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 I need to break out [Ariel <3] END

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Revelio

MessageSujet: I need to break out [Ariel <3] END   Sam 22 Jan - 21:28

    Il avait quitté la plage en traînant un peu le pas, peut être parce qu'il espérait que quelqu'un le retiendrait en lui attrapant le bras, le forcerait à se retourner et l'enlacerait .. Comme on voyait dans ces films ridicules que tournaient les moldus, excepté que ce n'était pas un film et que là, bizarrement ou pas, personne ne semblait enclin à le retenir. Au contraire, on le laissait s'éloigner quoiqu'en fait personne n'avait l'air d'avoir remarqué sa disparition et au fond c'était tant mieux. Il n'était pas sûr de supporter que quelqu'un l'empêche de partir. Il n'avait plus rien à faire ici, point final. La clope au bec, il était passé devant la maison du gardien qui, comme chaque soir quand il y avait un semblant d'activité extérieure, ce-dernier avait le nez à sa fenêtre pour épier l'origine de ce bruit. Tournant la tête, Caesar observa les effets de lumières qui provenaient de la plage et secoua la tête en entendant les nouvelles vibrations du sol que produisait la musique ambiante. Laissant s'échapper un nuage de fumée, par la bouche entrouverte, il fixa le ciel un moment avant de voir une silhouette se détacher lentement de l'obscurité et, grâce aux éclats de lune, il put reconnaître une couleur capillaire virant au rouge. Sourire aux lèvres, il se frotta le menton de son pouce, la cigarette toujours coincée entre l'index et le majeur. Faisant demi-tour, l'irlandais reprit son bonhomme de chemin et passa par la cours intérieure, pour finir de fumer avant d'entrer dans le bâtiment. S'appuyant contre un mur de pierre, il tira une nouvelle taffe, plus longue que les autres pour arriver jusqu'au philtre et finalement la laisser tomber au sol et l'écraser du talon afin de glisser ses poings dans ses poches.
    Savourant l'air frais alentour, Caesar leva à nouveau le nez au ciel, quand de nouveau, la silhouette se plaça dans sa ligne de mire. Sourire aux lèvres, encore, il lui fit signe qu'il bougeait et reprit son chemin. Petit poucet qui marquait son chemin avec des sourires, le dos légèrement voûté et un soupir pendu aux lèvres. Approchant du bâtiment des salles communes, il passa par la cafétéria pour se glisser discrètement dans la pièce et attraper une pomme avant de partir pour éviter de se faire prendre. Croquant dans son fruit, le jeune homme passa d'abord par la salle commune de Poudlard pour rejoindre sa chambre où il fouilla sous son matelas pour sortir une bouteille. Pas n'importe laquelle, celle qu'il réservait au journée difficilement ou au soirée ennuyeuse. Ce soir, cette bouteille serait là pour réchauffer leurs âmes esseulées et leur tenir compagnie autant qu'ils se tiendraient mutuellement compagnie, de quelque façon que ce serait.
    Armée de la bouteille, discrètement cachée dans sa veste à l'aide de sa main droite, l'autre enfoncée dans sa poche, il grimpa les escaliers pour rejoindre le cinquième étage et ainsi entrer dans la salle commune à toutes les maisons. Il l'attendrait ici. Seule fille que Caesar attendait d'ailleurs, parce qu'au fond, ils n'étaient pas si différents l'un que l'autre même si on ne pouvait pas qualifier leur relation d'amicale. A dire vrai, lui même n'avait jamais réfléchit clairement à ce qu'était leur relation. La seule chose qu'il savait c'était qu'à force de l'avoir non loin de lui, il s'était habitué à sa présence, à sa folie charmeuse et à ses cheveux rouges.
    Et puis, Ariel et lui avaient sans doute plus en commun qu'on voulait bien le croire, ils n'avaient juste pas chercher à se découvrir des similitudes. Certes non il n'allait pas s'amouracher d'elle, mais peut être que si l'héritier irlandais possédait des relations un tant soit peu normale, il aurait qualifier la Miss Greffins d'amitié amélioré. Mais pour ça, fallait déjà connaître le réel sens du mot ami.
    S'installant sur un canapé, il entreprit d'ouvrir la bouteille mais se retint au dernier moment, préférant attendre que la jeune fille soit là pour lui laisser l'honneur d'entamer l'alcool. Après tout, il était galant malgré ses défauts et donc en plus de partager sa bouteille des mauvais jours, il la lui laisserait pour la première gorgée. Notez que la bouteille n'avait encore jamais été ouverte.

      « Te voilà enfin. J'ai cru que tu allais me poser un lapin. » lâcha-t-il en baissant le nez sur le goulot pour défaire le papier qui cachait le bouchon avant de tendre la bouteille à sa compagne. « Partante pour être ma camarade d'infortune ? » non sans un sourire mi-charmeur mi-sincère, chose plutôt rare chez Caesar, surtout avec les filles. Mais pouvait on vraiment dire qu'Ariel était une fille ? Hum, à la regarder oui, c'était bien une fille mais au niveau de la mentalité, on pouvait se poser des questions. « J'ai eu peur que tu préfères ton grecque à mon humble personne. Ça m'aurait brisé le coeur. » Se redressant, il s'approcha d'elle pour lui placer la bouteille en main propre, son autre main glissant sur la nuque - quelques mèches rouges lui caressant les doigts - fraîche de l'américaine son pouce caressant la peau avec tendresse et .. soutient ? ouais si ça existait on pouvait dire que c'était aussi un geste pour la soutenir parce que .. Merlin qu'elle avait l'air tendue la petite pile !


    Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il lui tournait à nouveau le dos pour retourner s'asseoir, ou plutôt se vautrer, sur le canapé la tête appuyée sur le dossier. Doucement, ses bras se croisèrent derrière sa nuque pour lui relever un peu la caboche et la dévisager d'un air un peu énigmatique.
    Libérant son bras droit, Caesar tapota la place à ses côtés bien qu'Ariel avait sans doute déjà dans l'idée de se poser, sinon pourquoi l'aurait elle suivit ? Sans doute pas pour parler de ses soucis ou pour compter les moutons en sa compagnie. Inspirant un grand coup, il retira son paquet de cigarette de sa poche de veste et le jeta sur la table basse non sans faire signe à Ariel que si elle voulait, elle pouvait en prendre une. Puis, la salle étant tout de même assez chauffée pour être confortable, il retira son manteau et l'envoya sur un petit fauteuil pas loin. Quoi ? Oui, c'était rare de voir Caesar se comportait aussi.. normalement pour un adolescent de son âge, mais comme dit précédemment, ce soir c'était un soir où il fallait arrêter de se triturer les méninges et se reposer les neurones. Récupérant sa pomme qu'il avait précédemment posé sur la table basse, il croqua à nouveau dedans et posa son regard sur Ariel, écoutant déjà ce qu'elle pouvait avoir à dire.
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Salem

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MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Sam 22 Jan - 22:51


    Ariel avait suivi le chemin du jeune homme comme une marionnette à qui on aurait tiré les fils, calmement, sans se presser. Elle était dans une sorte d'état étrange, à mi-chemin de la transe et de la léthargie profonde. Elle avait encore du mal à réaliser le fiasco qu'avait été cette soirée. Depuis quelques temps, tout allait mal. Rien ne se passait plus comme prévu. Même les nuits salvatrices auprès d'Alvaro n'avait plus un goût assez puissant pour la sortir de sa torpeur destructrice. Israël avait fini par réellement la rendre dingue, avec ses coups tordus et les perpétuels ascenseurs émotionnels avaient fini par éroder son coeur au point qu'elle se sente plus perdue que jamais. Et maintenant, il y avait Konstantine qui était venue lui dire qu'elle l'avait quitté, comme si c'était la meilleure chose du monde. Et elle aurait dû le ressentir comme ça ; au fond, quelque part, Priam avait eu raison en disant qu'elle allait courir le rejoindre. Alors pourquoi ne se sentait-elle pas mieux ? Et pourquoi n'était-elle pas partie à sa recherche ? Pourquoi s'était-elle sentie si vexée, si humiliée ? Parce qu'elle... N'avait pas voulu qu'Israël revienne dans sa vie maintenant. Il lui avait fait tellement mal... Si mal qu'elle avait cru ne pas s'en remettre. Alors qu'au fond, tout ce qu'elle voulait, c'était l'illusion de se sentir aimée à nouveau, et avoir l'illusion aussi de l'éprouver à son tour. Obtenir ce petit morceau de bonheur illusoire qui lui semblait défendu depuis bien trop longtemps... Et elle avait cru que Priam pourrait le lui donner, mais ce n'était pas le cas. Une fois de plus elle s'était fourvoyée. Comme une idiote. L'idiote qu'elle était. Alors, elle avait suivi Caesar. La petite étincelle d'espoir était revenue titiller ses sens alors qu'elle l'avait vu apparaître, comme une chance inespérée. Mais qu'est-ce qu'elle espérait, au juste ? Qu'attendait-elle de lui...?

