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 Let's say we're even - Ft. Jaelyn

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Salem

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MessageSujet: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Ven 18 Mai - 13:55


Jaelyn & Joyce



Tombera, tombera pas … ? La jeune fille prononçant ses paroles était assise à califourchon sur le balcon, position peu appropriée quand on portait une jupe, mais quand on s'appelait Joyce Fetherston, on ne s'attardait pas sur ce genre de détails insignifiants. Ses dessous étaient noirs, en dentelle, et n'avaient rien de dégueulasse, et si cela gênait quelqu'un de les apercevoir, eh bien les personnes concernées n'avaient qu'à détourner le regard. Du bout des doigts, l'Américaine faisait tourner une bouteille d'alcool, de la tequila, à en croire l'étiquette, pleine aux trois-quarts, juste à l'aplomb du vide. Alors, est-ce qu'elle allait faire le grand saut, ou rester en sa possession encore quelques instants, minutes, qui lui permettraient de savoir si elle allait se cuiter ou non ce soir ? Elle préférerait que la réponse soit oui, surtout que Jaelyn devait la rejoindre dans quelques minutes, maintenant, alors elle espérait qu'elles allaient pouvoir au moins boire un minimum. Son amie était d'humeur massacrante depuis la soirée à la plage, après laquelle le Latino de ses pensées s'affichait avec une salope de Vélane. Joyce n'aimait pas les Vélanes, c'étaient des tricheuses. Aucun talent, pas de risque, alors bon. Bref, même si elle n'avait râlé qu'épisodiquement, elle se doutait qu'elle devait broyer du noir. Les sentiments, quelle plaie. En même temps, qui était-elle pour juger, elle qui tressaillait dès qu'elle entendait un ragot commençant par « Archibald Wilson ». Oui, mais non, ce n'était pas pareil. Elle ne l'aimait pas, c'était juste … une question de fierté. Ce connard avait rompu avec sa fée clochette de cours de récréation de maternelle, et apparemment il s'envoyait une mystérieuse fille qui commençait à la saouler très légèrement. D'accord, ça lui faisait péter les plombs de A à Z. Merde, pourquoi ne revenait-il pas, juste ? Point ! Quel enfoiré, quel bâtard …

Sa tension sous-jacente avait manqué de faire tomber la bouteille, et elle ne la rattrapa que de justesse avant qu'elle ne fasse de grand saut. Ah, non, pas question, c'était définitif, elle allait avoir besoin d'éthanol plus ou moins dilué dans un futur très proche. Bien sûr, il lui restait toujours un peu de poudre qu'elle avait négociée la nuit dernière avec un certain aristocrate britannique qui avait l'air d'avoir bien besoin de sa dose, lui aussi, même si elle était d'une autre nature. Mais ce ne serait pas suffisant, rien de tel qu'une tequila paf améliorée, et il y avait du citron et deux shooters à ses pieds, donc … Elle finit par empoigner la bouteille, soupirant, la dévissa avec ses dents, recracha le bouchon qui roula jusqu'à la porte ouverte, et s'envoya une longue rasade, pour la gloire. Et pour arrêter de se prendre la tête, aussi. Cette petite pute, quelle qu'elle soit, ne lui arrivait sans doute même pas à la cheville, et il reviendrait en rampant, un jour. Si elle le reprendrait ou l'assassinerait ? Elle n'avait pas encore décidé. Sa main redescendit, la bouteille à bout de bras, pendant dans le vide, alors que son regard s'attardait sur le lointain. Et là … ? Tombera, tombera p... Des bruits de pas attirèrent son attention, et elle reconnut sans le moindre mal la démarche légère et un peu dansante de sa bomba latina préférée. Avec un sourire goguenard, elle leva la bouteille pour l'accueillir: Tombera pas … t'as de la chance, bonita, elle allait se suicider, désespérée que tu n'arrives pas pour achever sa putain de vie. L'humour à la Joyce, on accrochait, et on adoptait, ou on passait son tour. Elle la lui envoya, essayant de charrier droit pour ne pas en mettre partout, avant de ramener ses deux jambes du côté de la terre ferme. Tu m'en veux pas, j't'ai pas attendue pour commencer … T'en as mis du temps, qu'est-ce que tu foutais ? J'suis contente de te voir, j'ai passé une journée de merde. Et toi, ça va? était ce qu'il fallait entendre par là ...

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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Ven 18 Mai - 15:13



L’eau coulait toujours, couvrant ainsi les respirations saccadées. Adossée contre le mur, Jaelyn reprenait doucement son souffle tandis qu’Archibald restait silencieux. Elle serait restée plus longtemps, le temps d’être certaine d’avoir calmé le rythme de son cœur, d’avoir refoulé les sensations qui étaient toujours légèrement présentes dans son bas ventre. Elle se décolla du mur, passa devant l’Américain et se posa sous le jet de la douche. Elle se passa rapidement les mains sur son corps, finissant de se laver le plus naturellement du monde. Secouant ses cheveux, elle tourna les yeux vers le jeune homme, toujours muet. Elle lui sourit dans un rire :

▬ Merci.

Remerciement qui voulait dire bien plus. Quelque chose comme : "un de mes meilleurs coups, je ne dirais pas non à une seconde fois, mais il parait que ça casse souvent le mythe." Elle se contenta donc de se pencher vers lui, collant son corps au sien, et déposa un baiser sur ses lèvres entrouvertes. Sans même un dernier regard, elle se tourna et sortit des douches. Une fois dans les vestiaires, elle se dirigea vers son sac qu’elle avait laissé au milieu de la salle, l’ouvrit et en sortit une robe courte. L’enfilant rapidement, elle ne se contenta que d’une culotte comme tout sous-vêtement et sortit de la salle. Elle était pieds nus et l’herbe lui chatouillait la pointe des pieds, lui arrachant un large sourire. Prenant la direction du château, elle ne croisa pas grand monde, l’heure de dîner approchait surement. Ses cheveux étaient toujours humides et elle sentait des gouttes d’eau couler le long de sa peau, traversant le fin tissu de son vêtement. Mais elle n’y prêta aucune attention. Lorsque ses pieds se posèrent sur le sol de l’école, elle grimaça légèrement à cause de la basse température des dalles. Elle accéléra le pas, montant les marches quatre à quatre afin d’arriver le plus rapidement possible dans son dortoir. Elle ne croisa pas Diego et en fut bien déçue, lui connaissant si bien le regard qu’elle arborait après une nuit de folie. Elle ne put pas le lui balancer à la figure et, déçue, entra dans sa chambre. Vide. Laka devait être de sortie. La Colombienne haussa les épaules et jeta son sac sur son lit, s’arrachant une grimace. Elle jeta un regard à son bras et y découvrit un large bleu. Fronçant les sourcils, elle alla pour le toucher lorsque ses côtes lui firent mal. Elle entra dans la salle de bain, se posa devant le miroir et quitta sa robe. Elle découvrit alors un corps meurtri, bleu à certains endroits, rouge à d’autre. Cette découverte lui arracha un sourire. Il était vrai que ce qu’elle venait de vivre n’était pas de tout repos, bien au contraire. Se penchant pour rattraper ton vêtement, elle souffla fortement, mais continua tout de même. Se rhabiller lui fit mal, tout comme se pencher et enfiler une paire de sandales. Elle en avait l’habitude. Les bleus, les douleurs musculaires, elle connaissait. Pas forcément pour les mêmes raisons, mais ce n’était pas quelque chose de nouveau pour elle. D’un coup de baguette magique, elle chauffa un peu les endroits qui lui faisaient mal et en profita pour se sécher les cheveux. De retour dans la chambre, elle posa le morceau de bois sur sa table de chevet, elle n’en aurait pas besoin là où elle allait. Elle avait promit à Joyce de passer une soirée avec et, elles ne s’amusaient pas à faire de la magie – ou du moins, pas de ce genre-là. La chamane sortit de son dortoir, alors qu’elle sentait les brûlures se réveiller un peu plus à chacun de ses pas. Le plus dur fut de descendre les marches, grimaçant à chaque fois qu’elle faisait un faux mouvement. Une fois arrivée au bon étage, elle accéléra donc le pas afin de pouvoir s’asseoir de plus tôt possible et, lorsqu’elle aperçu son amie assise sur le bord du balcon, elle sourit.

