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 Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.

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Durmstrang

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MessageSujet: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Ven 20 Avr - 12:26

♂ La nuit, tous les chats sont gris, du moins c’est ce qui se dit, mais je trouve l’expression mal choisie. Certes, elle rime mais elle est inexacte. Je ne suis pas tatillonne, ni perfectionniste, du moins pas pour ce genre de choses, mais je souligne simplement la vérité. Etait-ce réellement important ? Non, bien sûr, mais vous faire perdre votre temps est un de mes passe-temps préférés. De toute façon, je ne suis pas une fana des chats. Je n’ai rien contre ces petites bêtes mais … allez comprendre, peut-être était-ce lié à mon instinct de volatile. Si j’étais Titi, eux étaient les gros minets, d’où une certaine mésentente cordiale entre nous. Mais ce soir-là, aucune bestiole poilue n’était sur mon chemin, si on occultait ces ados de Beauxbâtons qui provenaient du Portugal, je crois, qui avaient une pilosité à faire pâlir un loup …

Après le repas, un bref passage à la bibliothèque pour rendre les ouvrages de magie noire qui m’avaient permis de m’avancer pour le prochain cours et emprunter un manuel de potion pour ma lecture du soir m’avait permis de croiser quelques camarades. Mais, je n’avais aucunement l’intention de retourner immédiatement dans mon dortoir avec eux, aussi les laissai-je au détour d’un couloir. Avec les examens qui approchaient, je passais le plus clair de mon temps le nez dans les livres, le bout des doigts abimés par l’encre de mes plumes à force de gratter encore et encore dans l’espoir que mes cours s’impriment dans ma main à défaut de s’imprimer correctement dans mon esprit. Je n’avais pas de mal à retenir le théorique, mais la pratique était une toute autre affaire. Certains soirs, mon poignet était douloureux à force de répétition de mouvement de baguette, à moins que ce ne soit mes entraînements de danse ? Sans doute un peu des deux. Comme chaque année, je n’avais pas le droit à l’erreur, surtout pas cette année, maintenant qu’Ada ET Gregori étaient mes enseignants. L’effort que je fournissais pour une seule matière devait maintenant être multiplié par deux. Mais l’effort ne m’avait jamais fait peur, aussi j’avançais comme toujours à mon rythme pour ne pas perdre le fil de leurs stupides cours.

Non, même si j’en avais l’air, je n’étais pas une bonne élève, j’avais tout juste de quoi passer en année supérieure dans la plupart des matières, mais je savais pertinemment que je ne ferai pas carrière dans un domaine sorcier. Moi, ce qui m’intéressait, c’était la danse et rien d’autre. A quoi me servirait de connaître l’incidence de l’étoile polaire sur la plantation de cucurbitacée néomagitrucàlanoix ! Alors oui, je travaillais dur, et j’avais bien souvent de très bons résultats en théorie mais dès qu’il s’agissait d’agiter ma baguette je ramais ! Etre une vélane n’ayant pas que des avantages, je me devais d’être plus attentive et plus concentrée pour réussir certains enchantements mais, comme je vous l’ai dit plus haut – merci de suivre un minimum ce que je raconte -, je n’en avais pas grand-chose à faire. Réussir en cours signifiait simplement continuer de m’entraîner en danse, compromis obtenu avec Ada il y a maintenant quelques années, aussi j’y mettais plus ou moins de bonne volonté selon mon humeur au réveil. Oui lorsque vous me connaitrez mieux, vous comprendrez rapidement qu’il y a une certaine différence entre ce que je pense et ce que je dis et entre ce que je montre et ce que je ressens, car même les mauvais jours je paraissais toujours au top, avantage tout de même d’être une nana gâtée par mère nature.

Tout ça pour vous dire – comme quoi je vous occupe tout de même - qu’après la bibliothèque j’avais fait un détour par les cuisines pour prendre quelques boublikis avant de me rendre dans une pièce que j’appréciais particulièrement la nuit – le jour elle était assez inutile en réalité -. Je marchais donc, d’un pas égal vers l’observatoire et une fois la porte ouverte je découvris que je n’étais pas seule à avoir eu cette idée cette nuit-là ! Après avoir vérifié que nous étions bien seule toutes les deux, je m’avançai dans les sièges et m’installai juste à côté d’elle, avant de lui tendre le paquet de gâteaux tout en observant les étoiles et surtout la lune. ♀

- Encore quelques jours de tranquillité, elle n’est pas encore en gibbeuse.

♂ Oui niveau lune, j’en connaissais un rayon depuis que je connaissais Sladka. C’était une nécessité pour elle de savoir quand, exactement sa nature reprendrait ses droits. Quand le loup se réveillerait, quand … elle devrait boire sa potion pour être certaine de son efficacité maximum. ♀

- T’as pas eu de soucis pour ton cocktail ?

♂ Pour sa tue-loup, parce que je pouvais en touché deux mots à ma « grande sœur » parce que Ada pouvait parfaitement comprendre, parce que …. Oui je connaissais bien le professeur et je savais qu’elle fournissait mon amie même si je n’en avais jamais parlé à qui que ce soit pas même aux deux intéressées. Je grignotais de nouveau un morceau avant de farfouiller dans mon sac et d’en sortir une fiole violette un peu … particulière mais très jolie. ♀

- Du thé. T’en veux pour faire passé ? Je les trouve un peu secs …

♂ Bon dans l’absolu je n’avais pas choisi le plus moelleux des gâteaux mais tout de même, la cuisine traditionnelle était bien meilleure chez nous. Je tendis les jambes mettant mes pieds sur le fauteuil devant moi. L’heure étant tout de même à la détente. ♀

- T’imagines la tête du courant d’air s’il nous voyait manger ici et EN PLUS mettre les pieds sur ses précieux fauteuil ?

♂ Vous vous demandez qui est le courant d’air ? Zéphir, bien sûr, le professeur d’astronomie acariâtre qui se la joue bad boy. Le style j’aime personne et personne ne m’aime, je suis tristeee ! Calimero quoi. ♀
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Durmstrang

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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Ven 20 Avr - 20:06

    ☾ ❖ ☽


    La nuit, écrin d’encre parsemé d’étoiles, était son domaine. Dès que le jour venait à décliner, une liberté nouvelle se déroulait sous chacun de ses pas. Sa naissance l’avait peut-être affublée d’une tare et chaque crépuscule qui tombait n’était pas annonciateur de réjouissances mais la seconde nature qui était la sienne lui offrait un autre regard sur le monde dès que la lune grimpait dans le ciel. Et ce, d’ailleurs, quel que soit le stade de son cycle … Là où la plupart des humains regagnaient leur lit, la louve répondait à l’appel du soir, déambulant avec prudence dans les couloirs pour trouver un îlot de calme bien à elle où elle s’arrêterait quelques heures. Sladka ne fraudait pas pour le plaisir du geste. Ce genre de retraites était généralement guidé par un besoin de réflexion, de solitude ou de rêverie, l’envie de s’évader sans forcer tous ceux du dortoir à faire de même.

    Aussi avait-elle quitté les quartiers de Durmstrang sur la pointe des pieds, ce soir-là. La clarté sélène nimbait déjà les corridors de ses rayons lorsque la sixième année s’y était aventurée, tendant l’oreille pour identifier le moindre bruit suspect. S’accorder ce genre d’excentricités n’impliquait pas de mettre en danger la réputation de son école ni la sienne propre. Sa destination était au même étage bien que l’aile diffère. Les foulées rapides s’enchaînèrent, prenant garde à rester invisible aux yeux des sages étudiants regagnant leurs pénates pour ne point enfreindre le règlement.

    L’observatoire était un lieu faisant naître chez elle attraction et répulsion mêlées. Il était une mise en scène plus tangible du cycle de sa vie que bien des ouvrages d’astronomie dans lesquels elle plongeait son nez. Lorsque la voûte céleste s’étendait sous ses yeux, Sladka y lisait sans détour la progression du couperet, prévoyant la prochaine échéance. Toutefois, la Russe n’avait en réalité guère besoin de pareils témoins, chaque date dansant dans son crâne à la moindre sollicitation. Son esprit était pavé d’un calendrier géant où les jours de prise de tue-loup se combinaient aux exigences scolaires et à la triade lunaire. Cela ne l’empêchait pas d’apprécier se perdre dans la contemplation d’un tel tableau, s’imaginant embrasser l’astronomie comme une passion et non un carcan qu’elle porterait toute son existence. La louve ne nierait pas qu’elle appréciait grandement cette matière mais elle l’aimait comme la victime finit par chérir son bourreau.