    "Elle, aimer Caesar ? Drôle d'idée..." A vrai dire, Ariel ne s'était jamais vraiment posée la question non plus. C'était la première fois qu'une telle idée lui traversait l'esprit. Une fille comme elle, ça tombait pas amoureuse, n'est-ce-pas ? Ça n'avait personne, sauf sa liberté et son indépendance. Et ça en avait déjà agacé plus d'un, qui s'était cassé les dents sur le cas 'désespéré' de la petite briseuse de coeur qu'elle était devenue en grandissant malgré elle. Une pro des ruptures, des plus simples "J'devais être bourrée quand j't'ai dit oui", aux plus compliquées "Ecoute, chéri, crois moi, tout en toi me donne envie de te dévorer littéralement mais on se fait du mal, car jamais je ne serais amoureuse de toi. J'suis pas la petite bobonne à marier qui veut s'engager et finir sa vie femme au foyer avec une salve de gosses à nourrir. Donc, arrêtons les frais... Mais si jamais il te prend l'envie de revenir me voir un jour, on pourra reprendre où on en était avant que tu gâches tout !". Ouais, c'était la pro pour ça, rendre les mecs accro et puis les laisser tomber, sans vrais remords. Le seul avec qui elle était tombée sur un os, c'était son éternel meilleur ami, ce garçon torturé et toxico que peut estimait, Israël Rosenfield. Avec lui, elle ne contrôlait jamais rien. Et c'était pesant. Trop pesant... Elle avait besoin qu'il disparaisse un peu, de retrouver l'emprise sur sa vie qu'il lui avait ôtée depuis quelques temps déjà. Elle voulait de nouveau vivre vraiment, simplement.

    Plus Caesar l'entraînait, et plus elle se sentait légère en laissant la plage derrière elle. Son sentiment d'oppression commençait à disparaître à mesure que la nuit l'enveloppait. Un peu qu'elle aurait eu envie de sautiller, sans raison, façon Cloée. Elle semblait toujours si insouciante... Alors qu'au fond, Ariel savait qu'il y avait bien plus que ça derrière la façade joviale qu'elle érigeait. Tout comme elle, même si elle se refusait à se l'avouer. Elle ne voulait pas être une personne faible, ni le paraître aux yeux de quiconque. Et, étrangement, pas de Caesar. Caesar qui a intervalle régulier se retourner pour la regarder, lui lancer un sourire et lui indiquer la direction d'un regard complice... Ça commençait presque à devenir rigolo, comme un jeu dont elle n'avait pas encore toutes les règles. Lui renvoyant des sourires de temps à autre, elle le perdit au niveau de la cafétéria et flâna quelques instants dans les alentours, hésitant à l'appeler, avant de le voir réapparaître dans les escaliers. Fixant son dos, elle le suivit jusqu'à la Salle commune générale où elle le vit s'engouffrer alors qu'elle débouchait en haut des escaliers. Quelques minutes plus tard, elle y entrait à son tour et elle le trouva debout, une bouteille entre les mains. Il parut content de la voir, et elle lui offrit un sourire en retour alors qu'il lançait en lui tendant la bouteille :


    « Te voilà enfin. J'ai cru que tu allais me poser un lapin. Partante pour être ma camarade d'infortune ? J'ai eu peur que tu préfères ton grecque à mon humble personne. Ça m'aurait brisé le coeur. » Sa main était venue caresser sa nuque comme en geste de... Réconfort ? Qui êtes-vous et qu'avez vous fait à Caesar Fitzgerald ?!
    « Roooh me parle pas de lui, steuplaiiiiit... Mais bon, il devrait être mort demain alors, c'est sans importance au fond. » Lâcha-t-elle dans une moue de gamine de 5ans, avant de hausser les épaules -alors qu'elle ne le pensait pas vraiment... enfin peut être que si, un peu- et de saisir la bouteille pour ouvrir le bouchon avec les dents comme elle aimait à le faire tout en le regardant ensuite avec malice alors qu'elle s'enfilait une gorgée. « Han putain, j'en avais bien besoin... »

    Caesar la contourna en souriant pour aller s'affaler sur le canapé. Le voyant lui faire le signe de venir, elle sauta sans ménagement par dessus le dossier et s'écrasa sur le coussin qu'il avait désigné avec une non-grâce divine pour s'asseoir en tailleur, avec un sourire de niaise surjouée alors qu'elle se laissa choir. Tandis qu'il se délestait de son paquet, Ariel lui échangea la bouteille contre une de ses cigarettes qu'il laissait gracieusement à sa disposition. Elle se l'alluma alors qu'il retirait sa veste, tirant une grande bouffée dessus, qui eut le goût exquis de la tranquillité. Alors qu'il croquait dans sa pomme en la regardant intensément, Ariel soutint son regard un moment tout en prenant une autre taffe. Puis, soudain, elle lâcha sans raison en le regardant d'un air tout à fait sérieux :

    « Tu sais qu'je t'aime, toi ? » Ses yeux firent le tour du propriétaire alors qu'elle se laissait tomber sur lui sans demander la permission, posant sa tête sur ses genoux et le regardant d'en dessous en tirant une nouvelle taffe. « Bouteille, cigarette, canapé douillet... Tranquillité. Si tu savais ce que je pouvais en avoir besoin... Merci Cae'. D'être quelqu'un de bien pour moi ce soir. Ça compte beaucoup. »

    Elle tira une nouvelle fois et recracha la fumée en lui souriant mi-sérieusement, mi-malicieusement. Puis, pour casser l'espèce de trait sérieux qu'elle avait donné à la conversation avec son soulagement évident d'avoir quitté la fête, elle ajouta avec son air d'ange le plus convainquant possible en se mordant la lèvre :


    « Tu me fais croquer dans le fruit défenduuu ? »

    Métaphore quand tu nous tieeeeeeens...!

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Revelio

MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Dim 23 Jan - 1:35

    A croire qu'ils avaient tous les deux besoins de se ressourcer, ou de simplement trouver un exutoire à tous ces problèmes qui commençaient à empiéter sur leur santé mentale. Parce qu'il fallait dire ce qui était, depuis quelque temps Caesar ne se sentait plus et ce principalement à cause de la Miss Sadikov. Plus précisément depuis ce tête-à-tête aux jardins chantants ou il lui avait clairement avoué qu'elle l'effrayait en faisant naître en lui des sentiments auxquels il ne croyait plus, ou bien n'avait jamais cru. Des sentiments qu'il devait oublier parce que les Fitzgerald n'étaient pas hommes de sentiments et c'était d'ailleurs grâce à ça qu'ils avaient pu bâtir leur richesse et offrir des vies de princes aux générations suivantes. Mais à quel prix. Combien coûter sa vie de roi ? Il y avait tant à perdre et en même temps tellement plus à gagner, seulement ces-derniers temps il ne voyait que les aspects négatifs de cet héritage. Avant Elderwood, il s'était complut dans cet univers de prince à voir tous ses désirs devenir des ordres, avant Elderwood il était un Prince. Désormais il n'était plus qu'un jeune homme qui apprenait la vie en société et le mélange des cultures et qui en plus de devoir supporter et s'habituer aux différentes pureté de sang découvrait les changements qui provenaient à l'adolescence et son lot de problèmes. Tout ça à cause de Konstantine, qui refusait de jouer son jeu, ou qui refusait de changer les règles, il ne savait plus. Il ne savait pas ce qu'il voulait. Certes il la voulait, pas comme les autres, pas comme il désirait les filles qui finissaient généralement dans ses draps, mais le problème était là; il ne savait pas de quelle façon il voulait qu'elle soit sienne.
    Il avait attendu, trop longtemps sans doute. Ou peut être que Caesar pensait l'attendre, pensait être capable de patienter par amour. Mais qu'était-ce réellement l'amour à part un simple mot dans sa bouche. Au fond, il ne se faisait plus trop d'illusions; il aimait Konstantine, beaucoup même mais avec cet éternel incertitude concernant la solidité de ces sentiments. Ou alors à force, l'attente avait eu raison de l'amour et il commençait à ne plus pouvoir supporter de patienter. Et pour être patient, Caesar l'avait été. Il avait attendu que ça se finisse avec Rosenfield, en réalité il avait même été mit au courant de la rupture avant de l'apprendre ce soir mais il s'était montré patient. Dans l'espoir que quoi ? Qu'elle court vers lui pour lui dire qu'elle l'aimait ? C'était absurde et ça ressemblait tellement peu à l'irlandais d'avoir des pensées romantiques de cet acabit.
    Alors, elle, aimer Caesar ? Il commençait fort à en douter, tout comme il commençait fort à douter de la véracité de ses propres sentiments. Après tout, peut être que ça n'avait été qu'une passade et qu'il réalisait seulement maintenant l'étendue de sa bêtise. Oui mais dans ce cas, se tourmenter avec tout ça était absurde et, par conséquent, revenait à dire que si il se fourvoyait à un moment ou à un autre c'était ce à moment-là. Il commençait juste à ressentir le doute qui suivait la longue et interminable attente.. Rien de plus.

