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 If you take a life, do you know what you give ? - Ft. Luis

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MessageSujet: If you take a life, do you know what you give ? - Ft. Luis   Ven 18 Mai - 19:47


Luis & Eterna



« Luis, je me doute que tu ne t'attendais pas à un mot de moi. Mais j'ai besoin de toi. Rendez-vous aux falaises, à minuit. Si on te surprend, dit que la bibliothécaire t'a collé, et t'a donné rendez-vous là-bas. Je compte sur toi. Eterna. PS: ce message s'autodétruira après lecture. Un message peu anodin, glissé habilement dans les affaires de l'Argentin. Quand et comment ? Jamais elle ne le dirait, une professionnelle ne révélait jamais ses secrets. Pourquoi l'aurait-elle fait ? Elle était quasiment sûre que ces mots étaient bien arrivés à leur destinataire, et c'était tout ce qu'il comptait. S'il viendrait … ? C'était une autre question, et la réponse n'était pas certaine. Eterna n'avait pas réellement reparlé au meilleur ami de son cousin depuis qu'elle avait pris ses fonctions sur l'île, peut-être parce qu'ils étaient un des seuls à savoir qu'elle se foutait des livres comme de l'an quarante et qu'elle ne voulait pas avoir d'explications à donner, même s'il n'oserait sans doute pas en demander. Disons simplement qu'elle évitait de trop se souvenir du pourquoi du comment elle était là. À savoir ces longs mois passés à l'hôpital au chevet de Marwin, bien évidemment, mais aussi … et surtout … ce qu'elle avait fait. Il y avait deux personnes officiellement au courant, en plus de son frère. Enfin, plus ou moins officiellement, disons qu'ils l'avaient deviné tous seuls. Taïni, qui était là quand elle était partie en chasse, et passée dire au revoir à son cousin, au cas où elle y passe dans l'action. Et Luis. Qui l'avait lu dans son regard à un moment, quand il avait vu l'article dans le journal, sur ces huit orpailleurs massacrés, et qu'il disait espérer que ce soit les salauds qui avaient fait du mal à son ami. Ce à quoi Eterna avait répliqué, de manière sibylline, que justice serait toujours faite, d'une manière ou d'une autre. Un aveu ? En quelque sorte. Elle sentait surtout la colère du jeune homme et souhaitait l'apaiser. Ce qu'elle était parvenue à faire. Au moins, il ne se rongerait pas, de cette haine qui l'avait tellement consumée qu'elle avait commis l'irréparable.

Et c'était au final de cela dont il s'agissait. Cette nuit où tout avait basculé, où elle avait fait justice par elle-même, bafouant son engagement chez les Aurors pour ne pas en trahir d'autres, plus profonds, plus importants pour elle. Elle ne regrettait rien mais était hantée par ces images, ces souvenirs. Elle devait vivre avec, elle le savait, et ce n'était pas le souci. Le souci s'était déclaré l'avant-veille, la nuit, quand Hester l'avait retrouvée avec son couteau à la main, couverte de sang. Somnambulisme meurtrier, tout ceci commençait à devenir dangereux et surtout à cause de l'arme qu'elle tenait entre ses mains. La lune se reflétait sur l'acier de la lame, souillée de sang, qu'elle caressait des doigts, pensive, perdue dans cette contemplation, plutôt que dans celle du paysage magnifique qui s'offrait à elle, perchée qu'elle l'était sur le haut des falaises de Nameless. Son amie la lui avait restituée, même si elle avait senti sa réticence à le faire, devinant qu'il y avait plus qu'une histoire d'une fois, sous ce simple objet moldu. Et comment … Le vent semblait apporter à l'Américaine les hurlements de ces hommes qu'elle avait massacrés, écorchés, émasculés, torturés, jusqu'à ce qu'ils supplient, qu'ils pleurent, qu'ils prient. Mais rien n'avait arrêté la course de son bras vengeur. Et elle n'était pas prête à en payer les conséquences. Elle n'avait fait que rendre la justice, elle-même, certes, ce qui n'était pas légal, mais d'un point de vue personnel, elle n'avait pas l'impression d'avoir fait quoi que ce soit de répréhensible. Ce qui ne serait sans doute pas l'avis de ses supérieurs s'ils finissaient par se pencher sur son cas. Et connaissant l'amour qu'Owen lui portait, elle ne pouvait pas prendre ce risque. Elle tenait à sa vie, à sa liberté, à son emploi. D'Auror, hein, les livres pouvaient bien aller se faire voir chez les caribous, en ce qui la concernait. Il lui fallait faire disparaître les preuves. Et la seule preuve, elle la tenait entre ses mains. Mais pourquoi diable avoir besoin de Luis ? Vous n'avez pas compris ? Les explications allaient venir, juste un peu de patience.