▬ Tombera pas … t'as de la chance, bonita, elle allait se suicider, désespérée que tu n'arrives pas pour achever sa putain de vie.

Jaelyn éclata de rire et attrapa habilement la bouteille, n’hésitant pas une seconde pour en boire une longue gorgée. L’Américaine passant une jambe par-dessus la rambarde, se retrouvant assise face à la Colombienne. Cette dernière alla s’asseoir à ses côtés, non sans une légère grimace.

▬ Tu m'en veux pas, j't'ai pas attendue pour commencer … T'en as mis du temps, qu'est-ce que tu foutais ?
▬ T’inquiète, t’as pas finit la bouteille, c’est ce qui importe, dit-elle avec un clin d’œil. Je sais que tu ne peux pas te passer de moi, guapa, mais il parait que la patience est une vertu.

Comme pour appuyer ses paroles, elle avala une longue gorgée d’alcool. Elle frissonna en sentant le liquide chaud couler le long de sa gorge ce qui lui arracha une nouvelle grimace. Elle finit par s’allonger sur le bord du balcon, la tête sur les genoux de son amie.

▬ Quant au pourquoi de mon retard, j’en ai encore des frissons, dit-elle dans un rire. Faut dire que c’était… waw. Pour te dire, Baskerville peut aller se rhabiller.

Elle tendit la bouteille à Joyce, restant silencieuse. Elle savait qu’elle allait lui demander un nom. Pourquoi ne le disait-elle pas directement ? Parce que la jeune Valdes était une reine. Et que les reines savaient se faire désirer.
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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Ven 18 Mai - 18:00

Sa camarade va la rejoindre, ce qui arracha un sourire satisfait à la demoiselle Fetherston, ayant au final pris goût à ne pas boire seule. Et à ne pas la regarder de travers quand elle s'accordait un petit extra. Ce soir, elle avait envie de poudre blanche, une petite douceur qui lui ferait le plus grand bien, en ces temps d'énervement intense. Jaelyn avait l'air beaucoup plus détendue qu'elle, ce qui ne l'étonnait pas outre mesure, au vu de l'air qu'elle arborait. Elle le connaissait bien, pour le voir dans le miroir assez souvent pour le reconnaître à coup sûr. Son amie venait de s'envoyer en l'air, et ça avait l'air d'être une affaire. Un mauvais coup ne faisait pas autant d'effet, on pouvait mesurer à chaque fois l'habileté d'un mec au bien-être de la fille après. Quoi, ce n'était pas que des conneries pour adolescentes en chaleur, après tout ! T’inquiète, t’as pas fini la bouteille, c’est ce qui importe. Boire en solitaire ? Quelle tristesse ... singea-t-elle, ostensiblement en auto-dérision totale. Car il était bien connu qu'elle n'avait aucun problème avec le fait de se défoncer en solitaire, après tout, on n'était jamais aussi bien servie que par soi-même. Je sais que tu ne peux pas te passer de moi, guapa, mais il parait que la patience est une vertu. Révise tes classiques, je suis une fille de petite vertu, alors imagine l'état de ma patience, querida. Ah, non, Joyce, il lui fallait tout, tout de suite, et c'était bien là son problème, d'ailleurs, à force de tout vouloir dans l'instant présent, elle allait finir par … finir. C'était le mot, pas besoin d'en faire plus. Mais elle s'en moquait.

Elle la laissa prendre place et sortit de la poche de sa veste l'étui métallique qui contenait son nécessaire « pour se repoudrer », comme elle aimait l'appeler. Maman, si tu nous regardes. Humour noir, cet hommage à cette junkie qui pourrissait dans son centre immonde depuis des années. Si elle allait finir comme elle ? Bien sûr que non. Elle, elle crèverait avant. Elle se décala légèrement, posant l'étui de l'autre côté, sortit la poudre et commença à tracer une ligne avec. Quant au pourquoi de mon retard, j’en ai encore des frissons. Tu m'étonnes, j'ai limite l'impression que c'est moi qui te fais de l'effet, tu trembles, darling. Bonne blague entre elles, ni l'une ni l'autre n'était de ce genre, dans les extrêmes, elle se calmait un peu quand on évoquait la possibilité de coucher avec une fille. Comme elle le disait cash: Non, pas vraiment, j'aime trop la b*te. Chacun son truc, ça ne la dérangeait pas que les autres le fassent. Le temps qu'elles n'essayaient pas avec elle. Pas homophobe, hein, gare. Mais … non merci, quoi. Ou peut-être une fois, pour se marrer. Perdue dans ces considérations lesbiennes, elle en avait presque oublié de quoi il en retournait. Presque, hein, parce qu'il ne fallait pas non plus pousser mémé dans les orties (quoi qu'elle ait fait).

Elle finalisait sa ligne alors qu'elle continuait à s'extasier. Faut dire que c’était… waw. Pour te dire, Baskerville peut aller se rhabiller. Ouah. Pourtant, y a pas à dire, il sait y faire, le Maître des Potions … et pas que. Elle se passa la langue sur les lèvres, attrapant paille et boîtier, prête à se l'envoyer. Attends, dis rien, j'essaye de deviner … un aussi bon coup, je connais sûrement, ou alors j'veux connaître. Suspendue dans son élan, elle réfléchissait. Meilleur que Meleager, comme il insistait pour être appelé pendant l'acte ? Il n'y en avait pas beaucoup. Là, comme ça … bon, pour elle, Jay, mais il avait quelques atouts en plus, quelques « pratiques » intéressantes, donc ça ne comptait pas. Considérant la bouteille qu'elle lui offrait, elle reposa le rail, juste pour prendre le temps de réfléchir. Baskarah ? Enfin, je ne pense pas qu'il te fasse le « menu spécial », no offense, chiquita, mais ce serait trop extrême pour toi. Il n'y avait qu'elle pour accepter qu'on la torture en la baisant, sous-entendu. Mais alors qui ? Alors qu'elle portait la bouteille à ses lèvres, elle se refaisait son top ten, et un nom s'imposa à elle. Non. Elle avala de travers, toussant, et lui retendit la tequila. Elle n'avait pas … Bon, vas-y, crache le morceau, je sais que t'en meurs d'envie ... Et elle avait récupéré sa poudre, prête à … l'évidence qu'elle redoutait.