    Et voilà qu'il se retrouvait en territoire neutre, comme il aimait à appeler la salle commune aux écoles. Parce qu'ici, on ne différenciait pas les couleurs, ni les genres, tout le monde était dans le même panier.. C'était pourquoi Fitzgerald n'y mettait jamais les pieds parce que se mêler à des êtres inférieurs; très peu pour lui. Raison de plus pour avoir amener Ariel ici, parce qu'il se laissait aller à un côté de sa personnalité qu'il n'avait encore jamais testé sur le long terme; être un mec comme les autres. Alors, avant d'entrer ici, il avait laissé sa tenue de riche héritier aux principes et aux convictions passés de mode pour enfiler la tenue du jeune homme à peu près normal qui désirait juste rattraper une soirée mal commencée avec une personne intéressante. Ariel. En y réfléchissant, il n'avait jamais vraiment prit le temps de l'observer et maintenant qu'il pouvait le faire, il n'allait pas se retenir. D'ailleurs, il remarquait son petit accent américain pour la première fois lorsqu'elle lui répondit et ne put s'empêcher d'en sourire. C'était plutôt agréable, pour ne pas dire mignon parce que comme mot de vocabulaire gnangnan on faisait pas mieux.
    Patient et amusé devant son air de petite fille, à qui on venait de supprimer un cadeau de sa liste, il l'observa défaire le bouchon avec les dents et boire une gorgée. Inéluctablement, son regard se posa sur son cou sur lequel il pouvait apercevoir par moment un petit tressaillement au rythme des battements de son coeur. C'en était presque captivant et hypnotisant. Mais il se défit vite du spectacle pour la regarder s'asseoir, ou plutôt se jeter, à ses côtés avant de lui prendre une cigarette.

    Il respira la fumée qui s'échappait de la cigarette qu'Ariel avait allumé et son regard se posa sur les lèvres de la jeune fille. Finalement, peut être qu'il l'appréciait, elle plus que les autres. Pourquoi ? Caesar n'en savait foutrement rien mais il se sentait presque .. bien avec elle. Comme si c'était naturel de l'avoir à ses côtés dans des moments pareils. Bien que cela n'enlevait pas le fait qu'il la trouvait aussi plutôt charmante et qu'elle restait sur sa liste des filles avec qui coucher, sauf qu'il était bien partant pour réitérer ces petits moments dès que l'occasion se pointait. Ouais, il l'aimait bien, malgré leurs différences apparentes, du moins à ses yeux et ceux de sa famille parce que si on apprenait qu'il appréciait les sangs mêlés, il était presque sûr de se retrouver à la porte.
    D'ailleurs, la réflexion de la jolie rousse le tira de ses pensées et Caesar ne put retenir un sourire amusé, mais presque touché si bien qu'il la laissa poser sa tête sur ses genoux et alors que sa main droite tenait la bouteille, l'autre s'amusait à caresser les cheveux qui s'éparpillaient autour de son crâne.

      « Je le savais pas. » Mais ça fait plaisir ? Si il ne l'ajouta pas en fin de phrase, son regard en disait long. Il continua de s'amuser à entortiller des mèches rousses autour de ses doigts et avala une gorgée, laissant échapper un soupir quand le liquide lui chauffa doucement le gosier. « Bouteille, cigarette, canapé douillet... Tranquillité. Si tu savais ce que je pouvais en avoir besoin... Merci Cae'. D'être quelqu'un de bien pour moi ce soir. Ça compte beaucoup. » Il se contenta de lui caresser le front avec le pouce, avalant une nouvelle gorgée. Au fond, c'était plutôt sympa de jouer les mecs biens, le temps d'une soirée.


    Récupérant sa pomme, coinçant la bouteille entre l'épaule d'Ariel et sa cuisse, il croqua dedans avant de fixer le mur face à lui, respirant la délicieuse odeur qui mêlait le parfum de l'américaine, de la cigarette et de l'alcool. Pas mal comme cocktail. Et en plus de ça, la fraîcheur du fruit calmait un peu les picotements qu'avaient produits l'alcool sur sa langue. Arrachant un nouveau morceau de pomme de ses dents, Caesar haussa un sourcil à la question de la jeune fille et sourit avant de baisser la tête pour lui passer le morceau qui dépassait de ses lèvres et qu'il n'avait pas encore prit le temps de mâcher, histoire de s'amuser un petit peu.
      « Attrape donc.. » marmonna-t-il les dents coinçant toujours la rondelle de pomme.
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Salem

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MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Lun 24 Jan - 17:25


    Les yeux d'Ariel pétillèrent malicieusement alors qu'une jolie petite fossette se dessinait au coin de la bouche de l'Anglais. Loin de se défiler à sa requête à double-sens, il prolongea au contraire le petit jeu qui venait de débuter entre eux en se baissant pour lui tendre le morceau de pomme qu'il tenait entre les dents.

    « Attrape donc.. »


    Et il n'allait pas le lui dire deux fois ! Délaissant sa cigarette un instant, elle se redressa sur ses coudes, la demoiselle courba le dos pour se saisir du morceau de fruit sans le lâcher des yeux une seconde. Effleurant ses lèvres en le récupérant, elle ne put empêcher une chaleur étrange de monter en elle alors qu'elle sentit son souffle caresser son menton, mâchouillant le fruit juteux avec une lenteur toute voulue sans pour autant s'éloigner de cette soudaine proximité entre eux.

    « C'est bon... »
    Lâcha-t-elle dans un murmure amusé, ses yeux clairs toujours dans ceux de Caesar alors qu'elle avala le fruit, et franchit de nouveau la distance qui les séparait pour renouveler la caresse légère de ses lèvres contre les siennes sans toutefois épouser leur forme, pour un simple contact de plus. « Et ça aussi. »

    Se mettant soudain à sourire, elle se laissa retomber sur ses jambes, un éclat espiègle au fond du regard. Elle avait retrouvé l'envie de s'amuser, éloignée des tracas que lui avaient causé cette soirée sur la plage ; toutefois, elle ne voulait pas précipiter les choses. A vrai dire, elle trouvait ce moment trop parfait après le fiasco de tout à l'heure pour le gâcher d'une quelconque façon, en devenant trop... Entreprenante, dirons-nous. En clair, elle n'allait pas se jeter sur lui. Et puis, elle se rendait compte que c'était la première fois qu'elle avait de réelles arrières-pensées le concernant. Autant leur petit jeu jusque là avait été plutôt ludique, autant elle l'avait fait dans le seul but de faire les pieds à Israël. Cette fois, les choses prenaient un sens différent. Elle ne se rapprochait pas de lui pour véhiculer une image toute-faîte de "couple du moment" avec Caesar. Elle le faisait parce qu'elle en avait vraiment envie. C'était troublant. Attrapant la bouteille qu'il avait délaissé, elle en but une nouvelle gorgée qui se mélangea agréablement avec le goût de pomme resté dans sa bouche, histoire de chasser tous les doutes qui s'infiltraient en elle. Soupirant, elle se pelotonna un peu davantage sur ses jambes à la manière d'un chaton qui se fait son petit nid douillet. Elle devait paraître un peu gamine, comme ça... Mais c'était sans compter sur la tigresse qui sommeillait au fond de son coeur.
    Reprenant sa cigarette entre ses doigts fins, elle recommença à le fixer, et se mit à fredonner un air moldu entre deux taffes de nicotine, comme il lui prenait souvent l'envie de le faire :


    « I aaam in misery, there's no one to confort me, oh yeahhhh... »


    Fermant les yeux un instant, elle songea de nouveau à ce qu'il s'était produit sur le sable, avec Priam et son numéro de brimé, Konstantine et ses paroles bizarroïdes... Ça la turlupinait un peu quand même. Et puis, elle avait mentionné le jeune homme ici présent qu'elle était précisément en train de dévisager d'un air songeur :

    « Dis, je t'ai pas demandé, pourquoi t'es parti de la plage toi ? Tu t'ennuyais ? »


    Elle demandait ça l'air de rien, finissant sa cigarette avec son petit air détaché tout en jouant avec un morceau de sa chemise qui dépassait du pantalon du jeune homme ; au fond, elle se fichait bien du pourquoi il l'avait fait... Il l'avait "sauvée", et c'était tout ce qui comptait. Mais ça coûtait rien de demander, et puis, si il ne voulait pas en parler, ils n'en parleraient pas et puis basta. Continuant de humhumer la chanson qui lui passait par la tête tout doucement, elle plongea de nouveau son regard dans le sien, avec ce petit air d'ange qui a tout sauf une idée derrière la tête ; ce qui, quand on la connaissait, faisait un peu tâche. Mais elle s'en fichait, de faire tâche, après tout, elle était une tâche, et elle l'assumait complètement. Na.

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MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Mer 26 Jan - 16:46

      Se penchant en avant, il ne put retenir un sourire quand la jolie rousse se redressa doucement pour attraper le bout de fruit défendu de ses lèvres, les effleurant légèrement au passage alors que son souffle se mêler à celui de l'irlandais qui savoura avec plaisir ce contact joueur. « C'est bon » lâcha alors la jeune fille, faisant réaliser au grand brun que le faux baiser était finit. Sourire aux lèvres, il laissa son regard se plonger dans le sien quand elle se rapprocha à nouveau pour caresser ses lèvres des siennes, arrachant un léger frisson à Caesar qui sourit à nouveau. « C'est plutôt agréable oui. » fit il pour l'embêter tandis qu'il sentait la tête d'Ariel retomber sur ses genoux.