Son oreille entraînée capta finalement des pas qui chassèrent les grincements des esprits, les dispersant comme une volée de mouettes criardes. Elle ne se retourna par immédiatement vers lui, reprenant contenance et rangeant l'arme du crime dans sa poche, pour l'accueillir de façon un peu plus convenable qu'avec son message d'espion. Elle fit craquer son cou et posa son regard sur les vagues, agitées ce soir, prenant la parole alors qu'il arrivait à sa hauteur. Bonsoir. Je suis contente que tu sois venu. Elle se tourna finalement à moitié vers le jeune homme, enfouissant ses mains dans les poches de son jean: Tu n'as pas eu de problèmes pour venir ? ça restait important, déjà pour lui, il n'était pas question qu'il ait des ennuis à cause d'elle, et aussi pour le « plan » pour lequel il était préférable que le moins de personnes possible soit au courant de cet entretien. Désolée pour le message. Il n'a pas brûlé tes cours, j'espère ? Ces exploits pyrotechniques, elle les affectionnait tout particulièrement. Elle essayait de noyer le poisson ? Non. Elle tentait de le mettre à l'aise.

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Yolihuani

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MessageSujet: Re: If you take a life, do you know what you give ? - Ft. Luis   Lun 25 Juin - 17:21



    Arrivé dans son dortoir, Luis avait trouvé un mot glissé dans ses affaires. Pensant d’abord à Arrogance, il fut surpris d’y lire l’écriture d’Eterna, cousine de Marwin et bibliothécaire sur l’île. Auror infiltrée, aussi. Elle n’avait eu besoin de le lui dire pour qu’il le devine tout seul, sachant pertinemment quel métier exerçait réellement Baskerville. Il avait gardé son secret, comme bien d’autres plus sombres encore. Et quelque part au fond de lui, il était soulagé qu’elle soit là pour veiller discrètement sur eux. Il s’incluait dans le lot bien malgré lui, sans raison apparente. Non pas qu’il ait besoin de protection mais que l’idée lui plaisait si jamais quelque chose venait à mal tourner.
    Son invitation ne resterait pas réponse car l’Argentin comptait bien l’honorer. Il ne savait pas encore ce qu’elle pouvait bien lui vouloir mais avait une petite idée de ce qui la faisait s’adresser à lui : le meurtre des agresseurs de Marwin, qu’il avait découvert à la une d’un journal, alors qu’il rendait visite à son ami. En découvrant la nouvelle, il avait sourit et, s’il avait pu, il l’aurait remerciée. À la place, Luis s’était contenté d’un regard lourd de sens dans lequel il exprimait toute sa gratitude. Ils avaient payé leur crime et c’était tout ce qui comptait à ses yeux, que justice soit rendue comme elle l’avait dit elle-même.

