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 Being the last Bottero ain't easy everyday...

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Yolihuani

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MessageSujet: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 10:50

Hello Dear, it's time to introduce yourself !

GABY
ft. STEVEN R. MCQUEEN
Chapter One : Identity Card

Music Please


Nom: Mon nom procure généralement d'étranges réactions. Les professeurs sont très prudents avec moi et les élèves veulent me faire faire des truc bizarres. Bottero, ce n'est pas un nom si bizarre tout de même ? Enfin, pour cela, j'ai à remercier mes frangins : l'intello d'une part et l'imbécile de l'autre. Mais le plus intelligent des deux est trop âgé, alors les gens ne s'en souviennent pas forcément autant que l'autre imbécile. Pour faire simple, j'ai deux réputations à surpasser et je pense m'en sortir assez bien.
Prénom(s): Mon premier prénom, Gabriel est assez passe partout mais aussi assez simple à se remémorer. Jaime cependant, me permet de me camoufler un peu plus. Ouais, ça m'arrive de l'utiliser pour éviter les problèmes, et alors ?
Date de Naissance: 30/06/1989.
Lieu de Naissance: Guadalajara, Mexique.
Âge: 21 ans.
Nationalité: Mexicain.
Sang: Sang pur.
École / Métier: Yolihuani.
Année / Rôle: 8ème année. Je me spécialise pour devenir auror. Comme le père, le frère, l'autre frère et la cousine. C'est de famille, j'vous dis.


Chapter One : Hide ans Seek



« Alejandroooooooooooo ! Rafaeeeeeeeeeeeeel ! Je suis cachéééééééééééééé !!!!! »

Roulé en boule entre l’armoire à vaisselle et le lavabo, Gabriel était certain d’être magnifiquement dissimulé. Il avait posé le tas de chiffons sales sur sa tête et se trouvait dans ce qu’il aimait appeler "l’ultime cachette". En effet, depuis le temps qu’il s’y dissimulait, aucun de ses frères n’avait été capable de le trouver. Et pourtant, ils jouaient longtemps, parfois même durant des heures. Mais non, c’était la voix de sa mère qui le faisait sortir de son trou. C’était la seule qui arrivait à l’en faire sortir en réalité. À son père, il répondait qu’il testait ses capacités de dissimulation et que c’était le boulot de ses aînés de le trouver. Lorsqu’on lui posait des questions sur cette technique, il aimait passer de longue minute à prôner son camouflage parfait et sa capacité à se fondre dans le paysage. Il trouvait aussi assez amusant de répéter maintes et maintes fois à quel point ses frères étaient tout bonnement incapables de le trouver et que c’était la faim qui le faisait sortir de son trou. Fallait bien qu’il se nourrisse, il était en pleine croissance !

Ce jour-là était donc un jour comme les autres. Dissimulé comme le meilleur auror du monde – son père bien entendu – il restait silencieux, attendant de voir si, pour une fois, Alejandro pourrait le trouver. Rafael ? Nan, il était bien trop nul en la matière. Cela faisait plusieurs années que Gaby était certain que le plus jeune de ces frère aîné n’était pas très futé et qu’il n’était pas près de découvrir sa cachette. Al’ cependant avait plus de chance, surtout qu’il était déjà à Yolihuani et qu’il était le meilleur de sa classe. Fier de son grand frère ? Un peu, mais il devait avouer vouloir ressembler à Raf ; choix que sa mère n’approuvait pas totalement. Cependant, il ne fallait qu’il le laisse paraître, il avait une réputation à tenir ce petit. Et on ne rigole pas, ce n’était pas n’importe qui le petit Bottero. Certes il commençait à avoir mal au dos dans cette position mais c’était parce qu’il grandissait et qu’il devenait un homme ! Comme son papa ! Comme son frère ! Et quand il disait cela il y avait toujours deux zigotos pour se foutre de lui mais il leur sortait le tirage de langue suprême et était certain d’avoir cloué leur bec. C’était une attaque mortelle.

« Gabriel ! Viens voir s’il te plait !
Ma’, j’suis caché là !
Viens je te dis, il y a quelqu’un à qui il faut que tu dises bonjour ! »

Le garçon soupira fortement mais sortit de sa cachette. Non pas sans difficultés, certes, mais il en sortit tout de même. Une pile d’assiette passa très près de la mort par chute du haut de l’étagère et ce fut en se gratta sa tête meurtrie que l’enfant sortit de la cuisine pour rejoindre la famille qui semblait accueillir un nouveau venu. Oh… ! Une nouvelle venue. Une légère grimace de douleur sur le visage, Gabriel s’efforça tout de même de fournir le meilleur sourire qu’il avait en magasin. Sourire en mode "bonjour j’ai perdu mes deux dents de devant" qui était un sourire de tombeur, sans aucun doute. De un parce que la fille en face de lui sembla amusé et de deux parce qu’il était un tombeur, tout simplement. Et que personne ne rigole ou il ressort son attaque mortelle.

« Gabriel, voici Arizona ta cousine qui va venir habiter avec nous maintenant » expliqua sa mère alors qu’il ne quittait pas la nouvelle des yeux. Elle semblait de pas ablater l’espagnol et s’acharnait à parler anglais. Le garçon resta immobile quelques minutes, pendant que les présentations se faisaient autour de lui. Ses frères semblaient fascinés par cette cousine américaine. Pour sa part, il s’en fichait comme de sa première chaussette. Comprenez-le, il était encore à cet âge où les filles ne l’intéressaient pas. Il préférait une journée passée à jouer avec ses potes. Même la petite Rosita qui semblait beaucoup l’apprécier, il la traitait comme une simple camarade – alors qu’elle lui avait fait un bisou su la joue, pour vous dire que la petite s’était sentie comme une… fin voilà quoi. Autrement dit, il voyait cette nouvelle arrivante comme ce qu’elle était : sa cousine.

* *
*

L’eau qui se mit à couler le réveilla comme tous les matins. Avec un sourire aux lèvres il sortit discrètement de son lit et quitta sa chambre. La maisonnée semblait encore endormie et ce fut sur la pointe des pieds que Gabriel traversa le couloir. Il s’accroupit devant la seule porte émettant de la lumière et son sourire s’élargit. Il avait enfin perdu toutes ses dents de lait et arborait désormais une dentition à faire jalouser un dentiste. Âgé de douze années, il se considérait comme un futur homme et découvrait petit à petit les différents éléments que cela comportait. Il arrivait enfin à se défendre face à Rafael – même s’il finissait toujours par se retrouver face contre terre. Il avait déjà eut une petite copine qu’il avait finit par larguer parce qu’il s’était rendu compte qu’elle tombait sous le charme de son frère aîné. Il avait découvert de nouvelles parties de son corps qu’il avait crut jusque là parfaitement inutiles. Il parvenait à contrôler légèrement ses afflux de magie. Et, le plus important, il avait découvert l’anatomie humaine. C’était donc assez fier de lui, l’œil dans la serrure, qu’il prenait des cours de science de la vie. L’eau se stoppa enfin mais il ne bougea pas pour autant. La silhouette sortit de la douche, enfila une serviette et s’immobilisa soudain.

« Arrête de me mater sous la douche ou je t’en colle une ! » hurla soudainement Arizona, se rapprochant dangereusement de la porte. Un peu maladroitement mais le plus rapidement possible, Gabriel se releva et prit la direction de sa chambre. Il entra lamentablement dans Rafael et s’écrasa sur le sol. En apercevant la lueur dans l’œil de ce dernier, le petit Bottero fit non de la tête en se relevant, essayant d’empêcher l’asperge de parler. Mais il ne fut pas assez rapide : « Maaaaaaaaaaaaa’ ! Gaby mate encore Ari dans la dou-hfm… » Jetant un regard noir à son frère, le benjamin courut dans sa chambre et s’enfouit sous les couvertures, priant tous les dieux qu’il connaissait pour que sa mère ne vienne par vérifier. Il eut un large sourire lorsqu’il l'entendit crier sur Raf, pensant qu’il inventait toutes ces sottises afin de se protéger de ses propres bêtises. Il faillit éclater de rire en se rendant compte qu’Arizona ne le protégea en aucun cas et qu’il fut privé de déjeuner, retournant dans sa chambre en maugréant quelques histoires contre son petit frère. Petit frère qui sortit de sous les couvertures une petite demi-heure plus tard afin d’aller manger. Lui qui se crut sain et sauf eut tout de même le bonheur de se faire cogner par sa cousine et il mangea ses tartines avec un paquet de glaçons sur le crane.


Chapter Three : Tell us more about you
Your tastes
Café ou thé? Le café c'est ce que j'appelle une drogue dure, vraiment. Parce que voilà quoi, quand tu commence à 14 ans et des aubergines, si t'en a pas le matin, tu te lèves pas. Bah si j'en ai pas le matin, je me lève pas.
Bierraubeurre ou whisky pur feu ? Tout dépend de la personne qui m'accompagne. Entre potes je saute sur le whisky, mais si Ma est dans les parages, c'est la bierreaubeurre. Pour vous dire, j'ai eu droit d'en prendre qu'à partir de 21 ans alors pour le pur feu, me faudra attendre au moins mes trente balais !
Soirée alcoolisée ou au coin du feu ? Au coin du feu bien entendu. après c'est dur à allumer un feu quand même. Faut aller chercher de l'alcool, histoire qu'il parte plus vite. Une fête dans la salle commune, quoi de mieux ?
Hiver ou Été ? L'hiver il fait froid, trop froid. C'est pas humain de survivre à de telles températures. Le mieux c'est l'été, au bord de la plage.
Blanc ou noir? Pardon ? C'est quoi cette question ? Si je te dis rouge tu dis quoi ?
Le Chicaneur ou la Gazette du Sorcier? Ma m'a forcé à lire la gazette quand j'étais gamin. Alors c'est un peu comme le café tu vois, c'est addictif.
Film d'amour ou d'action ? Je préfère de loin les films d'actions. Voir les films d'horreur parce qu'il sont bien drôle et puis parce qu'en bonne compagnie, c'est une bonne excuse de se faire des papouilles.
Garçons ou filles? Euh... ah ! Bah filles. Après, je dirais pas non pour essayer quoi, même si ça me tente peut-être pas tant que ça...
Canons de Chudley ou les Harpies de Holihead? Les canons ont beau perdre tout le temps, ils restent mes préférés.
Chocogrenouilles ou Dragées de Bertie Crochue ? Je dirais les deux, c'est bon ces saloperies.
Your magic
Baguette : Ma baguette mesure 16cm est faite de bois de roseau et contient un cheveu de Leprechaun. Je ne vous dit pas le nombre de conneries que j'ai pu faire avec !
Epouvantard : Mes frères. Enfin, moi entrain de devenir mes frères. C'est ma plus grande peur, avec ce qu'ils ont laissé derrière eux. Lorsque je suis entré à Yoli, j'ai eut du mal à me poser en tant que Gabriel et non pas le petit frère de machin ou de bidule. Et ce n'est pas facile tous les jours.
Hibou utilisé? (école, propre?) J'avais un hibou à Yolihuani mais je ne l'ai pas prit à Elderwood. Je l'ai laissé à ma mère pour qu'elle puisse nous envoyer des lettres. J'utilise celui d'Arizona qui est en fait celui de Rafael. Un danger publique, surtout quand il est bourré. Enfin, tout le temps quoi.