    Sa main reprit son jeu dans les cheveux de l'américaine, et son regard se déplaça sur la pièce avant de mordre à nouveau dans sa pomme pour savourer la fraîcheur du fruit dans son gosier. Trouvant la pièce un peu trop éclairée à son goût, il attrapa sa baguette qui traînait sur le canapé près de lui et diminua l'intensité de lumière, savourant l'ambiance apaisante de la salle et la présence presque rassurante de la Salem à moitié affalée sur lui.
    En comparaison de cette soirée, voir même des dernières soirées et derniers jours, ce moment était la perfection même et pour une fois, Caesar n'avait pas envie de la gâcher avec les remarques cinglantes qui s'échappaient généralement de sa bouche. De plus, c'était la première fois qu'ils se retrouvaient réellement seuls, sans se jeter l'un sur l'autre en prenant le temps, tous les deux. A croire que jouer sans arrêts finissait par les fatiguer et qu'il était enfin arrivé le moment de faire une pause.
    Et autant avouer que là, maintenant, Caesar se sentait bien, chose plutôt surprenante quand en général il ne se sentait bien qu'avec des amis ou à des soirées à s'amuser à charmer des filles faciles. A croire qu'il avait réellement laissé tomber le masque de mauvais garçon, fauteur de trouble et briseur d'illusion, pour rester paisible et un brin calme. Un brin, parce qu'au fond, d'avoir Ariel aussi près le laissait un peu rêveur et l'obligeait à se concentrer pour ne pas perdre pied.
    Ce fut d'ailleurs la bouteille qu'il perdit, plutôt que les pieds, quand ses doigts effleurèrent ceux de la jeune fille visant la même chose que lui. Retirant sa main avec lenteur, il la laissa prendre la bouteille et la récupéra quand elle eut prit une gorgée pour "s'hydrater" à son tour, reposant l'alcool à ses côtés.
    Se penchant en avant, évitant tout de même d'écraser Ariel, Caesar déposa ce qui restait de sa pomme sur la table basse et se replaça correctement pour regarder la demoiselle se blottir. Commissures droites des lèvres relevées en un demi-sourire, léger tout de même, il glissa sa main libre sur la hanche de la petite sorcière, glissant ses doigts sous le tissu pour caresser légèrement sa peau, observant son visage au travers de la fumée qui s'échappait à nouveau de ses lèvres alors qu'elle chantonné un air qu'il ne connaissait pas. Sans doute la musique moldu.
    Et alors qu'elle fermait les yeux, il lui attrapa le poignet - de la main qui s'amusait dans ses cheveux - et porta la cigarette à ses lèvres pour en tirer une taffe et savourer l'effet du poison sur son organisme. Les battements de son coeur ralentirent, et ses épaules s'affaissèrent légèrement alors qu'il soufflait la fumée par le nez. Tranquille. Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire son état.
    Même si quelques minutes avant il avait été proche de la crise de nerfs, principalement parce que voir Konstantine boire l'agaçait - alors que quand c'était les autres ça ne le gênait pas - et surtout parce qu'il n'avait pas saisi complètement ce qu'elle avait pu dire à Ariel et Priam.. Alors que Caesar avait relevé les yeux pour fixer la flamme d'une des bougies, envoûté par les courbes et la sensualité de sa danse, la voix d'Ariel le rappela sur terre.

      « Dis, je t'ai pas demandé, pourquoi t'es parti de la plage toi ? Tu t'ennuyais ? » Il ne répondit pas de suite, un peu ailleurs, avant de baisser les yeux vers elle et de cesser de caresser sa hanche, réfléchissant. « Parce que je crois que .. Y avait rien de bon pour moi là-bas, puisque j'ai kidnappé la seule qui l'était. » non sans un clin d'oeil complice à la petite rousse. « Et puis j'attendais quelque chose sans résultat et je ne suis pas du genre très patient.. » non sans une moue un peu boudeuse, qui apparaissait rarement sur le visage de l'héritier irlandais pour ne pas dire jamais. « Tu sais quoi .. » il laissa planer un petit moment de silence avant d'admettre sur le ton le plus sincère qu'on avait jamais entendu chez lui. « Je suis bien content de t'avoir avec moi. Ce qui est surprenant d'ailleurs.. » concernant son dégoût apparent pour les femmes, qui n'était un secret pour personne en réalité, même si certains prenaient ça pour du mépris ou du machisme. « Mais j'ai l'impression que tu es du genre pleine de surprise. » finit il avant de sourire, plus pour lui-même que pour partager sa découverte avec elle. De son pouce il recommença à caresser sa hanche, avant de baisser ses yeux sur son visage, attrapant la bouteille de la main libre pour boire une nouvelle gorgée.
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Salem

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MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Lun 7 Mar - 18:10


    Le regard bleu de la belle continuait de se perdre dans le regard de Caesar. Il avait une façon si intense de regarder les gens, comme s'il touchait leurs âmes d'une simple œillade alors que lui restait tout bonnement impénétrable - enfin, du moins, pour ce qui était de ses pensées... (HRM bref.) Cela fascinait Ariel. Elle se disait qu'elle aurait pu rester comme ça pendue à ses yeux sans voir le temps passer ni se lasser. Sa main sur sa hanche approfondissait cette sensation de quiétude qui ressentait la rouquine depuis qu'elle avait quitté l'oppression de la fête, relâché la pression. Elle n'aurait pas cru qu'en présence du séduisant brun, elle se sentirait aussi bien, aussi libre, comme s'il était une force tranquille et sécurisante. Elle l'avait toujours pris pour un égoïste caractériel, un peu comme elle quand on s'attardait pas sur les détails quoi... Mais il était plus que ça. Maintenant qu'elle avait passé la surface, elle ressentait comme une tendresse pour lui. Il n'était pas si dur et froid qu'il voulait qu'on le croit. Il était même... Attentionné et doux. C'était surprenant, mais une surprise bien agréable ! Soudain, elle avait eu envie de savoir pourquoi il faisait tout ça. Pourquoi il avait été aussi... Bien pour elle, ce soir. Tous les deux savaient bien que leur relation amoureuse n'était qu'une mascarade décidée pour faire rager leurs amours respectifs, ces derniers qui avaient eu la bonne idée de se mettre en couple du jour au lendemain sans aucun signe préventif. Du coup, ils en avaient fait de même, y trouvant chacun leur compte : en somme, un comportement purement intéressé. Là, ce soir, il était venu la chercher. La tirer des griffes de l'immense tristesse qui pesait sur son coeur depuis qu'elle se sentait si... Seule. Du moins, au fond de son âme. Il était venu la repêcher. Pourquoi ?

      « Parce que je crois que .. Y avait rien de bon pour moi là-bas, puisque j'ai kidnappé la seule qui l'était. » Ariel prit un air amusé en levant les yeux au ciel ; Konstantine était juste à côté d'elle alors, y'avait forcément un autre truc de "bon" qu'elle... Bizarre qu'il n'en dise rien, ils n'étaient pas langue de bois là dessus en général. « Et puis j'attendais quelque chose sans résultat et je ne suis pas du genre très patient.. »

    Ah bah, nous y voilà. Elle savait bien qu'il se passait un truc entre eux depuis quelques temps... Leur plan avait plutôt fonctionné, en tout cas pour Caesar puisqu'Ariel savait que Kons' avait changé depuis quelques temps. Et visiblement elle avait rompu avec Is' aussi, ils arrivaient au but, bientôt leur plan n'aurait plus lieu d'être. Mais ça allait pas dans le sens que Cae' voulait apparemment... C'était p't'être ça que Konstantine avait essayé de lui dire, qu'elle et Caesar ça fonctionnait pas ? Qu'elle voulait qu'elle parle avec Cae' ? Pffff, ouais, ça allait pas l'faire si c'était ça. u_u' Ariel était pas super douée pour ça heiiin, elle était pas bonne entremetteuse... Plutôt sépareuse, en fait. x)

      « Je suis bien content de t'avoir avec moi. Ce qui est surprenant d'ailleurs.. » En effet, Ariel était surprise de cette aveu et s'empressa de répondre doucement afin qu'il ne pense pas que ce n'était pas... Partagé.
      « Moi aussi. » Glissa-t-elle en le fixant à son tour intensément alors qu'il continuait et qu'elle se redressait.
      « Mais j'ai l'impression que tu es du genre pleine de surprise. »

    Sa main recommença son manège contre sa hanche alors que, pour une fois, la jeune femme restait silencieuse. Un compliment dans la bouche de Caesar... C'était comme de la neige en plein désert. Inestimable. Elle ne réalisait pas bien qu'il soit si sincère avec elle, elle se sentait... Honorée. Désirée aussi. Ça faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie comme ça, autrement que comme une espèce de trainée en manque, une salope qui courait après quelqu'un... Elle rêvait où, il était en train de la charmer ? En tout cas, ça marchait. Elle était totalement séduite. Cela se vit d'ailleurs à ses joues qui rosirent comme rarement cela lui arrivait. Détaché, il attrapa la bouteille et en but une gorgée, laissant l'instant se prolonger, et le temps à Ariel de sentir le désir monter en elle. Quand il eut fini son geste, elle posa sa main sur la sienne qui entourait la bouteille et la porta à ses lèvres à son tour sans lâcher ses doigts pour en prendre une bonne rasade aussi. Puis, elle repoussa le breuvage pour laisser la bouteille retourner à sa place initiale, mais garda la main du jeune homme pour la poser ensuite sur son coeur afin de se pencher cette fois sur les lèvres de l'Anglais une nouvelle fois, cette fois plus longuement, avant de s'interrompre, l'index posé sur les lèvres de Caesar. Ses yeux se plongèrent dans les siens et le temps s'arrêta de nouveau pour un instant qui lui sembla... Parfait.