    Il avait attendu minuit moins le quart pour quitter discrètement sa salle commune pour la rejoindre. Et heureusement pour lui, personne n’avait semblé le remarquer ce soir-là. L’école avait été moins facile à traverser mais il s’en était sorti là encore. Une fois sur l’île, il avait emprunté le chemin habituel pour se rendre au terrain de Quidditch avant de bifurquer vers les falaises où elle l’attendait. Un peu anxieux, il avait répété son message en boucle dans sa tête avant de se remémorer la façon dont il avait pris feu entre ses mains. Ses dernières étaient légèrement blessées mais il était trop habitué à la douleur pour s’en formaliser. Sa peau était devenue plus résistante que la normale à force de subir les cloques qu’entrainait une pression trop forte sur le manche de son balai chaque fois qu’il le montait. Luisantes de pommade cicatrisante, ses paumes effleuraient négligemment le tissu de son pantalon alors qu’il arrivait à leur lieu de rendez-vous.
    Il s’arrêta quelques secondes pour calmer son palpitant qui s’était affolé à la simple vision d’Eterna. Anxieux, il respira un grand coup avant de franchir la distance qui les séparait. Le jeune Martín cacha ses mains dans ses poches et s’arrêta aux côtés de l’auror qui contemplait la mer bien agitée ce soir. De son côté, l’adolescent la détailla sans retenue. Ses cheveux sombres virevoltaient au vent tandis que son visage affichait une expression tendue. Elle n’avait pas beaucoup dormi à en juger par ses cernes et ses yeux sombres plus rougis que la normale. Une vague de compassion le submergea et il lutta contre l’envie de poser une main sur son épaule. Elle le ramena sur terre en prenant la parole, le forçant à se ressaisir.


    Bonsoir. Je suis contente que tu sois venu. Il hocha la tête avant de sourire timidement alors qu’elle reprenait. Tu n'as pas eu de problèmes pour venir ? Son sourire se fit plus sincère alors qu’il passait une main dans ses cheveux, quelque peu gêné.
    Non, ne t’inquiète pas, j’ai l’habitude. Et c’était vrai. Ces derniers temps il n’était pas rare qu’il risque les sanctions pour se retrouver seul et respirer un peu. Il lui était difficile de rester enfermer et même si les fenêtres restaient grandes ouvertes, cela n’apaisait que peu son sentiment d’emprisonnement. Il y’a deux nuits de cela, le jeune homme avait failli faire une crise de claustrophobie à cause de cette impression d’oppression.

    Désolée pour le message. Il n'a pas brûlé tes cours, j'espère ? Il sortit son autre main pour les contempler ensemble alors qu’il les montrait à Eterna en se mordant la lèvre inférieure.
    Mes cours vont bien, mes réflexes un peu moins. Mais ça passera, j’ai mis de la pommade, j’ai l’habitude des cloques à cause du Quidditch. C’est juste les raisons qui diffèrent. Il était étrangement calme et sérieux pour une situation pareille mais maintenant qu’ils discutaient simplement, il ne voyait plus de raison d’être stressé par l’entrevue. La curiosité prenait l’ascendant sur toute émotion et empêchait son don d’élémentaliste de se manifester pour lui apporter un certain réconfort. Il n’avait plus été aussi maître de ses pouvoirs depuis bien longtemps.

    J’ai été étonné que tu m’écrives… Lâcha-t-il pour faire écho à ses pensées. Je crois que c’est bien la première fois que je me retrouve seul avec toi. Il marqua une pause pour lui adresser un sourire sincère avant de reprendre. Quelque chose ne va pas ? Est-ce que je peux t’aider en quoi que ce soit ? Il se sentait redevable pour ce qu’elle avait fait de son propre chef. Au fond de lui, Luis avait l’impression qu’il aurait dû l’accompagner pour l’aider dans sa besogne. Il se sentait lâche de n’avoir contribué en rien à cette entreprise. Et encore plus lâche de ne pas avoir ses tripes pour faire payer aux tueurs de sa mère. Bien qu’il fut trop jeune pour faire quoi que ce soit et que ces derniers croupissent actuellement en prison, un arrière-goût d’inachevé l’empêchait de tourner la page. Pour lui, justice n’avait pas été rendue ou du moins, pas dans sa totalité. Ils méritaient de souffrir mille fois pire que ce qu’ils avaient infligé. Mais ici n’était pas la question. S’il se trouvait en compagnie d’Eterna c’était pour une raison bien précise qui ne devait concerner en rien son histoire personnelle. Un jour, peut-être, il ferait preuve d’autant de courage qu’elle et trouverait la force de lui demander comment s’y prendre. Même si cela devait impliquer de commettre l’irréparable…