Your beliefs
Crois-tu en Dieu ? Non. J'y ai jamais vraiment crut en fait. Ma cousine a finit par me faire penser comme elle. Dieu n'est qu'une invention pour les personnes ayant peur de la mort.
En l'espèce humaine ? J'y croyais, vraiment. Avant mon anniversaire. Pour moi, une seule personne était représentative de l'espèce humaine. Une seule. Et il a tout fait foiré.
Au projet Elderwood ? C'est pas une mauvaise idée dans le fond. Enfin après, je ne sais pas trop. Yoli me manque tout de même beaucoup. Je veux dire, quand on regarde l'école là-bas et qu'on voit Elderwood... c'est un peu moche et franchement moins grand.

Chapter Four : Oh! That's a muggle, isn't it ?

Pseudo : Princesse des Aubergine.
(Prénom :) Auberge.
Age : J'suis pas encore mûre.
Double Compte ? : Avec mes potos, on prône l'agriculture biologique.
Prédéfini ? : J'me suis pas plantée toute seule, hein.
Présence sur le forum ( ? / 7 ) : Je pousse tous les jours.
Avatar : Steven R. McQueen, le roi des aubergines.
Code du règlement : Elle m'énerve la gravité, en tant qu'aubergine j'voudrais voir le monde.
Comment avez vous connu le forum et qu'en pensez-vous? : Ils font une plantation auberginoise, j'les aime.
Autre : Arroses-moi, esclave.
avatar by shia.
gifs by tumblr.


Chapter Six {facultatif} : Special ? Well, right. But you're not a Superhero, and you're not God, don't forget that.

Hey c'est quoi ton don ? Entre vous et moi, je n'appellerais pas cela un don, bien au contraire. Pour rester scientifique, je dirais qu'il s'agit d'un handicap plus qu'autre chose. J'ai ce que l'on appelle des troubles obsessionnels compulsifs, ou TOC.
Ah, okay... Mais c'est quoi ? Les TOC diffèrent selon les personnes. Certaines ont un besoin de propreté, d'autres vérifient simplement les lumières encore et encore. Pour ma part, j'ai un besoin de rangement. Tout doit être parfaitement en ordre. Et cela marche pour mes affaires mais aussi, au fur et à mesure, pour celles des autres. Autour de moi, tout doit être parfaitement... parfait. Dans mes tiroirs, mes habits sont rangés par taille, couleur et genre. Ils sont pliés au millimètre et ne doivent en aucun cas se mélanger. Jamais. Si jamais le désordre autour de moi est trop important, je fais des crises.
Wahou, trop cool ! C'est quoi ce que tu préfères faire avec ? Euh... Est-ce que tu as au moins écouté ce que je viens de dire ? Ce n'est pas cool, pas du tout. Si vous demandez à des personnes n'étant pas atteintes de ce problème, elles vous dirons que c'est bien d'avoir tout de parfaitement ranger. Mais pour moi, ce n'est qu'une maladie. Je ferais tout pour m'en débarrasser.
Ah, ouais, j'avoue. Mais c'est pas un peu chiant des fois ? C'est chiant tout le temps. Vous pensez que ce qui m'énerve le plus c'est de passer mon temps à ranger. Mais non. C'est devenu naturel pour moi. C'est même quelque chose qui me calme. Non, ce qui m'énerve, c'est la réaction que je fais lorsque le désordre m'entoure. Particulièrement mon désordre. Mon cœur s'accélère, je tremble, je perds le contrôle de mon corps. J'en deviens même violent, demandez à Rafael. Et cela me suit jusqu'en cours. Mon parchemin doit être parallèle à mon livre qui doit être parallèle à ma plume. Mes amis vivent avec, mais je peux être assez brusque en général si quelqu'un touche à mes affaires.
Et en quoi ça te rend spécial, tu penses ? : Je n'irais pas jusqu'à dire que cela me rend spécial. Non. Cela me rend... différent. Pour moi, il s'agit un peu de mon identité caché. Au dehors, je suis Gabriel, l'homme de tous les défis alors qu'au fond j'ai juste besoin d'ordre. Ce n'est pas quelque chose dont je parle à n'importe qui. Seuls mes proches amis sont au courant. Je ne vais pas jusqu'à essayer de le cacher, non, je sais que c'est une part de moi. Mais je ne vais certainement pas le crier sur les toits.


To be continued ...


Dernière édition par Gabriel J. Bottero le Jeu 21 Juil - 11:56, édité 9 fois
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Yolihuani

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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 10:50

Chapter Two : Chocolate and magic



« Raf ! »

Ledit Rafael se retourna en sursautant. Il ferma la porte du réfrigérateur dans un "clac" sourd et leva les bras au dessus de sa tête comme un voleur prit sur le fait, ce qu’il était. Il baissa ses mains en se rendant compte que ce n’était que son petit frère qui venait de le prendre la main dans le sac – dans le frigo plutôt, mais ne jouons pas sur les mots. Le garçon croisa ses bras sur sa poitrine en jetant un regard accusateur à son aîné. Il n’était en réalité même plus certain de qui était né avant qui car, à en voir le visage plein de chocolat qui était devant lui, son âge était indéterminable. Il semblait cependant être rassuré de se rendre compte qu’il ne s’agissait que de son frangin et non pas de sa mère qui vénérait sa mousse au chocolat comme un moine tibétain vénèrerait ses dieux. Autrement dit, on ne rigolait pas avec la mousse au chocolat de Ma' sous peine de finir privé de dessert jusqu’à la fin de sa misérable existence. « Imbécile, j’ai crut que c’était Ma’ ! » hurla-t-il en commençant à se lécher le contour de sa bouche avec délice. « T’as vraiment une voix de fille, en fait, » ajouta-t-il, moqueur. Gabriel tira la langue avec une technique unique sur laquelle il travaillait depuis des années et qui était toujours aussi mortelle : « C’est ma voix qui mue, abrutit. Ça veut dire que je deviens un homme ! »

Ce passa alors une chose des plus étranges. Toute la durée de sa courte existence, le petit Bottero avait monté différentes théories sur son frère. Toutes laissant supposer qu’il n’était pas humain. Certaines penchaient pour un quelconque extra-terrestre provenant d’une planète qui se trouverait dans un autre univers – oui parce qu’il était vraiment trop étrange pour celui-ci. D’autres pariaient sur une espèce animale encore inconnue qui possèderait des capacités intellectuelles des plus réduites. Ce jour-là allait marquer le début d’une nouvelle ère. Ce jour-là allait appuyer les théories énoncées ci-dessus. Ce jour-là allait faire entrer Gabriel dans l’histoire. En effet, un être humain normal aurait rit à la remarque de ce dernier. Voir gloussé. Le son qui sortit pourtant de la bouche de Rafael n’était rien de cela. Non, il s’agissait plutôt d’un grognement/piaillement/meuglement/bruit-non-référencé. Il parvint de plus à s’étouffer avec le peu de mousse qu’il était visiblement entrain d’avaler et se retrouva à tousser, une main devant sa bouche, plié en deux comme un imbécile.

« Rafael ! Gabriel ! Vous êtes là ? »

Gaby sursauta légèrement en entendant sa mère mais Raf ne réagit pas. Il semblerait qu’il ait cru qu’il s’agissait encore une fois de son frère et lorsqu’il posa son regard sur le visage de Ma il bondit littéralement, une main devant son visage. Il essaya de cacher au mieux les traces de chocolat qui pouvaient demeurer autour de sa bouche. Malheureusement pour lui, il en avait jusque sur le bout du nez et ce fut le plus innocemment du monde que Gabriel annonça : « Rafael était entrain de prendre de ta mousse au chocolaaaaaaaaat ! » Et hop ! Privé de dessert jusqu’à noël. Vous pouviez penser qu’il y échapperait, passant les quatre prochains mois à Salem. Mais il ne fallait pas croire, elle était très persuasive la mère Bottero…

* *
*


« Gabriel ?! Gabriel, où es-tu ?! »

Les sacs étaient près et n’attendaient plus que le jeune garçon. Il entrait en première année à Yolihuani et avait passé les quelques derniers jours à courir dans toute la maison, jouant avec sa baguette. Il avait d’ailleurs créé bon nombre de cataclysmes tels qu’un mini tsunami dans la salle de bain alors qu’il s’était mit dans la tête de prendre son bain en compagnie de sa nouvelle meilleure amie. Il avait également tenté d’aider sa mère à la cuisson d’un gâteau qui avait finit jeté par la fenêtre alors que les copeaux de chocolats s’étaient soudainement mis à fuir la pâte, sautant dans tous les sens. Pour la sécurité de tous, il avait donc été interdit au garçon d’utiliser sa baguette jusqu’à son entré à l’école. La journée avait été calme et il était désormais temps d’y aller. Rafael et Arizona était prêts et n’attendaient plus que leur autorisation de départ. Le porte-au-loin était opérationnel mais Bottero junior restait introuvable. Raf arborait un large sourire. Il pourrait très bien expliquer toute l’histoire et la raison pour laquelle son frère n’était pas encore présent mais le hurlement qui retentit parla pour lui.