      « Je sais que je suis loin d'être une fille parfaite. J'suis même... Stupide, égocentrique, grande gueule, chiante, intolérante, bruyante, insupportable... J'suis bourrée de défauts et d'imperfections, j'le sais, et normalement j'm'en fous. Mais pas ce soir. Ce soir j'avais envie d'être quelqu'un d'autre, et depuis que je suis avec toi j'ai tout oublié. Tu me fais me sentir... comme la fille parfaite accompagnée de l'homme parfait. C'est grisant. Et incroyablement sexy. »

    Ariel bascula son corps pour chevaucher Caesar avec le plus de grâce possible, ses yeux pétillants avec malice alors qu'elle se mordit la lèvre.

      « Si tu te le demandes, non, t'es pas au bout de tes surprises... J'en ai encore pleins dans ma manche. »

    Sur quoi, elle fondit de nouveau sur ses lèvres, les effleurant avant de s'en emparer avec plus de fougue, laissant se déverser la passion qu'elle ressentait soudain.

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Revelio

MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Jeu 10 Mar - 17:14

    La sensation de liberté, cette étrange atmosphère détentrice, ce sentiment d’être enfin quelqu’un et ce tout en fait l’aurait fait trembler de tous ses membres si il n’avait pas été aussi calculateur au point de calculer chacun de ses gestes, chacuns de ses mots. Et pourtant … Pourtant il ne semblait plus vraiment se cacher derrière son masque de perfection, pas avec Ariel parce qu’au fond il avait jamais eu besoin de jouer la comédie en sa présence. Certes, il surjouait parfois son attitude de merdeux qui pétait dans de la soie et se moucher dans du velour mais généralement il perdait vite cette face d’héritier pompeux. Parce que l’américaine avait ce quelque chose qui annulait chacune des tentatives de l’irlandais de vouloir jouer le rôle qu’on lui avait donné sans même lui demander son avis en fait. On lui avait directement collé l’étiquette de riche sorcier capricieux, sans prendre le temps de creuser la surface et bien sûr, Caesar en avait joué mais c’était plus pour ne pas décevoir l’imagination des autres ou ne pas être à la hauteur de leurs attentes.
    Mais au fond Ariel, avec tout ces défauts mais aussi ses qualités, avait donné une autre dimension à son image et lui avait permit d’ouvrir les yeux sur certains choses. Il se voilait toujours la face à commencer par sa relation avec Konstantine qui restait toujours en arrêt sur image et sur tant d’autres choses …. Excepté depuis sa mise en scène avec miss Greffins… Excepté depuis leur « relation » qui s’ébruitait. Ce faux-semblant qui au fond était en la relation la plus sincère et la plus vraie qu’il avait eu, contre toute attente, avec quelqu’un. Tout cela dans le sens ou les deux partis savaient à quoi s’en tenir, où mettre les pieds, comment se comporter. Au fond, Ariel était sans doute la seule avec qui il aurait jouer ce jeu qui au fond lui paraissait plus vrai qu’il ne l’aurait cru.
    Non, il ne tombait pas amoureux d’elle, là n’était pas le sujet mais il découvrait seulement une autre façon de se comporter avec les gens que celle qu’il avait toujours usé. Et finalement, bien que tout cela était faux, cette relation lui plaisait et lui donnait presque l’impression d’exister pour quelqu’un même si il était plus utile à ce quelqu’un qu’il ne comptait réellement. Même si il n’espérait pas non plus de réels sentiments de la part d’Ariel, il appréciait ce sentiment qu’elle avait réussi à provoquer en lui ; de la compassion, à défaut de l’amour. Et de l’attention. Parce que l’air de rien Caesar était plus attentionné avec Ariel qu’avec les autres et même si elle ne le croirait sans doute pas si il venait à lui dire qu’au fond c’était elle qu’il avait voulu avoir toute la soirée, il le pensait. Parce qu’il n’y avait pas plus agréable compagnie que celle de la fofolle rousse. Malheureusement, Caesar n’était pas encore assez confiant – ou fou ou malade – pour le lui dire clairement. Et surtout, il y avait trop à perdre pour prendre ce risque.

    Glissant son regard sur les doigts d’Ariel qui tenait sa main autour de la bouteille, il ne dit rien, savourant le contact osant à peine respirer de peur de se réveiller et de perdre cette sensation de tranquillité. De se réveiller et de réaliser que cette impression d’enfin se trouver n’était qu’une illusion, ce qu’il n’aurait pas supporté. Fermant légèrement les yeux, il les rouvrit en sentant à nouveau les lèvres de l’américaine sur les siennes, plus pressantes dans un baiser plus long lui permettant de savourer le savant mélange de tabac et d’alcool qui traînait sur ses lèvres. Il en récupéra un peu en passant le bout de sa langue sur sa lèvre supérieur, suivant légèrement le mouvement de la tête rousse quand elle se recula pour mettre fin au baiser, abandonnant quelques minutes un Caesar un peu rêveur, un peu perturbé. Rouvrant un œil, il loucha légèrement sur l’index posait sur ses lèvres et surit légèrement lorsque sa jolie tête rousse reprit la parole, la fixant directement dans les yeux sans ciller.
    Il hésita à prendre la chose comme une déclaration ou un simple aveu de sa part. En tout cas, niveau introspection elle battait des records mais ne semblait pas vraiment se rendre compte de l’effet que cela faisait à l’irlandais d’avoir quelqu’un d’aussi honnête face à lui. Autant dire qu’à cet instant précis, Ariel se démarquait réellement des autres et ce n’était pas pour lui déplaire. Pas du tout même.

      « J’espère que tu n’es pas aussi parfaite que tu le dis à cet instant, parce que ce serait ennuyeux quand même … » minauda-t-il, un air un peu amusé sur le visage, plissant légèrement le nez. « Le fait est que personnellement j’apprécie ta personnalité à part, mais si je peux t’aider à te sentir mieux c’est avec plaisir... Et tu es sans doute la meilleure fausse petite-amie que j’ai eu. » glissant ses mains sur ses hanches alors qu’elle s’installait à califourchon sur lui, hésitant à avouer que le ‘faux’ n’était pas forcément aussi indispensable qu’il en avait l’être… « Je ne suis pas aussi doué pour complimenter mais … Être ici, maintenant, avec toi est libérateur. Je me sens … bien. » avoua-t-il non sans quelques difficultés, peu habitué à parler aussi franchement sur ses sentiments.


    Et avant de répondre à l’aveu suivant de la jeune fille, elle fondit sur ses lèvres, Caesar répondant à son baiser avec ferveur. Ses mains glissèrent dans le dos de la jeune fille, se fraynt un chemin sous le tissu pour caresser sa peau avec une douceur qu’on lui connaissait rarement, prenant son temps de découvrir la sensation de sa peau sous ses doigts. Sa main droite remonta le cours de sa colonne vertébrale pour atteindre sa nuque, jouer avec quelques mèches de cheveux puis coller à nouveau son visage au sien pour kidnapper ses lèvres ses siennes.





[c'pas top désolée mais c'est la faute d'inès /SBAF/]
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Salem

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MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Dim 17 Avr - 13:35


    Quand on rencontrait Caesar pour la première fois, il était impossible de ne pas être charmé par le personnage ; à moins d'être aussi insensible qu'une pierre. Il avait cette capacité de magnétiser les gens avec son attitude pimpante et distante à la fois. Il pouvait faire passer dans un regard n'importe quelle émotion, feinte... Ou non. C'est pourquoi Ariel regardait toujours ses yeux, ils étaient à la fois sa meilleure arme mais aussi son miroir le plus fidèle. Il suffisait de savoir distinguer le vrai du faux. Simple dans la théorie... Ce n'était cependant pas tâche si aisée.