    Le bruit qui résonna au dehors aurait pu l’alarmer si le pas ne lui était pas familier. Si l’odeur qui s’infiltra dans la pièce quand la porte s’écarta n’était pas un parfum aussi connu que celui des gâteaux qui s’y mêlait … C’est avec un sourire que Sladka accueillit sa nouvelle voisine, posant deux billes de cendres sur elle. ❖ Encore quelques jours de tranquillité, elle n’est pas encore en gibbeuse.Assez de temps pour planifier nos entraînements. ❖ Renchérit la lycane avec calme. Les transformations étaient un étrange métronome mais, les années aidant, on s’en accommodait. Les percevoir comme un moyen d’encadrer sa nature par le biais de la potion les rendait moins pénibles bien que la principale raison de l’absence d’un poids permanent soit la tendance à éluder la question « où sont tes réelles limites ? » Une interrogation pertinente bien qu’un peu trop révélatrice du risque de dérapage, risque que Sladka enfermait à triple tours dans le coffre de la prudence et de la prévisibilité permanentes.

    Ainsi, s’installer à portée d’étoiles n’était alors peut-être qu’un moyen d’apaiser sa conscience, d’endormir les questions profondes en gobant les réponses simples de l’évolution du temps … ❖ T’as pas eu de soucis pour ton cocktail ?Pas plus que d’habitude, assura la Russe à sa comparse, le plus délicat est encore de judicieusement les cacher. ❖ Avoua-t-elle à Rina. La sixième année s’avérait déjà particulièrement exigeante quand il s’agissait de varier les lieux et les moments de transaction des fioles mais elle dépassait largement le seuil de la simple précaution concernant les caches de ses potions. Jamais trop longtemps au même endroit, changer les sortilèges, les moyens d’accès, la ventilation des potions, la forme des flacons … Rien n’offrait une prise à l’imprévu mais rien ne devait devenir trop mécanique pour ne pas mettre la puce à l’oreille.

    Ses prunelles atterrirent enfin sur le sachet de boublikis. ❖ Oh, excuse-moi, merci. ❖ Lança Sladka avant d’attraper un des gâteaux. La lune la rendait pensive, parfois un peu distraite alors que son attention oscillait entre Elle et le monde terrestre. ❖ Du thé. T’en veux pour faire passer ? Je les trouve un peu secs …Même secs, ils valent toutes les cuisines du monde, nota Sladka avec chauvinisme, ça n’empêche pas que je ne dis pas non pour du thé. Tu as de quoi le servir ou bien ? ❖ « Ou bien la louve ne serait de toute manière pas d’une grande aide », ayant quitté ses quartiers sans autre possession que sa baguette. Ni cape, vu sa température corporelle, ni sac, ayant l’habitude de ne pas s’encombrer dans ce type de sorties vespérales, bref, pas à même d’être très utile dans ce cas précis … ❖ T’imagines la tête du courant d’air s’il nous voyait manger ici et EN PLUS mettre les pieds sur ses précieux fauteuils ? ❖ Un rire étouffé jaillit de sa gorge et Sladka eut un sourire mutin … ❖ J’imagine surtout la tête de notre directrice si l’incident parvenait jusqu’à elle, grimaça la Russe, heureusement que nous avons quelques cartes dans notre manche pour renverser la vapeur en cas d’impondérables. ❖Tempéra-t-elle. Une bonne ouïe, un bon odorat et un peu d’adresse, le tout relevé d’une aura de vélane, un cocktail bien dosé ouvrant nombre de portes pour qui l’agitait correctement.

    Mordant dans son gâteau, Sladka reposa son regard sur Rina, détachant une nouvelle fois son visage de la lune. Comme si cesser de l’observer quelques secondes en modifierait le cours … La contempler ainsi conférait réellement d’étranges impressions … ❖ Et toi, quel bon vent t’amène ici ? Besoin de souffler ou de prendre l’air ? ❖ Poursuivit la lycane sur le même ton que sa complice.

    ☾ ❖ ☽
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Lun 21 Mai - 10:19

♂ Manier les apparences, n’être qu’une élève parmi d’autre, une élèves certes un peu plus jolie, certes un peu plus blonde, certes un peu plus fine, certes un peu plus gracieuse, certes un peu plus … ouais d’accord je n’étais pas une élève parmi d’autres … j’étais avant toute chose une vélane avec ce que cela comportait comme avantages et comme inconvénients. Contrairement aux lycans, qui, la majorité de l’année, ressemblaient physiquement à n’importe quel autre ado, bien qu’un peu plus « fort » et un peu plus « odorant » du moins de mon point de vue, les vélanes elles, ne pouvaient pas se cacher, se fondre dans la masse. Passer inaperçues ? Impossible quand le moindre de vos pas attire le regard masculin, surtout celui d’un ado en plein chamboulement hormona l! Bien sûr, maîtriser les envoûtements était mon affaire mais je n’avais absolument pas l’intention de porter un sac sur la tête pour passer incognito dans les couloirs ! Alors … il fallait simplement s’y faire, ne plus observer ceux qui se retournent, ou ceux qui se prennent un poteau parce qu’ils ont été incapables de poser leurs regards ailleurs … au fond c’était risible, non ? En fait, vous savez quoi … les premières années, oui, ça m’a fait rire mais maintenant ça ne me fait plus rien, je ne prête en général aucune attention à la gente masculine. Aux faibles pendouillards …Heureusement pour moi, ce soir ce n’était pas l’un d’eux qui était tranquillement installé dans les fauteuils de l’observatoire, non il s’agissait même d’une amie. C’est pourquoi je n’avais pas hésité à m’installer à mon tour, prenant mes aides et me détendant. ♀

- Assez de temps pour planifier nos entraînements.
- Tu sais que je suis toujours prête. Archibald retentera l’expérience ou je le terrorise encore ?

♂ De quoi le grand méchant loup avait il peur ? D’un oiseau ? Non, il avait peur de perdre le contrôle, peur de n’être plus en possession de ses moyens en ma présence. Je l’avais bien compris à la façon dont il m’évitait lorsque Sladka ne jouait pas le rôle de tampon entre nous deux. Si je m’en amusais, je comprenais également sa position d’où le fait que je ne l’ennuyais tout de même pas lorsque d’aventure nous nous croisions dans les couloirs. Oui, je savais tout de même me tenir et si j’avais pris l’habitude d’envoûter les mecs pour m’amuser, pour qu’ils rendent leur misérable existence un tant soit peu utile – oui tenir mes livres était utile - je ne m’amusais pas aux dépends de ceux qui m’étaient un peu plus proches et, par l’intermédiaire de Slad, Archibald le devenait. J’entamai un second gâteau tout en écoutant mon amie. ♀

- Pas plus que d’habitude, le plus délicat est encore de judicieusement les cacher.
- Ce n’est pas les planques qui manquent sur cette île. Mais … les fouines non plus, ne manquent pas. Ni les idiots … en fait, rien ne manque sur ce bout de terre si ce n’est la neige … le froid … la Russie.

♂ J’aimais le pays qui m’avait vu naître même s’il m’avait maltraitée. J’aimais son climat, ses paysages, sa cuisine et ses arts. La Russie était un pays magnifique qui valait le coup d’être visité d’un œil attentif. Je savais que je parlais à une personne déjà conquise mais peu importait. Cette île était aux antipodes de la Russie où vous pouviez trouver un seul habitant pour une centaine de kilomètres carrés … ici il y avait du monde, partout, toujours. Une vague ressemblance à un essaim d’abeille mais en beaucoup moins bien organisé, n’en déplaise au coordinateur. ♀

- Oh, excuse-moi, merci.
- Pas de quoi

♂ Ben quoi, je m’étais élevée moi-même mais ça ne m’empêchait pas de bien l’être ! Mais revenons sur l’essentiel, les gâteaux. ♀

- Même secs, ils valent toutes les cuisines du monde ça n’empêche pas que je ne dis pas non pour du thé. Tu as de quoi le servir ou bien ?
- Je n’ai rien mais … je te rassure je n’ai pas la gale du pigeon ou les pustules du dirico, tu peux boire en toute tranquillité !