« AYE AYE AYE CARRAMBAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!! »

Gabriel apparu soudain au coin de la rue, assis sur un énorme cochon rose qui hurlait à la mort. Il s’arrêta brutalement projetant son cavalier à la renverse qui roula sur le sol, complètement essoufflé. Ses parents s’inquiétèrent quelques instants avant de se rendre compte qu’il arborait un large sourire. Il leur apprit, entre deux respirations, qu’il venait de faire trois fois le tour de la ville en hurlant la formule magique et qu’il était désormais prêt pour partir à Yolihuani. Son frère explosa alors d’un de ces rires/piaillements/meuglements/bruit-non-référencé dont il avait le secret. Il se reprit rapidement cependant, avec une légère toux qui se voulait détachée, dit au revoir à ses parents et disparu dans un bruit étouffé, alors qu’il se remettait à rigoler. Le garçon ne comprit pas tout ce qui venait de se passer mais il se redressa habilement et se posa près de sa valise, impatient. Les parents ne comprirent jamais les raisons de cette histoire de cochon rose qui s’avérait être une simple vengeance de la part de son aîné. Le petit ne sut cependant jamais que ce petit tour n’était absolument pas nécessaire et vous parlera encore aujourd’hui de son cochon rose qu’il avait nommé Carramba. Cochon qu’il mangea quelques années plus tard sans même le savoir. La vie est dure.

« J’suis prêt !!!!!! »

Ma’ lui sourit, lui rappela les quelques règles du voyage en porte-au-loin et, après avoir dit au revoir à son père, ils partirent dans un cri d’excitation. Malgré les longues heures d’explication d’atterrissage, Gabriel s’écrasa sur le sol terreux, avalant quelques brins d’herbes. Il se releva soudain, toussant comme un fou et, passant sa main sur sa langue meurtrie, resta bloqué dans cette position. La paume contre sa langue, il s’immobilisa soudain en apercevant l’école. Elle s’élevait vers le ciel comme une déesse architecturale et le garçon se pinça plusieurs fois afin d’être certain qu’il ne rêvait pas. Il n’en croyait pas ses yeux. Il resta la bouche grande ouverte de longues minutes durant, incapable de faire autre chose. Sa mère posa une main sur son épaule et avec un large sourire lui annonça : « Bienvenue à Yolihuani, mon chéri. »

Chapter Three : Running towards Christmas



« Les paris sont lancés ! »

Un petit groupe d’étudiants s’était retrouvé devant un ancien temple non loin de Yolihuani. S’éclairant à la lumière de leurs baguettes, diverses substances tournaient alors que chacun sortait quelques mornilles de sa poche. La nuit était chaude, le ciel sans nuage et le sommet du sanctuaire brillait à la lumière de la pleine lune. De nombreuses rumeurs courraient sur ce qui se trouvait au sommet de cette merveille. S’agissait-il d’un trésor inestimable ? Des restes d’un Dieu d’une civilisation perdue ? Personne ne le savait. En effet, personne n’avait jamais réussit à monter jusqu’à son sommet. L’escalier était ancien, la pente raide, les chutes fréquentes et les expéditions nombreuses. Ce soir-là en était une parmi tant d’autres. Le record était posé à dix marches avant l’arrivée. Record que Gabriel était désormais prêt à battre.

Vous imaginez peut-être qu’il suffirait de se mettre accroupit et de monter lentement. Certes, mais où serait l’amusement dans une pareille chose ? Exactement, il n’y en avait pas. C’était pourquoi ils étaient en général trois ou quatre à grimper en même temps. Ils faisaient la course. Une course dangereuse. La chute semblait mortelle et elle l’était surement. Les professeurs avaient cependant pensé à tout ! Après quelques temps, ils posèrent un sort au pied du temple afin d’amortir les perdants. Tous les soirs, des rondes étaient effectuées afin d’être certain qu’il n’y avait aucun élève qui tentait sa chance. Mieux valait prévenir que guérir. Bien entendu, une fois avoir prit connaissance du sortilège, les jeunes gens étaient de plus en plus nombreux à s’y essayer. Le petit Bottero, désormais âgé de quinze ans, se mesurait à des personnes de trois à cinq ans plus âgés que lui. Mais cela ne lui faisait pas peur. Il tira une longue latte sur le joint qu’il avait entre les lèvres et s’approchait de la ligne de départ.

« On a dix minutes avant la prochaine ronde. Interdiction de gêner ses adversaires d’une quelconque manière, les marches s’en chargeront pour vous, » expliqua l’arbitre de cette rencontre. Il monta sur son balais et hurla : « À vos marques ! Prêts ? Partez ! »

Les quatre élèves s’élancèrent dans une synchronisation impressionnante et commencèrent l’ascension. Personne ne s’était jamais amusé à compter le nombre de marches qui défilait sous leurs pieds mais une chose était sûre : ce n’était pas une promenade de santé. Gabriel était le plus rapide de tous. En pleine croissance, il n’avait pas encore atteint sa taille adulte et sa musculature, se formant tout juste, était légère mais compétente. Il était stable et avait une petite longueur d’avance sur ses camardes. L’un d’entre eux glissa à la moitié de l’ascension avec un cri qui se voulait étouffé. Les concurrents le savaient pourtant : ils allaient se faire remarquer. Sans même s’en rendre compte ils accélérèrent et un autre tomba aussi. Il se tut cependant et cela rassura les deux autres. Aux côtés de Gaby se trouvait un élève de dernière année, détenant la troisième place au classement de l’école. Ça c’était de la compétition. Il battu son record et prit la seconde place mais perdit l’équilibre alors qu’un morceau d’une marche s’effrita sous ses pieds. Il émit un grognement de mécontentement et fut entrainé par la gravité. L’adolescent était fier de lui et il vit arriver la dixième marche avant la fin comme un trophée. Il se rendit alors compte qu’il n’avait rien à faire de ce qui pouvait bien se trouver au sommet de ce temple. Ce qui l’intéressait, c’était d’être le meilleur, de rentrer dans l’histoire de son école. Lorsqu’il posa son pied sur la fameuse marche, il ne put retenir un hurlement de bonheur. Hurlement qui continua alors que son ascension perdurait.

« Bottero !!! » Gabriel sursauta, perdit soudainement l’équilibre et finit par tomber lui aussi. « N’essayez pas de courir les cocos, ça sera juste pire. » Les élèves s’immobilisèrent, l’arbitre atterrit délicatement tandis que le gagnant s’écrasa sur le sol. Doucement, certes, mais cela ne l’empêcha pas de se retrouver avec quelques brins d’herbe dans le nez. Il se releva dans un éternuement à faire trembler la forêt et s’approcha du surveillant à regret. « Pourquoi est-ce que, dès qu’il se passe quelque chose d’interdit, c’est toujours toi ? » Il se contenta d’hausser les épaules, éternuant de nouveau. « Des fois je me dis que tu vas finir comme ton frère. » À cette remarque, Gaby leva le doigt au ciel tel un prophète et annonça : « Ah non ! Là j’dois vous contredire. Rafael c’était un boulet, moi au moins j’ai des bonnes notes ! » L’homme le regarda étrangement, soupira et, jetant un coup d’œil à tous les élèves autour de lui, se mit à enlever des points : « Avec une prime de 10 points en moins pour Hunab, dites merci à votre cancre préféré. »

Il raccompagna alors le petit groupe vers l’école. Gabriel se frottait le nez avec acharnement lorsque l’arbitre se rapprocha de lui. « Hé Gaby ! » « Hum ? » « T’es arrivé jusqu’à la septième marche avant la fin, mec. » Il releva les yeux vers son aîné, prit les quelques pièces qu’il lui tendait et étira sa bouche en un large sourire avant de hurler à la lune. « Ferme-la Bottero, il y en a qui dorment à une heure pareille ! » Ils allaient entrer dans l’enceinte de Yolihuani lorsqu’un loup-garou répondit à l’adolescent. Il était premier. Lui. À seulement quinze ans. Quand il allait dire ça à Rafael…

* *
*

« Allez les enfants, il est temps d’ouvrir vos cadeaux ! »

C’était le genre de phrase qui ne nécessitait aucune répétition. Gabriel sauta hors de son lit, enfila un pantalon et sortit de sa chambre. Il aperçu la porte de Rafael s’ouvrir doucement et y donna un bon coup de pied qui, à en jugé par le "boum" et les jurons étouffés, avait fait des ravages. Arizona qui avait assisté à se kick mémorable sourit à l’adolescent et ils descendirent tous deux vers le salon où leurs cadeaux les attendaient. Alejandro était déjà entrain de boire un café et servit un tasse à son frère tandis que leur mère appelait Raf une seconde fois. Ce dernier descendit en se frottant le nez légèrement sanglant. Il voulut donner un coup à Gaby qui l’évita habilement et alla s’asseoir sur le sol au pied du sapin. Il but une gorgé de café et remit en place quelques paquets qui étaient posés de travers. Depuis quelques temps, il avait développé un certain besoin d’ordre. Cela ne le gênait pas réellement mais il aimait à ce que les choses soient à leur place et que rien ne dépasse. Il se mit donc à bouger quelques boules du sapin, ce qu’il avait déjà fait le soir précédent. Ses frères vinrent s’asseoir à ses côtés et Ma’ décida de poser Arizona entre Rafael et Gabriel, question de sureté disait-elle.

