as été impliqué et que tu redoutes que je parle d’une nuit torride dans le sauna avec le professeur de Duel à qui veut l’entendre, c’est pas tes oignons. Elle fit tourner sa baguette entre ses doigts d’un air absolument sûr de soi, ce qu’elle était. Elle était en train de lui proposer un traité de paix avant que ça ne se finisse dans le sang et les larmes et lui gâchait tout à se conduire comme un con. Certes, elle s’amusait pas mal à contrer ses phrases débiles, mais au bout d’un moment elle allait perdre patience (elle n’était pas connue pour se balader souvent avec ce bestiau et l‘égarait régulièrement, d’ailleurs si quelqu’un voulait lui offrir une laisse pour se l’arrimer solidement à son prochain anniversaire, le monde lui en serait sans doute reconnaissant) et ça n’allait pas être joli joli. L’adrénaline de son entraînement n’était pas encore redescendue et il risquait de goûter au finish made in Eterna, ce qui n’était pas souhaitable à grand-monde (sauf aux blondasses peroxydées qui se croyaient au-dessus de tout, coucou Raph !).

Enfin, il passait aux aveux. Arborant une moue triomphante, l’Auror s’assit confortablement sur son perchoir pour savourer sa victoire. Elle allait enfin avoir le fin mot de l’histoire et s’en délectait par avance. Sauf que ce n’était pas vraiment un aveu. Mais il venait de creuser sa tombe. Le « c’est un ami » ou « c’est un proche » ne fonctionnait pas vraiment, ce n’était pas comme si c’était la première fois qu’on le lui faisait. Elle plissa les yeux alors qu’il se cachait derrière un mannequin et se demanda ce qu’il allait sortir pour s’éloigner de la sorte. Sa baguette s’arrêta dans sa main et se pointa automatiquement vers lui. Et ses yeux s’écarquillèrent en entendant ce qu’il venait de dire. Elle sauta lestement à bas du bureau pour s’avancer vers lui alors qu’il essayait de pirouetter à droite, à gauche. Il venait de dire … quoi ?! Qu’elle était un mauvais coup ? Alors là, mauvaise pioche mon gars, il venait de descendre sur un terrain glissant et n’allait pas tarder à comprendre sa douleur. Il essayait de se défendre en disant que c’était sans doute des affabulations mais il avait déjà perdu. S’il y avait une chose à ne pas dire à Eterna, c’était bien ça. Déjà que l’autre bibliothécaire s’était permis de … BREF ! Elle allait lui péter les dents. En bonne et due forme. Elle en aurait presque rangé sa baguette pour faire craquer ses doigts un par un puis son cou. Mais … mais il se perdit lui-même. Il venait de se vendre. Boris. Une de ses plus belles réussites. Et la preuve par mille qu’elle était un SUPER COUP étant donné qu’un mec avait été JUSQU’À SE FARE TATOUER UNE BITE SUR LE VISAGE JUSTE POUR Y GOÛTER. HAHA ! Elle se passa la langue sur les lèvres, image parfaite d’une lionne affamée sachant que sa proie était acculée. Il n’y avait que le mur derrière Charles et il était foutu. Surtout que son nom lui était revenu et elle le murmura avec délectation : Damy boy … Je croyais que tu avais compris qu’aucun homme ne pouvait se foutre de ma gueule, pourtant … Vilain garçon. Il va falloir que je te réapprenne deux ou trois choses …