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MessageSujet: Re: If you take a life, do you know what you give ? - Ft. Luis   Lun 27 Aoû - 0:33

La scène lui semblait irréelle, comme chaque fois qu'elle repensait à la boucherie qu'elle avait perpétré dans la Forêt Amazonienne. Se tenait-elle réellement là, en face du meilleur ami de son cousin, au bord du gouffre tant physiquement que métaphoriquement, sur le point de l'impliquer dans non pas un, mais huit crimes qu'elle avait commis, sans compter l'attaque furtive dans les bois, il y avait quelques nuits de cela ? Elle se força à respirer profondément. Elle était étonnamment calme pourtant, comme s'ils étaient hors du temps et de l'espace. Son esprit logique et pragmatique était pourtant toujours en éveil et elle était au courant de tout ce que ses actes impliquaient et de ce qu'elle s'apprêtait à faire. Impliquer Luis ne l'amusait pas, mais si les choses continuaient à déraper, sa vie pouvait être fichue en un claquement de doigts. Il lui fallait assurer ses arrières. Mais elle ne forcerait pas les choses, à aucun prix. Il y avait des risques s'il acceptait sa proposition, enfin, sa requête, surtout, et elle voulait qu'il en soit conscient et soit prêt à les assumer s'il lui répondait positivement. Elle se tourna finalement vers lui alors qu'il commençait à parler, ne souhaitant pas vraiment garder cette image de statue de pierre tournée vers l'horizon, même si elle était bien loin d'être la jeune femme pétillante et détendue qu'elle était d'ordinaire. Chacun de ses traits était grave, indiquant que l'heure n'était pas vraiment au badinage, même si elle aurait aimé pouvoir simplement plaisanter avec lui et lui demandait comment allait Marwin au quotidien. Non, ne t’inquiète pas, j’ai l’habitude. C'est du propre, commenta-t-elle, l'ombre d'un sourire passant sur ses lèvres, faisant mine de se souvenir qu'elle ne devait pas l'encourager à ce genre de choses en temps que membre du personnel … et surtout en temps qu'Auror, ce qu'il savait plus que parfaitement. Mais elle avait fait tellement pire à son âge qu'elle ne dirait rien. De toutes les manières, cela l'arrangeait plutôt. Tu dois être sacrément doué pour que je ne t'aie pas encore attrapé ... Une petite boutade, l'air de rien. On ne chassait pas si aisément le naturel …

Mes cours vont bien, mes réflexes un peu moins. Mais ça passera, j’ai mis de la pommade, j’ai l’habitude des cloques à cause du Quidditch. C’est juste les raisons qui diffèrent. Elle fronça les sourcils et attrapa une de ses mains par réflexe, notant les cloques : Oh. Excuse-moi, je n'avais pas pensé à ça ... La plupart des gens la lâchaient assez vite pour éviter ce genre d'incidents. Se sentant stupide de ne pas simplement avoir écrit de la détruire lui-même après l'avoir lu, elle ajouta : Si demain ça ne va pas mieux, fais un tour à l'infirmerie de ma part. Tu diras que la retenue a mal tourné ... Et Fedor aurait la solution, Fedor avait toujours la solution. Sauf à ce problème-ci, malheureusement, mais il ne pouvait pas être parfait sur tous les tableaux, ce serait trop facile. J’ai été étonné que tu m’écrives… Le jeune homme la rappela à la réalité et elle vint chercher ses yeux pour y plonger les siens. Effectivement, ils n'avaient pas eu un contact depuis le début de l'année, ce qui n'était pas un mal. Je me suis surpris à le faire, confessa-t-elle, en écho. Après tout, c'était un choix déroutant. Audacieux, certes, mais déroutant. Elle avait des collègues qui auraient pu l'aider et pourtant c'était sur lui que son choix s'était porté. Pourquoi ? Parce qu'il était extérieur à leur monde. Et qu'en cas d'enquête interne … ses partenaires seraient interrogés. Mais certainement pas le meilleur ami de son cousin. Je crois que c’est bien la première fois que je me retrouve seul avec toi. Vrai. Avant il y avait au moins Marwin inanimé, avec eux. Ce qui ne revenait pas au même, quoi que les médecins aient pu dire à tous les stades de l'affaire. Non, c'était inédit. Et pour cause ...