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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Ven 18 Mai - 20:45



▬ Tombera pas … t'as de la chance, bonita, elle allait se suicider, désespérée que tu n'arrives pas pour achever sa putain de vie.

Ce furent ces quelques mots qui mirent immédiatement Jaelyn de bonne humeur. Elle qui sortait tout juste d’un des meilleurs moments de sa vie, elle avait de quelque chose de familier, la forçant à ne pas faire demi-tour et à retourner dans les vestiaires, espérant que le bel Américain y serait encore. Mais son amie l’en dissuada rapidement, surtout lorsqu’elle lui lança la bouteille de tequila. Elle n’attendit pas d’autres mots afin de commencer à boire et alla se poser aux côtés de la demoiselle, non sans sentir ses bleus hurler.

▬ T’inquiète, t’as pas finit la bouteille, c’est ce qui importe, dit-elle joyeusement à la remarque de son amie.
▬ Boire en solitaire ? Quelle tristesse...

Ce fut un gloussement qui fit trembler les cordes vocales de la Colombienne. Rire qui en dit long sur ce qu’elle pensait des quelques mots. Elle se souvenait du nombre de fois où elle était venue retrouver Joyce et l’avait découverte complètement bourrée avant même que la fête ne puisse commencer.

▬ Je sais que tu ne peux pas te passer de moi, guapa, mais il parait que la patience est une vertu.
▬ Révise tes classiques, je suis une fille de petite vertu, alors imagine l'état de ma patience, querida.
▬ J’espère que t’es patiente pour la baise au moins, sinon, je plains tes partenaires, lâcha la chamane dans un rire.

Parmi les nombreuses choses que les deux jeunes femmes avaient en commun, il y avait le fait d’être de vraies bêtes. De sexe, hein. Elles aimaient à parler de leurs conquêtes, comparer leurs qualités mais surtout leurs défauts. Annoncer de quelle manière ils avaient passé du temps ensemble, si l’un avait été plus loin avec l’une qu’avec l’autre. Elle en rigolait, le plus souvent légèrement alcoolisée, mais cela n’avait pour seul but d’augmenter le taux de connerie débitée à la minute. Et puis parce que c’était plus drôle comme cela. Meurtrie, l’ancienne Itzamma s’allongea, la tête sur les genoux de son amie tandis qu’elle sortit une boîte argentée. Elle savait parfaitement ce qui se trouvait à l’intérieur mais ne dit rien, préférant parler de sa dernière conquête.

▬ Quant au pourquoi de mon retard, j’en ai encore des frissons.
▬ Tu m'étonnes, j'ai limite l'impression que c'est moi qui te fais de l'effet, tu trembles, darling.

Jaelyn sourit largement et inspira profondément. Elle rigolait, mais n’était pas tout à faire remise de ce moment. Certes, les blessures qui arboraient son corps s’assuraient qu’elle n’oubliait rien, surtout que de nouvelles faisaient surface à chaque instant, mais son bas ventre ne semblait pas arrêter de frissonner. Elle avait l’impression d’y être toujours, malgré tout les efforts qu’elle faisait pour s’en détacher. Et l’alcool n’aidait pas. Mais elle ne l’arrêta pas pour autant.

▬ Tu me fais toujours de l’effet, bonita, dit-elle avec un clin d’œil avant de continuer sur son aventure. Faut dire que c’était… waw. Pour te dire, Baskerville peut aller se rhabiller.
▬ Ouah. Pourtant, y a pas à dire, il sait y faire, le Maître des Potions … et pas que.

Le sourire resta accroché aux lèvres de la Colombienne, se rappelant les comparaisons qu’elle et l’Américaine avaient faites sur les capacités de ce cher Meleager. Et ce fut sans hésitation qu’il atteint le quasi sommet de leurs tops respectifs. Il était doué. Il était sexy. Et surtout il était interdit.

▬ Attends, dis rien, j'essaye de deviner … un aussi bon coup, je connais sûrement, ou alors j'veux connaître.

La chamane mima le geste de fermer sa bouche à clef et tendit la bouteille de téquila, certaine que cela aiderait à réfléchir. Son amie la regarda et posa la poudre blanche qu’elle était entrain de manier pour se concentrer sur la liqueur.

▬ Baskarah ? Enfin, je ne pense pas qu'il te fasse le « menu spécial », no offense, chiquita, mais ce serait trop extrême pour toi.
▬ Si tu parles du fameux menu spécial, non merci, dit la demoiselle, retenant un frisson qui était loin d’être un frisson de désir. Mais celui là était tout de même assez violent.

Elle avait dit cela en leva les bras, rendant quelques uns de ses bleus visibles à la jeune femme. Elle lui lança également un regard qui en disant long, laissant entendre que ce n’était que la surface du problème et qu’elle était couverte de blessures semblables, voir pires. Joyce s’étouffa avec la gorgée de téquila qu’elle était entrain d’avaler et, pensant qu’elle en était la raison, l’ancienne Itzamma se redressa.

▬ Mais voyons, ce n’est rien comparé à ce que l’autre psychopathe t’avais fait, ne soit pas choquée comme ça ! dit-elle, lui reprenant la bouteille des mains.
▬ Bon, vas-y, crache le morceau, je sais que t'en meurs d'envie...

Elle sourit, reconnaissant que son amie ne la connaissait que trop bien. Elle but une longue gorgée et s’appuya sur l’épaule de l’Américaine tandis qu’elle s’était de nouveau concentrée sur sa poudre. Sa bouche à quelques centimètres seulement de son oreille, elle lui dit, comme s’il s’agissait d’un énorme secret :

▬ Il est dans la même école que toi… des yeux à tomber par terre… un troisième bras des plus avantageux… et je suis certaine que tu le connais !

Elle déposa un baiser sur sa joue, heureuse de jouer à un tel jeu. Elle aurait pu rester des heures durant ainsi, à essayer de la faire deviner, mais elle avait juste envie de lui parler à quel point il était un coup du tonnerre. C’est pourquoi elle annonça clairement :

▬ Archibald Wilson ! dit-elle en appuyant sur chaque syllabe. Il sort, ou sortait j’sais pas trop, avec une meuf à paillettes.

