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 « Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. » A. C.-S. } Greg

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MessageSujet: « Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. » A. C.-S. } Greg   Dim 27 Mai - 21:18

    oOo


    Bonjour, je m’appelle Philippine de la Plume et je suis une névrosée de première. Voilà à peu de choses près le discours qu’aurait pu tenir la jeune femme fasse à son miroir si l’anxiété et le trac ne lui collaient pas la langue au palais. Enfin, déjà aurait-elle dû commencer par « bonsoir », en réalité, voire « bonne nuit » car il n’était pas loin d’1h30 du matin alors qu’elle effectuait les cent pas dans sa chambre, répétant à haute voix sa leçon qui n’en devenait que plus mécanique. Oh, elle en avait vu, à l’université, des assistants en pleine thèse à qui on déléguait un cours qui était leur spécialité, en dehors des monitorats. Sauf qu’elle avait légèrement oublié que ça serait un jour son cas à elle ou que Gregori était assez perspicace pour mettre le doigt sur les sujets qui lui tenaient à cœur et, de ce fait, lui offrir l’opportunité de les exposer elle-même.

    Beaucoup d’honneur, autant de pression, une louche d’angoisse, trois de maniaquerie et elle se retrouvait à compulser des notes pour un sujet qu’elle maîtrisait déjà mais pour lequel elle s’était auto-persuadée qu’elle ne parviendrait jamais à le rendre comme elle le devait, qu’elle risquait de tout embrouiller, perdre les étudiants ou perdre ses propres moyens à la moindre petite question qu’on lui poserait. Malade d’angoisse, malade de tout, Bubo l’observant d’un œil fatigué bien qu’incrédule, Philippine n’avait qu’une solution qui se martelait dans son crâne et pour laquelle elle hésitait fortement opter.

    Pourtant, il était 1h45, la fatigue était tapie dans son regard, attendant que sa nervosité retombe d’un cran pour la happer toute entière. C’est presque machinalement qu’elle sortit de son appartement pour déambuler à la lueur d’un lumos jusqu’à la résidence de quelqu’un d’autre. Partager son inquiétude n’était guère dans les habitudes de cette taiseuse pour qui le moindre mal était enfoui sous douze couches de pondération et autant de déni. Non, à dire vrai, c’était avant tout le fond et non la forme pour lequel l’ancienne Serdaigle venait quérir un assentiment. Trois petits coups légers sur la porte après s’être fait longuement violence pour passer à l’acte, le sort était jeté. Mentalement, la demoiselle compta les secondes oubliant le traditionnel « crocodile » à accoler au chiffre et, arrivée à 15, vitesse TGV, décréta que tout le monde devait dormir d’un sommeil de plomb et qu’il était sans doute mieux ainsi, afin de ne pas déranger les Di Marco à cette heure indue.

    L’arbitraire conclusion selon laquelle le temps « normal » pour venir ouvrir une porte à un moment anormal était désormais écoulé la poussa à faire demi-tour et repartir d’où elle était venue sans demander son reste. Toutefois, un craquement qui lui parut être celui d’une charnière qu’on ouvre la stoppa dans son élan et elle s’entendit débiter, tout en faisant volte-face … oOo Je suis désolée de vous déranger à cette heure, Monsieur professeur Di Marco Gregori ?, achevez-la ? Pivoine, elle eut un regard à la ronde, espérant naïvement trouver un élément assez farfelu qui lui indiquerait qu’en réalité elle était au beau milieu d’un rêve, avant de constater qu’elle rêvait surtout éveillée, là, et qu’il était judicieux de rajouter quelque chose pour ne pas avoir l’air définitivement stupide, à redonner du « Monsieur » et du « vous » à cette époque de l’année scolaire, oOo Je … ne sais pas si tu as une minute à m’accorder, je sais bien qu’il est tard et … je comprendrais donc que … oOo Oui, finir les phrases était en option. Et, vu son air, on aurait plutôt cru qu’elle allait demander à son directeur de thèse de l’aider à enterrer un corps plutôt que « juste » donner son avis sur une leçon …

    oOo
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MessageSujet: Re: « Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. » A. C.-S. } Greg   Mer 22 Aoû - 18:36