Quelque chose ne va pas ? Est-ce que je peux t’aider en quoi que ce soit ? Elle le considéra un moment, pesant le pour et le contre et se rendant finalement compte qu'il était peut-être un peu tard pour ça. Elle finit par baisser les yeux quelques instants. Ce sera oui pour les deux questions. Elle délogea un petit caillou du bord de la falaise qui passa par-dessus bord. Elle suivit sa course tant qu'elle le put, se rendant compte de l'ironie de la comparaison qui pouvait être faite avec ce qu'elle risquait. Il se peut que j'aie des ennuis dans très peu de temps. Du genre … gros ennuis. Elle releva son regard vers lui, le sondant. Il n'y avait jamais eu de mots, mais elle savait qu'il savait … qu'il était au courant de ce qu'elle avait fait : J'ai perdu les pédales, et si cela remonte d'une manière ou d'une autre aux oreilles de mon supérieur, je risque une enquête interne. Les plus implacables des agents qui auraient sans aucun doute tôt fait de comprendre ce qu'elle avait fait, rien que d'après ses analyses psychologiques. Il ne leur manquerait que des preuves et malheureusement, elle avait pris la sale, détestable et dangereuse habitude de garder l'arme du crime … sur elle. Elle aurait dû la jeter, avec les corps, s'en débarrasser avec Adrian cette nuit-là, mais elle avait voulu la garder « en souvenir ». Pour se rappeler de ce qu'elle avait fait. Comme si elle pourrait un jour l'oublier … Ses dents grincèrent et elle le considéra un moment : J'ai effectivement besoin d'aide, Luis. De la sienne, s'il le voulait bien. Mais si je tombe, je ne veux pas t'entraîner avec moi. C'est loin d'être sans risque. Sourcils froncés, elle exposait : Ils ne sont pas encore après moi, et ne le seront peut-être jamais. Mais c'est une possibilité. Elle croisa les bras, plus comme rattrapée par le froid que dans une posture de défense et finit par conclure : Tu peux repartir, si tu le désires. Je comprendrais. Mais je veux que si tu restes … tu aies conscience de ce que ça implique. Elle se demandait si elle s'y prenait de la bonne manière : Ne te sens pas forcé à quoi que ce soit, d'accord ? Surtout pas s'il se sentait redevable. Elle jugeait que ce qu'elle avait fait relevait du dernier des égoïsmes... alors ce ne serait pas un argument recevable.

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MessageSujet: Re: If you take a life, do you know what you give ? - Ft. Luis   Sam 19 Jan - 21:15



    Luis n’arrivait toujours pas à se faire à l’idée qu’il se trouvait en compagnie d’Eterna sans qui que ce soit à ses côtés. Il ne savait pas vraiment comment se comporter à cause des secrets qu’ils partageaient. Et pas des moindres, il était question de vie ou de mort dans cette histoire. Néanmoins, il sentait tous les efforts fournis par l’auror pour le mettre à l’aise. L’air de rien, elle lançait des petites piques qu’il accueillait d’un sourire, amusé malgré tout. Il appréciait qu’elle ne garde pas son sérieux bien qu’il soit pressé de découvrir le pourquoi du comment de cette entrevue. Souhaitait-elle lui faire jurer de garder ce secret ? Ou, au contraire, voulait-elle lui faire oublier l’incident d’un sortilège savamment lancé ? Luis n’en avait aucune idée mais il ne parvenait pas à imaginer qu’il puisse lui être utile d’une façon ou d’une autre. Que pouvait être un simple élève à côté d’une auror expérimentée ? Rien dans le fond. Elle avait tout à lui apprendre et lui rien à donner à part des promesses ainsi qu’une oreille attentive.