♂ Annonçai-je avec un large sourire. Après, il suffisait de savoir où était positionnée sa bouche et de savoir visé un minimum pour boire … Sladka était joueuse de quidditch cela ne devrait donc pas lui poser de trop gros problème si ? ♀

- J’imagine surtout la tête de notre directrice si l’incident parvenait jusqu’à elle heureusement que nous avons quelques cartes dans notre manche pour renverser la vapeur en cas d’impondérables.
- Tu sais bien que je suis quasi intouchable de ce côté-là.

♂ Non, Ada, bien qu’étant – presque - de ma famille, n’avait jamais fait de favoritisme ni à Durmstrang ni ici mais … j’étais une vélane alors avant qu’un homme n’annonce quoi que ce soit à qui que ce soit, il faudrait qu’il passe par moi … et mes charmes … et mes boules de feu s’il fallait en arriver là, alors … nous étions bien loin, oui très loin d’une éventuelle punition. Non, user de mes dons naturels sur le corps professoral ne me dérangeait nullement, pourquoi ? Ce n’était pas « légal », déontologique ? Moral ? Et alors je n’en avais fichtrement rien à faire. Et puis d’ici à ce que quelqu’un soit assez silencieux pour approcher de cette salle sans que l’une de nous ne l’entende ou le sente … il neigera sur Mars ! ♀

- Et toi, quel bon vent t’amène ici ? Besoin de souffler ou de prendre l’air ?
- Ou, tenter ma chance en enfreignant, encore, le règlement ?

♂ Annonçai-je amusée de ma propre réponse. Sladka le savait, j’enfreignais toujours au moins une fois par jour le règlement … utilisation illégale de magie, possession de divers objets interdits, présence dans les pièces interdites … et bien sûr, le plus courant, je n’étais jamais dans ma salle commune aux horaires obligatoires. ♀

- Sans doute un peu des trois en réalité, j’en ai assez de passer mes journées le nez dans les livres pour ces foutus examens ! J’ai hâte de rentrer et de retrouver la salle de danse. Tu rentres chez toi après les examens ?

♂ Encore fallait il espérer que Kiely n’ait pas une autre bonne idée pour occuper nos journée d’été vu qu’il avait gelé nos autres vacances nous empêchant de retourner chez nous … pour une meilleure cohésion, paraît-il. Ce qu’il fallait pas entendre franchement … ♀
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Mar 22 Mai - 14:37

    ☾ ❖ ☽


    L’observatoire pour refuge et une précieuse amie comme compagnie ; la soirée s’annonçait calme. Un calme salvateur dans la fureur des jours, une bulle d’oxygène bienvenue pour clore celui-là. ❖ Tu sais que je suis toujours prête. Archibald retentera l’expérience ou je le terrorise encore ? ❖ Léger haussement d’épaules et sourire pensif furent les premières réactions à la question de Rina. ❖ J’imagine qu’il viendra, commença la Russe, il n’y a pas de raison que ça se passe mal. ❖ Assura la demoiselle d’un ton calme, un doigt songeur toutefois posé sur le menton. Contrairement à Oscar Wilde, elle n’était pas d’avis que le meilleur moyen de résister à la tentation était d’y céder. Aussi comprenait-elle la réticence que l’on pouvait ressentir à l’idée même d’être au bord du gouffre et qu’un pas de travers entraînerait la chute. Elle-même évitait sentiments et relations longues dans le but de museler sa nature lupine qui répondait aux exigences de fidélité et autres relents de possessivité peu compatibles avec la transmission de ses gênes. L’analogie avec l’attachement et les effets des vélanes n’était pas si incongrue mais Sladka estimait qu’il n’y avait rien qu’on ne puisse vaincre à force d’entraînement et de volonté.

    De vigilance, aussi. Comme lorsqu’il fallait gruger pour protéger les fioles de potions et éviter d’éveiller trop de soupçons. ❖ Ce n’est pas les planques qui manquent sur cette île. Mais … les fouines non plus, ne manquent pas. Ni les idiots … en fait, rien ne manque sur ce bout de terre si ce n’est la neige … le froid … la Russie. ❖ La louve eut un sourire attendri à l’évocation du Pays et observa Rina qui paraissait plus en manque qu’elle. La Russie était une terre de contraste, vieille et jeune à la fois, comme perdue dans le temps. La sixième année la portait dans son cœur en bonne patriote que le chauvinisme étouffait. Mais Nameless avait quelque chose d’autre qui l’encourageait à ne pas directement voir cette île comme un tas de verdure beaucoup trop chaud pour y séjourner. ❖ On retrouvera la Russie bientôt. En tout cas, voir autre chose que la taïga ne me déplaît pas. Ne fut-ce que pour mieux comparer, émit Sladka avant de poursuivre, mais je me passerais bien des fouines, oui, bien que cela soit utopique. ❖ Plus utopique de les éloigner de son chemin ou d’un jour vivre sans cacher la moitié d’elle-même ? Les deux, sans doute, même si la seconde n’effleurerait certainement l’esprit de la Russe que très difficilement.

    Perdue dans ses pensées, la jeune fille attrapa seulement un biscuit. ❖ Pas de quoi. ❖ Un sourire en guise de réponse avant d’y plonger les dents, chaque bouchée charriant quelques miettes de Russie sur sa langue. ❖ Je n’ai rien mais … je te rassure je n’ai pas la gale du pigeon ou les pustules du dirico, tu peux boire en toute tranquillité ! ❖ La demoiselle ne put s’empêcher de rire. ❖ Je n’en doute pas, c’était par simple commodité. ❖ Ou politesse. Ou le côté très à cheval sur les pratiques qui faisait que Sladka oubliait qu’on ne boit pas à la bouteille uniquement quand elle était assez imbibée de vodka pour se faire. Elle attrapa la fiole, y déposa ses lèvres, veillant à ne rien renverser pour ne pas tacher les précieux fauteuils du maître des lieux. ❖ Tu sais bien que je suis quasi intouchable de ce côté-là.Avec le professeur Hullington, je le concède, à condition que sa langue ne se délie pas à nouveau quand ton aura se sera éloignée. ❖ Emit Sladka avec prudence, bien trop habituée à tout calculer cinq fois pour être certaine de ses comptes.

    Pondération excessive contre amour du risque, tel était l’association Sladka/Rina à bien des égards … ❖ Ou, tenter ma chance en enfreignant, encore, le règlement ?Entraînements, tactiques, bonne condition physique requise pour être en alerte … Un sport complet, en somme. ❖ Releva la louve qui, depuis les années, avait bel et bien relevé chez la vélane ce défi quotidien qu’était le non-respect réglementaire du jour, presque autant par plaisir que par nécessité. Sladka, quant à elle, reconnaissait sans détour louvoyer entre les règles pour se ménager ces plages de liberté que sa nature lycane réclamait. ❖ Sans doute un peu des trois en réalité, j’en ai assez de passer mes journées le nez dans les livres pour ces foutus examens ! J’ai hâte de rentrer et de retrouver la salle de danse. Tu rentres chez toi après les examens ?Ca … Les nouvelles exigences du coordinateur sont un vrai carcan, il est temps que ça se calme, approuva-t-elle, sinon, oui, je rentre chez moi, bien qu’une telle perspective ne l’enchante qu’à moitié, à moins que ma cousine m’entraîne pour barouder quelque part. ❖ Avoir goûté à Nameless donnerait peut-être à la demoiselle des envies d’ailleurs ou, à tout le monde, de renouveler cette distance entre ses parents et elle à intervalle régulier.

    Piquant un nouveau biscuit, la sixième année se tourna vers Rina. ❖ Et toi ? Y aura-t-il un ballet où aller te voir ? ❖ S’enquit-elle. En bonne amatrice de classique, les ballets étaient, pour la Russe, un vrai plaisir, aussi assister à un de sa complice serait un programme agréable. ❖ Ou si ça te dit de passer à la maison … ❖ Quand elle aurait convaincu ses parents de s’exiler « quelque part » entre deux pleines lunes et la laisser respirer tranquillement dans ce bout de forêt perdu au milieu de nulle part.

    ☾ ❖ ☽
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Dim 7 Oct - 16:01

♂ Moi, j’avais davantage l’habitude d’une salle possédant un piano et un parquet pour que j’y use mes pointes. Néanmoins, cette salle restait un vrai bonheur pour un instant de quiétude. La solitude était une amie fidèle mais, depuis ma toute première année à Durmstrang, j’avais appris que la présence d’ami(e)s pouvait être tout aussi agréable et, à n’en pas douter, Sladka faisait partie de celles dont la présence ne me dérangeait jamais. ♀

- J’imagine qu’il viendra, il n’y a pas de raison que ça se passe mal.
- Aucune, je sais me maîtriser … et même s’il est beau gosse, je ne fais pas partie de son fan club !