    Un jour, Solène avait regardé Gregori, homme dont elle avait été l'ombre fidèle pendant des années, et lui avait dit de sa petite voix mutine : « C'est drôle, » la jeune française adorait commencer ses phrases de la sorte, sachant en plus que cela faisait toujours sourire le politicien avant même qu'elle n'ait encore dit quoi que ce soit « quand je vous vois, j'ai tout de suite ce poème qui me vient, vous savez, Baudelaire : Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. » Elle avait ri doucement alors qu'il laissait simplement choir son dos dans son siège en la fixant de son regard tranquille teinté d'amusement, tête légèrement penchée sur le côté. De légères fossettes naissaient au creux de ses joues rasées impeccablement. Sa secrétaire avait toujours eu ce genre de petites attentions agréables, et c'était ce qui avait rendu sa présence aux côtés du Secrétaire d'état presque indispensable, à l'époque. Encore aujourd'hui, il lui arrivait de regretter qu'elle ne soit pas là, au matin, pour entendre son bonjour guilleret quand il entrait dans son bureau. Elle arrivait toujours avant lui, sauf quand il avait un avion atterrissant très tôt, et il s'étonnait encore parfois qu'elle ne soit plus là. Il ignorait d'ailleurs tout de ce qu'elle avait fait après qu'il soit banni des rangs du Ministère, et n'avait jamais cherché à savoir. Peut être avait-il peur de voir qu'elle avait repris du service auprès d'un de ses nombreux ennemis, ou peut être simplement n'avait-il pas la force de se replonger dans son ancienne vie.

    Pourquoi repensait-il à elle maintenant, et à cette anecdote amusante, comme sortie de nulle part ? Parce qu'à présent, sa vie était partagée par une toute autre jeune femme, tout droit venue de Belgique, cette fois, qui, si elle avait peu de traits communs avec sa Solène, était tout autant appréciée du professeur. Elle avait, par la présente, fait remonter à la surface de sa conscience quelque peu éteinte ce souvenir, alors qu'elle se tenait là, devant sa porte, à une heure quelque peu avancée de la nuit, aussi tendue qu'un élastique prêt à craquer. Ce même visage imperturbable et serein l'avait accueilli alors qu'il avait ouvert, affublé d'une chemise blanche ouverte qu'il avait commencé à reboutonner de moitié ainsi que d'un simple jean, pieds nus.

      « Bon... »
      « Je suis désolée de vous déranger à cette heure, Monsieur professeur Di Marco Gregori ? »
      « Soir. » Finit-il en riant sous cape - n'y voir ici aucune ressemblance avec Dracula.
      « Je … ne sais pas si tu as une minute à m’accorder, je sais bien qu’il est tard et … je comprendrais donc que … »
      « Entre. » Trancha-t-il d'une voix douce en s'effaçant pour la laisser passer.

    Gregori n'était pas spécialement le genre bavard, mais ce n'était pas parce qu'il voulait couper à une discussion ; c'était dans ses habitudes d'être direct et concis, et ce caractère calme et rigoureux faisait, quelque part, partie son charme.

    L'accompagnant jusqu'à la table où trônait une pile de dossier divers dont quelques uns étaient restés ouverts, il remit un peu d'ordre, les rangeant négligemment sur un coin de la table avant de lui tirer une chaise - qu'il dépouilla elle aussi d'un carton ouvert - où s'asseoir, souriant avec gentillesse.

      « Tu veux boire quelque chose ? Eau, jus... Ou du vin, peut être ? Je n'en bois que très rarement ces derniers temps alors c'est peut être l'occasion d'ouvrir une bouteille. » S'enquit-il en hôte élégant et raffiné qu'il était, restant debout.

    Ses yeux la fixaient tranquillement, ni trop insistants, ni trop distants, alors qu'il attendait patiemment qu'elle prenne la parole après avoir dépassé son apparente gêne d'avoir introduit ses appartements. Gregori, lui, n'y voyait là aucun inconvénient, et bien qu'il ne l'avait pas exprimé à voix haute, son attitude décontractée en témoignait à sa place.