Elle remua ses lèvres sans bruit, essayant tant bien que mal de retrouver le nom de ladite fille mais rien ne lui vint. Elle haussa les épaules et but de nouveau. Encore une autre conquête à ajouter à son tableau de chasse. Elle n’avait qu’une envie : raconter à son amie tout ce qu’il lui avait fait.
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Salem

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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Ven 18 Mai - 21:39

J’espère que t’es patiente pour la baise au moins, sinon, je plains tes partenaires, Que dalle. Quand je veux, c'est tout de suite, sinon j'passe au suivant. Y a suffisamment de mecs pour que je m'emmerde pas avec un qui ne me donne pas exactement ce que je veux, quand je veux. Ah oui, alors pourquoi était-elle aussi mauvaise à propos d'un gars qui justement ne répondait pas à ces beaux principes qu'elle venait de lancer haut et fort ? Pas de questions. De la boisson et des potes, ce soir, point. Tu me fais toujours de l’effet, bonita. Voilà, parfait. Elle lui coula un regard pervers, avant de se passer la langue sur les lèvres. Bon, non, elle devait bien avouer que leurs discussions revenaient toujours aux garçons et surtout, à leurs organes génitaux ainsi qu'à leur habileté à s'en servir. Quoi ? Ils ne se gênaient pas pour le faire, pourquoi feraient-elles des manières de leur côté ? Revenir aux garçons n'était pourtant pas fort à son goût, ce soir-là, et se la remplir de tequila n'aidait pas forcément à calmer cette sourde colère qui grondait en elle depuis quelques temps. Surtout avec la direction, la pente savonneuse que prenait la conversation. Elle semblait prendre un malin plaisir à lui faire deviner, vu toutes les mimiques et les manières qu'elle faisait, ce devait être un sacré bon coup. Sacré bon coup dont elle avait peur de connaître l'identité. Et plus les secondes s'égrenaient, plus sa certitude se renforçait. Si tu parles du fameux menu spécial, non merci, C'est c'que j'disais. Mais celui là était tout de même assez violent. Violent. Elle s'était figée, surtout quand elle lui montra son bras, et avala effectivement de travers. Ces marques … cet air comblé. Putain. C'était lui. Mais voyons, ce n’est rien comparé à ce que l’autre psychopathe t’avait fait, ne soit pas choquée comme ça !

La bouteille lui échappa mais elle ne fit aucun effort pour la retenir. Ouais. Non. Mais ce n'était rien non plus à côté de comment elle était ressortie de sa première fois avec Archi. Il lui avait annoncé sa condition, il avait essayé de faire attention, mais c'était les débuts. Ou d'autres fois, où il avait été violent, vraiment, volontairement. Non. Pitié. Pas ça. Elle ne voulait pas que Jaelyn soit en train de penser à lui, et qu'elle vienne juste de … alors qu'il le lui refusait, à elle. En temps normal, avant « l'autre erreur de la nature », elle s'en serait foutue comme de l'an quarante, mais depuis qu'ils n'étaient plus ensemble et qu'elle savait qu'il s'en tapait une autre … pas une de ses meilleures amies, putain, avait-il aussi peu de considération pour elle ? Ouais, il n'en avait aucune. Elle en avait presque oublié sa Colombienne d'amie qui s'était redressée, et commençait sa confidence directement dans le conduit auditif de l'Américaine qui frissonnait. Il est dans la même école que toi… des yeux à tomber par terre… un troisième bras des plus avantageux… et je suis certaine que tu le connais ! Ses mains rendues tremblantes attrapèrent son nécessaire. D'accord, c'était le revers de la médaille. Elle ne faisait même pas l'effort de paraître enthousiaste, de faire semblant de chercher ou de sourire. Elle s'était renfermée, la paille à quelques millimètres de son nez. Et quand la sentence tomba … Archibald Wilson ! Elle inspira un grand coup.

La drogue lui remontant dans le nez lui fit monter les larmes aux yeux, et elle demanda: Tequila, en tendant la main. Il sort, ou sortait j’sais pas trop, avec une meuf à paillettes. Sortait, siffla-t-elle en se saisissant elle-même de la bouteille, évitant tout mouvement brusque qui aurait pu causer une chute à son amie. Une grande lampée plus tard, elle put secouer la tête et rouvrir les yeux sans hurler, ce qui n'était pas chose facile. Elle haussa une épaule, et se laissa glisser à bas de la rambarde. Ouais. J'connais. Plutôt bien même. Elle fit quelques pas, sa boîte métallique tombant au sol. Elle secoua la tête, essayant de se reprendre, mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Ok, il était de nouveau sur le marché et il ne s'en tapait pas qu'une. L'histoire ne datait pas de ce soir, et Jaelyn n'aurait pas tenu bien longtemps avant de venir lui en parler. Alors elles étaient au moins deux. Et pas elle. Connard. Nouvelle lampée. Merde. Ça faisait mal. Elle pouvait gueuler tout ce qu'elle voulait, ça la blessait, profondément. Pas tant que Jae' se le soit fait, après tout, elle ne savait pas, enfin, pas toute l'histoire. Elle avait justement prévu de lui en parler ce soir. Foutu timing, hein ? Elle finit par se passer la langue sur les lèvres, la drogue et l'alcool aidant, pour la considérer. Toujours aussi bon, hein ? C'est la tête de mon top ten aussi. Elle lui renvoya la bouteille, avant de se passer ses deux mains, rendues nerveuses, dans les cheveux. Finalement, elle lâcha un léger rire. Tu viens d'te taper mon Luis, sort of. L'karma, c'est ça ?

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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Sam 19 Mai - 9:16



▬ Que dalle. Quand je veux, c'est tout de suite, sinon j'passe au suivant. Y a suffisamment de mecs pour que je m'emmerde pas avec un qui ne me donne pas exactement ce que je veux, quand je veux.

Jaelyn se contenta de sourire, s’allongeant tranquillement sur les genoux de son amie. Elles rirent de son état qui ne se calmait que bien trop lentement. Elle n’hésita pas, lorsque le sujet devint le principal de la conversation, à s’étaler sur son ressentit tout en gardant le nom secret. Jouant le jeu, Joyce passa au travers de ses meilleurs coups, évoquant un certain Pakistanais. À entendre son nom, la chamane frissonna. Ce qu’elle avait apprit sur la relation qu’ils avaient entretenue la révulsait. Elle ne jugeait pas l’Américaine, ayant elle-même ses fantasmes farfelus, mais d’aller aussi loin… elle ne pourrait pas. Elle ne disait pas non à un peu de violence, quelque chose de palpitant – comme pouvait le témoigner son corps meurtri – mais trop c’était trop. Elle grimaça donc à l’annonce de ce nom, de douleur toujours, mais pas physique, des images lui traversant l’esprit.

▬ Si tu parles du fameux menu spécial, non merci.
▬ C'est c'que j'disais.
▬ Mais… elle laissa flotter un instant, oubliant le coup de son amie pour se concentrer sur le sien, les bons frissons lui traversant cette fois-ci le corps. Celui là était tout de même assez violent.