« Commencez par ceux-là ! » ordonna leur mère, visiblement fière de ce cadeau en particulier. Les deux plus jeunes eurent alors un paquet assez mou entre les doigts. Un vêtement visiblement. Raf fut plus rapide que son frère et il sortit un caleçon sur lequel était brodé "I love my mum". Après avoir posé sa tasse, Gab découvrit un tee-shirt sur lequel était écrit la même chose. Arizona se retrouva avec un soutien gorge entre les mains annonçant "I love my aunt". Alejandro quand à lui avait eu droit à la mug rose bonbon et le plus jeune ne put retenir un gloussement. Un large sourire aux lèvres, il se leva pour aller embrasser sa mère et posa son regard sur son aîné qui regardait son cadeau avec un drôle d’air.

« Pourquoi Gabriel il a le même que moi ? » demanda-t-il alors.
« Voyons les garçons… » soupira son père.
« Non mais c’est vrai quoi ! Pourquoi il a le même ?! »
« Parce qu’elle avait pas d’idée pour ton cadeau donc elle a fait comme le mien ! »
« Ta gueule, morveux ! »
« Toi, ta gueule ! »

Rafael se leva soudain et sauta sur son frère. Par une chance inconnue, ils ne tombèrent pas sur le sapin et se lancèrent dans un combat de lutte. Raf avait l’avantage de la technique – toutes ces années de boxe servaient bien à quelque chose – mais Gaby était légèrement plus grand et plus musclé que son frère. Il posait ça sur son régime intensif et ses heures de course autour de Yoli. La bataille était donc serrée et si Ma’ n’était pas intervenue, elle aurait pu durer des heures. Les deux énergumènes se prirent soudain un coup de rouleau à pâtisserie sur le crâne et, avant même qu’ils ne puissent comprendre ce qui leur arrivait, se retrouvèrent menottés à la table. Le plus âgé ouvrit de grands yeux se rendant compte que ses menottes étaient entourées d’une fourrure rose et son benjamin, à l’image de sa cousine, explosa de rire. Leur père semblait être quelque peu gêné par ces découvertes et rosit légèrement sous le regard de ses enfants. « Bon, je vous confisque vos autres cadeaux pour la journée et vous allez rester accroché jusqu’à nouvel ordre. » Le rire de Gabriel s’étouffa soudain alors que sa cousine reprenait de plus belle. « Et si je vous vois vous battre, ce sera à risques et périls ! » Les deux frères s’échangèrent un regard et signèrent un traité de paix invisible. Quelques jours plus tard, Rafael tomba "malencontreusement" dans la marre non loin de chez eux. Bien entendu, Gaby fut là pour prendre une photo. Photo qu’il trimbale partout avec lui et qui est un excellent moyen de pression.

Chapter Four : Too far away



« Putain mais Raf, t’aurais pas pu l’en empêcher ? Merde ! Mais à quoi tu sers ?! »
« J’ai essayé qu’est-ce que tu crois ? Et puis pourquoi est-ce que t’en fais tout un fromage ? »
« Non mais tu te rends compte ? Elle s’est cassée ! Comment est-ce qu’elle a pu faire ça ? »
« Hé, Gaby, c’est pas la fin du monde. T’as pas autant hurlé quand je suis partit à ce que je sache ! »
« Mais toi c’est pas pareil, abrutit ! »

Gabriel faisait les cent pas dans sa chambre. Sa cousine, Arizona, venait de vivre ce qui semblait être sa crise d’adolescence avec énormément de retard. Un beau jour, elle avait décidé de quitter son équipe d’aurors pour partir en expédition dans l’Amérique du Sud en compagnie du père Bottero. Elle n’avait pas seulement abandonné Rafael – ce que le jeune homme aurait tout à fait compris – mais aussi toute sa famille, ne passant que pour quelques visites qui tombaient généralement pendant qu’il était à l’école. Et son imbécile de frangin avait été tout bonnement incapable de l’en empêcher, probablement trop occupé à chialer comme un gamin. Gaby avait pleuré, certes, mais il avait quelque part une excuse, il n’était pas celui qui se prétendait être l’homme de la famille. Imbécile. Il avait été quelque part choqué d’apprendre son départ. Dans le fond, elle était bien plus que sa simple cousine, c’était sa sœur, celle qui lui avait apprit la vie, celle qui avait fait qu’il était celui qu’il était. De la voir s’éloigner de lui le dérangeait. Elle répondait moins à ses lettres et, même s’il s’était peut-être emporté jusqu’à lui en envoyer plusieurs par jour, cela ne lui plaisait pas qu’elle s’efface ainsi. Mais ce qui le mettait le plus sur les nerfs, c’était l’impuissance de l’autre abrutit. Il avait même été incapable d’expliquer la réelle raison de son départ. Il en savait surement encore moins que Gabriel…

« Gaby, calme-toi… » incita Raf, tendant une main vers son frère.
« Vas te faire foutre, » répondit-il simplement en évitant le réconfort de son aîné.

Imbécile. Abrutit. Incapable. Il ne méritait même pas d’être un auror s’il ne pouvait même pas protéger sa propre cousine. Son boss aurait dû le virer juste pour cela. Il se serait retrouvé comme un con, sans boulot, sans possibilité de carrière. En tout cas, pas avec les notes qu’il avait obtenu à ses Level 3. Comment avait-il fait pour l’avoir d’ailleurs ce diplôme ? Il se serait enfin rendu compte que sans les contacts de leur père, il n’aurait rien pu faire de sa vie. Jamais. Au final, il serait rentré à la maison et aurait aidé Ma’ à faire la cuisine. Voilà. Rien de plus. C’était la vie qu’il méritait après tout.

« Tu commences à me faire chier, Gabriel » commença l’aîné.
« Je t’emmerde, Rafael. Si t’es pas content tu te casses de ma chambre, ça me fera du bien… »

Beaucoup de bien. Énormément de bien. Gaby pensait réellement que son frère allait sortir en claquant la porte, le laissa dans ses réflexions mais le bruit qui retentit alors le surpris. Il se retourna afin de tomber sur Rafael entrain de vider peu à peu les tiroirs de vêtements. Stupéfait, il ne réagit pas tout de suite, observant ses habits s’étaler sur le sol dans un désordre qui le réveilla soudain. Bégayant des mots qui semblaient être un mélange d’anglais et d’espagnol, il se prit la tête dans ses mains avant de sauter sur le fauteur de trouble, le faisant tomber à terre. « Mais arrête ça, putain ! » Maladroitement, il se releva en prenant appuis sur un meuble et commença à ramasser ses affaires, faisant plusieurs piles bien distinctes. Il se mit ensuite à plier chaque vêtement avec soin en faisant bien attention à ce que Raf n’approche aucune des piles. Prit dans son pliage minutieux, Gabriel ne vit pas que son aîné s’était attaqué à sa penderie et qu’il s’amusait à faire passer costumes et vestes par-dessus son épaule, marchant sur quelques-uns par la même occasion. Ce qui sortit alors de la bouche du jeune homme ressemblait plus à un couinement qu’à autre chose. Il hésita quelques instants, posant son regard sur son frère puis sur le tee-shirt à moitié plié qu’il avait entre les mains et finit par le laisser tomber pour attraper l’épaule de l’imbécile qui commençait à lui taper sur les nerfs. Sans même réfléchir, son poing partit et s’écrasa violemment sur le visage de Rafael. À en juger par le crac qui retentit alors, le nez s’était surement brisé. Mais l’adolescent ne se contrôlait plus. Il était énervé par le départ de sa cousine, par l’impuissance de son frère, par le bazar qui habitait sa chambre et par le malaise que cela lui procurait. Il en avait marre de ce besoin de propreté, de perfection. Il se rendait alors compte à quel point cela le dérangeait. Son rythme cardiaque s’était accéléré, ses mains tremblaient et il avait juste envie de taper sur quelqu’un, de se défouler. Ce quelqu’un s’avéra être Raf et Gabriel se défoula. Des coups rageurs qui finirent par surement ne plus faire de mal, mais il s’en fichait. Son frère ne se défendait pas et il aurait pu continuer encore longtemps.

« Gabriel !!! »

La voix de sa mère le fit sursauter et il se redressa soudain. Elle se tenait dans l’encadrement de la porte, son rouleau à pâtisserie entre les mains et les regardait avec un regard interrogateur. Lorsqu’elle vit les tremblements de son jeune fils, son visage afficha une expression inquiète et elle vint le prendre dans ses bras. Sentir le parfum de Ma’, la prendre dans ses bras, cela le calma et son cœur finit par battre normalement. Elle voulut forcer Rafael à ranger la chambre mais Gabriel refusa, il voulait s’en occuper lui-même, cela le détendrait. Une heure durant il plia ses vêtements avec un léger sourire au visage, et les rangea avec soin. Lorsqu’il eut finit, un hibou vint cogner à la fenêtre et, dès qu’il le reconnut, il se jeta dessus afin de le laisser entrer. Le plus rapidement possible, il prit le parchemin accroché à sa patte, s’allongea sur son lit et commença la lecture. Il rit, sourit et se sentit plus léger lorsque sa mère l’appela pour manger. Il posa précieusement le bout de papier sur son bureau et sortit de sa chambre. Les derniers mots lui revinrent en mémoire et il fut de bonne humeur toute la soirée, pardonnant même à son frère les évènements précédents.

« Love you kido,
Arizona.
»

* *
*

« Catástrofe en vue ! »

Sans quitter son journal des yeux, Gabriel souleva son assiette comme la moitié des élèves assis à la table. Un hibou s’écrasa alors sur quelques mètres, faisant voler croissants et confitures et perdant quelques plumes au passage. L’oiseau passé, le jeune homme reposa son assiette et changea de page. Cela faisait dix bonnes minutes qu’il parcourait les pages sans trouver ce qu’il cherchait. Elle lui avait pourtant dit qu’elle y serait ! Il ne lâcha pas l’affaire pour autant et alors que les conversations allaient de bon train autour de lui, il repassait sur les articles pour ce qui lui semblait être la millionième fois. Arizona lui avait annoncé qu’elle s’était fait prendre en photo par un reporter de la Gazette et il voulait absolument la trouver. Cependant, il commençait à perdre patience. Soit sa cousine s’était fait des idées, soit il était tout bonnement incapable de chercher quoi que ce soit dans un journal. À entendre le cri qui retentit derrière lui, il pencha pour la seconde hypothèse : « Hé Gaby, on parle de ton père en page 6 ! » Rapidement, il partit à la recherche de ladite page et finit par tomber sur une photo de l’équipe de son paternel. Derrière l’imposante carrure du père Bottero se trouvait en effet sa cousine, cheveux devant le visage. Il comprenait mieux pourquoi il ne l’avait pas vue. Oui enfin, il avait aussi été incapable de se rendre compte qu’il s’agissait de son père sur la photo, malgré le titre qui annonçait clairement son nom. Peut-être devrait-il penser à s’acheter des lunettes. Il grogna à cette pensée, imaginant déjà Rafael se foutre de lui.