♂ Aussi inutile de dire que je n’allais pas l’envoûter pour simplement l’ennuyer. Il aurait été n’importe quel pendouillard qui passe, là, d’accord, le jeu pouvait être amusant mais Archibald était un ami de Sladka aussi n’avais-je pas de mauvaises intentions à son égard. Nos entraînements étaient avant tout faits pour apprendre à nous maîtriser et ce en toutes circonstances … et je risquais moins qu’un simple sorcier si les choses dérapaient … De une, j’étais du genre agile et ... très « volatile » - admirez le jeu de mots - et, de deux, s’ils venaient à s’en prendre à moi, je risquais d’être très en colère et ainsi de me montrer sous mon plus horrible visage. Alors, à partir de ce moment là ça sentirait le roussi pour eux (deuxième jeu de mots, j’suis décidément très en forme) . Bref, apprendre à contrôler son soi animal n’était pas une chose facile mais, au moins, nous ne nous ennuyions jamais ! ♀

- On retrouvera la Russie bientôt. En tout cas, voir autre chose que la taïga ne me déplaît pas. Ne fut-ce que pour mieux comparer, mais je me passerais bien des fouines, oui, bien que cela soit utopique.
- J’ai davantage vécu en ville mais ici le sable est comme ses habitants … insidieux et urticant.

♂ Il n’y avait qu’à voir le propriétaire du camping qui avait piqué sa crise l’autre soir à la fête organisée par le corps professoral pour en être convaincu. ♀

- Je n’en doute pas, c’était par simple commodité.
- Je le sais bien.

♂ Sladka était une des rares avec qui j’aimais plaisanter de cette façon. Oublier les convenances, oublier de jouer son rôle de parfaite lady, oublier d’être aussi lisse que possible pour ne pas paraître plus étrange aux yeux des autres qu’on peut l’être lorsqu’on est une vélane. ♀

- Avec le professeur Hullington, je le concède, à condition que sa langue ne se délie pas à nouveau quand ton aura se sera éloignée.
- Il ne serait pas glorieux de se vanter d’avoir succombé à mes charmes … je suis une pauvre et innocente jeune fille … tout le monde le sait !

♂ Dis-je en battant des cils comme toutes ces gentilles petites filles innocentes. Quoi ? J’en faisais trop? Oui, c’était l’évidence même mais … la réflexion avait l’avantage d’être vraie et amusante, non ? ♀

- Entraînements, tactiques, bonne condition physique requise pour être en alerte … Un sport complet, en somme.
- Tout à fait.

♂ J’étais une sportive dans l’âme, tout le monde le savait. Non, il n’était vital pour personne d’enfreindre le règlement mais j’exprimais mon mécontentement de cette façon et Ada le savait. Elle ne me parlait jamais de mes heures de colle tant que mes résultats scolaires restaient au dessus de la moyenne. Elle savait pertinemment que je n’y mettrais jamais de bonne volonté puisque la magie m’attirait peu. Je n’étais pas douée, du moins j’exploitais autrement mes dons magiques et ma baguette ne m’obéissait qu’en de rares occasions lorsque l’effort demandé n’était pas important. Oui, j’étais une sorcière moyenne … qui ne réussissait pas à faire sortir son patronus du premier coup. De toute façon, je ne croisais pas des détraqueurs à tous les coins de rues ! ♀

- Ca … Les nouvelles exigences du coordinateur sont un vrai carcan, il est temps que ça se calme.
- Tu as encore la bonne excuse du quidditch pour te trouver dehors …
- Sinon, oui, je rentre chez moi, à moins que ma cousine m’entraîne pour barouder quelque part.
- Barouder … c’est une idée alléchante. Cette île était mon premier « voyage » à proprement parler … mais je peux comprendre que ça donne des envies aux gens …

♂ Et à sa cousine en particulier. Dans ma vie, j’avais déménagé deux fois, la première pour quitter l’hôtel de passe ou j’avais mis le feu et la seconde après avoir tué cet homme. J’habitais aujourd’hui chez la mère d’Ada et je m’y sentais bien. J’avais trouvé un foyer qui me convenait même si … oui, l’idée de voyager était plaisante. ♀

- Et toi ? Y aura-t-il un ballet où aller te voir ?
- Oui, j’interprète Nikiya dans la bayadère, la dernière semaine de Juillet, au théâtre Bolchoï. Je peux t’avoir des places si ça t’intéresse.

♂ Oui, un théâtre moldu. C’était toujours un défi pour moi de danser devant des centaines d’hommes sans laisser une seule seconde mon côté vélane prendre le dessus et ainsi déclencher une émeute sur scène. Au jour d’aujourd’hui, il y avait eu quelques incidents pendant les répétitions avec d’autres danseurs mais rien de remarquable, rien qui ne mérite qu’on s’en souvienne et qu’on m’observe de travers dans la troupe. ♀

- Ou si ça te dit de passer à la maison …

♂ Je l’observais surprise. C’était la toute première fois qu’on m’invitait de la sorte. Je n’étais certes pas la plus gentille demoiselle de l’école mais j’avais surtout beaucoup de mal à faire confiance et à m’attacher un tant soit peu aux gens. ♀

- T’es sérieuse ? Ta famille accepterait de recevoir un volatile comme moi ?

♂ Dis-je, à moitié curieuse et à moitié amusée. J’étais une vélane et j’avais l’habitude des hommes qui faisaient un large détour pour ne pas me croiser alors j’imaginais sans mal la tête de son père lorsqu’elle lui annoncerait ma venue. ♀


Dernière édition par Ekaterina Kryssanova le Lun 3 Déc - 22:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Dim 4 Nov - 9:31

☾ ❖ ☽


Leur quotidien était pavé de petites choses, anodines aux yeux du profane, capitales aux leurs. Leurs réunions étaient bien plus que de simples retrouvailles entre amis afin de profiter du grand air. Les liens qui les unissaient constituaient de solides fondations pour un ambitieux édifice : la maîtrise de soi. Apprendre à avoir l’ascendant en permanence sur sa nature profonde était l’objectif qu’ils atteignaient en agissant conjointement. Sans cesse repousser leurs limites, étendre le champ de leurs capacités … Aussi, pour cela, aucun grain de sable ne devait s’infiltrer dans les rouages. ❖ Aucune, je sais me maîtriser … et même s’il est beau gosse, je ne fais pas partie de son fan club ! ❖ Sladka eut pour toute réponse un sourire. Elle les connaissait assez pour pouvoir avancer qu’elle savait déjà tout cela. Même si la cohabitation n’était pas toujours des plus simples, leur volonté transcendait les obstacles.

N’importe quel obstacle. L’île elle-même, lorsqu’elle se dressait devant eux comme une hostile compagne, finissait par prendre les allures d’une escale aux frontières du paradisiaque. ❖ J’ai davantage vécu en ville mais ici le sable est comme ses habitants … insidieux et urticant.Il suffit de les éviter, suggéra la Russe, coutumière de telles pratiques, ils ont plutôt tendance à n’arpenter que les sentiers battus. ❖ Constata la sixième année que cela ne dérangeait guère. La solitude était une seconde peau, un costume propret qu’on enfile pour cueillir enfin le calme d’un geste sûr. Pareil drapé recouvrait élégamment les épaules, protégeait de bien des revers et on finissait par s’habituer à son unique défaut : cette incapacité patente à apporter de la chaleur, même au cœur de l’été. ❖ En ce qui me concerne, j’estime qu’il n’y a pas plus tranquille que la cime de certains arbres de la Forêt des attraits. ❖ S’y aventurer au crépuscule ou à l’aube, se faufiler silencieusement entre les végétaux sans craindre les prédateurs puis défier la hauteur des conifères avant d’en élire un comme promontoire, cela n’avait pas de prix. Peut-être qu’une telle démarche lui rappelait la Russie, sa taïga natale où l’observation des étoiles et des oiseaux constituaient ses principaux loisirs. Peut-être. S’y adonner ici, loin de ses parents, avait tout de même un autre goût.