Levant les bras, elle s’assurait que ses bleus étaient visibles, faisant courir ses doigts sur sa peau et contractant ses muscles chaque fois qu’elle entrain en contact avec. Elle s’attendait à une réaction, mais surement pas celle qui vint. Elle se redressa soudainement en entendant la jeune femme tousser, ayant probablement avalé de travers, sous le choc.

▬ Mais voyons, ce n’est rien comparé à ce que l’autre psychopathe t’avais fait, ne soit pas choquée comme ça !
▬ Ouais.

Avec un sourire aux lèvres, l’ancienne Itzamma prit la bouteille des mains de son amie, qui ne réagit pas. Elle s’était de nouveau concentrée sur sa petite boîte grise. La Colombienne se mit sur les genoux, sur le bord du balcon et posa son menton sur l’épaule de la brunette. Comme on faisait une confidence, elle lui chuchota les trains distinctifs de son don juan d’une nuit à l’oreille. Elle ne fit pas attention aux réactions qui lui étaient offertes, excusant l’alcool et la drogue qui devaient couler dans le système de son amie. Elle l’embrassa sur la joue avant d’annoncer l’heureux gagnant, le plus clairement possible.

▬ Archibald Wilson ! dit-elle alors que Joyce inspira profondément.
▬ Tequila.
▬ Il sort, ou sortait j’sais pas trop, avec une meuf à paillettes, continua-t-elle sans réagir à la demande qui lui avait été faite.
▬ Sortait.

L’Américaine avait prit la bouteille d’elle-même, l’arrachant presque des mains de la chamane. Cette dernière observa le visage de son amie. Elle ouvrit la bouche, voulant lui dire que, peut-être, ce n’était pas une si bonne idée d’enchaîner aussi vite la liqueur, mais le mouvement d’épaule la força à se redresser tandis que Joyce descendit de la rambarde.

▬ Ouais. J'connais. Plutôt bien même.

Prenant cela pour une annonce positive, Jaelyn rit légèrement et fit passer ses jambes du même côté de la barrière, se retrouvant dos à son amie, le regard dans le ciel. Elle entendit a boîte métallique tomber au sol et lança un pic, conseillant à la jeune femme de se calmer sur les substances illicites, histoire de ne pas mal finir.

▬ Toujours aussi bon, hein ? C'est la tête de mon top ten aussi.
▬ Tu n’imagines même pas ! laissa-t-elle échapper, se retournant avec un large sourire, juste à temps pour attraper la bouteille. Je lui accorde la seconde place, c’est pour te dire !

L’une comme l’autre connaissait la première, même si le nom n’était jamais prononcé. Il fallait également noter que cette liste était des plus secrètes, l’officielle ayant relégué un certain Argentin à la dernière place, ce qui ferait de Wilson un heureux premier. Sans même se retourner, la Colombienne demanda, d’un ton joyeux :

▬ Il a été aussi bon avec toi qu’avec moi j’im-
▬ Tu viens d'te taper mon Luis, sort of.

Jaelyn fut stoppée dans son élan et ne dit plus rien. Elle fut soudainement reconnaissante de ne pas faire face à son amie, ne voulant pas qu’elle la voit ainsi. Ses yeux s’étaient vidés, presque comme lorsqu’elle était en transe et le vent se mit à souffler. Ses bras s’étaient mis à bouger sans même qu’elle ne s’en rende compte, alors qu’elle sombrait petit à petit dans une méditation.

▬ L'karma, c'est ça ?

La chamane se prit les mains tremblantes, se forçant à s’immobiliser. Elle attendit que le vent ne se calme avant de prendre une profonde inspiration et de boire une longue gorgée de téquila. Elle aurait pu se lever, aller prendre son amie dans les bras et s’excuser, mais c’était mal la connaître. Après être certaine que sa voix ne se briserait pas, elle annonça clairement.

▬ Ouais, le karma, il parait.

Elle se leva et se dirigea vers Joyce, lui faisant désormais face. Elle s’était armée de son visage de guerre, comme elle aimait à l’appeler. Un air détaché de tout qui avait le don d’énerver son entourage, ce qui lui plaisait parfaitement. Elle prit une autre gorgée de la liqueur avant de planter son regard dans celui de l’Américaine. Elle savait qu’elle reconnaîtrait l’expression de son visage, l’ayant vu tant de fois adressée à Moïra, mais elle ne changea pas pour autant.

▬ J’imagine qu’on est quittes, dit-elle en tendant la main, l’air absolument pas désolé.
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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Sam 19 Mai - 15:08

Elle ne releva même pas la réflexion de son amie sur le fait qu'elle devrait y aller mollo sur la drogue. Ce genre de substances suscitaient toujours des commentaires, que l'Américaine se faisait un devoir d'ignorer. Lui donner des leçons n'avait jamais abouti à quoi que ce soit de positif, ou à quoi que ce soit tout court, étant donné que cela la laissait parfaitement froide. Qui étaient les autres pour lui dire comment elle devait mener son existence ? La bouton « auto-destruction » avait été poussé il y avait des années de cela, par une femme complètement hystérique décriant son existence, alors elle doutait honnêtement que quelqu'un puisse un jour stopper ce processus infernal. Mais cette fois-ci, ce n'était même pas son côté frondeur qui s'exprimait, mais simplement que ses pensées étaient occupées ailleurs et que son corps luttait pour ne pas laisser transparaître l'intensité de la claque que son amie venait de lui mettre. Assez pour que son visage ne s'effondre pas quand elle se tourna vers elle pour lui envoyer la bouteille. Expression figée, moue provocatrice, menton légèrement relevé, Joyce en mode « roc ». Tu n’imagines même pas ! Oh, si, elle n'avait même pas d'imaginer, c'était bien ça le pire. Je lui accorde la seconde place, c’est pour te dire ! Seconde place, elle n'avait aucun doute sur qui elle mettait en premier, malgré ce qu'elle gueulait à qui voulait l'entendre, sauf elle et Céleste, sans doute. Le nom n'était jamais prononcé, un accord tacite entre elles depuis cette soirée où elle l'avait acceptée à ses côtés, malgré son passé avec Luis. Bon, elle n'y touchait plus depuis, mais c'était un sacrifice nécessaire. Lui en voulait-elle, d'avoir fait ce qu'elle avait renoncé à faire ? C'était plus compliqué. Mais elle ne comptait pas le « laisser passer », dans le sens ne pas avouer ce qui se passait en elle, et laisser ça se reproduire.Il a été aussi bon avec toi qu’avec moi j’im-