« Je peux m’asseoir là ? » demanda une petite voix.

Ne prenant pas la peine de relever les yeux, il hocha la tête. Il sentit une pression sur le banc à ses côtés mais ne s’en formalisa pas et commença à minutieusement découper la photo qui l’intéressait. À l’aide de son couteau, il fit bien attention à ce que la coupure soit nette. Sans même s’en rendre compte, il sortit la langue à la mode de ces bandes dessinées moldues. « Gabriel ? » Il sursauta, manquant d’arracher le visage de sa cousine et de la personne qui venait de le déranger par la même occasion. Il posa les yeux sur la fauteuse de trouble, une élève de cinquième année aux cheveux noirs qui avait visiblement pensé qu’il était bon de se maquiller pour prendre son petit déjeuner. « Quoi ? » demanda-t-il assez brutalement, laissant bien comprendre qu’elle venait de le déranger. « Tu peux me passer le jus d’orange ? » dit-elle alors que le rouge lui montait aux joues. D’un geste dédaigneux, il s’exécuta et se repencha sur son découpage. Lorsqu’il eut finit, il observa la photo et répondit au sourire que son père affichait, visiblement fier de la réussite de sa mission. Il emprunta un morceau de parchemin à son voisin et écrit un mot qu’il attacha à la patte de son hibou : « La prochaine fois que tu te fais prendre en photo par la Gazette, montre leur ta face. Gaby. » Il regarda l’oiseau s’envoler et reposa son regard sur la photo.

« C’est ton père ? » demanda la petite voix à ses côtés. Il se retourna vers la jeune fille et répondit simplement : « Oui. » Ce n’était pas comme si son nom était écrit en gros sous la photo. Cette fille était idiote ou quoi ? « Gaby ! Ils ont affichés les résultats de… Oh. Salut Rosa. » Gaby se leva alors, attrapant la photo et partit en direction du tableau d’affichage sans même dire au revoir à sa voisine de table. Il fut rattrapé par son ami qui semblait étonné. « Quoi ? » demanda Bottero avec un sourire. « Mec, cette fille te tourne autour depuis le début de l’année ! » « Ah bon. » répondit-il en haussant les épaules. « J’avais jamais remarqué. » Son camarade secoua la tête et dit avec soupir : « Des fois je me demande si t’as pas besoin de lunettes, toi. » Gabriel grogna à cette pensée et continua son chemin sans un mot. Devant le panneau se trouvait une foule d’élèves d’où certains sortaient déjà en pleurant. Être lui procurait des avantages et en prenant son ami par la main il l’entraina au travers du groupe. Comme Moïse qui écartait les eaux, les jeunes gens s’écartaient sur son passage et il fut rapidement arrivé devant les listes qui annonçaient : « Résultats des Lune Croissante. » Comme ils en avaient l’habitude, il se mit à chercher son ami et ce fut en cœur qu’ils s’écrièrent : « Tu les as eut ! » Ils se prirent dans les bras et sortirent de la foule. « Avec mention en plus j’y croit pas ! Je te l’avais dit que t’allais l’avoir ta mention Optimale ! » « Et toi donc ! Efforts Exeptionels, mec ! » Ils n’en pouvaient plus et ce fut comme des enfants qu’ils se dirigèrent vers leur dortoir. Ils rentraient chez eux dans l’après midi et Ma’ n’allait jamais croire la nouvelle qu’il allait lui annoncer. « Bon anniversaire en avance, au fait ! » « Merci ! C’est vraiment dommage que tu ne puisses pas venir… » « Ouais mais bon, tu connais ma mère ! » Ils restèrent silencieux un moment et explosèrent de rire en pensant à la mère qu’ils avaient. Il n’y en avait pas une pour rattraper l’autre. Enfin, elles s’adoraient quoi.

Chapter Five : Worst birthday ever



« Gabriel ! »
« Quoi ? »
« Viens voir chéri. »

Se passant une dernière fois une main dans ses cheveux afin de finaliser sa coiffure de tombeur, Gabriel sortit de la salle de bain et descendit les marches quatre à quatre afin de rejoindre sa mère qui l’attendait dans la cuisine. Elle passa plusieurs minutes à répéter à quel point son fils était beau et grand, grand et beau. Certes ce n’était pas tous les jours que l’on avait vingt-et-un ans mais tout de même. Enfin, cela ne le dérangeait en réalité pas plus que cela de se faire complimenter de la sorte et il s’assura de faire durer ce moment des plus agréables. Après avoir sourit pendant ce qui semblait être une éternité, elle sembla être prête à pleurer. « Ma’ ? Ça va ? » « Mon grand garçon » chuchota-t-elle en laissant couler une larme de joie. Rassuré, le jeune homme prit sa mère dans ses bras. Il était fier d’être arrivé jusque là. Enfin, il était l’homme qu’il avait toujours voulut être et c’était une sensation magnifique. « Est-ce que tu pourrais aller me chercher un poulet pour le dîner ? » demanda la femme en reniflant légèrement. Gaby hocha la tête, posa un baiser sur la joue de sa mère et sortit de la maison direction la petite cabane qui se trouvait derrière le bâtiment. S’y trouvait différents animaux achetés depuis plus ou moins longtemps qui servait à nourrir les bouches de la famille Bottero. Il ouvrit la porte et se prit un poulet dans la face.

Surpris, il tomba à la renverse alors que la bestiole s’enfuyait au travers du terrain. Se relevant maladroitement, il ferma la porte de la petite ferme et partit à la suite de l’animal. Il était certes bien plus rapide que le machin à plumes mais dès qu’il essayait de l’attraper, il s’écrasait sur le sol alors que l’autre faisait battre ses petites ailes. « Reviens là ! » hurla-t-il alors qu’il se mit à courir en rond dans la cour. Étant surement fatigué après plusieurs tours, la poule s’arrêta dans un coin. Lentement et sans faire de gestes brusques, Gabriel s’approcha de lui, mains en avait. C’était bon, il allait l’avoir, il le sentait. Cependant, alors qu’il était à quelques centimètres d’attraper la bête, un crac sonore retentit, lui faisant peur et ce fut une seconde fois que le jeune homme toussa des plumes. Dans un hurlement de rage, il se remit à poursuivre l’animal et fut surpris lorsqu’il s’immobilisa soudain, lui permettant de l’attraper sans mal. Il leva les yeux et vit Rafael, baguette à la main, visiblement assez fier de lui. « Bah bravo ! J’allais l’avoir, j’avais pas besoin de ton aide Raf’ ! » laissa-t-il échapper. Et puis quoi encore, il n’avait pas besoin de l’autre imbécile pour attraper un malheureux poulet tout de même. « De là où j’étais j’en avais pas l’impression frangin » répondit l’aîné un sourire aux lèvres. Gaby lui tira la langue, s’accrochant à sa boule de plumes.

C’en était finit des années où il avait besoin de son frère pour quoi que ce soit. Il était grand désormais, il se débrouillerait seul. Il prit appui sur son bras et commença à se relever. Une masse non-référencée s’écrasa cependant sur lui, le faisant tomber à la renverse. Étrangement, cela ressemblait plus à des câlins qu’à une bataille quelconque. Ce qui n’empêcha pas Gabriel de se défendre, il tenait à sa vie ! « Putain Raf ! Merde t’es gros ! » hurla-t-il, le corps de son frère l’écrasant petit à petit. Il avait beau se débattre pourtant, la grasse de son aîné sortait vainqueur. « Tu vas me décoiffer merde !! Mon brushing !! » Il avait passé des heures sur ce brushing ! Ce n’était pas un imbécile qui allait le lui gâcher tout de même ! Dans un hurlement de désespoir, il cria : « MAAAAAAAAAA’ Y A RAFAEL QUI VEUT ME TUEEEERRR !!!!!! » Comme une réponse à sa demande d’aide, la porte s’ouvrit soudainement, laissa apparaître ce qui semblait être ladite Ma’. Aveuglé, par les bras de son frère, Gaby n’y voyait rien et n’entendait rien mais le gros tas finit par se lever afin de prendre leur mère dans ses bras. Mère qui, à son habitude, tenait un rouleau à pâtisserie dans une main et sa baguette dans l’autre. Rassurant dans cette situation, mais terrifiant dans d’autres.