      « Alors, tu avais quelque chose à me demander ? »

    Nouveau sourire avenant alors qu'il continuait de la regarder, personnifiant l'ordre, le calme et la volupté à la perfection, s'opposant à l'angoisse et l'impatience qui émanaient de la jeune femme. Quant au luxe et la beauté, c'était quelque chose qu'il ne se serait pas permis d'affirmer lui-même, hormis pour sa vis à vis à qui le dernier adjectif collait très bien.
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MessageSujet: Re: « Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. » A. C.-S. } Greg   Sam 22 Déc - 17:55

oOO


Alea jacta est, songea fugacement Philippine au bruit de charnière qui résonna dans son dos. Son geste ne tenait en rien de l'audace. Ainsi frapper à la porte de son Directeur de thèse lui avait coûté cher en battements de cœur désordonnés et en boule à l'estomac. Tout ça pourquoi ? Ne pas regretter ensuite de ne pas avoir reçu la validation ultime, celle qui lui permettrait d'être face à ses étudiants demain, un cran de Nervosité en moins. La responsable de ces toc toc n'était en réalité autre qu'elle, appelée aussi Angoisse, Stress ou Peur. Quel que soit son visage, elle poussait les gens à faire beaucoup de choses, dont déranger quelqu'un au beau milieu de la nuit ... avant de leur souffler au creux l'oreille qu'une attitude si cavalière était tout de même très déplacée. Etouffée par cette dichotomique prise de tête, l'ancienne Serdaigle fit demi-tour pour vérifier si quelqu'un avait bel et bien tourné la poignée et répondu à son appel. Un sourire mi-penaud mi-désolé étira ses lèvres pâles tandis qu'elle détaillait la mise de Gregori. Voilà. VOILA. Elle l'avait réveillé - était-ce si imprévisible ? - et il s'était dépêché de venir lui ouvrir à cette heure indue. Demain, elle lui apporterait un gâteau ou quelque chose, n'importe quoi pour le remercier d'ainsi sacrifier un bout de sa nuit pour une de ses crises de doute existentiel ... oOo Bon ... oOo Je suis désolée de vous déranger à cette heure, Monsieur professeur Di Marco Gregori ? oOo Soir. oOo Désolée. oOo S'excusa-t-elle une fois de plus lorsqu'elle constata qu'elle l'avait interrompu purement et simplement. Hrm. L'air détendu du professeur eut au moins le mérite de l'apaiser quelque peu et elle s'autorisa un sourire, moins crispé, cette fois.

La thésarde s'enquit ensuite des disponibilités du sorcier, comprenant parfaitement qu'il la congédie s'il le désirait. oOo Entre. oOo Une expression reconnaissante se dessina sur ses traits et elle inclina légèrement la tête en un remerciement muet. L'animagus s'engouffra alors silencieusement dans la pièce, restant dans l'entrée le temps que Gregori la rejoigne. Prendre des initiatives dans pareil contexte ... ? Non. Elle n'allait pas mener davantage une danse à laquelle elle osait déjà imposer un tempo décalé. Arrivée près de la table, elle se sentit confuse de contraindre l'Italien à mettre de l'ordre pour lui trouver une place. Elle se fit toute petite sur sa chaise, serrant machinalement ses parchemins contre elle comme une bouée de sauvetage. Normalement, elle n'aurait aucunement dû autant s'en faire. Son vis-à-vis respirait la douceur et la bienveillance. Mais ... la rationnelle Wallonne perdait la moitié de sa capacité d'observation dans le gouffre de l'anxiété. oOo Tu veux boire quelque chose ? Eau, jus... Ou du vin, peut être ? Je n'en bois que très rarement ces derniers temps alors c'est peut être l'occasion d'ouvrir une bouteille. oOo Oh oui, très volontiers, merci. oOo S'empressa-t-elle de répondre, sans réellement réaliser qu'elle venait de signer pour du vin alors qu'elle n'en buvait jamais.