Quelque part, elle regrettait qu'elle lui tourne le dos, elle aurait aimé voir l'expression de son visage. Sadique ? Pas du tout. Disons simplement que le fait que les rôles soient inversés était techniquement intéressant. Elle connaissait Jaelyn. Le simple fait qu'elle prononce le nom de l'Argentin, sujet légèrement tabou, avait dû lui faire un sacré effet, et le fait qu'elle se rende compte de ce que représentait cette partie de baise pour elle allait l'affecter, quelque part. Mais elle était prête à parier qu'elle n'en montrerait rien. Après tout, ce n'était qu'un juste retour des choses ? Le souffle court, le regard fixé sur la nuque de son amie, Joyce calmait sa respiration et son rythme cardiaque qui s'étaient accélérés sous l'effet conjugué de la révélation, de la drogue et de l'alcool. Elle y avait sans doute été un peu fort pour un début de soirée. Il y avait toujours un temps d'adaptation sous peine de voir quelques troubles respiratoires apparaître et elle était en train d'en faire les frais. Ce qui laissa largement le temps à la Colombienne de se retourner et d'avancer vers elle, après avoir simplement dit: Ouais, le karma, il parait. Le regard de miss Fetherston accrocha le sien et elle sut qu'elle ne s'était pas trompée. Elle n'aurait pas de pardon ou d'accolade sororale, ce qui tombait bien étant donné qu'elle n'en voulait pas. Ce mode de fonctionnement lui convenait tout à fait. Refouler les sentiments au plus profond, afficher un visage de garce et continuer à avancer après avoir encaissé le coup. Poupée de cire face à amazone guerrière. J’imagine qu’on est quittes La main tendue ne la fit pas hésiter une seconde. On est quittes, confirma-t-elle simplement, serrant la main de sa camarade, ses prunelles au fond des siennes. Pas de faux semblant, elle l'avait dit elle-même, à cette soirée où elles auraient pu finir meilleures ennemies : « Y a plein de poissons dans l'océan. Des complices, très peu. »

Et pour être tout à fait honnête, les cas étaient légèrement différents. Jaelyn, ça avait été une fois. Luis et Joyce avaient exploré pas mal d'endroits d'Elderwood avant de s'arrêter. Certes, à l'époque, elles n'étaient que deux inconnues. Et Jaelyn finirait peut-être avec lui. Alors qu'Archi et elle, elle savait très bien que c'était voué à l'échec. Elle reprit la bouteille pour en boire une nouvelle gorgée, avant de hausser une épaule: Et puis t'aurais eu tort de te gêner, c'est vrai qu'il est sacrément bien monté et qu'il sait comment faire jouir une fille. Elle pointa ses bleus du doigts de la main qui tenait la tequila : J'ai d'la pommade, pour ça, j't'la passerai. Elle joua un moment avec le liquide restant avant de le rendre à la Sud-Américaine, se mordant l'intérieur de la joue. T'sais, à la limite, j'm'en foutrais s'il m'ignorait pas. On s'éclatait bien avant l'autre niaise. L'amour, c'est d'la merde. Oh, elle n'allait pas se livrer comme ça, ne croyez pas ça non plus. A dire à quel point son engueulade avec ce mec lui avait fait mal, qu'elle enrageait qu'il ne revienne pas vers elle, qu'elle aurait sans doute des putains de sentiments pour lui toute sa chienne de vie et que ça la tuait parce que ça n'amènerait rien de bon, rien de concret. Mais sa vision commençait légèrement à se flouter, la drogue combinée à l'alcool l'attaquant. La contournant, elle retourna s'asseoir sur la rambarde, non sans un regard en bas. C'était assez haut, quand même. J'crois qu'on est d'accord là-dessus. Traduction : si tu veux parler de Luis et de sa pouf, c'est le moment, on n'a qu'à se la jouer « courrier du coeur des pétasses-qui-en-on-un ». Mais elle ne forcerait rien.

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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Lun 6 Aoû - 13:32



▬ Tu viens d'te taper mon Luis, sort of.

Avant qu’elle ne réalise réellement ce que cette phrase signifiait, ce fut le nom prononcé qui l’empêcha de finir sa phrase. Il ne s’agissait pas d’un mot qui était mis sur le tapis lors de ses soirées avec Joyce, bien au contraire. Si le nom de ce sorcier s’élevait quelques fois dans les airs, c’était à cause d’une blondasse qui redevenait bien vite le sujet de la conversation. D’entendre un tel son sortir d’entre les lèvres de l’Américaine surpris Jaelyn plus qu’elle ne voulu se l’admettre. Silencieuse, elle fut donc capable de réfléchir plus longuement sur les quelques mots prononcés. Elle s’était tapé son Luis. Les sentiments qui montèrent en elle supprimèrent tous ceux qui lui restaient de son aventure avec Archibald. Elle se souvint de la flèche qu’elle avait reçue en plein cœur quand la Salem lui avait annoncé haut et fort qu’elle avait passé plus d’une nuit en compagnie du poursuiveur et ce fut à cause de cela que ses mains s’agitèrent. Les nuages se firent doucement plus épais et plus sombres alors que le vent se levait lentement.

▬ L'karma, c'est ça ?

Se forçant à serrer ses doigts autour de la bouteille, la chamane se calma. Elle inspira profondément et les éléments se calmèrent tandis qu’elle posa son regard sur l’horizon. Quelque part, elle se sentait coupable de ce qu’elle venait de faire. Elle ne voyait pas cela comme une trahison, n’étant pas au courant de toute l’histoire. Mais elle savait à quel point cela faisait mal et elle détestait se dire que c’était ce que son amie était entrain de ressentir. Elle aurait voulu partir en courant afin de pouvoir aller refouler les souvenirs qui lui revenaient en mémoire. Mais elle ne le ferait pas. Par fierté. Elle savait qu’elle pouvait faire confiance à Joyce, qu’il s’agirait surement de la dernière personne sur cette planète qui la jugerait. Mais elle n’était pas comme cela. Désormais calmée, elle se dit qu’elle n’en savait rien. Qu’il avait été un des meilleurs coups de toute sa vie. Et que, par conséquent, elle n’avait pas à être désolée. D’une voix assurée, elle lança :

▬ Ouais, le karma, il parait.

Ces quelques mots la mirent en confiance. Elle s’était calmée. Elle savait ce qu’elle avait fait. Elle savait ce que son amie ressentait. Et surtout, elle n’en ferait rien. Se levant habillement, elle se dirigea vers l’Américaine, une expression fermée sur le visage. Elle était fausse. Fausse et agressive. Mais il n’y avait que cela pour cacher ses larmes. Dès qu’elle posa ses yeux dans ceux de son amie, la Colombienne sut qu’elle n’était pas la seule à afficher un tel visage. Elles étaient faites l’une pour l’autre. Ce n’était pas à cause du hasard que leurs chemins s’étaient croisés, bien au contraire. Deux des filles les plus détestées – mais également les plus aimées – de l’école. Chacune habillée de son visage de marbre, elles se faisaient face. Après avoir but une longue gorgée de téquila, elle tendit sa main.

▬ J’imagine qu’on est quittes.
▬ On est quittes.