Essayant tant bien que mal de reprendre son souffle, il finit par se lever, le poulet dans une main. Alors que son frère rattrapait le retard familial, Gabriel alla poser la bête sur la table de la cuisine avant de remonter dans la salle de bain. Arrivé devant la glace, il soupira en se rendant compte que Rafael avait tout simplement ruiné sa coiffure de rêve. Pour changer. Il prit une brosse, un sèche cheveux et essaya tant bien que mal de rattraper les dégâts de son aîné. La voix qui retentit au rez-de-chaussée l’immobilisa immédiatement. Ouvrant la bouche comme un imbécile, il éteignit l’appareil électrique et tendis l’oreille. « Dis-moi Rafael, c’est moi ou t’as grossit ? » Ouvrant grandement les yeux, il sortit de la pièce en trombe et descendit les escaliers plus vite que jamais. Il arriva dans le salon, sa brosse toujours accroché à ses cheveux, mais cela lui importait peu. « Ariiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! » hurla-t-il en se jetant dans les bras de sa cousine, manquant de la faire tomber. Son cœur battait à cent à l’heure et il ne voulait pas lâcher la jeune femme. Après plusieurs minutes, il se décida enfin à s’éloigner légèrement et demanda, un large sourire aux lèvres : « T’es venue !!!! » « Tu crois vraiment que j’allais manquer ça ? » demanda-t-elle avec un clin d’œil. « Je ne resterais pas toute la soirée par contre, j’espère que ça ne te dérange pas… » « T’es là, c’est l’important ! » dit-il en la reprenant dans ses bras. Il en était désormais certain, cela allait être le meilleur anniversaire de toute sa vie et rien ne pourrait le gâcher. Arizona rompit leur câlin et demanda avec un sourire en coin : « Dis-moi Gabriel, c’est moi ou t’as fait du sport ? »

* *
*

« Arrête de bouger Gaby !! Je vais rater le transplanage sinon ! »
« On va où ??? On va où ?? »
« Dans ton C*hat* »

Mouais, il l’avait peut-être cherché celle là. Mais il fallait le pardonner, il était juste trop excité. Ses frères lui avaient fait une surprise pour son anniversaire et il ne pouvait plus attendre. Ils se trouvaient dans la cour de la maison et en face d’eux se trouvait la petite famille. Ma’ avait la larme à l’œil – et il se souvenait très bien que ce ne fut pas le cas pour Rafael – et Arizona un sourire aux lèvres. Qu’elle revienne pour son anniversaire lui avait fait tant plaisir. Il y avait pourtant tant de choses dont il voudrait lui parler. Il aurait voulu pouvoir s’asseoir avec elle et lui raconter sa vie, ses exploits à Yolihuani, ses ex copines, sa première fois. Quelque part, il avait le besoin d’en parler à quelqu’un et si un ado normal se tournerait vers ses frères, il voulait le dire à sa cousine. Il savait qu’elle ne le jugerait pas, qu’elle écouterait ce qu’il avait à dire et que si jamais il avait besoin d’elle, elle serait là. Et le simple fait de le savoir le rassurait. Il trouverait le temps. Il trouverait le temps de lui parler et de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur. Mais pas ce jour-là. Pour le moment, il ne pouvait plus attendre de savoir ce qu’on lui avait préparé et il gigotait comme un gamin qui attendant d’ouvrir ses cadeaux pour noël. Et ce, malgré les poignes de Raf sur ses épaules qui se voulaient dures. Malheureusement pour lui, Gabriel était désormais aussi, voir plus fort que lui et malgré toute la force qui fut déployée pour l’immobiliser, il bougeait toujours. Ce fut donc sans surprise qu’ils ratèrent le transplanage et qu’ils s’écrasèrent lamentablement sur le sol.

Il fallut quelques instants à Gaby afin de retrouver l’équilibre et il ouvrit grand la bouche lorsqu’il se rendit compte que tous ses amis étaient là. « YEAAAAHHH !!! Pierre tu es venu !! Inès aussi !! Christine !! Pablo !!!!! » Il fit le tour des personnes se trouvant dans la salle et n’arrêtait pas d’exploser de rire. Il était heureux, il était entrain de passer le meilleur anniversaire de toute sa vie. Après avoir salué toutes les têtes de la soirée, il rejoignit son meilleur ami Pierre et s’alluma une cigarette : « J’y ai vraiment cru en plus, que t’allais pas venir ! Cachotier va ! » dit-il en donnant un coup amical dans le dos de son ami. « C’est Alejandro qui m’a forcé, j’te jure ! » répondit-il dans un rire. Ils furent rapidement rejoins par Inès qui semblait au moins aussi excitée que Gabriel. Rapidement, ils se mirent à danser, à boire, à fumer, à parler et à rire. Le tout dans une bonne humeur constante. Après un moment, la star de la soirée laissa ses deux amis le temps d’aller se chercher une bière. Lorsqu’il revint cependant, il se rendit compte qu’il serait peut-être de trop et, laissant les deux tourtereaux se rouler des galoches comme il n’en avait jamais vu, il sortit afin de prendre l’air.

Il se dirigea lentement vers ce qui semblait être une petite cour et s’immobilisa sur le pas de la porte. Sous la lumière des étoiles, il vit Rafael partir en compagnie d’une ancienne camarade de classe du jeune homme, Malika. À en juger par la façon dont ils se tenaient la main, il n’allait pas l’accompagner chez ses parents. Gabriel eut un léger haut le cœur et alla s’asseoir au bar, demanda un verre de vodka alors que sa tête allait exploser. Non. Non. Non. Il n’y croyait pas. C’était un con. Un idiot. Un cancre. Un incapable. Mais surement pas un salaud. Surement pas ce genre d’hommes. Il aimait Maëva, bordel ! Alors pourquoi ? Pourquoi ? Cette fille avait seulement un an de plus que Gaby. C’était une ancienne amie à lui. Elle lui avait souvent fait part des ses attirances envers son frère. Mais il n’avait jamais crut que cela irait quelque part. Surtout pas avec Maëva. Maëva merde ! Elle avait assez de problème en ce moment sans que cet idiot n’en rajoute. Ha, idiot, quel petit mot. Un connard, voilà ce qu’il était. Un connard et un salaud. Il n’avait pas le droit de faire pareille chose. Il n’avait pas le droit. Lorsque le barman posa un verre devant le jeune homme il le descendit cul sec et en demanda un autre. Il se prit la tête dans ses mains, essayant de se calmer. Mais il n’y parvenait pas. Avec des gestes brusques et des mains tremblantes, il se mit à aligner les cacahuètes dans des lignes parfaitement droites et parfaitement parallèles. Sentir l’alcool couler le long de sa gorge ne l’aidait pas. Il aurait voulut pouvoir se bourrer la gueule pour oublier toute cette histoire mais il semblait que les images devenaient de plus en plus claires alors que son estomac se remplissait. Il n’avait qu’une seule envie : rentrer chez lui et s’enfoncer dans son lit. Pourquoi pas pleurer, pendant qu’il y était. Certes il faisait croire au monde qu’entre lui et Raf, c’était de la compétition constante. Mais il croyait en cet homme. Il croyait en lui et, quelque part, il l’admirait presque. Presque. Mais cette admiration avait disparue. Elle s’était écrasée sur le carrelage dès qu’il l’avait vu. Écrasée comme une vulgaire bouteille. Et elle s’était explosée en touchant le sol, laissant des débris de verres. Des débris de verres sur lesquels il voulait se jeter. Se couper. Se faire souffrir. Ou le faire souffrir ? Oui, le faire souffrir pour ce qu’il infligera à Maëva. Il avait presque envie de lui envoyer un hibou sur le champ. De tout lui raconter. De lui dire qu’il l’avait trompé. De lui dire qu’il…

« Ah non, tu commences pas avec ça, pas ce soir ! » dit Inès en remettant les cacahuètes dans le petit bol. Rapidement, Gabriel sécha ses yeux alors que Pierre le prit par le bras : « Allez, viens danser monsieur je suis majeur ! » Il sourit. Mais son sourire sonnait faux. Pierre le savait. Inès le savait. Mais ils ne dirent rien. Ils se contentèrent de lui faire passer une soirée aussi bonne que possible et pour cela, il les remercierait grandement. Il se força à rire. Il fit quelques remarques sur le couple qui venait de se créer. Il posa des questions. Questions qui ne s’intéressaient pas vraiment. Encore une fois, ils le savaient. Mais ne dirent rien. Cela dura quelques temps. Après une heure, Gabriel se prit à laisser échapper un vrai rire. Puis un vrai sourire. Puis une blague. Puis une remarque idiote. Il était de retour. Il était de retour et c’était grâce à ses amis. Il ne pensait même plus à ce qu’il avait vu. Et il n’y pensa plus de toute la nuit. Jusqu’à ce qu’il transplane et arrive devant la porte de sa maison. Il resta immobile quelques instants. Les images de la soirée lui revinrent en mémoire et il respira profondément afin de ne pas s’énerver de nouveau. Il réfléchit à ce qu’il devait faire. Dire à Rafael qu’il savait ce qu’il s’était passé ? Faire comme si de rien n’était ? Peut-être s’était-il trompé après tout. Peut-être avait-il rêvé. Oui, c’était surement le cas. Ce devait être le cas. Il s’était trompé. Il s’était trompé et il agirait comme si rien ne s’était passé.

Discrètement, il ouvrit la lourde porte et fit bien attention à ne pas faire de bruit afin de ne pas réveiller ses parents. Il traversa le salon comme une enveloppe vide et monta les escaliers les mains dans les poches. Arrivé en haut, il vit la porte de la chambre de son frère entrouverte. Il était rentré. Il respira de nouveau et élargit sa bouche en un sourire heureux. Il ferma les yeux et pensa à ses amis. Ce fut sans trop de difficulté qu’il devint réellement joyeux et il entra en trombe dans la chambre de Raf : « C’était géant !!!! » hurla-t-il – tout de même pas trop fort afin de ne pas réveiller Ma’. « Tu t’es tiré tôt ! Tu deviens vieux mec ! » continua-t-il en pénétrant dans la pièce qui était un vrai bordel. Il renifla alors en fronçant les sourcils. Une grimace au visage, il porta sa main à son nez et laissa échapper : « Pouha tu pues la gerbe !! » Toujours en se bouchant le nez il commença à raconter sa soirée, parlant des moindres détails : « … Et tu devineras jamais ! Pierre et Inès sor– » « Toi tu pues la clope et l’alcool … Si Ma’ te renifle, t’es foutu. » L’annonce de Rafael coupa Gabriel net. Il ouvrit de grands yeux et se mit à renifler machinalement ses vêtements. En laissa échapper un « Merde » il se rua vers la salle de bain. Sans qu’il ne comprenne exactement comment, ses pieds s’accrochèrent soudain et il s’étala de tout son long dans le couloir dans un boum retentissant. Son frère passa alors devant lui et entra dans la salle d’eau. « ET OUAIS !! Je peux lancer tous les sorts que je veux moi !!! » hurla-t-il en faisant le L de looser. Le jeune homme se mit à lancer toutes les insultes qu’il connaissait et s’arrêta net lorsqu’il entendit l’eau couler. Il resta allongé sur le sol, silencieux, alors que des images lui envahirent l’esprit pour ce qui lui semblait être la centième fois. Son aîné ne portait pas son anneau. Il l’avait enfilé lorsqu’il était rentré dans sa chambre. Tant de raisons qui faisaient qu’il se remit à croire à son histoire. Il sortit sa baguette et défit le sort de son frère. Il se leva et alla dans sa chambre. Il s’assit sur le lit, les yeux dans le vide. Ses mains se mirent à trembler de rage. Il se redressa soudain, ouvrit son armoire et en fit sortir tous ses vêtements dans un geste désespéré. Mordant son poing il retint un hurlement partagé entre la colère et le désespoir. Il posa son regard sur ses vestes et chemises étalées sur le sol. Il s’accroupit et se mit à les ranger. Petit à petit, son cœur ralentit et ses tremblements se stoppèrent. Lorsqu’il eut finit, il regarda par la fenêtre et vit le soleil se lever lentement. Il ne savait plus rien. Il avait l’impression d’avoir tout oublié. Comment marcher. Comment parler. Comment pleurer. Comment crier. Comment son frère avait pu faire une pareille chose. Il y avait quelque chose cependant dont il était certain : il venait de passer le pire anniversaire de toute sa vie et rien ne pourrait le rendre meilleur.