Celui des biscuits restait quant à lui inchangé, charriant sur les papilles une saveur de la Patrie qu’il était plaisant de retrouver. ❖ Je le sais bien. ❖ Perdre quelques convenances le temps d’une gorgée, même s’il ne s’agissait pas de vodka, Sladka n’en mourrait pas. ❖ Il ne serait pas glorieux de se vanter d’avoir succombé à mes charmes … je suis une pauvre et innocente jeune fille … tout le monde le sait !« Beaucoup y croient », dirai-je. ❖ Corrigea-t-elle avec malice. Rina n’était pas exactement une demoiselle que l’on pouvait qualifier de fragile ou d’innocente dont la pure candeur n’était plus à démontrer. Pas plus que Sladka n’était à considérer comme une étudiante craintive et menacée par ses « semblables ». Néanmoins, avoir l’allure de deux parfaites images toutes sages était un art dont il ne fallait pas négliger la complexité. ❖ Tout à fait. ❖ Un sport complet, en somme où Rina faisait figure d’athlète de haut niveau …

Nul doute que leurs capacités à louvoyer entre les règles risquaient d’être sollicitées compte tenu des derniers évènements. ❖ Tu as encore la bonne excuse du quidditch pour te trouver dehors …Mais tu sais bien que je ne veux pas prendre mon équipe comme alibi. ❖ Indiqua la louve avec une petite moue. Si elle se promenait la nuit dans la forêt ou qu’elle quittait sa couche avant l’aurore pour profiter des chants d’oiseaux aux premières heures du jour, c’était en son âme et conscience, prête à assumer elle et elle seule ses choix. L’équipe ne pouvait pas pâtir indirectement de ses prises de risque, même par une habile pirouette. Vieux-jeu, elle ? Absolument. ❖ Donc je cherche encore. Peut-être devrions-nous nous chercher un enchantement qui permettrait de simuler une présence dans nos lits, une sorte de mirage. ❖ Formula-t-elle à voix haute. Les sorts d’illusion pourraient peut-être leur sauver la mise, qui sait ?

En attendant, pourquoi ne pas se consoler à la pensée que les vacances approchaient ? Leurs tentatives de fraude ne seraient bientôt plus qu’un lointain souvenir quand tous les règlements seraient mis de côté. ❖ Barouder … c’est une idée alléchante. Cette île était mon premier « voyage » à proprement parler … mais je peux comprendre que ça donne des envies aux gens …Même si, tout au fond, chaque parcelle du globe a le même substrat. ❖ On aurait beau dire, les Russes étaient certes sans doute les plus stricts en matière de considération des créatures, mais ils disaient plus crument ce que beaucoup pensaient tout bas. Alors, les paysages rares, la faune et la flore typiques ou les variations de saisons possédaient un charme indéniable, oui. Toutefois les gens, eux, ne changeaient probablement pas tant que ça. ❖ Oui, j’interprète Nikiya dans la bayadère, l’avant dernière semaine des vacances, au théâtre Bolchoï. Je peux t’avoir des places si ça t’intéresse.Très volontiers. ❖ Sourit-elle. Voilà qui serait une nouvelle bonne occasion d’observer les talents de Rina. ❖ T’es sérieuse ? Ta famille accepterait de recevoir un volatile comme moi ?Mon père est comme moi. Je les vois donc mal formuler la moindre remarque, expliqua Sladka. Avec un géniteur lycan, qu’auraient-ils à objecter pour la venue d’une vélane ? Mais il se peut qu’ils soient en vacances, cela dit. ❖ Entre deux pleines lunes, ses parents profitaient parfois de cette fenêtre pour s’en aller de-ci de-là en Russie. Grand bien leur fasse. ❖ Dans tous les cas, tu es la bienvenue. ❖ Sincèrement.

☾ ❖ ☽
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Jeu 27 Déc - 22:53

♂ Nos entraînements étaient malgré tout une vraie bouffée d’oxygène puisque nous étions nous-mêmes. Les lycans n’avaient certes pas le choix ces nuits-là mais, me concernant, c’était une toute autre histoire. Courir dans les bois sans me soucier le moins du monde de l’image que je renvoyais … et m’exercer avec eux. Les nuits passaient rapidement et les journées également, nous étions épuisés mais j’arrivais à dormir sans avoir le moindre mauvais rêve, ce qui était assez rare pour être souligné. J’appréciais cette proximité avec Slad et Archi, me sentir simplement vivante et moi-même. A dire vrai, je ne comprenais pas moi-même de me sentir si vivante alors que nous combattions nos « nous » profonds mais c’était pourtant ce que j’avais toujours ressenti, depuis la toute première nuit. Difficile à comprendre … même pour moi. J’avais toujours eu beaucoup de mal avec les autres … je préférais quelques rares amis sincères qu’une tripotée d’amis qu’on ne connaissait qu’à moitié. Donc, en toute logique, j’avais du mal avec les habitants de cette île et les nouveaux élèves dont je venais tout juste de faire connaissance … un an ne suffisait pas à connaître quelqu’un. Jamais. ♀

- Il suffit de les éviter, ils ont plutôt tendance à n’arpenter que les sentiers battus.
- Je sais bien, mais … j’attire même les mâles les plus solitaires …

♂ Du moment qu’il s’agissait d’un pendouillard, ils arrivaient à me tracer à peu près partout pour peu qu’ils aient pu me suivre. Quant aux autochtones, ils connaissaient trop bien cette île, il m’était déjà arrivé d’en croiser alors que je me trouvais sur le sentier le moins fréquenté qui soit … être prudente d’accord, mais nous ne pouvions pas éviter tout le monde. C’était tout simplement impossible, voilà pourquoi je les avais comparés à des grains de sable … trop petits pour pouvoir leur échapper. ♀

- En ce qui me concerne, j’estime qu’il n’y a pas plus tranquille que la cime de certains arbres de la Forêt des attraits.
- Oui, je vois le genre mais, j’ai beau être un piaf je ne vole pas encore et je n’ai pas tes reflexes aiguisés …

♂ J’étais agile et rapide, peut-être même plus qu’elle sous sa forme humaine mais je n’avais pas son endurance et sa force. Pour ce qui était de l’escalade, elle était bien plus douée que moi et puis je n’avais jamais aimé me planquer puisque après tout je n’avais jamais rien fait de mal ... du moins pas ici et j’avais toujours la possibilité d’user de mes dons s’il le fallait vraiment. Dans ma courte vie, je m’étais assez cachée … j’avais besoin du soleil sur ma peau et de l’air frais dans mes poumons, c’était une question de survie. ♀

- « Beaucoup y croient », dirai-je.
- Grand bien leur fasse. Il faut que je conserve cette image jusqu’à la fin de mes études, ça reste tout de même très pratique.

♂ Avoir un lien de « parenté » avec Ada ne suffisait pas à faire de moi une intouchable. Je restais aux yeux de beaucoup une vélane dont il fallait se méfier. Concernant les professeurs, je n’avais pas fait d’énormes vagues, ce qui me permettait de passer plus ou moins inaperçue sur ce point là. Je n’étais pas un ange mais, comparé à d’autres élèves, je passais pour être relativement sage … à tort ou à raison, cela importait peu. ♀

- Mais tu sais bien que je ne veux pas prendre mon équipe comme alibi.
- Tu es trop honnête.

♂ Je mentais depuis ma naissance aussi avais-je d’autres habitudes mais Sladka avait été bien élevée et elle estimait son équipe. Voilà pourquoi elle ne voulait pas leur attirer d’ennuis en les prenant comme alibi. Je la comprenais même si je doutais pouvoir avoir un jour le même sens moral … on ne perd pas les bonnes habitudes. ♀

- Donc je cherche encore. Peut-être devrions-nous nous chercher un enchantement qui permettrait de simuler une présence dans nos lits, une sorte de mirage.
- Je suis toujours partante mais … tu connais mon niveau magique … si ça devient trop complexe, j’en ai pour des heures à obtenir quelque chose de correct … alors autant rembourrer mon oreiller correctement que de perdre la moitié de ma nuit.

♂ Sladka m’avait assez souvent vu galérer pour des sorts soit-disant de mon niveau d’année … oooh, au bout du compte, j’y arrivais, c’est exact, mais il me fallait parfois trois fois plus de temps que n’importe quel autre élève alors forcément … les sortilèges d’illusion étaient tout sauf évidents à réaliser. ♀

- Même si, tout au fond, chaque parcelle du globe a le même substrat.
- Comment en être certain sans en avoir, par nous-mêmes, fait l’expérience ?

♂ J’étais chauvine mais je n’avais jamais voyagé … mais la question ne s’était jamais posée puisque personne ne m’avait jamais proposé de quitter la Russie. Comment savoir si passer de pays en pays me déplairait si je ne l’avais jamais fait ?Et puis qu’on soit en Russie, en Chine ou en France … je restais une vélane et je ne pouvais pas le cacher … alors tenter l’expérience un jour … oui, je pouvais y penser. ♀

- Très volontiers.
- J’organiserai ça et je te tiendrai au courant.