Il n’y avait pas eu d’hésitation, pas de regard gêné, juste une poignée de mains. Leurs regards restèrent un instant plantés l’un dans l’autre avant de se détourner naturellement. La Salem prit possession de la bouteille et, haussant une épaule, annonça :

▬ Et puis t'aurais eu tort de te gêner, c'est vrai qu'il est sacrément bien monté et qu'il sait comment faire jouir une fille.
▬ Il a prit des cours, pour être bon à ce point. Ou alors c’est quelque chose d’inné… ouais, c’est surement ça.

Le jeu était repartit. C’en était finit de la souffrance, cette histoire était derrière elles. Elles en parleraient un peu avant de la classer dans le même tiroir qu’un certain Argentin. Si le début de la conversation avait été difficile, elle était certaine que la suite serait beaucoup plus fluide. Joyce pointa les quelques bleus visibles sur la peau bronzée de la jeune femme et dit :

▬ J'ai d'la pommade, pour ça, j't'la passerai.

Se contentant de répondre avec un hochement de tête, l’ancienne Itzamma accepta avec joie la bouteille qui lui était proposée. Quelques instants auparavant, elle ne voulait pas se séparer de ces blessures. Une espèce de trophée, peut-être. Mais depuis que le nom d’Archibald avait été écrit sur le même mur que celui de Luis, il ne s’agira que d’un autre coup. Un autre coup qui, bien qu’étant le meilleur, ne serait pas discuté plus que nécessaire.

▬ T'sais, à la limite, j'm'en foutrais s'il m'ignorait pas. On s'éclatait bien avant l'autre niaise. L'amour, c'est d'la merde.
▬ Cette fille insupportable, qui crie partout ? T’arriveras pas à me faire croire qu’il la préfère à toi.

Il y eut une lueur dans le regard de Joyce. Loin derrière la brume de stupéfiants, une lueur que Jaelyn était probablement la seule à apercevoir. Cette lueur lui suffit. Elle savait que ce fut le cas. Elle savait que cet Australien avait fait un choix qui était loin d’être le bon. Au fond, elle aurait aimé pouvoir faire quelque chose, peut-être afin de rattraper son erreur. Mais cette envie était encrée trop profondément dans son inconscient. Ainsi, elle se contenta de dire :

▬ L’amour… si je croise celui qui a inventé un truc pareil…

Leurs vies seraient bien plus simples si cet amour n’existait pas. Mais c’était trop en espérer. Lorsque l’Américaine retourna s’asseoir sur la rambarde, la Colombienne resta immobile. Ses yeux, bien que pointé vers le long couloir désert, étaient vides. Elle profita que son amie ne la voyait plus pour se perdre quelques instants. Elle ne pensait à rien, juste à la douleur qui lui parcourait le corps. Immobile, elle se contentait de se calmer, sentant la chaude brise lui caresser la peau.

▬ J'crois qu'on est d'accord là-dessus.

Lentement, la chamane se retourna pour faire face à la Salem. Elle comprenait ce qu’elle venait de lui proposer et n’hésita pas un instant. Elle alla s’asseoir au côté de son amie et descendit le reste d’alcool cul sec. Ses yeux dans ceux de son amie, elle posa la bouteille vide entre elles.

▬ On est d’accord là-dessus. Elle attendit un instant, sans détourner le regard. D’après ce que je sais, il a du mal à se détacher d’elle. Avec un haussement d’épaules, elle posa ses yeux sur la bouteille et commença à la faire tourner entre ses mains. Tu sais, des fois je me dis qu’il faudrait peut-être la balancer du haut de la tour d’Astronomie. On pourrait y attacher l’autre bécasse à paillettes. Il suffirait de donner un petit coup de pouce et…

Menant le geste à la parole, elle poussa légèrement sur la bouteille vide. Cette dernière perdit l’équilibre et tomba du haut du balcon. Jaelyn la suivit des yeux, malgré le fait qu’elle ne la vit rapidement plus. Elle s’écrasa sur le sol dans un bruit sourd, des débris de verre tintant contre le béton. La Yolihuani se tourna alors et s’allongea, posant sa tête sur les genoux de son amie, comme elle l’avait fait précédemment. Ses yeux dans ceux de son amie, elle annonça :

▬ D’habitude, c’est toujours moi qui te parle de mes malheurs. Je crois comprendre que c’est ton tour de jeter les dés. Tu as deux cartes en mains.

Elle leva ses paumes de manière à les rendre visibles pour son amie. En annonçant les deux possibilités, elle suréleva une main, puis l’autre. Elle sentait lentement l’alcool monter jusqu’à son cerveau et, vu l’état dans lequel elle se trouvait, elle devinait qu’elle ne serait pas Jaelyn la joyeuse ce soir-là.

▬ D’un côté, tu as Archibald. Un corps de Dieu, des yeux dans lesquels il est facile de se perdre et, je n’en doute pas, une personnalité qui va avec. De l’autre côté, tu as une idiote à paillettes, qui hurle partout, qui crie partout et qui parle aux papillons.

Elle se tut un instant, le temps qu’un léger malaise disparaisse avant de reprendre.

▬ Tu as le choix : tu peux me parler de ce mec qui te fait tourner la tête et de la manière dont ce bâtard ose t’ignorer ; ou de cette garce qui te donne envie de jeter un sortilège impardonnable et de la manière dont nous allons l’amener jusqu’à la tour.

Les deux discussions étaient très différentes. Toutes deux avaient déjà été traitées – en remplaçant quelques noms et adjectifs. La question était : dans quel état était Joyce ? Allait-elle choisir le chemin du désir, ou celui du meurtre ? Dans les deux cas, la Colombienne serait là.
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Salem

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MessageSujet: Re: Let's say we're even - Ft. Jaelyn   Mer 8 Aoû - 11:43

Il a pris des cours, pour être bon à ce point. Ou alors c’est quelque chose d’inné… ouais, c’est surement ça. Un sourire absent effleura le coin des lèvres de Joyce alors qu'elle se remémorait la première fois. Leur première fois. Ça avait été … bon, mais maladroit, il avait eu peur de la briser. Un souvenir qu'elle chérissait, comme tous ceux d'eux deux, à sa plus grande exaspération étant donné que lui semblait avoir tiré un trait définitif sur tout ça. Sur eux deux. Ce qui la rendait aussi amère. Il pouvait s'en taper d'autres, ils ne s'étaient jamais gênés pour ça, mais qu'il lui dise qu'il n'en avait rien à foutre d'elle et qu'il pouvait s'en passer … ça, ça ne passait pas. Et elle était arrivée à faire sans, tant bien que mal, en se mettant de gigantesques oeillères pour passer à côté des deux niais sans en vomir de dégoût et de douleur. Il avait pris des cours ? Avec elle. Ils s'étaient mutuellement enseigné les ficelles de la chose, en se perfectionnant avec des sessions annexes. Ouais. Si ça n'avait pu être que ça, ça aurait été tellement plus simple …Cette fille insupportable, qui crie partout ? T’arriveras pas à me faire croire qu’il la préfère à toi. Un grognement manqua de lui échapper, de douleur, et elle manqua de répondre quelques chose comme « C'est pas avec moi qu'il roucoule depuis quelques temps » ou « Tu l'aurais rencontré bien avant si ça avait été le cas. » Mais non. Ça faisait trop mal, et elle ne voulait pas cracher au visage de Jaelyn. Son expression parlerait pour elle, et elle allait s'épargner la peine de répondre. L'alcool et la drogue avaient commencé à prendre le pas sur sa conscience, aussi, quand la Colombienne prononça la phrase qui faisait mal :L’amour… si je croise celui qui a inventé un truc pareil…, elle éclata d'un rire étranglé et sentit ses yeux s'humidifier. Heureusement qu'elle était de dos … Putain. Ça piquait. Elle évitait toujours de partir dans ce genre de considérations. Elle détestait s'avouer faible, vulnérable, surtout pour un connard qui n'en avait rien à foutre de sa gueule.