    Fitzgerald était un fin manipulateur, et l'un des meilleurs menteurs qu'Ariel pouvait se targuer de côtoyer. Son corps ne trahissait rien, ou plutôt, seulement ce qu'il voulait bien trahir. Ce qui allait dans son propre avantage. Elle se souvenait qu'au début de leur relation elle avait eu du mal à être aussi convaincante que lui et avait été cruellement surprise de l'aisance qu'il avait à feindre réellement l'aimer. Elle avait beau ne pas savoir ce qu'était l'Amour, elle aurait juré qu'il était sérieux. Qu'il pensait ce qu'il disait, que ses actes étaient d'une authenticité troublante. Ça l'avait déstabilisée aux premiers abords, mise mal à l'aise, avant de finalement la faire rire. Surtout de sa propre bêtise, en fait. Ça avait manqué de peu de détruire leur couverture, d'ailleurs, qu'elle éclate de rire à chaque fois qu'il lui faisait un compliment, ou preuve d'une marque de tendresse, voir de romantisme. Il avait l'air si sérieux... Comme s'il essayait réellement de la séduire, qu'elle éclatait de rire quand cela se produisait. Mais il avait été patient, n'avait pas essayé de la changer. Elle pensait même avec du recul qu'il avait peut être trouvé ça amusant... Enfin, si on faisait abstraction de ses longs soupirs blasés. U_U' Elle, avait trouvé ça touchant et drôle, surtout quand elle s'efforçait d'y répondre sans rigoler et que Caesar pouvait constater combien son naturel revenait toujours au galop. Au départ, ce n'était vraiment pas gagné et quelque fois encore, elle se demandait comment Caesar avait fait pour ne jamais jeter l'éponge. Il devait vraiment aimer Konstantine pour supporter une fille comme elle presque H24, hum... Et puis, finalement, cela avait fini par créer une certaine complicité entre eux. Elle avait appris à le connaître, tout du moins l'appréhender et s'accommoder à lui. Savoir le prédire et pouvoir presque anticiper certaines de ses réactions, décrypter les sourires factices des regards sincères. Comme maintenant.

    Depuis quand avait-il fait tomber le masque ? Elle n'aurait su dire si c'était depuis la plage, bien avant et qu'il avait feint le masque jusque là, où si c'était depuis qu'ils avaient laissé la plage derrière eux. Elle ne savait pas, et au fond elle s'en fichait. La seule chose qui importait c'est qu'elle le sentait plus lui-même que jamais à cet instant. Aussi surprenant que cela puisse sembler, Caesar Fitzgerald semblait montrer son vrai visage, du moins elle le croyait réellement. Il montrait quelques défauts, il était plus hésitant, plus doux... Plus las aussi, sûrement. Mais elle aimait ce qu'elle voyait. Quelqu'un de vrai. Le vrai Caesar ; c'en était presque une oxymore. C'était excitant. Et ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas été aussi charmée par un homme. Entre ses paroles et ses actes, elle n'aurait su dire ce qui lui faisait réellement le plus d'effet. Alors les deux ensemble... Elle ne pouvait plus se contenir plus longtemps. Ses mains voulaient sentir sa peau contre la sienne. Ses doigts sautèrent de bouton en bouton avec une rapidité presque experte pour se débarrasser du tissu qui l'en empêchait et pouvoir glisser contre son torse si bien dessiné. On pouvait déjà le voir à travers ses vêtements en temps normal mais elle apprécia d'en avoir confirmation, si ce n'était pas encore mieux que ce qu'elle avait pu juger jusque là. Après avoir parcouru sa peau, Ariel retira son propre tee-shirt pour qu'il reste le moins de barrière possible entre leurs épidermes, pouvoir mieux profiter de ses caresses qui la faisait frissonner sans qu'elle ne puisse rien contrôler. C'était grisant, incroyablement grisant. Elle ne voulait plus pour rien que monde que cela cesse, elle ne pouvait plus détacher ses pensées de lui, de ce moment inattendu... Inespéré. Avait-elle déjà songé que ce genre de chose arriverait entre elle et lui ? Bien sûr. Mais elle s'était toujours imaginée que ce serait un jeu, une autre fable pour faire croître encore la jalousie chez leurs partenaires. Sauf que ces derniers avaient rompu. Qu'il n'y avait plus de raison à présent qu'ils continuent à se voir. Et pour la première fois de sa vie, elle eut peur. Peur de ne pas être à la hauteur. Et surtout peur de... Le perdre.

    Tendant le bras, elle ramena la bouteille vers eux puis après avoir ramené ses cheveux en arrière et s'être relevée, la respiration courte. Prenant une grande gorgée, elle fixa le jeune homme un instant d'un air incertain. Elle brûlait de dire quelque chose, mais les mots restaient coincés dans sa gorge. Elle fit tourner la bouteille entre ses doigts avant de regarder cette dernière et de la soupeser, pensive. Puis, son visage s'illumina et elle chassa ses doutes. Se tenant de nouveau au dessus de lui, elle expira un bon coup avant de pencher la tête au dessus de lui d'un air malicieux tout en se saisissant de son menton pour l'orienter vers elle.


    « Ouvre la bouche. »

    Avec un sourire pétillant, elle fit couler le breuvage de sa bouche jusqu'à celle de son partenaire de combine, mais la manœuvre se révéla plus difficile que prévu, et elle rata cette dernière tout en essayant de ne pas se mettre à rire ce qui rendrait le tout encore plus périlleux. Évidemment, elle n'y parvint pas et finit par arroser ce dernier, ainsi qu'une partie partie des alentours, d'ailleurs. Elle frissonna en sentant le liquide couler de son cou jusqu'entre ses seins et fit une grimace désolée.

    « Promis la prochaine fois, je m'y risque seulement si je suis sobre avant. »

    La prochaine fois... Pourquoi avait-elle dit la prochaine fois ? Souhaitait-elle qu'il y en ait une ? Ou avait-elle simplement généralisé ? Raaaaah, mais pourquoi analysait-elle tout, maintenant ? Depuis quand elle faisait ça ? Depuis quand ne savait-elle pas simplement profiter de quelque chose ?

    « Heureusement que je t'avais enlevé ta chemise sinon elle était bonne pour le pressing. » Se ressaisit-elle en traçant quelques motifs sans signification avec le liquide qui avait coulé sur le torse du jeune homme, puis elle ferma les yeux pour soupirer, un peu tristement. « Dommage, en un sens, peut être aurait-ce été une bonne excuse si j'en viens à ne plus trouver de raison de t'être redevable pour te voir. »

    Elle balaya sa phrase en levant les yeux au ciel, feignant qu'il s'agissait d'une remarque anodine du mieux qu'elle pouvait. Rangeant la pensée qui la taraudait depuis déjà quelques minutes bien au fond de son crâne, elle se remit soudain à sourire de plus belle, descendant ses mains jusqu'à sa ceinture.

    « Mais au moins, n'ayons aucun regret ce soir. »

    Sur quoi, elle fit sauter le cran de la ceinture de l'Anglais d'un geste sec. Si c'était une soirée d'adieu, autant qu'elle soit le plus mémorable possible.

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MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Dim 17 Avr - 17:57

Les dortoirs étaient plutôt paisibles à cette heure avancée de la nuit. Les demoiselles étaient soient bien sagement endormies dans leur lit, rêvant on ne savait trop à qui, ou à quoi, et d'autres encore étaient parties en soirée, à cette fameuse soirée sur la plage qui avait tant fait parler toute la semaine toutes ces donzelles en mal d'amour. Celui dans lequel se passait la scène à venir ne faisait pas exception à la règle. Il n'y avait en réalité que quelques lits occupés, la plupart des autres étaient jonchés de vêtements qui n'avaient pas trouvé grâce aux yeux de leurs propriétaires. Le sol, recouvert de chaussures en tout genre, de foulards, de bracelets et d'autres ornements que les demoiselles avaient envoyé valser au gré de leurs envies, éclairé par la Lune dont les rayons filtraient au travers des vitres non masquées par les épais rideaux, ressemblait à s'y méprendre à un champ de bataille après la guerre. Complètement dépourvu de toute vie. Jusqu'à ce que silencieusement, une ombre s'y meuve. Doucement, ténèbres dans les ténèbres, elle se fraya un chemin sans heurter le moindre objet. Comme immatérielle, il semblait même que l'air ne faisait pas bruire la cape qu'elle portait pourtant. Mais elle avançait, de façon inéluctable, vers la cible qu'elle s'était choisie : le lit du fond. Dans celui-ci reposait une jeune fille aux traits d'ange, aux cheveux blonds comme l'or, qui n'avait pas jugé bon de se rendre à ladite soirée. Les choix que nous faisions avaient parfois des conséquences que nous ne soupçonnions même pas. Et nul doute que si la demoiselle avait su ce qui résulterait de cette décision, elle en aurait pris une toute autre. Mais elle n'était malheureusement pas douée de double vue. Heureusement, selon l'ombre. Ombre qui venait d'atteindre son but. Sans faire le moindre bruit, elle se posa simplement sur les draps, et passa une main douce dans les cheveux de la beauté endormie. Un léger frisson la parcourut. Elle avait attendu ce moment depuis si longtemps. Le moment où elle allait pouvoir poser de nouveau ses yeux sur elle. Sentir son parfum. Goûter à sa peau … Dans une soudaine frénésie, elle fit un mouvement de trop, passant l'autre main sous le drap. L'endormie se réveilla en sursaut. Fixa sans comprendre la personne qui lui faisait face. La main traîtresse remonta prestement et se plaqua sur sa bouche, bâillon implacable, alors que celle dans les cheveux raffermissait sa prise et l'attirait à elle en murmurant, effleurant son oreille :


Tu m'as tellement manqué … Tu croyais vraiment que tu pourrais t'échapper si facilement ?