♂ Il me faudrait 5 ou 6 places … je pouvais obtenir ça assez facilement, après tout n’étais-je pas l’étoile de ce ballet ? Je pouvais me permettre de faire un caprice de diva, ça ne m’arrivait jamais … alors, oui, j’organiserais tout cela sans le moindre problème. J’étais sincèrement heureuse d’avoir une amie près de moi, qui verrait le fruit de mon travail, qui me verrait sur scène, là où je sentais avoir pleinement ma place. ♀

- Mon père est comme moi. Je les vois donc mal formuler la moindre remarque. Mais il se peut qu’ils soient en vacances, cela dit.
- Ils partent souvent tous les deux …. ?

♂ C’était étrange …je ressentais comme un imperceptible changement dans l’attitude de Sladka lorsqu’elle parlait de sa famille, enfin plus précisément de ces parents. Je ne les connaissais pas … elle parlait rarement d’eux contrairement à sa cousine. Nous avions toutes deux nos secrets, nos blessures mais, aujourd’hui, j’étais titillée par ma curiosité … Après, Sladka avait toute possibilité d’éluder mes questions, je savais qu’elle pouvait le faire sans problème et que je ne m’en offusquerais pas. ♀

- Dans tous les cas, tu es la bienvenue.
- C’est gentil … c’est … la toute première fois qu’on m’invite … Remarque je n’ai jamais invité personne non plus. Je suis chez moi sans être chez moi c’est un peu … compliqué.

♂ Oh non, ma « mère » accepterait sans aucun doute que je reçoive des amis à la maison mais … j’avais encore parfois l’impression de gêner, d’empiéter sur sa vie, alors je lui épargnais la présence d’autres personnes … tout comme il m’était arrivé de lui mentir l’été dernier en lui disant que j’étais invitée chez une amie alors que j’avais passé 15 jours dans un hôtel près de l’école de ballet. J’imposais ma présence depuis mes 13 ans et même si elle me disait chaque jour que j’étais comme sa fille, il y aurait toujours en moi une petite voix qui s’inquiéterait. C’est sans doute cette petite voix qui m’incitait à enfin poser une question. Après avoir avalé un gâteau et bu une gorgée, je froissai le paquet dans mes doigts avant de poser mon regard sur mon amie et de lui demander avec douceur. ♀

- Tu me parles toujours de ta cousine mais jamais d’eux. Tu leur en veux, n’est-ce pas ? De t’avoir fait naître ... comme tu es et qui plus est en Russie ?

♂ Pays ou les créatures étaient traitées plus durement que nulle part ailleurs … ♀
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Mar 15 Jan - 20:16

☾ ❖ ☽


La solitude, lorsqu’il s’agissait d’un choix, revêtait le réconfortant rôle de l’abri chauffé en pleine tempête de neige ou celui du costume parfaitement taillé qui vous sert d’impeccable seconde peau. La complexité résidait alors dans la difficulté d’obtenir cette alchimie de calme quand tout autour semblait bien décidé à envahir votre espace vital coûte que coûte. ❖ Je sais bien, mais … j’attire même les mâles les plus solitaires …Certes, reconnut Sladka, reste à abattre la carte de la ruse. ❖ Emit la demoiselle avant d’expliciter une de ses propres techniques. Les hauteurs présentaient comme point intéressant qu’elles étaient inaccessibles à tout qui n’était pas particulièrement doué … ou téméraire. ❖ Oui, je vois le genre mais, j’ai beau être un piaf je ne vole pas encore et je n’ai pas tes reflexes aiguisés …Serait-ce un nouveau point à ajouter à notre prochain entraînement ? ❖ Sourit la Durmstrang, un air innocent peint sur son visage. Après tout, pourquoi ne pas tenter ? Vu leur constitution, ils ne risquaient pas grand-chose, qui plus est.

Entamant leur collation improvisée, les deux Russes poursuivirent leur discussion, atterrissant sur les rivages des apparences salvatrices face au regard des professeurs. ❖ Grand bien leur fasse. Il faut que je conserve cette image jusqu’à la fin de mes études, ça reste tout de même très pratique.Je l’admets et je connais tes aptitudes. ❖ Concéda Sladka qui reconnaissait en son for intérieur être elle-même experte en matière de tromperie bien qu’il s’agisse là de motifs moins louables et, partant, moins sujets à fierté.

Néanmoins, compte tenu des derniers changements de réglementation, frauder de manière efficace restait à l’ordre du jour si les deux jeunes filles désiraient conserver leur semblant de liberté le soir venu. ❖ Tu es trop honnête. ❖ La louve se contenta d’un mince sourire en haussant les épaules. Peut-être était-elle trop à cheval sur les principes pour rattraper tous ceux que ses parents avaient bafoués ? Dans tous les cas, c’était dans ses habitudes, peu importait le déclencheur originel. ❖ Je suis toujours partante mais … tu connais mon niveau magique … si ça devient trop complexe, j’en ai pour des heures à obtenir quelque chose de correct … alors autant rembourrer mon oreiller correctement que de perdre la moitié de ma nuit.Personne ne t’oblige à le réaliser toute seule. ❖ Nota-t-elle en passant. Ni ne l’obligeait à s’y prendre parfaitement du premier coup. Ce type de plans se prévoyait dans les détails avec une certaine avance afin qu’aucune faille ne soit détectable. Sladka prenait bien trop garde à la réputation de Durmstrang pour risquer ne fut-ce qu’un instant de lui porter gravement préjudice.

Enfin, les vacances approchaient et, avec elles, la fin de ces contraintes imposées par l’autorité. ❖ Comment en être certain sans en avoir, par nous-mêmes, fait l’expérience ? Avec un peu de patience, de psychologie et de déduction, peut-être ? ❖ Lança-t-elle, mutine. Elle le vivait bien ou, à tout le moins, pas trop mal, mais elle ne se leurrait pas : partout, le terreau était le même, les plantes puisaient les mêmes éléments pour se construire, même si leur teneur était quelques fois moindre. Il n’existait nulle part sur terre une parcelle absolument paradisiaque. On ne s’évadait que par l’imaginaire, la lecture, le théâtre … les ballets de Rina. ❖ J’organiserai ça et je te tiendrai au courant.Je te remercie. ❖ Sourit chaleureusement la sixième année, heureuse à la perspective de cette sortie.

Son amie pourrait même venir chez elle si elle le désirait, après tout. Depuis le temps qu’elles se connaissaient, voilà qui était en réalité naturel. ❖ Ils partent souvent tous les deux …. ?Ca leur arrive. ❖ Une réponse simple qui trahissait le manque d’intérêt développé par Sladka vis-à-vis de cette question. La jeune fille notait uniquement leur absence dont elle tirait parfois une légère satisfaction. Respirer sans leur béatitude permanente était une bonne chose durant deux longs mois. ❖ C’est gentil … c’est … la toute première fois qu’on m’invite … Remarque je n’ai jamais invité personne non plus. Je suis chez moi sans être chez moi c’est un peu … compliqué.Il faut un début à tout. ❖ Conclut la sorcière d’une voix douce, ne cherchant pas à indisposer Rina par des questions supplémentaires. Son interlocutrice savait, depuis le temps, qu’elle en parlerait librement lorsqu’elle le désirerait.

Ce à quoi Sladka s’attendait moins, toutefois, ce fut la suite de la conversation. ❖ Tu me parles toujours de ta cousine mais jamais d’eux. Tu leur en veux, n’est-ce pas ? De t’avoir fait naître ... comme tu es et qui plus est en Russie ? ❖Ses prunelles grises se fichèrent dans le regard d’Ekaterina tandis que, simultanément, la conscience de la lycane étouffait ce qui devait l’être au plus profond de son esprit. ❖ Nous vivons simplement dans des réalités différentes., résuma-t-elle d’une voix égale. Ils étaient trop opposés pour avoir malgré tout quelque chose en commun. Trop antagonistes pour se compléter. Ils étaient déphasés dans une famille boiteuse où le seul lien tangible les rassemblant était celui du sang. Qu’aurais-tu à dire de quelqu’un avec qui tu partages peu ?, s’enquit-elle. Ce n’est pas de l’acrimonie. Simplement de l’indifférence. ❖ Inutile de se faire du mouron pour quelque chose qui ne changerait jamais. Mais inutile également de creuser des relations avec des personnes qu’elle ne comprendrait jamais.