Vite, changer de sujet, le détourner d'elle pour Jae'. Oui, elle connaissait son histoire avec Luis par coeur, même si elle n'avait jamais tout expliqué en détails, elle en avait assez vu et vécu pour comprendre ce qu'il y avait entre ces deux-là, et la détresse qu'elle pouvait ressortir à voir l'autre espèce de poupée en porcelaine soit-disant propre sur elle se suspendre à son bras. Elle la laissa venir à elle, observa la bouteille : On est d’accord là-dessus. Game was on. Malgré son état d'ébriété et autres avancé, elle de détourna pas le regard, cherchant au fond des yeux de son amie ce qu'elle sentait s'exprimer dans le sien. On laissait tomber les masques, au moins un minimum, juste pour cette fois, et on verrait ce qu'il en ressortirait. D’après ce que je sais, il a du mal à se détacher d’elle. Un claquement de langue désapprobateur lui échappa et elle posa la main à plat sur la rambarde, à défaut de la mettre sur la cuisse de son amie. Ça aurait été « trop ». J'sais pas c'qu'il lui trouve, à c'te pauvre fille. Avec son air coincé, elle a sûrement un milliard de balais dans le cul. J'imagine même pas c'que ça doit être au lit. Elle plissa les yeux et allait continuer quand son amie la coupa. Tu sais, des fois je me dis qu’il faudrait peut-être la balancer du haut de la tour d’Astronomie. On pourrait y attacher l’autre bécasse à paillettes. Il suffirait de donner un petit coup de pouce et… La demoiselle suivit la longue chute de la bouteille avec l'ombre d'un sourire malsain sur le visage. « Si seulement » … Si seulement c'était aussi simple. Mais ça ne l'était pas. Elle secoua la tête : Il va te revenir, chiquita. Y a deux façons de tenir un mec : le bide, et la bite. Le premier, c'est la grosse dondon de la cantine, et j'pense pas qu'ce soit son genre, et l'deuxième … j'foutrais ma main à couper que t'es une bombe au pieu. Plus facile de parler de cul et d'essayer de faire de l'humour que de parler sentiments, ne lui en voulez pas, elle n'était pas en train de dire qu'il reviendrait juste pour sa paire de fesses parfaites. Et si sa langue ne l'exprimait pas, ses prunelles le faisaient à sa place. Cette histoire était épineuse, mais Joyce l'avait toujours soutenue, depuis qu'elles s'étaient trouvées, toutes les deux. Elle l'accueillit sur ses genoux, posant ses deux mains derrière elle pour s'appuyer et la contempla un moment. Quel type pouvait préférer une aristo coincée à cette bombasse, sérieux ? D’habitude, c’est toujours moi qui te parle de mes malheurs. Je crois comprendre que c’est ton tour de jeter les dés. Tu as deux cartes en mains.

Elle manqua de tiquer, mais ne se déroba pas en regardant le manège de son amie. Elle n'était pas douée, pour s'ouvrir, ni pour écouter les autres, d'ordinaire, d'ailleurs. Mais si elle se laissait faire, pour une fois ? Elle contempla les mains de son amie qui lui semblèrent un peu floues. D’un côté, tu as Archibald. Un corps de Dieu, des yeux dans lesquels il est facile de se perdre et, je n’en doute pas, une personnalité qui va avec. Elle frissonna à l'énoncé plutôt complet et parfait. Ne pas flancher. Elle pinça les lèvres. De l’autre côté, tu as une idiote à paillettes, qui hurle partout, qui crie partout et qui parle aux papillons. Elle dut se mordre l'intérieur de la joue. Putain, mais ils n'étaient pas compatibles, qu'est-ce que ce crétin pouvait bien lui trouver ? Une gentille niaise qui parlait trop fort pour dire des trucs complètement stupides … Tu as le choix : tu peux me parler de ce mec qui te fait tourner la tête et de la manière dont ce bâtard ose t’ignorer ; ou de cette garce qui te donne envie de jeter un sortilège impardonnable et de la manière dont nous allons l’amener jusqu’à la tour. J'veux pas parler de cette conne. Elle mérite pas que j'crache sur sa gueule tellement elle est pitoyable. Ses ongles avaient crissé sur la rambarde et cette fois, ses paupières dissimulèrent ses iris quelques secondes. Juste le temps de calmer tout ce qu'elle aurait voulu vomir sur cette fille. Non pas qu'elle la connaisse pour s'en faire une opinion, mais juste pour se sentir moins mal. Pour se persuader qu'elle était mieux qu'il avait tort, et qu'elle méritait une place dans sa vie. Qu'elle n'était pas la moins que rien qu'elle … savait pertinemment être. Elle se racla la gorge, essayant de garder une contenance et rouvrit les yeux pour les plonger dans ceux de Jaelyn.

Elle referma donc la main qui désignait Cloée et entrelaça ses doigts à ceux de l'autre main de la jeune fille : On était correspondants, genre quand on était jeunes et cons. Ça a été le premier. On était amoureux, un truc comme ça ... Ouais, ou comment minimiser ce qu'elle était en train de raconter. Et puis le temps a passé, on est allés voir ailleurs. Mais quand on s'est retrouvés, tu vois … J'pensais vraiment qu'on avait un truc. Ils étaient tellement semblables dans leurs vécus, dans leurs expériences, ils se complétaient si bien sur tous les plans … Elderwood, c'était l'pied. Jusqu'à ce qu'il tombe a-mou-reux. Elle détacha chaque mot avec dégoût, revoyant toues ces fois où … Il n'avait que son nom à la bouche. A vomir. J'lui disais de se la fermer. Et il a fini par se barrer en me disant que j'pouvais aller crever, qu'il en avait rien à foutre de ma gueule. Le coin de son oeil frémit et elle avait sans doute trop serré la main de la jeune fille. Voilà. On laisse la pute de côté et on épouse la connasse niaise. C'est dans l'ordre des choses. Et ça faisait un putain de mal de chien ...

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