    Oh. Excuse-moi, je n'avais pas pensé à ça ... Dit-elle en parlant de l’autodestruction de son mot. Oh c’est rien, vraiment. Un sourire gêné accompagna ces paroles alors que l’Argentin se grattait nerveusement la tête, regrettant de culpabiliser Eterna. Si demain ça ne va pas mieux, fais un tour à l'infirmerie de ma part. Tu diras que la retenue a mal tourné ... Promis… C’était pas comme si Fedor n’avait pas l’habitude de le voir… Il lui rendait visite au moins toutes les deux semaines pour un oui ou pour un non, blessure ou pas. Mais passons car la conversation prenait un ton plus sérieux au vu de cette rencontre inhabituelle. La curiosité avait démangé l’Argentin qui avait préféré jouer carte sur table aussi rapidement que possible. Et la réaction de la brune ne le surprit pas. Ils étaient tous les deux dans le même bateau alors. Surpris de se retrouver là après tout ce qui s’était passé. Normal donc que le jeune Martín s’empresse de poser des questions supplémentaires pour y voir plus clair. Ne sachant pas vraiment si la vérité serait plus agréable que l’ignorance.

    Quelque chose ne va pas ? Est-ce que je peux t’aider en quoi que ce soit ? Baskerville mit un certain temps à répondre sous le regard interrogateur de Luis qui ne savait plus vraiment où se mettre plus le silence s’éternisait. Heureusement, elle finit par prendre son courage à deux mains, du moins l’interpréta-t-il ainsi avant de répondre à moitié à sa question. Ce sera oui pour les deux questions. Il fixa ses bottes qu’elle ne semblait pas vouloir quitter du regard en se demandant si elle avait écrit un discours sous ses semelles… Là au moins, y’aurait une raison valable pour expliquer son comportement. Cette réflexion lui arracha un sourire débile mais il se ressaisit rapidement alors qu’elle reprenait la parole Il se peut que j'aie des ennuis dans très peu de temps. Du genre … gros ennuis. Il faillit lancer un alléluia lorsqu’elle le regarda enfin avant de réaliser l’impact de ce qu’elle venait de lui dire. Déglutissant avec difficulté il lâcha un petit : Ah ? J'ai perdu les pédales, et si cela remonte d'une manière ou d'une autre aux oreilles de mon supérieur, je risque une enquête interne. Je vois… Sauf qu’il ne voyait pas du tout… C’était juste pour empêcher le silence de débarquer à nouveau parce que ça le foutait franchement mal à l’aise et l’empêchait de se concentrer correctement. J'ai effectivement besoin d'aide, Luis. Qu’est-ce qu’il pourrait bien faire pour l’aider bon sang ? Cette question l’obsédait ! Parler à son supérieur ? On lui rirait au nez ! Mais passons, voilà qu’elle reprenait alors qu’il se lançait tout juste dans un débat mental. Mais si je tombe, je ne veux pas t'entraîner avec moi. C'est loin d'être sans risque. Ca devenait intéressant… et terriblement tentant, fallait l’avouer. Ils ne sont pas encore après moi, et ne le seront peut-être jamais. Mais c'est une possibilité.
    D’accord… Qu’est-ce que je peux faire ? Parce que franchement je vois mal comment je peux t’aider… Je suis juste un élève et toi une auror. Tu vois ce que je veux dire ? Lâcha-t-il enfin pour qu’elle comprenne son désarroi. Tu peux repartir, si tu le désires. Je comprendrais. Mais je veux que si tu restes … tu aies conscience de ce que ça implique. Ne te sens pas forcé à quoi que ce soit, d'accord ? Non, vraiment, il ne comprenait pas trop. Elle n’avait pas pu enterrer les corps sur l’archipel alors comment est-ce que l’entreprise serait périlleuse pour lui ? Ses maigres connaissances en droit ne l’aidaient pas du tout à vrai dire. Ecoute, il faut vraiment que tu dises les choses franchement, je suis pas une tête. Je comprends que la situation est délicate et que t’es dans la mouise, d’accord. Mais je vois pas, petit a, en quoi c’est dangereux et petit b, en quoi je peux t’être utile. Mais ce que je sais par contre, c’est que je ne vais pas partir. Il prit une profonde inspiration et posa ses paumes endolories sur ses hanches pour lui faire face de toute sa hauteur. Ce que t’as fait, c’est ce qu’il fallait faire. J’aurais aimé avoir ton courage et faire pareil pour les agresseurs de ma mère. Là on parle de Marwin. C’est comme un frère pour moi. Tu lui as rendu justice. Alors je suis prêt à assumer ce qu’il faudra assumer pour y contribuer ne serait qu’un peu. Tu me suis ? Il posa une main sur son épaule après s’être rapproché d’elle et du bord de la falaise dans la foulée. Maintenant détends toi, on y est pas encore et on peut peut-être empêcher tout ça, non ? C’était ce qu’il souhaitait réellement. Un espoir. Que tout cela n’ait pas été fait en vain et qu’elle ne paie pas d’avoir voulu venger ce qui devait l’être.