☾ ❖ ☽
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Ven 22 Fév - 13:57

♂ Contrairement aux lycans, les vélanes ne vivaient pas en meute … une vélane pure ne supportait pas la beauté de ses compatriotes et il n’était pas rare qu’elles s’entretuent … ma mère devait en être le parfait exemple vu la façon dont elle m’avait abandonnée. J’ignorais bien sûr qu’elle avait occis mon père mais, si j’en avais eu connaissance, cela ne m’aurait pas plus étonnée que ça. Les vélanes ne s’entendaient entre elles que pour chasser … et à court terme puisque, une fois la proie attrapée, elles se battaient entre elles pour l’obtenir … tout ça pour dire que, même si je connaissais deux ou trois vélanes de sang, elles ne faisaient pas partie de mon premier cercle d’amis, mais plutôt un cercle éloigné de connaissances … Et je n’en avais jamais croisée une qui, comme moi, avait plus de sang de vélane que de sang de sorcier ou de moldu. Si j’en avais envie ? Aucune idée, oui, je n’avais aucune idée de la façon dont je pouvais réagir en face de celle que je ne voulais pas devenir, une créature. Bref, j’étais plus à l’aise avec les lycans qu’avec les miens … chose que je ne pouvais pas partager avec Sladka ou Archibald puisqu’un loup vivait en meute. ♀

- Certes, reste à abattre la carte de la ruse.

♂ Une carte que nous maîtrisions assez bien. Si j’usais bien souvent de mes prédispositions naturelles, Sladka, elle, n’entachait en rien son image ou celle de l’école par des stratagèmes très bien huilés. Nous formions un bon duo et, avec nos proches en commun, nous avions bien souvent le même point de vue même si nous n’avions pas la même façon de l’exprimer. ♀

- Serait-ce un nouveau point à ajouter à notre prochain entraînement ?
- Pourquoi pas, du moment que j’apprends d’abord à bien me réceptionner …

♂ Car je ne pouvais pas me permettre de me blesser pour danser. Avoir la jambe maintenue, même pour une toute petite semaine, était tout simplement inadmissible. Je m’entraînais tous les jours par devoir et aussi par plaisir, la danse c’était ma soupape de décompression, alors mieux valait prévenir tout de suite. Effectuer des acrobaties, m’entraîner à grimper, aucun problème mais toujours en pleine conscience qu’un atterrissage réussi était obligatoire. ♀

- Je l’admets et je connais tes aptitudes.

♂ Un large sourire apparaissait sur mon visage, je ne répondis rien mais ce sourire parlait pour moi. Oui, je me débrouillais plutôt bien mais ça n’avait rien de compliqué pour moi … j’usais et abusais depuis ma plus tendre enfance de mes dons naturels. Je pris de nouveau un gâteau dont je mangeai un bon morceau tout en écoutant mon amie. Je finis ma bouchée avant de lui répondre. ♀

- Personne ne t’oblige à le réaliser toute seule.
- Non mais tu sais que je suis têtue …

♂ Et ce n’était pas un doux euphémisme, butée, casse-pied étaient des adjectifs qui me convenaient tout a fait. En magie, je mettais un point d’honneur à réussir ce que j’entreprenais même s’il me fallait plus de temps que beaucoup d’autres sorcier à réussir un sortilège … m’entraîner, j’en avais l’habitude et demander de l’aide ne m’était pas étranger mais presque. J’avais peut-être bien une certaine dose de fierté mal placée mais je pouvais tout à fait demander de l’aide pour l’entraînement, pas pour le sort final. ♀

- Avec un peu de patience, de psychologie et de déduction, peut-être ?
- Nan, ça ne marche pas, que, comme ça …

♂ J’étais bien consciente qu’un paradis quelconque était introuvable mais on pouvait toujours trouver une herbe plus verte quelque part. En Russie, les créatures étaient loin d’être traitées d’une façon « humaine » et j’en savais quelque chose. Peut-être que dans d’autres pays la vie était un peu plus calme au moins à ce niveau-là ? De toute façon, visiter d’autres contrées, d’accord mais, peut-être par pur masochisme, je n’avais aucune intention d’aller vivre dans un pays qui n’était pas celui qui m’avait vue naître. ♀

- Je te remercie.

♂ Il n’y avait pas de quoi, j’étais très heureuse d’avoir du public et j’aurais de très bonnes places pour elle et une invitée de son choix ou deux si elle le souhaitait. Après tout, si mon professeur en était toujours d’accord, j’avais le premier rôle du ballet, ce qui me permettait d’obtenir certains avantages. ♀

- Ca leur arrive.

♂ Ok, alors ,là, à moins d’être complètement idiote je voyais bien que le sujet n’était pas son préféré. Je n’ajoutais donc rien. ♀

- Il faut un début à tout.
- Oui, il n’est jamais trop tard.

♂ J’amais trop tard pour vivre une enfance « normale », inviter des amis, papoter pour ne rien dire ou au contraire … pour tout dire, avouer des choses sur soi et en découvrir sur elle. ♀

- Nous vivons simplement dans des réalités différentes. Qu’aurais-tu à dire de quelqu’un avec qui tu partages peu ? Ce n’est pas de l’acrimonie. Simplement de l’indifférence.
- Au moins ils ne t’ont pas abandonné dans une poubelle …

♂ Dis-je en esquissant un fin sourire, avouant ainsi la façon dont mon premier tuteur m’avait trouvée. ♀

- Enfin je te comprends, hein, c’est vraiment pas simple de vivre en étant … ce que nous sommes mais si tu avais besoin d’aide ou de n’importe quoi, tu ne penses pas qu’ils seraient là pour toi ?

♂ Je tentais de comprendre pourtant je me mordis la lèvre inférieure juste après avoir prononcé ces paroles et j’ajoutai rapidement. ♀

- T’es pas obligée de répondre et dis-moi si t’as carrément envie qu’on change de sujet. Tu me connais, je ne m’en formaliserai pas.

♂ Non, je comprendrais même assez simplement, j’avais cette étrange impression qu’avec Sladka je pouvais me dévoiler un peu plus et j’étais moi aussi prête à en apprendre davantage d’elle, tout en conservant tout cela secret, entre nous. Une évidence. ♀
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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Sam 23 Mar - 11:47

☾ ❖ ☽


L’existence était une quête permanente d’un « mieux » tendant naïvement vers une perfection que des êtres imparfaits n’atteindraient pourtant jamais. Sladka était parfaitement consciente des limites du genre humain et ne comptait pas sur son ADN spécifique pour passer entre les mailles du filet, au contraire. Sachant pertinemment que son patrimoine génétique relevait davantage du fardeau que d’un miracle de Dame Nature lui permettant de déjouer toutes les limites que l’évolution n’avait pas ôtées à l’Homme, la Russe ne se voilait pas la face. Prudente, elle domestiquait sa condition à l’image d’un animal sauvage que le quotidien permet d’apprivoiser. Toutefois, elle ne rechignait pas pour autant face à une opportunité de s’améliorer … ou aider une amie proche à s’éprouver, elle aussi. ❖ Pourquoi pas, du moment que j’apprends d’abord à bien me réceptionner … ❖ Acquiesçant d’un signe de tête pour indiquer que la précision était bien intégrée, la lycane adressa un fin sourire à son amie et n’ajouta rien. Depuis plusieurs années, elles s’ingéniaient à développer leurs atouts pour en maîtriser la moindre virgule et se mettre en danger était banni du programme. Ca n’était pas sur le point de changer.

Et ces sorties secrètes requéraient une certaine préparation dont la minutie s’accroissait depuis les nouvelles restrictions. ❖ Non mais tu sais que je suis têtue …Et que je le suis tout autant. ❖ Sourit-elle, bien que la demoiselle soit davantage persévérante que têtue, sa fermeté de caractère se traduisant par un côté inébranlable, non sans rappeler le roc, et pas par une éternelle confrontation d’opinion. Assister les gens n’était pas dans son habitude. La demoiselle préférait la technique de l’électrochoc éveilleur de conscience ou l’apprentissage rigoureux affranchissant de la dépendance.