La jeune fille tenta de se débattre, mais elle se sentait soudain vidée de toute énergie, de toute force. La seule chose qu'elle put faire fut de tenter de hurler.

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

Son cri la réveilla en sursaut. Aussitôt, elle se recroquevilla sur elle-même, sortant sa baguette de sous son oreiller, et balaya le dortoir du regard, tous ses sens aux aguets. Son coeur battait la chamade, et sa main tremblait violemment, mais elle était menaçante. Du moins le croyait-elle et l'espérait-elle. Ses yeux tombèrent sur le bazar innommable au sol, sur les lits défaits de ses camarades de chambre, sur la porte fermée, et finalement sur :

Arrogance ? Ça ne va pas ?

… une de ses camarades de dortoir. Essoufflée, la jeune femme se passa sa main libre dans les cheveux, ne répondant pas. Avait-elle rêvé ? Ce n'était qu'un rêve, un simple cauchemar. Ignorant sa colocataire, son regard fureta à droite, à gauche. Il y avait quelque chose d'affolé dans ses yeux, de désespéré que l'autre fille nota tout de suite, sans comprendre. On parlait d'Arrogance. Mais la demoiselle en question n'avait aucune conscience de ce qu'elle pouvait bien envoyer comme image, pour une fois, elle n'y faisait pas attention. Chaque fibre de son corps battait douloureusement, dangereusement. De peur. De terreur. C'était trop précis, trop présent pour n'être qu'un rêve. Elle sentait encore Ses mains sur sa peau, elle entendait encore le son de Sa voix, Son odeur qui la terrorisait semblait flotter dans l'air. Et pourtant, tout semblait normal. Juste une autre nuit comme les autres dans le dortoir. Elle s'enjoignait de s'apaiser quand tout à coup, son regard tomba sur une forme mouvante. Un rideau. Gonflé par l'air extérieur. Une des fenêtre était ouverte. Son sang se glaça dans ses veines. Si l'autre fille lui parlait, elle n'en avait absolument pas conscience. Rien ne comptait que cette simple vitre, battante. N'avait-elle pas fermé toutes les fenêtres avant de se coucher ? Peut-être l'autre fille l'avait-elle ouverte. Peut-être mais … elle avait un pressentiment affreux. Elle s'était levée, sans s'en rendre compte, et avait marché jusqu'à elle. Le dortoir était en hauteur. Oui, mais la magie, ce n'était pas pour les chiens. Trop de pensées se bousculaient dans son esprit, et en même temps, aucun mouvement de l'agitait. Papillon hypnotisé par la flamme qui allait lui brûler les ailes. Et si, et si …

Arrogance ?

Elle sursauta violemment et se retourna, pointant sa baguette sur la fille qui leva les mains. Cela avait eut le mérite de la ramener à la réalité. Elle la vit articuler, lui demander si ça allait, pourquoi elle avait crié, mais elle ne l'écoutait pas. Elle n'était pas dans son monde, dans son cercle. Il fallait qu'elle se recouche, qu'elle se rendorme, qu'elle se convainque que ce n'était qu'un rêve. Le rideau vint lui lécher la joue, provoquant un mouvement de recul de sa part. Non. Elle ne pouvait pas. Complètement crispée, elle était méconnaissable. Et elle savait très bien ce qui se passait. Elle avait peur. Une peur panique et incontrôlable qui lui provoquerait sans doute la honte de sa vie en cours, car jamais elle ne pourrait affronter un épouvantard, même si elle le voulait. Il y avait des peurs qu'on ne pouvait combattre. Et celle-là en était une. Arrogance commença à trembler. Il était là. Peut-être. Sûrement. Il était remonté jusqu'à elle, même ailleurs que chez elle. Elle se croyait en sécurité ici. Mais ce n'était qu'une illusion. Le jour sourira, la nuit pleurera, ce n'étaient pas les paroles d'une mauvaise histoire, d'un mauvais conte ? C'était le sien, malheureusement. Et elle n'avait pas la force, elle n'avait plus la force. Sa main se passa dans ses cheveux, alors qu'elle se rendait compte qu'elle ne pourrait pas dormir. Elle ne pourrait plus dormir dans cette pièce en sachant ce qui pourrait peut-être s'y passer. Pas sans que quelqu'un le sache. Il fallait qu'elle sorte, il fallait qu'elle parte, il fallait … il lui fallait un remède à sa crise. Et le remède, elle le connaissait. Il avait un nom, depuis toujours. Caesar.

N'allez pas avoir de pensées perverses. Elle n'en avait pas à cet instant précis, bien au contraire. Bien sûr que le sexe, avec Caesar, ça avait toujours été un échappatoire. Un moyen de se dire que ce qui se passait pouvait être contrebalancé. Que ce n'était pas elle, que ce n'était pas que ça, que c'était autre chose, tout simplement. Qu'elle n'était pas juste cette fille. Qu'elle n'arrivait pas encore à qualifier. Il ne fallait pas exagérer quand même. Elle sortit du dortoir en coup de vent, laissant derrière elle une voisine de lit complètement étonnée, même au delà, et un peu inquiète aussi. Elle n'avait jamais vu Arrogance comme ça. Personne, d'ailleurs. Elle était toujours seule quand cela se produisait. Elle ne voulait pas que les gens sachent. Mais là, elle avait vraiment besoin que Lui e sache. Même sans le lui dire, qu'elle puisse juste se blottir au creux de ses bras, sentir sa chaleur autour d'elle et qu'il la regarde comme il ne regardait qu'elle, qu'elle ait sa dose et qu'elle sache que tout irait bien. C'était ce qu'il lui apportait, au-delà du reste. Et si elle se l'avouait, c'était bien parce qu'à l'heure actuelle, elle était complètement désemparée, et à côté de ses pompes. Il n'y avait qu'à la voir errer dans les couloirs, en nuisette simplement, blanche, mi longue, evanescente. On aurait dit une apparition, tant elle était pâle. Ses cheveux cascadaient toujours autant sur ses épaules, si bien que les quelques personnes qu'elle croisa, rentrant de la soirée donc passablement éméchés n'y virent que du feu, hypnotisés par les reflets qu'ils lançaient naturellement. Il n'y eut qu'un garçon qui eut une vague idée que quelque chose clochait quand elle l'attrapa par le bras, telle un zombie, au milieu du couloir, pour lui demander, d'une voix qui se voulait autoritaire, quoiqu'un peu cassée :


Tu sais où est Caesar Fitzgerald ?
Je … je l'ai vu aller vers la salle sur demande avec …

La fin de sa phrase fut, malheureusement, perdue, car elle avait simplement enregistré l'information qu'elle désirait. Il était là bas. Tout irait bien. Pieds nus sur les dalles de pierre, elle ne s'en rendait absolument pas compte, de l'étrangeté de la situation. Heureusement pour elle que c'était un soir de fête. Personne ne croirait jamais un traître mot d'une Arrogance plus pâle que la mort, telle un fantôme en peine, déambulant dans les couloirs à la recherche de son cousin. Si elle avait su ce que cela voulait dire, elle aurait sans doute dut reconnaître qu'elle avançait au radar. Un seul objectif: trouver cette fameuse salle. Elle ne pensait plus, elle n'y arrivait pas, son être entier était perclus de douleur, de manque, et elle n'avait qu'un but: Lui. Elle avait besoin de lui, maintenant, et elle était même prête à perdre s'il voulait jouer, à le lui avouer dès le départ, à avouer ce qu'elle n'avait jamais voulu lui avouer, et lui non plus, sans aucun doute. Parce que pour elle, c'était évidemment réciproque. Sinon, tout cela n'avait aucun sens. Et la vie en avait forcément un, pas vrai ?

Après ce qui lui sembla une éternité, ses pas finirent par la mener devant ladite porte. Sans aucune hésitation, elle la poussa et entra, ne doutant pas un instant de ce qu'elle trouverait derrière.


Cae' ? On m'a dit que tu étais …

Sa voix résonna sur les murs de la salle, cassée, fatiguée, et se brisa alors que ses yeux se posaient sur Lui. Et elle. Son cerveau, en mode automatique, n'enregistra absolument aucun détail de la pièce environnante. Pour elle, c'était un gigantesque flou. Et la scène aurait pu se dérouler aussi bien au beau milieu d'une salle de cours ou dans un palais des mille et une nuit, cela n'aurait rien changé. On ne lui avait pas menti, il était là. Mais il n'était pas seul. Un corps était entrelacé au sien, à moitié nu, elle pouvait voir d'ici chaque détail de son torse parce qu'elle le connaissait par coeur. Parce qu'elle avait été la première à le parcourir, à l'étreindre comme une femme le faisait. Son regard se portait sur Ses mains, sur elle, sur ses mains à elle, sur Lui. Leur étreinte. Leurs peaux, si proches. Leur baiser … Sa main s'était crispée sur la poignée, et elle venait de perdre les dernières couleurs qui lui restaient, si tant était qu'il restait l'ombre d'une seule.