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MessageSujet: Re: If you take a life, do you know what you give ? - Ft. Luis   Mar 12 Fév - 18:00

Elle savait qu’elle se montrait mystérieuse, un peu trop sans doute et pas assez explicite. Mais elle ne voulait pas l’impliquer avant d’être certaine qu’il avait les épaules pour (ce dont elle ne doutait pas tellement) et qu’il veuille être de la partie. Elle ne venait pas lui demander d’organiser une surprise party pour son cousin et en cas d’enquête, il y avait beaucoup à perdre. Mais elle avait pris sa décision quand elle avait compris que rien ne ramènerait le Marwin d’avant, pas même un réveil. La vie de son cousin valait à ses yeux infiniment plus que la sienne. Mais ce n’était même pas la question. Son esprit extrapolait beaucoup, comme s’il refusait l’idée d’impliquer Luis dans ce beau merdier dans lequel elle s’embourbait chaque jour un peu plus. Parfois, souvent même, elle se détestait. Elle avait réussi à garder la tête froide longtemps mais l’inquiétude grandissante de Meleager avait fini par la gagner et il fallait qu’elle agisse. Maintenant. Je vois … Le pauvre ne devait pas voir grand-chose en réalité pour l’instant mais il y avait des choses, en tant qu’adulte responsable, qu’elle se devait de lui dire, de lui faire passer. Même si cela devait être une véritable purée de poix dans laquelle elle le faisait avancer. Entre ça et ses mains, il allait vraiment finir par croire qu’elle voulait le tuer, ou tout du moins le torturer. D’accord… Qu’est-ce que je peux faire ? Parce que franchement je vois mal comment je peux t’aider… Je suis juste un élève et toi une auror. Tu vois ce que je veux dire ? Justement, répondit-elle spontanément, comme si c’était la chose la plus logique au monde. Mais ça ne l’était pas, et il allait sans doute s’enfoncer encore plus profondément dans le brouillard si elle continuait. Bien. Il était sans doute temps … ce qu’il lui confirma plutôt rapidement : Ecoute, il faut vraiment que tu dises les choses franchement, je suis pas une tête. Je comprends que la situation est délicate et que t’es dans la mouise, d’accord. Mais je vois pas, petit a, en quoi c’est dangereux et petit b, en quoi je peux t’être utile. Mais ce que je sais par contre, c’est que je ne vais pas partir