Ses pupilles couleur noisette balayèrent l'espace, s'arrêtant de-ci de-là lorsqu'une ombre imaginaire semblait se découper sur le mur. Si Gregori n'avait pas l'air indisposé, la thésarde vérifiait malgré tout qu'il n'en était pas autrement pour Ada qu'elle ne désirait pas réveiller en faisant trop de bruit. Comment ça, parano ? oOo Je t'ai réveillé ? oOo S'enquit l'ancienne étudiante de Poudlard, la lèvre inférieure coincée entre l'émail de ses dents. Lorsqu'elle se surprit à enrouler et dérouler méthodiquement la liasse de feuilles qu'elle avait entre ses doigts, Philippine se força à les mettre sur la table avant de les transformer en chiffon. oOo Alors, tu avais quelque chose à me demander ? oOo Oui, pour ma leçon de demain, en réalité ..., indiqua-t-elle, tapotant du bout de l'index la première page de son travail. Je n'ai pas .... enfin, je ne suis pas absolument convaincue d'être claire dans le plan de mon exposé. Je sais que c'est une matière que j'adore mais j'ai justement un peu peur d'oublier de parler d'évidences, en fait. Tout ceci n'était en rien de la vantardise. Philippine était plutôt consciente qu'un enseignant qui expose un thème avec l'intime conviction que tout le monde comprend parce qu'il est calé sur le sujet est à peu près la pire chose pour un étudiant. Un peu comme si on lui demandait d'apprendre le latin à quelqu'un. Les déclinaisons et leur organisation tenaient désormais du réflexe dans son crâne, réflexe acquis grâce à un cheminement et une progression dans la façon dont on lui avait présenté les choses. Et le tout était, justement, de se remémorer ces mécanismes pour une transmission optimale et parfois, la Wallonne doutait - étonnant, non ? - d'avoir identifié les bons. oOo Du coup, si tu pouvais me donner un avis, tu me sauverais la vie. Au moins je serais sûre que je n'oublie pas des étapes importantes, pria-t-elle. Parfois, cela pourrait être pratique que les étudiants puissent lire dans notre tête le cheminement exact de notre pensée. oOo Ajouta la demoiselle sur un ton à mi-chemin entre la plaisanterie et la réflexion. Enfin ... non parce qu'avec certains professeurs, il y aurait certainement eu de quoi se perdre. Et lar-ge-ment. Basile, is that you ?

oOO
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MessageSujet: Re: « Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. » A. C.-S. } Greg   Sam 19 Jan - 1:35


    Clairement, depuis la dernière fois qu'il avait vu son amie amatrice de poésie française, le luxe et l'ordre s'étaient éclipsés de son quotidien, pointant aux abonnés absents depuis un certain temps. Fini de se complaire dans le faste et le confort, adieu également le bureau bien rangé où le tapis n'avait pas un pli et rien ne dépassait... Ne lui restait de vaillant que son calme, cette même imperturbabilité dont il faisait preuve en ce moment même face à elle, bien qu'elle soit teintée d'un certain amusement et d'un soupçon de tendresse, et également de quelques accents de fatigues qu'elle sembla remarquer puisqu'elle s'enquit :

      « Je t'ai réveillé ? »

    « C'est drôle, tout de même, » pensa-t-il soudain, singeant Solène malgré lui, « c'est depuis que je ne suis plus en course pour la place de Ministre que j'ai le moins de répit, et que je dors le moins. » Parfois, il se demandait qu'est-ce que ça aurait été si il l'avait obtenu... Il ne doutait pas cependant du fait qu'un tel poste lui aurait donné des insomnies, surtout vu ce qu'on avait eu l'air d'attendre de lui simplement dans l'hypothèse où il aurait un jour occupé cette position.

      « Pas le moins du monde. » Répondit-il simplement, s'extirpant alors à ses réflexions.