Elle agita son index gauche sous son nez tandis que sa main droite raffermissait sa prise sur sa baguette : Et ne me ressors pas ton histoire de frère sinon je me verrai dans l’obligation de te déshabiller pour vérifier que tu as bien cette jolie marque de naissance en forme de croissant de lune sur la hanche gauche. Elle vint appuyer le bout de sa baguette sur son nez et plissa les yeux : Moi, ton plus mauvais coup de la semaine ? C’est pour ça que tu as demandé à ce qu’on remette ça dans la neige, qui ne te mettait pas vraiment à ton avantage, il faut bien le dire, sur et sous la table de poker, dans les billets qu’on avait piqué à Boris et … dans le funiculaire ? Oui, la mémoire lui revenait vite, d’un coup d’un seul et elle secoua la tête d’un air amusé : Tu crois que c’est une vie pour un professeur respectable, censé donner le bon exemple aux étudiants ? Surtout quand il ment sur son nom ? Ou alors il avait menti en donnant son nom là-bas, mais ce mec était vraiment louche dans tous les cas. Et en plus il venait de l’énerver donc ce n’était pas bon pour lui. Mais elle n’allait pas griller sa couverture en le mettant aux arrêts, non, pas tout de suite. Rapidement, elle combla l’espace entre eux, le plaquant entre le mur et elle. Elle se passa de nouveau la langue sur les lèvres et pencha la tête sur le côté pour le regarder : Alors, la mémoire te revient ou je vais devoir t’aider à la retrouver … d’une manière ou d’une autre ? L’une impliquant de lui arracher ses vêtements pour lui rappeler qu’elle était le meilleur coup qu’il avait sans doute jamais eu, l’autre de le suspendre par les pieds jusqu’à ce qu’il avoue. Ce serait selon l’humeur, à vrai dire …

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MessageSujet: Re: Dummies *ft Eterna*   Jeu 21 Fév - 15:36

Les carottes étaient cuites ; c’était la fin des haricots. Il s’était prodigieusement loupé sur ce coup, ce sur quoi s’entendait tout le règne végétal. En même temps, il n’avait vraiment pas eu de chance. Quelles étaient les probabilités qu’il retombe sur elle, ou qui que ce soit de sa vie d’avant, dans ce haut lieu de la sagesse et de la connaissance magique ? Il glisserait bien deux mots au coordonateur à propos de ses critères d’embauches, si le geste ne le forçait pas à se tirer dans le pied. Parlant de blessure corporelle, il avait des soucis plus concrets à gérer à propos de son intégrité physique. Parce que cette bibliothécaire semblait sur le point de se transformer en veuve noire…

« D’accord d’accord, je m’avoue vaincu! Je t’en prie, ne me tatoue rien sur le visage. »

Il leva les deux mains au dessus de sa tête en guise de reddition, essayant de son mieux de créer un peu d’espace entre son visage et l’extrémité de sa baguette.

« Mais comprends moi, j’étais un peu blessé que tu ne me replaces pas. Je croyais que nous avions eu du bon temps durant cette semaine. Et comme moi j’en conserve un souvenir aussi précieux que vivace… Vois ça comme une petite vengeance pas bien méchante. Fair and Square. Pas besoin de finir à coup de baguette quand même, non ? Tu le sais bien que tu seras toujours le meilleur coup auquel un type comme moi puisse prétendre! »

Il lui décerna un petit clin d’œil complice, en faisant de son mieux pour contrôler sa mémoire, recréant une série d’événements peu propices à une conversation sensée et professionnelle. Surtout considérant la proximité d’Éterna.

[i] Ohhh, cette chute de reins...[i]

« Je ne te croyais pas si susceptible. Ton père ne t’a pas assez donné d’amour quand tu étais gamine? Remarque, je ne me serais pas non plus attendu à te retrouver occupant un poste de bibliothécaire. Plutôt quelque chose comme entraîneur de pole fitness peut-être ? Ou chasseuse de prime. Tu aurais fait une Bond girl exceptionnelle. Je peux voir le génie derrière l’idée, par contre : même un petit sorcier turbulent dans mon genre serait devenu un rat de bibliothèque. »

C’était un peu grossier, comme amadouement, mais il tentait tout ce qui pouvait diminuer les charges retenues contre lui.

« Si tu promets de ni me mutiler, ni m’humilier publiquement, je te raconte mon histoire. Deal ? »

Cela commençait plutôt mal… il n’avait même pas croisé quelqu’un de Salem, ceux qu’il croyait le plus susceptible de griller sa couverture, que déjà il se voyait contraint de se balancer. À ce rythme, il se retrouvait dehors aussi rapidement qu’il était entré, avec en prime quelques sorciers qui ne verraient que d’un bon œil que quelqu’un ne s’occupe de lui faire la leçon…

Avec un peu de chance, peut-être que ses rapprochements temporaires avec Eterna seraient suffisants pour ne pas qu’elle ne le dénonce aux hautes autorités ? Après tout, mis à part leur façon de faire face à l’adversité, ils avaient beaucoup en commun….
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