Deux points. Deux bons points. Elle croisa les bras pour le jauger un instant, hochant simplement la tête alors qu’elle se rassemblait pour tout lui exposer dans l’ordre, sans rien omettre. Elle glissa tout de même un petit merci avant qu’il ne continue sur sa lancée. Ce que t’as fait, c’est ce qu’il fallait faire. J’aurais aimé avoir ton courage et faire pareil pour les agresseurs de ma mère. Là on parle de Marwin. C’est comme un frère pour moi. Tu lui as rendu justice. Alors je suis prêt à assumer ce qu’il faudra assumer pour y contribuer ne serait qu’un peu. Tu me suis ? ça, par contre, elle ne l’attendait pas. Elle n’avait jamais douté du bien-fondé de ses actions mais l’entendre de la bouche de quelqu’un d’autre était une chose inédite. Peut-être parce que peu de gens le savaient ? Que Meleager s’était contenté de hurler comme un putois qu’il aurait aimé venir avec elle ? Mais quelque chose s’alluma dans son regard alors qu’elle considérait la main de l’Argentin sur son épaule. Il y avait quelques mots qui avaient retenu son attention. « Les agresseurs de ma mère ». Elle ne connaissait pas l’histoire de ce jeune homme, même si elle l’avait vu quelque fois avec Marwin. Son cousin ne lui racontait pas la vie de ses amis, après tout. Mais il avait retenu son attention. La fin lui fit lâcher un léger rire et elle secoua la tête avant d’opiner du chef : Ouais, désolée, mais il fallait que je joue à l’adulte et à l’Auror responsable au moins deux secondes. Même si ça ne va pas vraiment avec ce que j’ai fait. Elle décroisa les bras pour poser les mains sur ses hanches et finit par dire : Et merci. Parfois je ne sais plus. Tu sais, quand tu fais mon métier, c’est le genre d’attitudes que tu condamnes. Alors c’est un peu perturbant. Certes, mais ils n’étaient pas là pour un examen de sa conscience. Elle se mordit l’intérieur de la joue, ce qui lui donna un air assez badass pendant quelques instants avant qu’elle ne relève les yeux vers lui. Ok. Voilà le topo.

Elle aurait aimé faire les cent pas, elle n’était pas vraiment du genre à tenir en place mais elle préférait le regarder, histoire que ce soit plus … correct. Personne n’est après moi pour l’instant. Normalement, je suis passée entre les mailles du filet. Mais j’ai fait une connerie l’autre jour, genre … grosse. Comme recréer la scène du crime dans son sommeil. Heureusement que ça n’avaient été que des animaux. Un spasme la secoua à ce souvenir et elle chassa l’air de sa main : Je ne vais pas t’emmerder avec les détails. Normalement les seuls témoins sont des amis et n’iront pas balancer. Mais on ne sait jamais. Alors ça m’a décidée à prendre certaines dispositions. Elle secoua la tête et exposa :J’avais pensé à tout. Ne pas user de baguette pour ne pas laisser de trace. Et j’ai gardé l’arme du crime. Une erreur de débutante. Enfin, en même temps, elle était une débutante en meurtre. Elle revint à lui, plantant son regard dans le sien : C’est ça que je veux que tu fasses pour moi. Que tu t’en débarrasses. Elle ne bougea pas : Je ne dois surtout pas savoir où, ni quand, ni comment. J’effacerai cette conversation de mes souvenirs d’une manière ou d’une autre, ou je les altèrerai mais il ne faut pas qu’on remonte jusqu’à elle. Elle finit par baisser les yeux et souleva le bas du dos de sa veste, sortant de sa ceinture un tissu enveloppant quelque chose. C’était maintenant ou jamais. Elle le considéra un moment, avant de reporter son attention sur le jeune homme : C’est beaucoup, je sais. Mais j’en ai vraiment besoin. S’il-te-plaît. Une simple formule de politesse, ce n’était pas une supplication. Si c’est trop, je trouverai un autre moyen. Oui, elle savait ce qu’il avait dit. Mais aligner actes et paroles, surtout dans ce genre de cas … elle ne lui en voudrait pas se rétracter et c’était ce qu’elle tentait de lui faire comprendre d’un regard.

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