Chapter Six : I trust you with this



Un mois. Cela faisait un mois. Jour pour jour. Un mois pendant lequel Gabriel avait évité son frère. Un mois pendant lequel Gabriel avait gardé son secret. Un mois pendant lequel Gabriel avait baissé les yeux à la mention de Maëva. Un mois pendant lequel Gabriel avait passé son temps à éviter le sujet. Un mois pendant lequel Rafael avait parlé de lui et Maëva. Un mois de mensonges.

Il n’en pouvait plus. Il n’était pas certain de réussir à ne rien dire. Il avait besoin d’en parler à quelqu’un. Il avait besoin de voir l’air horrifié d’un autre. Mais qui ? À qui pouvait-il en parler sans avoir peur que cela ne se répande ? Pierre ? Non. C’était son meilleur ami depuis des années, certes, mais il ne pouvait pas lui… il ne pouvait simplement pas. Il avait besoin de quelqu’un de plus… de plus quoi ? Pierre était comme un frère. Il lui faisait confiance. Il lui confierait sa vie. Mais il y avait quelque chose qui le chiffonnait. Il ne savait pas quoi. Quelque part, il avait l’impression que ce n’était pas à lui qu’il devait en parler. Cela faisait un moment qu’il y réfléchissait, qu’il essayait de mettre ses idées au clair. Depuis quelques heures maintenant, il courait. Il faisait le tour de la ville, ou l’avait peut-être déjà fait. Au loin, le soleil se couchait enfin, jetant un manteau d’obscurité sur les rues qui se vidaient petit à petit. Alors que les personnes se faisaient rares, les questions dans l’esprit de Gabriel ne cessaient d’augmenter. Il avait simplement besoin de se poser quelque part et de se vider la tête. Un sort d’oubliette peut-être ? Cela chasserait tous ses problèmes, toutes ses questions, toutes ses incertitudes. Oui, il s’agissait surement de la solution.

Alors que la nuit tombait sérieusement, il décida de rentrer afin de ne pas inquiéter sa mère. Sans même ralentir, il prit le chemin de sa maison et ce fut essoufflé et transpirant qu’il passa la porte. Rafael et Alejandro jouaient aux cartes dans un coin et Ma’ faisait la cuisine. Lorsqu’elle l’entendit rentrer, elle lui demanda si la course était bonne. Il lui répondit le plus simplement du monde. Sans même lancer un regard vers ses aînés, il commença à monter les escaliers lorsqu’un crac retentit. Il tourna rapidement la tête et vit son père au milieu de la pièce. Tous allèrent le prendre dans leurs bras. Il ne bougea pas, se contentant de lui sourire. Il n’avait pas l’esprit à de telles réjouissances. Pas pour le moment. Il sursauta cependant lorsqu’un second crac se fit entendre, provenant il en était sûr de l’étage. Lorsqu’il vit la lueur dans les yeux de son père, il comprit. L’interrogeant des yeux, il se rua en haut des escaliers et ouvrit la porte de la chambre.

Devant lui se trouvait Arizona, en sous vêtements, qui sembla très surprise de voir débouler son cousin alors qu’elle était entrain de se changer. Elle allait sortir une de ces répliques dont elle avait le secret mais il ne lui en laissa pas le temps. Gabriel lui sauta dans les bras alors que des larmes de bonheur lui coulaient sur les joues. Hésitante au premier abord, elle finit par lui rendre son étreinte et cela lui fit tant de bien qu’il pleura encore plus. Sans même lui laisser le temps de s’inquiéter pour ses yeux humide, il prit une longue inspiration et dit à sa cousine ce qu’il avait voulu dire à quelqu’un depuis bien trop longtemps : « Je suis aussi connu à Yoli que Raf et toi. J’ai encore battu le record du temple à l’extérieur de l’école. J’aurais bien voulu arriver jusqu’en haut avant la dernière année mais je tombe toujours à la dernière marche. Je suis plus vierge. Elle s’appelait Alice. Elle m’a largué une semaine après. J’ai chialé comme une merde mais je m’en suis remit. J’ai eut ma Pleine Lune, mention Optimale. Ma fête d’anniversaire était génialissime ! T’aurais dû être là. Pierre et Inès sortent ensemble. Rafael a… » Comme si quelqu’un l’avait empêché de parler, il se tut soudain. Petit à petit, ses larmes de joie se transformèrent en larmes de tristesse et ses mains tremblèrent un peu. Dans un murmure tremblant il dit : « Rafael a trompé Maëva. »

Cette phrase tomba comme une bombe. Comme un sortilège interdit. Il avait l’impression d’avoir tué quelqu’un à l’annonce de ces simples mots. Peut-être était-ce le cas à en voir le regard que lui lança Arizona. Il s’attendait à ce qu’elle hurle. À ce qu’elle cogne. À ce qu’elle aille tuer Raf. Mais elle n’en fit rien. Elle se contenta de prendre son cousin dans ses bras. Il pleura de nouveau. Il n’était pas certain combien de temps cela dura. Tout ce qu’il savait c’était qu’elle ne bougea pas et qu’elle le tint tout le long. Il finit par se calmer et elle le fit asseoir sur son lit. « Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça, Gaby ? » demanda-t-elle en passa un bras autour de son épaule. Oui, pourquoi ? Ce n’était pas lui qu’il trompait tout de même. Pourquoi diable perdait-il un tel contrôle ? « Je ne sais pas. Je… Je croyais que c’était un meilleur homme » expliqua-t-il dans un sanglot. Oui. Il croyait que c’était un homme meilleur. La race humaine, c’était Raf. Stupide. Enfantine. Loyale. C’était tout un mode de vie qui tombait à l’eau. Toute une vision du monde. « Rafael est un con. Il fait des conneries. C’est dans sa nature. Peut-être qu’il sait qu’il s’est trompé. Peut-être pas. » dit-elle en plongeant ses yeux dans ceux du jeune homme qui demanda : « Tu crois qu’il faut qu’on en parle à Maëva ? » « Non. » « Pourquoi ? » « C’est pas nos affaires. C’est à lui d’en parler. » Gabriel hocha la tête et se posa sur l’épaule de la cousine. Elle avait raison. Elle avait toujours raison. Étrangement, il se sentait mieux. Il se sentait plus léger. Certes, il avait juste envie de se remettre à pleurer dans les bras de la jeune femme, mais il n’était plus le seul à savoir. Il savait ce qu’il devait faire de son secret. Il savait à qui parler s’il avait besoin. Et cela le rassurait.

« Alice, hein… C’est quoi son nom de famille que j’aille lui péter la gueule ? » demanda Arizona arrachant un gloussement au jeune homme. Il se redressa, sourire aux lèvres et sécha ses larmes d’un geste du bras. « Laisse tomber. C’est elle qui perd dans cette histoire » dit-il avec un clin d’œil. « Hahaha, bien dit ! En plus je suis sûre que t’es une vraie bête. » « T’imagine même pas ! » Ils partirent dans un long rire et finirent par avoir mal au ventre. Alors qu’ils se reprenaient, elle demanda : « Mention Optimale, hein. » « Je pensais jamais que j’allais l’avoir. J’ai révisé comme un fou et devant mon parchemin j’étais comme un con ! Genre une question c’était pour- » Il s’arrêta net, ouvrant la bouche et des yeux de merlan fris. « PUTAIN ARI C’QUOI ÇA ?! » hurla-t-il en pointant son doigt sur la taille nue de sa cousine. Cousine qui, toujours en sous vêtements, se leva et commença à énumérer différents pays, montrant les cicatrices qui peuplaient son corps. Elle en parlait comme si elle présentait la météo et Gabriel finit par se lever, donna une gifle à la jeune femme qui se tut soudainement. « Non mais t’es tarée ou quoi ?! Faut arrêter tes conneries, hein !! » hurla-t-il faisant rire son interlocutrice. Hum, pas exactement ce qu’il attendait. « Promets-moi que tu vas faire gaffe ! » « Je promets. » « Un peu plus sérieusement, mademoiselle Taylor. » « Je promets, monsieur Bottero. » dit-elle en riant, la main droite levée en serment. « Hum. Je sais que tu crois pas en Dieu, bécasse. Mais promesse acceptée. » « Tu veux savoir la bonne nouvelle ? » « Quoi ? » « Je suis de retour à la maison. » « Oui, merci, j’avais vu. » Il n’était pas idiot tout de même. Ils ne se parlaient pas sur une plage brésilienne à ce qu’il sache ! Il pouvait comprendre qu’il était parfois… long… à... la... détente... « Attends… Tu veux dire, maison maison ? » demanda-t-il lorsque ses deux pauvres neurones finirent par se connecter. À en juger par le sourire de sa cousine, il s’agissait bien de la maison maison et il se jeta sur elle afin de l’enlacer. Elle le repoussa cependant : « Vas prendre une douche avant de m’approcher, monsieur je fais du sport. Ça me gène pas quand tu chiale, mais franchement, tu pues ! » Gabriel rit et se dirigea vers la salle de bain non sans lancer un « Toujours aussi sexy ! » qui eut pour seule réponse une chaussure dans la face. Lorsqu’il fit couler l’eau sur sa peau, il savait que tout allait s’arranger. Il savait qu’Arizona allait tout arranger. Il le savait et cela le rassurait.