Une dépendance qu’elles entretenaient pourtant vis à vis de leur terre natale, habituées à ne pas se voir évoluer ailleurs.❖ Nan, ça ne marche pas, que, comme ça …Permets moi d’émettre des doutes, chère amie. ❖ Sourit Sladka avec bienveillance. La réaction de Rina était presque touchante, bouffée d’oxygène dans la grisaille de réalisme qu’était leur vie. Mais la Russe ne se laissait pas bercer par ce genre d’espoir. « Un peu mieux » ne voulait pas dire « parfait » et, sous le vernis d’une défense exacerbée du droit des « autres », de ces minorités silencieuses décriées par la majeure partie des opinions publiques partout sur la planète, dormait bien souvent cette même intransigeance et cette aversion commune du « différent » qui effraie par sa dangerosité.

Invitant Rina à venir chez elle si elle le désirait, Sladka tempéra la réaction de sa camarade pour qui tout ceci n’était pas habituel. ❖ Oui, il n’est jamais trop tard. ❖ Approuvant cette réponse d’un coup d’œil bienveillant, la sorcière se prêta ensuite au jeu de questions réponses qui s’instaurait doucement dans la discussion. Parler de ces parents n’était pas son sujet préféré mais elle n’en était pas pour autant incommodée. ❖ Au moins ils ne t’ont pas abandonné dans une poubelle …Il est vrai … Ils avaient préféré la cage dorée. Nous serons d’autant plus fières du parcours que nous effectuerons vu notre situation initiale. ❖ Conclut-elle sans fioriture. Il n’y avait pas de mal à être terre à terre : si la donne du départ était mauvaise, s’en sortir avec brio au bout du compte n’accordait que davantage de mérite. ❖ Enfin je te comprends, hein, c’est vraiment pas simple de vivre en étant … ce que nous sommes mais si tu avais besoin d’aide ou de n’importe quoi, tu ne penses pas qu’ils seraient là pour toi ?, questionna Rina avant d’immédiatement enchaîner. T’es pas obligée de répondre et dis-moi si t’as carrément envie qu’on change de sujet. Tu me connais, je ne m’en formaliserai pas.Ne t’inquiète pas, il en faut bien plus pour me rebuter dans une discussion. Ce n’est pas un sujet « sensible », déclara-t-elle en haussant les épaules. Ses parents ne la passionnaient pas. Ce qui se rapportait à eux non plus. Mais il y avait bien longtemps que l’acrimonie et la rancune s’étaient éteintes pour offrir leur place à la royale indifférence qu’une touche de condescendance polie face à leur optimisme béat venait parfois relever. Ce sont des géniteurs. J’ai bel et bien hérité de leurs gènes. Ca s’arrête là. En qui as-tu le plus confiance pour te sortir d’embarras, Rina ? ❖ Souleva la louve. Car pour tirer quelqu’un d’un mauvais pas, encore fallait-il que comprendre qu’il était en mauvaise posture et avoir suffisamment de jugeotte pour poser les meilleures décisions. Et, ça … Sladka doutait que ses propres parents en soient capables.

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MessageSujet: Re: Don Quichotte et autres batailles perdues d'avance.   Ven 19 Avr - 12:37

♂ Etre sans cesse en quête d’un mieux, de progresser, d’évoluer, de grandir avec ce qui nous caractérisait. Nous n’avions pas choisi notre côté animal mais nous faisions en sorte qu’il ne nous gâche pas la vie, enfin, le moins possible. Nous devions être réalistes : c’est notre différence qui avait fait de nous ce que nous étions. Il m’arrivait de rêver de la personne que j’aurais pu être si ma mère n’avait pas été une vélane, si elle ne m’avait pas abandonnée, si j’avais eu un père, si je n’avais pas été sorcière … si si si … tant de suppositions et de vies annexes qui n’existeront jamais que dans mon imagination. Non, je n’étais pas sans cœur, même si c’est l’image que je renvoyais parfois, et j’aurais aimé connaître une vie sans la peur lancinante de savoir qu’à tout moment je pouvais blesser, tuer. Une vie sans avoir connu les traumatismes qui étaient les miens, sans ces marques qui me rappelaient chaque jour ce que j’avais fait et qui j’étais. Au fond, ces entraînements m’aidaient essentiellement à penser à autre chose qu’à tout cela, autre chose qu’à moi. Je n’ai jamais été nombriliste, j’ai beaucoup d’autres défauts mais pas celui-ci et aider Sladka et Archibald à supporter, même pour une nuit ou deux, leur existence de lycan était réellement quelque chose que j’appréciais. C’était sans doute pour ça que je m’étais tant attachée à la lycane … elle était devenue à mes yeux une personne de confiance au fil des ans. ♀

- Et que je le suis tout autant.

♂ Je souris mais n’ajoutai rien, elle avait raison. S’il existait un concours, le jury aurait un mal fou à nous départager. Aussi tenace l’une que l’autre, nous avions décidément beaucoup de points communs. Plumes ou poils, nous mordions. ♀

- Permets-moi d’émettre des doutes, chère amie.
- Tu sais ce qu’on dit, on doute de ce que l’on sait mais on se doute du reste.

♂ Ajoutai-je avec un fin sourire amusé. Je ne cherchais pas une terre d’asile où nous pourrions tous vivre heureux et elle le savait. J’avais un léger espoir d’un mieux mais c’était aussi une chose qui me faisait avancer. Découvrir nos voisins et leurs façons de vivre n’apportait pas que du négatif, il n’y avait qu’à voir les liens qui s’étaient tissés entre les élèves de cette école … les liens comme celui de Sladka et Archibald, par exemple. Après tout, nous avions tous quelque chose à partager et à apprendre. Restait à savoir si nous étions capables d’assez d’attention et d’écoute pour pouvoir le voir ou l’entendre mais ceci était une toute autre histoire. ♀

- Il est vrai … Nous serons d’autant plus fières du parcours que nous effectuerons vu notre situation initiale.
- C’est une certitude, on ne s’en sort déjà pas si mal.

♂ Après tout, nous vivions entourées par des centaines de personnes et si on connaissait ma nature – difficile de la camoufler -, celle de Sladka restait un mystère pour la grande majorité et il n’y avait guère eu que quelques petits « incidents » de mon côté, pas assez pour faire de moi une paria. Nous étudions, Sladka obtenait même de bons résultats et moi j’arrivais à passer à l’année suivante, ce qui, soit dit en passant, m’étonnait toujours autant. Mais bref, nous avions toutes les raisons du monde d’être fières de nos réussites respectives. ♀

- Ne t’inquiète pas, il en faut bien plus pour me rebuter dans une discussion. Ce n’est pas un sujet « sensible ».
-
♂ Je préférais ça, je n’avais aucunement l’intention de la mettre mal à l’aise, je voulais simplement que nous nous connaissions mieux …après tout elle était une des rares à me supporter depuis notre toute première année à Durmstrang. ♀

- Ce sont des géniteurs. J’ai bel et bien hérité de leurs gènes. Ca s’arrête là. En qui as-tu le plus confiance pour te sortir d’embarras, Rina ?
- Je crois que c’est évident… la personne en qui j’ai le plus confiance, c’est en moi. J’ai passé toute ma vie à ne faire confiance à personne … même si depuis quelques années je m’ouvre vers les autres, les ponts que je construits sont encore fragiles … je découvre peu à peu ce que signifie le mot famille et je vais finir par croire que ce terme rime essentiellement avec complexité.

♂ Soulignai-je, toujours avec ce fin sourire aux lèvres. Après tout, chaque famille était différente et, si on écoutait tout le monde parler de la sienne, c’était une horreur. Complexe convenait parfaitement à mes yeux et si je prenais la famille que je construisais avec Ada, sa mère et sa sœur … c’était un exemple parfait d’imbrication compliquée, d’histoire alambiquée … un vrai jeu de piste ! ♀

- Pourtant, peu à peu je te fais confiance … et nous ne sommes pas du même sang.

♂ Le sang n’avait donc rien à voir avec la famille … en tout cas pas avec la mienne. Je fronçai le nez et tendis l’oreille, visiblement agacée par ce que je venais de sentir. ♀

- Je crois qu’un importun s’approche. Nous ne devrions pas rester ici.

♂ Il s’agissait d’un homme, le bruit de pas lourd et l’odeur musquée ne me trompait jamais. Je me relevai et fourrai le reste des gâteaux et du thé dans mon sac. ♀

- Tu prends à droite, je prends à gauche, on se retrouve dans notre salle commune ?

♂ Mieux valait se séparer, une façon de tromper l’ennemi, minimiser le bruit et diviser par deux les punitions s’il nous découvrait en dehors de nos salles communes après le couvre feu. ♀
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