    S'il commençait à se perdre dans ses élucubrations mentales, il n'était pas rendu. Finissant de débarrasser, il tâcha donc de se conduire en hôte décent, sortant deux verres et la dite bouteille qu'elle avait été gré de bien vouloir partager avec lui, ce dont il était ravi. Il voulait faire en sorte de mettre son invitée à l'aise malgré un environnement de travail peu familier et le fait qu'il ne s'agirait que d'une discussion professionnelle... Cela lui semblait naturel, et commencer par lui offrir à boire lui semblait un bon début. Après tout, elle était chez lui, dans son foyer et celui de sa femme, il se voyait donc mal réagir de la même façon que si elle avait simplement toqué à la porte de son bureau. Remplissant les deux verres de moitié, il relança la conversation vers le sujet qui les intéressait tous deux, attendant de savoir ce qui la tracassait tant à cette heure de la nuit :

      « Oui, pour ma leçon de demain, en réalité ... Je n'ai pas .... enfin, je ne suis pas absolument convaincue d'être claire dans le plan de mon exposé. Je sais que c'est une matière que j'adore mais j'ai justement un peu peur d'oublier de parler d'évidences, en fait. Du coup, si tu pouvais me donner un avis, tu me sauverais la vie. Au moins je serais sûre que je n'oublie pas des étapes importantes. Parfois, cela pourrait être pratique que les étudiants puissent lire dans notre tête le cheminement exact de notre pensée. »
      « Voyons voir ça... » Acquiesça-t-il simplement en se saisissant de la liasse pour lire.

    Parcourant le parchemin des yeux en silence, il tendit la main sans le quitter des yeux vers son verre, sourcils légèrement froncés par la concentration. Il le porta à sa bouche sans interrompre sa lecture, appréciant le goût sucré caractéristique du breuvage en passant sa langue sur ses lèvres, puis il finit par exposer avec simplicité :

      « Très bon. » Il avait relevé les yeux vers elle pour prononcer ces deux simples mots, soutenant son regard avec assurance quand, voyant le double-sens possible à y donner, il reposa son verre pour compléter : « C'est très bon, comme plan. Clair, complet... Et la direction choisie pour traiter le sujet est parfaite. Très bon angle. Bref, en somme, c'est très bon, pas d'inquiétudes à avoir, je suis sûr que tu le maîtriseras parfaitement. »

    Durant sa tirade, il avait posé brièvement sa main sur le bras de sa protégée pour lui transmettre ainsi toute sa confiance et son soutien. Puis, ayant terminé, il laissa choir son dos contre le dossier de sa chaise, reprenant son verre pour l'approcher tranquillement de ses lèvres à nouveau pour en respirer l'arôme. L'expression de son visage respirait la sérénité quand il reprit :

      « Ce vin aussi, d'ailleurs, est très bon. Si tu aimes le blanc, le Gewurtz doit te plaire... Tu connais peut être déjà, c'est un vin alsacien. Pas trop loin de ta contrée natale, me semble-t-il. »

    Il eut un demi-sourire tout en prenant finalement une gorgée du nectar. Le seul ennemi de Philippine, il le savait, serait son stress... Et son manque de confiance. C'est pourquoi, ce soir, s'il s’emploierait d'abord à la rassurer, il le ferait aussi à tenter de l'aider à se détendre un peu. Prendre de la distance avec les choses au lieu de tout prendre tellement à coeur, même si il était le premier à le faire. L'aider à profiter, simplement, d'une soirée au calme avant sa présentation, au lieu de la passer à se faire bouffer par son angoisse et son perfectionnisme.

      « Si jamais, après ce verre, tu veux tester certains points de ton exposé face à moi... Ada est avec Eterna donc, on a toute la nuit devant nous... Tout le temps nécessaire pour te convaincre. Moi c'est déjà fait. »

    Il sourit, sincère. Il avait l'habitude des girl's night des deux jeunes femmes et savait donc qu'elle ne rentrerait pas, restant généralement dormir là bas. C'était bien pour ça, d'ailleurs, qu'il s'était autorisé à veiller ainsi ; et ce n'était peut être pas plus mal, au final, qu'il ne soit pas seul ce soir. Cela lui éviterait de ressasser une fois de plus sans plus de succès que les précédents les éléments en sa possession et, ainsi, à affronter une fois de plus la frustration.
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