* *
*

« Dites moi que c’est un cauchemar. »

Ce devait être un cauchemar. Quoi d’autre sinon cela ? Peut-être y avait-il un bon point mais il avait du mal à effacer l’autre tâche. Parce qu’il était vraiment une tâche. Une énorme tâche qui était incapable de vivre sa vie et qui se sentait obligé de venir vivre celle de son petit frère. Mais il n’avait rien demandé, ce petit frère. Vraiment rien. Surtout pas cela. Il avait presque envie d’aller se jeter du haut de la falaise afin d’en finir rapidement. Sans quoi, il allait commettre un meurtre. Son meurtre. Il allait le tuer. Tout simplement. Cela mettrait fin à tous ses problèmes. Cela mettrait fin à ce problème. Après avoir passé des heures de cours entières à faire le clown derrière la vitre. Après avoir passé des après midi entières à camper sous sa fenêtre. Après avoir passé des semaines à répandre des rumeurs. Après tout cela, il avait dépassé la ligne. La ligne, il l’avait même perdue depuis des kilomètres. Là. Au milieu de la salle commune. En caleçon. « Fère de Gabriel » tatoué sur le torse. Strip dancing. Là. Devant lui. Devant tout l’école. Là. Devant lui. Devant des premières années chastes et pures. Là. Devant lui. Devant des blondasses les yeux brillants. Là, devant lui, se trouvait Rafael, son frère. Il lui avait pourtant semblé l’avoir renié. Il était certain d’avoir passé des heures à supplier Arizona de l’adopter. Il était prêt à tout. Tout pour se débarrasser de ce truc.

Il se leva, attrapa son sac et fuit la pièce. Il avait seulement besoin de marcher et surtout de ne pas entre parler de cet imbécile. Il se demandait quelques fois qui était l’aîné. Depuis qu’ils étaient arrivés à Elderwood, son état s’était empiré. Il était devenu encore plus con qu’à l’habitude. Et, comme si Gabriel n’était pas assez malchanceux, son équipe d’aurors travaillait sur l’île. Et puis quoi encore. Dans le fond, ce n’était pas l’équipe qui lui posait problème. Non, c’était juste l’individu. Être capable de voir Arizona dès qu’il le voulait était une bénédiction. Et puis il y avait Nate. Le Dieu sur terre. Non, vraiment. Depuis qu’il l’avait rencontré, Gaby le vénérait presque, c’était son mentor. Bon, il évitait de se faire voir en sa compagnie par sa cousine qui risquait tout bonnement de le tuer, mais cela rajoutait du danger. L’équipe était en charge des créatures. La blague. La seule créature de cette île était dans cette équipe. C’en était presque pathétique quelques fois. Dans le fond, le seul mec qui était cool, c’était Nate. Et puis le bigboss aussi mais lui avait un avantage… c’était le bigboss. Ari donnait une touche de sexyness au tout. Quand à Raf… c’était l’imbécile de service. Il en fallait partout, après tout.

« C’est toi Gabriel ? » demanda un jeune homme avec un fort accent français.
« Ça dépend, » répondit-il, prudent.
« On dit que tu relèves tous les défis ? »

Le sourire qui naquis sur les lèvres du Mexicain parla à sa place et il suivit l’élève jusqu’à un pic rocheux à l’écart de l’école. Plusieurs personnes se trouvaient déjà là et semblaient se préparer à sauter. Ils n’étaient cependant pas très rassurés et la plupart hésitaient. Les présentations furent vite faites. En effet, même si l’île était nouvelle à tous, il commençait à être connu au travers des différentes écoles. On lui expliqua rapidement qu’il suffisait de sauter et il explosa de rire : « C’est tout ? Et vous en faites tout un plat ? » Il posa son sac, enleva sa veste, son tee-shirt et ses chaussures et se posa au bord du rocher. Il n’était pas bien haut comparé à certaines cascades qui se trouvaient autour de Yolihuani. Tout semblait minuscule comparé à Yolihuani. Et ce fut donc sans hésitation qu’il sauta. Son plongeon fut parfait et il resta quelques instants sous l’eau avant de refaire surface. Le courant n’était pas puissant, il s’agissait simplement d’un grand bassin et ce fut avec un rire qu’il hurla : « Venez ! L’eau est chaude ! » Quelques personnes le suivirent et sautèrent. Petit à petit, il était entrain de remonter sa réputation de Gabriel Bottero. Et cela semblait prendre moins de temps que prévu.


Dernière édition par Gabriel J. Bottero le Dim 24 Juil - 7:50, édité 21 fois
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 11:01

loooove coeur Yeaaah beau frère coeur loooove
Bonne chance pour ta fiche, j'ai hâte de la lire potté
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 11:12

Moi j'te dis pas bienvenue, tu m'fais peur. D'ailleurs, les aubergines, c'est contre ma religion. Casse-toi è___é

* se fait dégager par son personnage qui trouve que les Aurors et futurs Aurors, c'est le bien *
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 11:21

*pousse Gaby qui se la joue bizarre avec Maëva*
Han c'trop gentil loooove

Une religion contre les aubergines n'est pas une religion, c'est le mal kill
Mais oui, les aurors c'est le bien, c'est des dieux ninja
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 18:20


    Vous êtes un peu tarées.
    J'ai peur moi des fois...

    Re-bienvenue ! (a)
    Te valide pas ton code pour la peine. Na.

_________________

Here comes another day to face my mistakes... Time to forget about broken mirrors.
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 18:30

    Fedor A. Lvivnyr a écrit:

      Vous êtes un peu tarées.
      J'ai peur moi des fois...

      Re-bienvenue ! (a)
      Te valide pas ton code pour la peine. Na.

    meuuuh viens là mon flou calin n'aie crainte nous on t'aime on te protégera de nous fièvre
    Sinon bien dis pour le code!! Vas y fais l'evil Admin oh ouiii sors le fouet vas yyyyyy /sort/


    Et sinon Nyanya.. Voilà; tu me fais rêver.
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 4 Juil - 19:03


    *lui met un coup de fouet sur les fesses et repart avant de la violer trop flooder sur la fiche* (a)

_________________


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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Mar 5 Juil - 9:59

Comment ça on me valide pas mon code ? T______T
La vie est trop dure ù.ù

Et vous pouvez vous violer sur ma fiche, ça fera de l'animation lapins
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Mar 5 Juil - 20:05

*va s'ébattre sur la fiche avec Amly et Nya*

orgie ? règlement

flood
*repart en courant*
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Mar 5 Juil - 20:23

*voit Gabriel lui lancer un regard en mode "t'es pire que mon frère"*
J'vote pour.

*suit Pow en courant*
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Ven 15 Juil - 12:37


    ORGIIIIIE ! *paaaan* (dans la bouche de Neva c'est sale un peu... HRM.)

    Fiche finie ? love
    Manque la musique, oh. C'est important la musique ! *plante la tente en attendant la chanson*

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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Ven 15 Juil - 12:45

Nope fiche pas finie kill
Faut que je me flagelle pour aller plus vite *PAN*

*va toquer à la porte de la tente* J'peux te violer en attendant ?
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Ven 15 Juil - 13:50


    Waaah, tu vas nous pondre un roman mein gott ! mais But I like it baby, shake it shake it. *pan*

    Me violer ? Bien sûr, c'est portes ouvertes today ! *re-paaan*


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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Ven 15 Juil - 14:03

Pff, c'est rien ce que j'ai fais ! Vas donc parler de roman à Diane T________________T
Mais j'aime que tu like it o/ *shake it*

Portes ouvertes me voilààààààà *saute dans la tente et viole Amly*
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Mer 20 Juil - 23:59

« AYE AYE AYE CARRAMBAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!! »
Yé finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit o/

Tain, le forum voulait pas me laisser terminer, à me faire disparaître des bouts alors que j'avais passé une heure à la mise en page T______________T

Mais j'ai vaincu !
J'exige des viols. Beaucoup. Avec pleins de persos. C'est marqué dans le contrat.
lapins lapins lapins lapins lapins
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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 25 Juil - 2:29



Cousin du soir, bonsoir.

J'ai revêtu mon plus bel apparat pour toi ce soir, j'espère que tu seras happy de la life du coup (a)

Eh oui, it's been a long time since tu as commencé la fiche. Mais laisse moi te dire que es muy buena, muy hermosa y me gusta mucho!

J'ai tout lu, j'approuve, j'adhère, tu sais ce qui faut faire pour me plaire. Bon à part le passage sur l'idolatracion de monsieur Nate-je-me-tape-tout-ce-qui-bouge-parce-que-je-kiff-trop-Arizona-mais-je-sors-pas-avec... (a)

Je te déclare donc mari & femme car tu joues un mec et t'es une meuf. Et accessoirement je te validationne et t'offre ton statut de citoyen de la crétineté Namelessienne première du nom (qui n'en a pas en fait).

Qui a dit que je pouvais pas valider comme Pow moi aussi? Faut bien parler en son nom quand internet se fait la malle... Que la sainte parole soit postée à travers les sujets et les topics, amen.

lapins Ave moi.

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MessageSujet: Re: Being the last Bottero ain't easy everyday...   Lun 25 Juil - 23:05

    *trempe un hochet dans de la vodka et le secoue dans la pièce*

    Que ton nom soit sanctifié. Que tes péchés soient répertoriés et que ton TOC ne soit jamais soigné.
    Au nom de la Pair, du filtre et du Sein et prie.

    *tète le hochet plein de vodka*

    Amène.
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