Elle ne reconnut par la fille, mais elle était sûre que sa mémoire venait de la graver au fer rouge dans son esprit. Une violente nausée la submergea, alors qu'un frisson, parti de sa main, lui traversait tout le corps. Corps qui se crispa. Sale. Elle se sentait sale. Ainsi, finalement, tout n'était que mensonge ? Quel mensonge, pensa-t-elle ? Ils ne s'étaient jamais rien promis. Mais elle avait cru. Qu'ils étaient différents. Qu'eux deux voulaient dire quelque chose. Qu'Il était son antidote à l'autre, le poison qui rongeait sa vie. Qu'elle était la seule qu'il regardait comme ça. Mais elle avait vu ses yeux sur la fille. Elle avait vu ses mains sur elle. Leur crispation, les veines qui ressortaient … Elle prouvait presque sentir la chaleur caractéristique de sa peau. Comme avec elle. Elle n'était donc rien d'autre de plus qu'une de ces filles. Que cette rouquine qui s'offrait comme une garce, sans la moindre classe. Non mérité ? Elle n'était pas en état de réfléchir. D'ailleurs, existait-elle encore ? Une nouvelle vague de nausée l'assura que oui. Mon Dieu. Il s'était joué d'elle. Comme l'Autre. Elle n'était qu'un objet. Un aimant à pénis. Nausée.

Blanche, pâle, elle les regarda encore.
Le regarda encore.
Ses yeux n'exprimaient rien.

Nausée.

Elle disparut dans le couloir.

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Revelio

MessageSujet: Re: I need to break out [Ariel <3] END   Mar 19 Avr - 14:11

    A quel moment avait-il perdu le fil avec Ariel ? A quel moment avait il commencé à mélanger le jeu avec la réalité ? Sans même s'en rendre compte elle lui avait fait perdre ses repères, à grands renforts de ses rires enfantins, de son attitude vive. Il avait si longtemps négligé les femmes, si longtemps détesté la gente féminine en pensant qu'elles étaient toutes comme sa mère mais Ariel lui avait prouvé que non. Si il l'avait bien caché, elle avait souvent réussi à lui arracher des rires en riant elle-même, ou simplement avec son attitude extravagante mais si plaisante. SI Caesar n'avait pas décidé de traiter toutes les filles comme des moins que rien, il aurait sans doute été plus charmé par les demoiselles de la trempe de la miss Greffins. Ce côté sauvage indomptable et parfois cette étincelle bancale dans le regard. Le genre de filles à vous faire croire qu'elle pouvait tout contrôler sans votre aide simplement parce qu'elle était incapable de vous demander de l'aide, par fierté ou par peur que vous lui riez au nez. Caesar n'aurait pas rit. Si il avait été un autre, il l'aurait forcé à accepter son aide et il l'avait démontré ce soir, en la sauvant des griffes de ces idiots de la plage.. Bien qu'au fond il avait seulement désiré du temps seul avec elle sans pour autant penser que les choses iraient jusque là, bien que l'idée l'avait effleuré et ce de nombreuses fois. De toute façon, on aimait pas Ariel pour ses qualités, si on l'aimait, mais pour ses défauts et pas seulement parce qu'ils étaient plus faciles à trouver mais simplement parce que c'était ce qu'elle vous offrait le plus facilement, même si elle n'avait pas l'air de réellement s'en rendre compte.

    Et quand elle se plaça sur lui, son corps sur près du sien, pour ne pas dire contre, il lui sembla que c'était une évidence. Etait-ce normal que son corps épouse parfaitement la forme du sien ? L'observant, il ne sourit pas quand elle lui retira sa chemise et encore moins quand elle se retira elle-même son t-sirt .. Pas parce qu'il était gêné mais simplement parce qu'il voulait découvrir ce que d'autres avaient connu bien avant lui. Ses doigts effleurèrent doucement sa hanche, puis sont ventre. Elle avait la peau douce. Plus douce qu'il ne l'aurait cru en voyant la forte tête qu'elle était. Un contraste intéressant.
    Ses doigts se déposèrent sur son épaule, caressant son épiderme le long de son bras alors qu'elle attrapait la bouteille et, cette fois, un sourire se dessina sur ses lèvres. L'idée de se retrouver ainsi avec elle l'avait déjà effleuré oui, mais il s'était imaginé que ça serait arrivé bien plus tôt.. Pas maintenant que les deux personnes pour lesquels ils s'étaient mis en 'couple' n'étaient plus ensemble.
    Levant les yeux, il savoura la caresse de ses mèches de cheveux sur son visage et entrouvrit le yeux pour hausser un sourcil à son « ouvre la bouche.. ». Retenant un rire amusé, il écarta légèrement les lèvres, présentant la bêtise arriver mais ne dit rien. C'était bien plus amusant qu'il ne l'aurait pensé et ça ne l'aurait sans doute pas été autant avec une autre. Comme Konstantine, d'ailleurs pas une seule fois il ne se surprit à penser à elle avec Ariel aussi près de lui.

      Si il ferma les yeux, ce fut parce que rien que dans la position de la jeune fille, Caesar sentait la bourde arriver et il ne s'y trompa pas. Les yeux légèrement fermés, il sentit une goutte tomber dans sa bouche mais le reste l'aspergea. En tant normal il aurait bondit en jurant, mais il ne fit rien que se passer simplement les mains sur le visage pour pouvoir rouvrir les yeux sans risque de se mettre de l'alcool dans les yeux. « Promis la prochaine, je m'y risque seulement si je suis sobre avant. » arrachant un sourire au jeune homme qui kidnappa ses lèvres des siennes avant de reculer la tête. « Ca serait moins amusant alors. » non sans un clin d'oeil complice.


    La réflexion suivante manqua d'arracher un hoquet de surprise à Caesar. Pourquoi ? Elle ne comptait pas le revoir de si tôt ? Etait-il déçu ? Un peu et il le prit assez mal mais il ne fit aucune réflexion, acquiesçant à la suite. Profitons en. Oui, profitons en. Il ne s'occupa pas du cran de ceinture qu'elle fit sauter, kidnappant son visage dans un élan de désespoir pour l'embrasser avec avidité. Parce que oui, il ne comprenait pas en quoi ils ne devaient plus se revoir.. A croire qu'Ariel faisait le même effet qu'une drogue ; on y goûtait une fois pour essayer et on avait plus qu'une envie ensuite, réessayer.

      Il glissait ses mains vers le bas de son dos quand « Cae' ? On m'a dit que tu étais … » résonna dans son dos. Il n'eut pas besoin de se retourner de suite, reconnaissant les intonations de la voix comme si il l'avait entendu quelques heures avant, assez pour le marquer. Fronçant les sourcils, il tourna la tête, suivant le regard d'Ariel, pour voir sa cousine dans l'encadrement de la porte. Donnant une petite tape, sous des airs de caresses, à Ariel pour qu'elle le libère, il se mit à genoux sur la canapé pour agripper le dossier observant la jeune fille. « Arrogance ? » sa voix dur se fendit en inquiétude.


    Il connaissait assez la demoiselle pour savoir qu'il était extrêmement rare de la trouver dans un état aussi proche de l'apoplexie. Si quelqu'un avait tenté de faire du mal à la cousine de Fitzgerald, ça risquait de saigner abondamment dans le coin, bien qu'il ne s'imagina pas une seule seconde que celui qui venait de lui faire le plus mal n'était autre que lui. Jetant un regard étonné à Ariel, cherchant peut être du renfort ou quelque chose d'autre, il se redressa, sans prendre le temps de réaliser l'état dans lequel il était, chemise ouverte, trempé.

      « Arrogance, ça ne va pas ? Tu es pâle ! » répéta-t-il, perturbé de trouver la jeune fille d'ordinaire si forte dans un état aussi frêle. Il l'aurait bien prise dans ses bras pour la rassurer, luttant tant bien que mal contre son don de vélane, l'alcool n'aidant pas vraiment. Mais non. Arrogance fit demi-tour.


    Et il serait beau de dire qu'il lui courut après pour la rattraper, pour la prendre dans ses bras malgré – sans doute – sa résistance. Il l'aurait bercé et, tant pis si on l'aurait sermonné au réveil, il l'aurait ramené dans le dortoir de Poudlard pour lui éviter un autre cauchemar.
    Oui, ça serait beau, digne d'un bon film romantique. Mais ce serait bien trop simple.

      Se tournant vers Ariel, alors que sa cousine prenait la fuite, il hésita. Il venait de déceler quelque chose chez l'américaine mais Arrogance était tout de même sa famille. « Je .. Désolé. C'est ma cousine, je dois.. Pardon. » d'un, c'était surprenant de voir l'irlandais s'excuser, à une fille de surcroît. De deux, il lui emprisonna le visage pour effleurer ses lèvres, avant de quitter la salle en de grandes enjambées.

    Et si il avait prit le couloir de droite, il aurait rattrapé sa cousine.. Mais avec des Si on pouvait mettre Nameless en bouteille. Il prit à gauche. Pour la chercher ? Pour fuir non seulement la responsabilité que lui avait offert Arrogance en venant le chercher mais aussi cette salle où Ariel l'avait presque ensorcelé ? On ne saurait peut être jamais. Il prit à gauche.. Pauvre abruti .. Il prit à gauche.
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